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"Au bonheur d'Elise"
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4 juin 2018

Grande consultation nationale « Familles & Handicap »

 

logo Mission nationale accueils de loisirs & handicap

 

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1 juin 2018

Sophie Cluzel : “Le handicap intéresse et touche, c’est un vecteur d’audience magnifique”

Sophie Cluzel rencontre les employés du restaurant Le Café Joyeux à Paris, en mars 2018

Alors qu’ils représentent 20 % de la population, les handicapés sont quasiment absents à l’antenne, selon le CSA. Une situation que commente Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées.

Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, était présente mardi 29 mai lors de la remise du rapport annuel sur la représentation du handicap à l’antenne du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). L’occasion de revenir avec elle sur un bilan désolant. 

En quoi le travail du CSA est-il nécessaire pour mieux représenter à l’antenne les personnes handicapées ? 

Le CSA fournit un rapport annuel sur ce sujet et ce baromètre est révélateur. On y voit bien l’écart qu’il y a entre 12 millions de personnes en situation de handicap, soit 20 % de la population, et seulement 0,6 % de présence à l’antenne. Le Conseil existe pour veiller à ce que les diffuseurs respectent la loi sur la représentativité (1). Mon équipe et moi travaillons aussi de concert avec lui sur une charte, un lexique. Il incitera les médias à utiliser des mots différemment pour désigner le handicap, pour ne plus blesser. Changeons nos mauvaises habitudes. 

Le handicap encore trop peu visible à la télévision

Faut-il changer la loi et forcer les chaînes de télévision à rendre plus visible le handicap?

La loi existe. Maintenant, il faut l’appliquer et faire un effort de persuasion car le handicap est une force dans un programme. Citons Mention particulière, diffusé par TF1en novembre 2017, et ses 6 millions de téléspectateurs. C’est un vecteur d’audience magnifique : le handicap intéresse et touche. Il faut en faire un sujet glamour. Embarquons sur des belles histoires, ne soyons pas non plus dans l’angélisme mais dans la juste représentation.

“Il est primordial de lever l’autocensure des jeunes handicapés, qui hésitent à se tourner vers ces professions.” 

Et puis les temps changent. On peut féliciter, par exemple, l’ensemble du groupe France Télévisions qui, en 2017, a vraiment joué le jeu de la représentativité. Cent heures de diffusion consacrées aux jeux Paralympiques d’hiver de PyeongChang avec une équipe sur place. Quand toute une chaîne s’implique, ça fonctionne.  

Quel autre cap faut-il franchir ?

Il faut corriger le recrutement des personnes handicapées dans les métiers de l’audiovisuel. Il n’est pas difficile mais c’est sa mise en œuvre qui pèche. Il est primordial de lever l’autocensure des jeunes handicapés, qui hésitent à se tourner vers ces professions. L’exemple de cet étudiant, en fauteuil, admis à l’école de journalisme ESJ Paris est révélateur. Il a été recruté mais ne pouvait pas accéder aux locaux. Lui pourra finalement y étudier, mais les écoles de journalisme ont un gros effort à fournir sur le plan technique. Nous avons donc encore des freins physiques. Cette accessibilité que l’on réclame doit être universelle. Il faut aussi qu’elle passe par les contenus proposés dans les structures d’enseignement. 

 

(1) Article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986 modfifiée : « Le CSA a pour mission de veiller auprès des éditeurs de services radio et de télévision à ce que la programmation reflète la diversité de la société française. »

29 mai 2018

Simplification en cas de handicap: des droits acquis à vie?

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Le député Adrien Taquet devait plancher sur la simplification des démarches des personnes handicapées. Il remet son rapport "Plus simple la vie" avec 113 propositions : fusion de l'AAH et de l'ASI, droits acquis à vie...

Par , le 28-05-2018

Le système de prestations sociales en faveur des personnes handicapées est "illisible" et il y a "urgence à le simplifier", affirme le député Adrien Taquet dans un rapport (287 pages ! en lien ci-dessous) réalisé avec Jean-François Serres, membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese), remis le 28 mai 2018 au Premier ministre Edouard Philippe. 113 propositions au total pour "restaurer les conditions de la confiance". "Parce que plus de 10 millions de personnes sont aujourd'hui concernées par le handicap et subissent quotidiennement la complexité et la lenteur des démarches administratives", explique le Premier ministre dans un communiqué, il a demandé aux rapporteurs de proposer des solutions concrètes de simplification des démarches administratives et de fluidification des parcours des personnes en situation de handicap. Ils sont ainsi plus de 10 000 Français à avoir témoigné dans le cadre d'une consultation en ligne. 

Les prestations de compensation

Le député (LREM) veut notamment "refondre le système de compensation à destination des enfants". Jusqu'à 20 ans, il existe deux prestations -la prestation de compensation du handicap (PCH) et l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH)- dont "le rôle et le statut sont flous et se confondent", explique-t-il.

Fusion de l'AAH et de l'ASI

Le rapport plaide aussi pour la fusion des minima sociaux pour les adultes handicapés (AAH) et en invalidité (ASI), dans le cadre d'un "rapprochement" entre les deux régimes.

Sans limitation de durée

D'autres mesures visent à conférer des prestations "sans limitation de durée" aux personnes les plus lourdement handicapées : au-delà d'un taux d'incapacité de 80%, les allocations (AEEH puis AAH) seraient ainsi accordées "à vie".

Simplifier l'attribution de la PCH

Adrien Taquet propose par ailleurs de "simplifier le mode d'attribution de la PCH". Cette aide, qui peut financer un emploi à domicile ou des travaux, serait ainsi versée sur facture et non plus sur devis.

Supprimer la barrière d'âge

Il demande en outre de "supprimer la barrière d'âge" qui empêche les personnes âgées de 75 ans et plus de bénéficier de la PCH. Proposition qui a d'ailleurs déjà été adoptée par l'Assemblée nationale le 17 mai 2018 (article en lien ci-dessous).

Et maintenant ?

"Les mesures proposées, parce qu'elles ont été construites directement avec et pour les usagers, visent à améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap et de leur famille", assure le gouvernement. Il affirme que "certaines ont vocation à être mises en œuvre rapidement", par exemple lorsqu'elles "mettent fin aux démarches administratives obligeant les personnes à apporter en permanence les preuves de leur handicap, même lorsque cela est inutile". D'autres nécessiteront des travaux plus approfondis et une concertation des acteurs concernés. Ces travaux s'inscriront, d'une part dans le projet d'Action publique 2022 qui vise à simplifier et améliorer les services publics, d'autre part dans le grand chantier de construction d'une société inclusive, que le gouvernement qualifie de "fil rouge" de son action depuis plus d'un an.


 

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Sur le web

26 mai 2018

Brigitte JEANVOINE & Christian FAVIER au forum de la MDPH du Val-de-Marne

P1070473Trott'Autrement & Ciné-ma différence participait hier au Forum MDPH 94 sur le stand Envol Loisirs ... Christian FAVIER & Brigitte JEANVOINE se sont longuement arrêtés sur le stand.

Ce fut l'occasion d'avoir un long échange avec M. Favier, président du Conseil départemental du Val de Marne et Mme Jeanvoine, vice-présidente en charge des Solidarités en faveur de l'autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées.


Marie-Françoise LIPP pu notamment présenter nos activités de loisirs et expliciter la démarche du Collectif Autisme Val de Marne créé récemment ...

 

 

 

P1070509

Forum de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH)

Vendredi 25 mai, les professionnels de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) vous reçoivent à la Maison des Syndicats (Créteil). C'est l'occasion de poser vos questions et de rencontrer des associations et services spécialisés dans le champ du handicap.

https://www.valdemarne.fr



 

 P1070558

 

Affiche Collectif Autisme VDM-page-001

 

24 mai 2018

Quand le handicap devient une valeur ajoutée pour l'entreprise.

 

Quand le handicap devient une valeur ajoutée pour l'entreprise.

Virginie Delalande est une femme "qui en impose". Par son charisme, certes, mais aussi par son CV : juriste de formation, avocate, responsable de service juridique pour une grande compagnie d'assurance, et depuis peu à la tête de sa propre entreprise de coaching pour adultes en situation de handicap, Handicapower.Car Virginie Delalande est aussi sourde profonde de naissance.

https://www.village-justice.com

 

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23 mai 2018

Le projet de loi contre les violences sexuelles prendra en compte les personnes handicapées

 

Le projet de loi contre les violences sexuelles prendra en compte les personnes handicapées

Les personnes handicapées, 1ères victimes de violences sexuelles, seront pris en compte dans le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, avec les applaudissements des députés, malgré l'opposition de Marlène Schiappa, secrétaire d'État de l&#039

http://blogs.lexpress.fr

 

23 mai 2018

Vendredi 25 mai 9h -> Forum MDPH Val de Marne - Maison des Syndicats · Créteil

23 mai 2018

L’AAH dans le collimateur du ministère de l’Économie ?

article publié dans Faire-face

Bruno Lemaire : « Expliquer qu’on va réduire la dépense publique sans rien toucher aux aides sociales, ce ne serait pas cohérent et pas juste, ni lucide. »

Une note de Bercy, révélée par Le Monde, propose des pistes pour diminuer le coût de l’allocation adulte handicapé et d’autres prestations sociales. Aucune mesure n’est encore arrêtée, mais le gouvernement envisage bien de réduire le budget des aides sociales.

« Maîtriser les flux d’entrée en [révisant] les critères d’attribution. » La direction du budget a des idées pour réduire le poids financier de l’allocation adulte handicapé (AAH). Et, plus généralement, de nombreux dispositifs d’aide existants : allocation personnalisée pour l’autonomie, aides personnelles au logement, …

Cette proposition figure dans un document intitulé “Transformer les prestations sociales” que Le Monde s’est procuré. Une synthèse des pistes avancées par les hauts fonctionnaires du ministère de l’Économie et des finances.

« Revoir plus périodiquement le stock » de bénéficiaires

Concernant l’AAH, des « disparités fortes »existent entre départements, relèvent-ils également. Ils proposent d’« uniformiser (…) les pratiques de prescription ».

De plus, ils suggèrent de « revoir plus périodiquement le stock »de bénéficiaires de l’AAH (sic !). Cela signifierait donc réduire la durée d’attribution pour certains allocataires. Ils avancent une autre idée : « Inciter effectivement à la reprise d’activité ». Comment ? L’extrait publié par Le Monde, vendredi 18 mai, ne le précise pas.

« Un document de travail. »

« Il s’agit d’un document de travail technique de l’administration », a expliqué à l’AFP le ministère des Comptes publics. En clair, aucune décision n’est encore arrêtée, que ce soit sur l’AAH ou les autres prestations.

Sollicité par Faire-face.fr, le cabinet du secrétariat d’État chargé des personnes handicapées confirme : « Le durcissement des critères d’attribution de l’AAH n’est qu’une piste de réflexion évoquée dans un document de travail. Nous en sommes actuellement très loin. Les arbitrages politiques seront rendus en juillet. »

« Réduire la dépense publique. »

Mais, ce qui est d’ores et déjà certain, c’est que le gouvernement envisage bien d’alléger l’enveloppe budgétaire consacrée aux aides sociales. Ces prestations représentent aujourd’hui un quart (26 %) de l’ensemble des dépenses publiques.

« Expliquer qu’on va réduire la dépense publique sans rien toucher aux aides sociales, ce ne serait pas cohérent et pas juste, ni lucide vis-à-vis des Français », a expliqué Bruno Lemaire, dimanche 20 mai. Le ministre de l’Économie était invité du Grand rendez-vous Europe 1Les Echos – Cnews. Reste à savoir quel sera le sort réservé à l’AAH.

Lire aussi

Bruno Lemaire a certes beau jeu de préciser que « nous faisons attention aux plus fragiles (…) lorsque nous augmentons l’allocation aux adultes handicapés ». Le montant de l’AAH va en effet être progressivement porté à 900 € d’ici fin 2019. Mais, dans le même temps, le gouvernement pourrait très bien durcir les conditions d’accès.

Il a d’ailleurs déjà pris deux mesures, le gel du plafond de ressources pour les couples et la fusion des deux compléments d’AAH, qui restreignent la portée de cette revalorisation. Des allocataires risqueraient alors de se retrouver exclus du dispositif. Un jeu gagnant-perdant.

evolution-nombre-allocataires-AAH

 

 

L’AAH, 10 milliards d’euros par an

Le poids financier de l’AAH a quasiment doublé depuis 2005. L’enveloppe est ainsi passée de 5 milliards d’euros à près de 10 milliards en 2018. Soit un peu moins que celle du RSA. Cette croissance est essentiellement due à l’augmentation du montant maximum de l’AAH de 620 € en 2007 à 820 € aujourd’hui. De plus, la hausse du plafond de ressources y ouvrant droit a mécaniquement conduit à une inflation du nombre d’allocataires. Il a bondi, sur la même période, de 800 000 à plus d’un million.

23 mai 2018

"Se débarrasser du mot handicap et valoriser la différence"

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Marc Levy, l'auteur français contemporain le plus vendu, avec 40 millions de livres dans 49 langues, a fait de Chloé, jeune femme amputée, l'héroïne de son dernier roman "Une fille comme elle". Un culte de la différence en librairie le 22 mai 2018.

Par , le 21-05-2018

Handicap.fr : Pourquoi avoir choisi comme héroïne de votre dernier roman, Une fille comme elle, une jeune femme amputée des deux jambes ?
Marc Levy : Je peux vous faire une réponse très sincère ? J'ai écrit 17 romans dans lesquels mon héroïne n'avait pas de handicap et on ne m'a jamais demandé pourquoi elle n'avait pas de handicap. L'expliquer serait en fait tout le contraire de la philosophie de ce livre.  Chloé est en fauteuil roulant mais elle est une femme à part entière et c'est la seule chose qui compte.

H.fr : Je vous ai posé cette question car on ne peut pas nier qu'il y a une gêne face au handicap et, à part pour le carton d'Intouchables, ce n'est pas un sujet très « vendeur »…
ML : La question n'est pas là, j'écris sans calcul, par désir et par envie de raconter une histoire qui me touche. Alors si le fait que mon héroïne est en fauteuil gène certains lecteurs, je veux croire qu'à la fin du roman, ils aimeront Chloé autant que je l'aime, ils auront compris que la définir par son handicap serait bien mal la connaître. Le handicap est une réalité, un combat de tous les jours pour un grand nombre de personnes mais ce n'est pas ce qui définit un être humain. Je l'ai compris en intégrant la Croix-Rouge. J'avais 18 ans, j'ai découvert que ce mot « handicap » était bien handicapé pour définir ceux que je côtoyais, des hommes, des femmes, des enfants, des êtres riches de brillance, d'intelligence, de résilience… Alors, finalement, je vais vous dire pourquoi j'ai fait de mon héroïne une jeune femme qui a perdu ses jambes : parce qu'à la fin du roman, tout le monde aura oublié qu'elle se déplace en fauteuil. Le lecteur aura dépassé de loin l'apriori qu'il avait sur son handicap et aura pu la connaître pour qui elle est.

H.fr : Y avait-il d'autres personnages en situation de handicap dans vos précédents romans ?
ML : Tous mes personnages ont un handicap, c'est par les failles que la lumière entre et sort.

H.fr : Comment vous est venue cette idée ?
ML : Il est assez difficile de répondre sincèrement à cette question parce que les idées sont, par définition, assez spontanées. Quand j'ai commencé à la Croix-Rouge, je travaillais dans une unité de désincarcération urbaine, c'est-à-dire de secours aux accidentés de la route. Nous sommes en 1977, le Samu n'en est qu'à ses balbutiements et accepte de former une centaine de secouristes de la Croix-Rouge à l'urgence urbaine. Le jour de mes 18 ans, je pars en intervention sur un accident qui va coûter la vie à un jeune homme de mon âge. En une fraction de seconde, j'ai pris conscience de la fragilité de la vie. Elle est au cœur de ce roman. Celle de Chloé bascule en un instant mais, ce que le roman raconte, c'est la façon dont elle se reconstruit.

H.fr : Vous mentionnez des détails assez techniques sur le handicap, la rééducation. Où avez-vous puisé ces infos ?
ML : En étant bénévole, je me suis beaucoup occupé de personnes handicapées et, encore aujourd'hui, j'accompagne plusieurs associations. Mais inversons la question ; si Chloé avait ses deux jambes personne ne me demanderait comment j'ai fait pour décrire sa vie. La vie et les contraintes d'une personne handicapée font partie de mes centres d'intérêt et de mes préoccupations depuis toujours. Je n'ai jamais eu peur d'aller à la rencontre, de poser des questions, de m'interroger.

H.fr : C'est une panne d'ascenseur qui nourrit l'intrigue de votre roman, laissant Chloé prisonnière de son appartement….
ML : À New-York, ville dans laquelle se passe l'intrigue, il existe encore 63 immeubles où l'ascenseur est entièrement manuel et nécessite un liftier. Il devient une sorte de confessionnal et le liftier un incroyable passeur qui sait tout de la vie des occupants. L'idée même du livre est née d'une rencontre dans l'un de ces immeubles avec un vrai liftier, et d'ailleurs monsieur Rivera, l'un de mes protagonistes, existe bel et bien.

H.fr : Vous écrivez que New York est une ville qui accepte toutes les différences ; les comportements à l'égard des personnes handicapées sont-ils plus tolérants qu'en France ?
ML : New York est une ville qui accepte tellement toutes les différences qu'elle en devient indifférente aux différences. Pourtant la situation de handicap nécessite une prise de conscience en matière d'urbanisme. La mairie de New York a fait beaucoup d'effort en ce sens, tardivement, mais la situation progresse. Les feux de signalisation sont tous sonores, les marquages au sol réalisés, les trottoirs surbaissés. Il y a encore un travail colossal à faire au niveau du métro. Mais ce que je raconte dans le livre est vrai ; pourquoi l'héroïne rechigne à prendre le bus ? Parce que les gens ne veulent pas attendre qu'on déploie la rampe, parce que son fauteuil gène le passage…

H.fr : On trouve donc à New York les mêmes problématiques d'accessibilité qu'en France. Vous avez testé le métro ?
H.fr : Je le prends tous les jours. Sur 341 stations, seules 102 sont accessibles. Et, les ascenseurs sont souvent en panne. La scène où Chloé panique dans le métro est authentique.

H.fr : On présente pourtant toujours les États-Unis comme un exemple dans ce domaine…
ML : Il est vrai que tous les commerces sont accessibles ; ils n'ont pas forcément une rampe mais disposent d'une sonnette pour que le commerçant puisse venir vous aider. Dans ce roman, j'en parle comme j'ai toujours parlé du reste, pas pour donner des leçons de morale, pas pour faire des reproches mais pour partager car j'ai cette conviction d'écrivain qui est que la meilleure façon de faire aimer les choses c'est de les partager. Si, à la fin du roman, vous aimez Chloé autant que je l'aime, eh bien ses problématiques vont vous toucher. Il y a peut-être des gens qui regarderont une personne en fauteuil dans un bus en se souvenant d'elle et diront : « Je peux vous aider ? ». Si j'ai réussi ça, même avec une ou deux personnes, je n'aurais pas écrit ce livre en vain.

H.fr : Vous abordez également la sexualité et le rapport au corps mutilé…
ML : C'est en effet important mais le plus important c'est que le lecteur transcende son handicap lorsque Chloé fait l'amour. Elle n'est pas « handicapée », elle est « femme » et, entre guillemets car je suis un homme marié et amoureux de sa femme, j'éprouve du désir pour elle.

H.fr : Une fille comme elle suggère une « fille d'exception » mais on se rend compte dans le récit qu'il est utilisé de façon péjorative par un des protagonistes. « Comme elle » signifie en réalité « handicapée ».
ML : C'est le cas pour un personnage mais ce n'est pas le cas pour plein d'autres. Bouteille à moitié pleine ou vide ? Certains verront Chloé parce qu'elle est rayonnante, d'autres verront d'abord son fauteuil. Mon travail de romancier consiste à mettre en lumière ou plutôt à mettre de la lumière sur nos différences et à les faire aimer.

H.fr : Vous éditez la plupart de vos livres en audio ?
ML : Tous, depuis le premier et aussi en gros caractères. C'est très important pour moi que les personnes malvoyantes ou non-voyantes puissent « lire ».

H.fr : Votre lectorat « audio » est au rendez-vous ?
ML : Le livre audio est accessible à tous. En Allemagne comme aux États-Unis, de nombreux lecteurs écoutent des livres dans les transports, voire même en travaillant pour ceux qui ont des activités manuelles.

H.fr : Le fait que Chloé soit lectrice pour des livres audio n'est donc pas un hasard…
ML : Justement, je suis en train de lui demander si elle ne voudrait pas enregistrer ce roman (Rires).

Une fille comme elle, Marc Levy, éditions Robert Laffont, parution le 22 mai 2018.

© Antoine Verglas Studio

 

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Sur le web

 

23 mai 2018

Saint-Victor-sur-Rhins -> Deux enfants sèment la terreur ... l'école ferme !

RMC "La grande gueule du jour"

Débat intéressant à plus d'un titre ... (Jean-Jacques Dupuis)

22 mai 2018

École fermée après des incidents: "Cela risque de stigmatiser ces écoliers en situation de handicap", estime l'inspecteur académ

 

École fermée après des incidents: "Cela risque de stigmatiser ces écoliers en situation de handicap", estime l'inspecteur académique

L'école de Saint-Victor-sur-Rhins, dans la Loire, a été fermée après un incident survenu en CP la semaine passée avec un enfant souffrant de troubles du comportement. Par cette fermeture exceptionnelle, la mairie souhaite obtenir de l'inspection académique une prise en charge de deux écoliers handicapés plus adaptée.

https://www.20minutes.fr

 

22 mai 2018

Soirées de découverte natation sport adapté à VILLEJUIF mai & juin 2018

Soirée de découverte - Natation Villejuif 2018-page-001

Soirée de découverte - Natation Villejuif 2018-page-002

Le club de natation de Villejuif et la ligue sport adapté Ile de France vous invitent à des soirées de découverte natation sport adapté aux dates suivantes :
  • ​Mardi 29 juin de 18h à 19h 
  • Mardi 12 juin de 18h à 19h
  • Mardi 19 juin de 18h à 19h​
Nous vous donnons rendez-vous le au stade nautique Youri Gagarine - 67 rue Youri Gagarine - 94800 Villejuif
 
Ces soirées de découverte sont sur inscription, vous trouverez le dossier en pièce-jointe.
 
Le nombre de place est limité, n’oubliez pas de vous inscrire.
 
Je vous remercie et reste à votre disposition.
 
Bien cordialement,
 
Esther NOMMÉ
Responsable du développement
Ligue Sport Adapté Ile de France
 
P : 06 73 47 07 92

18 mai 2018

Handicap : le manque de places pèse partout

article publié dans La Gazette en Yvelines

Dans les Yvelines, 5 200 places sont disponibles. Un nombre insuffisant qui conduit parfois établissements et familles à faire des choix. Depuis le mois de novembre, le Département a lancé un groupe de travail et explore plusieurs pistes, renforçant le contrôle.

« Il y a un problème d’embouteillages des parcours », reconnaît Marie-Hélène Aubert (SE), vice-présidente en charge de l’autonomie au Département, du manque de places pour les personnes handicapées, tous âges et handicaps confondus. Un manque de places qui pénalise et peut compliquer la prise en charge de certains patients mais aussi le fonctionnement des établissements, certains étant peu adaptés à l’âge ou à la pathologie des malades.

Dans les Yvelines, le Département recense 5 200 places d’accueil pour tous types d’établissements et de handicaps. « En Île-de-France, nous sommes le département avec le plus fort taux de places disponibles par habitant, détaille Marie-Hélène Aubert. Mais ce n’est pas suffisant. » Avec l’implantation en 2020 d’un établissement dédié à l’autisme (voir article ci-contre, Ndlr), l’élue espère soulager les familles comme les établissements, et éviter que certaines structures continuent pour certaines de pratiquer une sélection des patients.

« J’ai 84 personnes en liste d’attente pour même pas une entrée par an », soupire Valérie Ali Dra, directrice du foyer de vie Pierre Delomez, situé à Breuil-Bois-Robert, et du foyer d’hébergement des Cordeliers, à Mantes-la-Jolie. Ils sont gérés par l’association Délos Apei 78, qui compte 19 établissements d’accueil dans les Yvelines.

Le plus jeune pensionnaire de ce foyer de vie de 42 places a 24 ans. Le plus vieux, 67 ans. « La liste d’attente ne descend jamais en dessous de 60 personnes, détaille Valérie Ali Dra de la situation. Je n’ai pas de visibilité sur plusieurs années. » Une salariée s’occupant de la gestion des dossiers confirme : « Parfois, on ne peut que souhaiter bonne chance
aux familles pour leurs recherches. » Une fois entrés dans ce foyer, les malades y passent généralement le reste de leur vie.

« C’est là où on manque le plus de place, c’est par le sommet que ça coince et en cascade en-dessous », détaille Marie-Hélène Aubert. En cause notamment, « l’espérance de vie des personnes en situation de handicap, qui augmente chaque année ». Pour tenter de résoudre ce problème a minima, le foyer de vie va réaliser une extension destinée aux plus âgés. « Il y a aura environ huit places », détaille la directrice de l’établissement de ce projet qui sera financé par le Département.

« A la marge on le fait, quand la réhabilitation d’un établissement est nécessaire, complète Marie-Hélène Aubert. On ne multiplie pas car les foyers de vie sont exclusivement à charge du Département. On cherche plutôt d’autres solutions d’accueil. » La vice-présidente prône plutôt « la création d’unités spécifiques dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, comme ce qu’il se fait pour les personnes atteintes d’Alzheimer, mais pour le handicap psychique ».

Face au foyer de vie Pierre Delomez, l’Institut médico-éducatif (IME) du Breuil accueille 105 enfants. Là aussi, les places sont prises et l’établissement engorgé. « Normalement, nous accueillons jusqu’à 20 ans, explique le directeur de l’IME, Sylvain Ulloa-Davis. Mais actuellement, cinq d’entre eux sont sous dérogation. » Elles s’appliquent dans le cadre de l’amendement Creton, promulgué en 1989, qui permet aux jeunes sans solutions à l’âge de sortie de l’IME d’y rester « tant qu’une solution n’est pas trouvée entre l’établissement et la famille », poursuit le directeur.

Actuellement, « une centaine d’enfants » seraient dans cette situation dans le département, selon Marie-Hélène Aubert. Pour le directeur de l’IME, un travail avec les familles est nécessaire : « Certaines ont peur de couper le cordon, même si cela reste minoritaire. En revanche, il ne faut pas attendre que l’enfant ait 18 ans pour préparer sa sortie. Plus tôt on y réfléchit, plus la famille l’accepte. »

Pour les établissements, le manque de places se traduit parfois par une sélection à l’entrée. « Il se pratiquait, il y a quelques années, des périodes d’évaluations-admissions » rappelle Sylvain Ulloa-Davis, d’essais destinés à observer le comportement du patient au sein de l’établissement, décidés selon lui pour ne pas compliquer les prises en charge existantes. Si la pratique est normalement interdite, le directeur précise : « C’est un tri, mais pour le bon fonctionnement de l’établissement. »

« Si l’enfant est violent, ne supporte pas la vie en groupe, c’est compliqué d’adapter le fonctionnement, poursuit-il. Mais dans ce cas, les situations complexes sont souvent rejetées. » Une situation qui se présente également chez sa collègue du foyer de vie. « On en revient à examiner le dossier du patient, cela nous oblige à calculer les risques, souligne Valérie Ali Dra. Nous ne sommes pas un foyer d’accueil médicalisé, nous ne pouvons pas assurer les prises en charges lourdes. »

Depuis novembre dernier, un groupe de travail réunit le Département, la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) et les établissements, dans le cadre du rapport « Zéro sans solution », remis par Denis Piveteau, conseiller d’État, en 2014. « Ce rapport a mis en place la réponse accompagnée pour tous, détaille Marie-Hélène Aubert. Elle permet de toujours avoir un plan B pour une situation donnée, jusqu’à ce que la première solution aboutisse. »

Ce rapport renforce également le rôle de la MDPH et lui permet désormais « d’avoir une visibilité sur toutes les places disponibles dans le Département », poursuit l’élue. Elle ajoute : « Ainsi, elle pourra directement orienter le jeune, savoir pourquoi il n’est pas pris, faire pression sur les établissements et arrêter le tri si le risque de dégénération du handicap n’est pas fondé. »

Par des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens, le Département entend également faire peser une pression financière sur les structures pouvant être tentées d’opérer une sélection pour s’épargner les cas les plus difficiles. « Les financements seront organisés, pérennes, détaille Marie-Hélène Aubert. Cela va obliger les établissements à se plier à certaines exigences, on verra les établissements qui ne jouent pas le jeu. »

17 mai 2018

Accueil de loisirs et handicap : une enquête avant des mesures concrètes

article publié dans Faire-face

Dès maintenant, il est possible de témoigner sur le site Internet de la mission.

La mission nationale Accueils de loisirs et handicap lance une grande enquête auprès des parents d’enfants en situation de handicap. Avec un double objectif : d’abord recenser les besoins, les manques et les bonnes pratiques. Ensuite, en partenariat avec la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), mettre en place des mesures concrètes pour y répondre.

220 000 familles perçoivent l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH). Autant de familles qui pourraient vouloir s’adresser à un centre d’accueil de loisirs sans hébergement pour leurs enfants, en dehors des temps scolaires. C’est donc à elles que s’adresse la mission nationale Accueils de loisirs et handicap. Mise en place à l’automne 2017, à l’initiative de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), elle entend recueillir leurs témoignages.

L’enquête se déroule en trois phases. Dès maintenant, il est possible de témoigner sur le site Internet de la mission. Puis, le 16 mars, un questionnaire, traité par l’institut Opinionway, sera disponible en ligne pendant deux mois. Pour que l’enquête soit fiable, il faut au moins 1 500 à 2 000 répondants.

Enfin, de juin à octobre, des questionnaires plus détaillés seront réalisés auprès de personnes volontaires. Le but : établir des monographies plus pointues, selon les tranches d’âge ou les pathologies par exemple.

Connaître les besoins et agir

Laurent Thomas, fondateur de Loisirs Pluriel, pilote cette mission. Il observe ainsi un manque d’informations sur le sujet: « On ignore à quel point des familles pourraient s’autocensurer, et se priver des centres de loisirs. Pour celles qui y inscrivent leurs enfants, on a besoin de savoir si elles sont satisfaites, si elles doivent elles-mêmes financer un accompagnement supplémentaire pour leur enfant ou si le centre le met à disposition, etc. »

Une fois le diagnostic posé, il s’agira de passer à l’action. Ce que devrait faciliter l’existence d’une mission nationale comme celle-ci, selon Bénédicte Kail, conseillère nationale Éducation et famille à l’APF: « Nous allons pouvoir réfléchir directement avec les acteurs concernés pour mettre en place les mesures opérationnelles qui s’avéreront utiles. »

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En veillant bien à répondre aux besoins de l’enfant, et non à ceux de la structure: « Une aide humaine ne devrait pas compenser un manque d’accessibilité ! Nous plaidons pour des animateurs supplémentaires, formés, capables d’adapter leurs programmes à tous les enfants, dans des centres accessibles, plutôt que pour une aide humaine systématique qui pourrait couper l’enfant des autres. Une aide humaine oui, mais quand elle est nécessaire. »

Disposer de moyens financiers supplémentaires

Laurent Thomas pointe d’emblée la question des moyens financiers. La Cnaf mobilise aujourd’hui 25 millions d’euros par an pour l’accueil en centres de loisirs. Le besoin d’accompagnement d’un enfant en situation de handicap génère un coût de neuf euros par heure.

À raison de 250 à 300 heures passées en centre de loisirs par an, si un tiers des familles ayant un enfant handicapé souhaitent l’inscrire dans un tel centre (une proportion équivalente à celle des parents d’enfants valides), il faudrait une enveloppe de 200 millions d’euros environ. Laurent Thomas prévoit donc qu’il faudra trouver un chiffre médian permettant que les centres d’accueil et de loisirs soient le fer de lance de la société inclusive qu’il appelle de ses vœux. Sophie Massieu

17 mai 2018

Centres de loisirs et périscolaire

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article publié sur le site de Toupi

 

 

Les enfants en situation de handicap doivent pouvoir être accueillis comme les autres dans les centres de loisirs municipaux et dans les activités périscolaires. Le Défenseur des Droits l’a rappelé dans une décision datée du 30 novembre 2012, en faisant référence à la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, à la Convention internationale des droits de l’enfant et au Code de l’Action Sociale et des Familles.

Souvent, pour qu’un accueil en centre de loisirs et lors des activités périscolaires puisse se faire, l’enfant porteur d’un handicap cognitif a besoin d’un accompagnant individuel.

Cantine et temps péri-éducatifs (dits TAP ou ARE)

Certaines communes (comme Paris) prévoient l’accompagnement des enfants sur ces temps de cantine et d’ARE ou TAP. Elles peuvent solliciter le  fonds Publics et Territoires pour cela.

Une circulaire du 11 juin 2003 prévoyait que les AVS payées par l’Education Nationale puissent accompagner sur les temps périscolaires mais elle a été abrogée. Pour mémoire, cette circulaire indiquait : “Les auxiliaires de vie scolaire interviennent à titre principal pendant le temps scolaire, mais aussi dans les activités péri-scolaires (cantine, garderie, …) qui sont une condition de possibilité de la scolarité.”

La nouvelle circulaire du 3 mai 2017 renvoie aux collectivités locales la responsabilité de l’accompagnement sur les temps périscolaires. Elles peuvent le cas échéant recruter l’AVS qui suit l’enfant sur les temps scolaires pour la rémunérer sur les temps périscolaires. La nouvelle circulaire indique que le besoin d’accompagnement sur les temps périscolaires devraient faire l’objet d’une notification de la MDPH et pourtant, cela ne fait pas partie de ses prérogatives.

Cependant, il faut noter qu’une jurisprudence du Tribunal Administratif de Rennes du 30 juin 2016 s’appuie sur l’article L917-1 du Code l’Education pour indiquer que l’accompagnement sur certains temps périscolaires peuvent relever de l’Education Nationale : “Des accompagnants des élèves en situation de handicap peuvent être recrutés pour exercer des fonctions d’aide à l’inclusion scolaire de ces élèves, y compris en dehors du temps scolaire. Ils sont recrutés par l’Etat, par les établissements d’enseignement mentionnés au chapitre II du titre Ier et au titre II du livre IV de la deuxième partie ou par les établissements mentionnés à l’article L. 442-1.”

Notons également que les communes ne sauraient refuser un enfant dans des activités périscolaires ou à la cantine au motif qu’il est handicapé, ce qui serait une discrimination. Donc soit elles l’acceptent sans accompagnement, soit elles pourvoient à l’accompagnement si celui-ci s’avère nécessaire.

 

Centre de loisirs et garderie

Selon les villes, les modalités d’un accompagnement en centre de loisirs et garderie peuvent varier :

  • A Paris, une extension du PPS est élaborée, avec le directeur du centre de loisirs, pour les activités péri et extra-scolaires, ce qui peut permettre d’avoir un animateur supplémentaire affecté à l’accompagnement de l’enfant handicapé.
  • Dans certains départements, une demande est faite à la MDPH pour un accompagnement par un AVL (auxiliaire de vie loisirs).
  • Dans d’autres départements, la MDPH peut statuer sur une aide financière permettant aux parents de recruter un accompagnant.
  • Il existe dans certaines villes des centres de loisirs pour enfants handicapés et valides, notamment ceux opérés par l’association Loisirs Pluriel. Paris compte 9 centres de loisirs à parité pour enfants handicapés et valides.

Si aucune modalité d’accompagnement en centre de loisirs n’est prévue dans votre commune, nous vous recommandons de vous adresser au maire de votre commune et de faire référence à la décision du Défenseur des Droits pour essayer d’obtenir l’accompagnement de votre enfant au centre de loisirs.

Les mairies ont la possibilité de solliciter le fonds Publics et Territoires de la CAF pour les aider à financer les moyens nécessaires pour l’accueil des enfants handicapés dans les activités périscolaires et extra-scolaires. N’hésitez donc pas à transmettre à votre maire la circulaire de la CNAF qui leur indique les modalités d’accès à ce fonds.

17 mai 2018

Maltraitance : les personnes handicapées mieux protégées ?

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Les députés ont voté un amendement pour obliger les établissements médico-sociaux à désigner "un référent intégrité physique" afin que les personnes accueillies soient sensibilisées à ce risque et puissent se faire aider en cas d'agression.

Par , le 17-05-2018

L'Assemblée a adopté le 16 mai 2018 un amendement LREM pour aggraver les peines en cas de non-assistance ou "non dénonciation d'actes de mauvais traitements, d'agressions ou d'atteintes sexuelles" sur un mineur de moins de quinze ans.

Sur personnes vulnérables

La non-assistance à personne en danger, qui est punissable de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende dans le code pénal, le sera de sept ans et de 100 000 euros pour un mineur de moins de 15 ans, selon l'amendement voté dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de loi de lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Quant à la non-dénonciation aux autorités "des mauvais traitements, agressions ou atteintes sexuelles infligés à une personne vulnérable", la peine, qui est de trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende, sera portée à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros lorsque cela concerne un mineur de moins de 15 ans.

Un référent intégrité physique

Les députés ont également adopté un amendement du LREM Adrien Taquet pour obliger les établissements et services sociaux et médico-sociaux à désigner "un référent intégrité physique" parmi les membres de leur personnel afin que les personnes accueillies "soient sensibilisées à ce risque et aient la possibilité de se faire aider en cas d'agression". "Cet amendement vise à lutter efficacement contre les violences physiques, notamment sexuelles, infligées aux personnes en situation de handicap. En effet, de nombreuses femmes vulnérables sont victimes quotidiennement d'agressions sexuelles, tant en milieu ordinaire qu'en établissement spécialisé", a expliqué M. Taquet. En 2016, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes rapportait que 72% des femmes handicapées seraient victimes de violences, selon le député.

Depuis le 1er janvier 2017, déjà, un décret (N° 2016-1813) précise que tous les établissements et services sociaux et médico-sociaux ont « obligation de signaler tout dysfonctionnement grave ou événement ayant pour effet de menacer ou de compromettre la santé, la sécurité ou le bien-être des personnes prises en charge » (article en lien ci-dessous).

 

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Sur Handicap.fr

16 mai 2018

Urgence handicap : dépôt de plainte contre l'Etat français

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Des associations déposent une réclamation collective devant le Conseil de l'Europe pour faire condamner l'Etat français pour violation des droits fondamentaux des personnes handicapées.

Par , le 15-05-2018

 

Exil en Belgique, loin de sa famille pour Ryad, 21 ans. Difficulté pour André à se soigner par manque d'accessibilité aux cabinets médicaux. Impossibilité de trouver un appartement adapté pour Olivia, 28 ans, paraplégique. 5 000 euros de reste à charge pour le fauteuil de Ricardo. Eliane et Jean-Luc, démunis face au handicap psychique de Manon, 28 ans, qui a fait plusieurs tentatives de suicide. Des familles à bout ? Des droits bafoués ? Face à cette situation critique pour de nombreux Français touchés par le handicap, le Forum européen des personnes handicapées et Inclusion Europe, soutenus par un collectif de cinq associations françaises (APF France Handicap, CLAPEAHA, FNATH, Unafam et Unapei), tous handicaps confondus, déposent, en mai 2018, une réclamation devant le Conseil de l'Europe pour faire condamner l'Etat français pour « violation des droits fondamentaux des personnes handicapées ».

Une situation dégradée

L'Etat français, signataire de textes internationaux qui l'engagent, est en effet responsable de l'accès pour chaque citoyen handicapé aux droits les plus fondamentaux. Or, ce collectif constate que, contrairement aux principes énoncés par ces conventions, un « retard considérable a été pris depuis des années » et juge que « en 2018, les personnes handicapées voient leur situation sociale profondément impactée et se dégrader ». Plusieurs carences majeures sont identifiées. « Le défaut de propositions de l'Etat français » laisse les personnes handicapées privées de leurs droits d'accès à des services spécialisés, à des aides personnelles mais également au logement et aux soins. Elles sont davantage exposées à la pauvreté et, in fine, exclues de la société. Les familles, qui doivent assumer l'accompagnement de leur proche handicapé, sont, quant à elles, fragilisées socialement ; leurs droits à une protection sociale ne sont pas respectés, selon ce collectif. « Je suis sollicité en permanence pour m'occuper de son hygiène, de ses repas, de son ménage, de son linge, explique Olivier, frère de Sébastien, en situation de handicap psychique. Bref, j'ai dû réduire mon temps de travail et mon salaire. »

Vraie priorité du quinquennat ?

Dans ce contexte, ce collectif réclame « une politique coordonnée, transversale et d'évaluation des besoins des personnes handicapées ». Il poursuit : « Un plan d'urgence doit être développé par l'Etat français pour leur assurer un accès égal et effectif aux services sociaux, aux soins, au logement, ainsi qu'à des aides à l'autonomie. » Un an tout juste après son élection, il rappelle que le gouvernement actuel avait promis de faire du handicap une priorité. « Les associations représentant les personnes handicapées et leurs familles attendent de lui un plan d'action à la mesure de la situation d'isolement et de détresse des personnes handicapées en France », affirme son communiqué.

Procédure de réclamation collective, c'est quoi ?

Cette procédure vise à améliorer la mise en œuvre effective des droits garantis par la Charte sociale européenne dédiés à tous les citoyens européens et impose des obligations juridiques européennes à la France. Le Comité européen des droits sociaux a confirmé avoir reçu cette réclamation. Selon son secrétariat, il va désormais "notifier le gouvernement de ses questions" avant de statuer sur la recevabilité de la réclamation, une procédure qui prend en moyenne six mois. Si elle est jugée recevable, la décision de violation ou non de la Charte sera rendue dans les 18 mois, soit courant 2020. En cas de constat de violation et si la France n'affiche pas une volonté de mettre la situation en conformité, le Comité des ministres du Conseil de l'Europe adoptera une recommandation à son attention. Un suivi sera assuré ; la France devra donner des informations sur les mesures qu'elle a prises. Dans le champ du handicap, le Comité européen des droits sociaux a déjà condamné notre pays sur les droits des personnes autistes ; des décisions qui ont directement débouché sur les différents plans autisme mis en œuvre en France depuis 2005.


 

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Sur Handicap.fr

 

13 mai 2018

Ecole inclusive : état des lieux, réflexions et recommandations du CNCPH

 

 

13 mai 2018

« Plus les personnes handicapées seront visibles sur l’écran, plus elles le seront dans nos vies. »

article publié dans Faire-face

Le film L'école de la vie, sur le quotidien de personnes trisomiques, sera projeté hors compétition durant le festival Entr'2 marches.

La 9e édition du festival international du court métrage sur le handicap, Entr’2 marches, se déroule à Cannes, du 12 au 18 mai. Une quarantaine de films seront projetés dans la capitale saisonnière du cinéma. Entretien avec sa marraine, l’actrice et réalisatrice Chantal Lauby.

Faire-face.fr : Pourquoi avez-vous accepté d’être la marraine du festival Entr’2 marches  ?

Chantal Lauby : Parce que j’y vois des films qui me touchent. Des films qui nous permettent de dépasser les apparences. D’aller au delà des préjugés. De mieux nous comprendre ou d’admirer le dépassement de soi.

J’apprécie aussi que ce festival de cinéma soit organisé par des personnes en situation de handicap et qu’il accorde une large place aux comédiens et réalisateurs handicapés. Entr’2 marches contribue à leur émergence.

« C’est aussi la vocation du cinéma d’aider les gens à mieux vivre ensemble. »

F-f.fr : De plus en plus de films grand public abordent le sujet du handicap. Comment l’expliquez-vous ?

C.L : Je pense que cela correspond à l’évolution de la société qui accorde une place plus importante aux personnes en situation de handicap. Mais c’est aussi la vocation du cinéma d’aider les gens à mieux vivre ensemble.

Un film donne à voir ce que pensent les autres, comment ils vivent, ce qu’ils ressentent. Plus les personnes handicapées seront visibles sur l’écran, plus elles le seront dans nos vies et plus la société prendra les mesures nécessaires pour leur permettre de vivre dignement.

Je me rappelle bien évidemment du 8e jour avec Pascal Duquenne, cet acteur trisomique bouleversant, et Daniel Auteuil. Et dans les productions récentes, il y a PatientsGrand corps malade s’est inspiré de ce qu’il a vécu dans un centre de rééducation. Ou Tout le monde debout de Franck Dubosc. Et puis chaque année, Entr’2 marches propose une large sélection de très beaux courts métrages, à Cannes, durant le festival.

« Un rôle ne se résume pas à une particularité physique, psychique ou mentale. »

F-f.fr : En revanche, les personnages en situation de handicap restent très souvent interprétés par des comédiens valides…

Lire aussi

« Pour monter un film, il faut souvent confier les premiers rôles à des acteurs connus. » Comme Alexandra Lamy, dans Tout le monde debout.

C.L : Pour monter un film, il faut souvent confier les premiers rôles à des acteurs connus. Comme il y a très peu de comédiens en situation de handicap ayant acquis une notoriété suffisante, les réalisateurs font appel à des “noms”. Qui interprètent d’ailleurs très bien ces personnages, comme Alexandra Lamy dans le film de Franck Dubosc ou François Cluzet dans Intouchables.

Le cinéma ne se résume toutefois pas aux grosses productions. À Entr’2 marches, on voit de magnifiques comédiens handicapés. Les choses avancent. Doucement, mais elles avancent.

Je suis convaincue que les réalisateurs confieront peu à peu davantage de rôles à des acteurs handicapés. C’est souhaitable même si cela ne me choque pas qu’un valide interprète le rôle d’une personne en situation de handicap. Un rôle ne se résume pas à une particularité physique, psychique ou mentale [lire à ce sujet l’entretien que Grand corps malade a accordé à Faire-face.fr]C’est aussi l’histoire d’une rencontre entre un comédien et un personnage.

Pour connaître la programmation du festival, rendez-vous sur le site d’Entr’2 marches.

12 mai 2018

Lagny. Achetez des plantes et aidez les travailleurs handicapés

article publié sur actu.fr

C'est le moment de planter les massifs, les géraniums et les autres fruitiers. En allant à l'Esat de Lagny, on fait aussi une bonne action.

Publié le 11 Mai 18 à 10:01
Daphnée Brakha et Nicolas, un travailleur handicapé, accueillent les habitants du lundi au samedi. (©La Marne)

Depuis le 28 avril, tous les samedis, les habitants peuvent pousser la porte de l’Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) de la Grange aux Bois à Lagny-sur-Marne. Comme chaque année, à la pépinière, ils peuvent acheter un large choix de plantes à massifs, de géraniums, fruitiers, aromates, plants de légumes et vivaces.

Les prix varient entre 0,60 € et 5 € pour les plantes extérieures et 1,70 € jusqu’à 47 € pour les intérieures. Les achats effectués contribuent au fonctionnement de l’atelier, outil de production, ainsi qu’aux salaires et mutuelles des employés.

L’ESAT aide les personnes en situation de handicap mental et/ou psychique à se former pour décrocher un travail. « La personne handicapée bénéficie d’un accompagnement adapté à ses besoins et à ses attentes qu’il lui permet de s’épanouir, de s’insérer socialement et professionnellement. Ils ont la possibilité grâce à l’apprentissage d’un métier d’aller travailler à l’extérieur ou de rester ici. »

L’équipe des serres de l’atelier de l’ESAT accueille les clients tous les samedis jusqu’au 27 mai et du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et 13 h à 16 h 45, 24  bis avenue Raymond-Poincaré, à Lagny.

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