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"Au bonheur d'Elise"
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21 octobre 2015

Dimanche 1er novembre 11h00 au Kosmos : PHANTOM BOY Ciné-ma différence à Fontenay-sous-Bois

 

1er Novembre 2015 - Phantom boy - envol-loisirs

Leo, 11 ans, possède un pouvoir extraordinaire. Avec Alex, un policier, il se lance à la poursuite d'un vilain gangster qui veut s'emparer de New York à l'aide d'un virus informatique. À eux deux, ils ont 24 heures pour sauver la ville...

http://www.envol-loisirs.org

Dimanche 1er novembre 11h00 au Kosmos : PHANTOM BOY Ciné-ma différence à Fontenay-sous-Bois

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20 octobre 2015

Stop au bannissement ! ->Pétition pour que les personnes avec handicap bénéficient de structures de proximité !

Un choix crucial s’impose à la République des droits de l’homme :
assumer son obligation de solidarité nationale ou continuer de bannir ses concitoyens les plus fragiles en les exilant en Belgique ou en les excluant en France ?

Aujourd’hui, il n’y a pas assez de solutions d’accueil et d’accompagnement pour toutes les personnes handicapées en France. Mais, plutôt que de créer des emplois de proximité et leur permettre de vivre proches des leurs, l’exil forcé en Belgique devient la seule issue pour de nombreuses personnes handicapées. 6 500 personnes, exilées de force en Belgique, sont ainsi bannies par la République et plus de 47 000 personnes, en France, sont bannies car exclues par la République.

Pour ces citoyens et leurs familles, cela signifie des déchirements insupportables, de l’isolement, une mort sociale, des situations ingérables et de nombreuses souffrances qui vont parfois jusqu’à l’irréparable. Handicapés par la vie tous sont sur handicapés par la société. Ce n’est plus tolérable.

L’Unapei demande que notre pays agisse et réponde à ces milliers de personnes dont il a reconnu officiellement les besoins particuliers, mais qu’il laisse de côté. Leur handicap ne doit plus être une source d’exclusion.

Les élus de la République peuvent agir, maintenant, en stoppant les flux d’exils forcés vers la Belgique et en créant de nouvelles solutions d’accueil et d’accompagnement en France. Le vote du budget de la sécurité sociale est l’occasion pour passer des discours aux actes :  

  • En redirigeant les financements de l’assurance maladie actuellement consacrés à l’accueil de ces citoyens handicapés exilés pour financer des établissements en France et en imposant aux autorités de stopper les orientations et les financements hors de nos frontières ;
  • En contraignant les autorités à proposer aux personnes actuellement exilées, si c’est leur souhait, une place dans un établissement proche de leur domicile et correspondant à leur besoin ;
  • En créant de nouvelles solutions d’accueil et d’accompagnement en nombre suffisant pour répondre aux attentes des plus de 47 000 personnes bannies du système.

 

Soyez solidaires des personnes concernées, soutenez ces demandes en signant cette pétition et en la faisant connaître massivement. Merci de votre aide !
 

Pour en savoir plus, et télécharger le Livre noir du handicap en France, rendez-vous sur le site de l'Unapei

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LES FAITS & LES CHIFFRES

Exilés en Belgique                                                                                  
Aujourd’hui, plus de 6 500 personnes handicapées françaises (1), faute de place en France, sont exilées en Belgique. Ce départ vers la Belgique n’est pas un choix. Il est imposé par un manque de réponses adaptées sur le territoire national, les autorités les soumettant à de fortes pressions pour choisir ce départ.

La grande majorité de ces personnes, enfants ou adultes, présentent des handicaps complexes qui nécessitent des accompagnements spécifiques : autismes, troubles envahissants du développement, polyhandicap, maladies rares. Outre un éloignement insupportable, les conséquences de cet exil sont multiples : rupture familiale, déracinement, parents de jeunes enfants qui ont le sentiment d’abandonner leur enfant loin de chez eux, parents âgés plus capables de se déplacer pour voir leur enfant adulte… des situations de souffrances qu’aucune famille ne peut supporter.

Au-delà de ces souffrances humaines, l’impact de l’exil forcé en Belgique n’est pas sans conséquence sur l’emploi en France ! Aujourd’hui, ces choix politiques privent au minimum notre pays de 4 000 emplois(3) et coute au moins 250 M€ (4) par an financés à l’assurance maladie et aux départements français.

Cette  situation entraine parfois des dérives : familles soumises à de fortes pressions pour partir en Belgique par les autorités, des démarchages directs d’établissement, signalements à l’aide sociale à l’enfance en cas de refus…

Abandonnés par la République                                                                  
La France compte encore aujourd’hui plus de 47 000 personnes handicapées(2) sans aucune solution d’accompagnement. La plupart du temps, ces personnes handicapées vivent au domicile familial.

Ces situations ont des conséquences souvent dramatiques et inextricables : Régression et mise en danger de personnes qui ne bénéficient pas des soins et de l’accompagnement éducatif dont elles ont besoin ; Familles isolées, épuisées, désocialisées, devant parfois abandonner leurs activités professionnelles ; Aidants familiaux âgés ne pouvant plus assumer l’accompagnement de leurs enfants devenus adultes ; Familles désespérées parfois poussées à bout, jusqu’à l’irréparable.

 

Sources : (1) Enquête de l’ARS Nord-Pas-de-Calais, juillet 2015 ;  (2) Recensement de l’Unapei auprès de son réseau (240 associations gestionnaires et 140 294 places gérées) – septembre 2015 ;  (3) Estimation Unapei sur la base des données issues du rapport de Philip Cordery concernant l’accord-cadre entre la France et la Wallonie l’accueil des personnes handicapées, octobre 2013 ;

 

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PAROLES DE PARENTS
Témoignages complets à lire dans le Livre noir du handicap en France édité par l’Unapei et disponible sur son site.

« Ma famille et d'autres souhaitent pouvoir sereinement aborder l’avenir sans que les  handicaps de nos enfants ne soient majorés par une société et une politique qui les laissent de côté » 


« Nous ne pouvons pas le garder à la maison, il faut s’occuper de lui à plein temps, on ne peut pas, nous sommes trop âgés. Le problème, c’est pour aller le voir. Cette année, nous avons pu nous y rendre deux fois. C’est un voyage exténuant pour nous. Ce n’est pas une situation facile. Il n’y a que nous qui allons le voir. Mon épouse était opposée au départ en Belgique, puis elle s’est dit que c’était mieux pour lui. Mais, elle est très mal de savoir son fils aussi loin ».


« Finalement, la seule solution a été la Belgique à 200 km de chez nous. Le problème, c’est qu’on ne peut pas le visiter dans l’établissement parce qu’il n’y a pas de lieu où recevoir les familles. On reste 3 ou 4 heures avec lui dans la voiture et on le ramène dans l’établissement.  C’est la seule solution qu’on ait trouvée. Le voir 3h, puis revenir et se dire encore une fois qu’on l’a abandonné ». 


« Nous sommes à 250 km de distance ! Il m’est difficile d’imaginer qu’elle restera en Belgique, mais je dois me rendre à l’évidence. Même si elle est bien prise en charge, je n’ai pas eu le choix : c’était soit la Belgique soit rien. C’est une souffrance terrible pour nous ». 

Aidez l'Unapei, les personnes handicapées et leurs familles en signant et partageant cette pétition pour que les élus de la République agissent

 

Adressée à
Parlementaires de la République
" data-render="true" data-view="components/ellipsis">Stop au bannissement des personnes handicapées
19 octobre 2015

Un livre noir pour dénoncer l'exil des handicapés français en Belgique

article publié sur le site de France 3 Nord Pas-de-Calais

Ils sont autistes, polyhandicapés ou souffrent de maladies rares. Plus de 6.500 enfants et adultes sont "exilés" en Belgique faute de structures adaptées en France, une situation à laquelle un "livre noir du handicap", qui sera remis mardi aux députés, appelle à mettre fin.

avec AFP
Publié le 18/10/2015 | 11:08, mis à jour le 18/10/2015 | 11:08
Une unité d'enseignement maternelle TED (

© MAXPPP Une unité d'enseignement maternelle TED ("troubles envahissants du développement ) a été créée en 2014 au sein de l'école Grenier à Saint-Nicolas-les-Arras

"Nos concitoyens en situation de handicap, et notamment les plus sévèrement atteints, sont bannis de notre République, et aujourd'hui cela prend des proportions inacceptables", dénonce Christel Prado, présidente de l'Unapei, soulignant que le retard français remonte à "des décennies".

Pour que ces 1.500 enfants et 5.000 adultes puissent grandir et vivre à proximité de leurs familles, cette union associations de personnes handicapées mentales et leurs familles demande la création de places en France, alors que l'Assemblée commence à examiner le projet de budget 2016 de la Sécurité sociale.

'Trouver un nouvel établissement'

Car le manque d'établissements spécialisés pèse lourdement sur les proches. Keltoum Bensalem, qui habite près de Lille, a un fils de 19 ans, Ryad. Diagnostiqué autiste tardivement, après avoir été déclaré "sourd profond", il a été pris en charge jusqu'à 16 ans en "semi-externat" dans une structure pour déficients auditifs à proximité, mais pas adaptée à ses besoins, a-t-elle relaté à l'AFP. Puis, "on nous a demandé de trouver un nouvel établissement".

La famille a cherché en vain une solution pour que Ryad reste près d'elle : "On a visité des instituts en France, des structures limitrophes en Belgique qui ressemblaient à des mouroirs, on a même commencé à envisager un hôpital psychiatrique". Depuis trois ans, Ryad est dans un établissement belge, près de Liège, à 200 kilomètres de chez lui, où il semble "apaisé". "Il ne mord plus, ne frappe plus, ne se déshabille plus".

Mais le problème est l'éloignement. "Au début, on allait le chercher pour le week-end mais il ne dormait pas, et on avait peur de détruire les progrès faits pendant la semaine. On a renoncé à le ramener pour une seule journée car cela nous faisait 800 kilomètres d'allers-retours. Alors on va le voir une fois tous les 15 jours. Comme on ne peut l'amener nulle part, on reste enfermés avec lui quelques heures dans la voiture".

Taxer les cigarettes électroniques

D'autres familles vivent encore plus loin (plus de 4.000 ne sont pas "frontalières" selon l'Unapei), et la qualité des établissements d'accueil belges est très variable. Depuis un accord franco-wallon entré en vigueur en mars 2014, des inspecteurs français peuvent y effectuer des contrôles.

La semaine dernière, la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, Ségolène Neuville, a annoncé le déblocage de 15 millions d'euros supplémentaires en 2016 pour créer des places dans des établissements existants en France, et développer des services à domicile.
Une annonce saluée par l'Unapei, mais à relativiser au regard des "250 millions d'euros" déboursés chaque année par l'Assurance maladie et les départements français pour financer la prise en charge en Belgique.

L'Unapei demande que ces sommes soient redirigées vers le financement d'établissements en France, et propose en complément d'instaurer une taxe sur les cigarettes électroniques, qui pourrait selon elle rapporter 90 millions d'euros par an. Car les besoins sont énormes. Outre les "6.500 personnes exilées en Belgique", la France compte "plus de 47.000 personnes" sans solution d'accueil, qui vivent au domicile de leurs parents ou dans des structures inadaptées, souligne Mme Prado.

Certaines familles ont pris la voie des tribunaux. La justice a ainsi reconnu cet été des "carences" de l'Etat et accordé jusqu'à 70.000 euros de dédommagements à sept familles soutenues par l'association Vaincre l'Autisme, dont deux qui avaient dû envoyer leurs enfants en Belgique. Mais "ce ne sont pas des indemnités qu'on veut pour nos enfants, c'est une vie", souligne Mme Prado.

19 octobre 2015

La vice présidente de l'UNAPEI Corynne Husse est l'invitée du 12-13 France 3 Paris Ile-de-France

 

logo france3_Ile-de-France

Ajoutée le 19 oct. 2015

Corynne Husse, est la vice présidente de l'UNAPEI, la première fédération d'associations d'aide aux handicapés mentaux et à leur famille. Elle était l’invitée du JT.

18 octobre 2015

Vidéo -> Eglantine Emeyé parle d'autisme dans ONPC : elle nuit à notre combat de parents - article d'Olivia Cattan

article publié dans Le Nouvel Observateur
Publié le 18-10-2015 à 14h58 - Modifié à 16h10
LE PLUS. Invitée sur le plateau de Laurent Ruquier pour parler de son livre "Le voleur de brosses à dents", Églantine Émeyé est revenue sur son combat de mère d'un enfant polyhandicapé. Jugée bouleversante par de nombreux internautes, elle a également fait bondir beaucoup de parents, dont Olivia Cattan, présidente de l'association SOS Autisme.

Édité par Louise Pothier 

Eglantine Emeyé était l'invité de Laurent Ruquier dans

Eglantine Emeyé était l'invité de Laurent Ruquier dans "On n'est pas couché" samedi 17 octobre. (Capture d'écran France 2)

 

Il y a parfois des gens qui vous donnent envie de vous battre comme Francis Perrin et Sandrine Bonnaire et d’autres qui vous incitent à tout abandonner. Et là je m’adresse à vous Eglantine Emeyé.

J’ai créé l’association SOS Autisme dans le but de me battre pour les personnes autistes. Notre campagne : "Un artiste, un autiste" a pourtant été diffusée sur toutes les chaînes de télévision, les radios, les cinémas, essayant de faire évoluer les mentalités et les préjugés sur l’autisme mais plus largement sur le handicap.

Nous avons voulu montrer que la place de nos enfants autistes était à l’école, dans les clubs de sport et les conservatoires de musique et non dans les hôpitaux sous camisole chimique.

 

Là où il y a de l’éducatif, de la culture mais surtout où il y a de la vie. De la vie avec les autres et où l’on apprend à accepter toutes les différences.

Mais votre campagne pro psychanalytique réduit à néant tout ce que les associations de parents tentent de faire.

Ce que vous avez dit samedi dans l’émission "On n'est pas couché" m’a fait bondir. Et je ne suis pas la seule.

Un malaise propre à la France

Savez-vous, madame Émeyé, qu’aux États-Unis, au Canada, en Israël, en Angleterre, en Italie, au Danemark, on soigne les enfants atteints d’autisme par des méthodes éducatives ? Et peu importe leur nom, ABA TEACH, Feurstein, Sonrise. Savez-vous que cette méthode barbare, le "packing", dont vous vantez les mérites y est interdite ? Parce qu’elle est jugée dangereuse et inefficace !

Parfois je me demande si notre pays fait partie de l’Europe, pour être si coupé des avancées du reste du monde. Là-bas, dans l’autre monde qui avance, il y a des autistes informaticiens, il y a des consultants autistes qui travaillent pour le ministère de la Défense, il y a des musiciens, des comptables, des professeurs ?

Alors quel est notre problème français ?

Est-ce à cause des associations qui n’arrivent pas à se réunir pour lutter ensemble contre le lobby psychanalytique ? Est-ce parce que la Haute autorité de Santé qui préconise l’ABA ainsi que notre ministre du Handicap qui défend l’intégration des personnes autistes, n’arrivent pas à se faire entendre des médias ?

Est-ce parce que l’idéologie psychanalytique est trop ancrée dans l’histoire de notre pays et dans toutes les sphères de la société que tous nos efforts sont voués à l’échec ?

Il y a pourtant de formidables médecins et chercheurs en France qui savent bien que dans les autres pays, on ne pense plus, comme le prônait Bettelheim, il y a des décennies, que la mère est responsable de l’autisme de son enfant ?

Alors que se passe-t-il dans notre pays ? À croire que nous sommes sur une île coupée du reste du monde ?

Non, je n'ai pas envie de frapper mon enfant

Outre cette pensée d’un autre temps que vous incarnez Madame Emeyé, puisque votre maître à penser s’appelle Marcel Rufo, il y a autre chose qui me gêne chez vous.

Vous défendez l’abandon et en tant que mère, cela m’est insupportable.

http://www.programme-tv.net/news/tv/73215-bouleversante-eglantine-emeye-evoque-sa-solitude-face-au-handicap-de-son-fils-je-comprends-ceux-qui-craquent-video/

 

Madame Léa Salamé a trouvé admirable que vous osiez écrire "avoir eu envie de frapper votre enfant" ou "de le jeter par la fenêtre". Peut-être n’est-elle pas encore maman ou peut-être fait-elle partie de ce milieu parisien littéraire où l’on admire ceux qui transgresse les valeurs et les bons sentiments ? Mais personnellement, comme beaucoup de parents sur les réseaux sociaux, je trouve cela terrifiant.

Il est normal pour chaque parent d’être à bout, surtout lorsque l’on a un enfant autiste qui enchaîne troubles du comportement et scènes de violences. Mais personnellement, ce ne sont pas ces idées-là qui me viennent lorsque mon fils est "difficile".

Je cherche d’autres méthodes, d’autres idées pour aider mon enfant à se sentir mieux. Je cherche d’autres thérapeutes si ceux-là ne le font plus assez avancer. J’ai parcouru le monde et continuerai à le faire s’il le fallait, je soulèverais des montagnes pour sauver mon fils de ce syndrome qui le ronge.

Aidons nos enfants à avoir une vie normale

Et ayant deux autres enfants qui ont parfois eu du mal à faire face au handicap de leur frère, je les ai toujours aidés à dépasser leur peine et aimer leur frère encore davantage.

Et je ne les aurais jamais séparés les uns des autres.

Parce qu’il est important pour un enfant autiste de sentir que sa famille l’entoure et croit en lui.

Et même si on ne peut pas sortir de l’autisme, nous pouvons aider nos enfants à avoir une vie normale, faite d’amour et de joie. On peut les aider à avoir un métier, des passions, une famille.

Je ne vous dis pas que ce chemin est facile et qu’il n’est pas jonché de larmes, mais l’espoir et l’amour doivent être nos seuls moteurs.

Votre capitulation n'est pas un modèle

Et je refuse que votre capitulation devant le handicap de votre fils devienne notre modèle parce que cela serait condamner l’avenir de millier d’enfants handicapés.

Toutes ces familles que je vois au quotidien sont isolées, précaires et souvent à bout de nerf parce qu’il faut faire face chaque jour et que ces hommes et ces femmes n’ont aucun répit.

Pourtant ils se battent avec tant de renonciation pour leur propre vie que c’est eux qui m’inspirent à ne jamais laisser tomber le combat que nous menons pour nos enfants.

Nous nous sommes rencontrés quelquefois, Églantine, dîner une fois ensemble et sachez  que pour écrire cette tribune j’ai dû lutter contre mes bons sentiments de femme, de mère et de féministe qui m’auraient conduite à vous plaindre et à vous défendre.

Mais lorsque l’on met en danger l’avenir de 600.000 personnes autistes comme vous le faites, il est de mon devoir d’écrire cette tribune.

Battons-nous pour l'avenir de nos enfants

Les médias innocents vous invitent parce que votre livre est émouvant, que vous êtes journaliste et qu’une maman isolée qui se bat seule mérite le respect.

Mais tous ces journalistes que je ne peux blâmer et qui n’ont pas d’enfants autistes ne connaissent pas les enjeux qui se jouent en arrière-plan lorsque vous favorisez l’hôpital à l’école, que vous défendez le "packing" face aux méthodes éducatives qui permettent à l’enfant d’apprendre, de contrôler ses troubles et frustrations, d’exprimer ses émotions et de le sortir de son isolement.

Ils ne savent pas que chaque jour nous devons nous battre contre toutes les institutions et contre tous ceux qui pensent que la place de notre enfant n’est pas dans la société mais en dehors. Des gens qui ont poussé certains parents à s’exiler.

Parce que l’Onu a condamné la France plusieurs fois pour maltraitance vis-à-vis des personnes autistes à cause de notre retard en matière d’intégration.

Alors je sais que cette tribune déplaira à de nombreux amis communs mais l’important n’est pas de plaire ou de déplaire mais de défendre l’avenir de nos enfants.

 

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10 octobre 2015

Montpellier : l'adolescent autiste mis sur la touche par l'école

Montpellier : l’adolescent autiste mis sur la touche par l’école
Marie-Sophie : "On me dit que mon histoire est banale..."
R. D. H.

A maël, malgré une classe de 3e réussie, n'a pas obtenu l'orientation souhaitée. Mais sa mère se bat. Toujours.

Une double souffrance. Celle d'un ado autiste et de sa mère, désolée par la situation actuelle. "Amaël se retrouve dans une unité spécialisée en hôpital de jour à Jacou. Tous les jours, il leur dit que l'école lui manque, qu'être avec des enfants “normaux”, ça lui manque... En fait, il se laisse glisser, il ne croit plus au système." Marie-Sophie, véritable mère courage du quotidien - "les trajets me prennent jusqu'à quatorze heures par semaine" - se désespère. "C'est très compliqué de continuer à motiver Amaël pour qu'il ait, chaque jour, l'envie de se lever, de faire des choses."

Une impasse pour un ado qui, jusqu'en janvier dernier, avait pu fréquenter l'école. Presque comme les autres. D'abord en primaire à Victor-Hugo puis au collège privé Saint-Jean-Baptiste de la Salle, dans ce quartier des Beaux-Arts où il vit avec sa mère et son grand frère. Sa 3e validée, Amaël rêvait d'un CAP de boulanger. Ou pâtissier. "

Il rêve de boulangerie et se voit proposer un métier dans le BTP
Début septembre, l'académie m'a proposé une affectation en classe de 3e prépa pro au lycée Léonard-de-Vinci, à La Paillade. "On m'a mis la pression en me disant : on vous propose quelque chose, ne faites pas la fine bouche. Étonnant quand même de vouloir pousser un adolescent autiste vers un métier du bâtiment quand celui-ci ne rêve que de fours à pains ! J'ai refusé et on ne m'a plus rien proposé."

Malgré une foule de courriers, et de multiples coups de téléphone, Marie-Sophie n'a pas réussi à faire évoluer la position de l'académie. "Tout le monde me disait, au téléphone, avoir lu l'article sur Amaël mais personne ne me dit : “Madame, on va vous recevoir”... Mais rien !" Pas plus de réactions d'élus locaux. La maman ne parvient évidemment pas à se consoler des mots glissés par le personnel de l'hôpital de jour spécialisé pour les adolescents autistes désormais fréquenté par Amaël. "On me dit que mon histoire est banale pour eux. Ils entendent ça très régulièrement."

Malgré tant d'adversité, Marie-Sophie "ne baisse pas les bras. J'ai adhéré à l'association nationale Vaincre l'autisme qui engage, au nom de 200 familles, une action juridique contre l'État français." Une première action de l'association avait conduit le Comité européen des droits sociaux, instance du Conseil de l'Europe, à conclure, en septembre 2013, "à une violation par la France des dispositions de la charte sociale européenne".

10 octobre 2015

28 asso. françaises de l'autisme appellent l'ONU à l'aide

Résumé : En finir avec des pratiques d'un autre temps et contraindre la France à appliquer les recommandations de l'ONU en faveur des personnes avec autisme, c'est l'appel lancé par 28 associations qui demandent à l'ONU de venir constater sur le terrain.

Par , le 09-10-2015

28 associations françaises impliquées dans le champ de l'autisme alertent l'ONU (lettre en lien ci-dessous) et demandent à plusieurs de ses rapporteurs spéciaux, y compris celui sur la torture, de se rendre en urgence en France pour constater la « situation grave des personnes handicapées et les refus d'application des Conventions par la France, notamment à l'encontre des personnes autistes. » Cette demande a été initiée par l'Alliance Autiste.

Violation des droits fondamentaux ?

Ce collectif comprend des associations de parents d'enfants handicapés/autistes, et des associations de personnes autistes. Toutes déplorent la violation généralisée de leurs droits fondamentaux : à l'éducation, à jouir du meilleur état de santé, à l'épanouissement, à l'autonomie et à la participation effective dans la société, à vivre au sein de sa famille, à la liberté de mouvements. Et de mentionner des pratiques comme le packing encore en vigueur dans certains établissements (qui consiste à envelopper des enfants atteints d'autisme et des adultes psychotiques dans des draps extrêmement froids et humides) qui, selon le collectif « s'apparentent à la torture et sont constitutives de traitements inhumains ou dégradants ». Ces associations insistent par ailleurs sur la discrimination généralisée​des enfants handicapés concernant la scolarisation et l'accueil dans les centres de loisirs.

Privé du droit à vivre dans les familles

Enfin, elles dénoncent des privations arbitraires de liberté​, parfois accompagnées de privation du droit de vivre dans sa famille si celle-ci se fait trop entendre et réclame la fin de telles mesures. « Notre système de sécurité sociale favorise encore trop le maintien en institution, explique le communiqué, avec des coûts exorbitants dans le cas des hôpitaux psychiatriques, qui trouvent leur intérêt supérieur à garder les personnes autistes ou ayant un handicap mental dans leurs murs, souvent à vie. » Et de poursuivre : « De nombreux enfants autistes ont été, suite à des signalements aux services sociaux, retirés à la garde de leur famille, parfois placés dans des familles d'accueil, séparés de leur fratrie. Ceci est courant quand les familles demandent un accompagnement adapté pour leur enfant. »

La France déjà épinglée par l'ONU

Le 17 septembre 2015 déjà, l'ONU avait publié un communiqué de presse (en lien ci-dessous) condamnant l'institutionnalisation en hôpital psychiatrique d'un adolescent autiste, Timothée, à laquelle, selon le collectif « les services judiciaires de notre pays n'ont pas cru bon de devoir prêter attention ». Les 28 associations se disent « inquiètes de la persistance de ce type de maltraitance administrative ordinaire en France ». La rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées a identifié la France comme un pays prioritaire pour entreprendre une visite de pays durant son premier mandat et reste en attente de la réponse du Gouvernement français.

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

9 octobre 2015

Samedi 10 octobre à Rennes : Sophie Janois, avocate & Hugo Horiot, comédien

 

Autism'Aide 35

Autism'Aide 35 est une association de parents d'enfants et d'adultes porteurs des troubles du spectre autistique. L'autisme n'est pas le choix du sujet.........

http://www.autismaide35.com

 

7 octobre 2015

L'empereur, c'est moi ! à Troyes le vendredi 13 novembre 2015 20h30 - Soirée organisée par ABA-AUBE

"L'empereur, cest moi ! ": à Troyes , vendredi 13 novembre 2015- 20h30-centre culturel de La Chapelle Saint Luc - organisé par l'association aba-aube .
' L'empereur c'est moi ! " c'est une révolte contre l'enfermement et contre l'exclusion.
Sur scène : 2 acteurs :Hugo Horiot et Clémence Colin
Spectacle bilingue - langue des signes LSF
Réservation recommandée : aba-aube@orange.fr

l'empereur c'est moi aba aube

5 octobre 2015

Dimanche 11 octobre 2015 tous au golf avec l'association Meuphine !

golf meuphine

4 octobre 2015

Reportage photos de la séance de voile à la VGA Saint Maur

4 octobre 2015

Autisme à Paris, plus de places et des logements adaptés

Résumé : Autisme, chantier prioritaire pour Paris ? C'est en tout cas ce qu'affirme Anne Hidalgo qui promet 353 places de plus d'ici 2020 et des logements sociaux à proximité de ces centres mis à disposition des plus autonomes.

Par , le 04-10-2015

Grande priorité de ce mandat, les enfants parisiens autistes se verront offrir une solution de prise en charge à proximité de leur domicile. C'est en tout cas ce qu'affirme Anne Hidalgo, la maire de Paris, qui présentait ses orientations handicap à l'occasion du Conseil de Paris qui se tient du 28 septembre au 1er octobre 2015. Ce travail important s'accompagnera d'initiatives complémentaires : accompagnement des associations, dépistage et prise en charge précoce de l'autisme, développement de véritables alternatives à la scolarisation si nécessaire.

353 places de plus d'ici 2020

Anne Hidalgo a réaffirmé qu'elle souhaitait s'engager avec « détermination à améliorer la prise en charge de l'autisme », évoquant le fait qu'il « n'est plus acceptable que des parents soient contraints de se tourner vers la Belgique pour la prise en charge de leur enfant ». « Je ne me résous pas à cette situation qui devra trouver une réponse dans notre prochain schéma départemental, afin que plus aucun parisien ne soit sans solution proche. » Paris a ouvert, en quelques années, 215 places, financées à 50% par le département, lieux de vie et d'activités. Elle en comptera 353 de plus en 2020 tandis que le prochain schéma permettra de fixer de nouveaux objectifs à l'horizon 2024. Des logements sociaux situés à côté des établissements spécialisés seront mis à disposition des personnes autistes les plus autonomes, satisfaisant ainsi au principe d'inclusion dans la cité revendiquée par les personnes concernées.

Dépistage et prise en charge précoce

À cela viendra s'ajouter, comme le préconise Ségolène Neuville, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, un accompagnement des associations gestionnaires souhaitant procéder à des extensions de 1 à 4 places. « Nous avons sur notre territoire des équipes de grande qualité spécialisées dans la prise en charge de cette pathologie, affirme Anne Hidalgo dans un communiqué. Paris peut donc apporter sa contribution pour faire évoluer notre regard et les modes de prise en charge. » Elle souhaite également s'impliquer davantage dans le dépistage précoce, enjeu clé pour les enfants comme pour les parents. Et d'ajouter « Je sais que les services en charge de la Protection maternelle et infantile (PMI) et de la petite enfance sont déjà mobilisés et sauront nous faire des propositions pour l'avenir. »

Un impact sur la vie des familles

La scolarisation des enfants autistes est également au cœur des débats. « Lorsqu'elle est inenvisageable, nous devons leur proposer une alternative de qualité, poursuit la maire de Paris. Et d'expliquer que de nombreuses associations se créent pour pallier ce manque ; « nous élaborerons avec elles un dispositif permettant aux enfants concernés d'acquérir les facultés à être de plus en plus autonomes et libres de dessiner leur avenir ». De nouvelles synergies se mettent en place entre la ville, des associations, l'Education nationale et le médico-social, en mettant par exemple des locaux à disposition et en facilitant les procédures d'agréments nécessaires à la prise en charge financière des cursus scolaires. Anne Hidalgo promet que ces « solutions auront également un impact sur la vie des familles », qu'il soit « financier, physique ou psychologique ».

Et pour les adultes ?

La ville déclare enfin vouloir pérenniser la prise en charge de ces enfants amenés à « grandir » en menant à bien un projet d'établissement pour l'accueil d'adultes lourdement handicapés qui nécessitent des infrastructures et des équipements spécifiques. Avec la possibilité de mutualiser les moyens avec d'autres départements. Un sujet qui, selon la maire de Paris « mérite d'être abordé à l'échelle de la Métropole ».

4 octobre 2015

Longwy : le service jeunes autistes en ordre de marche

article publié dans Le Républicain Lorrain

Choisie par l’Agence régionale de santé pour créer un service spécialisé à Longwy, l’association Vivre avec l’autisme a composé l’équipe de sa nouvelle antenne. Le groupe, temporairement installé à Gouraincourt, s’est mis au travail.

02/10/2015 à 09:00 , actualisé le 01/10/2015 à 18:17
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Vivre avec l’autisme en Meurthe-et-Moselle a tenu parole… Respectant le délai annoncé début juillet, l’association lance actuellement son nouveau Service d’éducation spécialisée et d’aide à domicile (Sessad) à Longwy.

Fin juin, l’association avait été retenue par l’Agence régionale de santé (ARS) afin de mettre en place ce Sessad, proposant dix places à des jeunes autistes du Pays-Haut. L’ensemble de la structure, dirigée par Luciano Lazzarotto, est quasiment opérationnel. À quelques détails près…

Travaux en cours

Depuis le début de l’été, le descriptif des postes est devenu une équipe concrète. Seule exception, la mission de l’orthophoniste sera assurée alternativement par différents professionnels du bassin, grâce à une convention. Et si une ergothérapeute à mi-temps est encore en cours de recrutement, le reste de l’équipe se compose de deux éducateurs, Julie Chapon et Thomas Colle, et d’une psychologue, Annick Michel. Attendues à Longwy-Haut, ces recrues sont à présent installées… à Gouraincourt !

« Le projet a pris un peu de retard, notamment en raison du temps de réponse de l’ARS à l’époque », rappelle Luciano Lazzarotto. Ce délai s’est logiquement répercuté sur les travaux de rafraîchissement consentis par la Ville au n° 38 de la rue de Boismont, que lui louera l’association à partir du 1er octobre. La municipalité a ainsi participé à hauteur « de 2 000 à 2 500 € pour les révisions des fenêtres, du tableau électrique et des sanitaires , renseigne Sylvie Balon, adjointe aux travaux. Les locaux devraient être prêts pour la mi-octobre ».

D’ici là, Vivre avec l’autisme aura également procédé à quelques interventions à ses frais, comme la mise en accessibilité des lieux, l’installation d’alarmes et de détecteurs de fumée, etc.

Tourné vers l’extérieur

En attendant la fin du chantier, la commune a donc trouvé une place pour Vivre avec l’autisme dans la maison des associations gouraincourtoise. Le contretemps n’aura pas d’incidence.

« Notre service est tourné vers l’extérieur : 90 % de notre activité se déroule en milieu naturel, avec le suivi des enfants et des jeunes à l’école, dans leurs activités, chez eux… Ce qui nous permet de commencer notre travail dès maintenant, détaille Luciano Lazzarotto. Aucun enfant, ni aucune famille ne sera accueilli dans notre local. »

« Sauf pour les admissions », sur lesquelles le directeur et ses troupes planchent en ce moment. Pour l’instant, huit dossiers de jeunes, âgés de 2 à 20 ans, ont profité d’une notification de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), afin d’être pris en charge à Longwy.

Deux places restantes

Pourtant, le nombre de places créé dans la cité des Émaux s’élève à dix. Sans compter que l’attente avait été décrite comme grande quant à l’ouverture d’un tel service spécialiste de l’autisme sur le territoire… Faut-il y voir une surestimation des besoins ? Ou juste une latence inhérente à la naissance du service ?

Tout comme Ninon Legendre, responsable de Vivre avec l’autisme dans le Pays-Haut, Luciano Lazzarotto penche pour cette seconde option. En 2009, lors de l’ouverture du Sessad de Malzéville – qu’il dirige également – le responsable se souvient avoir « connu le même souci. Au lancement, nous comptions seulement dix notifications pour trente places. Un an après, nous avions une liste d’attente. Et trois années plus tard, nous profitions d’une extension à 38 places. »

Visiblement, le Sessad du Pays-Haut aura besoin d’un peu de temps pour se faire sa place. Sur la carte de Longwy comme dans l’esprit des familles.

4 octobre 2015

La France mise à l'index par l'ONU pour le traitement des enfants autistes

Publié: 03/10/2015 

In english : please read the Alliance Autiste report on education for autistics in France

L’éducation pour tous ?

autistic kids

Un certain nombre de parents nous ont écrit pour nous révéler des situations insupportables vécues à l’école par leurs enfants autistes.

Ces situations, pour le moins choquantes, interrogent sur le mythe d’un service public au service de ses citoyens et sur la notion de droit à l’éducation pour tous dont on nous rebat les oreilles.

Les slogans du vivre ensemble ne pèsent pas lourd en face de l’incapacité de certains enseignants à prendre en charge ces enfants, ou encore à les protéger de situations de harcèlements qu’ils peuvent vivre dans des classes où ils jouent le rôle de souffre-douleurs.

Inquiets de la situation de leurs enfants et étonnés du décalage entre les discours et la réalité, les parents en viennent à poser des questions d’abord, puis à agir contre l’inacceptable ensuite. Leurs demandes sont le plus souvent ignorées.

Que font-ils de nos enfants ?

La transmission d’une information préoccupante devient le moyen de se débarrasser de ces enfants et n’importe quel prétexte, aussi anodin soit-il, peut être le déclencheur de cette intervention auprès des services de l’ASE.

Si cette « information préoccupante » traitée par l’ASE va jusqu’au bout alors le procureur   est saisi d’un signalement, sinon les parents changeront d’école et le « fardeau » sera déplacé jusqu’à ce qu’on oriente autoritairement leur enfant vers un Institut Médico-Éducatif (IME).

Leur place n’est pas en IME

Une orientation dénoncée par le Conseil de l’Europe qui a considéré en février 2014 que le refus de scolarisation des enfants autistes dans des établissements scolaires fréquentés par tout un chacun constituait une violation des droits de ces enfants. Le Conseil de l’Europe précisait de surcroît que ces instituts dans lesquels l’État entend mettre les enfants et adolescents autistes n’avaient pas un caractère éducatif prédominant.

L’ONU ne dira pas autre chose :

«  Aucun élève ne peut être exclu du système d’enseignement général sur le fondement de son handicap et seuls les systèmes éducatifs de type inclusif peuvent offrir aux personnes handicapées à la fois un enseignement de qualité et la possibilité d’améliorer leur situation sociale ». .

Plus particulièrement pour les enfants autistes, l’ONU préconise « l’abandon du modèle médico-social de prise en charge au profit d’une non-discrimination, d’une inclusion, d’un renforcement des liens familiaux. »

Pour être clair, on ne doit pas mettre des enfants autistes dans un IME et on ne doit surtout pas les placer et briser ainsi la stabilité qu’assure l’environnement familial.

L’affaire Timothée illustre la politique de la France en matière d’enfants autistes

Une de ces malheureuses affaires a fait l’objet d’une mobilisation importante.

Timothée, 15 ans, enfant autiste aidé par assistante de vie scolaire, s’était vu refuser l’accès à son collège à la rentrée de septembre 2014 suite à une décision de la Maison départementale pour personnes handicapées (MDPH) de l’expédier en IME.

Appel avait été produit par la mère, ce qui neutralisait la décision; Le collège ne veut rien savoir pour autant et les décisions administratives et judiciaires ont acté de cette orientation vers un IME alors que Timothée n’avait pas de retard particulier.

La mère a refusé cette réorientation et a inscrit son fils au CNED dès ses 16 ans comme il est de son droit. Les résultats sont bons d’ailleurs. Et pourtant cette solution, amène le juge des enfants à présenter le refus de l’inscription en IME comme un diktat de la mère contre la volonté du père. Il en déduit une exclusion du père et une maltraitance à enfant.

En conséquence le juge ordonne le placement de l’enfant chez le père précisant que celui-ci « se montre à ce jour le plus à même de prendre les décisions adaptées aux besoins personnels, relationnels et scolaires de son fils ». Le père, éducateur spécialisé à l’ASE, devait prendre cette décision si adaptée : mettre son fils en IME.

La décision adaptée aux besoins de l’enfant et ses conséquences

La suite de l’affaire n’est pas en faveur de Timothée, prétendument défendu contre sa mère incapable de prendre des « décisions adaptées ».

Les conséquences ne vont pas tarder à apparaître.

Quatre jours après son arrivée dans l’IME, Timothée est sujet à de terribles angoisses et est hospitalisé d’urgence à Vinatier. Il s’agit d’un établissement psychiatrique pour adultes où on lui administre Tercian et Risperdal (de puissants neuroleptiques), contre l’avis de sa mère comme il est habituel dans de nombreuses affaires dont nous avons connaissance.

La mère est d’ailleurs interdite de séjour à l’hôpital psychiatrique, elle n’a pas le droit de voir son fils et n’est pas informée des extraordinaires raisons de cet internement de son adolescent de fils dans un hôpital psychiatrique pour adultes.

L’ONU intervient dans l’affaire Timothée

L’ONU saisi sur ce scandale d’État a demandé que Timothée soit d’urgence libéré de son hospitalisation psychiatrique et que les neuroleptiques hypothéquant sa santé ne lui soient plus administrés.

« Il est indispensable que des mesures adéquates soient prises au plus vite afin de faciliter son retour au sein de son milieu familial et afin que son droit à une éducation inclusive et à l’inclusion sociale soient enfin respectés ».

La France est justement condamnée et sans détour par la voix de la rapporteuse spéciale sur le droit des personnes handicapées, Madame Aguilar : 

« L’institutionnalisation de Timothée D en milieu psychiatrique constitue une grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de sa personne et au respect de son intégrité physique et mentale, elle viole également les droits de cet adolescent à l’autonomie et à l’inclusion dans la société à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant ».

Quant aux décisions des magistrats qui l’ont conduit à quitter le chemin de l’école et prendre celui de l’IME, voila ce qu’ il en est dit : 

« Il est particulièrement grave que l’intérêt supérieur de cet adolescent, qui n’a jusque-là guère été pris en compte dans les décisions le concernant ait été invoqué pour le priver de voir des membres de sa famille. »

Le rapporteur spécial sur le droit à la santé, Monsieur Pûras, en rajoute une bonne couche le 17 septembre 2015 :

«  Comme nous l’avons déjà fait savoir aux autorités, nous sommes très préoccupés par l’impact négatif que la décision de placer Timothée D. dans un IME pourrait avoir sur son droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible, aussi bien que sur son bien-être. » 

Que fait l’État français des avis de l’ONU ?

Voici donc la justice des mineurs jugée. Mais apparemment sans effet à ce jour puisqu’il n’est pas question de revenir sur la chose jugée. Timothée assommé par les neuroleptiques dont il doit être sevré sort de son asile, mais est censé retourner en IME avec toutes les conséquences négatives sur son bien-être !

L’intérêt supérieur de l’enfant, une solution éducative adaptée qu’ils disaient !

Pour aller plus loin et soutenir Timothée :

https://www.facebook.com/autistediscrimination

http://allianceautiste.org/wp/2015/02/timothee-autiste-victime-acharnement-institutionnel/

4 octobre 2015

Rappel ASE38 - 3 enfants autistes arrachés à leur mère !

visuel ase 56 jours 4 octobre 2015

2 octobre 2015

Ethan. Une association pour l'aider


Ethan. Une association pour l'aider

L'association Ethan - autisme - solidarité a été créée pour aider les parents d'Ethan, 8 ans, atteint de Troubles envahissants du développement (TED) à faire face aux besoins en accompagnement de leur fils. " Ethan a beaucoup de capacités à développer pour échanger mais trop peu pour une vie dite normale à l'heure actuelle.

http://www.letelegramme.fr


1 octobre 2015

Newsletter Autisme France septembre 2015

lettre autisme france septembre 2015

1 octobre 2015

Autisme et handicap : démarches et droits - formation par vidéos en ligne - Association TouPI

article publié sur Canal Autisme

L'objectif de cette formation : permettre aux familles de mieux comprendre le fonctionnement des institutions (MDPH, système scolaire) de connaître leurs droits et les faire respecter. Cette formation s'articule en 4 parties et dure environ 3 heures :

1. La MDPH
2. Autres aides financières et mesures de protection
3. La scolarité
4. Les prises en charge

     
Odile DE VISMES
Présidente de l’association TouPI (Tous Pour l’Inclusion) depuis juin 2013 : association de familles d’enfants ayant un handicap cognitif (autisme, handicap mental, troubles des apprentissages, TDAH, etc). Elle accompagne des familles dans leurs démarches (dossier MDPH, démarches scolaires, etc) et dans leurs recours. Ancienne administratrice de la FCPE 75, elle a été membre de la CDAPH de la MDPH 75 pendant deux ans, ainsi que de la CDOEA de l'académie de Paris.
Le site de l'Association TouPI : http://toupi.fr
   
  • Pré-requis
Aucune connaissance spécifique n'est nécessaire pour suivre cette formation. Elle s'adresse principalement aux familles.

  • Plusieurs thématiques seront abordées pendant cette formation
- La MDPH
- Pourquoi la MDPH ?
- Processus
- Dossier enfant
- Passage à l’âge adulte
- L’organisation académique
- Les types de scolarité
- Les AVS
- ESS et équipe éducative
- Maintiens
- 1er degré : périscolaire, extrascolaire
- 2nd degré : examens, orientation
- Transports
- Aides et recours
- Les prises en charge
- Prise en charge institutionnelle
- Prise en charge en libéral
- Double prise en charge
- Transport


  • Les outils & moyens pédagogiques
Une formation 100% en ligne disponible 24h/24, 7j/7, composée de modules vidéo courts avec :
- un support de formation à télécharger
- des échanges avec les membres de la communauté Canal Autisme sur la Page Facebook

  • Durée
Cette formation dure environ 3 heures


30 septembre 2015

Etre autiste au pays des droits de l'homme !

Publié le 30 septembre 2015

La France à la traine dans le traitement de l’autisme.

Par Nafy-Nathalie.

enfant rire credits b eelen (licence creative commons)

enfant rire credits b eelen (licence creative commons)




 

 

Le 17 septembre 2015, l’ONU s’insurge contre le placement de force d’un adolescent de 16 ans dans un hôpital psychiatrique pour adultes et demande à ce qu’il soit libéré au plus vite. Timothée est autiste, ce qui signifie qu’il souffre« de troubles du développement humain caractérisés par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs ». Autisme Regards Croisés est un site qui pourra compléter très utilement, si besoin, votre information. Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) émet le 8 novembre 2007 dans son avis no 102 le constat suivant :

« Il n’y a pas aujourd’hui de traitement curatif, mais une série de données indique depuis plus de quarante ans qu’un accompagnement et une prise en charge individualisés, précoces et adaptés, à la fois sur les plans éducatif, comportemental, et psychologique augmentent significativement les possibilités relationnelles et les capacités d’interaction sociale, le degré d’autonomie, et les possibilités d’acquisition de langage et de moyens de communication non verbale par les enfants atteints de ce handicap. »

Donc la prise en charge y compris éducative est une donnée essentielle de l’insertion des autistes dans notre société. La France s’est engagée à garantir le droit à l’éducation des enfants autistes en ratifiant la Charte sociale européenne.

Timothée vivait avec sa mère, et était inscrit dans le système scolaire classique. Des assistants de vie scolaire lui permettaient de suivre les cours. De son côté, la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) préconisait son placement en institut spécialisé compte tenu de ses difficultés scolaires en 2013/2014. Elle a donc supprimé les AVS. L’école a indiqué ne plus être en capacité, sans AVS, d’assumer la prise en charge de Timothée et a refusé de le garder pour la rentrée 2014/2015. Devant l’insistance de sa mère à le scolariser, y compris par la force, en attendant le résultat de l’action qu’elle avait lancée, l’adolescent a été évacué de l’établissement scolaire avec l’aide de la police. En mai 2015, la juge des enfants a confié Timothée à son père, qui lui était favorable à sa prise en charge spécialisée, afin qu’il puisse le confier à un Institut Médico Educatif (IME). Ce dernier, au terme de 4 jours décide de le renvoyer vers un hôpital psychiatrique pour adultes où il est resté 9 jours, avec l’accord de son père, au cours desquels il sera mis sous psychotropes et coupé de ses proches.

Catalina Devandas Aguilar, rapporteuse de l’ONU, spécialisée en droit des personnes handicapées, déclare que « l’institutionnalisation de Timothée D. en milieu psychiatrique constitue une grave atteinte au droit à la liberté et sécurité de sa personne et au respect de son intégrité physique et mentale ». Elle précise qu’« elle viole également les droits de cet adolescent à l’autonomie et à l’inclusion dans la société, à vivre au sein de sa famille et à exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant ». Elle conclut par le fait qu’« Il est particulièrement grave que l’intérêt supérieur de cet adolescent, qui n’a jusque-là guère été pris en compte dans les décisions le concernant, ait été invoqué pour le priver de voir des membres de sa famille ».

Pointer ainsi l’attitude de la France n’est pas nouveau. En février 2015 le commissaire des droits de l’homme du conseil de l’Europe pointait également «[… ] un certain nombre de situations à la fois inquiétantes et paradoxales : ainsi, des personnes qui auraient pu bénéficier d’un maintien en milieu ordinaire à condition de recevoir l’accompagnement personnalisé nécessaire se trouvent placées en institutions, faute d’une évaluation pertinente de leurs besoins ou de disponibilité des services médico-sociaux adaptés». L’incapacité de l’État à fournir des données précises sur le nombre de handicapés et la nature de leur handicap pose problème. Comment mettre en œuvre les moyens adaptés pour gérer une situation dont on ignore tout ? 80.000 personnes voient leurs libertés individuelles retirées par une hospitalisation d’office, 6.000 français doivent s’exiler en Belgique pour pouvoir être correctement pris en charge, 20.000 enfants sont privés de leurs droits à l’éducation, dont une grosse majorité d’autistes. Un article de Libération du 18 février 2015 titre d’ailleurs « environ 20.000 enfants handicapés sans solution »

L’État français a déjà été condamné par le Conseil de l’Europe 5 fois depuis 2004 pour ces manquements. Il lui a été accordé 10 ans à partir de 2004 pour y remédier, ce qui est loin d’avoir été fait. En effet, permettre de passer de 10 à 20% la prise en charge des autistes en milieu scolaire classique est certes une avancée mais pas suffisante en regard des engagements pris, puisque 80% des autistes demeurent exclus. La cour européenne des droits de l’homme considère dans sa dernière décision qu’ « il y a violation de la Charte sociale européenne révisée en ce qui concerne le droit des enfants et adolescents autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun, et l’absence de prédominance d’un caractère éducatif au sein des institutions spécialisées », absence de prédominance rappelée dans un article de L’Express de 2012. L’État français devient particulièrement surveillé et doit depuis 2014 faire un rapport annuel des efforts qu’il fournit pour remédier aux problèmes relevés qui sont principalement :

  • Manque d’écoles
  • Manque de moyens alloués aux écoles
  • Précarité du statut du personnel accompagnant (Auxiliaires de vie scolaire dites AVS),
  • Manque de financement d’institutions spécialisées sur le territoire au profit du financement de la prise en charge des autistes français en Belgique. Vous avez bien lu. Nous en sommes arrivés à la situation aberrante de préférer externaliser la prise en charge de nos autistes nationaux dans les pays frontaliers plutôt que de créer les conditions favorables à leur accueil sur le territoire français. L’adoption le 13 mars 2015 de l’amendement AS1488 de la loi sur la santé favorisant cette incongruité avait d’ailleurs créé une vive polémique.

Secouée par le Conseil de l’Europe, un nouveau plan nommé « Plan autisme 3 » a tout de même été adopté en 2013, après 3 années de carence, qui devrait contribuer à améliorer significativement la situation des enfants et adolescents autistes ; mais ses premiers résultats ne seront pas effectifs avant 2017. Ce plan a été validé le 10 mars 2014 par le conseil des ministres de l’Europe. Un article du Monde de septembre 2014 dresse un bilan mitigé de ce plan après une année. Il rapporte les propos du Président de l’association Autistes sans frontières qui indique que «  C’est la première fois qu’un président de la République se déplace dans un lieu où l’on fait exactement ce qu’il faut faire, c’est un signal positif » toutefois, il souligne aussi le fait que créer sept places dans chaque département, soit prendre 700 enfants à terme sur toute la France, n’est sans doute pas suffisant en regard des 7 000 à 8 000 enfants qui naissent chaque année atteints d’une forme d’autisme. Cela tombe sous le sens.

Le traitement des autistes n’est pas aussi lamentable dans le monde. 650.000 personnes sont touchées par l’autisme, c’est énorme. Au lieu de pénaliser le « hors norme » comme on a coutume de le faire chez nous, ailleurs, on décide d’en faire des atouts. Un article de Novethic l’explique parfaitement. Il suffit d’observer ce qui se passe dans les pays du Nord de l’Europe comme la Belgique ou le Danemark pour se rassurer sur l’existence de solutions et d’une intégration possible dans la société. En Grande-Bretagne, 100% des autistes sont scolarisés, idem en Italie et en Suède, où n’existent pas de statistiques sur le sujet ; l’absence d’insertion sociale y étant considéré comme une maltraitance, on peut tabler sur un chiffre proche des 100%. Les études montrent selon le collectif autisme que : « Les personnes handicapées ont acquis plus d’autonomie et la discrimination a régressé. En matière de coût économique, des études réalisées en Suède et en Grande Bretagne ont indiqué que ces modalités de prise ne charge permettant une insertion sociale étaient moins coûteuse que l’institutionnalisation. » On peut aussi se pencher sur la manière dont les États-Unis transforment le handicap en atout,  ainsi Microsoft qui annonçait en mars 2015 vouloir recruter des autistes au sein de son groupe. Est-il utile de rappeler que Bill Gates est lui-même probablement autiste ? Sont soupçonnés de l’être également Mark Zuckerberg (créateur de Facebook), Marie Curie (chercheuse) et bien d’autres. Tous les autistes ne sont pas des Bill Gates, évidemment, mais rien n’interdit de penser qu’avec une prise en charge appropriée, beaucoup pourraient trouver une place dans la société.

Nous sommes le 30 septembre 2015. Un juge du tribunal de Lyon a confirmé le 25 septembre 2015 la décision initiale de confier Timothée à son père afin qu’il soit à nouveau placé en IME sans tenir compte des préconisations de l’ONU. Dont acte. Je suis curieuse de savoir ce que le gouvernement répondra aux questions que lui posera l’ONU sur cette affaire. Il doit le faire avant le 15 octobre prochain. Les condamnations de l’État français s’entassent ; ainsi vient-il d’être condamné à verser 240.000 euros pour indemniser 7 familles en 2015. La réaction des responsables politiques est ahurissante. Ils se gargarisent d’une condamnation de leur propre carence justement. Les associations dépitées par le manque de réaction des pouvoirs publics, s’organisent pour lancer des actions collectives en tablant sur le fait que le poids financier des condamnations obligera l’État à enfin prendre le problème à bras-le-corps. Ainsi par exemple Vaincre l’autisme fait un appel aux victimes afin de lancer une action collective avec un minimum de 500 dossiers. 500 dossiers avec une moyenne de 34.000 euros d’indemnisation par dossier (si l’on se réfère à la condamnation précitée), cela fait une estimation basse de 17 millions d’euros à verser. 8.000 enfants autistes naissent chaque année, soit potentiellement autant de dossiers que les associations pourraient amener devant les tribunaux. Je vous laisse comparer avec les ridicules 205 millions que va coûter un plan autisme 3, qui s’étale sur 4 ans, et qui est, nous le savons déjà, nettement insuffisant. La question de l’autisme concerne tout le monde. Il n’est pas acceptable ni humainement ni matériellement qu’aujourd’hui il y ait encore des milliers d’enfants comme Timothée.

26 septembre 2015

Saintes : une classe pour aider les enfants autistes à mieux s'intégrer à l'école

article publié sur le site de France 3 Poitou-Charente

Publié le 23 septembre 2015 à 11h05, mis à jour le 23 septembre 2015 à 11h06

école illustration
© Maxppp

C.H

A l'école primaire Emile Combes de Saintes, une classe spécialisée dans l'accueil de jeunes autistes vient d'être créée. Cinq élèves y sont inscrits, ils bénéficient tous d'une prise en charge individualisée et adaptée à leur handicap.

Le but de cette classe expérimentale est de permettre le plus rapidement possible une intégration des élèves autistes en milieu scolaire ordinaire. Le projet a été lancé par l'ADEI, l'association départementale pour l'éducation et l'insertion, de Charente-Maritime qui a déployé des moyens importants en personnels pour aider les enseignants et soutenir les enfants.

Des enfants en échec scolaire

En France, peu d'enfants autistes réussissent à suivre le même parcours scolaire que les autres à l'école primaire. Ils se retrouvent très souvent en échec scolaire et très peu d'entre eux peuvent accéder à l'enseignement secondaire. Seuls 11% des enfants autistes sont scolarisés en collège et 1,2% au lycée. En combattant cette situation, l'expérience menée à Saintes tend aussi à répondre aux demandes du Conseil de l'Europe d'améliorer en France l'accueil scolaire des jeunes autistes.

Le reportage à Saintes de Yann Salaün, Pierre Lahaye et Xavier Demester :

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