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"Au bonheur d'Elise"
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31 août 2018

Un rapport préconise d'ouvrir davantage les crèches et maternelles aux enfants handicapés

publié le 29/08/2018 à 17:03 , mis à jour à 17:03

Un rapport remis le 29 août 2018 au gouvernement recommande de faire davantage de place dans les crèches et les écoles maternelles aux enfants handicapés de moins de 6 ans

Un rapport remis le 29 août 2018 au gouvernement recommande de faire davantage de place dans les crèches et les écoles maternelles aux enfants handicapés de moins de 6 ans

afp.com/MEHDI FEDOUACH

Paris - Un rapport remis mercredi au gouvernement recommande de faire davantage de place dans les crèches et les écoles maternelles aux enfants handicapés de moins de 6 ans, observant que 30.000 à 40.000 de ces enfants ont besoin d'être pris en charge de manière plus précoce.

"Le principe du +Zéro sans solution+ doit être appliqué", affirme ce rapport rédigé par le Haut conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HCFEA), un organisme rattaché à Matignon. 

Constatant que "les familles sont confrontées à un parcours parfois erratique et éprouvant, qui pourrait leur être simplifié", les auteurs relèvent que plus de la moitié (54%) des jeunes enfants en situation de handicap sont exclusivement gardés à la maison par leurs parents, alors que ce taux n'est que de 32% pour les autres enfants. 

Avant l'âge du CP, "les enfants en situation de handicap ne se sentent pas différents des autres" et "leurs camarades n'ont pas encore un regard façonné par les normes physiques ou comportementales", note encore le rapport, qui préconise donc d'"inclure et de socialiser très tôt" les tout-petits en situation de handicap en compagnie des enfants valides. 

"Quand il y a cette mixité, tout le monde est gagnant: les enseignants, l'ensemble des élèves, les familles, les fratries", a résumé Sophie Cluzel, la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, qui s'est vu remettre le rapport à l'occasion d'une visite d'une crèche parisienne accueillant elle-même 30% d'enfants handicapés. 

Pour les enfants valides, côtoyer des enfants en situation de handicap "les aide à mieux accepter la différence, à avoir une culture de la bienveillance", et à améliorer leur "capacité d'adaptation à la vie en général", a renchéri la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, qui participait également à cette visite. 

Mme Buzyn a rappelé que Caisse nationale d'allocations familiales allait désormais octroyer des "bonus" financiers aux organismes qui créeraient des places en crèche spécifiquement destinées aux enfants handicapés. 

Dans son rapport remis mardi, le HCFEA propose d'ailleurs d'étendre ce bonus aux assistantes maternelles qui prennent en charge des bambins porteurs d'un handicap. 

Le Haut conseil suggère également de revoir les conditions d'octroi des aides financières versées aux familles qui font garder leurs enfants par une "nounou", pour rendre "plus accessible" ce mode d'accueil - actuellement très peu utilisé par les parents d'enfants handicapés. 

Le rapport souligne par ailleurs que, dans les écoles maternelles, environ 8.000 enfants handicapés de 3 à 6 ans sont scolarisés seulement à temps partiel, et propose de développer à leur attention des "offres d'enseignements complémentaires". 

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30 août 2018

Crèches et maternelles ouvertes aux enfants handicapés ?

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Un rapport remis au gouvernement recommande de faire davantage de place dans les crèches et les écoles maternelles aux enfants handicapés de moins de 6 ans. Objectif ? Les socialiser au plus tôt et soulager les familles.

Par , le 29-08-2018

"Accueillir et scolariser les enfants en situation de handicap de la naissance à ses six ans et accompagner leur famille", c'est le nom du rapport remis le 29 août 2018 au gouvernement qui recommande de faire davantage de place dans les crèches et les écoles maternelles aux enfants handicapés de moins de 6 ans, observant que 30 000 à 40 000 d'entre eux ont besoin d'être pris en charge de manière plus précoce.

Principe du Zéro sans solution

"Le principe du 'Zéro sans solution' doit être appliqué", affirme ce rapport rédigé par le Haut conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge (HCFEA), un organisme rattaché à Matignon. Constatant que "les familles sont confrontées à un parcours parfois erratique et éprouvant, qui pourrait leur être simplifié", les auteurs relèvent que plus de la moitié (54%) des jeunes enfants en situation de handicap sont exclusivement gardés à la maison par leurs parents, alors que ce taux n'est que de 32% pour les autres enfants.

Un regard pas encore façonné

Avant l'âge du CP, "les enfants en situation de handicap ne se sentent pas différents des autres" et "leurs camarades n'ont pas encore un regard façonné par les normes physiques ou comportementales", note encore le rapport, qui préconise donc d'"inclure et de socialiser très tôt" les tout-petits en situation de handicap en compagnie des enfants valides. "Quand il y a cette mixité, tout le monde est gagnant : les enseignants, l'ensemble des élèves, les familles, les fratries", a résumé Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées, qui s'est vu remettre le rapport à l'occasion d'une visite d'une crèche parisienne accueillant elle-même 30% d'enfants handicapés.

Une culture de la bienveillance

Pour les enfants valides, côtoyer des enfants en situation de handicap "les aide à mieux accepter la différence, à avoir une culture de la bienveillance", et à améliorer leur "capacité d'adaptation à la vie en général", a renchéri la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, qui participait également à cette visite. Mme Buzyn a rappelé que Caisse nationale d'allocations familiales allait désormais octroyer des "bonus" financiers aux organismes qui créeraient des places en crèche spécifiquement destinées aux enfants handicapés (article en lien ci-dessous). Dans son rapport remis le 28 août, le HCFEA propose d'ailleurs d'étendre ce bonus aux assistantes maternelles qui prennent en charge des bambins porteurs d'un handicap.

Et en maternelle ?

Le Haut conseil suggère également de revoir les conditions d'octroi des aides financières versées aux familles qui font garder leurs enfants par une "nounou", pour rendre "plus accessible" ce mode d'accueil - actuellement très peu utilisé par les parents d'enfants handicapés. Le rapport souligne par ailleurs que, dans les écoles maternelles, environ 8 000 enfants handicapés de 3 à 6 ans sont scolarisés seulement à temps partiel, et propose de développer à leur attention des "offres d'enseignements complémentaires".

© Twitter Sophie Cluzel

 

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Sur Handicap.fr

29 août 2018

Rentrée 2018 : quelles nouveautés pour l'école inclusive ?

Résumé : AESH, unité pour enfants autistes, pôles inclusifs d'accompagnement localisés, plateforme handicap dédiée aux enseignants... Quoi de neuf dans l'école inclusive en 2018 ? Le point avec Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat en charge du Handicap.

Par , le 29-08-2018

Handicap.fr ; Quelles sont les grandes nouveautés de cette rentrée 2018 pour les élèves en situation de handicap ?  
Sophie Cluzel : Des efforts importants pour anticiper et préparer la rentrée ont été réalisés. Je me suis déplacée dès le 24 août 2018 dans le Calvados pour valoriser ce travail préparatoire.

Les équipes académiques et des MDPH disposent désormais d'un calendrier commun pour faciliter l'affectation des accompagnants. Un vade-mecum réalisé par la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) de manière ascendante avec le concours des acteurs de terrain, et diffusé à l'ensemble des équipes concernées, recense les bonnes pratiques permettant de faire face à la croissance d'activité du printemps à la rentrée scolaire.

Le métier d'accompagnant a été promu par l'Education nationale par une première campagne de communication avant l'été.

Le recrutement des accompagnants est assoupli (décret 2018-666 du 27 juillet 2018). L'accès à l'emploi d'accompagnant d'élèves en situation de handicap (AESH) ne se limite plus aux seuls titulaires d'un diplôme de niveau 5 dans le domaine de l'aide à la personne mais permet à tout candidat disposant d'une qualification ou de prérequis lui permettant d'accompagner des élèves en situation de handicap de postuler. Les accompagnants bénéficiaires d'un emploi aidé n'ont plus besoin de le faire renouveler pendant 24 mois pour accéder à l'emploi pérenne d'AESH, ce sera possible dès 9 mois.

Pour la première fois depuis 2008 le nombre d'emploi d'AESH dépasse (et largement) les emplois aidés du fait des dotations complémentaires en AESH, bien au-delà du plan de transformation prévu par la CNH (Conférence nationale du handicap) de 2016.

H.fr : D'autres mesures ?
SC : La création programmée d'un pôle d'enseignement pour les jeunes sourds (PEJS) dans chaque académie. L'expérimentation de pôles inclusifs d'accompagnement localisés dans chaque académie. La création d'un poste d'enseignant ressource supplémentaire par département. 38 ULIS-lycée (Unités localisées pour l'inclusion scolaire) venant s'ajouter aux 40 créées en 2017/2018. La programmation de la création de 180 UEMA (Unités d'enseignement en maternelle autisme) dans le cadre de la stratégie autisme (2018-2022) ainsi que 45 unités élémentaires, dont 5 expérimentées dès la rentrée 2018.

H.fr : Reprenons en détail… La mesure phare, c'est le recrutement massif d'accompagnants supplémentaires ? Comment cela a-t-il été possible en un temps si court ?
SC : La loi de finance pour 2018 prévoit la création de 10 900 ETP (équivalent temps plein) d'AESH et 30 000 Parcours emploi compétence pour cette rentrée. Par rapport aux précédentes, les dotations en emploi ont été notifiées avant l'été pour faciliter le recrutement des équipes académiques.

H.fr : De nouvelles modalités sont prévues pour le recrutement des AESH ?
SC : En ouvrant les conditions d'accès à cet emploi, le décret assouplissant les conditions de recrutement rend possible le recrutement de compétences diversifiées (sur l'autisme par exemple) ou avec une expérience de l'accompagnement de 9 mois (et plus seulement limité à l'accompagnement des élèves en situation de handicap). Ce décret pérennise également la formation d'adaptation à l'emploi des accompagnants à hauteur de 60 heures minimales. Le recours au diplôme d'Etat d'accompagnant éducatif et social spécialité « accompagnement à l'éducation inclusive et à la vie ordinaire » est sous-utilisé, il convient d'en faire la promotion et d'en faciliter les conditions d'accès au moyen, notamment, de la VAE (validation des acquis de l'expérience). La concertation annoncée pourra aborder la question de la formation des accompagnants pour améliorer la situation actuelle.

H.fr : De l'aveu de Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, il est parfois difficile de faire face à l'augmentation des prescriptions des MDPH (+13% par an), un « défi d'organisation non résolu depuis 2005 », selon lui. Quelles sont les mesures prises à ce sujet ?
SC : Les mesures ont été annoncées lors de la conférence de presse commune du 18 juillet 2018. Il s'agit de relancer toutes celles permettant de renforcer l'école inclusive et l'adaptation de son environnement aux besoins éducatifs particuliers des élèves. La formation des enseignants y tient un rôle déterminant, tout comme les mesures permettant de diversifier les modes de scolarisation et de rendre possible la coopération avec le secteur médico-social dans l'école (comprenant l'intervention des professionnels du secteur libéral). Il s'agit ensuite de revoir l'organisation du dispositif en fonctionnant en pôles regroupant tous les moyens en accompagnement ; ces pôles seront expérimentés sur chaque académie dès cette rentrée.

H.fr : Chaque année, un certain nombre de bugs viennent perturber la rentrée de certains enfants handicapés. A qui les parents peuvent-ils s'adresser en urgence ?
SC : A la cellule Aide handicap école au 0 800 730 123 (nouveau numéro non surtaxé) mais également à leur DSDEN (Direction des services départementaux de l'Education nationale).

H.fr : Une instruction annonçait en août 2018 le lancement de l'expérimentation des cinq premières unités d'enseignement élémentaire autisme. De quoi s'agit-il ?
SC : Dans l'offre actuelle de scolarisation pour les enfants autistes, il est apparu qu'il manquait une offre leur permettant d'être scolarisés en école ordinaire tout en bénéficiant d'un accompagnement beaucoup plus important que celui existant actuellement (accompagnement individuel ou mutualisé dans les classes ordinaires ou ULIS). Il a donc été décidé d'expérimenter un nouveau dispositif. Pour mémoire, il s'agit d'un modèle intégré associant un enseignant spécialisé et un AVS (auxiliaire de vie scolaire) collectif de l'Education nationale, un éducateur spécialisé et un accompagnant éducatif et social du secteur médico-social.

H.fr : Quand leur ouverture est-elle prévue ? Sur quels territoires ? A quand un essaimage au niveau national ? Remplacent-elles les expérimentations déjà existantes ?
SC : Cinq ouvertures sont prévues en 2018 à Versailles, Toulouse, Rouen, Amiens et Lyon. L'instruction permettant de lancer ces expérimentations devra cependant faire l'objet d'un groupe de travail avec les associations de familles pour suivre leur déploiement et adapter le cahier des charges aux premiers constats effectués dès l'ouverture des classes. Les expérimentations déjà existantes ne sont pas remplacées, elles permettront de nourrir la réflexion de ce groupe de travail pour définir un modèle pérenne pour les rentrées suivantes. Un essaimage au niveau national est en effet prévu pour les prochaines rentrées.

H.fr : On entend depuis des années qu'il faut former aussi les enseignants ; à quand des mesures concrètes de sensibilisation au handicap lors de la formation initiale pour tous ?
SC : Une plateforme ressources pour faciliter la mise en place des adaptations pédagogiques est en cours de développement. Elle prévoit la mobilisation de personnels ressources autant que nécessaire. La sensibilisation des futurs enseignants dans le cadre de leur formation initiale est déjà présente. Il s'agit de dépasser maintenant cette sensibilisation pour basculer vers une formation plus complète en matière d'école inclusive.

H.fr : À partir du 10 septembre 2018, le gouvernement lance une concertation pour rénover le dispositif d'accompagnement des élèves en situation de handicap dès la rentrée 2019 ? C'est donc d'ici un an que tout va se jouer ? Quelles sont les grandes priorités ?
SC : Trois grandes priorités :
1.    Améliorer la qualité de la scolarisation des élèves en situation de handicap.
2.    Mieux reconnaître les accompagnants et leur ouvrir des perspectives d'avenir.
3.    Expérimenter des pôles inclusifs d'accompagnement localisés.


 

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Sur Handicap.fr

29 août 2018

Une CDAPH interpelle la Secrétaire d’Etat sur le manque de places en établissement médico-éducatif

article publié sur le site Ecole et Handicap

MDPH établissement médico-éducatif

La Commission des Droit et de l’autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) est la commission de la MDPH qui prononce les orientations vers les établissements du secteur médico-éducatif. La loi de 2005 précise que « La CDAPH désigne les établissements (…) correspondant aux besoins de l’enfant ou de l’adolescent et en mesure de l’accueillir ». Mais il arrive souvent que, par manque de place, aucun établissement ne soit en mesure d’accueillir l’enfant qu’elle a orienté.

Pascal Sillou, vice-président de la CDAPH de la Seine Saint-Denis, nous a transmis le courrier que la CDAPH de son département a adressé à ce sujet, en fin d’année scolaire, à Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées. Ce courrier responsable présente un bilan chiffré du travail de la commission et alerte Mme la Secrétaire d’Etat sur les besoins que la CDAPH n’a pu satisfaire.

Un courrier qui interpelle la Secrétaire d’Etat

Le 18 juillet 2018, les membres de la CDAPH de Seine-Saint-Denis ont ainsi écrit :

Madame la Secrétaire d’Etat,

L’Institut médico-pédagogique Louise Michel de Pantin a demandé à la CDAPH de se prononcer sur la sortie de cinq élèves âgés de 17 ans. Cet établissement a un agrément pour accueillir des jeunes de 3 à 16 ans et, malgré de multiples démarches en direction d’Instituts médico professionnels et même d’instituts situés en Belgique, aucune solution n’a été trouvée à ce jour pour ces  cinq jeunes.

Parmi les familles de ces adolescents, l’une d’entre elles est composée de trois enfants handicapés, la mère d’un autre enfant est malade, un père de famille serait contraint de quitter son emploi en cas de retour de son fils au domicile. Certains de ces jeunes ont un comportement difficile à gérer, et tous doivent bénéficier d’un encadrement leur permettant de progresser.

Le départ de ces élèves était la condition pour que l’Institut médico-éducatif puisse admettre des jeunes enfants à la rentrée de septembre.

La commission s’étant prononcée pour le maintien de ces adolescents dans l’établissement, afin d’assurer la continuité de leur accompagnement, les familles des enfants qui sollicitent une place à l’IME Louise Michel recevront donc un refus d’admission, faute de place.

Notre commission se doit de défendre les droits de toutes les personnes handicapées, et nous constatons que pour  protéger les uns, du fait d’une pénurie générale de places, nous privons d’autres enfants de leurs droits fondamentaux à l’éducation.

En Seine-Saint-Denis, réunion après réunion, nous sommes confrontés à des situations pour lesquelles il est impossible de trouver une solution tant pour les enfants que pour les adultes. Toutes les données statistiques que vous trouverez en annexe de ce courrier expliquent ces difficultés.

Il est nécessaire de prendre des mesures d’urgence pour permettre aux établissements et aux services de notre département de répondre aux besoins.

Nous regrettons que du fait de l’absence de ses représentants au sein de la CDAPH, l’Agence régionale de santé soit dans l’incapacité de constater la gravité de la situation et ne puisse contribuer à la recherche de solution. L’Education nationale n’était pas représentée ce 10 juillet, alors qu’une synthèse de réunion d’équipe de suivi de la scolarité se limitait à écrire, concernant une jeune élève âgée de 6 ans : « L’équipe de suivi de la scolarité s’oriente vers une déscolarisation, aucune classe banale ou spécialisée ne correspondant aux besoins d’I….. ».  Or cette famille a besoin d’être accompagnée dans la recherche d’une scolarisation et de soins.

(…)

Données statistiques concernant  les personnes handicapées en Seine-Saint-Denis

En accompagnement de ce courrier, la CDAPH rappelait quelques données statistiques relatives au manque de place en Seine-Saint-Denis.

Concernant les enfants :

3400 enfants et adolescents du département ont une orientation en IME, IMPRO, ITEP. Il y a 1800 places dans ces établissements en Seine-Saint-Denis. 2400 enfants ont une orientation vers un service d’éducation spécialisée et de soins à domicile pour moins de 800 places.

Conséquences pour les enfants qui n’ont pu trouver une place en établissement ou en service spécialisé : 350 n’ont eu d’autre solution que de rester au domicile. 130 ont trouvé une place en Belgique et plusieurs centaines ont été placés dans des établissements d’autres départements. 300 jeunes ont été admis en Unité Locale d’Inclusion Scolaire (ULIS) alors qu’ils avaient une orientation vers un établissement médico éducatif.

Autres situations constatées en CDAPH : des familles ont eu recours à des écoles privées hors contrat, dont le coût ne peut être que partiellement pris en charge par l’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé (AEEH).

Concernant les personnes adultes :

165 jeunes adultes de plus de 20 ans ont été maintenus dans les établissements pour enfants et adolescents au titre de l’Amendement Creton. 450 personnes adultes ont été placées en Belgique.

Selon le plan départemental Défi-handicap, il y a un besoin de 900 places dans les structures pour adultes : centres d’accueil de jour, foyers de vie et foyers d’accueil médicalisés, maisons d’accueil spécialisées.

Ces statistiques ont été constatées par la MDPH  fin 2015, début 2016.

Des inégalités entre les régions

Concernant le manque de places en établissement médico-éducatif, un rapport des Inspections Générales des Affaires Sociales (IGAS) et de l’Education nationale (IGEN) de juin 2018, intitulé « Évaluation de l’aide humaine pour les élèves en situation de handicap », apporte quelques précisions. Les auteurs du rapport constatent qu’il y a de fortes inégalité entre les régions. En termes de taux d’équipement, l’écart va environ du simple au double, entre les régions les moins bien équipées (Île-de-France : 3 places pour 1000 jeunes de 0 à 20 ans) et celles les mieux équipées (Normandie : 7 places). La moyenne en France étant de 5 places (page 74 du rapport). Les départements d’Ile de France apparaissent donc comme particulièrement défavorisés.

Mais même s’il varie selon les départements, le manque de place en établissement n’en est pas moins réel.

Les solutions alternatives restent rares

Des solutions alternatives sont proposées aux familles dans la mesure du possible. La CDAPH s’efforce, dans le cadre du PAG (Plan d’Accompagnement Global), de les faire connaître aux familles, comme nous l’avons évoqué ci-dessus. Ce peut être par exemple un placement en Belgique. La CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie), s’efforce, quant à elle, d’apporter une réponse dans des situations critiques. Elle fait même savoir qu’elle peut « être mobilisée en dernier recours, lorsqu’aucune solution n’a été trouvée à l’échelle locale« .

Rappelons que la création  de places en établissement du secteur médico-éducatif relève du Ministère des Solidarités et de la Santé.

Des perspectives d’avenir encore lointaines

Rien ne laisse prévoir, au moins pour l’année 2018-2019, une augmentation du nombre des places en établissement.

A défaut, le rapport des Inspections Générales évoque un objectif d’ordre qualitatif qui, dans la situation actuelle, lui semble prioritaire. Il serait nécessaire, dit-il, d’« améliorer les collaborations entre les dispositifs de scolarisation et les prises en charge sanitaires et médicosociales » (fiche 7, page 95).

L’une des pistes possibles – parmi d’autres – pourrait donc être d’augmenter le nombre de places des unités d’enseignement  – à savoir les classes des établissements. Pourquoi pas ? Le Ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a d’ailleurs opportunément annoncé, dans une déclaration du 18 juillet 2018, son intention de doubler le nombre de ces places, dans une perspective de collaboration optimisée entre les établissements scolaires et le secteur médico-social.

Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat, parle, dans une déclaration conjointe avec celle du Ministre, de lancer une concertation pour réfléchir à une rénovation du dispositif à la rentrée 2019… Les problèmes, on le voit, sont loin d’être résolus et peut-être même loin d’être vraiment posés.

A défaut de mesures concrètes, les parents pourront méditer cette profonde pensée du ministre : « On ne peut pas atteindre la situation parfaite du jour au lendemain »…

28 août 2018

THINK !...

 

THINK !...

Alors qu'Aretha Franklin vient de nous quitter, j'ai l'opportunisme d'associer et dédier ce billet à sa mémoire. Pas de malentendu : ce billet d'humeur ne parle ni de musique ni de voix, mais j'aurais bien aimé avoir celle d'Aretha pour pousser ma gueulante. Voilà : hier soir, j'ai perdu patience face au bullshit émis par...

http://lautistoide.wordpress.com

 

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26 août 2018

Le complexe d'Œdipe n’existe pas.

 

Le complexe d'Œdipe n’existe pas.

Le complexe d'Œdipe, théorie mise au point par S. Freud vers 1900, est fortement ancré comme une vérité absolue chez nombre de psychologues/psychanalystes et au sein de la société. En effet, difficile de remettre en cause le " père de la psychanalyse " qui a tant marqué l'Histoire.

http://changerderegardblog.wordpress.com

 

25 août 2018

Que reste-t-il du cas Dolto ?

article publié dans Libération

Par Cécile Daumas 24 août 2018 à 19:56

Dolto

Françoise Dolto en 1988, année de sa disparition. Elle a transmis son savoir sur France Inter de 1976 à 1978. Photo U. Andersen. Aurimages

Trente ans après sa mort, la célèbre psychanalyste pour enfants est toujours objet de polémiques et de déformations, voire d’oubli. Entre suprématie des neurosciences et tendances réactionnaires, l’histoire de son héritage clinique et intellectuel est encore à écrire.

Mais qui veut (encore) la peau de Françoise Dolto ? Trente ans après sa mort, la psychanalyste pour enfants a ce génie d’être toujours polémique. Cette semaine dans le Point, le pédiatre Aldo Naouri et le psychologue Didier Pleux critiquent de nouveau celle qu’ils tiennent pour responsable de l’avènement de l’enfant-roi. Dans son essai qui vient de paraître chez Flammarion (1), la psychanalyste Caroline Eliacheff accuse justement les détracteurs de la thérapeute disparue le 25 août 1988 à l’âge de 79 ans «d’assassinat idéologique». Celle qui a transmis son savoir au grand public via l’émission de radio culte Lorsque l’enfant paraît ou à travers son livre le plus populaire le Cas Dominique serait-elle passée de mode ? «Françoise Dolto n’a pas du tout la place qu’elle devrait avoir, estime la psychanalyste Claude Halmos (2). Son enseignement serait pourtant d’un grand secours pour les parents et enfants d’aujourd’hui.»Claude Halmos vise ici les préceptes de l’éducation bienveillante qui, selon elle, culpabilise les parents et coupe les enfants de la vie réelle. Alors que le but de l’éducation, c’est justement de pouvoir vivre dans le monde tel qu’il est avec ses exigences et ses violences…

Personnage clé de l’histoire de la psychanalyse française, Françoise Dolto s’est retrouvée emportée ces dernières années par les critiques et le désamour portés à la discipline. Et de ce fait, détrônée aujourd’hui par les neurosciences, voie privilégiée pour mieux comprendre l’enfant. Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer a délaissé l’inconscient freudien pour une autre approche de l’enfance, celle la «science de la conscience» défendue par Stanislas Dehaene, neuroscientifique à succès qui sort le 5 septembre pour la rentrée scolaire un nouveau livre chez Odile Jacob : Apprendre ! Les Talents du cerveau, le défi des machines. Pour le psychologue cognitif, professeur au Collège de France et président du Conseil scientifique de l’éducation nationale, le nouveau siège de la réussite scolaire se situe dans le cerveau. Françoise Dolto, sa «poupée fleur», objet thérapeutique qu’elle avait inventé, et les dessins d’enfant qu’elle excellait à analyser auraient-ils été rangés trop rapidement aux rayons d’une histoire jugée trop ancienne ? Pour l’historienne Manon Pignot, «elle n’est pas tant oubliée, que dévoyée. La grande vulgarisation dont elle fait l’objet au faîte de sa gloire dans les années 70 a entraîné une simplification de ses théories, une forme de caricature».

L’autorité sans autoritarisme

Avec ses jupes aux genoux, son gilet en laine immanquablement boutonné sur un chemisier à grand col, rang de perles ou collier fantaisie, on a voulu faire d’elle une Mamie Nova de la psychanalyse, adepte d’un laxisme éducatif reflet de l’esprit libertaire de l’après-68, quitte à en oublier la moitié de son message. «Toute sa vie, elle a été incroyablement critiquée, analyse Caroline Eliacheff, qui a travaillé ave elle. Mais lui reprocher exactement ce qu’elle n’a pas dit relève du symptôme !» Car si Dolto énonce, fait révolutionnaire dans les années 50-60 que l’enfant est une personne, elle n’en a jamais fait un petit roi. Pourquoi alors une telle distorsion ? «Qu’ils l’aient écoutée ou non, analyse Caroline Eliacheff dans son livre, les parents ont perçu que l’enfant était un sujet digne de respect et apte à la communication dès son plus jeune âge, mais ils ont oublié que l’humanité passait par les castrations symboligènes, autrement dit par les interdits.» Pour la psychanalyse, si l’enseignement de Dolto a été tant discuté et disputé, c’est qu’elle pose la question même de l’autorité. «Comment concevoir l’autorité si on supprime l’humiliation et la peur ? Pas si simple.» Qu’est ce que l’autorité sans l’autoritarisme ? Le questionnement n’est pas seulement éducatif, il traverse la société à l’orée des années 2000 : la «perte de l’autorité» devient une angoisse collective, Françoise Dolto en porterait le chapeau. A la fin des années 90, le pédiatre Aldo Naouri défend la place et l’autorité du père dans une société menacée par la surpuissance des mères, quand au début des années 2000, le psychologue Didier Pleux, coauteur du Livre noir de la psychanalyse (les Arènes, 2005) accuse Dolto d’une «psychanalysation» de l’éducation. Trente ans plus tard, les deux même reprennent le combat dans le Point de cette semaine. Pour Naouri, les «enfants-tyrans», c’est bien son œuvre. Pour Didier Pleux, elle est à l’origine de la disparation des interdits réels et des contraintes. «Un retour en force des théories réactionnaires concernant l’enfant et plus largement un retour en force de la pensée réactionnaire, incarnée notamment par le philosophe Alain Finkielkraut, stigmatise encore plus l’apport fondamental de Dolto», analyse l’historienne Manon Pignot.

Pour comprendre cet avant-après Dolto, il faut le replacer dans la France des années 50 où l’éducation se fait encore au martinet, où l’enfant est encore considéré comme un être inabouti, souvent mis de côté. «Je préconise, écrit-elle, l’abandon de la médecine que j’appelle «vétérinaire», telle que je la vois pratiquer quand il s’agit d’enfants. Je préconise l’abandon du dressage au cours du premier âge en lui substituant le respect dû à un être humain réceptif du langage» (3). Pour elle comme pour Lacan, la loi de l’homme est la loi du langage à laquelle parents et enfants sont soumis. «Etre de communication, l’enfant a droit au respect comme à la vérité de son histoire, aussi douloureuse soit-elle», rappelle Caroline Eliacheff. Peu à peu, une révolution s’opère dans les têtes. «Elle a aidé le XXe siècle à mieux élever les enfants», juge l’essayiste dans son livre.

«Idées suspectes de communisme»

On comprend le pouvoir polémique et dérangeant des théories de Dolto sur un sujet aussi sensible que l’avenir du petit de l’homme. Libre et sûre d’elle, novatrice, elle prend des libertés par rapport à sa discipline et déploie des méthodes qui sont fortement critiquées par l’institution psychanalytique. En 1963, Françoise Dolto est exclue de tout enseignement par l’Association psychanalytique internationale (API) - le célèbre pédiatre et psychanalyste anglais Donald Winnicott n’y est pas étranger, souligne Caroline Eliacheff dans son livre. Les reproches sont édifiants. Trop «intuitive», elle provoque un «transfert sauvage» sur sa personne en s’adressant au public. Pire, elle a des «idées sociales derrière [sa] recherche de prévention qui nous paraissent suspectes de communisme. […] Ne formez plus de jeunes !» lui enjoint l’API.

DOLTO Francoise, SIMON (HUOT) Antoinette, GUILLEMET Christiane, HUBER Ursula, THIS Bernard, MABILLE (LEDOUX) Francoise - Date: 19630101 ©Michele Brabo/Opale/Leemage

En janvier 1963 à l’hôpital Trousseau, à Paris. Elle a fondé avec Jacques Lacan l’Ecole freudienne de Paris en 1964. (Photo Michele Brabo. Opale. Leemage)

«Génération Dolto»

Car Françoise Dolto est une «psychanalyste dans la cité», selon les mots de Caroline Eliacheff. «Elle s’est inscrite dans le social comme peu de ses confrères l’ont fait, s’adressant avec constance au plus grand nombre, à ceux qui sont aux prises avec la vie réelle, qu’ils soient professionnels ou parents.» Ce sera la fameuse émission, devenue culte, Lorsque l’enfant paraît à laquelle elle participe sur France Inter de 1976 à 1978, animée par le jeune Jacques Pradel ! Un succès fulgurant. «Ces émissions sont arrivées au moment où, dans l’après-68, les parents voulaient élever différemment leurs enfants. Elle a modifié radicalement leur vision, ils étaient prêts à l’entendre», explique Caroline Eliacheff. Sa voix, tranquille et déterminée, décrivant des cas concrets de difficultés éducatives, bouleverse un ordre établi depuis des générations. «Chaque après-midi, souligne Claude Halmos, elle met à mal la hiérarchie communément admise entre un enfant posé comme psychologiquement sous-développé ("tu comprendras plus tard", "tu parleras quand tu seras grand") et un adulte qui lui serait par essence supérieur.» D’une certaine façon, tous ceux nés depuis les années 70 sont des enfants Dolto. Sans vraiment s’en rendre compte ? «Les trentenaires ne savent pas ce qu’ils lui doivent, remarque Caroline Eliacheff, alors que leurs parents sont de la "génération Dolto" qui l’a écoutée à la radio et a essayé tant bien que mal de "faire du Dolto".»

«A la limite de la prémonition»

Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas de méthode doltoienne. Elle ne donnait pas de conseils, elle ne voulait pas être un gourou, les parents devaient trouver la solution eux-mêmes. A la fin des années 70, la psychanalyste aux immenses lunettes qui lui mangent le visage devient une institution. Au faîte de sa notoriété, sa fille Catherine l’appelle le «grand Bouddha vivant». Elle fascine, trop sûrement. L’animateur Jacques Pradel, qui présente son émission sur France Inter, se souvient d’une «fulgurance à la limite de la prémonition» (Télérama, 2008). Cette qualité lui vient d’une particularité tout à fait étonnante : en grandissant, l’humain perd généralement son rapport à l’enfance, elle non. Son écoute exceptionnelle devient, chez les professionnels, légendaire. «Elle avait cette capacité - unique - d’écouter les enfants comme si elle était elle-même encore une enfant, explique Claude Halmos, qui a travaillé avec elle. Cette faculté d’entendre l’importance et le sens du moindre de leurs gestes et de leurs phonèmes. Ce talent singulier lui a permis de reconstituer avec précision ce que chaque étape de leur développement leur faisait éprouver dans leur corps et leur tête. Ce qu’à chaque moment de leur vie ils pouvaient, à l’insu des adultes, sentir, penser, imaginer.» Pour la psychanalyste, la grande œuvre de Dolto est d’avoir constitué, telle une ethnologue, «une encyclopédie de la clinique de l’enfant» tout à fait inédite. «Je m’y réfère encore aujourd’hui, ces observations sont toujours aussi justes, estime la spécialiste. Grâce à cet apport considérable sur le bébé et son évolution, elle a posé une théorie de la construction de l’enfant. Et chaque étape, comme le sevrage du sein ou du biberon, se passe seulement au prix d’un manque, d’une perte à la fois pour l’enfant et pour le parent ; voilà pourquoi c’est si difficile.»

Paradoxalement, s’adressant au plus grand nombre, elle «est peu reconnue comme théoricienne», souligne Caroline Eliacheff. Si on salue le génie clinique de la femme, on souligne souvent sa faiblesse théorique. «Elle a constitué une théorie au ras de son expérience, explique Claude Halmos. Mais elle n’a pas réellement conceptualisé et généralisé ce savoir. Son travail s’est surtout diffusé par sa parole, sur sa personnalité et cela s’efface.» Via la supervision, elle a formé des légions de psychanalystes et son séminaire sur le dessin d’enfant était une institution où se rendaient également des juges, des assistantes sociales… Psychanalyste dans la cité, elle crée le concept des Maisons vertes, sas inédit entre la famille et la société, avant l’entrée à l’école maternelle. Elle est celle qui donne «un statut social» à l’enfant, estime Claude Halmos.

Pionnière et innovante, elle s’est faite, comme souvent pour ces femmes exceptionnelles, hors des circuits académiques. Médecin de formation, elle n’a pas suivi de carrière hospitalo-universitaire, qui est le temple de la transmission du savoir et la renommée. Sur les bancs de la fac aujourd’hui, elle est moins enseignée qu’un Lacan qui a davantage intellectualisé son savoir. Pourtant, Lacan et Dolto «vont ensemble» : ils participent de la même aventure intellectuelle, rappelle l’historienne de la psychanalyse Elisabeth Roudinesco (4). «Françoise Dolto est la deuxième grande figure du freudisme français. Elle a réinventé l’approche psychanalytique des enfants, après Melanie Klein et Anna Freud. Amie de Lacan avec lequel elle a fondé l’Ecole freudienne de Paris (1964), elle formait avec lui un couple flamboyant. Elle était à l’écoute de tout ce qu’il y avait d’infantile en lui mais elle s’inspirait de son génie théorique. Beaucoup de psychanalystes de ma génération ont été analysés ou supervisés par l’un et par l’autre. Autant Lacan est un maître à penser dont l’œuvre est traduite et commentée dans le monde entier, autant Dolto, qui était en France bien plus populaire que lui, est restée plus "terroir".» Manque aussi un travail biographique de référence qui la ferait exister historiquement et internationalement. «Dans le monde anglophone, elle a peu d’audience, précise Elisabeth Roudinesco. Son œuvre est très peu traduite et le fait qu’il n’existe aucune biographie est un vrai handicap. Il faudra qu’un jour un historien se mette au travail, sinon elle n’aura guère d’héritiers.»

Loin des polémiques idéologiques, l’enjeu aujourd’hui est de «mettre en histoire» une femme qui a été médecin, analyste, auteure, investie dans la société. Chargé d’études documentaires aux Archives nationales, Yann Potin a convaincu l’institution et les ayants droit - dont sa fille Catherine Dolto - d’accueillir les archives de la thérapeute. «Le fonds est en cours de classement, explique l’historien. Il existe très peu d’archives de psychanalystes et plus encore de praticiens, il s’agit là d’un fonds scientifique d’une œuvre multiple et singulière. Il y a aussi bien les lettres reçues dans le cadre de l’émission Lorsque l’enfant paraît que les dossiers de suivi des enfants qu’elle recevait à sa consultation gratuite à Trousseau. Le but fondamental de la création de ce fonds aux Archives nationales est qu’il soit partageable et étudiable dans les années à venir.»

Une personnalité complexe

Si Catherine Dolto et les éditions Gallimard ont déjà publié une partie importante de ses archives, comme sa correspondance, notamment avec Lacan, une nouvelle génération de chercheurs devrait renouveler l’approche historique de la psychanalyste. «Depuis quelque temps, on s’intéresse autrement à elle, rappelle Yann Potin. On la redécouvre : née en 1908, elle n’a que peu de choses à voir avec 1968. Plus généralement travailler sur Dolto, c’est recourir à l’histoire de l’enfance, de l’éducation et de la médecine. Pas seulement de la psychanalyse.» Le livre que sortiront l’archiviste et l’historienne Manon Pignot chez Gallimard le 24 octobre participe de ce renouveau historiographique : à travers les lettres que la petite Françoise envoie à son parrain, jeune officier de la guerre de 14 et mort au front en 1916, ils retracent cette expérience inédite d’être, malgré son jeune âge, «marraine de guerre». Un travail d’enquête sur l’enfance face à la guerre et sa violence, une expérience qui marquera à jamais la psychanalyste. Mais ces archives sont aussi plus heureuses. Elles comptent par exemple les dessins des trois enfants de Françoise Dolto, soigneusement classés et annotés. Ainsi y retrouve-t-on les œuvres du petit Jean-Chrysostome, devenu Carlos, chanteur à succès des années 70 avec son énorme Big bisous…

Issue d’une famille catholique de droite, Françoise Dolto est cette femme complexe qui allie réflexes traditionnels liés à son milieu bourgeois et à son époque, élans libertaires, foi chrétienne et défense des écoles alternatives. Dans quelques années, une biographie rappellera sûrement la façon dont un jour, lors d’un premier entretien avec un enfant de 3 ans, elle s’était présentée : «Je suis madame Dolto. Je suis psychanalyste et je dis la vérité de la vie aux enfants.»

(1) Françoise Dolto : une journée particulière, Flammarion, 2018.

(2) Auteure de Dessine-moi un enfant, Livre de poche. Elle publie dans Psychologies magazine de septembre un article titré : «Françoise, reviens ! Ils sont devenus fous…»

(3) Citation tirée de Françoise Dolto : une journée particulière, Flammarion, 2018.

(4) Auteure du Dictionnaire amoureux de la psychanalyse, Plon, 2017.

25 août 2018

Céline Poulet nommée au poste de secrétaire générale du CIH

Résumé : Le gouvernement a nommé, le 24 août 2018, une nouvelle coordinatrice pour ses politiques du handicap. C'est Céline Poulet, ex Croix-Rouge française, qui remplace Etienne Petitmengin à compter du 1er septembre.

Par , le 25-08-2018

Le gouvernement a nommé Céline Poulet (47 ans) au poste de secrétaire générale du Comité interministériel du handicap (CIH), selon un arrêté publié le 24 août 2018 au Journal officiel. Déléguée nationale aux personnes en situation de handicap à la Croix-Rouge Française depuis 2015, elle a exercé auparavant les fonctions de directrice générale adjointe en charge de la négociation nationale et des priorités de la santé à la Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées et des personnes fragiles (FEGAPEI). Elle succèdera le 1er septembre à Etienne Petitmengin, qui prend sa retraite après avoir occupé la fonction depuis octobre 2015.

Quelle mission ?

Elle "sera chargée de coordonner l'ensemble des actions gouvernementales menées en faveur des personnes handicapées et de suivre la mise en oeuvre des décisions prises par le Comité interministériel du handicap", a écrit Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, dans un communiqué. Sous la présidence du Premier ministre, ce dernier réunit l'ensemble des membres du gouvernement concernés par cette politique. Le secrétariat général du CIH assure, en outre, le secrétariat du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) ainsi que le suivi de la mise en œuvre de la convention internationale de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées.

 

23 août 2018

Pour rappel -> Accueil des enfants handicapés aux loisirs : du nouveau ?

 

Accueil des enfants handicapés aux loisirs : du nouveau ?

Développer l'accès des enfants handicapés aux accueils de loisirs proposés par les communes ? C'est l'objectif d'une mission lancée en octobre 2017 par la Cnaf qui devra sur pencher sur 500 projets innovants. Pour, enfin, sortir du "bricolage". - En ce moment (10284) - Handicap.fr

https://informations.handicap.fr

 

23 août 2018

Création d'un établissement d'accueil médicalisé en tout ou partie sur la Métropole de Lyon

 

Création d'un établissement d'accueil médicalisé en tout ou partie sur la Métropole de Lyon

Cette structure d'une capacité de 60 places offrira un accompagnement à des adultes présentant des troubles du spectre autistique et à des .

https://www.auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr

 

22 août 2018

Combien coûte une place dans un établissement pour personnes handicapées ?

article publié dans Faire-Face

Le taux d'encadrement est élevé dans les établissements accueillant des résidents en situation de grande dépendance. La masse salariale représente donc une part très importante des coûts.

Dans les établissements accueillant des enfants et des adultes lourdement handicapés, le coût net annuel moyen d’une place  dépasse les 70 000 €. Dans les services d’accompagnement, il atteint environ 15 000 €.

73 500 € par an : voilà ce que coûte, en moyenne, une place dans une Maison d’accueil spécialisée (Mas) pour les adultes lourdement handicapés. Soit à peine plus que dans un établissement accueillant des enfants et des adolescents polyhandicapés (EEAP, 72 500 €). Des données issues de l’analyse des comptes administratifs 2016, rendue publique fin juin par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Plus d’un salarié par usager

Ces Mas et EEAP sont les structures dont le coût à la place est le plus élevé. Elles accueillent en effet des usagers très dépendants. Elles ont d’ailleurs le taux d’encadrement le plus important. Les Mas disposent, en moyenne, de plus d’un salarié (1,3) par personne accueillie. Dans les EEAP, ce ratio avoisine 1,2.

Lire aussi

Cette moyenne cache toutefois de fortes disparités. 10 % des Mas comptent au moins 1,6 salarié par usager. Mais dans les 10 % les moins bien dotées, ce chiffre tombe à 1. La masse salariale représente donc une part très importante des coûts.

Avec ou sans internat  ?

Dans les instituts médico-éducatifs (IME), les établissements les plus nombreux en France avec  1 220 structures, le coût moyen d’une place atteint 39 000 €. Mais il est bien évidemment plus élevé dans les IME comptant des places d’internat (43 000 €) que dans ceux n’en disposant pas (32 000 €).

Sessad et Samsah moins coûteux

Les services d’accompagnement coûtent, fort logiquement, bien moins cher que les établissements. Une place en Sessad (éducation spéciale et soins à domicile, pour les enfants) oscille autour de 17 500 €. Dans un Samsah (accompagnement médico-social pour les adultes), elle tombe à 14 500 €. Cinq fois moins que dans une Mas.

500 000 enfants et adultes accueillis

Près de 500 000 personnes handicapées – dont 160 000 enfants – étaient accueillies dans un établissement ou suivies par un service médico-social, fin 2014, selon les dernières données de la Drees. Soit 6 % de plus que fin 2010. Pour les enfants, le nombre de places a augmenté plus vite dans les services (+15 %) que dans les établissements (+0,4 %). Idem pour les adultes, avec respectivement + 10 % et + 6 %.

Cette évolution ébauche le virage inclusif de la politique du handicap. Un premier pas vers la « désinstitutionnalisation » que Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, affirme vouloir mettre en œuvre.

20 août 2018

Handicap: un générateur de solidarité pour les sans solution

article publié sur Handicap.fr

Résumé : L'Unapei lance un projet auprès de ses associations affiliées : le "Générateur de solidarité", avec l'objectif d'apporter une 1ère réponse aux familles sans solution d'accompagnement pour un proche handicapé. Jusqu'au 1er octobre 2018 pour postule

Par , le 20-08-2018

Un « Générateur de solidarité » pour les personnes en situation de handicap laissées sans solution ? C'est l'idée lancée par l'Unapei. A travers cette initiative, cette fédération d'associations dédiée aux personnes handicapées intellectuelles souhaite apporter une première réponse aux familles qui, faute d'accompagnement adapté, sont confrontées à l'urgence.

48 000 personnes sans solution

Le constat est en effet inquiétant ; selon l'Unapei, en 2018, 48 000 personnes handicapées sont toujours dans ce cas. Derrière ce chiffre, d'autres invisibles se trouvent également dans des situations inacceptables au quotidien : les familles, qui subissent l'isolement social, la précarisation, l'épuisement. Les nombreuses alertes lancées au gouvernement depuis des années n'ont toujours pas permis de prendre la pleine mesure des carences qui engendrent, trop souvent, des situations dramatiques.

Des mesures et après ?

Un rapport Zéro sans solution remis par Denis Piveteau en 2014, des enveloppes pour le médico-social à coup de millions d'euros, des missions express, des propositions par centaines, un fonds d'urgence, une cellule des situations critiques via le 3977 ou encore un plan anti-exil vers la Belgique (articles en lien ci-dessous)… Une journée nationale « Une réponse accompagnée pour tous » a même réuni le 2 février 2018, à Paris, de nombreux acteurs autour de cette question. Les mesures et intentions se succèdent au fil des quinquennats sans qu'aucun gouvernement ne parvienne à « cesser le bricolage », selon les mots de Denis Piveteau.

Soutenir des projets innovants

Dans ce contexte, le monde associatif entend parer à l'urgence en mettant en lumière des projets concrets et innovants. En Essonne, par exemple, un nouveau dispositif mis en place par l'Epnak aide les jeunes autistes laissés sans solution et soulage les parents en proposant une prise en charge ponctuelle, une journée par semaine, qui se déplace de ville en ville et entièrement gratuite (article en lien ci-dessous). Le générateur de solidarité, fonds de dotation mis en place par l'Unapei, a donc pour objectif de soutenir financièrement des initiatives de ce type, déjà lancées, en cours d'élaboration ou de réflexion. Attention, seules les associations adhérentes de l'Unapei peuvent répondre à cet appel à projets. A plus long terme, elle souhaite essaimer les dispositifs les plus impactants.

Quelles urgences ?

Les situations d'urgence sont multiples : familles dont l'enfant n'est pas admis en établissement, n'est pas accompagné, malgré une orientation CDAPH, du fait du manque de places en établissements ou du refus d'admission à cause de handicaps complexes et de troubles associés. Mais également celles pour lesquelles la réponse institutionnelle ne s'avère pas adaptée, celles sans solution provisoire, notamment avec un dossier de réorientation en cours. Les familles en précarité sociale ou financière, souvent éloignées des réseaux associatifs, ont également besoin d'être aidées dans leurs démarches administratives : informations sur les droits, constitution de dossiers, rédaction de courriers, recherche de solution. Plus largement, ce générateur concerne également les aidants familiaux qui s'occupent de leur proche au quotidien et ont besoin de temps de répit.

Comment candidater ?

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 1er octobre 2018. Le jury du fonds de dotation fera connaître ses lauréats dans le courant du mois. Le montant de l'enveloppe financière s'élève à 200 000 euros, avec un soutien compris entre 5 000 et 20 000 euros pour chaque projet sélectionné. Pour candidater au Générateur de solidarité, les porteurs de projet sont invités à demander un dossier à l'adresse : generateursolidarite@unapei.org .

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

18 août 2018

Vidéos -> Jacques Van Rillaer déconstruit le mythe de la psychanalyse

 

2016-05-29-freud-sinistre-jvr-souriant jacques Van-RillaerSérie de 4 émissions sur Youtube dans lesquelles Jacques Van Rillaer déconstruit le mythe de la psychanalyse.

Pensez à aller montrer votre soutien en regardant les 4 parties à votre rythme (le découpage en parties permet d'être plus digeste/pratique, comme des épisodes de série) sur YouTube, en aimant et en vous abonnant si vous le souhaitez :


1 - https://www.youtube.com/watch?v=iPpRoSal-bs
2 - https://www.youtube.com/watch?v=zgU5IFWSLSE
3 - https://www.youtube.com/watch?v=s13BydhQJmI
4 - https://www.youtube.com/watch?v=gqgN-S09144

18 août 2018

La Réunion -> Rentrée scolaire 2018: des élèves en situation de handicap attendent leur accompagnant

article publié sur France info

Des élèves en situation de handicap ne sont pas certains de pouvoir faire leur rentrée ce vendredi. 50 enfants ne seront pas accompagnés cette année par des agents en contrats aidés. 

© Réunion la 1ère
© Réunion la 1ère

E.A. avec Henry-Claude Elma
Publié le 16/08/2018 à 21:01, mis à jour le 17/08/2018 à 16:30

En cette rentrée scolaire 2018, l'Académie de La Réunion souhaite améliorer l'accueil des élèves en situation de handicap. Mais problème avec la baisse des contrats aidés, leur prise en charge risque d'être compliquée et mise à mal. Ces personnels de soutien aux jeunes sont souvent regroupés sous deux sigles : AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) et AVS (auxiliaire de vie social). Ils seraient un peu plus de 1 900 dans l'île. 

La travail et la présence de ces agents sont donc indispensables d'autant que 6 133 jeunes élèves Réunionnais en situation de handicap seront scolarisés cette année, soit 5% de plus que l'an dernier. 

Le reportage d'Henry Claude Elma et Valérie Lusang 
 

Accompagnement des élèves en situation de handicap

 

17 août 2018

L'Allocation de Journalière Présence Parentale (AJPP)

 

L'Allocation de Journalière Présence Parentale (AJPP)

L'allocation journalière de présence parentale n'est pas soumise à condition de ressources (sauf le complément pour frais). Son montant varie en fonction :

https://www.asperansa.org

 

16 août 2018

Nicolas Péju nommé Directeur général adjoint de l'ARS Ile-de-France

 

Nicolas PEJU ARS

Nicolas Péju nommé Directeur général adjoint de l'ARS Ile-de-France

Directeur d'hôpital, ancien élève de l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP 1998-2000) et de l'IEP Grenoble, Nicolas Péju a dirigé la communication de la Fédération hospitalière de France (FHF) de 2002 à 2008.

https://www.iledefrance.ars.sante.fr

 

16 août 2018

Aurélien Rousseau, futur Directeur Général de l’ARS Ile-de-France @HOSPIMEDIA @ARS_IDF

article publié sur le blog des institutionnels

Source : Hospimédia

Aurélien Rousseau va succéder à Christophe Devys au poste de Directeur Général de l’ARS Ile-de-France, le 3 septembre prochain. 

Résultat de recherche d'images pour "aurelien rousseau"

Maître des requêtes au Conseil d’État et depuis l’an dernier président-directeur général de la Monnaie de Paris, il prendra la succession de Christophe Devys, en poste depuis la mi-août 2015. Ce dernier avait pris la suite du directeur général originel de l’agence francilienne, Claude Évin. De sources proches du dossier, d’aucuns ont laissé entendre à Hospimedia que Christophe Devys, âgé de 62 ans, n’a pas demandé à quitter son poste mais en prend acte. Une chose est sûre, il aura signé le 23 juillet l’arrêté de publication du projet régional de santé (PRS) 2018-2022 et mené à bien ces derniers mois la refonte organisationnelle de l’ARS. Quant à la suite, il va réintégrer le Conseil d’État.

Né en 1976 à Alès (Gard), Aurélien Rousseau a d’abord été professeur d’histoire en Seine-Saint-Denis, puis directeur du cabinet de l’adjoint au maire de Paris chargé du projet métropolitain de 2001 à 2006, la municipalité était alors dirigée par le socialiste Bertrand Delanoë. Par la suite, il intègre le Conseil d’État en 2009 à sa sortie de l’École nationale d’administration (Ena, promotion Willy-Brandt). Auditeur puis maître des requêtes, il enseigne parallèlement à Sciences Po Paris et à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

En savoir plus…

14 août 2018

Loi travail et handicap, Muriel Pénicaud nous dit tout Media expert handicap

 

Loi travail et handicap, Muriel Pénicaud nous dit tout Media expert handicap

La loi travail " Pour la liberté de choisir son avenir professionnel " a été définitivement adoptée par l'Assemblée Nationale le 1er août. Cette loi comporte un volet handicap très fort. La volonté du gouvernement était de faire bouger les choses en réformant les dispositifs existants et en renforçant les obligations des entreprises.

https://www.handirect.fr

 

14 août 2018

AESH : le retour du bac - Ecole et Handicap

 

AESH : le retour du bac - Ecole et Handicap

La nouveau décret sur le recrutement des AESH (décret 2018-666 du 27 juillet 2018) ne fait peut-être guère, finalement, que reprendre, mais avec raison, une disposition ancienne que la création des AESH avait fait passer aux oubliettes : la possibilité donnée aux titulaires du baccalauréat de postuler pour un poste d'AESH (Accompagnant des Elèves ...

https://ecole-et-handicap.fr

 

12 août 2018

L'ingénierie pédagogique boostée par l'apport des neurosciences

 

L'ingénierie pédagogique boostée par l'apport des neurosciences

Tribune de Anne Ambrosini Grâce aux multiples découvertes réalisées dans le champ des neurosciences, ce que nous comprenons des approches et méthodes pédagogiques renforce ou renouvelle notre manière de concevoir et de déployer les dispositifs de formation. Quels sont les piliers de l'ingénierie pédagogique du 21e siècle et comment les intégrer dans nos pratiques ?

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