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"Au bonheur d'Elise"
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sport
22 mai 2018

Soirées de découverte natation sport adapté à VILLEJUIF mai & juin 2018

Soirée de découverte - Natation Villejuif 2018-page-001

Soirée de découverte - Natation Villejuif 2018-page-002

Le club de natation de Villejuif et la ligue sport adapté Ile de France vous invitent à des soirées de découverte natation sport adapté aux dates suivantes :
  • ​Mardi 29 juin de 18h à 19h 
  • Mardi 12 juin de 18h à 19h
  • Mardi 19 juin de 18h à 19h​
Nous vous donnons rendez-vous le au stade nautique Youri Gagarine - 67 rue Youri Gagarine - 94800 Villejuif
 
Ces soirées de découverte sont sur inscription, vous trouverez le dossier en pièce-jointe.
 
Le nombre de place est limité, n’oubliez pas de vous inscrire.
 
Je vous remercie et reste à votre disposition.
 
Bien cordialement,
 
Esther NOMMÉ
Responsable du développement
Ligue Sport Adapté Ile de France
 
P : 06 73 47 07 92

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12 mai 2018

Abbeville : 1000 km en tandem pour sensibiliser à l’autisme

ABBEVILLE Frédéric Grard, originaire du Pas-De-Calais, est le père d’un enfant autiste âgé de 11 ans, Frédéric Junior. Aujourd’hui, il dénonce le manque de prise en charge des jeunes autistes  : « La France est très en retard par rapport aux pays voisins ». Pour sensibiliser la population et les élus à cette cause, le duo père-fils avait déjà rallié, en 2017,  les villes d’Arras et du Touquet, soit 100 kilomètres, à pied.

Cette année, ils se sont lancés un défi encore plus fou : réaliser un parcours de 1 000 kilomètres, entre Monaco et Le Touquet, en tandem  !

Les deux cyclistes termineront leur périple ce samedi 12 mai après une dernière étape ralliant Abbeville au Touquet, où ils seront reçus par les élus. Le départ aura lieu à 9 heures place Max-Lejeune où il sera possible de faire un don. Les fonds récoltés pourront servir à financer les psychologues travaillant à l’Ecole parentale pour enfants autistes du Montreuillois (EPEAM) dans laquelle Frédéric est suivi, ou seront reversés à l’association Sportifs solidaires, afin d’acheter des équipements adaptés. « C’est aux donateurs de choisir où leur argent doit aller », précise le papa.

Alexis Duvauchelle

29 avril 2018

DuoDay2018 -> Martine Leguille Balloy, députée de Vendée et présidente du groupe d'étude cheval à l'assemblée

29 avril 2018

Stéphane Travert, Ministre de l'agriculture lors du DuoDay2018 au poney club de la Villette

Ministre de l'agriculture au centre équestre de la villette

22 avril 2018

Newsletter avril 2018 Association Trott'Autrement

 
Association Trott'Autrement
 
 
Une équipe de terrain au top
 
 
Je voudrais tout d'abord remercier les professionnelles qui s'investissent
sans compter dans l'association. Toutes sont qualifiées
pour accompagner les personnes avec handicap
et possèdent une large expérience équestre.
 
Merci également aux bénévoles & stagiaires qui les accompagnent
dans leur mission.
 
 
La nouvelle plaquette de l'association est disponible
 
 
Cette image de la page de garde de la plaquette pour éveiller votre curiosité ...
La plaquette est disponible sur le site
 
-> Si besoin vous pouvez nous en demander par mail
 
 
La page Facebook
 
 
Suivez l'actualité de l'association sur la page Facebook
975 mentions j'aime à ce jour ...
 
 
Un nouveau conseil d'administration
 
 
élu lors de l'Assemblée Générale du 9 mars 2018
 
Merci à chacun pour son engagement.
 
Jean-Jacques Dupuis
Président de l'association
 
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20 avril 2018

Bussy-Saint-Georges : autiste haut-niveau, Pierre va courir le marathon d’Annecy

article publié dans Le Parisien

Alexandre Métivier| 20 avril 2018, 10h38 |0

Illustration. Pierre Thuillier a trouvé dans le sport un moyen de se sociabiliser. Son frère Benoît a également fait de l’athlétisme avec lui. DR

Etudiant en ingénierie informatique, Pierre Thuillier a trouvé dans le sport un moyen de se sociabiliser ou de rester calme et concentré. Dimanche, il va tenter de boucler les 42, 195 km du marathon.

Dimanche à 8 h 30, Pierre Thuillier va prendre le départ du marathon d’Annecy en Haute-Savoie. Ce n’est pas son premier. Licencié au club Bussy-Saint-Georges Athlétisme, le jeune homme de 22 ans participe régulièrement à des trails et courses à pied. « Faire du sport me permet de rester calme et concentré sur ce que je fais. Ça peut me faire oublier mes angoisses de la journée », explique-t-il sous le regard bienveillant de sa mère Corinne.

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Bussy-Saint-Georges, le 3 avril. Pierre et Corinne, sa mère. LP/A.M.

« Pierre est autiste haut-niveau. Il n’a parlé qu’à six ans et la reconnaissance de son autisme a été faite à 16 ans », indique cette mère de quatre garçons. « Les autistes comme Pierre sont très anxieux, ont une hyperacousie, une hyper sensibilité, ils peuvent être apeurés du monde, du bruit, du regard de l’autre, poursuit-elle. Quand il était petit, il nous regardait sans nous voir. Nous étions transparents. Il ne répondait pas à son prénom mais il ouvrait un ordinateur. Pour nous, c’était rassurant car quelque chose se passait. »

« Un moment de culpabilité qui m’a frappé dans les tripes »

Capable de faire des puzzles de 100 pièces à quatre ans, Pierre est aujourd’hui en Master 1 ingénierie informatique. « J’envisage une carrière en développement Web ou en infographie, indique-t-il. Dans mon école, les gens sont compréhensifs et m’acceptent tel que je suis. » Ce ne fut pas toujours le cas au primaire, au collège ou au lycée.

« J’ai prévenu tous les profs de la façon dont il fallait procéder avec Pierre. J’avais créé tout un réseau de gamins qui le surveillaient dans la cour pour qu’il ne se fasse pas embêter », poursuit sa mère, fière du parcours de son fils mais inquiète pour son avenir : « Carpe diem. Il ne devait pas aller à l’école, au collège, avoir son bac, son permis et tout s’est bien passé. Aujourd’hui, nous galérons pour lui trouver une alternance. Au premier abord, je peux comprendre que quelqu’un qui ne connaît pas le monde de l’autisme puisse être surpris. »

En 2012, Pierre découvre un documentaire portant sur l’autisme, le Cerveau d’Hugo. « J’ai éclaté en sanglots, j’ai eu un moment de culpabilité qui m’a frappé dans les tripes. Je me suis rendu compte de ce que j’avais vécu et de ce que je leur avais fait vivre », indique-t-il. « Ça a fait une famille un peu bancale mais on s’en est sorti », sourit sa mère. Ce week-end, tout le monde sera présent à Annecy pour l’accompagner.

9 avril 2018

La dernière séance de David avant les vacances ... avec l'association Trottautrement

4 avril 2018

Autisme : un combat numérique mais pas seulement…

article publié sur le site de la Fondation Orange

Depuis plus de 27 ans, nous sommes engagés dans la cause de l’autisme. Un combat de longue date qui veut être innovant et s’appuie sur le potentiel des nouvelles technologies…mais le numérique seul ne peut répondre à tous les besoins. Nous soutenons ainsi plus de 2500 initiatives essentielles pour mieux vivre ensemble.

S’insérer dans la société

Pour améliorer les conditions de vie des personnes avec autisme et de leur proches, il faut faciliter leur insertion sociale au sens large : par l’école, le sport, les loisirs, l’habitat adapté…

Nous donnons vie à de nombreux projets qui améliorent la qualité de vie : lieux d’accueil, formation et information, activités de loisirs... Par exemple, dans la commune de L’Aigle (en Normandie) un jardin animalier pédagogique, vient d’être ouvert pour réunir autour d’une même activité d’éveil, les adolescents/ adultes autistes et les enfants ordinaires. Les soins aux animaux, l’entretien des espaces verts et des équipements sont assurés par des personnes autistes accompagnées qui y trouvent un cadre de travail adapté. En lien avec leur programme scolaire, les enfants des écoles peuvent y découvrir des espèces végétales de toutes origines, observer, nourrir des animaux et disposer des espaces de culture aménagés. Les interactions sont favorisées. Ce projet de l’association les Jardins d’Aymeric qui suit les recommandations de la HAS et de l’ANESM reçoit un soutien de 6 000 € de notre part.

 

les Jardins d’Aymeric, un jardin animalier pédagogiqueles Jardins d’Aymeric, un jardin animalier pédagogique

 

En Afrique, où l’autisme est encore peu reconnu, des initiatives encourageantes de sensibilisation et de formation se multiplient. Au Cameroun, par exemple, depuis 2017, nous aidons l’ONG Slate à agir pour les enfants autistes : informer les parents sur l’autisme en général et sur l’éducation d’enfants autistes, en particulier : définir l’autisme, ses caractéristiques, comprendre et « gérer » les réactions de son enfant… Les équipes ont également formé des aidants. Nous avons également financé dans le cadre de ce programme, une scolarisation adaptée pour 4 enfants autistes.
Au centre d’accueil pour enfants avec autisme Ray Of Hope, Josephine, maman d’un enfant autiste nous confie : "j’étais perdue, personne ne voulait s’occuper de mon fils car il n’était pas comme les autres enfants. Grâce au centre et à la bourse que j’ai reçue, il peut étudier et aller à l’école comme les autres enfants de son âge".

S’insérer dans le monde professionnel

Si l’autisme présente certaines difficultés à prendre en compte, ses particularités sont aussi un atout pour certaines activités. Avec une formation, un accompagnement, un environnement de travail adaptés, certaines capacités des personnes avec autisme leur donnent une performance exceptionnelle métiers nécessitant une grande précision, travaux répétitifs, par exemple. Nous soutenons ces projets où associations et entreprises sont partenaires. l’association Vivre et Travailler Autrement a permis à 12 personnes avec autisme de travailler pour l’usine agro-alimentaire Andros tout en logeant à proximité du lieu de travail.

 

31 mars 2018

"La France a 40 ans de retard" : la lettre à Emmanuel et Brigitte Macron de la présidente de SOS Autisme

article publié dans le JDD

12h27 , le 30 mars 2018, modifié à 12h32 , le 30 mars 2018

Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme, écrit une lettre ouverte à Emmanuel Macron et à sa compagne Brigitte, impliquée sur ce sujet, avant la présentation du 4e plan autisme attendue début avril. Le JDD a décidé de la publier.

Olivia Cattan, présidente de l'association SOS Racisme.

Olivia Cattan, présidente de l'association SOS Racisme. (Sipa)

Faciliter l'accès aux soins des enfants autistes : telle est l'une des demandes d'Olivia Cattan au couple Macron dans un courrier rendu public vendredi. La présidente de l'association SOS Autisme France a pris la plume avant la journée mondiale de l'autisme, le 2 avril, et la présentation attendue du 4e plan autisme par l'exécutif. Au chef de l'Etat et à son épouse, qui s'est engagée personnellement sur cette question, cette mère d'enfant autiste regrette que "rien ne change ou si peu et surtout pas assez vite". Elle demande notamment de passer par la loi pour rembourser les soins des personnes autistes, de la psychologue à la psychomotricienne et ergothérapeute. Voici sa lettre.

Lire aussi : Les grands oubliés de l'autisme sont les adultes



"Monsieur le président de la République, Madame Brigitte Macron,

Cela fait plusieurs années que je travaille auprès des enfants autistes, étant mère d’un enfant autiste et sœur d’un autiste diagnostiqué à 35 ans. Je suis présidente de SOS autisme France que vous connaissez pour nos différentes actions de sensibilisation et de lutte pour l’intégration des personnes autistes dans notre société. Vous avez tous deux montré de l’intérêt pour cette cause. Je vous ai rencontré et travaillé avec vous sur les différentes propositions qui changeraient la vie des familles. Mais aujourd’hui, la situation est plus qu’intenable pour des milliers de vos concitoyens.

Vous le savez, la France a 40 ans de retard et cela ne se rattrapera pas en un jour, nous en sommes tous conscients.

L’intégration à l’école est toujours de 20% en primaire et il n’y a toujours que 2% de personnes autistes qui ont accès à l’emploi. La situation des autistes adultes est catastrophique. Les médecins et l’ensemble des personnels de santé ne sont pas formés, les auxiliaires de vie scolaire et les professeurs ne le sont pas davantage. Les séances des thérapeutes formés à l’autisme sont hors de prix et non remboursés par la sécurité sociale.

Et malgré vos bonnes intentions, et une ministre du Handicap engagée et à l’écoute, rien ne change ou si peu et surtout pas assez vite. Nos enfants grandissent et n’ont plus le temps d’attendre. Le temps politique n’est pas en adéquation avec notre urgence.

Il ne suffit pas de vouloir changer les choses avec quelques mesures qui mettront des années avant d’être effectives et ressenties dans notre quotidien. Il faut un plan Marshall de l’autisme pour faire face une crise sanitaire de grande ampleur.

Surendettées, précaires, isolées, les familles sont seules face au handicap de leur enfant

La situation des familles est dramatique. Surendettées, précaires, isolées, les familles sont seules face au handicap de leur enfant, devant se battre pour trouver les rares spécialistes de l’autisme, des thérapeutes formés et compétents, pour les inscrire à l’école, trouver des places en Sessad ou IME et des formations professionnelles…

Les mamans d’enfants autistes sont, généralement, obligées de s’arrêter de travailler et leur isolement social est d’une violence indicible.

Mais le pire dans tout cela est l’inégalité sociale d’une prise en charge nécessaire et adaptée que nous ne pouvons pas tous offrir à nos enfants. Et cette inégalité d’accès aux "soins" est inacceptable. Pourquoi alors qu’il y a 600.000 personnes autistes, la prise en charge n’est-elle toujours pas remboursée intégralement?

On ne guérit pas de l’autisme. Mais nos enfants grâce aux méthodes comportementales dispensées par des psychologues apprennent à parler, à se tenir à table, à adopter les bons comportements, à intégrer des apprentissages et réussissent à progresser. Grâce aux séances dispensées par des psychomotriciennes, nos enfants apprennent à tenir un stylo, à descendre les escaliers, à mâcher et avaler des aliments solides. Grâce aux ergothérapeutes, nos enfants parviennent à supporter certains bruits, certaines odeurs. Ils apprennent à maîtriser le temps, à s’organiser….Et ils apprennent ainsi à devenir plus autonomes. Ce qui limite les crises de violence, les stéréotypies et divers tocs.

Et là je m’adresse à Madame la première dame, à vous, chère Brigitte Macron, vous qui êtes une mère.

Voulez-vous chère Brigitte, que je vous raconte notre quotidien de maman? J’aimerais tellement vous inviter à passer une journée avec moi afin que vous compreniez réellement la situation.

Notre journée commence tôt et se finit souvent très tard. Les enfants autistes ont des difficultés de sommeil, dorment peu ou se réveillent plusieurs fois dans la nuit lorsque la mélatonine n’agit plus.

Au lieu de se dire qu’il faut mieux former les AVS et le personnel enseignant, on exclut l’enfant 

Certains enfants autistes vont à l’école lorsque nous avons réussi à les faire admettre, après de nombreuses batailles devant un corps professoral qui ne veut pas d’eux. Alors nous les accompagnons à l’école pour quelques heures ou pour quelques demi-journées, suivant ce qui leur est accordé. Et cela aussi sous condition d’avoir obtenu une Auxiliaire de vie scolaire. Parfois les familles se déplacent avec l’enfant pour rien, lorsque l’AVS est absente. Parfois elles ne se déplacent plus parce que l’AVS a démissionné et n’a pas été remplacée. Parfois elles se déplacent pour des réunions et encore d’autres réunions lorsque l’AVS, non formée spécifiquement à l’autisme, ne sait pas s’y prendre avec l’enfant. Et que les professeurs ne peuvent plus faire face à cette situation dans une classe de 30 élèves. Alors au lieu de se dire qu’il faut mieux former les AVS et le personnel enseignant, on exclut l’enfant expliquant aux familles que l’école n’est pas un lieu adapté à son handicap. Mais où est sa place alors? A son domicile? En IME?

Mais les IME sont pleins et les places sont manquantes, alors sa place est-elle à l’autre bout du lieu de résidence de la famille ou hors des frontières de leur propre pays, obligeant les familles à faire d’incessants allers-retours, ce qui détruit la fratrie!

Mais chère Brigitte, reprenons la description de notre journée. Lorsque l’enfant va à l’école. Il nous faut trouver tout de même les bons thérapeutes formés à ce syndrome spécifique : orthophonistes, psychologues, psychomotriciennes, ergothérapeutes. Le SESSAD ou l’IME qui a encore de la place en espérant que tous ces professionnels suivent les recommandations de la Haute autorité de Santé. Ce qui n’est pas toujours le cas.

Et nous accompagnons et raccompagnons nos enfants pour chacune de ces séances, devenant de véritables taxis.

Puis il y a toutes les crises à gérer à la maison, dans la voiture, en faisant ses courses ; les tocs répétitifs, leurs mains qu’ils lavent ou relavent, les stéréotypies qui parfois les envahissent. Les jets d’objets ou les coups violents.

Il y a le moment des repas où la sélection alimentaire que beaucoup d’entre eux font, nous oblige à composer chaque menu avec beaucoup de finesse afin de les nourrir correctement.

Le nerf de la guerre reste aussi l’argent 

Puis il nous faut également trouver le médecin qui sait comment appréhender une personne autiste et établir un véritable parcours de soins. Ainsi qu’un dentiste qui accepte de le soigner, sans anesthésie générale, lorsque notre enfant a une simple carie. Parce que faire passer une radio, ou emmener un enfant autiste à l’hôpital est à chaque fois une longue préparation pour l’enfant et une appréhension pour nous, ayant peur d’être face à des Médecins ou infirmiers non formés qui ne sauront pas s’y prendre. Nous avons eu échos grâce à des médecins et des familles de situations dramatiques.

Et dans ce pauvre temps qu’il nous reste, on s’informe, on se forme à différentes méthodes afin de les aider au maximum.

Mais le nerf de la guerre reste aussi l’argent de chacune des séances de psychologues, de psychomotriciennes et d’ergothérapeutes, qui coûtent 70 euros l’heure. Sans compter les tarifs d’une auxiliaire de vie scolaire privée lorsque nous tentons de leur offrir un parcours scolaire adapté à leurs besoins et pérenne, et qui peut atteindre 2.000 euros par mois.

Donc vous l’aurez compris, nous parents d’enfants autistes, nous n’avons ni repos, ni répit. Parce que lorsque notre journée est finie, nous pensons à leur avenir lorsque nous ne serons plus. Et quel avenir peuvent-ils avoir en France si vous ne remédiez pas de façon urgente à la situation?

Les exemples d’autres pays où les personnes autistes sont bien pris en charge et intégrées ne manquent pas : le Canada, les Etats-Unis, Israël, l’Italie…Mais j’ai parfois l’impression que la situation de nos enfants n’émeut pas grand monde dans la classe politique. A part quelques députés sensibles et engagés, nos enfants ne semblent pas être une urgence. Sans parler de la Ministre de la Santé ou le Ministre de l’éducation nationale dont "les agendas sont surchargés" les empêchant de recevoir les familles.

Pourtant il ne s’agit pas seulement de handicap mais de santé publique et de droit à l’éducation.

L’autisme n’est pas suffisamment enseigné aux étudiants en médecine

Depuis plusieurs mois, nous avons recensés grâce à nos antennes de province toutes les difficultés des familles. Et sur tout le territoire, y compris dans les grandes métropoles, les difficultés sont immenses ; j’ai rencontré et parlé avec des médecins, du généraliste au spécialiste jusqu’au dentiste ; des urgentistes comme Patrick Pelloux ; des pompiers. Et ils tous sont d’accords sur deux points : les médecins ne sont pas formés et ne savent pas toujours accueillir et soigner les personnes autistes. Mais ce qui est préoccupant est que l’autisme n’est pas suffisamment enseigné aux étudiants en médecine. Les médecins de demain ne seront donc pas plus formés que les précédents.

Les séances dispensées par les psychologues et les psychomotriciennes ne sont pas remboursées par la sécurité sociale, créant une inégalité sociale entre nos enfants. Et il serait temps de faire une loi afin d’y remédier.

L’Education nationale dans son ensemble, à part quelques exceptions, n’est pas prête à accueillir nos enfants parce qu’elle n’a pas assez de moyens financiers, et pas d’accompagnantes de vie scolaire et de professeurs formés.

Quant à l’emploi, à la culture ou au sport, vous comprendrez qu’après un tel parcours de vie, peu de nos enfants, y ait accès.

Alors je me tiens à votre disposition pour vous remettre ces comptes rendus de nos antennes de province, pour vous faire rencontrer ces familles, ces médecins, ces avs, ces professeurs de bonne volonté qui nous soutiennent et qui dénoncent avec nous cette situation d’urgence.

Alors cher Président et chère Brigitte Macron, je vous adresse cette lettre ouverte afin que vous compreniez mieux la situation que vivent des milliers de familles, nos attentes et nos espoirs.

Olivia Cattan, présidente de l'association SOS Autisme France"

10 mars 2018

Jour 1 Jeux para : la France déjà d'ors et d'argent !

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Première matinée de compétition et déjà trois médailles pour la France lors des Jeux paralympiques de Pyeongchang. Le moral de l'équipe de France est au beau fixe, tout comme la météo.

Par , le 10-03-2018

La France avait peu d'athlètes (12 et 3 guides) mais de grandes ambitions. "Tous médaillables", disait-on. Le programme du J1 de ces 12ème Jeux paralympiques de Pyeongchang, c'était "donner le tempo". Il s'est joué allegro. Lors de cette première journée de compétition, les médailles sont tombées en pluie dans un ciel bleu immaculé. Tout commence avec celle de Marie Bochet, en or sur la descente, qui conserve ainsi son titre paralympique obtenu à Sochi. Quelques minutes plus tard, c'est au tour d'Arthur Bauchet, le jeune prodige de 17 ans, de se couvrir d'argent. Non loin de là, sur le site de para biathlon, et de trois avec une nouvelle performance en or pour Benjamin Daviet sur un spectaculaire sprint 7,5 km (catégorie déficient visuel).

Du beau monde

Il y a du beau monde sur place pour encourager leur performance : Laura Flessel, ministre des Sports, qui se dit "très fière de l'équipe de France", Emmanuelle Assmann, présidente du Comité paralympique et sportif français, Tony Estanguet, président du comité d'organisation Paris 2024 qui assure, dès la première victoire, que l'équipe "est lancée sur de bons rails". Mais surtout des supporters chauds bouillants...

La folie bleu, blanc, rouge

Dans les tribunes, les drapeaux sont de sortie, les coiffes façon coq français aussi. Ça hurle en bleu, blanc, rouge dans les gradins. La Marseillaise, à deux reprises c'est pour plus tard, sur la place des médailles. Avec tant à célébrer, la fiesta risque de se poursuivre le soir au Club France. Par trop tard car "Marinette" sera une nouvelle fois sur la ligne de départ le lendemain matin pour le Super G. Elle recolle ainsi à l'égalité de Martin Fourcade (biathlon olympique) avec 5 titres olympiques à son actif -elle en avait glané 4 d'un coup aux Jeux de Sochi en 2014-. Notre porte-drapeau n'a pas été choisie au hasard...

Nos autres Français

En descente hommes ski assis, François Frédéric reste au pied du podium à la 4ème place tandis que Yohann Taberlet finit 12ème. En descente debout, Jordan Broisin finit à la 14ème place mais réalise une "belle descente pleine de sensations". Sur le sprint 7.5 km catégorie déficients visuels, Thomas Dubois, guidé par Bastien Sauvage, prend la 13ème place et Anthony Chalençon, guidé par Simon Valverde, la 11ème.

© Luc Percival (descente) + Emmanuelle Dal'Secco (autres)

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

4 mars 2018

Sapeur-pompier et étudiante, elle lance des cours d’aquagym pour jeunes autistes en Seine-Maritime

article publié dans actu Normandie

Stagiaire à la piscine de Montville (Seine-Maritime), Élodie Thos a mis en place des séances d’aquagym pour de jeunes autistes. Rencontre avec une jeune femme débordante d’énergie.

Publié le 3 Mar 18 à 19:13
Maître nageur et stagiaire bénévole, Élodie Thos est polyvalente et attachée à la piscine de Montville. (©Nicolas Gaillard/Le Bulletin de l’arrondissement de Rouen)

Élodie Thos, sapeur-pompier professionnelle à Yvetot (Seine-Maritime) est aussi étudiante en licence professionnelle « Animation Gestion et Organisation des Activités sportives » à l’université de Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime). Elle effectue actuellement son stage d’étude au sein de la piscine communautaire André Martin de Montville (Seine-Maritime).

Dans le cadre de cette licence professionnelle, Élodie devait mettre en place un projet qui n’existait pas. Touchée par le handisport, elle a choisi de développer un projet sportif inédit à destination des jeunes adultes autistes.

LIRE AUSSI : REPORTAGE. Près du Havre, à la Table du Pradon, des travailleurs handicapés comblent les gourmets

Un projet peu initié ailleurs

Depuis décembre 2018 et jusqu’à la fin du mois de mars, Élodie anime des cours d’aquagym auprès de résidents de l’Institut médico-éducatif (IME) Dominique Lefort à Mont-Cauvaire (Seine-Maritime). Chaque vendredi à 13h30, six jeunes adultes autistes, âgés de 16 à 20 ans, viennent se détendre dans l’eau pour travailler leur coordination et leur concentration.

Ce projet fait office d’expérience car l’aquagym est peu pratiqué par les personnes handicapées. Dans les bassins aquatiques, seules des activités ludiques leur sont proposées.

C’est ce constat qui a conduit Élodie à proposer ce projet à la direction de la piscine André Martin et à l’équipe éducative de l’IME. Ces derniers se sont montrés intéressés. Pour le service sport de la communauté de communes Inter Caux Vexin, gérant la piscine, le projet d’Élodie permet d’ouvrir le service public à des personnes en situation de handicap en leur proposant des activités adaptées à leur envie et leur situation en milieu aquatique.

LIRE AUSSI : VIDÉO. En Normandie, combat d’une mère pour son fils autiste. Il ne sera pas privé de rentrée

Le riche parcours d’Élodie Thos.
Des pompiers, en passant par l’humanitaire et la piscine, le parcours d’Élodie est bien rempli. Après un bac littéraire à Dieppe (Seine-Maritime), sa ville d’origine et actuelle, elle s’engage comme sapeur-pompier volontaire à l’âge de 18 ans. De 20 à 29 ans, elle est sapeur-pompier professionnelle au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) 76 à Rouen (Seine-Maritime), puis au Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis) à Yvetot. À 29 ans, Élodie décide de se mettre en disponibilité pendant deux ans pour faire de l’humanitaire. « J’étais dans une routine métro, boulot, dodo et je n’avais pas réalisé mon rêve de gamine de 12 ans ».
Elle part un an en Bolivie pour s’occuper des enfants de rue aux environs de La Paz. Elle aide également les femmes à s’affirmer. Revenue en France en 2015, Élodie passe son diplôme de maître nageur. En 2016, la baroudeuse arrive dans un orphelinat à Sainte-Marie, petite île au large de la côte est de Madagascar. Elle y apprend les gestes de premier secours et la nage. Dans cette région, les noyades chez les enfants sont courantes. Au centre de la grande île de Madagascar, elle tente de créer une association pour permettre aux enfants d’aller à l’école. Par manque de moyens, ce projet ne survit pas.
Rentrée en France en avril 2017, la jeune femme reprend son travail de pompier au Codis, à Yvetot. En septembre 2017 et en parallèle de son activité professionnelle, elle s’inscrit dans une licence professionnelle à Mont-Saint-Aignan afin d’apprendre à gérer des structures sportives. Pour assister à ses cinq jours de cours mensuels, Élodie doit poser des congés. Parallèlement, elle est présente à la piscine de Montville pour son actuel stage bénévole. Pour elle, cet emploi du temps débordant trouve sa source dans l’humanitaire, « qui a tout déclenché en ouverture d’esprit ».

Un bilan concluant

« Le but de l’aquagym est de leur montrer une nouvelle activité sportive en liant la musique avec la coordination », explique Élodie. Pendant une vingtaine de minutes, ils effectuent des mouvements dans l’eau et à l’extérieur avec des musiques qu’ils connaissent ou découvrent. Au bout de trois mois de séances hebdomadaires, cette expérimentation s’avère concluante.

Élodie a constaté une amélioration de leur concentration et de l’esprit de groupe. « Ils aiment l’eau, les exercices leur procurent du bien-être et ils sont apaisés après les séances ». Elle est parvenue à entrer en interaction avec ces jeunes plutôt refermés sur eux-mêmes.

Quand ils me voient, ils me font un sourire. Une confiance s’est instaurée, lorsque je cherche à les aider, ils ne me repoussent pas. Ils communiquent plus qu’au début, a constaté la jeune femme.

LIRE AUSSI : Handicap. Une classe de maternelle pour les enfants autistes a ouvert au Havre

Une pérennisation possible des séances

D’ici la fin du mois d’avril 2018, Élodie devra finaliser une synthèse de ce projet. Le résultat de cette enquête permettra de rendre compte de l’intérêt de ces séances d’aquagym auprès de la direction de l’IME. Ainsi, cette activité pourrait être pérennisée par l’institut et la piscine, ce que souhaite Elodie. Débordante d’énergie et d’enthousiasme, la jeune femme a même d’autres idées.

Les cours d’aquagym pourraient être étendus à des publics spécifiques ayant d’autres pathologies. Et pourquoi pas essayer l’aquabike, une activité nécessitant un vélo aquatique.

LIRE AUSSI : Le combat d’une mère pour l’accueil des enfants handicapés en Seine-Maritime

L’envie de créer une association

En attendant, les prochains mois d’Élodie seront bien occupés. Elle a un mémoire à rendre pour ses études. Prochainement, elle va assister la directrice de la piscine afin de préparer l’Aquathon prévu en juin, mois pendant lequel son stage se terminera. L’été prochain, elle effectuera des surveillances sur les plages normandes en heures supplémentaires pour le SDIS 76.

À l’avenir, Élodie aimerait bien créer une association. Elle pourrait être en rapport avec les handisport ou dans un autre domaine. L’envie est là, mais reste à l’idée le temps de mûrir.

Nicolas Gaillard

1 mars 2018

Bressuire Cédric, la preuve par l'exemple

 28.02.2018 06:06
Bertrand Bolzinger a filmé Cédric, dans son quotidien bressuirais.

Bertrand Bolzinger a filmé Cédric, dans son quotidien bressuirais.

Photo CO

Pongiste de haut niveau, Cédric Courrillaud sera au cœur d'un reportage pour l'émission « 66 minutes », sur M6. La diffusion aura lieu le 18 ou le 25 mars. Son destin, exemplaire, contribue à changer les regards sur la Trisomie 21.

Bertrand Bolzinger, qui travaille pour l'agence de presse Joker prod, explique sa démarche. « Le sujet s'inscrit dans le cadre de la Journée de la Trisomie 21, programmée le 21 mars. Il s'agit de proposer un focus sur des trisomiques qui sont parvenus à s'insérer dans la société par le travail, le sport ou la mode ».

 

Cédric Courrillaud est l'un des « trois portraits positifs » qui sera mis en exergue, dans un format de treize minutes. Outre son statut de sportif de haut niveau, son autonomie au quotidien, depuis quatre ans, sera mise en exergue.

 

18 février 2018

Equitation toujours ... au centre équestre municipal de Neuilly-sur-Marne avec Trott'Autrement

Travail à pied pour Lisou avec Kalina sous la direction de Virginie Govoroff-Regnault par un bel après-midi ensoleillé

D'autres infos ici

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10 février 2018

La séance de gymnastique adaptée du jour ... à Sucy-en-Brie

Pour la circonstance, Elise s'est trouvé un beau garçon en la personne de David déjà bien entrainé aux différents ateliers ... C'est lui qui allait la chercher quand elle s'égarait un peu.

Elle revenait avec lui sans souci ... c'était la 2ème fois pour Lisou & elle a progressé sur tous les points avec notamment la séance de trampoline qu'elle avait refusée la dernière fois. Merci à Catherine pour son accueil et la qualité de son accompagnement.

Elise & David Gymnastique adaptéeBravo Françoise pour ce magnifique reportage !

9 février 2018

Le 4e plan autisme dévoilé à Bordeaux

article publié dans Sud Ouest

Publié le 09/02/2018 à 17h15 par Isabelle Castéra.

 Le 4e plan autisme dévoilé à Bordeaux La secrétaire d'Etat Sophie Cluzel Déplacement de Sophie CLUZEL, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées au centre Charles Perrens de Bordeaux / Photo Fabien Cottereau 20180209_f.cottereau_FCOT1568

Fabien Cottereau

La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées est venue présenter le dispositif ce vendredi

Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées est en visite ce vendredi à Bordeaux. Le matin, elle s’est rendue au Centre de ressources autisme pour rencontrer les équipes de soins, les équipes de formation et les parents qui participent à la formation "aide aux aidants familiaux" Un moment intense d’échanges, au cours duquel, elle a dévoilé les fondamentaux du 4e plan autisme, qui sera présenté officiellement au mois de mars prochain.

Améliorer le dépistage

Le plan entend répondre de très près, aux besoins actuels des personnes souffrant d’autisme, mais aussi de leur famille. Il est question d’améliorer le dépistage, le diagnostic, l’accompagnement tout au long de la vie des personnes autistes. Il s’agit de travailler sur la formation des soignants, mais aussi de façon transversale des enseignants, des professeurs de sport, des AVS. "Pour une école inclusive, une entreprise inclusive, une société inclusive. Que l’autisme devienne l’affaire de tous, martèle la secrétaire d’état, et c’est pour travailler dans ce sens que mon secrétariat d’état est pour la première fois rattaché au Premier ministre, ceci, afin d’irriguer toutes les politiques publiques."

Ce vendredi après-midi, Sophie Cluzel a rencontré la créatrice et dirigeante d’Handi’Home à Talence, et échangé avec des personnes en situation de handicap.

7 février 2018

Cours de boxe adapté aux enfants et adolescents autistes proposé par l'Académie de boxe Christophe Tiozzo à Toulouse

23 janvier 2018

Guadeloupe: Jean-Jacques Félix, premier judoka autiste à recevoir la ceinture noire

 

Guadeloupe: Jean-Jacques Félix, premier judoka autiste à recevoir la ceinture noire - Toute l'actualité des Outre-mer à 360° - Toute l'actualité des Outre-mer à 360°

Entouré de sa famille et des membres de son club, Jean-Jacques Félix a reçu le 21 janvier dernier des mains du président de la Ligue de Judo, sa nouvelle ceinture noire. Âgé de 54 ans aujourd'hui, c'est la première ceinture noire décernée en Guadeloupe à une personne en situation de handicap.

http://outremers360.com

 

19 janvier 2018

La marche joue un rôle dans le mécanisme de la mémoire et restaure les neurones

C'est prouvé, la marche joue un rôle dans le mécanisme de la mémoire et restaure les neurones.

Qui mieux que le médecin et grand explorateur Jean-Louis Étienne pour en parler ? ▶️ http://bit.ly/2AZ8Chf

19 janvier 2018

Les effets de l'activité physique sur le cerveau...

1. Plus de substance grise :
« La pratique régulière de l'activité physique augmente le volume de plusieurs aires cérébrales, dont le cortex préfrontal. »

2. Neurogenèse :
« Des expériences montrent clairement que l'exercice physique provoque la libération de facteurs de croissance et la formation de nouvelles cellules nerveuses dans l'hippocampe, un important centre des souvenirs. »

3. Une meilleure connectivité :
« Quand on s'entraîne physiquement, la substance blanche du cerveau se développe - elle est constituée d'axones, de câbles de connexion interne du cerveau. À cela s'ajoutent des travaux montrant que l'activité physique régulière augmente la formation de nouvelles synapses dans l'hippocampe. »

4. Création de nouveaux vaisseaux sanguins :
« L'exercice physique stimule l'irrigation du cerveau. Dans de nombreuses régions apparaissent de nouvelles artères et veinules. »

5. Changements fonctionnels :
« L'activité physique a des effets, non seulement sur l'anatomie, mais aussi sur l'activité du cerveau. Les clichés d'imagerie cérébrale pris pendant des tests psychologiques révèlent des profils d'activité neuronale différente chez des personnes actives physiquement, par rapport à des sujets inactifs. Des observations cohérentes avec le fait que la pratique régulière d'activité physique améliore les performances d'attention ainsi que les fonctions exécutives, notamment le contrôle de l'impulsivité et la capacité de planification. »

© Propos de Ulrich Pontes, Infographie, Revue : Cerveau & Psycho, N° 86, Mars 2017, pages 58-59.

P. Smith et al., Aerobic exercise and neurocognitive performance : A meta-analytic review of randomized controlled trials, Psychosomatic Medicine, vol. 72, pp. 239-252, 2010. A.G. Thomas et al., The effects of aerobic activity on brain structure. Frontiers in Psychology, vol. 3, art. 86, 2012. M.W. Voss et al, Exercise, brain and cognition across the life span, Journal of Applies Physiology, vol. 111, S.1505-1513, 2011.

18 janvier 2018

Bussy-Saint-Georges : Moez et Corinne soignent de jeunes autistes par le sport

article publié dans Le Parisien

Alexandre Métivier| 18 janvier 2018, 15h10 |0
Lagny-sur-Marne, jeudi 11 janvier. Moez Chaabane accompagne le jeune Wilson, 4 ans, dans l’eau de la piscine. LP/Alexandre Métivier

Créée il y a trois ans, l’association ASMA 77 vient en aide à une quarantaine d’autistes grâce à la motricité et aux séances en piscine. Aujourd’hui, l’association cherche à faire reconnaître officiellement sa méthode.

Tapis de course, vélo à bras ou escalier mobile. Adrien, 30 ans, enchaîne les exercices avec son éducateur sportif Christopher. Atteint d’autisme sévère, il adore aller au Fitness Place Bussy. « Ça l’a dérouillé, il s’est affiné et a repris confiance », indique Danièle, sa maman. « La première séance, il fallait être deux pour le convaincre de le faire. Aujourd’hui, s’il n’y va pas, il n’est pas content », indique Corinne Chaabane.

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Bussy-Saint-Georges, janvier 2018. Avec son éducateur Christopher (à droite), Adrien (à gauche) enchaîne les exercices sportifs sous les yeux de Corinne Chaabane (au centre).

Présidente de l’association autisme sport multi-approches (ASMA77), elle travaille avec son mari Moez et une équipe de trois éducateurs sportifs, une psychologue et deux stagiaires auprès de quarante patients autistes âgés de 4 à 34 ans.

Les époux Chaabane ont transformé leur appartement de Bussy-Saint-Georges en lieu d’accueil pour les patients. Ils cherchent un local dans le secteur. « Nous en avons besoin pour devenir sérieux », indique Corinne. « Nous faisons tout pour être reconnus officiellement », appuie Moez.

Une méthode basée sur la motricité et le sport en piscine

Sébastien Pautasso, directeur d’Autisme Réseau Associatif de Seine-et-Marne (AURA 77), leur envoie quelques familles : « Nous prônons le respect des recommandations de bonnes pratiques mais n’avons pas de retour sur leur méthode. Dans tous les cas, le sport est bénéfique pour l’autiste. ASMA 77 est un de nos partenaires privés qui peut l’assurer. » La ville leur accorde une subvention de 2000 euros par an, complétée par les 5 000 euros de la CAF. Les familles payent de 140 € à 2 500 euros par mois selon la prise en charge.

 

Avec son épouse, Moez Chaabane s’inspire de la méthode Autisme Apprendre Autrement (ABA), venue des Etats-Unis. « C’est une méthode expérimentale basée sur l’analyse du comportement », indique-t-il. « Pour moi, tout passe par le corps humain. On peut développer l’aspect cognitif et social par le sport. Ma méthode, avec des parcours de motricité et des séances en piscine, permet de développer le langage ou de diminuer la stéréotypie (NDLR : répétition fréquente, parasitaire, incontrôlée de gestes, d’attitudes et de paroles). »

Dans l’eau du centre aquatique de Marne et Gondoire, les visages de Wilson et Ilyes, 4 ans, s’illuminent dans les bras de Moez. « Il a un truc avec mon fils, la confiance passe de suite, apprécie la maman de Wilson. La parole s’installe, il commence à faire des phrases. » « Il a retrouvé du tonus musculaire, appuie la mère d’Ilyes. J’ai toujours accepté le handicap, je suis positive et ce travail me fait beaucoup de bien. »

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