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"Au bonheur d'Elise"
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formation
19 mars 2016

Dieppe: une maman raconte le quotidien de son enfant autiste et de sa famille

article publié sur Paris-Normandie.fr

Publié le 16/03/2016 á 22H51

katia dupont

 

Santé. Familles et professionnels du réseau Ted 276 se réunissent aujourd’hui pour échanger sur le quotidien des parents d’autistes. Katia Dupont, maman d’une jeune fille de 18 ans, évoque un parcours, semé d’embûches.

Katia Dupont ne manque pas d’énergie. Une chance pour sa fille, Anaïs, bientôt 18 ans, diagnostiquée autiste en 2008. Si aujourd’hui la jeune femme s’épanouit en première année de CAP fleuriste, son parcours personnel et scolaire n’a pas été de tout repos, pour elle, comme pour sa famille. «Anaïs a été diagnostiquée à l’âge de 10 ans mais les premierssymptômes sont apparus vers 3 ans et demi. Jusque-là, je pensais simplement que ma fille aimait être seule. À part ça, elle ne présentait pas de différence avec sa sœur aînée (qui a 15 mois de plus, NDLR). »

Malheureusement, la petite fille se retrouve dans une classe maternelle qui compte une trentaine d’élèves. Trop pour son hypersensibilité acoustique et visuelle. Au second trimestre, elle craque et fait plusieurs grosses colères. «J’ai compris que quelque chose n’allait pas», confie sa maman. Elle demande à voir un psychologue qui l’oriente vers le centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) de Dieppe. «Nous avons rencontré un psychiatre qui ne voulait pas faire entrer Anaïs dans une case. On a été suivis pendant sept ans par un psychologue. Ils parlaient d’hypersensibilité, de psychose infantile...»

Avec l’aide du CMPP, des actions sont mises en place pour aider Anaïs dans sa scolarité. Le rythme de la petite fille est adapté en maternelle. À la fin de la troisième année, elle intègre l’établissement à plein-temps. En primaire, Anaïs intègre l’école de son village, à Aubermesnil-Beaumais. «Ils n’étaient que quinze élèves, sur trois niveaux, une chance pour Anaïs». Avec l’aide de son institutrice et de ses parents, la fillette suit les cours, malgré deux redoublements, en CE2 et CM2. «Elle est intelligente et a une très bonne mémoire, explique sa maman. Comme il n’y avait pas de diagnostic précis, nous ne pouvions pas obtenir une aide, comme une AVS (auxiliaire de vie scolaire, NDLR)».

«En 2008, le médecin scolaire m’a dit que ma fille était autiste et il m’a dirigée vers le Crahn (Centre de ressources pour l’autisme de Haute-Normandie, NDLR). Ma fille avait 10 ans. Ça a été un soulagement total. Pendant sept ans, il n’y a pas eu de mot sur ce que ma fille avait. Quand le diagnostic a été posé, nous avons pu avancer et obtenir des aides. À partir de là, elle a eu une AVS à temps plein.» Malheureusement, la réaction du psychiatre du CMPP de Dieppe est violente : «Il m’a dit que c’était un diagnostic américain et que c’était ma faute si ma fille était autiste car nous l’avions mise à l’école trop tôt».

Former les professeurs à l’autisme

La famille demande alors le transfert du suivi d’Anaïs au CMPP de Rouen. La jeune fille est accompagnée par l’équipe rouennaise jusqu’à sa majorité. À bientôt 18 ans, son dossier va être transféré au service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) de Dieppe.

À son entrée au collège, alors qu’Anaïs a obtenu la présence d’une AVS, aucun auxiliaire n’est présent. Deux ont refusé le poste. C’est donc sa maman qui l’accompagne les trois premières semaines, en attendant l’arrivée d’une nouvelle AVS : «C’est finalement ce qui a sauvé son intégration. J’ai pu discuter avec les élèves et les professeurs». Les cours, de plus en plus abstraits, se heurtent aux difficultés liées à l’autisme de la jeune fille. Pourtant, elle s’accroche : «Nous travaillions deux à trois heures tous les soirs et les week-ends. Pendant trois ans, nous n’avons pas eu de vie sociale», poursuit la maman. Mais les efforts d’Anaïs ne sont pas toujours récompensés à leur juste valeur : «Je demandais aux professeurs d’adapter les consignes des contrôles. Il suffisait qu’Anaïs ne comprenne pas un mot pour qu’elle ne puisse pas faire l’exercice, même si elle connaissait la leçon par cœur». Certains enseignants font l’effort, d’autres pas, par manque de temps ou de connaissance du handicap. «Je sais qu’ils ne peuvent pas se focaliser sur Anaïs, qu’il y a tous les autres élèves, mais simplifier les consignes peut aussi aider les enfants en difficultés scolaires». En cinquième, un incident pousse Katia à en apprendre davantage sur le handicap d’Anaïs : «Je me suis rendu compte que ma fille vivait dans un univers hostile. La lumière des néons, trop de bruit l’agressaient. Et elle avait besoin de beaucoup de sommeil. Je lui ai acheté des bouchons pour ses oreilles, des lunettes qui se teintent et j’ai allégé son emploi du temps.» Anaïs parvient à suivre les cours et obtient de bonnes notes. «À la fin de la quatrième, la MDPH a décidé d’orienter Anaïs vers une classe Ulis. J’y étais opposée mais la MDPH a su me convaincre. Cette classe lui permettait de souffler et de chercher son futur métier. Un conseiller d’orientation spécialisé découvre qu’Anaïs veut travailler de ses mains».

Anaïs décroche son brevet des collèges et se prend de passion pour les fleurs. Pour confirmer sa vocation, l’adolescente doit effectuer des stages d’observation en entreprise. Sa maman va donc «frapper à toutes les portes».

Dépasser son handicap

Mais, après l’accueil glacial d’une professionnelle : «Je me suis demandée comment ma fille allait pouvoir prouver sa valeur, dépasser son handicap. Le terme autisme peut mettre une barrière». Heureusement, Anaïs décroche un stage qui se déroule très bien. Aujourd’hui, la jeune femme est en première année de CAP fleuriste. Pour permettre à sa fille de s’épanouir, Katia travaille à temps partiel. Au sein de la famille, la jeune fille est bien épaulée, même si son handicap cause parfois des tensions avec ses sœurs. «Je peux dire merci à mes filles, remarque Katia. Elles sont d’une grande aide». Aujourd’hui, même si la maman préfère avancer étape par étape, elle souhaite que sa fille «devienne autonome, qu’elle se détache de moi. Je fais un gros effort, je vais la laisser partir cinq jours avec le Sessad, mais ça va être dur».

Si cette maman pouvait donner un conseil aux autres parents, elle retiendrait celui-ci : «Demandez de l’aide». «On ne peut pas avancer seuls, insiste-t-elle. Les autistes ont besoin d’être stimulés mais de manière contrôlée. Il leur faut aussi du calme et les laisser avancer à leur rythme. Il faut les observer et accepter leur handicap. L’Éducation nationale doit bouger, donner les moyens aux professeurs d’accueillir dans de bonnes conditions ces enfants et des AVS formés, solides psychologiquement, qui acceptent de travailler avec ces élèves autistes.»

Mélanie bourdon

m.bourdon@presse-normande.com

Se rencontrer pour échanger

Les troisièmes rencontres du Réseau Autisme Ted (troubles envahissant du développement) 276 ont pour thème «Vivre l’autisme au quotidien». Elles se déroulent aujourd’hui, de 8 h 15 à 17 h 30, au Casino de Dieppe.

Cette journée est ouverte aux parents, étudiants et professionnels. La matinée est consacrée à une conférence-débat avec l’intervention successive d’Isabelle Dufrenoy, Céline Martineau et Romain Taton, tous trois psychologues, sur le thème «les particularités perceptives dans l’autisme et leur impact dans la vie quotidienne, de l’enfance à l’âge adulte». L’après-midi s’organise autour de trois ateliers qui seront suivis d’un échange avec le public. Jérôme Dupont présentera, en fin de journée, les dispositifs contre l’autisme dans la région. Des stands seront proposés avec la présence de différents partenaires tout au long de la journée. Les personnes atteintes d’autisme peuvent rencontrer des modes perceptifs particuliers qui engendrent une difficulté à différencier les stimuli pertinents des autres.

Mieux comprendre l’autisme

Ces interventions ont pour objectifs de mieux comprendre le fonctionnement sensoriel, apporter des éclairages sur certains comportements et proposer des réponses afin d’améliorer le quotidien des personnes. Ce réseau est un regroupement de neuf associations d’établissements médico-sociaux de la région Haute Normandie. L’objectif : optimiser le travail de découverte mutuelle, d’informations et de propositions en vue d’un meilleur accompagnement des personnes avec autisme.

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26 février 2016

Accueillir un élève autiste en CP, Xavier témoigne ...

photo xav1

Xavier est professeur des écoles depuis 2005. Il a toujours été dans des zones prioritaires et a pu travailler sur tous les niveaux de l’école élémentaire. Actuellement, il a une classe de CP sur Drancy en REP.

Il accueille un enfant dans sa classe dont le diagnostic serait un trouble autistique.  Il a fait ses trois années de maternelle puis est arrivé en classe de CP. La MDPH lui a accordé 18h avec une AESH sur le temps scolaire, les 6h restantes il est en prise en charge extérieure.

1. Comment s’est passée l’arrivée de ton élève en situation de handicap ?

Les élèves le connaissent de la maternelle. Ils étaient dans la même classe pour certains et dans la même école pour d’autres. Il y a une bonne intégration au sein de sa classe. Les autres élèves l’aident, ils sont gentils et bienveillants. Il n’est pas stigmatisé. Il est, cependant, assez solitaire, il ne va pas vers les autres. Dans la cour, il ne participe pas aux jeux collectifs. Cela vient de son trouble, il a des difficultés à entrer en communication avec les autres, à être en relation duelle.

Malgré les inclusions, il n’y a pas de réels échanges entre les élèves. Souvent, on constate dans les cours d’école que les élèves de CLIS ne jouent pas avec les autres.

Il a 2 AESH réparties sur 18h avec lui. Elles l’aident à le canaliser dans les apprentissages. Il n’est ni violent, ni perturbateur. Elles sont deux parce que leur contrat est établi pour un nombre d’heures pour plusieurs élèves. L’une d’elles travaillaient déjà avec lui l’année dernière.

Il sait des choses mais a des difficultés à les utiliser à bon escient. C’est difficile pour lui de réinvestir les apprentissages. Il n’a pas un énorme retard par rapport aux autres élèves pour le moment. Pour moi, le temps sans l’AESH est difficile, c’est un élève qui a besoin de la présence permanente de l’adulte sinon il se disperse, il se lève, se lave les mains plusieurs fois dans le point d’eau de la classe. Quand on lui rappelle les règles de la classe, cela le recentre.

L’année dernière, quand j’ai su que j’étais affecté sur cette école sur une classe de CP, j’ai demandé à assister à la réunion parents/professeurs. Nous ne savions pas encore quelle serait sa classe. Je n’ai eu aucune information sur la situation.

2. As-tu bénéficié d’une aide, d’une formation ou d’information pour l’accueillir ?

Je n’ai bénéficié d’aucune aide et encore moins d’information.

Nous sommes obligés de chercher par nous-même. Quand je dis nous je parle des AESH et moi.

3. Comment cela se passe-t-il en classe ? y-a-t-il un aménagement spécifique ? une prise en charge autre que celle de la classe ? Rôle de l’AVS ?

Les AESH ont eu une formation, cependant, aucune sur l’autisme spécifiquement. Elles sont très compétentes mais par rapport à ce qu’elles devraient apporter à cet élève, elles sont limités faute de formation. Nous n’avons aucune information sur la ou les prises en charge extérieures. Je ne sais pas qui s’occupe de lui en dehors de l’école. De plus, j’ai rarement vu les parents.

Cet élève a une bonne mémoire, il s’en sort sur tout ce qui concerne les apprentissages automatiques, il est rentré dans une lecture globale. MAIS entrer dans la syllabique, la combinatoire ce n’est pas possible pour l’instant. Je n’ai pas les moyens ni les connaissances pour l’aider et je ne dispose d’aucune formation pour m’aider à l’aider. Je suis obligé de faire avec mes propres moyens.

Ni moi, ni les AESH ne sommes formés pour l’accueillir dans de véritables conditions d’inclusion.

4. Quelles seraient tes attentes pour améliorer cette inclusion ?

J’aimerais un minimum de formation. Mes limites sont réelles, je n’ai pas été formé à enseigner aux élèves en situation de handicap « je ne sais pas faire ».

En discutant avec la psychologue scolaire, on s’est rendu compte des limites de l’inclusion. Elle-même a des connaissances limitées dans le domaine de l’autisme.

L’inclusion sociale est relativement bien faite. L’inclusion du handicap « y a rien ». Personne ne m’a jamais contacté pour m’expliquer quoi faire. La psychologue scolaire m’a donné des pistes mais encore une fois rien de vraiment spécifique à l’autisme.

La loi de 2005 est une bonne loi, mais ce qui est mis en œuvre ne suffit pas. Ce qui devrait être mené pour que cette loi soit efficace n’est pas fait. Il n’y a ni les moyens humains ni les moyens financiers. Il est impossible de mettre en place une bonne inclusion sans les moyens. Nous avoir imposé une loi sans nous expliquer comment nous donne l’impression qu’il s’agissait d’une loi pour faire plaisir aux parents, à un électorat.

Je suis incapable de le faire progresser comme il faudrait. L’année prochaine « qu’est qu’on va faire » ? Il va sûrement aller en ULIS. « Comment l’aider si nous ne sommes même pas formés ? ».

Nous sommes dans un secteur géographique où les REP et les REP+ sont en grand nombre. Nous devons faire face à des problèmes économiques, sociaux. Nous avons beaucoup d’élèves en difficulté sans être dans le champ du handicap. J’ai été formé pour ces élèves en difficulté mais pas pour ceux en situation d’handicap.

Je suis dans une classe avec un effectif idéal, je n’imagine même pas les collègues avec des classes à 30 et plus ! « On nous demande de réaliser des miracles ».

Je me demande si les adultes en situation d’handicap sont eux-mêmes bien inclus dans notre société. Est-ce que les moyens mis en place sont à la hauteur de la loi ou est-ce juste pour faire plaisir à un électorat ?

Quand j’étais en formation à l’IUFM c’était en 2004, la loi était en pleine conception. Je n’ai rien eu en relation avec l’ASH ou même l’idée d’accueillir des enfants en situation de handicap. Aujourd’hui, j’ai dix ans d’ancienneté et je n’ai toujours rien. La formation continue ne m’a pas non plus permis de pallier mes carences. Si on veut vraiment que les élèves soient dans une réelle inclusion, il faut former les PE pour qu’ils puissent répondre aux besoins.

 

18 février 2016

Valérie Pecresse : l'emploi des personnes handicapées -> Grande cause régionale pour 2016

article publié sur Vivre FM

Mercredi 17 Février 2016 - 09h58

Emploi IDF

La nouvelle présidente de la région Ile-de-France veut faire de l’emploi des personnes handicapées la grande cause régionale de l’année 2016. Renforcer la formation, soutenir les employeurs,… Elle compte agir à tous les niveaux et auprès de tous les acteurs du secteur de l’emploi des personnes handicapées.

Pierre Deniziot (conseiller handicap de V. Pécresse), Jérôme Chartier (Vice Président), Valérie Pecresse et Patrick Karam(Vice Président). (source : Service de presse du Conseil régional d'Ile-de-France)
Pierre Deniziot (conseiller handicap de V. Pécresse), Jérôme Chartier (Vice Président), Valérie Pecresse et Patrick Karam(Vice Président). (source : Service de presse du Conseil régional d'Ile-de-France)

Valérie Pecresse a présenté sa stratégie pour favoriser l'emploi des persones handicapées dans la région capitale.

Lors d'une conférence de presse le mardi 16 février, la nous velle présidente a fait connaître son étonnement : malgré un taux de chômage alarmant chez les personnes handicapées, l’emploi de cette population n’avait jamais fait l’objet d’une priorité de la part de l’ancien Conseil Régional. En Ile-de-France aujourd’hui, un peu plus de 50 000 personnes handicapées sont sans emploi. Pour y remédier, la nouvelle présidente du Conseil régional compte agir à différents niveaux : de la formation à la relation entre employeurs et demandeurs d’emploi handicapés, en passant par CAP emploi (le Pôle emploi des personnes en situation de handicap) et le secteur protégé. Pour faire preuve d’exemplarité en la matière, le Conseil régional s’est engagé, en 2014, à remplir l’obligation de 6% de travailleurs handicapés au sein de l’institution. Mais veut aussi favoriser l'accès à la formation professionnelle initiale et continue des personnes handciapées.

 

Ci-dessous, les propositions de Valérie Pécresse pour favoriser l’emploi des personnes handicapées :
  Préambule

Le marché du travail francilien reste encore trop largement fermé aux personnes handicapées. L’Ile-de-France compte un peu plus de 50 000 personnes handicapées sans emploi. Chez les plus de 55 ans, le taux de chômage est deux fois plus élevé pour les personnes handicapées que pour le reste de la population (48% contre 23%). Même écart chez les demandeurs d’emplois peu qualifiés (34% chez les personnes handicapées contre 18% pour le reste de la population).

Et seuls 20% des établissements franciliens respectent l’obligation d’au moins 6% de travailleurs handicapés contre 31% en moyenne en France. Avec pour conséquence, un grand nombre de personnes handicapées qui renoncent à chercher du travail.

En érigeant l’emploi des personnes en situation de handicap en grande cause régionale 2016, le Conseil régional s’engage à réduire ces inégalités. Tous les leviers régionaux disponibles seront mobilisés, notamment les structures participant au service public régional de l’emploi et à celui de l’orientation, en particulier les Cap Emploi.

La Région montrera aussi l’exemple en atteignant d’ici la fin de la mandature la part réglementaire de 6 % de collaborateurs handicapés dans ses effectifs. Par ailleurs, elle favorisera l'innovation technologique au service de l'accessibilité et de l'autonomie, elle soutiendra le développement de la robotique et de la maison connectée dans les incubateurs aidés par le conseil régional. Enfin, elle veillera à l’accessibilité des lycées dont les locaux lui appartiennent, incitera les autres organismes de formation à aller dans le même sens et fera, notamment via le STIF, de l’accessibilité des transports publics une priorité.

L’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap constitue donc un enjeu majeur pour la région Ile-de-France, comme vecteur d’insertion sociale et d’égalité entre tous les franciliens. Elle sera d’ailleurs au cœur de la prochaine Conférence régionale pour l’emploi, la croissance et l’innovation sociale.

1. L’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap : grande cause régionale pour l’année 2016

Comme annoncé dans le discours d’investiture de la Présidente de la Région lors du Conseil régional du 18 décembre 2015, l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap constitue une priorité pour la Région en 2016 et est érigée en « grande cause régionale ». Avec l’objectif notamment que cette thématique puisse être traitée dans l’ensemble des interventions régionales pour mobiliser en faveur de l’emploi de ce public les actions et dispositifs mis en œuvre cette année, dans la logique poursuivie par la démarche régionale « Agenda 22 - Plan régional pour l'égalité entre personnes en situation de handicap(s) et personnes valides » (délibérations n° CR 11-14 du 13 février 2014 et n° CP 15-494 du 09 juillet 2015).

En effet, au-delà des premières mesures proposées dans le présent rapport directement en lien avec les interventions régionales en matière d’orientation, d’accès à la qualification par la formation et l’apprentissage, de soutien aux employeurs dans leur recrutement et de développement économique et d’innovation, l’enjeu de l’accès et du retour à l’emploi des personnes en situation de handicap nécessite une approche globale des personnes et de leurs besoins. En ce sens, les travaux à mener pourront utilement s’inscrire dans les principes fixés par la démarche globale régionale Agenda 22, puisque l’insertion professionnelle peut être freinée par des problématiques connexes de mobilité et de transports, d’accès au logement, d’accueil aux services de garde d’enfants…

De plus, l’objectif de la Région sera également d’avoir une approche volontariste sur cette thématique avec ses partenaires pour partager cette priorité régionale avec l’ensemble des acteurs du territoire, notamment dans le cadre des instances partenariales régionales (Conseil stratégique pour l’attractivité et l’emploi, Comité Régional de l’Emploi, la Formation et l’Orientation Professionnelle -CREFOP, etc.) mais aussi lors des prochaines conférences régionales qui seront programmées. Il s’agit de mobiliser tous les acteurs, du milieu spécialisé mais aussi et surtout les acteurs du milieu dit « ordinaire », avec l’idée que l’intégration des personnes en situation de handicap doit tous nous mobiliser.

2. Premières mesures proposées dans le cadre de la grande cause régionale 2016 7 2.1. En faveur de l’élévation du niveau de qualification des personnes en situation de handicap à la recherche d’un emploi

2.1.1.Elaborer le programme régional d’accès à la formation et la qualification des personnes handicapées La Région prévoit l’élaboration durant l’année 2016 d’un programme régional d’accès à la formation et à la qualification des personnes handicapées, tel que prévu par la loi du 5 mars 2014 relative à la formation, l’emploi et la démocratie sociale. Ce programme doit s’inscrire dans le cadre du futur Contrat de Plan Régional de Développement de la Formation et de l’Orientation Professionnelles (CPRDFOP), en lien avec les grandes orientations de la future stratégie régionale en matière de compétitivité et d’emploi. Les travaux de concertation, en particulier avec l’Agefiph1 , le FIPHFP2 et les partenaires sociaux, seront menés au sein de la Commission Handicap du CREFOP sur la base du diagnostic initié en 2015.

2.1.2.Renforcer le partenariat régional avec l’Agefiph

La Région souhaite développer et approfondir le partenariat mené avec l’Agefiph depuis plus de 5 ans. Ce partenariat a déjà permis à l’Agefiph de s’appuyer sur l’offre de formation qualifiante de la Région, pour favoriser l’accès des bénéficiaires de l’obligation d’emploi, à la formation continue. Dans ce cadre, en 2014, l’Agefiph a financé près de 630 places de formation en complément des 21 505 places du Programme régional compétences, financées par la Région. L’Agefiph a également travaillé avec la Région afin de permettre à davantage de jeunes en situation de handicap d’accéder à l’apprentissage.

Au titre de la grande cause régionale, il est proposé de conclure avec l’Agefiph un accord de partenariat, qui rassemblera l’ensemble des engagements réciproques de l’Agefiph et de la Région en faveur des personnes en situation de handicap (formation, apprentissage, accès/retour à l’emploi) ainsi que des employeurs franciliens (information sur les aides mobilisables, appui au recrutement, ….). Elle formalisera l’intervention de l’Agefiph et de la Région dans le cadre des grands projets territoriaux en matière d’emplois, comme par exemple l’expérience développée pour le futur « Village Nature ». La Région et l’Agefiph étudieront la faisabilité d’une Bourse de l’emploi pour faciliter la mise en relation entre les employeurs et les demandeurs d’emploi travailleurs handicapés, en complémentarité avec les outils déjà existants.

Cet accord permettra de renforcer la lisibilité de l’action de la Région et de l’Agefiph et matérialisera leur ambition partagée en matière de formation et d’emploi des personnes en situation de handicap.

2.1.3.Accompagner les acteurs de la formation et de l’apprentissage dans l’accueil et le suivi des stagiaires et des apprentis en situation de handicap.

 L’objectif de la Région est que la proportion de chômeurs en situation de handicap accueillis dans les organismes de formation financés par le conseil régional soit équivalente à celle constatée dans l’ensemble de la demande d’emploi. Aujourd’hui, cet objectif est atteint dans le programme Cap Compétences, dédié à la lutte contre l’illettrisme, ainsi que dans les Espaces de Dynamique d’Insertion, dédiés à l’accompagnement de jeunes très éloignés du marché du travail et qui connaissent des difficultés d’ordre social et cognitif, mais il reste à atteindre pour les formations du programme régional qualifiant Compétences.

Dans le cadre de leur accord régional, la Région et l’Agefiph s’engageront à rendre plus visibles les possibilités de compensation du handicap afin de donner aux structures de formation les moyens d’accueillir les personnes en situation de handicap et d’assurer les conditions optimales de leur formation.

Une concertation sera également menée avec les représentants des réseaux d’organismes de formation (AFPA, GRETA, Union régionale des organismes de formation, Fédération de la Formation Professionnelle) afin de les inciter à s’engager dans une démarche de progrès, via la signature d’une charte régionale d’accueil des personnes en situation de handicap. Cette charte garantira aux personnes en situation de handicap un bon accompagnement au sein de l’organisme et la prise en compte de leurs besoins spécifiques. Elle permettra à l’organisme de formation d’obtenir une reconnaissance des efforts effectués en faveur des personnes en situation de handicap. Des échanges de pratique seront également organisés entre les organismes de formation retenus dans le cadre du programme qualifiant « Compétences » et les Centres de Rééducation Professionnelle (CRP) dont la compétence en matière d’accueil de personnes handicapées est reconnue.

Enfin, avec l’appui de l’Association Régionale des Missions Locales (ARML), le réseau des référents Santé/Handicap des missions locales sera structuré et mobilisé pour favoriser l’entrée des jeunes en situation de handicap dans les programmes régionaux de remobilisation et de construction de projet (Pôles de projet professionnel et Espaces de Dynamique d’Insertion) et à l’apprentissage.

2.2. Pour soutenir l’accompagnement vers et dans l’emploi des personnes en situation de handicap

2.2.1.Elaborer une convention de partenariat avec le réseau des Cap emploi franciliens

Les Cap emploi sont des organismes de placement spécialisés dédiés au recrutement et à l'intégration des personnes en situation de handicap dans les entreprises du secteur privé et les établissements du secteur public, en proposant des services de diagnostic, orientation et accompagnement de ces personnes dans leur recherche d’emploi et des employeurs souhaitant les recruter. Ainsi, ils font partie du Service public de l’emploi (SPE), et sont dorénavant opérateurs du Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) et membres du Service Public Régional de l’Orientation Professionnelle (SPRO). En Ile-de-France, il existe 8 Cap emploi répartis sur les 8 départements et fédérés depuis 2014 au sein de leur représentation régionale CHEOPS3 . En 2015, le réseau francilien des Cap emploi a accompagné 24 000 personnes en situation de handicap dans leur recherche d’emploi et a rencontré plus de 2 000 employeurs franciliens dont 1 650 employeurs privés.

De par leur mission spécialisée et leur expertise de la relation emploi et handicap, il est proposé de définir avec CHEOPS et les Cap emploi un programme d’actions commun pour améliorer l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap visant aussi bien :

-        le renforcement des partenariats entre les services régionaux et les équipes des Cap emploi (dans leur rôle de prescripteurs des dispositifs régionaux, dans leur contribution au SPRO, etc.) ;

-        la mise en œuvre d’actions spécifiques à destination de leurs publics et des employeurs (mise en place d’actions d’initiative territoriale, information des employeurs sur les aides et dispositifs régionaux, etc.)

L’Agefiph étant un des financeurs du réseau Cap emploi, aux côtés du FIPHFP et de Pôle emploi, les articulations et complémentarités seront recherchées pour une stratégie commune partagée en faveur de l’emploi des franciliens en situation de handicap.

2.2.2.Soutenir les initiatives et actions locales en faveur de l’accompagnement vers et dans l’emploi des personnes en situation de handicap L’appel à projets régional, qui sera lancé cette année en faveur de l’ « intégration dans l’emploi », comportera un volet consacré à l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap. Ce public étant visé dans les priorités du Programme Opérationnel Régional (POR), le fonds social européen (FSE) pourrait être mobilisé pour cofinancer cet appel à projets afin de soutenir les actions retenues à l’issue du processus de sélection.

En outre, la communication pourra être renforcée, auprès des acteurs, intervenant en faveur de l’accompagnement vers et dans l’emploi des personnes en situation de handicap, en particulier les CAP emploi, sur les opportunités offertes par les actions d’initiative territoriale (chantiers école et passerelles entreprises). Ces dispositifs de formation souples permettent en effet de construire des actions sur mesure répondant à des besoins ou problématiques spécifiques, à l’échelle des territoires.

2.3. Soutien aux employeurs

2.3.1. Actions à destination des entreprises et employeurs franciliens En partenariat avec les acteurs du handicap, une grande campagne d’information sera lancée en direction des employeurs franciliens. Cette campagne ciblera prioritairement les petites et moyennes entreprises afin de leur apporter des solutions concrètes : contacts, bonnes pratiques, boite à outils. Cette campagne sera relayée par la Région et ses partenaires dans le cadre de leurs actions de soutien aux entreprises. De plus, Paris Région Entreprises, agence francilienne au service du développement économique des entreprises, organisme associé de la Région, a notamment pour mission d’accompagner les PME et ETI dans leurs phases de développement. Les conseillers en charge de cet accompagnement, pour plus de 1000 entreprises annuellement, feront l’objet d’une sensibilisation à la thématique du handicap dans l’entreprise et aux solutions mobilisables par celles-ci. De façon complémentaire, Paris Région Entreprises, dont l’un des trois domaines d’expertise est l’innovation, pourra appuyer les entreprises dans l’évaluation du caractère innovant d’un service, d’un produit ou d’un process lié à cette thématique. Enfin, les Plateformes RH qui proposent une offre de services en matière de ressources humaines aux dirigeants d’entreprises et d’associations de moins de 50 salariés participent à la sensibilisation des employeurs sur la question du handicap, les informent et les accompagnent dans leur projet de recrutement et/ou de maintien de personnel en situation de handicap. Les plateformes proposant par ailleurs une offre spécifique aux salariés développent des actions favorisant la reconnaissance « Travailleur handicapé » (TH) et le reclassement professionnel. Il est proposé de renforcer en 2016 la sensibilisation et l’accompagnement proposés par les Plateformes Ressources Humaines (Plateformes RH) sur cette thématique aux dirigeants et salariés des petites entreprises.

2.3.2. Actions dans le cadre du soutien de l’économie sociale et solidaire L’Economie Sociale et Solidaire (ESS) est au cœur des actions de soutien pour l’emploi des personnes handicapées, que ce soit par l’objectif de soutien aux publics fragiles poursuivi par de nombreuses entreprises de l’ESS ou par les statuts des structures. Relèvent ainsi de l’ESS :

-        Le secteur du travail protégé et adapté : l’Ile-de-France compte 291 Etablissements et Services d'Aide par le Travail (ESAT) et Entreprises Adaptées (EA) ;

-        Les intervenants du secteur social et médico-social sous forme associative, coopérative et commerciale avec l’agrément Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS) ;

-        Les associations de soutien aux personnes handicapées et à leurs familles et proches aidants.

L’ESS participe ainsi doublement à l’employabilité des personnes handicapées : directement en étant employeur dans les ESAT et EA (150 000 salariés au niveau national en 2013), indirectement en favorisant une insertion sociale et professionnelle de qualité. Il est proposé de renforcer l’action de l’ESS en faveur de l’emploi des personnes handicapées en mobilisant la politique régionale de l’ESS en :

-        promouvant la création d’entreprise par les personnes handicapées : favoriser l’accueil de travailleurs handicapés dans les couveuses et Coopératives d’Activités et d’Emplois (CAE), ainsi qu’auprès des opérateurs de la gamme de financement ;

-        intégrant l’accompagnement RH sur l’emploi des travailleurs handicapés dans les travaux du Dispositif Local d’Accompagnement (DLA) régional ;

-        développant les achats responsables tant en interne à la Région via le schéma des achats responsables qu’en externe par des actions de sensibilisation dédiées ;

-        renforçant la connaissance du secteur par une publication thématique réalisée dans le cadre de l’observatoire de l’ESS.

2.4. Le soutien de l’innovation

 Les actions régionales de soutien à l’innovation, bien que ne concourant pas directement à la création d’emplois en faveur des personnes handicapées, peuvent néanmoins contribuer significativement à la résolution des empêchements multiples auxquels ces dernières sont confrontées. Le fait d’améliorer, notamment grâce à des technologies innovantes, l’accessibilité (dans tous les sens du terme), l’autonomie et la mobilité des personnes handicapées, doit faciliter ensuite leur intégration dans l’entreprise. L’innovation sociale, telle que définie dans la loi ESS de 2014, est également un levier important pour l’amélioration des conditions de vie et de l’employabilité des personnes handicapées, en faisant notamment de l’usager un acteur clé de la construction des solutions.

Il est proposé de mobiliser en ce sens trois dispositifs régionaux d’aide à l’innovation adressés aux PME franciliennes : l’aide à l’innovation responsable (AIR, financée par la Région), l’aide à la maturation de projets innovants (AIMA) et l’Aide à l’expérimentation (AIXPé), ces deux dernières actions étant cofinancées avec Bpifrance. Des appels à projets seront notamment lancés pour faire émerger des projets répondant à ces préoccupations. Ces actions s’appuieront sur différents acteurs franciliens de l’innovation, parmi lesquels Bpifrance, des pôles de compétitivité, des clusters, etc., afin de bénéficier de l’audience la plus large possible et de faire émerger le plus grand nombre de projets.

La thématique du handicap, grande cause régionale 2016, sera également mise en avant dans le cadre de PM’up, en vue de soutenir le développement d’entreprises porteuses d’innovations technologiques et sociales.

Enfin, un concours distinguera chaque année les meilleurs projets et les startups les plus prometteuses dans ce domaine.

2.5. Une priorité en faveur des jeunes en situation de handicap

2.5.1. Signer la convention régionale en faveur de l’insertion des jeunes franciliens en situation de handicap

En Ile-de-France, l’enjeu de sécuriser les parcours des jeunes en situation de handicap en fin de scolarité jusqu’à leur entrée sur le marché du travail, entre leur fin d’études et leur premier emploi, est une des priorités définis dans le PRITH4 mis en œuvre au sein de la Commission Handicap du CREFOP. Cela s’est concrétisé en novembre dernier par la signature d’une « Convention régionale de partenariat pour l’insertion des jeunes handicapés » entre la Préfecture de région, les académies de Paris, Créteil et Versailles, l’Agence régionale de santé, les établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche partenaires, l’ONISEP francilien, l’Agefiph IDF, et des entreprises, branches et filières partenaires, présentée en annexe n° 1 à la présente délibération.

Cette convention vise à mieux coordonner les dispositifs d’accompagnement dans les études et dans les parcours de qualification et d’accès à l’emploi des jeunes franciliens en situation de handicap, quel que soit leur statut (lycéens, y compris ceux relevant des établissements et services médico-sociaux, étudiants, apprentis, stagiaires de la formation professionnelle ou continue ou en reprise d’étude, jeunes à la recherche d’un premier emploi). L’objectif est de prévenir les ruptures dans les cursus et de faciliter l’insertion professionnelle de ces jeunes.

En Ile-de-France, ce sont près de 15 000 jeunes qui sont potentiellement concernés par ce dispositif. Pour sécuriser leur parcours vers un premier emploi, les jeunes handicapés pourront bénéficier d’un accompagnement personnalisé complémentaire, ainsi que d’une prise en charge matérielle, lorsque des besoins spécifiques seront exprimés. Le financement comprend 4 PRITH : Plan régional d’insertion des travailleurs handicapés principalement la participation des entreprises au titre de leur obligation d’emploi des personnes handicapées (OETH) et du Fond social européen (FSE). En cas de décrochage, des réponses seront apportées afin qu’aucun d’entre eux ne soit laissé sans solution de formation ou de qualification.

Il est proposé que la Région, partenaire du PRITH, autorise sa Présidente à signer cette convention de partenariat. De par sa compétence, la Région intervient déjà fortement en faveur des jeunes en recherche d’emploi à travers ses dispositifs en matière d’apprentissage et d’accès à l’apprentissage, le dispositif Avenir Jeunes, le soutien des missions locales… mais aussi auprès des jeunes en situation de décrochage. Aussi, elle est tout à fait légitime à être partenaire de ce nouveau dispositif, innovant dans le sens où il met le bénéficiaire au cœur de son action, et suit en continu le jeune en situation de handicap durant son parcours d’insertion professionnelle, quel que soit son statut. La Région pourra ainsi utilement contribuer à la réussite de ce projet de sécurisation des transitions des jeunes entre le monde éducatif et celui du travail, par la mobilisation de ses dispositifs de droit commun.

2.5.2. Faciliter la mise en situation professionnelle des jeunes en situation de handicap dans le cadre de la mesure régionale « 100 000 stages pour les jeunes »

 Les stages facilitent l’entrée dans le monde professionnel ou le repositionnement dans une nouvelle activité. Ils permettent aussi d’enrichir les parcours et les CV et offrent des expériences professionnelles et des opportunités nouvelles, aux jeunes comme aux adultes, complétant ainsi leur formation.

Or le handicap représente un frein majeur dans l’accès aux stages, que ce soit pour les jeunes ou les adultes. Le rapport 100 000 stages, présenté en Conseil régional des 18 et 19 février préconise d’accorder une attention particulière à ce public.

Afin de faciliter la mise en œuvre de cette mesure, il conviendra de mobiliser les partenaires compétents auprès de ce public et d’informer les entreprises sur les mesures incitatives qui peuvent être mobilisées dans ce cadre.

2.5.3. Favoriser l’accès à l’apprentissage des personnes en situation de handicap

 Le nombre d’apprentis en situation de handicap progresse en Île-de-France, mais reste faible (550 apprentis identifiés en 2014/2015). D’un côté, les stéréotypes autour du handicap persistent dans les entreprises et les CFA, et de l’autre côté les jeunes handicapés, et les réseaux qui les accompagnent, méconnaissent la diversité des formations en apprentissage.

La Région demande aux CFA d’inscrire le handicap comme axe de leur projet d’établissement et les appuie dans la prise en compte du handicap dans leur action (outillage, intégration de la dimension handicap dans les dispositifs régionaux de soutien aux CFA…). Pour autant, les CFA rencontrent des difficultés à identifier les jeunes en situation de handicap dans leur établissement, du fait de l’absence de transition entre le monde de l’école et le monde de l’emploi.

Les apprentis changent de statut et il est important de fluidifier les suites de parcours et de mobiliser les aides existantes. Le Dispositif d’Accès à l’Apprentissage a déjà pour objectif d’accompagner des jeunes vers la signature d’un contrat d’apprentissage, par et au sein des CFA : il permet de préparer les conditions d’une bonne intégration en CFA et en entreprise. La convention régionale pour l’insertion des jeunes handicapés évoquée ci-dessus doit contribuer à répondre à cette difficulté.

Les CFA expriment également des besoins sur la recherche de candidats. Localement, la mobilisation des développeurs de l’apprentissage permet de renforcer les réseaux et de fluidifier les suites de parcours vers les formations en CFA (dont Education nationale, MDPH, Cap emploi, Missions locales, Avenir Jeunes, …).

Il existe toutefois un décalage entre la structure des formations en Ile-de-France, plutôt axée sur le supérieur, et le niveau de qualification de personnes handicapées, souvent plus faible (67% des demandeurs d’emploi reconnus handicapés ont un niveau V ou infra V). De plus, les jeunes sont peu identifiés et représentés parmi les travailleurs reconnus handicapés (2% des demandeurs d’emploi reconnus handicapés inscrits à Pôle emploi ont moins de 25 ans). Il est utile de rappeler que depuis 2009, il n’y a plus de limite d’âge pour les personnes handicapées à conclure un contrat d’apprentissage.

Afin d’appuyer les CFA et acteurs de l’apprentissage dans l’objectif d’améliorer l’accès des personnes en situation de handicap à l’apprentissage, en milieu ordinaire de travail, la Région pilote un groupe de travail technique spécifique réunissant les services de l’Etat, de la Région et de l’Agefiph, et d’autres partenaires intervenant sur ce champ (partenaires sociaux, chambres consulaires, maisons départementales des personnes handicapées, représentants de missions locales, Pôle emploi …).

Il est proposé de :

-        développer les actions d’information ou de formation dans le cadre de la campagne de mobilisation pour l’apprentissage en direction des employeurs ;

-        renforcer les liens avec l’Education nationale et l’Agefiph pour travailler les suites de parcours ;

-        mobiliser huit développeurs de l’apprentissage, un par département francilien, pour favoriser l’accès à l’apprentissage des personnes en situation de handicap ;

-        outiller les CFA pour mieux prendre en compte la dimension handicap et accompagner les jeunes vers et dans l’entreprise, notamment en faisant connaitre les aides mobilisables, en particulier les aides de l’Agefiph qui sont peu demandées (jusqu’à 3.000 € pour l’apprenti et de 1.500 € à 9.000 € pour l’entreprise) ;

-        généraliser le déploiement de l’alternance par anticipation (anticiper les besoins des entreprises par la formation) dans tous les CFA en priorisant les secteurs et les publics pour lesquels elle est la plus bénéfique ;

-        valoriser les CFA handi-accueillants.

2.6. La Région exemplaire en matière d’accueil et de recrutement des personnes en situation de handicap

 La Région, en tant qu’employeur public, a également un rôle à jouer dans l’accueil et le recrutement de personnes en situation de handicap.

Elle s’est engagée dans le cadre d’une convention conclue en 2014 avec le FIPHFP dans une politique inclusive ayant pour finalité d’atteindre les 6% de taux d’emploi et de favoriser le maintien dans l’emploi de ses personnels en situation de handicap ou de restriction d’aptitudes.

Cette volonté d’accueillir plus largement des personnes en situation de handicap en son sein se traduit par l’accueil de stagiaires, le recrutement d’apprentis ou d’agents en situation de handicap. Pour ce faire, la région renforcera ses relations avec des partenaires externes tels que les Cap emploi, les Missions handicap des universités, des CRP et des CFA formant aux métiers présents dans les services opérationnels de la Région.

Cette dynamique s’incarne également dans l’attention portée à l’accompagnement dans le temps des agents en situation de handicap et des managers, l’adaptation des postes de travail et de l’organisation du travail aux restrictions d’aptitudes, attention qui garantit une démarche pérenne de maintien dans l’emploi.

 

La Rédaction

17 février 2016

Nancy : les professeurs du conservatoire se forment à recevoir des autistes

16/02/2016 à 05:02 , actualisé le 15/02/2016 à 21:33 
Françoise Dorocq veut ouvrir les lieux citoyens à tous les citoyens et en particulier aux patients atteints d’autisme  Photo Pierre MATHIS

Françoise Dorocq veut ouvrir les lieux citoyens à tous les citoyens et en particulier aux patients atteints d’autisme Photo Pierre MATHIS

L’ouverture des lieux citoyens à tous les citoyens ne se traduit pas que par un aménagement du bâti et l’amélioration de l’accessibilité. L’idée de la culture pour tous et partout, c’est aussi lutter contre l’exclusion des publics touchés par un handicap. Dans le cadre de sa politique de cohésion sociale, le Grand Nancy a donc demandé à l’association Autisme piano thérapie éducative de dispenser une formation adaptée aux patients atteints d’autisme à des professeurs du conservatoire régional de musique mais aussi à ceux des écoles de musique de la conurbation.

« Des consignes simples et accessibles »

Depuis ce lundi 15 janvier et jusqu’à la fin de la semaine, sept professeurs du conservatoire ainsi que deux enseignants de l’école de musique de Villers suivent une première session animée par Françoise Dorocq, fondatrice et directrice de l’association APTE. « Notre association, fondée il y a 10 ans, propose cette formation baptisée Dolce, ce qui signifie en douceur, pour donner des outils aux professeurs. Avec ce public, il faut d’abord apprendre ce qu’il ne faut pas faire », explique François Dorocq, venue tout spécialement de Paris pour présenter cette méthode. Ce qu’il ne faut pas faire, « c’est faire intrusion » trop brutalement dans l’environnement d’un autiste. Pour cette « autre intelligence », Françoise Dorocq base sa méthode sur « le respect, des consignes simples et accessibles à leur mode de fonctionnement ». Pour le directeur du conservatoire, Olivier Périn, cette formation contribue à ce titre « à ouvrir l’établissement à de nouveaux publics ».

D’autres formations programmées

« Nous sommes démunis face à ce type de public parce que nous n’avons pas les outils et la formation adaptée », précisent, en substance, plusieurs professeurs effectuant actuellement la formation. Sur ces trois dernières années, le conservatoire n’a accueilli qu’une poignée de personnes touchées par l’autisme. L’objectif est bien sûr d’en recevoir davantage. « C’est tout l’esprit de la démarche voulue par Valérie Debord, vice-présidente en charge de la cohésion sociale », insiste Anne Albert, coordinatrice santé et handicap à la CUGN. D’ailleurs, d’autres sessions sont dans les tuyaux. Plusieurs professeurs de la MAI souhaitent en effet en bénéficier.

Alexandre POPLAVSKY

16 février 2016

Formation certifiante accompagnant sexuel,1ère en France !

article publié sur handicap.fr

Résumé : Première en France : une formation certifiante pour former à l'accompagnement sexuel des personnes handicapées. Elle compte 100 heures d'enseignements réparties sur une dizaine de mois, à partir de juin 2016.

Par Handicap.fr, le 16-02-2016

Réagissez à cet article !

En mars 2015, une formation agitait les medias (article en lien ci-dessous), celle de l'Appas en faveur de l'accompagnement sensuel et l'assistance sexuelle des personnes en situation de handicap. Elle s'adressait à toute personne qui souhaitait pratiquer cette activité ou tout simplement s'informer sur cette thématique et avait attisé la colère des antis qui dénonçaient une incitation à la prostitution. Une nouvelle marche est franchie en février 2016 avec l'appel  à candidatures pour le lancement d'une « formation certifiante » dans ce domaine. Une première en France !

Compétences sexuelles… et juridiques !

A l'issue de cette formation, les participant-e-s seront formés à l'assistance sexuelle qui vise à prodiguer une attention sensuelle, érotique ou sexuelle à une personne en situation de handicap n'ayant pas accès à son corps, ou à permettre, à leur demande, l'acte sexuel à deux personnes qui ne peuvent l'accomplir sans aide. Elle leur propose d'acquérir des connaissances sur les situations de handicap, des éléments de sexologie spécialisée, des informations juridiques, de mener une réflexion éthique et de développer des compétences en approches sensuelles et habiletés sexo-corporelles.

 Au programme

Dispensée de juin 2016 au printemps 2017, cette formation débutera par un week-end préalable les 18 et 19 juin à Paris ; deux séminaires de trois jours en Ile-de-France ou en région Centre et un de quatre jours menant à la certification. Le programme compte 100 heures d'enseignements répartis sur 10 à 12 mois et est assuré par des assistant-e-s sexuel-le-s certifié-e-s de l'association suisse Corps Solidaires, des professionnels de sexologie, de psychologie et d'éthique.

Critères d'admission

Pour éviter toute dérive, le candidat doit cependant répondre à certaines conditions. D'abord être âgé de 25 ans minimum et avoir une santé compatible avec l'activité. Mais également être autonome sur le plan financier. Enfin, avoir un équilibre satisfaisant dans sa vie personnelle et sexuelle et avoir parlé de ce projet à son conjoint pour ceux et celles qui vivent en couple.

Deux associations militantes

On doit cette initiative à deux associations. Tout d'abord  CH(s)OSE (Collectif handicap et sexualité OSE), cofondée en 2011 par des militants individuels et des personnes morales dont l'APF, l'AFM, la CHA et le GIHP. Basée à Paris, CH(s)OSE milite et  interpelle régulièrement les politiques français avec l'objectif de créer des services d'accompagnement sexuel faisant appel à des assistants sexuels dûment formés. Quant à Corps solidaires (Association suisse romande assistance sexuelle et handicaps), elle a pour but de promouvoir cette pratique dans l'espace francophone (Suisse romande, France, Belgique…). Ses membres cofondateurs ont été certifiés en assistance sexuelle en 2009. Dans ce cadre, ils ont reçu la transmission de la pratique par Lorenzo Fumagali, assistant sexuel exerçant en Suisse alémanique.

Les personnes souhaitant se porter candidats à cette formation peuvent écrire à :

chsose@gmail.com

formation@corps-solidaires.ch

 © seanlockephotography/Fotolia

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13 février 2016

CRAIF > Formation sur l'autisme pour les aidants

formations gratuites à destinations des aidants (parents , grand-parents, frères , sœurs etc..) sur toute l'île de France

http://aidants-craif.org/

https://www.facebook.com/craif.org/?fref=nf

formation des aidants craif

13 février 2016

Un diplôme pour accompagner les élèves handicapés

article publié dans Faire-face
Un diplôme pour accompagner les élèves handicapés
La professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire va dans le bon sens mais le niveau de ce diplôme n'est pas suffisamment élevé, selon les associations. © Franck Seuret
Publié le 12 février 2016

L’une des trois spécialités du tout nouveau Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES) porte sur l’accompagnement des élèves handicapés. Jusqu’à présent, aucune formation diplômante n’existait pour les auxiliaires de vie scolaire.

Attention, message codé  : pas d’AESH sans DEAES. Traduction : les candidats à un poste d’Accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH) devront désormais être titulaire d’un Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES). Ils ne pourront toutefois postuler à un emploi d’AESH que s’ils ont choisi, parmi les trois spécialités proposées dans le cadre de ce cursus (voir encadré), l’accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire. Ce tout nouveau diplôme, créé par un décret et un arrêté du ministère des Affaires sociales en date du 29 janvier 2016, comble un vide : jusqu’à présent, aucune formation diplômante n’existait pour les auxiliaires de vie scolaire.

Un diplôme ne répondant pas aux besoins de tous les élèves handicapés

« Il est effectivement important de professionnaliser les personnes accompagnant les élèves handicapés, note Bénédicte Kail, conseillère nationale de l’APF. Mais ce diplôme est seulement de niveau V, comme un CAP ou un BEP. Ses titulaires risquent donc de se heurter à certaines limites dans l’accompagnement au savoir des collégiens et des lycéens, voire même dès l’élémentaire pour certaines tâches. »

« L’un des grands enjeux pour l’Éducation nationale est de parvenir à ce que les jeunes en situation de handicap poursuivent leurs études aussi loin que possible, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui, complète Sophie Cluzel, la présidente de la Fnaseph. Comment y parvenir avec des accompagnants ayant un diplôme d’un niveau inférieur au bac ? »

Source : rapport de la députée Barbara Pompili, projet de loi de finances 2016

Source : rapport de la députée Barbara Pompili, projet de loi de finances 2016

Peu de recrutements pour ces diplômés

Plus fondamentalement encore, le nombre de diplômés en fonction risque d’être très réduit. Aujourd’hui, sur les 76 000 auxiliaires de vie scolaire en exercice, seuls 28 000 (un tiers) ont le statut d’AESH, les 48 000 autres étant en contrats aidés. « Et seuls quelques dizaines d’AESH ont été embauchés cette année, souligne Sophie Cluzel. La plupart des autres recrutements se font sous contrats aidés, pour lesquels les seuls critères sont l’éligibilité à ce type de contrat. Rien n’indique que la tendance va s’inverser. » Autrement dit, l’État vient de créer un diplôme permettant d’accéder à des postes qu’il ne crée qu’en nombre insuffisant… Franck Seuret

Un diplôme, trois spécialités

Le Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social fusionne les Diplômes d’État d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) et d’Aide médico-psychologique (DEAMP). Le tronc commun centré sur l’intervention auprès des personnes (378 heures) sera complété par l’une de ces trois spécialisations (147 heures) : accompagnement à la vie à domicile (ex-DEAVS), à la vie en structure collective (ex-DEAMP) ou à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire. La formation, comprenant également 840 heures de stages, s’étalera sur un à deux an(s), selon le profil des candidats.

La création d’un diplôme unique d’accompagnement vise à faciliter les passerelles entre ces trois secteurs d’activité. Les professionnels pourraient donc évoluer plus facilement au cours de leur carrière, en passant les spécialisations correspondantes.

3 février 2016

Sous le même soleil oeuvre pour l'intégration des autistes

De gauche à droite : Gaëlle Chadouteaux, vice-présidente ; Ruzanna Riffaud-Manoukian, présidente.
De gauche à droite : Gaëlle Chadouteaux, vice-présidente ; Ruzanna Riffaud-Manoukian, présidente. 

Créée très récemment, l'association Sous le même soleil veut développer la formation et les moyens d'accompagnement de personnes autistes.

Une présidente concernée

Ruzanna Riffaud-Manukyan est maman d'une petite autiste de 7 ans, Vassanta.

« Dans ces pays, il y a une connaissance de l'autisme très pointue comme en Belgique et d'autres pays européens », explique la maman venant de Russie et originaire d'Arménie. Mais, en France, on a trente-cinq ans de retard concernant le traitement de l'autisme. « Il n'y a rien de fait, sinon mettre nos enfants dans des hôpitaux psychiatriques ou dans des IME (Institut médico-éducatif). »

Elle a alors fait le choix de monter une association « et faire en sorte que cette croix, que je porte, profite à d'autres ».

Développer la formation

Cette association a notamment pour but de former des intervenants auprès d'enfants atteints de Troubles du spectre de l'autisme (TSA). « C'est mon premier objectif : montrer ce qu'est réellement l'autisme et surtout comment se comporter avec ces enfants-là. »

En France, on ne sait pas que l'autisme est un problème de comportement, ce n'est pas une maladie mentale. « Je voudrais que l'association donne des clefs pour l'intégration de ces enfants, pour qu'ils s'épanouissent et qu'ils aient accès aux mêmes choses que les autres enfants. »

Des projets pour les familles

Ruzanna Riffaud-Manukyan a la volonté de créer un réseau regroupant des compétences particulières au niveau de l'accompagnement spécialisé. Ces formations s'adresseront aux familles du Calvados, de la Manche et de l'Orne, mais aussi aux aidants et aux professionnels.

Elle envisage également de créer un centre de loisirs avec de l'éveil musical, de la peinture, du sport, notamment. Elle souhaite encore faciliter les échanges avec d'autres centres, et entre les professionnels.

Sous le même soleil, 9, rue de la Mairie, Saint-Vigor-le-Grand.Tous les jeudis, à 13 h 30, un psychologue comportementaliste de la Sarthe, Nardjess Boukerfa, sera présent pour écouter les parents d'enfants atteints de TSA et répondra individuellement à leurs questions. Prendre rendez-vous au 06 28 23 52 22.

2 février 2016

Accompagnant éducatif et social : un nouveau diplôme de niveau V

La restructuration des diplômes de travail social démarre par le niveau V avec la création d'un "diplôme d'Etat d'accompagnant éducatif et social", qui fusionne deux diplômes existants (DEAVS et DEAMP) et combine trois spécialités (domicile, établissement, cadre scolaire). Les mobilités professionnelles devraient être facilitées grâce aux passerelles entre les spécialités.
La galaxie des diplômes du travail social compte désormais un nouveau venu : le "diplôme d'Etat d'accompagnant éducatif et social" (DEAES), créé par un décret et un arrêté du 29 janvier 2016, qui constitue le premier niveau de qualification dans le champ du travail social. L'accompagnant éducatif et social intervient auprès d'enfants, d'adolescents, d'adultes, de personnes vieillissantes ou de familles.

Lutter contre l'usure professionnelle

La création d'un diplôme unique d'accompagnant avait été annoncée par le gouvernement en août 2013, à l'occasion de la présentation de mesures de professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire (désormais dénommés "accompagnants des élèves en situation de handicap" - AESH). Ce nouveau titre fusionne les diplômes existants de travail social de niveau V (infra-bac) - diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS) et diplôme d'Etat d'aide médico-psychologique (DEAMP) - afin de créer un nouveau métier de l'accompagnement.
L'intérêt ? Au lieu d'avoir des diplômes "étanches" par domaine d'intervention (DEAVS pour le domicile et DEAMP pour les établissements et services médico-sociaux), le gouvernement a choisi d'aller vers un diplôme plus transversal, avec un tronc commun consacré à l'accompagnement des personnes et des approfondissements plus spécifiquement consacrés aux différents lieux d'exercice du métier. L'intervention en milieu scolaire constitue la troisième spécialisation de ce diplôme rénové, permettant ainsi de développer un métier d'auxiliaire de vie scolaire qualifié avec des perspectives de mobilité professionnelle.
Les titulaires de ce nouveau diplôme pourront donc (s'ils obtiennent les spécialités adéquates) diversifier leurs lieux d'exercice et le type de fonctions occupées et avoir de vrais parcours professionnels. Le gouvernement y voit aussi un moyen de lutter contre l'usure professionnelle.

Trois terrains d'intervention

Les compétences qu'il permet d'acquérir sont de deux ordres : accompagner les personnes au quotidien et coopérer avec l'ensemble des professionnels concernés. L'accompagnement peut être réalisé dans trois types d'environnement : à domicile, au sein d'une structure collective ou dans le milieu scolaire. Ainsi, ce nouveau diplôme se compose d'un socle commun de compétences et des trois spécialités suivantes.

- Première spécialité : accompagnement de la vie à domicile
L'accompagnant éducatif et social "contribue à la qualité de vie de la personne, au développement ou au maintien de ses capacités à vivre à son domicile". Il intervient auprès de personnes âgées, handicapées, ou auprès de familles. Il veille "au respect de leurs droits et libertés et de leurs choix de vie dans leur espace privé".
Les principaux lieux ou modalités d'intervention : domicile de la personne accompagnée, particulier employeur, appartements thérapeutiques, centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), foyers logement, maisons d'accueil rurale pour personnes âgées (Marpa), services d'aide et d'accompagnement à domicile (Saad), services d'aide à la personne (SAP), services d'accompagnement à la vie sociale (SAVS), services d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (Samsah), services polyvalents de soins et d'aide à domicile (Spasad), services de soins infirmiers à domicile (Ssiad), etc.

- Deuxième spécialité : accompagnement de la vie en structure collective
Dans le cadre d'un projet institutionnel, l'accompagnant éducatif et social "contribue par son action au soutien des relations interpersonnelles et à la qualité de vie de la personne dans son lieu de vie". Au sein d'un collectif, il veille au respect de ses droits et libertés et de ses choix de vie au quotidien.
Les principaux lieux d'intervention : établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), unités de soins longue durée (USLD), foyers-logement, Marpa, Marpa pour adultes handicapes vieillissants (MARPAHVIE), maisons d'accueil spécialisées (MAS), foyers d'accueil médicalisés (FAM), foyers de vie, foyer occupationnel, établissements et services d'aide par le travail (Esat), foyers d'hébergement, maisons d'enfants à caractère social (Mecs), instituts médico-éducatifs (IME), institut d'éducation motrice (IEM), instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (Itep), CHRS, maisons relais, appartements thérapeutiques, établissements publics de santé mentale, accueil de jour, etc.

- Troisième spécialité : accompagnement à l'éducation inclusive et à la vie ordinaire
Dans le cadre d'un projet personnalisé fixé par le plan personnalisé de compensation, la mission de l'accompagnant éducatif et social consiste "à faciliter, favoriser et participer à l'autonomie des enfants, adolescents et des jeunes adultes en situation de handicap dans les activités d'apprentissage, et les activités culturelles, sportives, artistiques et de loisirs". Il inscrit obligatoirement son intervention "en complémentarité, en interaction et en synergie" avec les professionnels en charge de la mise en œuvre du projet personnalisé du jeune et la famille.
Les principaux lieux d'intervention : structures d'accueil de la petite enfance, établissements d'enseignement et de formation, lieux de stages, d'apprentissage, d'alternance, ou d'emploi, lieux d'activités culturelles, sportives, artistiques et de loisirs, établissements et services médico-sociaux, lieux de formation professionnelle.

Formation d'une à deux années

Comme tout diplôme, le DEAES peut être obtenu par la voie de la formation ou, en tout ou partie, par le biais d'une validation des acquis de l'expérience (VAE).
Pour pouvoir suivre la formation, les candidats sont soumis à des épreuves d'entrée, organisées par les établissements de formation, qui comprennent une épreuve écrite d'admissibilité et une épreuve orale d'admission.
La formation comprend une partie théorique et une partie pratique dispensée au cours de stages en alternance.
Dans le détail, la formation comporte 504 heures de formation théorique, une période de détermination de parcours pour choisir sa spécialité (7 heures) et des temps de validation de l'acquisition des compétences (14 heures). Elle comprend 378 heures de socle commun et 147 heures de spécialités. La formation comprend également 840 heures de formation pratique.
L'ensemble de la formation est organisée sur une amplitude de 12 à 24 mois, sachant que la durée et le contenu de la formation peuvent varier en fonction de l'expérience professionnelle et des diplômes déjà détenus par les candidats.

Passerelles

Le diplôme doit mentionner la spécialité acquise. Pour fluidifier les passages d'une spécialité à l'autre, pourront être dispensés des épreuves d'entrée en formation les candidats titulaires du diplôme d'Etat d'accompagnant éducatif et social qui souhaitent obtenir une spécialité différente de celle acquise au titre de leur diplôme ainsi que les candidats titulaires d'un DEAMP ou d'un DEAVS qui souhaitent s'inscrire dans une autre spécialité que celle acquise au titre de leur diplôme.

Obtention automatique du diplôme

Les nouveaux référentiels présentant des similitudes avec ceux des DEAVS et DEAMP, les titulaires du diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale ou du certificat d'aptitude aux fonctions d'aide à domicile ou de la mention complémentaire aide à domicile sont, "de droit", titulaires du DEAES, spécialité "accompagnement de la vie à domicile". Quant aux titulaires du diplôme d'Etat d'aide médico-psychologique ou du certificat d'aptitude aux fonctions d'aide médico-psychologique, ils sont, là aussi "de droit", titulaires du DEAES, spécialité "accompagnement de la vie en structure collective".

Dispositions transitoires

Il est prévu une période transitoire pendant laquelle les personnes engagées dans un cycle de formation ou de validation des acquis de l'expérience relevant des précédentes dispositions applicables pour l'obtention d'un diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale ou d'aide médico-psychologique peuvent poursuivre leur formation.
1 février 2016

Handicap, le travail des enseignants tient du bricolage héroïque

article publié dans La Croix

À l’occasion de la conférence organisée les 28 et 29 janvier par le Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) sur l’intégration des enfants handicapés, le sociologue Serge Ebersold fait le point sur leur situation en France.

Handicap, le travail des enseignants tient du « bricolage héroïque » ZOOM

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La Croix : L’école française est-elle aujourd’hui plus « inclusive » qu’elle ne l’était avant l’adoption de la loi handicap en 2005 ?

Serge Ebersold : Disons qu’elle est inclusive différemment. Cette loi a permis, c’est incontestable, un basculement quantitatif. On scolarise désormais en milieu ordinaire un nombre bien plus important d’élèves reconnus handicapés (1). Pour autant, l’école française n’est pas devenue plus équitable pour l’ensemble des enfants.

On a mis l’accent sur l’accès physique à une scolarité ordinaire, en aménageant les locaux, en investissant dans du matériel, en recrutant des auxiliaires de vie scolaire. Mais on n’a pas véritablement donné aux équipes les moyens de penser ces enfants handicapés comme étant avant tout des élèves. L’évaluation les concernant porte sur leurs besoins de « services » et non sur leurs besoins pédagogiques et éducatifs.

Par ailleurs, le travail réalisé au quotidien auprès d’eux par les enseignants n’est pas reconnu ni formalisé. Il tient souvent du bricolage héroïque. Cette situation ne permet pas de transmettre les compétences acquises à d’autres collègues et futurs collègues. Elle est d’autant plus difficile à vivre que ces professeurs, souvent, se sentent peu épaulés, sinon totalement isolés au sein de leur établissement.

> Lire aussi : Accompagner les élèves handicapés, un véritable métier

La France est-elle, en termes de scolarisation des enfants handicapés, en retard sur ses voisins ?

S. E. : Les pays qui sont les plus avancés, notamment les pays scandinaves et anglo-saxons, sont ceux dont le système éducatif conçoit l’établissement à la façon d’une communauté. Les différences, notamment le handicap, y sont plus facilement perçues comme une expression de la diversité humaine et donc considérées comme une source d’enrichissement.

À l’inverse, les systèmes comme le nôtre, qui insistent davantage sur l’instruction au sens strict, sur l’enseignement des différentes disciplines, que sur l’éducation au sens large, ont plus de mal à se montrer inclusifs et équitables.

La loi de 2005 pose comme principe général la scolarisation des enfants handicapés en milieu ordinaire. Peut-on dire, avec le recul, que cette stratégie, réclamée de longue date par de nombreux parents, est pertinente ? Ne place-t-elle pas certains élèves dans une situation d’échec, sans toujours leur donner la possibilité de rejoindre des instituts spécialisés ?

S. E. : Il est difficile de valider ou d’invalider cette stratégie, notamment parce qu’on ne s’est pas donné les moyens d’évaluer l’apport des auxiliaires de vie scolaire, la façon dont leur accompagnement permet ou non à l’élève de s’inscrire dans le groupe classe, de s’engager pleinement dans les apprentissages. Une enquête que j’ai réalisée en classe de terminale a montré que cette aide avait permis à seulement 30 % des élèves handicapés de tirer profit des enseignements au même titre que leurs camarades ne présentant pas de déficience.

L’augmentation très significative du nombre d’enfants accueillis en milieu ordinaire ne s’est pas accompagnée, dans des proportions similaires, d’une réduction du nombre de places en milieu spécialisé. L’erreur commise consiste plutôt à considérer celui-ci comme une solution de dernier recours quand l’accueil dans les écoles ordinaires s’est soldé par un échec. Au contraire, il faudrait voir en lui une mine de ressources et encourager des synergies qui pour l’heure ont du mal à voir le jour. Il faut dire aussi – et c’est là une spécificité française – que les associations qui gèrent les établissements spécialisés se sont souvent bâties, historiquement, en opposition au système scolaire. Et qu’aujourd’hui encore, de leur part, une certaine méfiance demeure.

----------------------------------------------------

► LA SCOLARISATION DES ENFANTS HANDICAPÉS

Le nombre d’élèves en situation de handicap accueillis en milieu ordinaire

Les effectifs des classes spécialisées (Clis et Ulis) créées au sein d’établissements ordinaires

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Recueilli Par Denis Peiron
30 janvier 2016

Journée de formation à Paris le 9 avril 2016

 

 

29 janvier 2016

La langue des signes s'invite dans les écoles de Goussainville

Pauline Conradsson | 26 Janv. 2016, 17h16 | MAJ : 26 Janv. 2016, 17h16
Goussainville, le 19 janvier. L’association Averroes propose aux élèves de l’école Jacques Prévert d’apprendre la langue des signes dans le cadre des nouvelles activités périscolaires.
Goussainville, le 19 janvier. L’association Averroes propose aux élèves de l’école Jacques Prévert d’apprendre la langue des signes dans le cadre des nouvelles activités périscolaires. (LP/P. Co.)

« Qui se rappelle comment on fait le A ? » Pas de cris d’élèves en guise de réponse. Juste des gestes. Car c’est un cours particulièrement silencieux qui a lieu tous les mardis après-midi, à l’école Jacques Prévert de Goussainville.

Ici, une quinzaine d’élèves du CE2 au CM2 ont choisi, comme nouvelle activité périscolaire (NAP), d’apprendre la langue des signes.

« L’idée était de sensibiliser les enfants au handicap de façon ludique. Et qu’ils puissent éventuellement transmettre leurs connaissances à leur famille », explique Patrice, l’animateur de l’association Averroes qui a proposé cet enseignement au pôle éducation de la ville en charge des NAP. Une idée originale tout de suite approuvée.

L’alphabet, les saisons ou les mois, chaque signe est répété plusieurs fois pour être parfaitement intégré. Appliquée, Aïcha, agite ses petits doigts pour dérouler une suite de nombres. « Quarante, c’est comme vingt, sauf qu’on lève les trois doigts », la guide Patrice. A côté, les autres observent et reproduisent les gestes.

« C’est comme apprendre une langue étrangère, ce n’est pas plus difficile »

« Le cours se passe toujours très bien, les élèves sont super concentrés. On observe un changement radical de comportement chez certains, notamment les plus difficiles, remarque Mélanie, qui assiste Patrice pendant le cours. Ils sont métamorphosés. Pour eux, cette langue constitue un nouveau moyen d’expression. Ils sont hyper curieux et retiennent très bien les gestes. »

Dinesh, un petit brun, confirme. « C’est comme apprendre une langue étrangère, ce n’est pas plus difficile. Et puis ça peut être utile. Si je croise une personne malentendante qui a un problème, je pourrai l’aider. »

Mattéo, lui aussi, adore ce cours. « C’est intéressant, on apprend plein de choses. Mais je garde ça secret, comme ça mes parents ne comprennent pas. » Son signe préféré ? « L’hiver. On secoue la main devant la bouche et on souffle sur ses doigts », s’amuse le petit garçon. L’enseignement de la langue des signes est également dispensé dans le cadre des NAP le jeudi à l’école Jules Ferry.

28 janvier 2016

Evolution de l'offre médico-sociale concernant les personnes avec TSA

Publié sur le site de legifrance.gouv.fr

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INSTRUCTION N° DGCS/SD3B/CNSA/2015/369 du 18 décembre 2015 relative à l’évolution de l’offre médico-sociale accueillant et accompagnant des personnes avec troubles du spectre de l’autisme

Consulter (PDF, 885 ko)

  • Domaine(s) : Santé, solidarité
  • Ministère(s) déposant(s) : -
  • Autre(s) Ministère(s) concerné(s) :
  • Date de signature : 18/12/2015 | Date de mise en ligne : 26/01/2016

 

27 janvier 2016

Formation sur l'autisme pour les aidants du 16 avril au 26 novembre 2016

 

CRAIF - Formation sur l'autisme pour les aidants

Formation sur l'autismepour les aidants Du 16 avril au 26 novembre 2016 Se former pour mieux comprendre Je souhaite m'inscrire 1 Dans le cadre du 3e plan autisme, un programme de formation a été élaboré par des associations de familles, des familles et le Centre de Ressources Autisme Ile-de-France (CRAIF), à destination des aidants*.

http://aidants-craif.org

 

26 janvier 2016

Discours de Ségolène Neuville - Congrès Autisme France. Bordeaux 23 janvier 2016

 

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Information publiée sur le site du Ministère des Affaires sociales, de la Santé det des Droits des femmes

Seul le prononcé fait foi

Madame la Présidente, Chère Danièle Langloys
Monsieur le maire de Bordeaux, Monsieur le Premier ministre, Alain Juppé
Mesdames et Messieurs les parents,
Mesdames et messieurs les professionnels,
Mesdames, Messieurs

J’ai tenu à être présente aujourd’hui à Bordeaux car nous n’avions pu en novembre 2015 nous retrouver à l’occasion de votre congrès annuel à Paris le 14 novembre 2015, lendemain des attentats de Paris.

Depuis deux mois pas un jour ne passe sans que nous pensions à ces femmes et à ces hommes tués ou blessés, sans que nous pensions à leurs familles. Je souhaite leur rendre hommage une nouvelle fois aujourd’hui.

Je tiens également à remercier Monsieur Alain Juppé de m’accueillir dans sa ville aujourd’hui car le congrès d’Autisme France est toujours un moment important chaque année. C’est un rendez-vous incontournable car il confirme que c’est bien par un partenariat de confiance entre les familles, les personnes avec autisme et les professionnels que nous avançons.

Oui, nous avançons et les différentes interventions qui vont se succéder durant toute cette journée démontrent que, un peu partout en France, des projets et des services de qualité existent.
Je le constate au quotidien, le changement est en cours. Le retour en arrière impossible et ma détermination est sans faille.

Mais je le sais les obstacles voire les discriminations sont encore trop nombreux.

Et c’est inacceptable.

Je vous le dis très franchement : moi non plus je ne lâcherai rien ! Et vous connaissez ma détermination.

J’ai entendu vos inquiétudes, vos interpellations et vos propositions. Nous dialoguons très régulièrement sur tous ces sujets.

Il arrive, de temps en temps, que nous ne soyons pas d’accord, et la prise de position d’Autisme France, sur l’article 21 bis de la loi de modernisation de notre système de santé, le démontre.

Nos désaccords sont finalement peu nombreux et je crois que nous avons le même cap, la même exigence.

Et je vous le redis : rien ne sera fait sans vous, sans les familles.

Chaque fois que nous nous rencontrons, nous avons des discussions franches car nous savons que chacun dans son rôle, nous agissons pour le respect des droits des personnes avec autisme, le droit des familles et la qualité des réponses proposées respectant les connaissances scientifiques et les recommandations de bonne pratique de la HAS et de l’ANESM.

C’est donc avec franchise et détermination que je veux ici vous répondre sur plusieurs points.

1- Tout d’abord sur les engagements que j’ai pris ici l’année dernière et plus récemment devant le comité national autisme le 16 avril dernier.

Sur les signalements à l’aide sociale à l’enfance dont font l’objet les parents - et très souvent des mamans seules – d’enfant présentant des troubles du spectre de l’autisme.

Nous avons toutes et tous été choqués par ce que vit actuellement cette maman vivant à Grenoble et ayant trois enfants présentant des troubles du spectre autistique. Vous le savez et vous l’avez dit, je ne suis pas restée sans rien faire et nous agissons au quotidien pour aider cette maman et ces trois enfants.

J’ai demandé en lien avec le Défenseur des droits à ce qu’une réunion de concertation ait rapidement lieu en présence des représentants de l’Etat (l’ARS et le Rectorat) et du Département de l’Isère, afin qu’une position commune soit prise pour s’assurer que le diagnostic d’autisme des trois enfants soient pleinement pris en compte dans les interventions et les accompagnements. Cette réunion va très bientôt avoir lieu, sans interférer avec les décisions prises par le juge.

La République assure l’indépendance de la justice vis-à-vis du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. C’est la raison pour laquelle la phrase « je n’ai pas à commenter les décisions de justice » revient si souvent dans les discours politiques. En ce qui concerne Rachel, la décision n’est pas encore prise. Donc je ne la commente pas. Mais je suis surprise, et même choquée, qu’un magistrat puisse remettre en cause un diagnostic qui n’est pas de sa compétence.

La ministre de la justice, Christiane Taubira, ne peut pas s’exprimer sur une affaire en cours, mais en revanche, je sais qu’elle s’assure que les magistrats puissent s’entourer des experts nécessaires concernant le handicap.
C’est peut-être peu, trop peu… mais sachez en tout cas que je reste totalement mobilisée pour que cette maman puisse le plus rapidement possible retrouver ses trois enfants et dans cette attente qu’ils puissent bénéficier des interventions et accompagnements prescrits par le centre ressources autisme qui a établi leur diagnostic d’autisme.

Plus globalement et pour en finir avec ces situations insupportables, nous vous avons élaboré avec vous et au niveau interministériel avec Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, et Laurence Rossignol, Secrétaire d’État chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes âgées et de l’Autonomie, auprès de la Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes un plan d’action concernant « la protection de l’enfance et l’autisme ». Et nous y avons associé le Défenseur des droits.

Je veux saluer votre implication dans ce travail. Ce plan d’actions sera débattu et annexé dans les semaines à venir au Plan Autisme 2013-2017. J’ai donc tenu mon engagement pris l’année dernière devant vous de mobiliser au niveau interministériel à ce sujet. Je sais pouvoir compter sur votre mobilisation et vos propositions que ce plan d’action entre très rapidement en vigueur.
Alors, oui, les choses ne vont pas changer tout de suite. Mais nous engageons par ce plan d’action un changement profond qui portera ses fruits, j’en suis sure.

Parmi les différentes propositions en cours de discussion, je suis favorable à ce que les associations représentatives des personnes avec autisme et des experts reconnus soient habilitées pour contribuer aux évaluations faites par les services de protection de l’enfance. En clair, il s’agit que les magistrats et les départements puissent solliciter de vrais experts connaissant l’autisme et respectant les recommandations de la HAS et de l’ANESM. En clair, il s’agit de mettre un terme à cette présomption de culpabilité envers les mères, accusées d’être responsable de l’autisme de leurs enfants.

Concernant le financement des interventions effectuées en libéral, et tel que j’en avais pris l’engagement, la concertation a bien été désormais ouverte et Autisme France en fait partie.
Le cahier des charges sera finalisé d’ici fin février 2016. Le financement de ces prestations, qui aujourd’hui sont à la charge des familles, sera notamment possible par le fonds d’amorçage de 15 millions d’euros visant à stopper les départs forcés en Belgique.

Justement la Belgique. Comme vous le savez, j’ai annoncé avec Marisol Touraine, l’arrêt des départs « forcés » (contraints) vers la Belgique en dégageant les moyens financiers nécessaires mais aussi en instaurant une procédure concertée pour proposer des solutions sur mesure et de proximité. Un fond d’amorçage de 15 millions d’euros est engagé dès 2016.

Il y a eu beaucoup d’interrogations sur ces 15 millions d’euros. C’est un fond d’amorçage ce qui signifie concrètement que s’il faut plus en cours d’année, il y aura plus ! L’arrêt de ces départs forcés était attendu depuis longtemps. C’était, à juste titre, dénoncé comme un scandale. Depuis des années, plus de 10 ans, personne n’avait pris de décision. Cette décision, elle est désormais prise et les moyens sont réunis. Je sais qu’Autisme France se mobilisera fortement pour contribuer à ce que plus aucune personne avec autisme, plus aucune famille ne soient contrainte de partir loin de son domicile.

Concernant le sanitaire, je vous confirme que les hôpitaux de jour de pédopsychiatrie feront bien l’objet d’inspections par les Agences régionales de santé en 2016. Au centre de ces inspections, le respect des recommandations, de toutes les recommandations de la HAS (du diagnostic aux interventions).

La qualité des interventions c’est bien entendu aussi la question des formations initiales et continues. La procédure d’appel d’offres au titre du développement professionnel continu (le DPC) des professionnels de santé se fera bien en 2016. Et encore une fois, cela se fait en concertation avec les associations. Concernant les formations initiales des médecins et des paramédicaux, je travaille avec Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, pour que nous puissions mobiliser les facultés de médecine et les universités. Je sais pouvoir compter sur plusieurs professeurs des universités largement reconnus dans le domaine de l’autisme pour modifier et adapter les contenus d’enseignements universitaires. J’étais ainsi il y a quelques jours à Etampes, dans le centre du Dr Saravane, spécialisé dans la prise en charge somatique des patients dyscommunicants et en particulier autistes. Le Dr Saravane est parvenu à introduire dans le programme du concours de l’internat pour les étudiants en médecine une question sur la douleur chez les patients autistes. Donc vous voyez que ça bouge. Je souhaite que le centre du Dr Saravane fasse des petits, pour que dans chaque région on puisse trouver une consultation spécialisée de ce type.

Il en va de même pour les psychologues pour lesquels je tiens à ce que des licences et masters conformes aux recommandations puissent se développer.

Concernant la formation initiale des travailleurs sociaux, l’audit des contenus de formation délivrés par les écoles a été lancé et plus des 2/3 des écoles ont rendu leur copie. Les écoles de formation qui n’ont pas encore répondu ont été rappelées à leurs obligations. Ces contenus feront l’objet d’une analyse par un comité composé d’associations dont Autisme France fait partie. Et les écoles auront l’année scolaire pour se mettre en conformité.
La formation c’est aussi celle des parents, prévu dans le cadre du Plan Autisme. Et ça marche ! A l’échéance du Plan, ce seront plus de 5000 parents qui auront participé à ces actions qui, je le rappelle et c’est une force, sont co-construites avec les associations.

Mais j’entends aussi le désarroi des familles au quotidien. Vous me faites la proposition de constituer une cellule d’urgence pour y répondre. Je vous propose que nous puissions en reparler ensemble car vous savez que je suis particulièrement attentive à ce que toutes les sollicitations qui me parviennent trouvent une réponse concrète.

2- Vous m’interpellez enfin sur la nécessité de « mettre un second moteur » au Plan Autisme.

Le moteur du Plan Autisme est bien allumé ! Au quotidien, dans mon ministère, nous intervenons pour des situations individuelles. Au quotidien, nous accompagnons des projets, nous les accélérons. Au quotidien il nous faut convaincre encore et encore, car il y a des résistances, des préjugés. Je partage l’idée qu’il faut garder le cap, et accentuer la dynamique.

C’est pour cela, qu’avec Marisol Touraine, nous avons sollicité la HAS pour actualiser les recommandations relatives au diagnostic d’autisme qui datent de 2005.

Ce sera l’occasion de renforcer la synergie entre les professionnels, les scientifiques et les associations représentatives des personnes et des familles concernées par l’autisme. Cela permettra d’actualiser les lignes directrices de l’organisation des soins et des accompagnements allant de la détection des troubles, aux préconisations d’interventions en passant par l’annonce de diagnostic.

L’actualisation de cette recommandation viendra également éclairer l’évolution du fonctionnement des Centres ressources autisme en fonction des décisions politiques que nous serons amenés à prendre à l’issue de la mission IGAS en cours. Le rapport IGAS sera remis fin février et sachez que les décisions nécessaires seront prises dans l’intérêt des personnes et des familles. C’est la seule chose qui compte pour moi, comme pour vous.
C’est aussi pour cela que je souhaite vous annoncer que le gouvernement va lancer une campagne nationale de communication vers le grand public sur l’autisme.

Cette campagne nationale nous allons la construire ensemble. Elle comportera notamment la création d’un site Internet d’informations et de diffusion des bonnes pratiques. Ce site Internet sera un site officiel du gouvernement afin que les bons messages soient délivrés en matière d’autisme. Cette campagne, c’est aussi la diffusion de films afin de détruire les idées fausses sur l’autisme, de casser les stéréotypes.

Vous savez, la France a été récemment auditionnée à l’ONU concernant l’application de la convention des droits de l’enfant. La question de l’autisme a occupé une part importante des débats.

La France est regardée et perçue au niveau international comme un mauvais élève historique concernant l’autisme.
Je ne nie pas les problèmes, je ne nie pas le retard mais j’y fais face avec force et conviction.

Notre pays rattrape peu à peu son retard historique et il se passe des choses formidables dans de très nombreux endroits. Je le vois tous les jours.

Je veux que la France puisse devenir un pays d’excellence en matière d’autisme et de handicap en général. L’excellence des pratiques professionnelles, l’excellence de la recherche et de l’innovation. L’excellence de la réponse aux besoins et attentes des personnes avec autisme et des familles.

Ce chemin vers l’excellence, c’est celui dans lequel nous sommes ensemble engagés.

***

Je sais le chemin qu’il reste à parcourir. Soyez assurés que c’est avec détermination et humilité que j’agis au quotidien à vos côtés.

Je ne lâcherai rien.

Mes derniers mots sont pour vous, les parents : soyez fiers de vos enfants ! Il est définitivement fini le temps où on culpabilisait les parents et en particulier les mères. Soyez fiers de vous et de votre combat, car c’est un combat juste.

Je serai toujours à vos côtés.

Je vous remercie.

pdf Le discours au format PDF Téléchargement (187.1 ko)
24 janvier 2016

Congrès national d'Autisme France à Bordeaux : des adultes diagnostiqués à 50 ans

La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Ségolène Neuville a participé hier matin au congrès national d’Autisme France, à l’Athénée municipal de Bordeaux. La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Ségolène Neuville a participé hier matin au congrès national d’Autisme France, à l’Athénée municipal de Bordeaux. ©

Thierry David

Lors du congrès national d’Autisme France, organisé hier à l’Athénée municipal, la secrétaire d’Etat Ségolène Neuville a promis une campagne d’information

«On ne lâchera rien : ce ne sont pas les chantiers qui manquent ». L'intitulé du congrès national d'Autisme France qui s'est tenu hier, à l'Athénée municipal de Bordeaux, ne laisse aucun doute sur la détermination des familles.

Elles sont mobilisées sur les questions du diagnostic de l'autisme, de la formation des personnels, de l'intégration scolaire des enfants, notamment, et l'ont clairement fait savoir à Ségolène Neuville, venue leur rendre visite tout comme Alain Juppé, hier matin.

La secrétaire d'État chargée des personnes handicapées est d'ailleurs repartie après avoir promis une campagne nationale d'information sur l'autisme. Celle que les familles attendent depuis des années. « Nous restons vigilants sur cette question mais interprétons comme un symbole fort le fait que des représentants des services de l'État et des différentes collectivités territoriales se soient déplacés, au-delà des clivages politiques », a déclaré Marie-Claude Leclerc, présidente d'Autisme Gironde.

Un diagnostic précoce

Autisme France représente aujourd'hui quelque 9 000 familles, selon sa présidente nationale, Danièle Langloys. « Mais nous pensons que la France compte près de 110 000 autistes de moins de 20 ans. Toutefois de nombreux enfants touchés par ce trouble n'ont pas été diagnostiqués. Pour les adultes, c'est pire, ils sont environ 90 % à ne pas l'être. C'est bien simple, on ne les connaît pas. On ne peut donc pas les aider. On voit, de nos jours, des personnes diagnostiquées à 50 ou 60 ans. Cela représente, des vies, des souffrances, en porte-à-faux avec les autres, ».

Devant les 450 participants de ce congrès, qui devait avoir lieu à Paris en novembre, mais avait été annulé à cause des attentats, Danièle Langloys a donc rappelé la nécessité d'un diagnostic précoce, en suivant les recommandations de la Haute autorité de santé. « Plus l'enfant est jeune, plus la rééducation est efficace. Le diagnostic peut intervenir tôt. A 18 mois on fait des miracles pour rendre ces petits plus autonomes, les aider à se faire comprendre ».

Former les personnels

Autre urgence : former les médecins, les personnels qui travaillent auprès des enfants, pour mieux repérer les autistes et ensuite, pour les accompagner.

Le professeur Manuel Bouvard, responsable du Centre ressources autisme Aquitaine, qui se trouve au sein de l'hôpital Charles-Perrens à Bordeaux, estime lu aussi que la formation est un enjeu important, au même titre que la « collaboration entre les professionnels et les familles ». « Nous recevons environ 400 enfants chaque année et le diagnostic est posé par une équipe pluridisciplinaire », a expliqué ce pédopsychiatre.

Le combat consiste aussi, depuis longtemps, à lutter contre « les idées reçues ». « Nous savons que l'autisme est un trouble neuro-développemental, une pathologie du cerveau qui prend différentes formes », a insisté Marie-Claude Leclerc. « Il ne s'agit pas d'un problème relationnel. Il faut cesser de culpabiliser les mères. En France, le retard est énorme. Les connaissances actualisées sur l'autisme doivent être davantage enseignées, diffusées, partagées ». Cela vaut bien une campagne.

22 janvier 2016

Formations Autisme & TSA proposées par EDI Formation

article publié sur le site d'EDI Formation

F1 – Stratégies éducatives (enfants / ados)

1er au 5 février 2016

Stage confirmé, quelques places encore disponibles

Lieu : PARIS | Session éligible : Autisme Formation   Autisme Formation

Infos & inscription

F12 – AUTISME : Stratégies éducatives & moyens pour une communication concrète

3 et 4 mars et 17 et 18 mars 2016

Lieu :VALLAURIS 06Session éligible : Autisme Formation   Autisme Formation

Infos & inscription

F2 – Stratégies d’accompagnement (adultes)

7 au 11 mars 2016

Quelques places encore disponibles

Lieu : PARIS | Session éligible : Autisme Formation

Infos & inscription

F1 – Stratégies éducatives (enfants / ados)

7 au 11 mars 2016

Lieu : PARIS | Session éligible : Autisme Formation   Autisme Formation

Infos & inscription

F12 – Stratégies éducatives & moyens pour une communication concrète

7, 8 et 9 mars 2016

Lieu : PARIS | Session éligible : Autisme Formation   Autisme Formation

Infos & inscription

F23 – Autisme, comprendre, prévenir et gérer les troubles du comportement

15, 16 et 17 mars 2016

Lieu : PARIS | Session éligible : Autisme Formation   Autisme Formation

Infos & inscription

F38 – L’intégration des tout-petits en milieu de garde, crèche, CAMSP, CMPP

17 et 18 mars 2016 NOUVEAU STAGE

Lieu : PARIS

Infos & inscription

Autisme,
non autisme,
apprendre la vie

Journées de formation animées par Josef SCHOVANEC

> Vendredi 10 juin 2016 à LYON

> Vendredi 2 décembre 2016 à PARIS

Les personnes atteintes d’autisme de haut niveau et le syndrome d’Asperger

Journées de formation animées par Charles DURHAM* et Josef SCHOVANEC**

16 janvier 2016

Discours de Xavier de Carmejane lors de l'inauguration du SESSAD Esperanza

Script du discours : L'autisme, Plan Autisme 3, Prise en Charge, Inclusion Scolaire, AVSi, Manque de Structure, Manque de professionnel, Detection, Evaluation, Diagnostic, Hôpital de Jour, IME, sans solution. Ce sont des mots qui viennent très tôt dans la bouche de parents qui viennent d'apprendre que leur enfant est autiste.

C'est notre volonté de faire bouger l'immobilisme qui a provoqué notre force, notre envie de nous battre. Nous sommes passés en très peu de temps de "sans solution" au système D, c'est-a-dire payer la prise en charge de nos enfants avec nos économies.

Oui, nous étions en colère. Oui, nous étions à bout de cette situation intolérable.
Et puis, nous avons demandé à vous voir, Madame la Ministre, car c'était pour nous un cri de détresse. Vous nous avez reçu à Perpignan. Vous nous avez écouté et compris. Et je dois dire que tout est allé très vite.
Je remercie les personnes derriere ce projet devenu réalité, je pense à Guillaume Blanco, Said Acef au cabinet du ministre, Vincent Dennery, Mohammed Guennoun, Ana Bibay, pour les experts, Danièle Langloys d'Autisme France, l’équipe de l'Unapei 66 et évidemment l'implication constante de tous les membres actifs de notre association: Myriam, Jessica, Fanny, Silvia, Pachy, Pierre, Nicolas, Gilles et Gilbert.

Aujourd'hui, nos enfants sont rentrés au SESSAD Esperanza, avec une prise en charge financée par l'état. C'est une victoire! Ce n'est pas un SESSAD pilote !

Non c'est un SESSAD unique en France qui se caractérise par 16 heures de prise en charge par enfant/semaine avec des professionnels de qualité et une formation supervisée par Louise Denne (BCBA) qui garantit l'excellence.
Parce que chaque autiste est différent, chaque programme est personnalisé. L'objectif est atteint, Madame la Ministre, pour 15 enfants ici dans les Pyrénées Orientales.

Je lance donc un appel à nos citoyens, aux associations liées à l'autisme, à nos politiques. Comme nous avons rêvé le meilleur pour nos enfants ici dans ce beau pays catalan, j'aimerai que tous les enfants, adolescents, adultes autistes dans notre région Occitane et aussi en France puissent avoir une dignité, une prise en charge réelle sur le terrain recommandée par la HAS, une inclusion scolaire réussie avec des AVSi formées et des enseignants informés.

Qu'ils puissent avoir des professionnels de la santé formés aux méthodes comportementales. Qu'une véritable révolution dans les institutions medico sociales se mettent en route. L'argent est là mais très mal utilisée. Nous avons des professionnels de Qualité, pédopsychiatres, éducateurs. Alors, transformons nos hôpitaux de jour, nos IME dans des lieux que le monde entier nous envie ! On peut le faire ! L’autisme a des causes multi factorielles donc pensons aussi à l’approche biomédicale. Je n'oublie pas que la science avance et que l'autisme pourra être un jour classé comme un problème neurobiologique et cognitif résolu.

Nos objectifs pour cette année 2016 sont l'information et la formation dans le département. Nous voulons sensibiliser les jeunes de l'IRTS sur l'autisme et la scolarisation. Nous organisons une conférence le 23 mars avec Josef Schovanec et Christine Philip à l'IRTS de Perpignan. Nous invitons aussi les professionels des CMP, IME et autres à venir au SESSAD Esperanza pour s’informer.
"Esperanza" l'Esperance de voir nos enfants progressé nous a motivé à adopté ce nom.

Nous continuons ce combat.

Extrait en live :

Une partie du discours du président. ...

Posté par Pierre Biomed sur vendredi 15 janvier 2016
15 janvier 2016

Un point sur l'autisme & une bande dessinée pour mieux comprendre donc mieux accompagner ...

14 janvier 2016

Expliquer l'autisme

article publié sur le site de Centre de Ressources pour Autisme de Haute-Normandie

AIDY permet à l’aide de scénettes de la vie quotidienne d’expliquer les comportements des personnes avec autisme. Il s’agit d’une explication simple.

Cette plaquette a été réalisée en partenariat avec l’association AIDERA Yvelines.

 

Plaquette "Aidy explique l'autisme" (PDF) 500 Ko

 

 

Poster "Aidy explique l'autisme" (PDF) 433 Ko

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