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"Au bonheur d'Elise"
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formation
4 février 2015

Guide de pratique pour l'intervention précoce auprès des enfants de 2 à 5 ans

information publiée sur Réseau Info Santé

Montréal : Fédération québécoise des centres de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement, 2015. 124 p.

FQCRDITED
Lancement du guide de pratique pour l'intervention précoce auprès des enfants de 2 à 5 ans présentant un retard global de développement

affiche guide pratique enfant présentant un retard de développement



Le lundi 2 février 2015

La Fédération québécoise des CRDITED  lance son tout nouveau Guide de pratique pour l'intervention précoce auprès des enfants de 2 à 5 ans présentant un retard global de développement (http://fqcrdited.org/soutien-a-lexpertise/documentation-de-la-federation/guides/), faisant ainsi office de précurseur au Québec puisqu'il a été élaboré selon la méthodologie préconisée par l'Institut  national d'excellence en Santé et en Service sociaux (INESSS).

Ce guide présente des recommandations touchant trois volets de l'intervention offerte aux enfants âgés de 2 à 5 ans présentant un retard global de développement et à leurs parents. Le premier volet aborde les modèles d'intervention, les approches, les interventions et les stratégies permettant d'accroître le quotient de développement de ces enfants. Le deuxième volet s'intéresse aux outils de mesure validés couvrant les différentes sphères de leur développement et enfin, un dernier volet propose des programmes de soutien aux parents afin que ceux-ci soient mieux outillés pour soutenir chez leur enfant, le développement de la communication et du langage, et pour faire face de façon positive aux problématiques comportementales s'il y a lieu.

Tout au long du processus d'élaboration, les différentes parties prenantes ont été sollicitées que ce soit les parents, les experts des CRDITED dont ceux du CRDITED MCQ-IU, ceux des établissements partenaires (CRDP, CSSS) ainsi que des professeurs-chercheurs des universités québécoises. La Fédération est fière d'affirmer que cette collaboration a rallié et mobilisé les forces vives du réseau ainsi que celles des milieux universitaires et de la recherche.

Pour le directeur général, M. Claude Belley « la spécialisation des services dans les CRDITED était déjà un mouvement bien amorcé et ce guide en est la parfaite illustration. Il démontre notre engagement à transmettre les meilleures pratiques aux intervenants et aux professionnels et la volonté d'harmoniser les pratiques dans l'ensemble des CRDITED afin d'assurer des services de qualité aux enfants à ces enfants et à leur famille où qu'ils se trouvent sur le territoire québécois. Nous sommes persuadés que ce guide est un outil de plus afin de les soutenir dans le développement de leur potentiel et de leur participation sociale afin qu'elle soit optimale et enrichissante. »

 

Pour plus d'informations:

Organisation:
Fédération québécoise des centres de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement
Adresse:
1001, rue Sherbrooke Est, bureau 510
Montréal, Québec
Canada, H2L 1L3
www.fqcrdited.org

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4 février 2015

Adultes avec autisme et déficience intellectuelle

Information publiée sur le site du Centre de Ressources Autisme Languedoc-Roussillon

[Ressources] Compte-rendu de la journée proposée par le CRA-LR à Montpellier le 20 janvier 2015.

Publié mardi 27 janvier 2015

Le Centre de ressources autisme Languedoc-Roussillon (CRA-LR) organisait une journée "Adultes avec autisme et déficience intellectuelle : quelle qualité de vie ?" le 20 janvier 2015 à Montpellier. Ouverte aux professionnels des établissements accueillant des personnes adultes autiste avec déficience intellectuelle, ainsi qu’aux familles, la journée avait pour objectif de favoriser les échanges entre des acteurs issus d’horizons institutionnels ou associatifs différents et d’augmenter la visibilité des ressources dans notre région en matière d’accompagnement et de bonnes pratiques.

 

 

tiret VIVRE FMLes présentations des intervenants sont en ligne, ainsi que la bibliographie et les supports visuels présentés lors de cette journée

 

 

28 janvier 2015

13ème Université d'automne de l'ARAPI au Croisic du 6 au 10 octobre 2015

Publication sur le site de l'ARAPI (Association pour la Recherche sur l'Autisme et la Prévention des Inadaptations)

L'Université d'automne

inscription

6-10 octobre 2015 : La 13e Université d'automne de l'arapi, Le Croisic.
Autisme, actualités et perspectives. Le développement n'a pas d'âge

L'autisme résulte d'un trouble du développement cérébral. Le développement du cerveau humain est le produit d'incessantes interactions entre des facteurs génétiques, des activités cérébrales temporaires ou pérennes, et des expériences de vie propres à chaque individu. Le cerveau, dont celui de la personne autiste, se développe, mature, change continûment, donnant lieu à des manifestations variables selon les âges de la vie (l'enfant, l'adolescent, l'adulte et la personne âgée), mais aussi possiblement selon que la personne est une femme ou un homme. L'étude de ces changements sera le sujet central de notre Université d'Automne. Nous parlerons des nouveaux outils pour étudier le développement du cerveau in utero, ainsi que des effets de la prématurité sur la physiologie et le comportement. Nous aborderons les implications qui peuvent en découler sur l'adaptation des stratégies éducatives, thérapeutiques et pharmacologiques tout au long de la vie. L'autisme n'affecte pas exclusivement les fonctions cognitives, aussi nous intéresserons-nous également à la motricité. Enfin, de nouvelles données prometteuses, mises à jour dans d'autres pathologies, comme la maladie de Parkinson, et pointant le rôle joué par l'intestin comme « deuxième cerveau », seront exposées et prolongeront la réflexion sur la transposition possible de ces nouveaux raisonnements à l'étude de l'autisme.
Télécharger le programme.

Depuis 1989, l'arapi organise tous les deux ans, en collaboration avec les Universités de Tours et de Toulouse et avec le soutien de la Fondation Orange, une Université d'automne sur l'autisme et les troubles apparentés du développement. Ces journées permettent à des chercheurs de diverses disciplines (médecine, neurosciences, génétique, pharmacologie, psychologie, biologie), des praticiens (médecins, psychiatres, psychologues, enseignants, éducateurs, rééducateurs, responsables de services et d'établissements), des étudiants de 3e cycle et des parents en situation de responsabilité associative de faire le point sur l'actualité de l'autisme, de promouvoir la diffusion des connaissances, de confronter recherche fondamentale et clinique, de privilégier les échanges et de susciter des programmes collaboratifs.
L'Université d'Automne de l'arapi se déroule sous la forme d'un séminaire résidentiel dans un cadre convivial (Le Domaine de Port au Rocs au Croisic, www.portauxrocs.com) où participants et intervenants se rencontrent durant quatre jours.
Le programme de l'UA est conçu autour :
- de conférences plénières,
- de sessions thématiques partagées par deux conférenciers, exposant pour l'un des données de recherche fondamentale, pour l'autre les retombées cliniques et pratiques possibles,
- des ateliers de formation,
- et la présentation de travaux de jeunes chercheurs ayant trait à l'autisme.

Communications affichées
En complément des conférences, une session de communications affichées (posters) permet aux doctorants et jeunes chercheurs ayant réalisé un travail sur l'autisme ou les troubles du spectre de l'autisme de présenter leur recherche. Ces travaux portent sur l'autisme sans nécessairement entrer dans les thèmes spécifiques des conférences au programme de l'Université d'automne.

28 janvier 2015

Des psychomotriciens dans le packing et la pataugeoire-thérapie

article publié dans Science & Pseudo-Sciences

par James Rivière - SPS n°300, avril 2012

Actuellement, nous assistons à une vive dénonciation, de la part des associations de parents d’enfants autistes, de l’implication des psychomotriciens dans des pseudo-thérapies très controversées que sont le packing et la pataugeoire1. Mais que sont ces méthodes et qui sont les psychomotriciens ?

Les psychomotriciens sont des paramédicaux et bénéficient d’un statut d’auxiliaires de médecine. Ils prennent en charge les troubles psychomoteurs, c’est-à-dire des troubles neurodéveloppementaux affectant l’adaptation du sujet dans sa dimension perceptivo-motrice tels que le Trouble de l’Acquisition de la Coordination (TAC) ou le Trouble Déficitaire de l’Attention associée ou non à l’Hyperactivité (TDA/H).

Le packing une thérapie ?

En psychomotricité, de surprenantes « thérapies » peuvent parfois être proposées aux enfants atteints de troubles du spectre autistique. Il en est ainsi du packing, également dénommé « enveloppement humide thérapeutique ». Basée sur des concepts psychanalytiques tels que le « Moi-peau »2, cette « thérapie » consiste à envelopper des enfants autistes dans des linges humides et froids (à 10°C) au prétexte de renforcer la conscience des limites de leur corps. Les partisans de cette méthode considèrent en effet que les enfants autistes présentent un vécu corporel fragmenté et des angoisses de morcellement. Leur objectif affiché est de lutter contre ces angoisses archaïques en permettant, via le packing, la constitution chez ces enfants d’une enveloppe psychique sécurisante. La constitution de cette « peau psychique » restaurerait un sentiment de continuité d’existence, et par là-même, une identité psychique.

JPEG - 12 ko
L’ange blessé. Hugo Smberg (1873-1917)

Dans une lettre ouverte publiée en février 2011 dans la prestigieuse revue Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry3, 18 scientifiques, dont l’autorité dans le domaine de l’autisme est internationalement reconnue, condamnent avec force le packing. Voici la traduction de la conclusion de cette lettre : « Nous sommes parvenus au consensus que les praticiens et les familles du monde entier doivent considérer cette approche comme contraire à l’éthique. En outre, cette "thérapie" ignore les connaissances actuelles concernant les troubles du spectre autistique ; va à l’encontre des paramètres de la pratique basée sur les preuves et les directives de traitement publiés aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Espagne, en Italie, en Hongrie et en Australie ; et, selon notre perspective, présente un risque d’empêcher ces enfants et adolescents d’accéder à leurs droits humains fondamentaux de santé et d’éducation ».

L’implication des psychomotriciens dans le packing est actuellement dénoncée par des associations de parents d’enfants autistes4.

Elle n’est guère étonnante lorsqu’on connaît l’emprise de la psychanalyse sur l’enseignement de la psychomotricité dans la plupart des instituts de formation. Ainsi, sur le site des étudiants d’un centre de formation en psychomotricité, 90 % des auteurs cités dans la liste des ouvrages proposés pour le contrôle continu sont des psychanalystes5.

La pataugeoire-thérapie...

D’autres « thérapies » étranges peuvent être proposées dans le cadre de la prise en charge en psychomotricité des enfants autistes. Il en est ainsi de la pataugeoire-thérapie qui consiste en des jeux d’eau dans un bassin peu profond et contenant divers objets tels que des récipients et des balles. Certains dispositifs comprennent un tuyau d’arrosage et un miroir au mur.

Là encore, il s’agirait de construire une peau psychique chez l’enfant autiste mais cette fois-ci par la médiation de l’eau.

La psychomotricienne Anne-Marie Latour fait l’apologie de cette prétendue thérapie dans un ouvrage intitulé La pataugeoire : contenir et transformer les processus autistiques paru aux éditions Eres en 2007. Il est conseillé aux étudiants en psychomotricité dans de nombreux instituts de formation et la pataugeoire-thérapie est présentée dans des journées d’étude organisées par des associations de psychomotriciens. Ce livre a fait l’objet d’une critique détaillée d’une mère d’un enfant porteur d’autisme6

Cette pratique est proposée en 2012 en stage de formation continue par le Syndicat National d’Union des Psychomotriciens7 au même titre que le packing8.

Il serait temps d’évoluer...

L’évolution des connaissances scientifiques dans le domaine des troubles neurodéveloppementaux doit conduire les psychomotriciens à en tirer les conséquences pour optimiser leurs interventions thérapeutiques et abandonner les pseudo-thérapies fondées sur des conceptions psychanalytiques obsolètes.

À l’heure de la rationalisation de notre système de santé et du souci d’une bonne utilisation des financements publics, il est demandé aux acteurs de soins de s’engager dans un processus intitulé « Pratiques cliniques basées sur les preuves ». Les psychomotriciens ne peuvent déroger à cette règle. Ils doivent prouver l’efficacité thérapeutique de leurs pratiques professionnelles s’ils souhaitent être recrutés en tant que paramédicaux experts de la prise en charge des troubles psychomoteurs.

24 janvier 2015

Vidéo -> Absence de solution pour soigner l'autisme en Belgique

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23 janvier 2015

D'autres débouchés que l'informatique pour les autistes

article publié dans LA PRESSE.CA

Publié le 29 janvier 2014 à 09h28 | Mis à jour le 29 janvier 2014 à 09h28

Selon deux spécialistes, le principal obstacle à l'emploi... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LA PRESSE)

Selon deux spécialistes, le principal obstacle à l'emploi des autistes est souvent le processus d'embauche.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LA PRESSE

Il n'y a pas qu'en informatique que les personnes atteintes d'autisme peuvent s'avérer de bons employés, ont noté hier des spécialistes, au lendemain de l'annonce de la firme de logiciels SAP d'ouvrir trois postes destinés à des autistes.

La firme danoise Specialisterne, qui s'est implantée au Canada en novembre dernier avec l'objectif de trouver un emploi à 10 000 autistes en 10 ans et qui aide SAP dans sa démarche, s'est d'abord tournée vers les technologies de l'information parce que c'était «naturel», selon son responsable de la stratégie et du développement au pays, Alan Kriss.

«Mais on ne pourrait pas placer 10 000 personnes simplement en technologies de l'information», note-t-il.

Autres tâches

Les employés autistes peuvent aussi se révéler très utiles dans une foule d'autres tâches, estime M. Kriss, à commencer par l'analyse de données, un type d'emploi de plus en plus en demande dans tous les secteurs d'activité, du marketing au jeu vidéo.

«Il ne faut pas véhiculer l'image que les personnes autistes doivent travailler en informatique», ajoute Martin Prévost, vice-président de la Fondation Autisme Montréal et coordonnateur chez Action main-d'oeuvre, une firme spécialisée dans la recherche d'emplois.

«Ce n'est pas une caractéristique des personnes autistes que d'être doué en informatique ou d'avoir envie de travailler en informatique, constate-t-il. On en a qui travaillent en soins aux personnes, en fleuristerie, dans la restauration, dans des entrepôts, comme enseignants, comme chercheurs, comme photographes, toutes sortes de choses.»

Si l'ambition de SAP pouvait inciter des entreprises d'autres secteurs à l'imiter, «ce serait une bonne affaire», espère M. Prévost.

Recrutement problématique

Les deux spécialistes s'entendent aussi sur une autre chose. Le principal obstacle des autistes est souvent le processus de recrutement plutôt que l'emploi lui-même.

«Le processus d'embauche typique implique une entrevue téléphonique, puis le désir du recruteur de trouver quelqu'un qui soit social, qui lui serre la main, qui le regarde dans les yeux, qui puisse jaser de la pluie et du beau temps, explique-t-il. Ce sont toutes des choses qui représentent un grand défi pour les personnes atteintes d'autisme. Mais aucune de ces choses n'a un quelconque lien avec l'emploi lui-même.»

23 janvier 2015

Autisme et stratégies éducatives - LES ADULTES

 

tiret VIVRE FMExtrait du site d'E.D.I. FORMATION (Voir les formations proposées en 2015)

 

9 au 13 mars 2015

Autisme et stratégies éducatives – LES ADULTES

Comprendre l’autisme pour une mise en œuvre concrète d’interventions pratiques adaptées. Comprendre pourquoi et comment.

Lieu : PARIS | Code stage : F2 | Session éligible : Autisme Formation

Infos & inscription

Mieux connaître EDI Formation

23 janvier 2015

Autisme Spécialisation Professionnelle - en conformité avec les RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES PROFESSIONNELLES

article publié sur le site d'E.D.I. FORMATION

Le plan autisme 2013-2017 confirme « Du côté de la formation continue, les orientations nationales du Développement Professionnel Continu (DPC) vont permettre de développer des programmes consacrés à l’autisme en prenant appui sur les méthodes et des modalités validées par la HAS et l’ANESM…. l’enjeu est aussi d’intervenir auprès des professionnels en exercice à domicile ou en établissements et services médico-sociaux grâce à un plan d’action national de formation continue »

  1. Former les travailleurs sociaux et les professionnels du secteur social et médico-social (AMP, auxiliaires de vie, éducateurs spécialisés, …)

Il s’agit de faire évoluer non seulement les contenus de formations mais également les pratiques de formation (Fiche action N°31). En effet, l’actualisation des connaissances en matière d’autisme et d’accompagnement des publics concernés au sein des centres de formation en travail social se révèle indispensable car trop peu d’établissements aujourd’hui ont pris en compte l’état des connaissances dans leurs référentiels de formation…. »

http://www.gouvernement.fr/gouvernement/le-troisieme-plan-autisme

http://www.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/plan-autisme2013.pdf

Rapport de l’ANESM et HAS   (Agence Nationale de l’Evaluation et de la qualité des Etablissements et services Sociaux et Médico-sociaux et Haute Autorité de Santé)  RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES PROFESSIONNELLES Autisme et autres TED Interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent (mars 2012 ; La présente recommandation de bonnes pratiques professionnelles s’inscrit dans le cadre de la mesure 30-2 du plan Autisme 2008-2010, confiée à l’ANESM et prévoyant l’élaboration de   « critères de qualité des interventions en direction des personnes autistes pour assurer la dignité des personnes pour lutter contre les dérives et les pratiques dangereuses ».

- La reconnaissance des particularités des personnes avec autisme ou autres TED

- La prise en compte du fonctionnement de la personne en interaction avec son environnement

- La vigilance à l’égard des violences, maltraitances et atteintes à l’égard des personnes avec autisme et autres TED

La Circulaire DAS/TSIS 98/232 du 10 avril 1998 sur la formation des personnels intervenant auprès de sujets atteints d’autisme porte sur 316 heures de formation.

L’élément majeur, pour construire des actions cohérentes et partagées,  repose sur des connaissances approfondies du fonctionnement cognitif spécifique rencontré dans l’autisme. Sans ces fondements, il est impossible de proposer un accompagnement véritablement adapté et  individualisé. Autrement dit, le niveau des connaissances sur le fonctionnement cognitif atypique des sujets présentant un TSA, influence de manière positive ou négative la pertinence des observations, des évaluations et propositions d’intervention.

Une formation de spécialisation en autisme conduit les professionnels à une intervention pratique, rigoureuse et concrète, à la mise en œuvre d’objectifs réalistes, fonctionnels, au service de la personne avec autisme, dans un climat positif, bienveillant, bien-traitant. Les formations ont vocation à transformer la théorie en un accompagnement respectueux de chaque sujet.

L’accompagnement des personnes avec autisme ne se réduit pas à « enseigner telle ou telle activité » : il faut savoir penser un processus global, fonctionnel, participant au bien être du sujet, aussi bien à court qu’à long terme.

Il s’agit de sélectionner les étapes à moyen terme et les sous étapes à enseigner par les professionnels au quotidien pour atteindre l’objectif, c’est à dire pour que le sujet maitrise entièrement l’action/l’activité enseignée qui lui permet d’augmenter ses capacités d’autonomie.

Maitriser une action/activité signifie réaliser et enchainer, sans aide directe, les étapes dont est constituée l’activité, quel que soit le contexte et l’environnement.

C’est sur ces processus, dans le cadre du travail personnel, que les stagiaires sont évalués à l’issue du cursus de formation spécialisé en autisme et c’est sur l’acquisition de ces compétences qu’ils peuvent aspirer à la fonction de « personnes ressources » de leur établissement.

23 janvier 2015

Comment obtenir et maintenir la certification BCBA ou BCaBA ?

Information publiée sur le site d'Olivier BOURGUEIL : ABA : Principes et applications

Extrait :

"Février 2013 :

Encore de nouvelles règles à venir ... Voir la newletter de février 2013.

Je tente de tout faire apparaitre dans le tableau ci-dessous.

A noter aussi que pour les supervisieurs, le curriculum est aussi disponible.

 

Octobre 2012 :

Nouvelles règles concernant la supervision. Elles se mettent en place progressivement et seront définitivement obligatoires à partir du 31 décembre 2014.

Tous les détails dans la newsletter de septembre 2012 du BACB.

En résumé, un superviseur BCBA/BCBA-D devra :

- suivre un module de formation supplémentaire (accrédité par le BACB) sur les compétences liées à la supervision

- passer un module d'entrainement en ligne sur le site du BACB (disponible sur le site en septembre 2013) - ce même module devra être validé par le supervisé, avant le début de la supervision

- suivre 3 heures de crédits d'éducation continue (CEUs) sur les compétences des superviseurs.

 

Dans le tableau suivant est représentée la séquence par laquelle quelqu'un désirant être certifié doit passer :

(Tous les détails sont disponibles sur le site du BACB : www.bacb.com, ils sont susceptibles de changer)

tiret VIVRE FM

Lire la suite de l'article sur le site d'Olivier BOURGUEIL

22 janvier 2015

Autisme : appel à projets équipements, lieux d'accueil pour adultes

=> Sur le site de la Fondation Orange

Depuis 1991, la Fondation Orange soutient la cause de l’autisme. Par ses actions elle participe à une meilleure connaissance de l’autisme et à l’amélioration des conditions de vie des personnes autistes et de leur famille.

Chaque année la Fondation Orange lance des appels à projet avec des thématiques phares.
Pour le 1er trimestre 2015, la Fondation Orange souhaite concentrer son action sur l’accueil des personnes adultes autistes.

Vous êtes en cours de création ou d’extension d’un établissement pour adultes autistes ou vous avez des projets d’équipement d’établissements, vous pouvez déposer un projet à la Fondation Orange.
Pourront être déposés les projets concernant :

  • L’équipement ou l’aménagement de structures pour adultes : Les équipements doivent être clairement identifiés, répondre aux besoins de la population accueillie, leurs usages précisément expliqués, les objectifs clairement définis. L’équipement doit contribuer à favoriser les capacités adaptatives (autonomie personnelle ou sociale, communication et socialisation), les activités physiques et les apprentissages. Les structures peuvent être aussi des structures de loisirs spécialisées dans l’accueil de personnes autistes. Pour des équipements nécessitant des connaissances techniques ( ex : les équipements numérique) une formation doit être prévue.
  • Pour les nouveaux établissements, la formation et la supervision des équipes :
    • Les formations doivent être en lien avec l’évolution des connaissances et les recommandations de la HAS et de l’ANESM).
    • La formation demandée doit être complémentaire à la formation prévue et apporter un complément significatif, une supervision peut être prévue.
    • Le plan de formation devra être joint à la demande.

Ces équipements doivent participer à l’amélioration de la qualité de vie des personnes avec autisme, être en support de leurs activités quotidiennes et permettre d’augmenter le panel des activités des lieux d’accueil. Les projets doivent aussi avoir une finalité en terme d’apprentissage et favoriser une ouverture vers l’extérieur.

  • dépôt du dossier au plus tard le vendredi 20 février 2015
  • comité de sélection le jeudi 16 avril 2015

 

ATTENTION ! N’oubliez pas de valider vos dossiers !

22 janvier 2015

Rappel : Autisme & nouvelles technologies le 16 mars 2015 à Paris - Espace Reuilly - Gratuit !

Autisme & nouvelles technologies : le projet MICHELANGELO
Journée organisée par l'ISIR - Institut des systèmes intelligents et de robotique, l'UPMC Sorbonne universités, l'IFRH - Institut fédératif de recherche sur le handicap et l'AP-HP - Assistance publique Hôpitaux de Paris, en collaboration avec le CRAIF
le 16 mars 2015 à Paris (Espace Reuilly, 21 rue Hénard, 12ème)
Journée gratuite, inscription obligatoire.
Le programme
Inscription en ligne

Le programme -> autismenouvelletechno_1
Inscription en ligne

1 novembre 2014

Une journée de formation continue sur l'autisme, offerte par l'association Autisme Charente-Maritime

article publié sur le site de l'association Autisme Poitou Charentes

Le : 31 oct 2014 - 14:49

C'est une grande première.
Mercredi 5 novembre à partir de 8h30, plus de 200 personnes de l'Education Nationale (instituteurs, professeurs de collèges et lycées, Auxiliaires de Vie Scolaire,
Psychologues et médecins scolaires...) du département vont bénéficier d'une journée de formation continue sur l'autisme​,​
offerte par l'association Autisme Charente​-​Maritime :

​MIEUX COMPRENDRE L'AUTISME : POUR UNE SCOLARISATION ET UN ACCOMPAGNEMENT ADAPTE​S
par EDI Formation.
L'association Autisme Charente​-​Maritime prend en charge intégralement les frais de cette formation.
La Ville de Rochefort met à disposition gratuitement la salle de l'Auditorium du Palais des Congrès.
L'inspection ASH (Adaptation et Scolarisation des élèves Handicapés) a largement diffusé cette information​

C'est un véritable succès ! Si bien que Monsieur Bordignon, l'inspecteur ASH, a pris contact avec les services du palais des congrès pour envisager la retransmission dans
une autre salle.​:​t rop compliqué à mettre en oeuvre, il a du se résoudre​à limiter les inscriptions.
A l'heure où l'on nous parle du 3ème plan autisme qui reste concrétement insuffisant, voilà une action​partenariale bien concrète, qui permettra de lever le voile sur un
handicap encore méconnu.​
Les 2 jours qui précèdent, la formation "autisme et problèmes de comportement" à destination des parents​, des professionnels libéraux et des institutions​, fait également le plein.
L'Autisme et les troubles apparentés touchant 1 personne sur 100 à 150, il y aurait en Charente-Maritime environ 4000​personnes autistes.
Les "dommages collatéraux" atteignent donc un grand nombre de personnes : parents, fratrie, école...​et la vie des familles est fortement bouleversée.
Une des​première​s​des difficultés rencontrée​s​par les parents est de faire accepter son enfant à l'école... seuls 15 à 20% des enfants avec autisme sont en effet scolarisés,
alors que 70% ne présentent aucune déficience intellectuelle.

Pour plus d'informations :
http://autisme-charente-maritime.blogspot.fr/search/label/C.a%20FORMATIONS
http://web17.ac-poitiers.fr/ASH/?formation-autisme
http://ediformation.fr/
Une petite vidéo sympa et courte pour voir que l'autisme n'est pas toujours ce qu'on croit (même si ce n'est pas toujours cela non plus)
http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-petit-journal/pid6515-emis...
Et des films incontournables qui ont fait le buzz
"Le Cerveau d'Hugo" passé sur France 2 http://www.youtube.com/watch?v=6ASAHKoFqVQ
et "Le Mur, la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme" de Sophie Robert http://www.dragonbleutv.com/documentaires/2-le-mur-ou-la-psychanalyse-a-...

​Bien cordialement​

Sandra RONDET
Présidente Autisme Charente-Maritime
Adresse postale :
AUTISME CHARENTE-MARITIME
37 Rue Pujos
17300 ROCHEFORT

Tél. : 06.98.80.53.94
http://autisme-charente-maritime.blogspot.fr/
Page FACEBOOK : https://www.facebook.com/Autisme17

24 octobre 2014

CHU Limoges - Recrutement de 60 assistants d'éducation en autisme

Publication sur le site du CHU de Limoges

 

Dans le cadre du 1er centre expert autisme français (Intervention intensive précoce pour tous enfants dépistés avant 5 ans dans la Région).

Compétences requises
  • Un bon contact avec les très jeunes enfants
  • Un esprit créatif et dynamique
  • Des capacités d’expression « théâtrale »
  • Une capacité d’observation objective et d’organisation.
  • Diplomatie, tact et empathie pour gérer des interactions intimes avec la famille et avec les aidants professionnels (crèche, assistante maternelle…)
  • Permis B (Déplacements sur les lieux de vie)
Métiers concernés

AMP ; Aide Soignante ; TISF ; Aide Puéricultrice ; CESF ; Moniteur Educateur ; Educateur de jeunes enfants ; Educateur Spécialisé ; Psychologue…

Chaque professionnel exercera dans le cadre de cette mission des compétences spécifiques à son domaine de formation et d’expertise.

Caractéristiques particulières :

  • lieu d’exercice : milieu de vie de l’enfant
  • ce poste correspond à une mise à disposition
  • maintien du salaire du poste d’origine

Candidatures à adresser à :

CHU de Limoges

A l’attention de M. Michel SENIMON

Directeur du personnel, des relations sociales et de la formation / Direction des Ressources Humaines

2 av. Martin Luther King

87042 LIMOGES Cedex

ou par mail : florence.baudry@chu-limoges.fr

24 octobre 2014

La formation est essentielle info publiée dans la newsletter du CRAIF

Stage théorique autisme et stratégies éducatives – Les adultes,

formation organisée par EDI Formation du 17 au 21 novembre 2014 à Paris et animée par Martine FOUBERT, psychologue. Coût : profession libérale : 600 € - prise en charge par l’employeur : 710 € (les consulter pour les autres tarifs). Contact : EDI Formation (21 avenue Cévoule, 06220 Golfe Juan, tél : 04 93 45 53 18, courriel : edinfos@wanadoo.fr).

tiret VIVRE FMProgramme

 

23 octobre 2014

Adultes autistes : les grands oubliés

article publié sur le site d'Autisme Poitou Charente

Le : 13 août 2014 - 10:39

 
Auteur(s) :
Caroline Sédrati-Dinet
Personnes handicapées
 
Adultes autistes : les grands oubliés
 
Alors qu’ils représentent les deux tiers des personnes autistes, les adultes se voient rarement proposer des solutions de prise en charge satisfaisantes : le manque de places est patent et l’accompagnement souvent inadapté. Des modalités de suivi existent cependant, reste à les développer.
« C’est un problème majeur qui revêt une dimension tragique : en France, on n’a jamais anticipé qu’un enfant autiste devenait un adulte autiste », affirme Danièle Langloys, présidente d’Autisme France. De fait, les adultes autistes représentent environ les deux tiers des personnes autistes. Or, paradoxalement, « si des progrès existent en direction des enfants et des adolescents, on voit très peu d’avancées en direction des adultes », poursuit Danièle Langloys.
« Jusqu’à présent et avec raison, les efforts ont surtout porté sur la précocité du diagnostic et la prise en charge des enfants. Il faudrait désormais mettre l’accent sur les adultes », prône dans le même sens Olivier Masson, directeur du centre ressources autisme (CRA) du Nord-Pas-de-Calais et président de l’Association nationale des CRA.
L’urgence porte avant tout sur la création de solutions d’accueil.
« Le taux d’équipements pour adultes étant inférieur à celui des enfants, il n’est pas rare que les jeunes adultes subissent une rupture de prise en charge à l’issue de leur parcours dans les structures pour enfants – ce qui peut avoir des conséquences sociales et humaines catastrophiques », pointe Olivier Masson. La difficulté concerne aussi bien les autistes relativement autonomes, pour lesquels un établissement et service d’aide par le travail (ESAT) peut être une option satisfaisante, que ceux très dépendants qui sont orientés principalement en maison d’accueil spécialisée (MAS) et en foyer d’accueil médicalisé (FAM).
« Nous essayons d’aiguiller nos jeunes en fonction de leur potentiel, de leurs désirs et des attentes des familles. Mais, malgré nos recherches actives, nous n’avons en général rien à leur proposer ou bien pas ce qui correspond – un externat, par exemple, alors qu’il faudrait un internat –, ce qui débouche souvent sur une orientation par défaut, en fonction des places disponibles », témoigne Laurence Genet, directrice de l’institut médico-éducatif (IME) Jeune Appédia à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine).
« La question des choix de vie a beau être cruciale, les options sont très limitées, notamment si l’on veut maintenir une proximité géographique avec la famille et même lorsque nous avons travaillé l’orientation très en amont, confirme Stéphane Durand, directeur de l’IME Alternance à Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine).
Il faut être en alerte constamment pour savoir s’il y a des ouvertures de places ou si des places se libèrent. »
Preuve de la pénurie, la moindre création de places génère immédiatement une file d’attente importante.
« Il y a eu 240 candidatures pour l’ouverture, en avril dernier, de six places dans le cadre de l’extension du FAM Le Cèdre bleu, à Chaville [Hauts-de-Seine] », note Laurence Genet. Idem pour l’ouverture programmée en 2015 d’un FAM géré par Autisme Nord :
« Il y a déjà 160 adultes sur liste d’attente alors que seules 32 places sont prévues », se désole Danièle Langloys.
« On considère que 90 % des adultes autistes sont sans solution appropriée », estime la présidente d’Autisme France. Certains jeunes adultes sont maintenus dans leur structure dans le cadre de l’amendement Creton – qui permet, depuis 1989, à un jeune adulte handicapé de continuer à être accueilli au-delà de 20 ans dans un établissement pour enfants s’il n’a pas d’alternative (1).
« Mais faire se côtoyer des jeunes de 13 ans et des jeunes adultes de 23 ans n’est bénéfique ni pour les uns ni pour les autres », reconnaît Stéphane Durand.
 
EXIL FORCÉ
 
Autre piste envisagée, faute de mieux : se tourner vers la Belgique, qui a développé un grand nombre d’établissements pour personnes handicapées à quelques kilomètres de Lille.
« Etre obligé d’exiler son enfant pour qu’il soit pris en charge est toutefois une violation éhontée de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées, qui affirme que celles-ci doivent pouvoir vivre dans la dignité à proximité de leur famille », relève Danièle Langloys.
« Au-delà de l’éloignement géographique, le fait d’être acculé à placer son enfant à l’étranger est vécu comme un traumatisme de plus par la famille », complète Jean-Luc Vincent, directeur de l’IME Armonia à Limeil-Brevannes (Val-de-Marne). D’autant que la Belgique n’est pas l’Eldorado attendu : non soumises aux normes françaises, certaines structures ne proposent aucune garantie sur le niveau des prestations.
« S’il existe des établissements de qualité, d’autres peuvent être qualifiés d’“usines à Français” dans la mesure où ils n’ont vu le jour qu’en réponse au manque de places en France. Faute d’un accompagnement spécifique, la maltraitance par défaut n’y est pas rare : lorsque les résidents sont trop agités, la solution de facilité consiste à prescrire des médicaments. Or la famille est loin et n’a pas toujours les moyens de demander des comptes », explique Danièle Langloys. Certes, les pouvoirs publics se sont saisis du dossier : un accord-cadre franco-wallon s’applique depuis le 1er mars dernier (2). Il devrait permettre de recenser les personnes handicapées françaises en Belgique et de réaliser des inspections communes dans l’objectif de rapprocher les normes avec celles de la France.
« Mais aucune réunion de suivi n’a pour l’instant été mise en place », pointe Danièle Langloys.
Certains n’ont d’autre choix que de rester dans leur famille. Avec un risque d’épuisement pour l’entourage et de déperdition de compétences pour les personnes concernées, en particulier lorsqu’elles ont pu bénéficier d’un accompagnement adéquat jusque-là :
« S’il n’y a pas de relais immédiat, l’effet de l’énergie déployée pendant l’enfance se perd », observe Olivier Masson. C’est ce qui est arrivé à Amélie, 19 ans, souffrant d’un autisme sévère associé au syndrome de Prader-Willi (3), dont la situation a été largement médiatisée cet automne : après avoir été obligée de quitter l’IME dans lequel elle résidait depuis son enfance, les structures contactées par la famille, y compris en Belgique, ont refusé d’accueillir la jeune femme en l’absence de place disponible ou du fait de sa pathologie. En octobre dernier, dans le cadre d’une procédure d’urgence, la justice a enjoint à l’agence régionale de santé d’Ile-de-France de trouver une offre de soins adaptée dans un délai de quinze jours. L’affaire a eu un mérite : en novembre, le gouvernement annonçait la mise en place d’un dispositif de gestion des situations critiques tout en chargeant le conseiller d’Etat Denis Piveteau de proposer des évolutions de la réglementation et de l’organisation de l’accompagnement des personnes handicapées. Ce dernier a remis ses conclusions le 20 juin dernier (4).
Une autre partie se retrouve en hôpital psychiatrique.
« Non seulement cette solution n’est pas adaptée – un hôpital psychiatrique n’est pas un lieu de vie –, mais certains adultes autistes y subissent des périodes de contention longues, ce qui est dramatique », dénonce Danièle Langloys. Le pire reste le cas des autistes orientés en unités pour malades difficiles (UMD) spécialisées dans le traitement des patients souffrant de pathologies mentales présentant un danger potentiel pour eux-mêmes ou pour autrui.
« L’UMD de Bordeaux Cadillac reconnaît – c’est la seule à donner des chiffres – qu’elle accueille 10 % d’adultes autistes ! Que font-ils dans ces structures censées être provisoires alors qu’ils n’ont jamais violé ni tué ? », dénonce Danièle Langloys, qui observe que les démarches pour les faire sortir sont longues et complexes.
« Les moyens utilisés en longs séjours, loin d’être négligeables, pourraient être redéployés vers des solutions plus adaptées », observe Céline Poulet, directrice générale adjointe à la Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées (Fegapei).
 
RUPTURE D’ENCADREMENT
 
Pour ceux qui ont la chance de bénéficier d’une place dans le secteur médico-social « adultes » en France, tout n’est pas rose pour autant. En premier lieu, la transition entre les structures pour enfants et celles pour adultes est souvent vécue comme un arrachement :
« Les compétences développées dans le secteur “enfants” sont très mal prises en compte dans le secteur “adultes” », déplore Olivier Masson.
« Les personnes avec autisme ont besoin de s’entraîner toute leur vie pour ne pas perdre leurs acquis. Or la plupart des établissements pour adultes ne proposent plus les outils de communication dont les jeunes bénéficiaient jusque-là : c’est comme si on leur retirait la parole », pointe Céline Poulet. Cette rupture s’explique par un taux d’encadrement en baisse et par des qualifications professionnelles moindres : alors qu’on trouve principalement des moniteurs-éducateurs et des éducateurs spécialisés chez les enfants, ce sont surtout des aides médico-psychologiques et des aides-soignants qui sont recrutés pour les adultes.
« Etant donné le fossé entre les modalités d’accompagnement des enfants et des adultes, on voit immanquablement apparaître une augmentation des troubles du comportement », observe Jean-Luc Vincent. Selon lui, le passage pourrait pourtant se faire bien plus en douceur – en multipliant les partenariats entre structures par exemple.
« Lorsqu’un jeune quitte notre IME, il serait bon d’accueillir chez nous un professionnel de son futur établissement pour que ce dernier puisse ensuite faire référence à ses an­ciennes habitudes de vie et, inversement, de détacher un salarié de l’IME dans le nouvel établissement pour aider le jeune à s’intégrer sur place. Mais cela suppose des financements supplémentaires… »

Il préconise également la création d’internats séquentiels pour les jeunes adultes – une formule souple qui a l’avantage d’organiser, selon un planning déterminé au cas par cas, des temps de vie en établissement et dans les familles (avec par exemple une semaine d’internat par mois).

Signe que les structures pour adultes sont loin de répondre à leurs besoins singuliers, beaucoup finissent par en être exclus. C’est le cas lorsqu’ils sont accueillis dans des établissements qui ne sont pas dédiés uniquement aux autistes. Ce qui reste la situation majoritaire puisque seuls 16 % des établissements médico-sociaux présentent des modalités d’accueil spécifiques. Motif généralement invoqué lors de l’exclusion : ces publics ne s’adaptent pas à la vie collective.
« La collectivité reste, pour les personnes autistes, une difficulté majeure dans la mesure où elles ne sont ni dans la communication ni dans les interactions sociales. Elles peuvent buter sur un détail qui leur déplaît – une voix, une couleur de vêtement… – et se montrer agressives. Il n’est pas normal non plus qu’on demande à ces adultesde s’adapter : c’est à l’établissement de le faire, comme l’affirment d’ailleurs les recommandations de l’ANESM [Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux] de 2009 [5] », explique Danièle Langloys.
 
ADAPTER L’ESPACE
 
Dans ces conditions, la création de petites unités de vie se révèle incontournable.
« Pour ces personnes qui ont du mal avec les interactions sociales et que les établissements trop importants mettent en difficulté, cette formule apporte un mieux-être évident », constate Olivier Masson.
« Il faut absolument aller dans ce sens. Sinon les personnes ont tendance à se perturber les unes et les autres – par exemple, un résident très sensible aux odeurs va avoir beaucoup de mal à en supporter un autre qui s’urine régulièrement dessus », renchérit Laurent Petit, directeur du Centre pour adultes avec autisme en Poitou à Vouneuil-sous-Biard (Vienne). Géré par le groupement de coopération sociale et médico-sociale d’Autisme France, ce FAM fonctionne avec quatre maisons de six usagers, organisées de façon à tenir compte de la singularité de chacun pour faciliter le vivre ensemble – la coexistence d’un autiste qui crie beaucoup avec un autiste sourd posera forcément moins de difficultés. Une nécessité pour cette structure qui a fait le choix d’accueillir des adultes autistes exclus partout ailleurs et dont l’unique alternative est souvent l’hôpital psychiatrique.
La MAS Notre-Dame-de-Philerme à Sallanches (Savoie), qui accueille également des adultes autistes très dépendants, mesure, elle aussi, l’intérêt de l’organisation en petits groupes. L’institution, créée en 1997, a réalisé d’importants travaux d’aménagements entre 2009 et 2011 : désormais, les résidents logent dans quatre appartements de cinq chambres avec un fonctionnement de type familial.
« Dans l’ancienne grande maison, un adulte en crise pouvait entraîner, par un effet boule de neige, des troubles chez les autres résidents. Aujourd’hui, l’ambiance est beaucoup plus sereine », observe Loïc Surget, le directeur.
L’aménagement doit toutefois être assorti d’un accompagnement adéquat, le plus personnalisé possible. A cet égard, l’existence d’institutions dédiées aux seuls autistes revêt « l’immense intérêt de concentrer les professionnels dotés de compétences spécifiques : ils savent comment faire pour que les personnes se sentent en sécurité, ce qui limite les réactions imprévisibles, y compris les phénomènes de violence », souligne Danièle Langloys. Ces derniers peuvent en effet être largement endigués par un planning d’activités précis et des rituels de transition et par des outils de communication et de socialisation adaptés.
L’apaisement est également notable lorsque l’accès aux soins est facilité : « Certains troubles du comportement trouvent leur source dans une souffrance somatique non repérée, tels un abcès dentaire, une migraine, des problèmes digestifs… », relève Olivier Masson. Or, non seulement les personnes autistes sont rarement en capacité de nommer leur douleur, mais elles peuvent ressentir le fait d’être touchées (par un médecin, un stéthoscope…) comme une intrusion insupportable. D’où l’intérêt de structures qui, tel le centre expert autisme adultes de Niort, proposent une investigation somatique et des soins spécifiques. Mais elles restent exceptionnelles.
Il faut aussi admettre qu’ils ont des pulsions sexuelles comme tout un chacun, avance Danièle Langloys. Là encore, lorsqu’elles sont prises en considération, les troubles s’atténuent. Un sujet tabou qu’il semble difficile d’écarter en établissement :
« Les adultes autistes n’ont aucun repère par rapport à la sexualité, notamment parce qu’ils n’ont pas eu d’échanges sociaux à ce sujet avec leurs pairs. Aussi voit-on dans des MAS et des FAM des hommes qui s’en prennent à leur pénis simplement parce qu’ils ne savent pas comment gérer la frustration qu’ils ressentent », observe Danièle Langloys.
Pour les adultes plus autonomes, les difficultés ne sont pas moindres. Si les ESAT sont théoriquement une solution intéressante, non seulement il existe peu de places dédiées aux autistes, mais il reste difficile de trouver un hébergement associé. Obstacle supplémentaire : les conditions de travail y sont souvent peu adaptées, en particulier concernant le bruit, souvent intolérable pour ce public. Quand bien même la dépendance est faible, le FAM et la MAS restent donc, bien souvent, la seule voie proposée. Il serait alors souhaitable que les adultes puissent au moins être orientés « vers des structures qui correspondent à leurs centres d’intérêt », avance Stéphane Durand. Or les établissements créés autour d’une thématique spécifique – tel le FAM Alternote, à Antony (Hauts-de-Seine), consacré à la musique – sont rares.
« Il faut absolument sortir de la logique actuelle de filières et diversifier les solutions d’accompagnement pour que les personnes concernées aient la possibilité de faire des choix en fonction de leurs besoins individuels », affirme Céline Poulet.
« Nous devons réfléchir à des alternatives plus souples, ce qui suppose de changer de paradigme, renchérit Olivier Masson.
En France, nous avons trop tendance à privilégier les solutions institutionnelles lourdes. Or, non seulement ces dernières ont un coût non négligeable, mais elles vont à l’encontre de ce dont une partie de ces adultes aurait besoin, à savoir des petites unités, de l’habitat en diffus avec des équipes de soutien, voire, sur le plan de l’accès au travail, des formules de “job coaching” pour les profils de type Asperger
[6] ou sans déficience intellectuelle. »
Encore peu utilisé en France, le « job coaching », qui permet de soutenir les personnes dans leur environnement de travail, est une piste intéressante. En témoignent les résultats de l’expérimentation menée par le CRA du Nord-Pas-de-Calais, qui a permis à douze jeunes autistes Asperger, qui étaient en décrochage professionnel malgré des niveaux d’études parfois élevés, d’être suivis pendant un an dans le cadre d’un partenariat avec un centre de rééducation professionnelle : six ont trouvé un emploi en milieu ordinaire, deux en milieu adapté et deux reprennent une formation qualifiante.
 
DES SOLUTIONS PERSONNALISÉES
 
Ce type de soutien pourrait s’articuler à un service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) ou un service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés (Samsah), tel que celui qui a été créé à Tarbes en 2008. Géré par l’Association départementale des amis et parents de personnes handicapées mentales (Adapei) des Hautes-Pyrénées, ce Samsah apporte à cinq jeunes adultes Asperger vivant en appartement individuel un soutien dans la vie quotidienne (repas, sorties…), sur le plan médical et dans le cadre de leur travail en ESAT grâce à l’appui d’une équipe pluridisciplinaire.
« Mais il n’y en a que sept qui sont dédiés à l’autisme en France, et ils restent peu dotés », déplore Danièle Langloys.
Une des solutions idéales, selon Céline Poulet, passe par la mise en place de plateformes favorisant les parcours de vie :
« On pourrait imaginer un regroupement de petits pavillons auxquels seraient rattachés un Samsah et un service d’accueil de jour : en fonction de leur évolution, lesadultes accueillis pourraient passer d’un pavillon à l’autre tout en bénéficiant du Samsah pour l’organisation de sorties individualisées ».

Une telle formule suppose toutefois une remise à plat de l’offre médico-sociale. Le chantier n’en est qu’à ses prémices.

Améliorer le diagnostic : une priorité « Les enfants et les jeunes adultes avec autisme sont en général bien identifiés – encore que souvent tardivement – mais ce n’est pas le cas des adultes plus âgés : il y a vingt ou trente ans, le diagnostic n’était ni aussi précis ni aussi pertinent qu’aujourd’hui », explique Olivier Masson, président de l’Association nationale des centres ressources autisme (ANCRA). Dans ce contexte, certains adultes avec autisme n’ont jamais été diagnostiqués et, inversement, d’autres sont repérés à tort comme autistes depuis des années.
D’où l’intérêt de l’unité de diagnostic mobile mise en place par le centre d’évaluation savoyard de l’autisme à Chambéry, soutenue par l’agence régionale de santé (ARS) de Rhône-Alpes et la maison départementale des personnes handicapées de Savoie – son action pourrait d’ailleurs être étendue prochainement à d’autres départements de la région. Autre initiative allant dans le même sens : le repérage systématique des adultes avec autisme porté par l’ARS du Nord-Pas-de-Calais et réalisé depuis septembre dernier par le CRA du Nord-Pas-de-Calais d’abord dans les établissements sociaux et médico-sociaux, puis en psychiatrie.
« Le chantier du diagnostic est d’autant plus important qu’en fonction des résultats, il faudra adapter les établissements et former les professionnels », estime Olivier Masson.
 
 
Notes
 
(1) Voir notre enquête sur le sujet, ASH n° 2787 du 14-12-12, p. 28.

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(2) Il a été signé le 21 décembre 2011 – Voir ASH n° 2851 du 14-03-14, p. 48.

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(3) Maladie génétique qui se caractérise à la naissance par une diminution du tonus musculaire (hypotonie) et des difficultés à s’alimenter.

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(5) « Pour un accompagnement de qualité des personnes avec autisme ou autres troubles envahissants du développement » – Disponible sur www.anesm.sante.gouv.fr.

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(6) Les adultes souffrant du syndrome d’Asperger se caractérisent par des difficultés d’interaction sociale sans trouble du langage ni déficit du développement cognitif.
21 octobre 2014

Autisme : Pau accueille une formation unique en France

article publié dans La République des Pyrénées

 
Par Marie-Pierre Courtois

Publié à 06h00
Mise à jour : 11h18

Une première en France pour 20 étudiants du service de formation continue de l'université de Pau.

Une première en France pour 20 étudiants du service de formation continue de l'université de Pau. (N. Sabathier)

La rentrée a été singulière pour vingt étudiants, les premiers à suivre la formation d'accompagnement à l'autisme proposée à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour.

Sa création a été discrète et pourtant c'est une première en France : "Aucun autre diplôme universitaire ne concerne directement l'accompagnement" précise Christian Sottou, président de l'association Autisme Pau Béarn. L'Université de Pau et des Pays de l'Adour propose depuis cette rentrée une formation de 126 heures sur douze mois (deux jours par mois) entièrement dédiée à l'accompagnement des personnes avec autisme au terme de laquelle les étudiants seront titulaires d'un diplôme universitaire.

Pau en tête en France

Assurés par des professionnels, par exemple psychologues au sein du Service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) "Les Petits Princes" à Pau ou employés du Centre de ressource autisme, les cours ont démarré à la mi-septembre pour vingt étudiants pionniers. "Ils ont été sélectionnés parmi 40 postulants, alors que les conditions d'inscription étaient délicates : nous n'avons eu que quelques jours début juin pour faire savoir que cette formation ouvrirait à la rentrée 2014" explique Christian Sottou.

Autisme Pau Béarn s'était rapproché de l'Université en 2010, avec le projet de la création d'une licence professionnelle.

Fondée sur les préconisations de la Haute autorité de santé en terme de diagnostic précoce et d'accompagnement spécifique, cette formation, qui n'existe qu'à Pau, est l'axe majeur du plan autisme Aquitaine.

Une convention avec l'Éducation nationale

Dans le même temps, une convention elle aussi unique en France a été élaborée avec l'Éducation nationale pour soutenir et développer la scolarisation des enfants autistes (1) via un plan local proposant des formations et des outils éducatifs adaptés aux professeurs des écoles.

La professionnalisation, notamment à travers l'ouverture du diplôme universitaire, représente selon le président d'Autisme Pau Béarn un espoir pour toutes les familles que leurs enfants soient mieux compris et accompagnés.

(1) 20 % seulement d'entre eux sont scolarisés en France alors que ce taux avoisine les 80 % dans d'autres pays européens.

21 octobre 2014

AUTISME : Les formations doivent être conformes aux recommandations de la HAS rappelle le collectif Egalited

Suite à plusieurs témoignages, revenant tous les ans, au sujet des enseignements en IFSI (Instituts de Formation en Soins Infirmiers), le collectif Egalited a écrit à tous les IFSI de France (avec copies aux Ministres concernés) pour leur enjoindre de vérifier la conformité de leurs cours aux recommandations de la HAS.

https://drive.google.com/…/0B7s8QJ-76JxVanJxaWNQUW1CdW…/view

20 octobre 2014

Courrier à la HAS et à l'ANESM -> Mise au point des recommandations adultes avec autisme

Publié sur le site d'Autisme France

Courrier à la HAS et à l’ANESM, pour obtenir des recommandations à destination des adultes qui soient à la hauteur des enjeux

Lire le courrier

 
16 octobre 2014

28 novembre 2014 Journée de formation au modèle d'intervention précoce de Denver

Journée de formation au modèle d’intervention précoce de Denver (Early Start Denver Model, ESDM) pour jeunes enfants avec autisme.

L’ESDM est une méthode d’intervention précoce, validée internationalement, recommandée par l’Haute Autorité de Santé pour les très jeunes enfants présentant un trouble du spectre autistique dès l’âge de 18 mois.

Promouvoir des modèles internationaux de qualité dans la prise en charge de l'autisme et favoriser le développement et la diffusion des savoirs validés est une priorité pour les organisateurs.

Il s’agit de la première formation en Ile de France ouverte aux professionnels et aux parents.

DENVER Plaquette et bulletin Formation ESDM Versailles 28-11-2014.pdf

13 octobre 2014

CQFD : Nadia Chabane, directrice du Centre cantonal vaudois de l'autisme - SUISSE

Lumineux !!! (jjdupuis)
Rencontre avec Nadia Chabane
Nadia Chabane, la nouvelle directrice du Centre cantonal vaudois de l’autisme. [Eric Déroze - CEMCAV-CHUV]

Nadia Chabane, la nouvelle directrice du Centre cantonal vaudois de l’autisme. [Eric Déroze - CEMCAV-CHUV]

Tous les vendredis, "CQFD" reçoit un homme ou une femme de science pour parler de son travail et de ses recherches.

Aujourd'hui, Cécile Guérin a invité Nadia Chabane, la nouvelle directrice du Centre cantonal vaudois de l’autisme.

tiret VIVRE FMEcouter

 

Le Centre cantonal vaudois de l'autisme est le premier du genre en Suisse, fruit du partenariat entre l'Université de Lausanne et le Centre hospitalier universitaire vaudois avec le soutien de la Fondation Hoffmann et de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.

Nadia Chabane, clinicienne reconnue à l'Hôpital Robert Debré à Paris et auteure de nombreuses publications dans le domaine des soins et de la recherche sur les bases biologiques de l'autisme a pris la tête de cette nouvelle entité. (source: CHUV)

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