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"Au bonheur d'Elise"

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9 juin 2011

article publié par l'Agence France Presse le 9 juin 2011

L'autisme résulte de nombreuses mutations génétiques, souvent spontanées

WASHINGTON — Des centaines de petites variations génétiques rares, dont un grand nombre sont spontanées, jouent un rôle clé dans l'autisme, confirment des études publiées mercredi qui marquent une avancée dans la compréhension de ce trouble complexe du développement de l'enfant.

Ces chercheurs ont ainsi conforté l'hypothèse selon laquelle nombre de ces mutations ne sont pas héréditaires mais se manifestent seulement chez les sujets affectés.

Ils ont étudié un échantillon d'environ mille familles dont un des enfants souffrait d'autisme et l'autre pas.

Une des trois études a révélé que dans ces foyers, l'enfant autiste avait quatre fois plus de risque d'avoir ces mutations génétiques spontanées que son frère ou sa soeur.

Tous ces travaux, publiés dans la revue Neuron datée du 9 juin, paraissent en outre indiquer que ces nombreuses petites variations génétiques affectent surtout la formation des synapses, essentielles pour que les neurones, les cellules nerveuses, communiquent entre elles.

"La diversité des variations génétiques implique qu'un traitement visant une forme d'autisme peut n'avoir aucun effet pour la majorité des cas", explique le Dr Michael Wigler du Cold Spring Harbor Laboratory (New York), principal auteur d'une des études.

Ses travaux montrent pour la première fois qu'il existe 250 à 300 endroits dans le génome humain où un nombre de variations génétiques peut provoquer une forme ou une autre d'autisme, qui affecte 1% des enfants aux Etats-Unis.

Cette recherche devrait aussi permettent de mieux comprendre pourquoi l'autisme touche quatre fois plus les garçons que les filles dès l'âge de trois ans.

"Une fois que les gènes dont les mutations sont liées à l'autisme auront été identifiés avec suffisamment de certitude, nous pourrons commencer à penser plus clairement aux problèmes spécifiques affectant chacun de ces enfants plutôt que de tenter de traiter un ensemble de troubles", explique le Dr Matthew State de l'Université Yale (Connecticut, nord-est) qui a mené une autre de ces études.

Selon lui, "ces études représentent une avancée vers la compréhension de l'architecture génomique de l'autisme et apportent de nouvelles bases pour mettre au jour les mécanismes moléculaires et de développement neurobiologique sous-tendant ce syndrome, une étape essentielle pour concevoir et mettre au point de nouvelles approches de traitements ciblés".

Le Dr Dennis Vitkup de l'Université Columbia à New York, qui a dirigé la troisième recherche, estime que les analyses menées par son équipe "confortent fortement l'hypothèse selon laquelle la perturbation de la formation des synapses (...) est probablement au coeur de l'autisme".

Une des études a aussi identifié une région du génome appelée 7q11.23 qui paraît être liée à deux troubles se manifestant par deux comportements sociaux opposés.

Des mutations qui produisent des copies supplémentaires de gènes dans cette partie du génome provoquent un autisme caractérisé par des difficultés de communication alors que la délétion (suppression) de ces mêmes gènes est liée au syndrome de Williams, un retard mental qui se manifeste aussi par des comportement très sociaux.

"Cette région du génome pourrait être la Pierre de Rosette pour l'étude du développement du cerveau jouant un rôle clé dans la socialisation", juge Gerald Fischbach, le directeur scientifique de la fondation Simons qui a financé une des études.

La fréquence de l'autisme serait sous-estimée, a révélé en mai une étude menée en Corée du Sud et publiée lundi aux Etats-Unis, basée pour la première fois sur un échantillon représentatif de la population infantile scolarisée.

Selon cette étude, un enfant sur 38 serait atteint de ce syndrome en Corée du Sud, alors que de précédentes études menées aux Etats-Unis en dénombraient un sur 110.

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9 juin 2011

article publié sur le site de l'Elysée - Présidence de la République

Rapport de M. Paul Blanc relatif à la scolarisation des enfants handicapés

SYNTHESE

Cinq ans après sa mise en application effective, la loi du 11 février 2005 a permis une augmentation très importante de la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire, qu'elle soit collective, dans les dispositifs adaptés des CLIS et UPI, et surtout individuelle.

A la rentrée 2010, 201 388 enfants étaient ainsi scolarisés soit 50 000 de plus qu'à la rentrée 2005. Dans le même temps, l'accueil de ces enfants en milieu hospitalier ou médico-social a sensiblement diminué.
Mais force est de constater que l'intégration des élèves handicapés souffre encore d'un déficit de formation des équipes éducatives, alors qu'elles sont de plus en plus confrontées à la gestion difficile de classes hétérogènes.

Crainte de ne pas « savoir faire », exigences des parents pour une application stricte de la loi, se sont traduites par un développement exponentiel de la prescription par les MDPH d'aides individuelles, les assistants de vie scolaire individuels (AVS-I), qui sont devenues une quasi condition de la scolarisation.
Pour y faire face, le ministère de l'Éducation nationale a adapté le statut des assistants d'éducation afin de permettre à certains d'entre eux de se consacrer à l'accompagnement des enfants handicapés, en milieu collectif principalement mais aussi en classe ordinaire. Compte tenu des contraintes budgétaires, c'est cependant le recours à des contrats aidés qui a été le plus largement développé.

Malgré le 1,3 milliard d'euros consacré par le ministère de l'Éducation nationale à cet accueil, l'école peine aujourd'hui à répondre de manière pertinente aux besoins des enfants handicapés.

Les constats sont unanimes : la prescription d'AVS individuels, retenue souvent par défaut d'autre solution, ne favorise pas forcément une scolarisation de l'enfant dans de bonnes conditions et peut nuire à son autonomie ; le recours à des contrats précaires, quelle que soit la qualité des personnes recrutées, ne permet pas un accompagnement dans la durée.

La loi de 2005, en élargissant la notion de handicap, a eu comme conséquence une très forte augmentation de la qualification de handicap pour des troubles du comportement ou des apprentissages ne relevant pas nécessairement de cette qualification. Le cas des « dys », dyslexiques notamment, est particulièrement révélateur de cette évolution. Mais surtout, la formation ne s'est pas adaptée à cet accueil, que ce soit celle des enseignant comme des AVS, alors même que la prise en charge de certains handicaps requière des compétences très particulières.

Dès lors, plusieurs mesures apparaissent nécessaires.

Une meilleure évaluation des besoins de l'enfant pour la construction de son projet personnalisé de scolarisation et même de son projet de vie : appréciation « in situ », réévaluation régulière, révision du classement de certains troubles et par suite, réduction sensible de la prescription d'aides individuelles. Le travail fait par la CNSA pour développer des référentiels dans les MDPH doit très vite être généralisé.

La diminution du recrutement des contrats aidés et leur remplacement par des assistants de scolarisation, sous statut d'aides éducateurs ; ces contractuels de droit public bénéficient d'un contrat de 3 ans renouvelable et d'un temps de service de 35 heures qui couvre toute la journée de l'enfant.

La formation de tous les personnels : pour ces contractuels, un contrat sur le modèle du contrat d'apprentissage avant la prise de fonction, assorti d'un engagement de servir, avec la possibilité de se former à un handicap particulier avec l'appui des associations spécialisées ; un suivi par une conseillère d'orientation permettra également de leur assurer, après leur contrat, un métier. Leur expérience professionnelle sera validée.

Ainsi, le nombre d'assistants arrivant en fin de contrat sans solutions ne pourra que diminuer, le dispositif mis en place en 2009 pour le recrutement par des associations ayant signé une convention étant maintenu pour ceux qui demeureraient sans débouchés professionnels. Ces associations auront la possibilité de gérer les personnels accompagnant les enfants les plus lourdement handicapés et qui ont notamment besoin de cette assistance en dehors du temps scolaire.

Pour les enseignants, si la formation peut être plus aisément validée pour les professeurs des écoles dans le cadre des concours de recrutement, c'est la formation continue qui doit être privilégiée dans le second degré. A cet égard, la mastérisation doit être repensée dans ses modalités afin d'assurer cette formation qui devrait s'intégrer dans une vision plus complète de la gestion de l'hétérogénéité des élèves, des rythmes différents des apprentissages et par suite des modes d'évaluation des compétences. L'accueil d'enfants handicapés doit être un atout pour la progression de tous les élèves et figurer en bonne place dans les projets académiques mais aussi dans les projets d'établissements et d'écoles.

Concernant la scolarisation, plusieurs mesures sont nécessaires :

- la poursuite de la scolarisation collective, notamment dans le second degré, plus particulièrement en lycées professionnels qui offrent une perspective professionnelle et un corps professoral habitué à gérer des publics hétérogènes, mais en veillant à une application moins restrictive de la circulaire sur les nouvelles ULIS ;

- le dépistage précoce de certaines difficultés d'apprentissage, les « dys » notamment en mettant l'accent sur le rôle de la préscolarisation et par suite sur l'importance de la formation des enseignants ;

- le développement des matériels adaptés, outils numériques mais aussi manuels afin de favoriser l'autonomie de l'enfant dans ses apprentissages.

Pour ce qui concerne le secteur médico-social, il est désormais urgent de mettre en oeuvre effectivement le décret sur la coopération entre éducation nationale et secteur médico-social. Par ailleurs, cette coopération doit être renforcée à tous les niveaux : au niveau national entre différents ministères ; au niveau régional entre ARS et rectorats ; au niveau local entre les inspections académiques, les MDPH et le milieu spécialisé.

L'évolution du secteur médico-social doit enfin s'accélérer, afin de réduire les inégalités de répartition de l'offre entre territoires et garantir la fluidité des parcours entre le milieu ordinaire et le milieu spécialisé.


Rapport de M. Paul Blanc sur la scolarisation des enfants handicapés

Rapport de M. Paul Blanc sur la scolarisation des enfants handicapés

http://www.elysee.fr/president/les-actualites/rapports/2011/rapport-de-m-paul-blanc-relatif-a-la.11532.html

9 juin 2011

article publié sur le site de Vivre FM le 8 juin 2011

09:50 Marie-Anne Montchamp : « l’accessibilité doit concerner tous les handicaps »

8 Juin 2011 Conférence Nationale du Handicap 09:50

La Secrétaire d’Etat aux Solidarités et à la Cohésion Sociale réaffirme le principe de l’accessibilité de tout pour tous avant 2015. Ce principe est « intangible » réaffirme la Ministre qui rappelle que l’accessibilité concerne tous les handicaps et pas seulement le handicap moteur.

Ecouter l’intervention de Marie-Anne Montchamp

Télécharger

Marie-Anne Montchamp à la CNH 2011

http://www.vivrefm.com/podcast/2011/06/08/0950-marianne-montchamp-laccessibilite-doit-concerner-tous-les-handicaps/

9 juin 2011

article publié dans le monde.fr le 8 juin 2011

Handicap : des progrès mais peut mieux faire

LEMONDE.FR | 08.06.11 | 20h44  •  Mis à jour le 08.06.11 | 20h57

150 millions d'euros pour rendre accessibles les écoles de la fonction publique et "aménager davantage de postes" de travail pour les fonctionnaires handicapés, le recrutement de nouveaux auxiliaires de vie scolaire "plus nombreux, mieux formés, mieux payés", et une revalorisation de l'allocation adulte handicapé. C'est ce qu'a promis Nicolas Sarkozy, mercredi 8 juin, au terme de la Conférence nationale du handicap, qui s'est tenue mercredi 8 juin à Paris. Une manière pour le chef de l'Etat de répondre aux inquiétudes des différents intervenants du secteur qui, six ans après la loi "handicap" de février 2005, estiment que les progrès sont encore insuffisants.

UN TAUX DE CHÔMAGE DEUX FOIS PLUS ÉLEVÉ

De l'aveu de la ministre des solidarités, Roselyne Bachelot, et sa secrétaire d'Etat, Marie-Anne Montchamp, il reste beaucoup à faire pour atteindre les objectifs de la loi handicap. Le président a préféré, lui, noter "une mobilisation considérable mais une mobilisation indispensable".

"Trois ans après la première conférence nationale (2008), on ne peut que dresser un triste bilan de l'application des annonces et des promesses qui avaient été faites" fustigeait pourtant, mardi, l'Association des accidentés de la vie dans une tribune publiée sur Le Monde.fr. Le Parti socialiste dénonçait de son côté le bilan "catastrophique" de la droite. En matière d'emploi, le taux de personnes handicapées au chômage s'élève à 19,3 % – soit le double de la moyenne nationale – alors que cinq millions de personnes sont porteuses de handicap en France.

Les réclamations concernant l'emploi arrivent en tête des cas de discrimination envers les personnes handicapées, confirme Sophie Latraverse, directrice adjointe du service juridique de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). La loi prévoit un seuil de 6 % d'employés handicapés dans les entreprises de plus de vingt salariés. Mais cette obligation n'est respectée ni dans le secteur public, qui n'emploie que 4 % de handicapés, ni dans le privé, où le taux n'atteint que 2,4 %. La situation des personnes handicapées dans le monde du travail "a évolué de façon positive [depuis 2005]" note cependant Sophie Latraverse. Elle souligne notamment une meilleure connaissance du handicap et des obligations juridiques des entreprises parmi les grandes structures, qui rencontrent davantage les situations de handicap. "Désormais, on sait à qui s'adresser, on a des interlocuteurs (....) au sein des ressources humaines, il y a quelqu'un qui maîtrise la procédure".

L'ignorance des obligations de la loi par l'employeur et de ses droits par la personne handicapée demeurent le premier obstacle à l'intégration des handicapés dans le monde du travail, estime la juriste. Les associations quant à elles critiquent une politique de l'emploi et de l'insertion insuffisante : elles regrettent notamment que l'allocation adulte handicapé de 730 euros demeure sous le seuil de pauvreté, qui s'élève à un peu plus de 900 euros.

UN TAUX DE SCOLARISATION EN HAUSSE

Pour Lisa Waddington, professeure de droit européen du handicap à l'université de Maastricht, la question de l'emploi ne peut être isolée : le chômage s'explique aussi par "le niveau d'éducation que les enfants handicapés reçoivent, si cela leur permet de s'intégrer sur le marché du travail".

Avec l'emploi, la scolarisation et l'accessibilité faisaient partie des grands thèmes abordés par la conférence de mercredi. Avant même l'ouverture de la conférence, Roselyne Bachelot a souhaité souligner des "avancées considérables" sur Europe 1 mercredi matin : la scolarité des élèves handicapés a progressé entre 2005 et 2010, passant de 151 523 élèves handicapés scolarisés à plus de 200 000. Mais les associations réclament un statut pérenne pour les auxiliaires de vie scolaire, ce personnel qui accompagne les enfants et dont le nombre a doublé entre 2007 et 2010.

L'ACCESSIBILITÉ DES BÂTIMENTS CONTROVERSÉE

Autre point sur lequel les progrès paraissent insuffisants, l'accessibilité des bâtiments, qui constituait l'un des plus grands engagements de 2005  : toutes les infrastructures publiques doivent être accessibles d'ici à 2015, mais moins de 15 % d'entre eux étaient déjà aux normes en 2010. Et le gouvernement a déjà tenté à deux reprises d'introduire des dérogations à cette obligation. Or l'accessibilité des infrastructures demeure essentielle, rappelle Lisa Waddington : "quelqu'un en fauteuil roulant ou une personne aveugle (...) doit faire face au défi même de pouvoir se rendre au travail".

L'Espagne, qui en Europe fait figure de pays particulièrement avancé sur les lois concernant le handicap, a largement axé ses efforts sur l'accessibilité. La directrice exécutive du comité espagnol des représentants des personnes handicapée, interrogée par La Croix, évoque "les multiples villes où les autobus publics sont équipés de rampes pour les handicapés moteurs, les ascenseurs au sein d'édifices publics". Mercredi, le chef de l'Etat a pourtant promis que les promesses faites dans le domaine de l'accessibilité seraient tenues : "Il ne nous reste plus que trois ans (...). Ne baissons pas les bras, soyons inventifs, innovants, déterminés."

Autre domaine dans lequel l'Espagne apparaît en pointe : "le mouvement associatif pour les personnes handicapées est puissant et travaille en coopération avec le gouvernement", détaille Lisa Waddington. Une solidité du tissu associatif qui semble émerger depuis quelques années en France : "la préparation de la loi de 2005 a cristallisé l'apparition dans l'espace public d'associations avec une forte culture revendicative", explique Pierre Savignat, maître de conférences à l'université Pierre-Mendès France de Grenoble, au journal La Croix. Mais contrairement à d'autres pays, la France ne possède pas une culture de lutte contre les discriminations, souligne Lisa Waddington : en Grande-Bretagne, en Irlande ou aux Pays-Bas, la "jurisprudence et le recours [au droit] est davantage utilisé" pour lutter contre les discriminations.

Légiférer sur l'accessibilité est une nécessité estime Lisa Waddington qui évoque le cas des Etats-Unis où tout projet public a l'obligation d'être accessible aux handicapés. Une obligation qui pourrait être insufflée par l'Union Européenne. En 2000, c'est déjà une directive de l'Union qui avait incité les Etats à sanctionner la discrimination sur la base du handicap au travail : tous les Etats-membres interdisent désormais cette discrimination, contre trois auparavant. La Commission européenne réfléchit à une proposition de loi sur l'accessibilité à l'horizon 2012 explique la juriste. En attendant, "rien n'empêche aux Etats-membres de le faire", souligne la professeure.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/08/handicap-des-progres-mais-peut-mieux-faire_1533630_3224.html

9 juin 2011

article publié dans la-Croix.com le 6 juin 2011

La législation espagnole sur le handicap est très avancée

Les efforts pour intégrer les personnes handicapées sont bien réels en Espagne.

Mais si la scolarisation des enfants handicapés ne pose pas trop de difficultés, le constat est plus nuancé dans le monde du travail où l’on constate encore des discriminations.

« L’Espagne est l’un des pays dotés de la législation la plus avancée de l’Union européenne en matière de handicaps. Mais nous avons un problème car elle n’est pas totalement respectée », explique Mario García Sanchez, président de la Confédération espagnole des personnes handicapées physiques (Cocemfe). 

Francisco de Jesús Valverde, président de la fondation qui gère l’Observatoire national du handicap, approuve, et précise : « Nous avons atteint une conscience collective sur la nécessité des mêmes droits pour tous et l’amélioration continue de ces droits. »

En milieu scolaire, la loi de 1986 sur l’intégration scolaire a permis de faire un bond en avant. « Ce fut un moyen d’avoir du personnel qualifié dans les établissements scolaires pour accueillir des enfants handicapés », explique Francisco de Jesús Valverde. 

Du coup, 97 % des enfants handicapés sont scolarisés, la majeure partie dans un établissement normal, le reste dans des centres spéciaux. « Le problème c’est que les centres ne sont pas toujours adaptés, au niveau de l’architecture », regrette le président de la Cocemfe. 

Et si la scolarisation des jeunes âgés de moins de 12 ans est bien réelle, ce n’est pas forcément le cas après, insiste Francisco de Jesús Valverde.

Centres spéciaux d’emploi

Dans le monde du travail, le bilan est plus nuancé. « Les personnes handicapées se trouvent d’emblée en net désavantage car leur taux d’emploi est de 28 % face aux 60 % de la population en général et les femmes sont encore plus discriminées », avance Marío García Sanchez. 

Pourtant, dans un pays plongé dans une profonde crise économique, la progression de l’emploi des handicapés offre une lueur d’optimisme. Sur le premier trimestre 2011, le nombre de contrats a progressé de 8,1 % par rapport à la même période en 2010. 

« L’existence de centres spéciaux d’emploi, où plus de 50 % des employés sont handicapés, a permis de maintenir la croissance des créations de postes », précise Pilar Villareno, directrice exécutive du Comité espagnol des représentants des personnes handicapées (Cermi).

Accessibilité : des efforts importants

Reste la question de l’accessibilité pour les personnes handicapées. Francisco de Jesús Valverde estime que les efforts réalisés ont été importants. Il cite par exemple les feux de signalisation sonores, les multiples villes où les autobus publics sont équipés de rampes pour les handicapés moteurs, les ascenseurs au sein d’édifices publics.

Le gouvernement a d’ailleurs lancé en 2004 un plan pour l’accessibilité des lieux publics, qui doit s’achever en 2012. « Nous constatons de moins en moins de problèmes pour l’accès aux espaces et édifices publics », résume le président de la Cocemfe qui met en avant les efforts des administrations pour améliorer la circulation dans les villes pour les handicapés. 

Les difficultés les plus nombreuses se concentrent dans les logements privés : « Nous voulons que tous les propriétaires de logements dans un immeuble paient les travaux pour améliorer l’accessibilité. »

Pour la directrice du Cermi, l’Espagne possède une société civile très organisée et un réseau d’associations de personnes handicapées puissant. « Cela nous donne beaucoup de force au moment de réclamer nos droits. Nous ne demandons pas l’intégration, mais l’inclusion, car c’est la société qui doit faire les efforts. »

VALERIE DEMON

http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/La-legislation-espagnole-sur-le-handicap-est-tres-avancee-_EG_-2011-06-07-622530

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6 juin 2011

article publié sur le site maville.com le 3 juin 2011

Actualité  
Finistère
Vendredi 03 juin 2011

« Retour sur mer » : le handicap met les voiles

Après avoir accueilli 200 passagers en 2007, « Retour en mer » propose cette année 1 200 places à bord de ses 14 bateaux, preuve du peu d'infrastructures nautiques adaptées au handicap.
Après avoir accueilli 200 passagers en 2007, « Retour en mer » propose cette année 1 200 places à bord de ses 14 bateaux, preuve du peu d'infrastructures nautiques adaptées au handicap.
Du 27 juin au 1er juillet, 1 200 personnes handicapées prendront la mer. Cap sur « Distro War Vor », en rade de Brest.
« Rendre la mer accessible à tous »... Un pari un peu fou, lorsque le foyer Menez Roual de Dirinon, lance la première édition de « Distro War Vor » en 2006.

Cette année-là, la Transat du Figaro fait escale à Brest. « On voulait permettre aux personnes en situation de handicap de participer à l'événement, se souvient Didier Dalla Vedova, fondateur de l'événement avec Nicole Guèdèspar (coordinateurs Mutualité santé social). Le nautisme est un milieu un peu fermé, qui manque de bateaux adaptés. »

450 places en 2008, 1 200 en 2011

Qu'à cela ne tienne, avec le concours des Genêts d'Or et du foyer Don Bosco, embarqués dans le projet, 200 personnes en situation de handicap prennent le large. Le succès est au rendez-vous, et les organisateurs décident d'étendre la voilure : 450 en 2008, 1 000 en 2009.

Cette fois, 1 200 places vont être proposées aux associations et structures, mais également aux individuels, à bord des 14 bateaux. À moteurs, voiliers et même fileyeurs, tous sont adaptés, grâce aux partenaires de l'opération et à la participation d'une cinquantaine de structures (associations des paralysés de France et des Papillons blancs, l'Epal, etc.) À la barre, pour mener à bien ces journées, pas moins d'une soixantaine de personnes engagées dans la cause.

Une cause qui, nouveauté cette année, a vu naître dans son sillage la première édition de « Distro en baie », du 26 au 28 mai. Cette fois, cap a été mis sur Douarnenez, où sept bateaux ont été affrétés pour permettre à 500 personnes de naviguer, selon le même principe que « Distro war vor ».

Laurence TEXIER.  Ouest-France  
5 juin 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 5 juin 2011

Le Programme TEACCH

Le Programme TEACCH

Le TEACCH, c’est quoi? Traitement et éducation des enfants avec autisme et autres handicaps de la communication.

Ce programme a été initié par Schopler et Reichler et nous vient « évidement » d’Amérique. Le principe émergent est simple: il s’agit de définir les stratégies éducatives envisageables pour l’enfant après une période d’observation. Dans la pratique, il s’agit de créer un environnement spécifique à chaque enfant. Il s’agira bien souvent d’un programme appliqué en CLIS, donc dans une classe spécialisée mais en milieu ordinaire.

Un enseignement structuré

Il concerne l’organisation physique de l’enseignement, les emplois du temps, les systèmes de travail individuel et le répérage visuel.

L’organisation physique de la classe est importante. Il y a une place pour chaque activité. La table de travail personnel tournée vers le mur avec d’un côté une étagère avec les travaux à faire en autonomie (qui sont préparés chaque jour en fonction du niveau de l’enfant) et de l’autre côté, une caisse ou l’enfant doit ranger son travail terminé.

Sur le côté de l’étagère est affiché l’emploi du temps de l’enfant exprimé en pictogrammes ou textuel pour toute la journée à l’école (travail à la table, repas, activités hors école, loisirs…).

Il y a aussi une table au milieu de la classe pour le travail scolaire avec l’institutrice ou l’éducatrice pour ceux qui apprennent à travailler et où se font les choses en commun, comme les jeux de société par exemple, ou les travaux manuels.

Il y a un endroit (le tapis) réservé à l’accueil du matin (ritournelle du matin avec citation des prénoms chacun son tour) pour se dire bonjour. Il y a le coin ordinateur et le coin loisir (puzzles-livres- jeux de société…).

L’intégration

Les élèves sont intégrés dans les classes ordinaires pour ce qui leur convient le mieux (par exemple, dans la CLIS de Mathilde, le sport se fait avec les 6ème chez lesquels sont choisis des tuteurs). Par ailleurs, les élèves participent à la vie en communauté de l’école: repas au self, manifestations sportives, récréations, etc.

L’équipe éducative

Le principe du TEACCH c’est que l’enfant soit « rééduqué » tout au long de la journée. L’équipe se compose donc généralement d’un binôme (pour la CLIS de Mathilde, il y a une institutrice et une éducatrice spécialisée) qui sera en charge de maximum 6 enfants pour que le rapport 1 pour 3 soit respecté.

Le suivi permanent avec les parents

Il ressort du TEACCH que chaque enfant est différent et que chaque individu aura un programme adapté à ses besoins selon l’observation qu’on en aura fait.

Par exemple dans la CLIS de Mathilde, à chaque trimestre, est élaboré un projet éducatif qui prend en compte les acquis et progrès du trimestre précédent et présente les nouveaux objectifs pour le trimestre suivant.

Une réunion a lieu entre les parents et l’équipe éducative, où celle-ci explique comment elle pratique avec l’enfant et comment envisager la même application à la maison pour que l’enfant acquière indifféremment en chaque lieu le maximum d’autonomie (ce qui n’est pas encore le cas de Mathilde, qui cloisonne entre la maison et l’école pour certaines choses).

Le programme TEACCH s’applique aussi pour la formation professionnelle et l’intégration professionnelle.

Le TEACCH est un programme très visuel pour que les enfants arrivent à se repérer dans l’espace et le temps, ce qui les rassure et leur permet de passer à l’activité suivante sans surprise. L’utilisation de pictogrammes n’implique pas forcément la méthode PECS (communication par échange d’images).

Appliquer TEACCH à la maison

Chez moi, dans presque toutes les pièces, vous trouverez du TEACCH.

Dans la salle de jeu, où Mathilde passe le plus clair de son temps, il y a un grand tableau blanc avec à gauche le planning (photo de la maîtresse ou photo des intervenantes du SESSAD, repas, bain, ordi, aller se coucher…), à droite tous les pictos des activités et des ressentis (malade, fatigué, en colère) avec une bande phrase parce qu’elle utilise aussi le PECS.

Dans la salle de bain, le planning  c’est: oter les vêtements, le bain, shampoing, couper les cheveux, brossage des dents (il ne marche pas, celui-là, mais j’essaye à chaque fois…), mettre le peignoir, brosser les cheveux.

Dans sa chambre, une image pour chaque chose: culotte, brassière, t-shirt, pantalons, pull… ce qui lui permet de prendre chaque chose sans tout mettre en l’air dans le placard!

Dans la cuisine, sur le réfrigérateur: une photo de chaque chose qu’elle mange ou qu’elle boit, avec la bande phrase, ce qui lui permet de choisir ce qu’elle veut manger et boire. Elle ne l’utilise pas seulement au moment des repas. Si elle a soif dans la journée, elle donne le picto correspondant à ce qu’elle veut.

Quand Mathilde voit sur son planning la photo de ses intervenantes SESSAD, elle guette par la fenêtre si son taxi arrive…

http://autismeinfantile.com/prise-en-charge/methodes/teacch/le-programme-teacch/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

3 juin 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 3 juin 2011

Boîte à outils de l’enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

Boîte à outils de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

former classroom (photo: Julie Facine)

Je travaille en ce moment avec une amie enseignante sur un projet de classe primaire ni CLIS ni classe classique – une sorte de classe adaptée à destination des enfants TED sans déficience intellectuelle, et avec une prise en charge comportementale à la maison.

J’essaie donc de mettre à sa disposition le plus d’éléments possibles, et de lui constituer une boîte à outils comportementale à laquelle se référer, en situation, rapidement et efficacement.

Je propose de partager avec vous cette boîte à outils:

  • Aménager ses techniques d’enseignement
  • Aménager l’organisation de la communication et des relations sociales dans la classe
  • Aménager les aspects sensoriels de la classe
  • Aménager le contrôle du comportement des élèves de la classe et de l’enfant autiste
  • Prendre le bus
  • Manger à la cantine
  • Rendre les choses encore plus visuelles
  • Gérer les temps de transition

Imprimez chaque billet, glissez le tout dans un porte-vue, et vous aurez, sur votre bureau de maîtresse, tout ce qu’il faut pour que nos enfants s’épanouissent dans vos classes.

N’hésitez pas à commenter, le but du jeu est vraiment que cette boîte à outils constitue une plateforme de préparation de rentrée pour les enseignants.

Les trucs et astuces comportementaux, je les tiens de divers ouvrages, sites internet, essentiellement, voire quasi uniquement publiés en langue anglaise. Une section sera consacrée aux sources.

J’espère que ce projet vous permettra de constituer votre livret au cours du mois de juin. Ainsi, vous partirez en vacances le cœur tranquille, avec un peu de lecture sous le bras!

http://autismeinfantile.com/prise-en-charge/scolarite/boite-a-outils-de-lenseignant-ou-avs-accueillant-un-enfant-autiste-dans-sa-classe/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

3 juin 2011

article publié dans la Nouvelle République.fr le 2 juin 2011

Autisme France gagne en appel

02.06.2011

Vouneuil-sous-Biard

La cour administrative d'appel vient, de façon inattendue, de donner une nouvelle orientation au conflit qui oppose depuis plus de trois ans l'association Autisme France et un de ses anciens salariés, par ailleurs délégué syndical Force ouvrière au moment des faits.
Alors que, jusqu'à présent, toutes les juridictions, pénale comme administrative, avaient donné raison au salarié, Thierry Chatry, accusé d'actes de violences sur les pensionnaires du centre pour adultes avec autisme de Vouneuil-sous-Biard, la cour vient de reconnaître sans ambiguïté la réalité de ces violences.
Le 11 avril 2008, le ministre du Travail autorisait le licenciement du délégué syndical en admettant qu'il avait à plusieurs reprises porté des coups à des pensionnaires particulièrement agités, comme en avait notamment témoigné dans un premier temps une collègue de Thierry Chatry. Cette décision du ministre inversait celle prise par la direction du travail de la Vienne, qui avait annulé le licenciement.

Violences gratuites

Par ailleurs, le tribunal correctionnel, saisi d'une plainte d'Autisme France contre Thierry Chatry l'avait non seulement relaxé, mais avait au surplus condamné l'association pour procédure abusive. Enfin, en avril 2010, le tribunal administratif de Poitiers avait annulé la décision du ministre, et par voie de conséquence le licenciement.
La cour administrative d'appel vient de prendre une décision diamétralement opposée. Les juges de deuxième instance considèrent, tout d'abord, contrairement au tribunal, que le témoignage de la collègue de Thierry Chatry est « dépourvu d'ambiguïté » ; si elle a par la suite atténué ses propos, c'est uniquement « par peur des représailles ».
Pour la cour, l'éducateur s'est livré à des « violences gratuites » en « méconnaissance délibérée de ses obligations ». Thierry Chatry, constate l'arrêt de la cour était « coutumier de comportements violent à l'égard des résidants ».

Déjà sanctionné

La cour écarte tout lien entre la sanction qui a frappé Thierry Chatry et ses fonctions de représentant syndical. Avant même sa désignation par Force ouvrière, l'éducateur avait déjà fait l'objet de deux procédures disciplinaires. Après cette désignation, il avait également fait l'objet d'un avertissement pour propos menaçants à l'encontre de la direction et, déjà, pour comportement violent.
La cour d'appel précise enfin que la condamnation de l'association pour procédure abusive est sans influence sur la nature disciplinaire des faits reprochés à Thierry Chatry. Celui-ci devra payer 1.500 € à Autisme France au titre de ses frais de justice, sauf à se pourvoir en cassation devant le Conseil d'État.

Vincent Buche

2 juin 2011

article publié sur le site de vousnousils le 1er juin 2011

Le tribunal d'Evry condamne 4 ex-salariés d'un institut pour jeunes sourds

Le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel d'Evry a condamné mer­credi quatre membres de l'ancienne équipe médi­cale et de direc­tion d'un centre pour jeunes sourds de La Norville (Essonne) à des peines d'amende et d'emprisonnement avec sur­sis, pour vio­lences et non-dénonciation.

L'une des éduca­trices, prin­ci­pale mise en cause dans cette affaire, a été condam­née à 2 ans d'emprisonnement avec sur­sis et l'interdiction défi­ni­tive d'exercer la fonc­tion d'éducatrice. Une autre éduca­trice a été condam­née à 8 mois d'emprisonnement avec sur­sis, sans interdiction.

Le tri­bu­nal a condamné l'ancien direc­teur de cet établis­se­ment à 10.000 euros d'amende, dont 5.000 euros avec sur­sis, pour non-dénonciation. Le pré­sident a reconnu le "conflit de loyauté" qui l'a agité, entre l'obligation légale de dénon­cer des faits qui lui avaient été rap­por­tés, et ses rap­ports avec les gens avec les­quels il travaillait.

L'une des deux chefs de ser­vice a été relaxée, et l'autre condamné à 6.000 euros d'amende, dont 3.000 euros avec sursis.

Les quatre per­sonnes condam­nées devront ver­ser aux familles qui se sont consti­tuées par­ties civiles des dom­mages et inté­rêts allant de 2.500 à 7.500 euros, et 1 euro de dom­mages et inté­rêts à l'association la Voix de l'Enfant, égale­ment par­tie civile dans ce dossier.

Ces cinq anciens membres de l'équipe médi­cale et de direc­tion du Centre médi­cal de pho­nia­trie et de sur­dité infan­tile de La Norville ont com­paru début mai durant trois jours devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel d'Evry pour des faits de vio­lence et non dénon­cia­tion, entre 2001 et 2005.

Il était repro­ché aux deux éduca­trices spé­cia­li­sées, âgées d'une cin­quan­taine d'années, des faits de vio­lence sur des enfants sourds et mal­en­ten­dants. Certains d'entre eux cumu­laient égale­ment d'autres handicaps.

L'une d'elle aurait vio­lenté quatre enfants, entre 2001 et 2003. Les vio­lences exer­cées par la seconde concernent huit enfants, entre 2002 et 2005.

L'une des deux éduca­trices conteste la tota­lité des faits, tan­dis que la seconde en recon­naît une par­tie, notam­ment des coups de pied aux fesses. Les deux chefs de ser­vice disent n'avoir pas été au courant.

L'ancien direc­teur de l'établissement admet avoir été alerté une pre­mière fois en 2003 par un groupe d'éducateurs, mais n'avoir pas signalé les faits aux auto­ri­tés. Il avait alors placé l'éducatrice concer­née sur un poste sans contact avec les enfants.

L'enquête avait fina­le­ment démarré en 2004, lorsqu'une ancienne sta­giaire avait saisi le pro­cu­reur de la République de l'Essonne pour révé­ler les faits dont elle avait été témoin.

Huit des anciens pen­sion­naires de l'établissement se sont por­tés par­tie civile, via leurs parents ou repré­sen­tants. Pour deux d'entre eux, les conseils géné­raux de l'Essonne et de Seine-et-Marne sont par­ties civiles, en qua­lité de repré­sen­tants de mineurs.

http://www.vousnousils.fr/2011/06/01/le-tribunal-devry-condamne-4-ex-salaries-dun-institut-pour-jeunes-sourds-507136

2 juin 2011

article publié dans l'Alsace.fr le 2 juin 2011

Une AVS et un parent d’élève témoignent

le 02/06/2011 à 00:00 par Frédérique Meichler

 

Cindy Meyer, auxiliaire de vie scolaire, se retrouve au chômage.Photos F.M.

Cindy Meyer, auxiliaire de vie scolaire, se retrouve au chômage.Photos F.M.

L’annonce de la suppression de 47 postes d’AVS-Co (auxiliaire de vie scolaire) a provoqué de vives inquiétudes. Le Snuipp-FSU 68 organise une manifestation le 8 juin devant l’inspection académique à Colmar. Témoignages.

 

Cindy Meyer est AVS-Co (auxiliaire de vie collective) dans une Ulis (unité localisée d’inclusion scolaire), classe spécialisée accueillant des enfants souffrant de déficiences intellectuelles. « Ce sont des enfants qui ont du mal à retenir et à comprendre, ils ont besoin de plus de temps pour les apprentissages, de stabilité et de sécurité affective. » Cindy Meyer a une certaine expérience dans ce domaine puisqu’elle est AVS depuis quatre ans. Payée au Smic, sur la base d’un contrat renouvelé tous les ans, elle a déjà vu son maigre salaire rétrécir lorsqu’on lui a imposé une réduction de son temps de travail à 80 %. Depuis peu, elle sait que son contrat n’est pas renouvelé (il aurait pu l’être pendant six ans) et qu’elle peut désormais pointer au Pôle emploi.

« Y aura-t-il quelqu’un pour me remplacer ? Quelle sera son expérience ? Ses compétences ? » Au fil des années, Cindy Meyer a tissé des liens avec les enseignants, participe à des projets transversaux… « Dans cette politique, on ne prend pas en compte les enfants et leur intérêt, déplore l’AVS, ni la relation de confiance qui s’est tissée avec les enseignants. Je travaille en symbiose avec eux, pourquoi vient-on détruire quelque chose qui fonctionne ? »

Le responsable de l’établissement où elle travaille a envoyé un courrier au rectorat pour tenter de sauver son poste. Il regrette le manque de reconnaissance du travail accompli, évoque « l’anéantissement d’une collaboration et d’un savoir-faire, d’une expérience […] Ce démantèlement entrave considérablement la stabilité et la continuité dont ces enfants en quête de repères ont tant besoin. »

« Nos enfants ont besoin de repères »

Carole Bernard est maman de deux enfants handicapés, âgés de 10 et 12 ans. L’aîné doit entrer au collège à la rentrée prochaine, le second est en Clis (classe d’intégration scolaire). « Ces enfants ont un niveau différent, une autonomie et des capacités différentes, ils ont besoin d’un accompagnement spécifique, de la part de personnel formé et compétent. Je milite pour la reconnaissance du métier d’AVS. Aujourd’hui, ce sont des personnels qu’on utilise et qu’on jette comme des Kleenex… Alors que nos enfants ont besoin de repères et de personnes motivées pour s’occuper d’eux, parce que c’est difficile. On va remplacer ces AVS qui sont motivés et expérimentés par des personnes précarisées, qu’on payera 20 heures par semaine au Smic… Ça intéressera qui ? » Carole Bernard voit dans ces nouvelles mesures d’économie de l’Éducation nationale une régression. « On n’arrête pas de faire des promesses sur l’intégration à l’école des enfants différents, on nous laisse croire à un tas de choses et après, on fait des pas de géant à reculons… » Cette maman très amère se dit « prête à entamer une grève de la faim » pour défendre la stabilité des AVS dans leur poste.

Le Snuipp-FSU 68 organise un rassemblement mercredi 8 juin à 14 h 30, devant l’inspection académique à Colmar, « pour dénoncer le non-renouvellement des AVS-Co ».

http://www.lalsace.fr/actualite/2011/06/02/une-avs-et-un-parent-d-eleve-temoignent

31 mai 2011

article publié sur le site maville.com le 30 mai 2011

Des parents d'autistes pour la méthode ABA


Samedi matin, au 37, rue Voltaire, une petite dizaine de parents d'enfants autistes s'est réunie.
Samedi matin, au 37, rue Voltaire, une petite dizaine de parents d'enfants autistes s'est réunie.
Ils veulent promouvoir cette méthode américaine et la création d'un centre semblable à celui de Quimper.
« Nous aimerions créer une association qui serait rattachée à Autisme Cornouaille. Notre objectif est de promouvoir la méthode ABA pour soigner les enfants autistes et qu'un centre spécifique soit créé à Brest », explique Isabelle Hoschtettler. Samedi matin, rue Voltaire, une petite dizaine de parents d'enfants autistes s'est réunie autour d'un café au sous-sol du temple de l'église réformée.

La méthode ABA a été initiée aux États-Unis il y a quarante ans pour prendre en charge ces enfants qui sont handicapés de la relation sociale et de la communication verbale et non verbale. « En France, elle est peu développée parce qu'elle choque. Elle est fondée sur le conditionnement des enfants : un bon comportement amène une récompense. Pourtant, elle est efficace », estime Isabelle Hoschtettler. Surtout, cette méthode aurait fait ses preuves auprès des jeunes autistes ayant une déficience intellectuelle. À Quimper, un centre ABA accueille huit enfants.

Cette mère de François, 5 ans, autiste, dénonce aussi le manque de place dans les structures d'accueil. « À l'hôpital de jour de Bohars, il y a vingt places, alors qu'une centaine d'enfants autistes attendent », déplore-t-elle.

C'était la première réunion du genre. « Nous faisons un état des lieux. Pour savoir ce que veulent vraiment les parents. » Isabelle Hoschtettler : « Nous organisons ce café au temple protestant parce que nous n'avons pas trouvé un autre local de disponible. Avec mon mari, nous sommes protestants. Mais ce café de parents d'enfants autistes n'a aucune connotation religieuse. »

Renseignements au             02 90 82 68 24      .

31 mai 2011

Rêve de Gosse avec les Chevaliers du Ciel

Le tour 2011 aura lieu du 03 au 11 Juin 2011.

Rêves de gosse est une opération qui se décompose en deux temps majeurs :

    1er temps : Une action remarquable
    2ème temps : Un baptême de l'air

Pour en savoir plus sur l'évènement :

http://www.revesdegosse.com/#/levenement/3280296

Extrait de "Vivement dimanche" avec Véronique Jannot, José Garcia et Jean-Yves Glémée diffusée le Dimanche 20 Mars 2011.

Et bien d'autres informations encore ... sur le site

30 mai 2011

article publié sur le site Autisme Agir Aujourd'hui

Action CLIS AUTISME 94

Nous regroupons plusieurs familles du Val-de-Marne touchées par l'Autisme/TED, dont les enfants sont soit descolarisés soit en voie de descolarisation suite l'absence de CLIS Autisme ou de personnel accompagnant qualifié.

Devant l'impossibilité

Nous réclamons l'ouverture d'une CLIS Autisme.

Nous demandons que la scolarisation de nos enfants se construise réellement suivant les recommandations formulées par la Direction générale de l'enseignement scolaire dans son guide "Scolariser les élèves autistes" et sa principale auteur, Agnès Woimant (maman d'un petit garçon autiste):

  • structuration spatio-temporelle,
  • outils visuels de communication et d'apprentissage de la lecture,
  • renforcement positif

Nous portons la demande de l'ouverture d'une clis autisme dans le val-de-marne.

Nous engageons toutes les familles concernées par ces situations douloureuses à nous contacter afin d'agir ensemble auprès des instances académiques et sanitaires.

par courriel
autismeagiraujourdhui@gmail.com
ou par téléphone
            06 87 08 98 07  
 
http://autismeagiraujourdhui.fr/actionClis94.html
30 mai 2011

Questions au Gouvernement - 25 mai 2011

Jean-Pierre Dupont, Député de Corrèze, s'adresse au Gouvernement au sujet du Plan autisme afin d'insérer à la société les enfants autistes (Questions au Gouvernement - 25 mai 2011).
Réponse de Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale.


UMP Dupont Montchamp - Plan autisme par Groupe_UMP_AN

30 mai 2011

Vacances à Cap Coz du 21 au 28 mai 2011

P1040854Samedi matin, nous prenons la direction de Cap Coz pour une semaine en Bretagne avec une Elise très heureuse de partir en vacances ... Très bonne semaine ensoleillée même si les température ne sont pas super élevées par rapport à la moyenne nationale. De la relativité des choses ... De toute façon nous avons fait le déplacement pour découvrir la région ... et par beau temps en Bretagne c'est assez exceptionnel.P1040872

 

 

 

Au programme : des pointes, des baies, Bénodet, Concarneau, l'archipel des Glénan, Quimper, Pontaven etc. Nous pousserons même jusqu'à Brest pour découvrir la rue de Siam (la rue principale) en plein chantier conséquence des travaux nécessaire à l'installation du tramway. Le pont de recouvrance est lui aussi en travaux de rénovation ... aussi nous ne attardons pas outre mesure et partons à l'aventure en direction du Conquet pour revenir via Quimper (très belle ville où le centre ville est réservé aux piétons) ...


P1040884

Bref, nous partons le matin pour revenir en fin d'après-midi en flânant au gré de nos envies. Lisou nous motive pour le déjeuner "- C'est quand le restaurant ?" ou "- avec des frites" ... difficile de lui faire changer de cap dans la conversation ... Mais nous y parvenons néanmoins en haussant un peu le ton ... Non mais des fois !P1040901

Je peux donc vous assurer que la Bretagne est magnifique comme chacun le sait et que nous avons pris un bon bol d'air !

30 mai 2011

article publié sur le site de l'UNAPEI

Congrès Unapei - " La vie quotidienne avec son enfant handicapé mental "

Au programme du 51e Congrès de l’Unapei, six ateliers thématiques pour permettre à chacun d’échanger, et un grand débat. Rendez-vous à Besançon le 18 juin.

La matinée du samedi est consacrée à des ateliers thématiques qui proposent à chacun de s’exprimer et d’échanger autour de ses principales difficultés ou des solutions qu’il a pu trouver. Après une courte intervention d’un spécialiste, questions/réponses, exemples concrets d’actions menées, bonnes pratiques et conseils contribueront à faire avancer le sujet. Et, l’après-midi, à partir des questions soulevées par chaque atelier, les intervenants débattront lors d’une table-ronde.

Atelier 1 - Les premiers pas après l’annonce du handicap Choc du diagnostic, complexité des démarches médicales ou administratives, bouleversement de sa vie professionnelle et sociale, regard des autres, portes qui se ferment… la venue d’un enfant handicapé peut entrainer des bouleversements pour une famille. Comment faire face ? Quelles actions mettre en œuvre ? Où trouver des soutiens ?

Atelier 2 - Être accompagné pour être moins seul Le manque de solutions d’accueil, de conseils et de soutien contribue au sentiment d’être seul face au handicap. Vie centrée autour du handicap, problèmes conjugaux, complications professionnelles, relations amicales en délitement… peuvent en être des conséquences.. Dans ce contexte, rencontrer d’autres familles, participer à des réunions associatives sont des moyens pour renouer un lien social, partager des difficultés et bénéficier de conseils d’autres parents.

Atelier 3 - Quel parcours éducatif pour son enfant ? Au moment de scolariser son enfant, de nouvelles questions se posent : quels sont les droits de mon enfant ? Quelle solution sera adaptée ? Quel type de scolarisation ? Quels sont mes interlocuteurs ? Quels professionnels peuvent nous accompagner ? Comment va-t-il prendre sa place dans la famille ?

Atelier 4 - Des adolescents comme les autres. Vie affective, hygiène, autonomie… autant de sujets qui s’amplifient à l’adolescence et qui peuvent susciter des inquiétudes. Comment gérer la prise d’indépendance de mon enfant ? Quel type d’apprentissage mettre en place ? Comment et avec qui parler de vie affective et de sexualité ?

Atelier 5 - L’école et après ? Au moment où se dessine sa future vie d’adulte, de nouvelles questions se posent à tous les parents. Elles doivent être anticipées pour éviter des ruptures dans le parcours des jeunes voire même des impasses. Comment organiser le passage d’une structure pour enfant vers le monde du travail ou un établissement pour adultes ? Quand et comment réfléchir à ces changements et à la formation professionnelle ? Quels sont les acteurs clés de cette anticipation et quels sont les facilitateurs de ces transitions ?

Atelier 6 - L’association et les parents de jeunes enfants. Lieu d’accueil, d’écoute et de soutien, les associations de l’Unapei innovent et proposent des services pour répondre aux attentes, écouter et échanger avec les familles nouvellement confrontées au handicap de leur enfant. Explications et illustrations concrètes d’actions associatives existantes ou en devenir.

http://www.unapei.org/Congres-Unapei-La-vie-quotidienne.html
30 mai 2011

article publié sur le site du CRA (Centre de Ressources Autisme) Alsace

Journées Nationales d'étude sur l'Autisme

 

sous le patronage de Monsieur Xavier Bertrand

Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé

de Madame Roselyne Bachelot-Narquin,

Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale

 

AUTISME EN EUROPE - Quelles aides ? quels accompagnements

 

L’année 2011 doit voir la publication des recommandations sur les pratiques de soin, d’éducation et d’accompagnement pour les personnes avec autisme, élaborées sous l’égide de la HAS (Haute Autorité de Santé) et de l’ANESM (Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux).


Pour ses Journées Nationales, qui se tiendront à Strasbourg, Capitale Européenne, l’ANCRA (Association Nationale des Centres de Ressources Autisme) en partenariat avec le CRA Alsace, propose de partager les expériences de différents pays européens, notamment celles qui sont jusqu’ici peu diffusées en France.  


Les intervenants sollicités apporteront des éclairages sur les politiques mises en œuvre pour les personnes avec autisme et autres TED, ainsi que des témoignages sur des approches et dispositifs originaux.


Lors de ces rencontres seront envisagées les pratiques s’adressant à tous les âges de la vie, du petit enfant à l’adulte.    
Ce colloque international (traduction simultanée assurée) s’adresse aux professionnels, aux personnes avec autisme et autres TED, à leurs familles, ainsi qu’à tout public intéressé.
 
Il sera précédé, les 22 et 23 juin, par les journées annuelles de travail et de formation réservées aux personnels des Centres de Ressources et de leurs équipes associées.

 

APPEL A POSTERS : Une exposition de posters est prévue lors de ces Journées Nationales. Elle a pour objectif de valoriser le partage des pratiques, des expériences et des recherches entre les professionnels. 
Cet appel à posters est strictement limité aux participants inscrits aux Journées Nationales, aux équipes de terrain ou de recherche dont au moins un membre est inscrit.  Pour en savoir plus

D'ores et déjà vous pouvez télécharger le programme préliminaire (les thèmes abordés) ainsi que le bulletin d'inscription.

 

  Plaquette

http://www.cra-alsace.net/fr/ancra-2011.html

29 mai 2011

Trois postes à pourvoir à l'IME ECLAIR de Bussy Saint Georges

L'IME ÉCLAIR, IME expérimental ABA/VB, a actuellement 3 postes à pourvoir :

1. Un Directeur (Profil: de préférence psychologue ABA expérimenté, avec des capacités et expérience en gestion humaine).

2. Un psychologue ABA

3. Un éducateur (profil : éduc spé, moniteur, licence pro, éduc sportif.)

Démarrage possible en juin, juillet ou septembre 2011.

Description de notre IME :

Situé à Bussy Saint Georges, 25km de Paris, 20mn de Paris Nation (RER A).

Ouvert depuis octobre 2009, l'IME accueil 10 enfants âgés de 3-10 ans (extension prévue pour 15 enfants).

Nous avons 2 psychologues formées et expérimentées (nous cherchons donc le troisième), supervisés par Cherice Cardwell, BCBA, 2 jours par semaine. Diane Fraser, Dr BCBA supervise l'ensemble une fois par mois.

Nous avons une équipe pluridisciplinaire (éducateurs, psychomotricienne, orthophoniste).

Nous avons un chef de service administratif et une secrétaire comptable, un cabinet comptable, un commissaire aux comptes et un cabinet de conseil d'avocats.

Poste directeur :

Nous ne demandons pas de fournir des heures impossibles, et laissons le choix au candidat entre 70% (trois jours et demi par semaine) et 100% du temps de travail.

Le salaire est très attractif !!!

Poste psychologue :

Temps partiel possible, entre 70% (trois jours et demi par semaine) et 100% du temps de travail, salaire selon la convention 66 (3000-3200 euros)

Poste éducateur :

Temps plein, salaire selon la convention 66 (1700-2100 euros)

Adressez vos CV à Liora Crespin crespin.michael@wanadoo.fr

29 mai 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 29 mai 2011

Comment faire porter la voix des militants de la cause autistique?

Autisme Infantile

Que faites-vous le 8 Juin prochain?

Samedi dernier, un mouvement de protestation contre les différentes régressions du dispositif de scolarisation des enfants handicapés dans le cadre de la loi de 2005 était lancé par Handik.

Comme souvent (toujours?), quelques – trop pauvres – groupes de parents se sont mobilisés pour manifester leur colère devant les rectorats.

Il y a deux mois, pour la journée de l’autisme, nous étions peut-être 300 personnes défilant dans les rues de Paris, et, cerise sur le gâteau, un second groupe d’une vingtaine de parents manifestait au Trocadéro…

Nous nous étonnons de ne pas être entendus, de ne pas voir notre cause évoluer favorablement. Moi, je ne suis pas surprise, et j’aimerais ici lancer – de manière volontairement provocatrice – le débat: comment appliquer les basiques du marketing et de la communication à notre cause commune pour être entendus de nos cibles?

La balkanisation tu éviteras

Le nombre d’associations ne se compte plus, chaque enfant touché aura bientôt la sienne… Les collectifs Autisme n’ont de collectif que le nom, puisque quelques associations majeures n’y participent pas, ou que le nombre de participants est infime.

L’autisme et l’organisation est totalement balkanisée, et avec elle certains combats essentiels tels que l’accès de nos enfants à la scolarisation, à l’éducation et à l’autonomie, par des professionnels formés et compétents. Ces combats se diluent, se délitent et deviennent inaudibles.

D’autres combats urgents, tels que la place que réservera demain la société à une nouvelle frange d’autistes adultes éduqués correctement, selon les standards internationaux, ne sont même pas portés au débat (en effet, les adultes autistes Français sont étrangement silencieux).

Un positionnement « lisible » tu privilégieras

J’ai un peu de mal, personnellement, à comprendre quelle association fait quoi au sujet de l’autisme… Si je regarde le thème du sida, je comprends très vite que:

  • Act’up s’occupe du militantisme dur, coup-de poing,
  • Sidaction, joue le rôle de pompe à fric pour la recherche,
  • Aides joue un rôle institutionnel de relation avec les pouvoirs publics, les labos et avec les malades,
  • Sol en Si s’occupe de la problématique enfant/maman/sida.

Je crois, qu’en gros, j’ai fait le tour. Objectivement, si c’est clair pour moi qui n’ai pas le sida, ça doit l’être aussi pour le Ministre de la Santé ou pour le Ministre de la Recherche.

Essayons de faire l’exercice avec la cause de l’autisme:

  • Léa pour Samy, qui était dans le militantisme coup-de poing, est aujourd’hui Vaincre l’Autisme, et récolte des fonds pour la recherche avec la main droite, tout en essayant de maintenir des actions militantes –parfois avec un temps de retard sur le terrain – de la main gauche.
  • Autisme France, je crois, fait le lien avec les pouvoirs publics,
  • Collectif Autisme parle de scolarisation, mais quand une grosse action est lancée par le fer de lance de l’action militante scolaire, Handik, il ne relaie pas le mouvement (sachant qu’avec une base de données de plus de 10 000 signataires de la pétition, il y a quand même de quoi mobiliser les troupes)

Bref, je ne sais pas vous, mais moi, je suis un peu paumée, et encore je n’ai évoqué que 3 organismes.

La visibilité des actions tu privilégieras

Les manifestations, en dessous du millier de personnes, n’ont pas de répercussions. Les visites aux élus, organisées tous les 4 matins par toutes les associations/collectifs/groupes et groupuscules divers et variés, sont inefficaces et nuisent à la clarté du message. Personne n’a entendu parler vraiment de la journée de l’autisme, tout le monde a entendu parler du Sidaction, dommage! Le Sidaction est une machine marketing parfaitement huilée, professionnelle. Le travail de communication est orchestré autour de quelques actions phares et très soutenues.

Si tu es concerné, tu militeras

Ce qui me sidère par-dessus tout, c’est le manque de mobilisation des familles. Je le dis en toute sincérité: une fois que les familles ont obtenu la prise en charge qu’elles recherchent, le renseignement dont elles ont besoin, le coup de pouce sur un sujet ou l’autre, elles disparaissent du circuit militant.

Seule une poignée de parents, les mêmes d’un forum à l’autre, d’une association à l’autre même parfois, se mobilisent, au risque d’ailleurs de créer une nouvelle dictature du discours parental (après le discours psychanalytique dominant, le discours unique du côté des familles touchées), qui parfois va jusqu’à la confiscation des principaux concernés (les autistes adultes eux même).

Il n’y a rien de nouveau sous le soleil du milieu associatif, bien sûr, mais c’est quand même de l’avenir de nos gosses – nos gosses, dont à part nous personne n’a rien à secouer – dont il s’agit! On ne parle pas ici d’associations de défense de bébés phoques (quoique peut-être les bébés phoques sont mieux défendus que nos bébés à nous)!

Un grand coup, pour une fois tu frapperas!

(Ça, ça ne fait pas partie des basiques, mais il me faut un cinquième point pour retomber sur mes pieds).

Le 8 juin prochain a lieu, à Beaubourg, à Paris, la Conférence Handicap au cours de laquelle sera remis le rapport tant attendu et, selon les bruits de couloir, si décevant du Sénateur Blanc.

Alors voilà une occasion unique: un rapport, un sénateur, Nicolas Himself, des ministres, des médias.

Et si, pour une fois, on frappait un grand coup? Je ne demande pas aux mamans de dire que Strauss Kahn les a violées pour attirer l’attention des médias, ou aux papas d’avouer qu’en fait ils sont bien les géniteurs du bébé de Carla, ou même de celui de Rachida.

Mais on pourrait bien faire un truc amusant, un gros baroud avec pistolets à eau, cornes de brume, sifflets, happenings, invasion de salle, enchaînement aux portes de Beaubourg, baignade à poil dans  la fontaine de Nikki de Saint Phalle – je ne sais pas moi, un truc qui claque, qui pète, qui marque notre énervement profond, notre rage! Un truc où on n’a pas besoin d’être mille pour qu’on en parle. Un truc qui pour une fois rassemble TOUTES les associations!

Alors? Comment faire de ce 8 juin un évènement qui marque le début d’une nouvelle ère du combat associatif autour de l’autisme?

http://autismeinfantile.com/informations/actualites/comment-faire-porter-la-voix-des-militants-de-la-cause-autistique/

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