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"Au bonheur d'Elise"
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21 juillet 2018

Une ado handicapée de Yerres dénonce des viols au centre La Gabrielle de Claye-Souilly

article publié dans Le Parisien

Florian Loisy (@florianloisy sur Twitter)| 17 juillet 2018, 20h15 | MAJ : 17 juillet 2018, 20h36 |1

Claye-Souilly (Seine-et-Marne). Le centre La Gabrielle qui accueille plus de 100 pensionnaires dont une partie de handicapés, est au cœur d’une affaire de mœurs. Une adolescente de Yerres (Essonne) a déposé plainte pour des viols qu’elle aurait subi de la part d’un autre patient. Et la famille accuse la structure, au courant des faits, de leur avoir caché. LP/F.L.

Une adolescente vivant à Yerres (Essonne) et atteinte d’une maladie rare a déposé plainte pour des viols qu’elle aurait subis dans le centre spécialisé La Gabrielle à Claye-Souilly (Seine-et-Marne).

Sur les photos récentes, Pascale*, 17 ans, n’a plus ce sourire enfantin qui éclairait son visage. Cette jeune fille atteinte d’une maladie rare appelée syndrome de Prader-Willi reste prostrée. « Ce n’est plus la même personne, c’est la déchéance, elle a même régressé au niveau scolaire », soupire sa grande sœur.

LIRE AUSSI >Pantin : un salarié du foyer pour adultes handicapés jugé pour viol

Cette adolescente habitant Yerres (Essonne), en surpoids à cause d’un problème génétique au chromosome 15 créant une attitude compulsive vis-à-vis de la nourriture, vient en effet de déposer plainte pour des viols qu’elle aurait subis au sein d’un centre qu’elle devait fréquenter pour y être encadrée et soignée.

La famille de la victime a aussi déposé plainte, mais à l’encontre de la structure baptisée La Gabrielle et basée à Claye-Souilly (Seine-et-Marne). « Les responsables étaient au courant, ne l’ont pas protégée alors qu’elle est vulnérable et ils ne nous ont rien dit en plus », pestent la grande sœur et la mère de Pascale.

La victime qui souffre de problèmes d’élocution, mais dispose par ailleurs de capacités mentales qui lui permettent d’être une championne d’échec, aurait été agressée une première fois, il y a un an tout juste, en juillet. En marge d’un cours de sport, aux toilettes, un autre pensionnaire, mineur lui aussi, l’aurait violée dans les WC. Les mêmes faits dans les mêmes circonstances se seraient reproduits mi-mars.

 

« On avait constaté ces derniers mois qu’elle avait changé d’attitude, et elle s’énervait quand on cherchait à savoir vraiment ce qu’il se passait », indique la maman de Pascale.

« On prend très au sérieux la parole des usagers. »

Les stages au centre La Gabrielle, prescrits par l’hôpital Necker (Paris XV) se déroulent de manière ponctuelle. Après juillet, Pascale ne retourne à Claye-Souilly qu’en novembre. Mais cette fois son agresseur présumé n’est pas là. En revanche lors de sa troisième thérapie, en mars, le pensionnaire est revenu. Et selon la victime, il aurait récidivé, dans le même contexte.

Enfin, le 26 mars, un lundi, Pascale se serait confiée à une encadrante. Elle lui aurait parlé d’un attouchement, à la piscine survenu quelques heures plus tôt. « Mais on ne m’a pas cru car le garçon a nié », commente l’adolescente dans sa plainte.

Le jeudi, la sœur de Pascale a une entrevue avec la directrice du centre. « Elle m’a dit que ma sœur se posait des questions sur sa sexualité, rien de plus, regrette-t-elle. Ils ne m’ont jamais averti ou parlé d’un viol. » Une version contestée par le centre : « On a relaté ce qu’elle nous avait confié », affirme la hiérarchie de La Gabrielle.

Le lendemain, le vendredi, lorsque la famille de Pascale vient la chercher au centre, celle-ci est en pleurs. Et après trois heures à tenter de savoir ce qu’il se passait, la victime finit par se confier. La famille annonce à la structure que l’adolescente ne reviendra plus et décide de déposer plainte dès la fin du week-end.

« Et comme par hasard, c’est pile le jour où la directrice du centre nous envoie un mail pour nous dire qu’elle a des choses graves à nous dire et nous demande de la recontacter, raille la famille en montrant le courriel. S’ils nous en avaient parlé avant, pourquoi ce mail ? Et surtout pourquoi attendre tant pour agir ? »

« Nous avons fait tout ce qu’il fallait, plaide pour sa part la hiérarchie de La Gabrielle qui accueille plus d’une centaine de pensionnaires. Nous avons enclenché une procédure, mais nous n’avons pas pu entendre la victime puisqu’elle n’est pas revenue, en revanche nous avons auditionné le jeune mis en cause. Nous avons transmis début avril 5 rapports émanant des encadrants et des médecins à la police. On prend très au sérieux la parole des usagers. »

De son côté, l’enquête qui suit son cours a été confiée à la brigade des mineurs. Et le parquet de Meaux s’est dessaisi au profit du parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis) où vit l’auteur présumé des faits.

* Le prénom a été modifié
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21 juillet 2018

Les nouvelles mesures pour mieux intégrer à l’école les enfants en situation de handicap

article publié sur le site du Gouvernement

20 juillet 2018

Jean-Michel Blanquer et Sophie Cluzel ont présenté, le 19 juillet 2018, les axes de transformation du système éducatif et médico-social pour améliorer la scolarisation en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap.

Le droit à l'éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit fondamental. Le nombre d’élèves en situation de handicap accueillis en établissements scolaires a plus que triplé depuis 2006, passant de 100 000 à 320 000 élèves.

Jean-Michel Blanquer et Sophie Cluzel mènent une transformation ambitieuse du système éducatif, pour une école pleinement inclusive, au bénéfice des élèves en situation de handicap. L’ambition est d’aboutir à une école 100 % inclusive en 2022.

PLUS de 10 000 nouveaux postes d'accompagnants

  • Plus de 10 000 postes d’accompagnants supplémentaires, sous le statut d’Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Ces nouveaux contrats, pérennes et à temps plein apportent une réponse aux difficultés de situation précaire des accompagnants ayant le statut d’Auxiliaire de vie scolaire (AVS) : des contrats aidés, précaires et généralement à temps partiel ;
  • 100 postes d’enseignants ressource supplémentaires pour continuer à améliorer la formation du personnel éducatif ;
  • L’expérimentation de pôles inclusifs d’accompagnement localisés dans chaque académie, dans l’objectif de mieux coordonner les moyens d’accompagnement, via une organisation plus globale des aides humaines, pédagogiques, éducatives et thérapeutiques ;
  • Une concertation avec parents d’élèves, enseignants, accompagnants et associations pour travailler concrètement sur la continuité des parcours et améliorer l’environnement scolaire.

De nombreuses avancées depuis un an 

La première année d’action du Gouvernement a permis de réaliser de nombreuses avancées en ce sens, parmi lesquelles :
  • Une meilleure formation des enseignants et des personnels d’encadrement ;
  • Une collaboration accrue avec le secteur médico-social au sein des établissements ;
  • 8 000 postes d’accompagnants créés ;
  • Une multiplication de classes adaptées : ouverture d’Unités locales d’inclusion scolaire (ULIS) et d’Unités d’enseignement externalisées (UEE) ;
  • Un travail d’aménagement pour que tous les élèves obtiennent un diplôme.
 
18 juillet 2018

Scolarisation des élèves handicapés : le gouvernement souhaite un " saut qualitatif "

 

Scolarisation des élèves handicapés : le gouvernement souhaite un " saut qualitatif "

Le ministre de l'éducation nationale annonce la création de 10 900 postes d'aides et insiste sur l'importance de la formation des accompagnants et des enseignants. Par Audrey Paillasse Des délais d'attribution d'un accompagnant trop longs, des enseignants qui s'avouent démunis, et une scolarité discontinue pour les élèves : ce sont les principaux défis auxquels le gouvernement doit faire face sur la question de la scolarisation des enfants handicapés.

https://mobile.lemonde.fr

 

14 juillet 2018

Le droit de vote des personnes handicapées moins restreint

Le président de la République a annoncé lors de son discours devant le Congrès, le 9 juillet, « un retour au droit de vote » de toutes les personnes handicapées, y compris celles qui sont placées sous tutelle.

Les associations y voient une immense victoire et la fin d’un « permis de voter » discriminatoire.

Le droit de vote étendu à toutes les personnes handicapées, même celles sous tutelle, devrait être en vigueur début 2019. 

Le droit de vote étendu à toutes les personnes handicapées, même celles sous tutelle, devrait être en vigueur début 2019. / Damien Meyer/AFP

C’était depuis des années le cheval de bataille des associations de défense des personnes en situation de handicap. C’était aussi celui des défenseurs des droits de l’homme : obtenir la reconnaissance d’un droit de vote inconditionnel pour toutes les personnes en situation de handicap, quel que soit le degré de celui-ci. Lors de son discours devant le congrès réuni à Versailles, le président de la République a accédé à cette demande hautement symbolique.

Une annonce unanimement saluée par les associations

« Ceci est une très grande victoire, salue la secrétaire d’État Sophie Cluzel. J’y vois la reconnaissance de la pleine dignité des personnes porteuses de handicap. » La traduction concrète de l’engagement du président devrait intervenir début 2019, précise-t-elle. Cette annonce est aussi unanimement saluée par les associations. « Nous ne pouvons qu’applaudir, estime ainsi Luc Gateau, président de l’Unapei. Nous resterons néanmoins vigilants à ce qu’un réel accompagnement à la citoyenneté soit proposé aux personnes concernées. » Le responsable attend par exemple des mesures pour renforcer l’accessibilité des bureaux de vote.

La décision du chef de l’État s’inscrit en tout cas dans un long processus de reconnaissance des droits des personnes handicapées. En effet, le droit français avait une première fois évolué en 2007. Avant cette date, le principe était que toutes les personnes sous tutelle se voyaient systématiquement retirer leur droit de vote. Depuis la réforme, le principe inverse prévaut : les personnes sous tutelle gardent leur droit de vote, mais celui-ci reste soumis à une appréciation du juge des tutelles et d’un médecin.

En finir avec ce « permis de voter »

En janvier 2017, un avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a préconisé d’en finir avec cette pratique jugée discriminatoire. Elle demandait clairement d’en finir avec ce « permis de voter ». Le défenseur des droits, la cour européenne des droits de l’homme et même l’ONU se sont aussi exprimés en ce sens. Pourtant à l’époque, cette prise de position avait été accueillie fraîchement par l’Association nationale des juges d’instance qui estimaient qu’il y avait là un risque de détournement du vote du majeur protégé. « Le droit de vote est quelque chose d’extrêmement personnel, estimait ainsi sa présidente Émilie Pecqueur dans La Croix en janvier 2017. Or un individu présentant un handicap mental lourd risque de voir son suffrage dévoyé. »

À lire aussi

Le vote des personnes handicapées placées sous tutelle en débat

Concrètement désormais, ces réticences semblent levées et l’Art 5 du code électoral pourrait être supprimé. « Lorsqu’il ouvre ou renouvelle une mesure de tutelle, le juge statue sur le maintien ou la suppression du droit de vote de la personne protégée » précise l’article. Mais il ne donne au juge aucun critère pour évaluer si la personne est capable ou non d’exercer son droit de vote, ce qui ouvre la porte à l’arbitraire.

Des précautions devront être apportées

« Ma propre pratique a beaucoup évolué, reconnaît ainsi Vanessa Lepeu, juge d’instance. Il y a quelques années, je posais à la personne quelques questions sur l’actualité. Je lui demandais par exemple qui est le président de la République. Je me suis rendu compte que certains citoyens pouvaient très bien voter sans savoir répondre à ces questions et j’en suis donc venue à ne plus les poser. Je ne retiens désormais que le critère de l’incapacité absolue d’exprimer sa volonté, en cas d’Alzheimer très avancé par exemple. »

Le juge est censé être aidé dans sa décision par un avis médical, mais là encore les praticiens sont laissés sans boussole. « Aucun critère n’est fixé pour aider le médecin à évaluer si le droit de vote était possible ou pas », explique ainsi Jean-Philippe Badin, interniste à l’AP-HP. Auditionné par la CNCDH, il a depuis mené une vaste enquête auprès des médecins inscrits auprès des procureurs dont il ressort que les critères varient fortement.

Il reste désormais à préciser dans quelles conditions pourra être exercé ce droit de vote, les précautions qui devront être apportées pour favoriser la compréhension de l’électeur ou limiter l’influence de personnes amenées à accompagner les votants dans leur démarche.

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Mieux accompagner le vote des majeurs sous tutelle

En janvier 2017, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) proposait, outre la suppression de l’article 5 du code électoral, diverses mesures pour accompagner le vote des majeurs sous tutelle :

– Afficher dans les bureaux de vote un rappel des droits des personnes handicapées.

– Réviser l’article L. 64 du code électoral afin que les personnes en faisant la demande auprès du juge d’instance puissent être autorisées à être accompagnées par la personne de leur choix dans l’isoloir.

– Rendre obligatoire la publication de versions « faciles à lire et à comprendre » de la propagande électorale.

– Conditionner l’attribution de fonds de campagne à l’accessibilité des sites Internet des candidats.

– Rendre obligatoire la pleine accessibilité des réunions publiques des candidats et la tenue d’un nombre minimum de réunions dans un format adapté aux personnes en situation de handicap.

Emmanuelle Lucas
14 juillet 2018

500 000 personnes handicapées en institutions : en hausse !

Résumé : Même si l'ONU encourage à fermer les institutions françaises et les transformer en services implantés dans la communauté, le nombre de personnes handicapées accueillies dans les établissements médico-sociaux est en hausse. La Dress fait le point !

Par , le 13-07-2018

Le nombre de personnes handicapées accueillies dans des établissements et services médico-sociaux s'élevait à près de 500 000 fin 2014, soit une hausse de 5,7% par rapport à 2010, selon une étude de la Drees publiée le 12 juillet 2018 (en lien ci-dessous). Dans le détail, 493 000 étaient accueillies dans l'une de ces structures contre 462 900 fin 2010, indique le service statistique des ministères sociaux se basant sur les chiffres d'une enquête quadriennale conduite auprès des établissements et services médico-sociaux (ESMS).

Quel public ?

Parmi les personnes accueillies, 334 800 étaient adultes (contre 311 200 en 2010) et 158 200 étaient enfants (contre 151 700 en 2010). La Drees recensait fin 2014 11 250 établissements, dont 3 760 pour enfants et 7 490 pour adultes, disposant d'un total de 489 200 places. Les adultes étaient, pour la plupart, accueillis en foyer ou dans un établissement et service d'aide par le travail (Esat), les enfants dans les instituts médico-éducatifs (IME) ou dans des services d'éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad). Quelque 65% des enfants et 59% des adultes étaient de sexe masculin.

Hausse des seniors

Selon l'étude, le vieillissement des personnes handicapées accueillies dans les structures pour adultes, observé entre 2006 et 2010, s'est poursuivi en 2014. Ainsi, "l'âge moyen varie de 37 ans dans les établissements d'accueil temporaire (39 ans en 2010) à 46 ans dans les foyers d'accueil médicalisé (44 ans en 2010)", est-il précisé. La part des personnes de 50 ans ou plus était également en forte hausse par rapport à 2010 (+5 points).

À propos des enfants

Concernant les enfants, "les taux de non-scolarisation ont peu évolué pour ceux accueillis dans des établissements ou services médico-sociaux entre 2010 et 2014", relève la Drees. Ce taux reste "très élevé" pour les enfants fréquentant un établissement dédié au polyhandicap (76%), "assez élevé" pour les enfants accueillis en institut médico-éducatif ou en institut d'éducation motrice (environ 15%), et inférieur à 5% dans les autres situations.

Contraire aux recommandations de l'ONU ?

En octobre 2017, lors d'une première visite officielle en France, la rapporteure spéciale des Nations unies sur les droits des personnes handicapées s'était inquiétée du nombre "très élevé" d'enfants et adultes handicapés résidant dans des institutions (article en lien ci-dessous). Catalina Devandas-Aguilar, experte bénévole, avait appelé le gouvernement à lancer "un plan d'action pour fermer progressivement ces institutions et les transformer en services implantés dans la communauté".


 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

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13 juillet 2018

40 000 embauches en entreprises adaptées d'ici 2022

 

40 000 embauches en entreprises adaptées d'ici 2022

L'Etat et les représentants des entreprises adaptées ont signé une convention qui va permettre, notamment, de doubler les embauches dans ce secteur d'ici 2022 grâce à des financements publics supplémentaires. Réactions contraires des associations.. - Infos Emploi formation 2018 (10998) - Handicap.fr

https://emploi.handicap.fr

 

13 juillet 2018

proposition de loi visant à améliorer la scolarisation des enfants en situation de handicap ...

 

proposition de loi visant à améliorer la scolarisation des enfants en situation de handicap par une formation spécifique des futurs enseignants

proposition de loi visant à améliorer la scolarisation des enfants en situation de handicap par une formation spécifique des futurs enseignants

http://www.senat.fr

 

13 juillet 2018

Caf : un coup de pouce en faveur des enfants handicapés

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Places en crèche, centres sociaux... Avec un budget "contraint", les Caf s'engagent pour la mixité dans l'accueil des enfants, notamment handicapés. On compte 409 500 places en crèche sur le territoire ; 23 400 enfants handicapés y sont accueillis.

Par , le 12-07-2018

Par Jessica Lopez

Places en crèche, centres sociaux, médiateurs familiaux : la nouvelle feuille de route de la Caisse nationale d'allocations familiales, signée pour cinq ans avec l'État, entérine le 11 juillet 2018 l'objectif d'un meilleur accueil des enfants, notamment handicapés ou défavorisés, mais n'échappe pas aux restrictions budgétaires.

Une progression de 2% par an

La convention d'objectifs et de gestion (Cog), qui fixe les grands objectifs en matière de politique familiale pour 2018-2022 et les moyens alloués, a été adoptée par le conseil d'administration de la Cnaf. Elle sera signée prochainement avec le gouvernement. Selon des documents consultés par l'AFP, le Fonds national d'action sociale (Fnas), qui finance les crèches, les centres de loisirs ou les actions en faveur de la jeunesse et de la parentalité, devrait progresser de 2% par an, passant de 5,7 milliards d'euros à 6,3 milliards en 2022. Dans un contexte de réduction des dépenses publiques, cette progression est plutôt modérée. Entre 2013 et 2017, le Fnas avait augmenté en moyenne de 4,3% par an.

Coup de pouce pour le handicap

"2%, c'est un pourcentage extrêmement contraint", a regretté auprès de l'AFP la présidente du Conseil d'administration de la Cnaf, Isabelle Sancerni. Néanmoins, une clause de révision permettra de "faire le point en 2020" et le Fonds pourrait être abondé grâce à l'amélioration du recouvrement des indus (prestations versées à des allocataires qui n'auraient pas dû les toucher) récupérés par les Caf, a-t-elle précisé. Le Fnas doit permettre de créer 30 000 nouvelles places en crèches d'ici 2022. Comme annoncé récemment par la ministre des Solidarités, Agnès Buzyn, un "financement supplémentaire" sera attribué aux communes qui créeront des places dans des territoires sous-dotés ou à destination des enfants handicapés ou issus de familles défavorisées (article en lien ci-dessous). "Si l'on veut que les objectifs soient réalisables, et atteindre une véritable mixité, il nous faut des incitations, donner un coup de pouce", a expliqué Mme Sancerni, souhaitant que la branche soit "présente pour toutes les familles".

Baisse d'effectif

Cette mesure devrait être intégrée dans le Plan de lutte contre la pauvreté, dont le gouvernement a retardé l'annonce à la rentrée. L'objectif de 30 000 places est moins ambitieux que celui de la précédente Cog (2013-2017), qui visait les 100 000. Finalement, seules 32 500 avaient été créées, en raison notamment des marges de manœuvre très réduites des collectivités territoriales, qui cofinancent la construction. Selon des chiffres de la Cnaf, on compte près de 409 500 places en crèche sur le territoire et 23 400 enfants handicapés y sont accueillis. Le fonds devra également contribuer au financement de 500 000 nouvelles places en centre de loisirs pour répondre au "Plan mercredi", mis en place par le gouvernement pour les enfants des communes ayant opté pour un retour à la semaine de quatre jours d'école et qui promet également un accueil adapté pour les enfants handicapés (article en lien ci-dessous).

Modernisation du système informatique

En matière de parentalité, les Caf s'engagent à soutenir 500 lieux d'accueil parents-enfants et de 150 médiateurs familiaux. Pour l'animation de la vie sociale, elles aideront au fonctionnement 400 nouveaux centres sociaux, dont 260 dans les quartiers couverts par la politique de la ville. Pour assurer la réforme de l'aide au logement (APL) et profiter de l'instauration du prélèvement à la source de l'impôt, plus de 500 millions d'euros seront investis pour moderniser le système informatique, permettant ainsi une récupération plus fiable et automatique des données des allocataires.

Le sceau de l'austérité ?

La Cnaf, qui gère 101 Caf, s'engage à des efforts budgétaires, notamment la baisse de 5% par an de ses dépenses de fonctionnement et la suppression d'ici 2022 de 2 100 agents sur 33 000, via le non-remplacement de départs à la retraite. Ce texte est "marqué du sceau de l'austérité", a commenté pour l'AFP Michel Coronas, administrateur CGT de la Cnaf, jugeant l'évolution du Fnas "très insuffisante". Il dénonce "des tours de passe-passe financiers" qui pourraient in fine "peser sur les familles et les collectivités". Son syndicat, ainsi que FO et la CGT, a voté contre la convention, adoptée avec 15 voix pour et 9 contre. Onze administrateurs se sont abstenus.

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

11 juillet 2018

Des poneys dans un Ephad : les vertus de la médiation animale

article publié sur France 3

Utilisée majoritairement dans les EHPAD, la médiation animale redonne le sourire aux résidents, notamment ceux de Sarre-Union / © Daniel GernerUtilisée majoritairement dans les EHPAD, la médiation animale redonne le sourire aux résidents, notamment ceux de Sarre-Union / © Daniel Gerner

Par M.CPublié le 07/07/2018 à 11:37Mis à jour le 09/07/2018 à 18:37

Qu’on les aime nos animaux de compagnie ! Depuis toujours, on constate leurs bienfaits sur notre moral. Compagnons de jeux, ils sont aussi, pour beaucoup d’entre nous, de véritables soutiens au quotidien. Mais pourrions-nous imaginer que leur seule présence a de quoi soulager les plus fragiles ? C’est sur ce constat que la médiation animale se développe depuis plusieurs années dans des endroits... parfois insolites.

 

La médiation animale, qu’est-ce c’est ?

La médiation animale consiste à faire intervenir des animaux sélectionnés et entraînés par des professionnels spécialisés, auprès de personnes fragiles, en fonction de leurs besoins et de leurs pathologies. Il s’agit le plus souvent de chiens et de chats, mais parfois des bêtes plus imposantes et inattendues sont choisies comme des lapins ou des cochons d'Inde. La mise en relation Homme-animal peut intervenir dans divers domaines. Educatif, social, thérapeutique, etc. Développée dans les hôpitaux, les prisons et parfois même dans des endroits insolites, comme les bars, la médiation animale est davantage utilisée dans les structures accueillant des enfants, et dans les EHPAD. Elle a pour objectif global l’amélioration de la qualité de vie du public cible. Dans le cas des personnes âgées, elle permet de stimuler leurs sens (et en particulier le toucher), de leur redonner confiance, ou encore de les aider à faire travailler la mémoire.

médiation animal ehpad

  Médiation animale à l'EHPAD de Sarre-Union / © Daniel gerner
 

Est-ce que ça marche ?

De nombreux spécialistes plébiscitent la médiation animale et s’accordent sur le fait que l’animal ne soigne pas mais qu’il sert d’intermédiaire pour entrer en contact avec la personne qui souffre, permettant ainsi l’amélioration globale de son état de santé. En tout cas, le grand public semble plutôt voir la médiation animale d’un bon œil. Selon un sondage Opinionway daté de mars 2016, 96% des Français croient aux bienfaits de la pratique.
 

Un exemple ?

A l’EHPAD de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, les résidents reçoivent parfois de drôles de visites. Une fois par mois, ils accueillent des chiens, des lapins, des cochons d’Inde et même deux poneys, Minnie et Elsa. Des invités de marque, pour des rencontres pleines de sensations.
 
 

11 juillet 2018

Macron : toutes les personnes sous tutelle pourront voter

 

Macron : toutes les personnes sous tutelle pourront voter

Résumé : Lors du Congrès de Versailles, Emmanuel Macron annonce que les personnes handicapées sous tutelle pourront désormais voter sans qu'aucun juge ne puisse s'y opposer. Enfin citoyens ? 4 questions à Sophie Cluzel. Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal'Secco, le Lire les réactions et réagissez !

https://informations.handicap.fr

 

11 juillet 2018

Pénurie de places en institut médico-éducatif : une famille tarnaise témoigne

 

Pénurie de places en institut médico-éducatif : une famille tarnaise témoigne

C'est le lot de beaucoup de familles mais pour chacune d'entre elles, c'est un parcours du combattant bien difficile à comprendre et à accepter. Arno a six ans et comme tous les enfants de cet âge, il aime jouer, rire, courir, jouer au ballon. Une vie d'enfant comme les autres ?

https://france3-regions.francetvinfo.fr

 

11 juillet 2018

La région Île-de-France utilise une partie du budget handicap pour financer une étude sur l'avenir des autoroutes

article publié sur France info

Cette décision du conseil régional provoque la colère des associations franciliennes de personnes en situation de handicap et de leurs proches.

Photo d\'illustration - Place de stationnement voiture reservee aux personnes a mobilite reduite.Photo d'illustration - Place de stationnement voiture reservee aux personnes a mobilite reduite. (MAXPPP)

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franceinfoRadio France

Mis à jour le 08/07/2018 | 15:45
publié le 08/07/2018 | 15:45

 

Mounir Satouri, élu de la région Île-de-France et président du groupe Alternative écologiste et social, ainsi que plusieurs de ses homologues, dénoncent "un scandale" : 730 000 euros du budget dédié au transport des personnes en situation de handicap vont être utilisés pour financer une consultation internationale sur le devenir des autoroutes, lancée par le Forum métropolitain du Grand Paris, rapporte France Bleu Paris dimanche 8 juillet.

Le conseil régional se justifie

"C’est un signal négatif envoyé aux personnes en situation de handicap dans notre région. L’isolement et le manque de mobilité des personnes handicapés est un sujet trop sérieux pour qu’on réduise les budgets", dénonce ainsi Mounir Satouri, qui a découvert cette décision au début du mois de juillet en commission permanente.

Le conseiller régional de la majorité, Pierre Deniziot, chargé du handicap, explique avoir "budgété 14 millions d'euros alors que les dépenses prévues cette année seront [de] 12 millions d'euros." "Il n'y a donc pas de réduction de service, c'est de l'argent qui ne va pas être utilisé", dit-il, en défendant la décision de la présidente de la région, Valérie Pécresse, et de son vice-président chargé des transports, Stéphane Baudet.

La colère des associations

Si tout le budget n'est pas dépensé, "pourquoi ne dépense-t-on pas plus dans la limite des fonds ?" , s'interroge de son côté Claude Boulanger, du comité Entente, qui réunit les associations franciliennes de personnes en situation de handicap et de leurs proches. Alors que beaucoup de personnes sont encore exclues du programme "Pour aider à la mobilité" (Pam) financé en partie par la région, il déplore cette situation : "Lorsque nous l'avons appris en commission permanente, début juillet, alors que beaucoup de gens sont déjà partis en vacances, (…) nous avons été tout simplement stupéfaits", explique Claude Boulanger, qui est aussi membre du conseil économique, social et environnemental régional. "On est habitué à ce que l’été soit propice à de mauvaises nouvelles, des augmentations de prix ou des votes de lois controversées, mais on ne s’attendait pas à retrouver ces pratiques à l’échelon régional, surtout au moment où la région annonce un vaste plan de mesures pour promouvoir une région solidaire", regrette-t-il encore.

11 juillet 2018

Vote des personnes sous tutelle : Cluzel salue une "immense victoire"

 

Vote des personnes sous tutelle : Cluzel salue une "immense victoire"

La secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées s'est félicitée de l'annonce du président de la République de redonner le droit de vote aux personnes placées sous tutelle qui en étaient privées.

https://www.publicsenat.fr

 

10 juillet 2018

Macron annonce l'ouverture du droit de vote à toutes les personnes handicapées mentales mises sous tutelle

 

Macron annonce l'ouverture du droit de vote à toutes les personnes handicapées mentales mises sous tutelle

POLITIQUE : ÉGALITÉ - Emmanuel Macron a annoncé ce lundi lors de son allocution au Congrès de Versailles l'ouverture prochaine du droit de vote pour toutes les personnes handicapées mentales mises sous tutelle. En France, plus de 385.000 majeurs sous tutelle seraient concernés par cette disposition.

https://www.lci.fr

 

10 juillet 2018

Newsletter juillet 2018 Département du VAL de MARNE

Si ce message ne s'affiche pas correctement, visualisez-le grâce à ce lien.

valdemarne juillet 2018
autonomie

Lettre d'information dédiée
aux personnes âgées, personnes handicapées et à leurs aidants

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Handicap : répondez à l'appel à projet !

Handicap : répondez à l'appel à projet !

Proposer de nouvelles solutions pour les personnes en situation de handicap qui le nécessitent : c’est l’objectif que se sont fixés le département et l’Agence Régionale de Santé. Avec un taux d’équipement francilien de 20 % inférieur à la moyenne nationale, l’augmentation de l’offre d’accueil est devenue cruciale. Parallèlement à la programmation adoptée par le Département (520 places supplémentaires), l’ARS Ile-de-France, soutenue par le Département, lance un appel à projet simplifié pour des extensions de capacité. Vous êtes gestionnaire d’un établissement, vous avez un projet innovant permettant de renforcer l’offre d’accueil, avec une solution de mise en œuvre rapide ? Répondez à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) et contribuez à l’ambition RAPT du Département : une réponse accompagnée pour tous. Dossier téléchargeable en ligne, dépôt ouvert jusqu’au 15 octobre 2018.

A votre service

APA : nouveau formulaire en ligne

Le nouveau formulaire de demande d’APA (allocation personnalisée d’autonomie) est accessible sur internet. En effet, la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement a modifié certaines conditions d’accès à l’APA à domicile et en établissement. Elle incite, entre autres, à une meilleure prise en compte de la place des aidants. Il peut être rempli en ligne et retourné par email au Département ou renvoyé par voie postale.

Gratuit jusqu'au 13 juillet : Val'Ecoute l'été

Le service de téléassistance du Département est offert pendant l’été où le risque de canicule est le plus élevé. Les personnes âgées ou en situation de handicap, bénéficiaires de l’APA ou de la PCH et non encore abonnées à la téléassistance, sont concernées par le dispositif. Les inscriptions à l'abonnement gratuit l'été sont prolongées jusqu’au 13 juillet.

Aide aux aidants

Check-up santé dès 60 ans à Villejuif

Vous avez 60 ans et plus ? Vous pouvez passer un bilan santé, le fameux check-up. Au cours de cet examen, les patients bénéficient d’examens médicaux complets et reçoivent des conseils de prévention (équilibre alimentaire, activité physique, la santé des aidants etc…). Cette initiative d'AG2R a reçu le soutien de la Conférence des financeurs. Rendez-vous du 5 novembre au 10 décembre 2018 à Villejuif - Maison des associations - 143 rue Jean Jaurès. Inscrivez-vous dès maintenant, c’est simple, rapide et gratuit : 01 55 07 57 75

Zoom sur
Bien faire remplir son certificat médical MDPH

Bien faire remplir son certificat médical MDPH

3 choses à savoir : il est accessible en ligne depuis cette année, il doit être rempli très précisément par votre médecin, il doit dater de moins de 6 mois au moment de l’envoi du dossier. Le certificat médical est une pièce essentielle à joindre à tout dossier de demande MDPH. Mieux il est rempli, plus l’instruction de vos demandes sera adaptée à votre situation !

Chiffre clé

405 €

C’est le montant mensuel moyen de l’Allocation personnalisée d'autonomie à domicile (APA) versé par le Département à des seniors.

Agenda

19 octobre

Salon des Aidants

1er décembre

Fête des Solidarités
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Nous contacter




Conseil départemental du Val de Marne
Hôtel du Département - 94054 Créteil Cedex

8 juillet 2018

Handicap : 11 pays européens se mobilisent pour l'emploi

 

Handicap : 11 pays européens se mobilisent pour l'emploi

Onze pays européens et 1000 congressistes se sont réunis à Brest pour imaginer une autre politique de l'emploi des personnes handicapées. Un rassemblement inédit qui encourage à partager les bonnes pratiques. Souvent, l'Union fait la force. - Infos Emploi formation 2018 (10991) - Handicap.fr

https://emploi.handicap.fr

 

8 juillet 2018

Tribune de Caroline Fel - Les enfants sont menacés par la surexposition aux écrans ...

article publié dans Destimed

Tribune de Caroline Fel - Les enfants sont menacés par la surexposition aux écrans : l’urgence d’une prise de conscience politique !

 

samedi 7 juillet 2018

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Caroline Fel (Agir) dénonce des enfants menacés par la surexposition aux écrans (Photo D.R.)

Il est temps de protéger nos enfants, en informant les parents.

Oui, la consommation excessive d’écrans est dangereuse. Et tout particulièrement dans les premières années de vie. Au-delà d’une simple affirmation de bon sens, fondée sur la connaissance des besoins de l’enfant (interaction avec les adultes, jeux qui lui permettent de découvrir et de comprendre le monde), c’est un constat partagé par l’ensemble des professionnels, qu’il s’agisse de petite enfance, d’éducation ou de santé. En 2017, les chiffres de la Direction générale de l’enseignement scolaire identifient (Dgesco) d’ailleurs très clairement une augmentation constante des troubles du langage, du psychisme et des troubles cognitifs depuis 2010, année à partir de laquelle les écrans mobiles (téléphones, tablettes, se sont largement répandus dans tous les foyers) alors que les autres difficultés restent stables (cf. tableau ci-dessous).

Ces troubles du comportement, que l’on peut qualifier de « faux autismes » -car ils en ont l’apparence-, sont aujourd’hui décrits par des centaines de professionnels de terrain, médecins de ville, médecins de PMI, psychologues, professionnels de la petite enfance, et enseignants ; ils deviennent un véritable enjeu de santé publique, avant même la prise en compte de leurs possibles retentissements en termes d’éducation. Les élus locaux en charge de l’enfance et de l’éducation sont tous confrontés aux mêmes difficultés, partout en France : demandes d’AVS (Auxiliaires de vie scolaire) qui ne cessent d’augmenter, suspension de scolarisation de plus en plus fréquentes, groupes de plus en plus difficiles à encadrer, renoncement à certaines activités en raison des risques d’incidents, dès la crèche, etc. Mais la prise de conscience des pouvoirs publics est constamment retardée, en particulier par les positions de certains commentateurs ou acteurs du dossier, qui semblent plus soucieux de défendre un pré carré universitaire ou la qualité de leurs relations avec les industries du numérique. Ils déclarent donc à qui veut les entendre que tout cela n’est pas si grave, ou que les troubles en question ne dépendent pas autant qu’on le dit des écrans… Les mêmes se proclament porte-paroles des parents d’enfants autistes pour dénoncer une soi-disant confusion des diagnostics. Pourtant, dire que les troubles comportementaux constatés chez les enfants surexposés aux écrans ressemblent au tableau clinique de l’autisme, comme le fait le Dr Anne-Lise Ducanda, n’est pas un scandale, et ne doit pas être un tabou.
Au contraire, le combat mené par celles et ceux qui dénoncent les risques liés à l’excès d’écrans est le même que celui des parents d’enfants diagnostiqués autistes : offrir à ceux qui sont véritablement porteurs d’autisme des cadres, des soins et des accompagnements adaptés. Si leur intégration est devenue si difficile aujourd’hui dans nos écoles, c’est bien parce que les demandes d’accompagnement (AVS notamment) explosent littéralement depuis quelques années. Et comme personne n’envisage raisonnablement une « épidémie d’autisme », il faut bien chercher ailleurs la raison de la multiplication de ces troubles, qui, même s’ils sont multifactoriels, semblent très fortement corrélés à une surexposition aux écrans. Il est donc de la responsabilité de chacun, et particulièrement des responsables politiques, de se saisir de cette question rapidement et surtout, efficacement. Car la conséquence de tout cela est une perte de chance, pour ces enfants, mais aussi pour ceux qui partagent leur quotidien. Si nous voulons lutter contre les inégalités et offrir à tous les enfants les meilleures chances, comme le triptyque républicain nous y oblige, c’est une large action de prévention en direction des parents, encore très peu informés de ce danger, qui doit être mise en œuvre. Certaines villes, et c’est le cas d’Angers, ont décidé de ne pas attendre et de se saisir du sujet, en associant à leur démarche tous les partenaires concernés : CAF, PMI, CHU, associations, professionnels de l’enfance et services de la Ville, pour construire à la fois une campagne de sensibilisation du grand public, qui se déroule à la veille des grandes vacances, période clé des relations parents-enfants, dans le deuxième quinzaine de juin, et un réseau de soutien et d’accompagnement des familles. Mais l’engagement d’une ville, ou de quelques-unes, ne saurait être une réponse à la hauteur de l’enjeu. Dans un pays qui compte aujourd’hui 2,3 millions d’enfants de 0 à 3 ans, c’est évidemment au Gouvernement de mettre en place les campagnes d’information sanitaire indispensables pour préserver les générations à venir, et de soutenir les études scientifiques indispensables pour objectiver ces constats. Il a fallu plusieurs décennies avant de voir apparaitre les premières campagnes de lutte contre le tabagisme passif dans les familles. Contre ce nouveau fléau, n’attendons pas autant !

Caroline Fel (Agir) est adjointe au maire d’Angers en charge de la Famille et de l’Éducation

8 juillet 2018

Ludovic, handicapé moteur et cérébral, n'a pas trouvé de lieu d'accueil adapté à moins de 200 km

article publié sur France 3

Ludovic et sa sœur Jennifer Hautefeuille. / © DR

Ludovic et sa sœur Jennifer Hautefeuille. / © DR

Par Aurélia AbdelbostPublié le 05/07/2018 à 17:54Mis à jour le 05/07/2018 à 18:03

Handicapé moteur et cérébral, Ludovic, 30 ans, est accueilli depuis une dizaine d'années dans un centre à seulement 20 minutes de chez ses parents, à la Maison d'accueil spécialisée de Dadonville, près de Pithiviers (Loiret). Seulement, la prise en charge de Ludovic Béchu n'est aujourd'hui plus adaptée à ses besoins.

"Ludovic a évolué, il est plutôt autonome, il peut se laver et se déplacer seul par exemple", indique sa sœur qui a elle même exercé auprès de personnes handicapées. Or le centre de Dadonville accueille des personnes lourdement handicapées qui demandent beaucoup de soins, ce qui laisse peu de temps pour les activités. Ludovic Béchu, lui, est très actif, il adore le football mais surtout la pétanque qu'il pratique très souvent. "Ludovic s'ennuie au centre, il a demandé à changer. Le personnel fait son maximum et nous n'avons rien à leur reprocher simplement Ludovic a besoin d'une autre prise en charge pour continuer de progresser", explique Marie-Josée Béchu, sa mère.
 

"Ludovic refusait de s'alimenter parce qu'il ne voulait pas retourner au centre"


Changer de centre est devenu absolument nécessaire. "Mon frère allait très mal. Il refusait de s'alimenter parce qu'il ne voulait pas retourner au centre le lendemain", souligne Jennifer Hautefeuille. En août 2017, la famille engage donc des démarches pour demander à ce que Ludovic Béchu change de lieu d'accueil. Le début d'une longue attente. Après plusieurs visites, la famille a trouvé un établissement qui pourrait convenir et qui a de la place pour l'accueillir. Seul problème, il se trouve à Nevers, à 200 kilomètres de route.


"Nous n'avons pas trouvé plus près. Il y a des listes d'attente dans tous les centres et il manque des structures d'accueil, se désole Marie-Josée Buché."
 

La famille a reçu la semaine dernière la notification autorisant Ludovic Béchu à y aller pour une sorte de période d'essai de 90 jours. Et ce dernier va beaucoup mieux depuis qu'il sait qu'il va pouvoir changer de centre, en septembre a priori.

Mais sa mère est très inquiète : "Il restera là-bas 15 jours d'affilée alors qu'actuellement il rentre chez nous tous les week-ends et le mercredi. Cela va le perturber, c'est obligé".  Sans compter les frais que la distance va engendrer. "Avec ce qui nous est remboursé, on peut payer un voyage en taxi. C'est tout !", déplore-t-elle. Elle relativise tout de même car son fils a déjà la chance d'être pris en charge au vu de la situation dans la région. Ludovic Béchu est loin d'être le seul à rencontrer des difficultés, dans le Loiret, une soixantaine de personnes doivent se rendre jusqu'en Belgique pour trouver une solution adaptée.

"Le handicap devait être une priorité pour le gouvernement mais pour nous rien n'a changé, lâche sa sœur."


Une situation intolérable pour cette dernière qui a souhaité frapper fort en écrivant une lettre à Brigitte Macron et à Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées. Jennifer Hautefeuille a également créé une pétition en ligne et continue de se battre pour qu'il y ait plus d'établissements spécialisés, car il y a urgence.

7 juillet 2018

SantéBD, Une application et des fiches pour aider les personnes handicapées à se préparer à des consultations médicales.

 

Des nouveautés pour SantéBD

Nous sommes heureux de vous adresser cette nouvelle newsletter, où vous trouverez l'actualité et les nouveautés de SantéBD. N'hésitez pas à la partager autour de vous ! Au sommaire de cette newsletter :

https://mailchi.mp

 

6 juillet 2018

Le plan mercredi : une meilleure inclusion des élèves en situation de handicap

Le 20 juin 2018, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, et Laura Flessel, ministre des Sports, ont présenté le Plan mercredi. Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée des personnes handicapées, salue cette avancée déterminante pour les élèves en situation de handicap et leur famille.

Le plan mercredi : une continuité éducative pendant l’accueil de loisirs

Chaque mercredi, dès la rentrée prochaine, toutes les communes pourront proposer aux élèves de la maternelle au CM2, un accueil de loisirs à forte ambition éducative. En labellisant ces activités et en soutenant les communes, le « plan mercredi » permettra d’assurer une véritable continuité éducative entre les écoles et les structures de loisirs, en cohérence avec les enseignements scolaires.

Le label, conditionnant la qualité des activités à la prise en compte des besoins éducatifs particuliers, garantit des activités adaptées aux besoins des enfants, et notamment à ceux en situation de handicap.

Plan Mercredi : plus d’informations sur le site de l’Education Nationale

Une charte qualité qui garantit l’inclusion des élèves handicapés

Ce plan mercredi « pour tous » est une opportunité pour les élèves en situation de handicap. Il va leur offrir plus d’occasions de se développer et de révéler leurs talents, à travers la pratique d’activités diversifiées dans le respect de leurs goûts et de leur rythme.

Ce plan est pleinement inclusif et redonne du temps aux parents d’enfants en situation de handicap pour leur permettre de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle. L’enquête Opinion Way sur les attentes de ces parents, commandée par la mission nationale « accueil de loisirs et handicap » en montre l’urgente nécessité. Il permet de « préserver nos aidants », comme le préconise également le rapport de Dominique Gillot, présidente du CNCPH.

Pour les enfants en situation de handicap, ce plan mercredi accompagne parfaitement l’abaissement de la scolarisation obligatoire à partir de 3 ans à la rentrée 2019 et les nouvelles ambitions du chantier de l’école inclusive.

Infographie : Ce qui va changer avec le "Plan Mercredi"

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