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"Au bonheur d'Elise"
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aba
9 septembre 2011

Mon point de vue sur une question pressante ...

Que l’Etat français continue à investir 900 euros par jour (prix de la journée en hôpital de jour)  par enfant totalement pris en charge (gratuit pour la famille) dans un système de soins à priori dépassé (cf. les recommandations de l’INSERM, l’exemple des pays à développement comparables etc.) commence à être ressenti comme scandaleux à l’heure où l’on parle de faire des économies.

Que le financement d’une méthode reconnue pour sa plus grande efficacité (ABA, la plus connue 3000 euros par mois environ) reste à la charge de la famille qui en fait le choix est un autre scandale.

Après tout est affaire de conviction personnelle et de moyens.

Je pense personnellement que chaque cas doit être analysé et que l’on doit adapter l’accompagnement en fonction du profil de l’enfant. Il faut bien entendu trouver les bonnes techniques comportementales pour le faire progresser mais il ne faut pas non plus négliger tous ce qui peut contribuer à son épanouissement et à sa joie de vivre.

jjd

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8 septembre 2011

de Bruno Bettelheim à Monica Zilbovicius ...

De l'archaïsme à l'approche scientifique ... d'un discours obscur à un accompagnement et une pratique adaptée il y a semble-t-il à l'évidence un fossé. Ouvrez les yeux, écoutez et faites vous votre opinion.

Monica Zilbovicius est une scientifique qui met ses connaissances à notre portée et prône l'accompagnement des autistes par les méthodes comportementales type ABA reconnues au plan international mise en oeuvre le plus tôt possible dès le diagnostic. Son discours est limpide.

Rappelons sa prise de position en mars 2010 dans un article publié dans Le monde :

http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2010/03/03/la-france-et-l-autisme_1313494_3232.html


Le mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme... par Collectif_EGALITED

 


Le mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme... par Collectif_EGALITED


Le mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme... par Collectif_EGALITED


Le mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme... par Collectif_EGALITED


Le mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme... par Collectif_EGALITED

21 août 2011

Blandine YEYE, la nouvelle intervenante d'Elise du cabinet ESPAS IDDEES

Sabrina Houet, la superviseur du programme ESPAS IDDEES nous avait annoncé que la nouvelle intervenante d'Elise, Blandine YEYE allait nous contacter. Elle remplace Yoanna Papadopoulou qui va accompagner d'autres enfants ... Elise va devoir se réadapter à une autre personne. Cela peut être perçu comme une difficulté mais c'est sans aucun doute un exercice intéressant ... Je suis sûr qu'Elise va nous démontrer son aptitude au changement. D'autant que j'avais à peine posé la question que la réponse du foyer me parvenait : Oui Elise pourrait faire les trois séances le matin (on sait qu'elle était en plus grande difficulté l'après-midi ...). Donc super positionnement et un départ assuré dans les meilleures conditions.

P1040998-1Blandine est donc venue à la maison le 7 juillet afin que l'on fasse connaissance ... Elle avait fait la semaine précédente une séance en double avec Ioanna et comme cela elle a pu nous faire part de son ressenti vis-à-vis d'Elise ... Super sympa et très observatrice elle nous a décrit Lisou égale à elle-même ... un petit peu comme nous la voyons mais sans aucun doute avec une perception plus fine. Les "tests" d'Elise ne semble pas l'avoir impressionné outre mesure. Donc nous sommes très heureux d'avoir fait la connaissance de Blandine ... avec nous le courant passe ... et je pense que de la manière dont elle nous en a parlé elle a déjà entrevu quelque stratégie à mettre en place avec notre fille.

Blandine, est titulaire d'un DESS de psychologie clinique délivré par l'université Paris 7 en 2003. Elle a bénéficié d'expériences professionnelles multiples depuis 2009 au sein du cabinet ESPAS dans le cadre du programme IDDEES.

14 août 2011

Envoyé spécial sur France 13 août 2011 - (Francis Perrin) Un enfant presque comme les autres, 3 ans après

logo france 2Un reportage de Francis Perrin, Thierry Breton et Eric Beurot

http://envoye-special.france2.fr/envoye-special-la-suite/un-enfant-presque-comme-les-autres-3-ans-apres--13-aout-2011-3020.html

C’est la suite d’une "carte blanche" confiée, il y a trois ans, par Envoyé spécial à Francis Perrin que nous vous proposons cette semaine. Dans ce premier reportage, le comédien filmait son fils atteint d’autisme sévère.

Pour permettre à Louis de vivre de manière autonome, ses parents avaient choisi une nouvelle approche du traitement de ce handicap : la méthode américaine "ABA". Elle agit sur le comportement de l’enfant par une présence constante d’un éducateur. En trois ans, les progrès de Louis ont été spectaculaires : aujourd’hui, à 8 ans, Louis est autonome à la maison, joue avec ses frères et sœurs, se sert seul à table…. Lui qui ne supportait pas le moindre bruit, ne pouvait ingérer que des matières molles et ne parlait pas ! Dans ce nouveau reportage, trois ans plus tard, Francis Perrin et sa femme Gersande mesurent le chemin parcouru, nous confient aussi leur colère : l’ABA suscite encore l’hostilité de la majeure partie du corps médical français. Des médecins reprochent en effet à cette méthode d’apprentissage de "dresser" les enfants sans s’attaquer aux causes de l’autisme. Francis Perrin s’en tient lui aux résultats et nous dit combien il souhaite que l’ABA, très coûteuse (3000 euros par mois) puisse être accessible aux milliers de familles confrontées à la maladie de leur enfant.

Emission présentée par Françoise Joly.

Invité  : Francis Perrin.

Première diffusion : 12 février 2011

22 juin 2011

une vidéo sur l'ABA pratiqué par une famille

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3 juin 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 3 juin 2011

Boîte à outils de l’enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

Boîte à outils de l'enseignant ou AVS accueillant un enfant autiste dans sa classe

former classroom (photo: Julie Facine)

Je travaille en ce moment avec une amie enseignante sur un projet de classe primaire ni CLIS ni classe classique – une sorte de classe adaptée à destination des enfants TED sans déficience intellectuelle, et avec une prise en charge comportementale à la maison.

J’essaie donc de mettre à sa disposition le plus d’éléments possibles, et de lui constituer une boîte à outils comportementale à laquelle se référer, en situation, rapidement et efficacement.

Je propose de partager avec vous cette boîte à outils:

  • Aménager ses techniques d’enseignement
  • Aménager l’organisation de la communication et des relations sociales dans la classe
  • Aménager les aspects sensoriels de la classe
  • Aménager le contrôle du comportement des élèves de la classe et de l’enfant autiste
  • Prendre le bus
  • Manger à la cantine
  • Rendre les choses encore plus visuelles
  • Gérer les temps de transition

Imprimez chaque billet, glissez le tout dans un porte-vue, et vous aurez, sur votre bureau de maîtresse, tout ce qu’il faut pour que nos enfants s’épanouissent dans vos classes.

N’hésitez pas à commenter, le but du jeu est vraiment que cette boîte à outils constitue une plateforme de préparation de rentrée pour les enseignants.

Les trucs et astuces comportementaux, je les tiens de divers ouvrages, sites internet, essentiellement, voire quasi uniquement publiés en langue anglaise. Une section sera consacrée aux sources.

J’espère que ce projet vous permettra de constituer votre livret au cours du mois de juin. Ainsi, vous partirez en vacances le cœur tranquille, avec un peu de lecture sous le bras!

http://autismeinfantile.com/prise-en-charge/scolarite/boite-a-outils-de-lenseignant-ou-avs-accueillant-un-enfant-autiste-dans-sa-classe/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

31 mai 2011

article publié sur le site maville.com le 30 mai 2011

Des parents d'autistes pour la méthode ABA


Samedi matin, au 37, rue Voltaire, une petite dizaine de parents d'enfants autistes s'est réunie.
Samedi matin, au 37, rue Voltaire, une petite dizaine de parents d'enfants autistes s'est réunie.
Ils veulent promouvoir cette méthode américaine et la création d'un centre semblable à celui de Quimper.
« Nous aimerions créer une association qui serait rattachée à Autisme Cornouaille. Notre objectif est de promouvoir la méthode ABA pour soigner les enfants autistes et qu'un centre spécifique soit créé à Brest », explique Isabelle Hoschtettler. Samedi matin, rue Voltaire, une petite dizaine de parents d'enfants autistes s'est réunie autour d'un café au sous-sol du temple de l'église réformée.

La méthode ABA a été initiée aux États-Unis il y a quarante ans pour prendre en charge ces enfants qui sont handicapés de la relation sociale et de la communication verbale et non verbale. « En France, elle est peu développée parce qu'elle choque. Elle est fondée sur le conditionnement des enfants : un bon comportement amène une récompense. Pourtant, elle est efficace », estime Isabelle Hoschtettler. Surtout, cette méthode aurait fait ses preuves auprès des jeunes autistes ayant une déficience intellectuelle. À Quimper, un centre ABA accueille huit enfants.

Cette mère de François, 5 ans, autiste, dénonce aussi le manque de place dans les structures d'accueil. « À l'hôpital de jour de Bohars, il y a vingt places, alors qu'une centaine d'enfants autistes attendent », déplore-t-elle.

C'était la première réunion du genre. « Nous faisons un état des lieux. Pour savoir ce que veulent vraiment les parents. » Isabelle Hoschtettler : « Nous organisons ce café au temple protestant parce que nous n'avons pas trouvé un autre local de disponible. Avec mon mari, nous sommes protestants. Mais ce café de parents d'enfants autistes n'a aucune connotation religieuse. »

Renseignements au             02 90 82 68 24      .

29 mai 2011

Trois postes à pourvoir à l'IME ECLAIR de Bussy Saint Georges

L'IME ÉCLAIR, IME expérimental ABA/VB, a actuellement 3 postes à pourvoir :

1. Un Directeur (Profil: de préférence psychologue ABA expérimenté, avec des capacités et expérience en gestion humaine).

2. Un psychologue ABA

3. Un éducateur (profil : éduc spé, moniteur, licence pro, éduc sportif.)

Démarrage possible en juin, juillet ou septembre 2011.

Description de notre IME :

Situé à Bussy Saint Georges, 25km de Paris, 20mn de Paris Nation (RER A).

Ouvert depuis octobre 2009, l'IME accueil 10 enfants âgés de 3-10 ans (extension prévue pour 15 enfants).

Nous avons 2 psychologues formées et expérimentées (nous cherchons donc le troisième), supervisés par Cherice Cardwell, BCBA, 2 jours par semaine. Diane Fraser, Dr BCBA supervise l'ensemble une fois par mois.

Nous avons une équipe pluridisciplinaire (éducateurs, psychomotricienne, orthophoniste).

Nous avons un chef de service administratif et une secrétaire comptable, un cabinet comptable, un commissaire aux comptes et un cabinet de conseil d'avocats.

Poste directeur :

Nous ne demandons pas de fournir des heures impossibles, et laissons le choix au candidat entre 70% (trois jours et demi par semaine) et 100% du temps de travail.

Le salaire est très attractif !!!

Poste psychologue :

Temps partiel possible, entre 70% (trois jours et demi par semaine) et 100% du temps de travail, salaire selon la convention 66 (3000-3200 euros)

Poste éducateur :

Temps plein, salaire selon la convention 66 (1700-2100 euros)

Adressez vos CV à Liora Crespin crespin.michael@wanadoo.fr

17 mai 2011

article publié dans le FEMINA du 15 mai 2011

L'actualité relatif à l'autisme chez nos amis suisses :

Retrouvez l’article de Marlyse Tschui paru dans le FEMINA du 15.05.2011 : Enfants autistes, pourquoi l’Etat les néglige

http://www.autisme.ch/portail/attachments/article/469/Femina15052011.pdf

14 mai 2011

article publié dans Sud Ouest le 11 mai 2011

Aider les autistes


 Les membres du bureau autour de la petite Bérénice. photo michel yvonnet

Les membres du bureau autour de la petite Bérénice. photo michel yvonnet

Une nouvelle association est née récemment à Mirambeau et plus précisément à Petit-Niort : ABA 17, Au bonheur des autistes.

Tout allait bien chez Pascal et Eloïse Néreaud jusqu'au jour où est née la petite Bérénice. Ce deuxième enfant aurait dû apporter joie et bonheur. Malheureusement, les parents ont très vite découvert que la petite Bérénice était autiste léger.

Un enfant autiste demande une présence constante, car il n'a pas conscience des dangers qui l'entourent. De plus, les acquisitions de base : langage, motricité, propreté… se font beaucoup plus lentement que chez un autre enfant du même âge. Tout devient vite problématique comme l'entrée à l'école maternelle qui ne pourra se faire en septembre pour Bérénice que si les parents obtiennent l'aide d'une auxiliaire de vie scolaire.

Des thérapies

Aux États-Unis et en Angleterre notamment, il existe des méthodes permettant de remédier aux troubles du comportement. De nombreuses études scientifiques ont démontré leur efficacité depuis plus de vingt ans. Elles permettent à une grande partie de ces enfants, pris en charge de manière précoce et adaptée, de poursuivre ou réintégrer, après plusieurs années de traitement, un parcours ordinaire. Ces modes de traitement arrivent en France mais pas encore jusqu'en Charente-Maritime. De plus, ils ne sont pas reconnus par la Sécurité sociale donc coûtent très chers aux familles.

D'où l'idée de créer une nouvelle association.

Une naissance sur 150

M. et Mme Néreaud, aidés de leurs amis et voisins Karine, Guy et Corentin Mimaud, ont décidé de créer une association afin de faire connaître un handicap qui concerne actuellement une naissance sur 150, d'obtenir l'accès à un système de soins appropriés et de rompre l'isolement dans lequel ils se retrouvent.

D'autres familles dans un rayon de 30 km sont dans la même situation. Afin de s'entraider, M. et Mme Néreaud aménagent une pièce de leur logement susceptible d'accueillir cinq à six enfants autistes et autant d'encadrants afin de pratiquer, sous le contrôle d'une psychothérapeute agréée, les méthodes évoquées plus haut.

Les enfants seraient ainsi suivis plusieurs heures par semaine. Les parents pourraient en profiter pour se retrouver entre eux et comparer leurs problèmes autour d'un point café installé dans une pièce voisine.

Le bureau. Président : Pascal Néreaud. Secrétaire : Karine Mimeaud. Secrétaire adjoint : Corentin Mimeaud. Trésorière : Eloïse Néreaud.

Pour de plus amples informations, appeler Eloïse Néreaud au             06 99 59 76 16       ou Karine Mimaud au             06 99 57 11 74

  

http://www.sudouest.fr/2011/05/11/aider-les-autistes-394425-1451.php    .

10 mai 2011

article publié sur le site Intégration scolaire & partenariat

Un IME-ABA à Angoulême (16)

 

Les dispositifs éducatifs ABA se développent.
De différents côtés, des associations de parents d'enfants autistes, parfois rattachées à une association nationale, parfois au départ simple regroupement local, s'efforcent d'ouvrir des dispositifs d'accueil pour les enfants autistes. Il peut s’agir d'accueils de loisirs, comme l'ALEPA de Poitiers (voir Alepa). Il peut s'agir de projets centrés sur la rééducation, comme le lieu d'accueil éducatif de l'association Cap sur Handicap, de Chanay (01) qui met en œuvre la méthode ABA de lutte contre l’autisme ou comme l'IME-ABA ouvert à Angoulême en septembre 2010 par des parents regroupés dans le cadre de l'association
"Agir et Vaincre l'Autisme" et que nous présentons ici. .

 

Ouvert à la rentrée de septembre 2010, l'IME-ABA d'Angoulême accueille 10 enfants de 5 à 12 ans et demi. L’objet premier de l’IME est de permettre aux enfants de bénéficier de la méthode ABA  de lutte contre l’autisme  (Applied Behavioral Analysis ou analyse appliquée du comportement)
L'ouverture de l'IME-ABA


Agir et Vaincre l'Autisme
67 rue Archereau
75019 PARIS
Tel :             01 42 02 25 79       Fax : 01 53 72 97 15 begin_of_the_skype_highlighting            01 53 72 97 15      end_of_the_skype_highlighting
contact@fondation-autisme.org


http://www.fondation-autisme.org

L'ouverture de l'IME-ABA s'inscrit dans la plan de lutte 2008-2011 contre l'autisme lancé par le Ministère de la Santé. Ce plan accordait la priorité à l'innovation et prévoyait la création d'établissements médico-sociaux comportementalistes expérimentaux. A ce jour - février 2011 - quatre établissements ont été ouverts, à Chambourcy (76), Paris 19°, Suresnes (92) et Angoulême.
Voir http://www.fondation-autisme.org
La dotation nationale est portée par la Fondation de France, elle s'élève à 4 M. d'Euros pour 60 enfants. Les établissements sont gérés et pilotés au niveau national, par l'association Agir et Vaincre l'Autisme.
 
L'association "Agir et Vaincre l'Autisme" est distincte de l'association "Vaincre l'Autisme".
:
Les parents d'Angoulême se sont constitués en association locale, antenne de Vaincre l'autisme. Leurs démarches ont duré environ deux années et demi. Les parents avaient pris soin, avant le passage en CROSMS (Comité Régional d'Organisation Sanitaire et Médico-Sociale, qui délivre les agréments), de veiller à informer individuellement chacun des membres du CROSMS. Un véritable lobbing ! mais il est nécessaire que les membres du CROSMS aient compris la nature du projet qui leur est soumis.
IME ABA
18 rue Louise Michel - 16000 Angoulëme
Tél :             05 45 65 27 08      
ime.aba@gmail.com
Directrice : Véronique Hubert
Responsables administratifs : Daniel Gonzalez
et Shannon Murray
 
Installation
L'IME-ABA est installé à Ma Campagne, banlieue d'Angoulême, dans les anciens locaux de l'école Georges-Brassens. La mise à disposition de ces locaux par la mairie d'Angoulême a considérablement aidé l'association. Une convention a été signée entre « Agir et vaincre l’autisme » et la municipalité d’Angoulême en juillet 2010.
Ces locaux sont spacieux (1000 m2). Ils comprennent trois salles de classes, une salle de repos, une salle de pause pour les éducateurs, un bureau pour les psychologues, un pour la chef de service et un grand espace dédié à un parcours de motricité.
 
Budget
L’IME-ABA s’inscrit dans le cadre de l’enveloppe budgétaire pour l'aménagement de 31 établissements sociaux et médico-sociaux à caractère innovant débloquée par la secrétaire d'État Nadine Morano en charge des familles et de la solidarité.
La dotation de l'Etat est assurée pour 10 places pendant 5 ans. Elle s'élève à 72000 Euros par enfant et par an, pour 210 jours. Le prix de journée est facile à calculer !
Outre l'aide de la commune, l'IME a été très soutenu par le Département et par la Région. D'autres aides sont venues aussi du Lions Club et des entreprises locales (équipement de la laverie, matériels divers, jeux, peinture...).
La prise en charge s'effectue durant 32 heures par semaine et ne coûte rien aux parents
 
Encadrement
L'association "Vaincre l'autisme" se montre particulièrement exigeante en ce qui concerne la qualité de l'encadrement de ses établissements. La règle est : un adulte (éducateur) pour un enfant et un psychologue, formé spécialement à la technique ABA, pour en superviser cinq. L'IME d'Angoulême a donc embauché deux psychologues diplômées de l'université de Lille 3, le seul établissement à enseigner en France la méthode ABA. Ces psychologues sont les directrices pédagogiques de l'établissement. Dix éducateurs-thérapeutes les accompagnent pour suivre les dix enfants. Une directrice administrative, titulaire du CAFDES (Certificat d'aptitude aux fonctions de directeur d'établissement ou de service d'intervention sociale), a également été embauchée.
Auprès de chaque enfant, les éducateurs tournent au rythme d'au moins trois par jour, pour éviter des effets d'attachement et pour croiser les regards.
 
Fonctionnement
Les enfants sont pris en charge 4 jours et demi par semaine, de 9 h 30 à 16 h 30. Ils sont à l'IME à temps plein. Le mercredi matin est réservé au travail d'équipe
Le déjeuner de midi est compris et constitue un temps d'apprentissage.. Les éducateurs accompagnent les enfants à la cantine d'un collège voisin, ouverte d'ailleurs à d'autres personnels ; les trajets à pied, qui demandent 7 minutes, sont aussi un temps d'apprentissage de la vie en ville.

 

Une "chirurgie du comportement"

ABA

un diplôme universitaire interprofessionnel s’intitulant « Analyse du Comportement Appliquée aux Troubles du Développement et du Comportement » a été créé à l’université Charles de Gaule de Lille 3 en septembre 2005 sous la responsabilité du Pr Jean-Claude DARCHEVILLE et du Dr Vinca RIVIERE.
http://psycho.formation.univ-lille3.fr/master/psychoenfance/index.php

Vinca Rivière a également créé l'association Pas à Pas, qui intervient auprès d'enfants autistes à la demande des familles .
http://membres.multimania.fr/enfantado/

La méthode ABA, mise en place aux États-Unis, consiste à stimuler les enfants autistes de manière intensive, pour réduire les troubles du comportement et faciliter leur insertion. Elle est basée sur l’analyse du comportement et elle s'appuie sur des diagnostics individualisés, sur des observations continues, sur des évaluations régulières. 
L'ABA est une méthode scientifique où l'on note les progrès de l'enfant au jour le jour. Un programme est rédigé pour chacun, au cas par cas. Un programme qui sera ensuite suivi à la maison avec les parents qui rencontrent régulièrement les psychologues de l'établissement.
"Il faut sans cesse aller chercher l'enfant", dit la psychologue. L'enfant est constamment accompagné et sollicité. La technique est essentiellement basée sur la communication avec pour but de réinsérer l'enfant dans le milieu ordinaire via une stimulation intensive menée par le biais de jeux, d'activités motrices ou de travail sur table. Chaque réussite est l'objet d'une récompense ou d'une valorisation, d'un bravo, d'un compliment. L'un des principes de base de la méthode est qu'il faut valoriser tout ce qui est positif.
 
  Ce principe de la méthode ABA a parfois été source de malentendus, surtout après une émission de télé qui pouvait laisser croire qu'on offrait des bonbons aux enfants du matin au soir ! En fait, observe la psychologue, on lui donne une récompense après un exercice réussi c'est vrai, d'où le terme de carotte. Mais c'était pareil pour nous au CP, on avait droit à une image ! » Et le plus souvent la récompense consiste en une appréciation positive, un compliment, de la part de l'éducateur.
  De ce point de vue, on a peut-être pris à Angoulême une certaine distance par rapport à Vinca Rivière et on s'inspire plus directement des méthodes pratiquées aux Etats-Unis.
La méthode ABA, en tout cas, n'est pas une méthode figée. Chaque semaine on s'interroge sur le programme de l'enfant, sur les exercices à lui proposer, en fonction de ses centres d'intérêt et de son évolution. C'est l'objectif premier des réunions des équipes. "Nous sommes des chirurgiens du comportement." dit une psychologue.
L'apprentissage est poursuivi à la maison. Les éducateurs cherchent à rencontrer les parents le plus souvent possible. n utilise aussi un cahier de liaison. L'établissement propose aussi des réunions d'information / formations aux familles.
 
Contrôles
L'ARS a habilité un pédopsychiatre, le Dr Pastureau, pour évaluer le travail effectué dans l'IME et ses résultats. L'association Vaincre l'Autisme assure aussi une supervision nationale, son psychologue visite régulièrement les établissements.
 
Intégration scolaire

L'intégration scolaire est l'un des soucis de l'établissement. Elle sera mise en oeuvre progressivement dans les écoles voisines réceptives, de manière sans doute au début très partielle pour chaque enfant concerné. Des accords sont déjà passés avec l'Inspection académique. Il est notamment convenu que les enfants autistes ne seront pas accompagnés par des AVS non préparés, mais par l'éducateur spécialisé de l'établissement.

Une salle de l'établissement est habillée en salle de classe pour une préparation à la scolarisation. La méthode ABA peut être appliquée aux apprentissages scolaires. Mais quelques-uns des enfants n'ont pas encore acquis une capacité de communication suffisante pour que leur scolarisation soit envisageable.
 
Avenir
Pour les années à venir, l'IME envisage de recevoir de préférence des enfants de 3 à 8 ans, pour mettre l'accent sur la prise en charge précoce. Cet objectif exige toutefois qu'on dispose des diagnostics suffisamment tôt.
Notes recueillies auprès de MM Murray et Gonzalez et de Mme Hugeux, sous la responsabilité de Pierre Baligand
Nous avons utilisé aussi un article de Sud-Ouest du 23 nov embre 2010
http://www.sudouest.fr/2010/11/23/une-ecole-pas-si-differente-247093-813.php
7 février 2011
3 mai 2011

article publié sur le site Autisme Infantile le 3 mai 2011

Autisme, l’espoir

Passé il y a quelques temps à la télévision, le documentaire Autisme, l’espoir montre l’évolution d’un petit garçon, Aymeric, diagnostiqué autiste sévère lors de ses premières années, et qui a fait des progrès fulgurants grâce à la ténacité de ses parents ainsi que sa prise en charge de qualité.

J’ai retrouvé beaucoup de choses vraies et sincères dans ce témoignage: l’importance de mettre en place une prise en charge de qualité, l’importance de l’action des parents dans l’évolution et les progrès de leur enfant, la volonté d’avancer coûte que coûte qui nous anime et nous pousse toujours plus loin, l’angoisse de l’avenir pour nos enfants…

J’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux, en voyant les crises d’Aymeric quand il était tout petit, parce que Matthieu faisait exactement les mêmes. Les larmes aux yeux aussi pour cet adulte autiste Bac +12, parlant je ne sais plus combien de langues différentes, et qui parlait à mots couverts de son passé, de ses difficultés de socialisation, de sa peine.

Envie de pleurer à nouveau devant ces mamans, émues, qui exposent leurs sentiments, leurs peurs, mais aussi leur hargne de vivre pour que leur enfant ait ce qu’il y a de meilleur. Une boule dans la gorge aussi pour cet adulte autiste qui n’a pas été pris en charge comme il faut, et dont ses parents en viennent à souhaiter qu’il meure avant eux, par peur de le laisser seul, abandonné, dans une société qui ne tient pas compte de ses handicapés comme elle le devrait.

Je recommande ce reportage fantastique, parce qu’il touche droit au coeur, qu’il aborde concrètement tout ce qui fait notre vie quotidienne: nos victoires, petites et grandes, nos peines immenses à arracher le coeur, nos difficultés à trouver une écoute, une aide, un soutien, mais aussi parce que, même si le cas d’Aymeric est sans doute exceptionnel, même si la plupart de nos enfants n’arriveront jamais à son niveau, quelque part ce reportage nous apporte ce dont nous, parents, avons besoin pour continuer: l’espoir.

Autisme, l’espoir

Ce film retrace l’histoire d’une transformation: celle d’Aymeric, diagnostiqué autiste sévère à l’âge de 3 ans et qui, aujourd’hui, à 9 ans, est scolarisé en CE2. Au travers du portrait du petit garçon, dont on observe l’évolution spectaculaire grâce à cinq années d’archives filmées, la réalisatrice Natacha Calestrémé met en exergue les différentes thérapies comportementales, souvent encore méconnues, qui permettent aujourd’hui d’aider ces enfants à s’exprimer, à communiquer, à apprendre à lire et à écrire.

http://autismeinfantile.com/ressources/videos/reportages/autisme-lespoir/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

28 avril 2011

article publié sur le site Autisme Infantile le 28 avril 2011

J’ai peur

J'ai peur

What is life? An illusion, a shadow, a story. And the greatest good is little enough: for all life is a dream, and dreams themselves are only dreams (photo: Sundaram Ramaswamy)

J’ai peur. Je pense à l’avenir, et je m’angoisse, malgré les progrès constants de Matthieu, parce que je ne suis pas certaine que ses efforts suffisent pour un avenir radieux. Même si je fais de mon mieux pour accepter que son destin ne sera pas celui qu’on avait rêvé pour lui, même si je l’aime de tout mon coeur et de toute mes tripes… je ne sais pas, personne ne sait s’il arrivera un jour à surmonter son handicap.

J’ai peur que l’année prochaine, mon fils change de classe, et se retrouve loin de la fantastique maîtresse qu’il a eu cette année, et séparé de sa formidable AVS qui a si bien su l’aimer et l’aider à progresser. J’ai peur que le changement de classe lui soit défavorable, et qu’il se retrouve considéré comme un boulet au lieu d’être intégré.

J’ai peur que l’année prochaine soit sa dernière année à l’école, qu’il n’apprenne pas à « devenir élève », et qu’on ne lui permettre pas d’aller en CP comme je l’espérais, parce qu’il est trop turbulent, qu’il n’écoute pas assez, et qu’il est difficile de lui faire faire quoi que ce soit sans insister malgré ses refus.

J’ai peur qu’on ne me propose qu’un IME ou un hôpital de jour pour continuer son éducation. Pour ça, il faudra me passer sur le corps: moi vivante il n’y mettra pas les pieds.

J’ai peur qu’il faille que je l’éduque moi-même, à la maison, en utilisant des cours par correspondance, parce que je n’ai pas la fibre de l’institutrice, je ne sais pas si j’aurais le courage nécessaire… et que même si je fais de mon mieux pour lui apprendre l’autonomie, en ce qui concerne l’instruction je ne saurais pas par où commencer.

J’ai peur qu’on n’arrive pas à le rendre suffisamment autonome pour lui permettre de vivre une vie indépendante. Tant que nous serons là pour nous occuper de lui, il ne manquera de rien, mais qu’arrivera-t-il quand nous ne serons plus là? Que deviendra-t-il?

J’ai peur que les gens ne le comprennent pas, qu’il soit un objet de curiosité malsaine ou de dégoût, ou tout simplement de mépris. Il a toujours été entouré de gens qui l’aiment, que ce soit dans sa famille ou parmi les personnes qui l’entourent durant ses prises en charge éducatives et thérapeutiques. Matthieu est un petit garçon qui aime les autres et a besoin d’être aimé en retour, et la société aujourd’hui en France n’est pas prête à accueillir un enfant autiste.

J’ai peur qu’il finisse sa vie, abruti de médicaments, attaché à un fauteil pour ne pas qu’il « dérange », à se balancer en bavant. Mon petit garçon est un être humain, il a le droit au respect de sa personne et à sa dignité, et il ne peut pas être heureux dans une structure où on ne lui apprend rien, où on le parque pour qu’il ne soit pas une gêne pour les autres.

Dans un pays où les soins prodigués aux enfants autistes dans les structures d’Etat sont loin d’être suffisants, comment se rassurer sur l’avenir de nos enfants? Comment partir tranquille en sachant la vie misérable qui leur est réservée? Comment justifier le poids sur les épaules de leurs frères et soeurs s’ils choisissent de prendre notre relève, et leur sentiment de culpabilité s’ils ne le font pas?

Il faut se battre maintenant pour les enfants de demain, mais aussi pour nos enfants demain. Que ceux qui nous suivent trouvent le chemin moins dur! Et qu’au bout de notre calvaire, nous trouvions le Graal, la solution pour un avenir digne et respectueux pour nos enfants différents.

Continuons à nous indigner des « prises en charge » inutiles et dommageables qui nous sont proposées. Réclamons des prises en charge valables. Militons pour la généralisation des méthodes comportementales qui aident nos enfants. Exigeons des lieux de vie humains pour ceux d’entre eux qui n’atteindront pas l’autonomie.

http://autismeinfantile.com/temoignages/nathalie-et-matthieu/jai-peur/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

28 avril 2011

article publié dans le Télégramme.com le 18 avril 2011

Autisme. Une conférence pour mieux comprendre ce handicap

Le Rotary de Pontivy a organisé une conférence destinée à mieux connaître l'autisme, vendredi soir, à l'amphithéâtre du lycée Jeanne-d'Arc. Après un accueil de MmeRenoux, présidente de l'association Grandir ensemble, Valérie Besnier, secrétaire, a présenté l'autisme, trouble neuro développemental, qui affecte le fonctionnement du cerveau. La personne autiste rencontre de grandes difficultés à communiquer, se représenter les choses et les situations, traiter les informations sensorielles, interagir avec les autres et accepter le changement. Il y a toutes formes d'autisme, avec expression verbale ou non, avec ou sans déficience intellectuelle. Cependant, avec des apprentissages spécifiques et un accompagnement, une personne autiste trouve sa place dans la société, à l'école et au travail. Elle a donc besoin de stratégies éducatives tout au long de sa vie.

Un manque de structures

La France est un pays ayant un retard considérable pour prendre en compte ce handicap, avec un manque de structures adaptées. Seule une école de Lille forme 25 éducateurs spécialisés dans l'approche comportementale, alors que 8.000 enfants naissent autistes chaque année.

http://www.letelegramme.com/local/morbihan/pontivy/ville/autisme-une-conference-pour-mieux-comprendre-ce-handicap-18-04-2011-1272849.php?utm_source=rss_telegramme&utm_medium=rss&utm_campaign=rss&xtor=RSS-21

21 avril 2011

article publié sur france3.fr le 21 avril 2011

Isère : Stimuler pour communiquer

Par Valérie Chasteland

La méthode américaine "A.B.A", en français Analyse Comportementale Appliquée est suivie en Isère.

Comment aider les enfants autistes ?

Comment accompagner les familles qui ne souhaitent pas baisser les bras face à ce handicap que l'on surnommait il y a peu la "citadelle imprenable" ?

La méthode "A.B.A" ou "apprendre autrement " ouvre depuis quelques années un chemin différent dans la prise en charge des patients et la motivation des parents.

Pour mieux comprendre cette méthode, nous avons suivi Marie, intervenante en "A.B.A" . Depuis 5 mois, en Isère, elle travaille avec une dizaine d'enfants, chez eux et avec leurs parents. En vidéo, le reportage de Jean-Christophe Pain et Yves-Marie Glo.


L'autisme : qu'est-ce que c'est ?

L'autisme est un trouble grave du dévelopement de l'enfant. Ce n'est pas une maladie mentale mais un handicap causé par un dysfonctionnement du système nerveux central.

Les personnes atteintes d'autisme ont des difficultés dans 3 domaines : les interractions sociales, la communication et les intérêts restreints.

L'autisme ne se guérit pas mais une prise en charge précoce adaptée permet une nette amélioration des symptômes.

La méthode A.B.A "apprendre autrement"

L'ABA (Applied Behavior Analysis) une méthode qui vient des Etats -Unis et qui s'implante en France grâce au travail des parents et des bénévoles.

Basée sur le constat que les enfants autistes pouvent aussi apprendre de leur environnement, l'A.B.A repose sur la théorie de l'apprentissage.

Cette approche vise à réduire les comportements inappropriés et à améliorer la communication, les apprentissages et les comportements sociaux.

Une méthode "popularisée" par l'acteur Francis Perrin dont le fils Louis est autiste et dont les progrès sont spectaculaires (à voir sans "Envoyé Spécial...la suite").

L'aide aux familles

Si les parents s'engagent dans cette voie, il est nécessaire de les soutenir car les prises en charge "A.B.A" sont très lourdes, en temps et en énergie et en argent.

En France, l'Etat ne finance que très peu ces thérapies.

Par ailleurs, les intervenants sont rares et donc coûteux.

Des Associations se mobilisent donc pour accompagner les familles. L'Association "ABA apprendre autrement Isère" organise d'ailleurs une formation les 19, 20 et 21 Mai à Grenoble.

Lire l'article complet et voir la vidéo :

http://alpes.france3.fr/info/l-autisme-et-aba-68484208.html?sms_ss=facebook&at_xt=4db0416be15515ee%2C0

19 avril 2011

Un témoignage d'une personne TED sur la scolarisation


Un témoignage de personne TED sur la scolarisation par INSHEA

D'autres vidéos intéressantes sur le site de l'INS HEA — Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés.

Conférences/colloques de l’INS HEA : 

http://www.inshea.fr/conference.php?id_menu=53&id_ssmenu=239&id_rubrique=0&id_ssrubrique=278

15 avril 2011

article publié sur fenêtre sur l'Europe le 15 avril 2011

L’Autisme, une réalité européenne, des solutions nationales

 

grosclaudeLa Journée Mondiale de l’autisme vient de nous le rappeler, l’autisme touche 1 personne sur 150 à travers le monde. Malheureusement, l’Europe n’est pas épargnée. Rien qu’en France, on dénombre 430 000 personnes atteintes de ce trouble dont 108 000 enfants soit prés de 25%. Source de nombreux préjugés, l’autisme demeure une « terra incognita » pour nombre d’européens qu’ils soient soignants ou simples citoyens.
[Xavier Grosclaude]
 
L’autisme est une réalité globalement méconnue en Europe.


L’autisme est défini par l’Organisation Mondiale de la Santé comme un trouble envahissant du développement. On le rencontre dans l’ensemble des pays européens. Il s’agit d’une maladie d’origine neurobiologique qui affecte, avec plus ou moins d’intensité, la qualité des interactions sociales, la communication verbale et non verbale ainsi que la concentration du sujet.
L’autisme est présent dans toutes les classes sociales sachant que l’autisme infantile est quatre fois plus présent chez les garçons que chez les filles.

Outre l’intégration des personnes autistes dans le monde professionnel, facilité au niveau de l’Union européenne par le programme Progress, la problématique commune à tous les pays européens demeure le diagnostic précoce de la maladie et la mise en place de prises en charge adaptées aux besoins des autistes.

Sur ce terrain, la France, empreinte d’une forte culture psychiatrique, accuse un certain retard pour ne pas dire un retard certain…par rapport à des pays comme l’Italie, la Suède, la Belgique, l’Espagne ou encore le Royaume-Uni.
En soutenant, en 2005, la déclaration des Nations-Unies rappelant le droit des personnes atteintes d’autisme à accéder à une prise en charge adaptée, à une éducation appropriée, à une assistance qui respecte leur dignité, à une absence de discrimination, à l'intégration sociale, à la protection de leurs droits fondamentaux, à une information honnête concernant les traitements dans leur diversité, et à un accès à ces traitements, la Commission européenne a souhaité réaffirmer son engagement en faveur de l’autisme après la condamnation, pour manquements à ses obligations éducatives, de la France par le Conseil de l’Europe.

En Europe, force est de constater que le regard sur l’autisme est très différent d’un pays à un autre. Contrairement à la France, des pays, comme la Belgique ou la Suède, ont su dépasser les logiques d’exclusion pour explorer celles de l’intégration scolaire ou professionnelle.

La France ne peut que mieux faire… !

Selon le Comité Consultatif Nationale d’Ethique pour les Sciences de la Vie et de la Santé "Les personnes, enfants et adultes, atteintes de syndromes autistiques et leurs proches sont aujourd’hui encore victimes en France d’une errance diagnostique, conduisant à un diagnostic souvent tardif, de grandes difficultés d’accès à un accompagnement éducatif précoce et adapté, d’un manque de place dans des structures d’accueil adaptées, de l’impossibilité pour les familles de choisir les modalités de prise en charge des enfants, de la carence de soutien aux familles, et de la carence d’accompagnement, de soins, et d’insertion sociale des personnes adultes et âgées atteintes de ce handicap" (Avis n° 102).

Alors qu’en Italie, la plupart des enfants autistes sont accueillis dans des classes ordinaires, le chiffre est inférieur à 20% pour la France avec une double restriction liée à la présence obligatoire d’une auxiliaire de vie scolaire et d’un emploi du temps allégé…

De fait, de nombreux parents n’ont pas d’autre choix pour leurs enfants que de rejoindre la Belgique culturellement plus ouverte à la diversité et surtout mieux "outillé" pour dépister l’autisme et scolariser les enfants.

De son coté la Suéde, après avoir interdit les institutions spécialisées en 1995, a mis en place des classes adaptées au sein de ses établissements scolaires. Ce mode de scolarisation existe aussi au Royaume-Uni même si le choix laissé aux parents est plus large. Ils peuvent, en effet, choisir entre écoles spécialisées, classes spécialisées ou classes ordinaires avec soutien spécifique.

En Espagne, le choix des parents, en matière de scolarisation, varie selon le type d’autisme diagnostiqué. L’alternative est soit une scolarisation classique, le cas échéant renforcée par un soutien personnalisé, soit une scolarisation dans un centre spécialisé pour les enfants autistes.

En France, il n’est pas risqué d’affirmer que l’indigence des moyens développés par les pouvoirs publics n’est pas à la hauteur des enjeux. Même si le Plan Autisme 2008 -2011 lancé par le gouvernement Français met l’accent sur la diversification des modalités de prise en charge des enfants autistes, une question récurrente reste toujours sans réponse pour leurs familles.

Pourquoi des méthodes éducatives dites "comportementalistes" validées avec succès, depuis plusieurs années, dans de nombreux pays européens (Suède, Royaume-Uni, Norvège…) mais aussi extra-européens (Etats-Unis, Canada…) sont elles toujours jugées "expérimentales" en France ?

http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=chroniques&id=0785

15 avril 2011

article publié sur le blog d'EFB le 12 avril 2011

drapeau_francais.gif   Voici l'info telle que publiée par Wikipedia :

Le gouvernement suédois, via le "NationalBoard of Health and Welfare" vient de décider de supprimer tout recours aux traitements d'orientation psychodynamique dans le traitement de l'autisme. Cette mesure qui ne s'étend pour le moment qu'au secteur public devrait se généraliser à toutes les autres pathologies mentales et gagner rapidement le secteur privé.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Psychanalyse_dans_le_monde#Psychanalyse_en_Su.C

Et voici le début du commentaire qu’en fait Patrice Van den Reysen dans son blog :

« Des nouvelles fraîches du front chers récalcitrants éclairés ! Nos amissuédois réagissent et s’organisent. Le « National Board of Health and Welfare » a tout récemment décidé que les thérapies psychodynamiques devaient disparaître des cliniques et hôpitaux du secteur public…

Une cible privilégiée à ce cataclysme : le traitement de l’autisme où, d’unjour à l’autre, le traitement par la psychanalyse disparaîtra totalement.

Tout cela permet l’émergence d’une nouvelle génération de thérapiesefficaces et le rejet de la psychanalyse aux oubliettes de l’histoire de la santé publique de ce grand pays qu’est la Suède.

Espérons une réaction en chaîne qui ferait exploser tout le reste del’édifice freudien, ou ce qu’il en reste, de part le monde, et surtout chez nous, bien sûr. »

http://vdrpatrice.wordpress.com/2010/01/14/le-destin-des-impostures-scientifiques-la-psychanalyse-en-suede/

Il s'agit donc d'un véritable coup dur pour la psychanalyse. Surtout venant de la ô combien démocratique et progressiste Suède. Car les psychanalystes ont toujours clamé, urbi et orbi,  que seules les dictatures interdisaient la « libératrice » psychanalyse (ce qui est, bien sûr, historiquement faux). Un coup dur aussi car nous savons tous que les pays nordiques sont toujours en avance, montrent souvent la voie. Ce n’est qu’une affaire de temps. Le mur de Berlin a bien fini par tomber. La maison Freud peut-elle résister indéfiniment, même en France ?

http://freixa.over-blog.com/article-la-71557731.html

15 avril 2011

article publié sur le site Autisme Infantile le 14 avril 2011

Modifier un comportement, c’est un métier, nous voulons que les professionnels de l’ABA soient formés à l’université!

On va faire simple: en mettant bout à bout les seules listes d’attente d’une association française de prise en charge ABA, on arrive à un besoin exprimé de 600 psychologues, titulaires de maîtrise, pour superviser et mettre en place les prises en charge de nos enfants, et 3000 éducateurs ABA pour pratiquer les interventions.

C’est un calcul rapide qui s’opère à partir des listes d’attente interminables d’une association de prise en charge ABA, mais je n’ose imaginer le chiffre que l’on atteint si l’on met bout à bout toutes les demandes de prise en charge, quelle que soit l’association.

Ce que je sais, et que je voudrais bien montrer aux Présidents d’Université, c’est le désespoir qui accompagne les familles derrière ces chiffres…

Face à ce constat terrible, chaque année, l’Université Française diplôme de 10 à 20 Bac+5 spécialisés en ABA (dont la moitié seulement se consacre ensuite à l’autisme), aucun Bac+3 spécialisé ABA, et une trentaine de DU ABA.

Dans le même temps, des bataillons de psys sont formés aux approches psychanalytiques, dont celles du DU de Paris 7, sans parler des autres corps professionnels qui interviennent auprès de nos enfants (cf le scandale des formations en psychomotricité totalement trustées par les pro-packing, pateaugeoires et autres psychâneries).

Nous recommandons, tous autant que nous sommes, aux parents confrontés à l’autisme d’éviter comme la peste les prises en charges d’obédience psychanaytiques, et d’opter pour des traitements éducatifs et comportementaux. Une partie de ces familles – environ 3500 cette année - souhaiterait un traitement ABA pour leur enfant.

Pour des raisons dogmatiques, la psychiatrie française s’oppose avec acharnement au développement de ce traitement en France. Conséquence directe: notre pays souffre d’un manque criant de structures répondant aux normes de l’ABA, et plus encore de personnel ayant la formation et la qualification universitaires qu’elles exigent.

Si vous ne voulez pas que, demain, les seules formations ABA disponibles en France soient des ateliers de 3 jours,

Si vous voulez que dans le futur le traitement ABA de l’autisme puisse pousser les portes des IME, avec de vrais professionnels compétents et validés,

Si vous ne voulez pas de traitements ABA supervisés depuis l’étranger, par site internet ou Skype interposé,

Si vous voulez que nous parvenions à convaince les MDPH, une par une, de financer ces traitements pour les familles qui les souhaitent parce que, faits par des pros, ils sont efficaces,

nous invitons à l’exprimer ici en vous joignant à la pétition qu’organise Autisme Infantile.

Forts de votre soutien, nous pourrons mettre les universités – aujourd’hui libres de faire ce qu’elles veulent, le pire (le DU Paris 7 ou le scandale du master comportementaliste d’Amiens), comme le meilleur (les licences pro de Paris 5, la licence toulousaine qui, s’ils ne sont pas ABA, donnent aux familles quelques intervenants armés pour la remédiation cognitive ou l’éducation structurée, les master et DU de Lille 3) – devant leurs responsabilités et, parfois, leur archaisme dogmatique.

Pétition Autisme Infantile : Tous pour la formation universitaire des professionnels de l'ABA (en bas de l'article) :

http://autismeinfantile.com/informations/actualites/modifier-un-comportement-cest-un-metier-nous-voulons-que-les-professionnels-de-laba-soient-formes-a-luniversite/

12 avril 2011

article publié dans le Télégramme.com le 12 avril 2011

Enfants autistes. R.Bachelot inaugure le centre quimpérois



Agenda de ministre pour Roselyne Bachelot qui, en visite hier en Cornouaille, a cependant pris le temps d'échanger avec l'équipe de Pas à pas Finistère dont le centre pour enfants autistes a ouvert à la rentrée de septembre, à Quimper.

Au centre de loisirs de Kérogan, à Quimper, qui héberge le SACS (service d'accompagnement comportemental spécialisé) pour enfants autistes depuis la rentrée, l'équipe d'éducateurs et de psychologues formés à la méthode «ABA» est en pleine séance de travail en ce début d'après-midi. L'occasion pour la délégation ministérielle, accompagnée du préfet Pascal Mailhos, du maire Bernard Poignant et du député Jean-Jacques Urvoas, de s'immerger dans le fonctionnement de la structure, un des six centres de cetype en France financés par l'État. Agréé pour huit places, il accueille actuellement six enfants âgés de 2 ans et demi à 15 ans. Deux autres jeunes enfants devraient bientôt les rejoindre. «Malo qui va bientôt avoir 15ans a retrouvé le chemin de l'école, il y a deux ans, grâce à la méthode "ABA"», explique à la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale Isabelle Kerouedan, présidente de l'association Pas à Pas Finistère.

«Conditions optimales»

«On avance beaucoup plus vite avec les tout petits: ils sont en plein dans les apprentissages. Et plus on va les prendre tôt, plus on va les intégrer au circuit ordinaire», souligne la psychologue et directrice du centre Perrine Delattre, qui évoque avec beaucoup d'enthousiasme le chemin parcouru. «Dans ces centres, on a les conditions optimales de "l'ABA" et on a la chance de voir les résultats». Répondant aux nombreuses questions de Roselyne Bachelot, elle détaille les conditions de mise en oeuvre de la guidance parentale, effectuée au domicile pour favoriser l'autonomie de l'enfant dans ses tâches quotidiennes mais aussi le contenu de cet apprentissage très individualisé.

Un besoin de formation

«C'est la bonne vieille technique du bon point», fait remarquer la ministre en découvrant les notions de jeu et de récompense auxquelles la méthode fait appel. «Il faut travailler sur la motivation de l'enfant. On alterne les moments de loisirs et d'apprentissage, le but est que l'apprentissage devienne un jeu», précise Perrine Delattre. L'intérêt de la ministre s'est également porté sur la formation des psychologues. Ils sont tous issus du Master 2 de l'université de Lille placé sous la direction du Dr Vinca Rivière et poursuivent leur cursus pour obtenir le diplôme international "ABA". Il manquecependant une licence professionnelle pour former des éducateurs spécialisés. Un des freins au développement à "l'ABA" qui suscite pourtant l'intérêt de plus en plus de professionnels et de familles. La visite sur le thème du handicap et de la dépendance s'est poursuivie par une étape dans l'établissement pour handicapés mentaux de l'association Papillons blancs à Saint-Évarzec, puis au centre d'hébergement et de réinsertion sociale «L'escale» à Quimper. Là aussi, la ministre a pris le temps d'échanger avec les équipes et les résidants comme cette jeune maman victime de violences conjugales, des témoignages qui l'ont confortée dans l'intérêt de tels lieux d'accueil.

Delphine Tanguy

http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/enfants-autistes-r-bachelot-inaugure-le-centre-quimperois-12-04-2011-1266136.php

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