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"Au bonheur d'Elise"
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formation
17 février 2014

Comprendre le fonctionnement autistique et pointer les incidences sur les apprentissages

canal autismeBientôt sur Canal Autisme


Cette formation vous propose de  comprendre (à partir de témoignages et de séquences vidéo) le fonctionnement autistique, de vous mettre à la place de ces personnes, de voir le monde avec leurs yeux afin de cesser d’interpréter leur comportement à partir de vos propres normes et de faire preuve d'empathie.

Cette formation propose également de vous aider à prendre en compte ce fonctionnement particulier, la singularité de la personne avec autisme en situation d’apprentissage, en attirant l’attention sur un certain nombre de difficultés et d’obstacles qui doivent constituer des points de vigilance.
    

Photo

Christine PHILIP
J’ai exercé les fonctions d’enseignante et de formatrice d’enseignants spécialisés pendant une trentaine d’années dans les centres nationaux de formation de l’Éducation Nationale dont l'INS HEA (Institut National Supérieur pour le Handicap et les Enseignements Adaptés).
A l’origine professeur certifié de Philosophie j’ai fait une thèse en Sciences de l’Éducation sur l’autisme en 2008 (publiée chez Dunod : Autisme et parentalité) et je suis devenue Maître de conférences en 2009.


Informations
  • Pré-requis
Aucune connaissance spécifique n'est nécessaire pour suivre cette formation.
Descriptif
  • Plusieurs thématiques seront abordées pendant cette formation
- le fonctionnement des personnes avec TED
- la représentation de la différence
- le traitement des informations par les personnes autistes
- la compréhension des déficits de communication (verbale et non-verbale)
- les aspects sensoriels et perceptifs
- l’importance de l’individualisation de la pédagogie
- la prise en compte des besoins particuliers des personnes avec autisme

  • Les outils & moyens pédagogiques
Une formation 100% en ligne disponible 24h/24, 7j/7, composée de modules vidéo courts avec :
- un support qui présente les particularités du fonctionnement autistique
- des séquences vidéo où s’expriment des personnes TED
- des échanges avec les membres de la communauté Canal Autisme
- le témoignage d’un chercheur qui est à l'écoute des personnes autistes
-
plusieurs situations pédagogiques faisant apparaître des compétences comme des difficultés particulières apparaissant dans le cadre de l'apprentissage de ces élèves et qui tiennent compte de la diversité des profils dans le spectre autistique afin de comprendre l’importance de la singularité de ces personnes et du rôle de l’observation en situation d’apprentissage

  • Durée
Cette formation dure environ 3 heures

Dates & lieux
Cette formation sera disponible en mars 2014 mais vous pouvez vous inscrire dès maintenant.
Elle est 100% en ligne vous pourrez donc la suivre où vous voulez et quand vous le voulez depuis un ordinateur connecté à Internet ! A votre rythme et en toute tranquillité.
Tarifs
Le prix de cette formation est de 30 € TTC

Avec le Pass'Abonné le prix de cette formation est de 15 € TTC
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13 février 2014

Maltraitance et handicap : l'Académie de médecine réagit à l'émission Zone Interdite

article publié dans le quotidien du médecin

 12/02/2014

Le 19 janvier, l’émission « Zone Interdite » sur M6 révélait au grand public les maltraitances subies par les handicapés mentaux dans certains centres spécialisés. Au lendemain de cette diffusion, le Pr Marie-Odile Réthoré, directrice médicale à l’Institut Jérôme Lejeune, a convaincu l’Académie de médecine de prendre officiellement position dans un communiqué diffusé ce mercredi 12 février.

L’Académie demande notamment en urgence la multiplication des « haltes temporaires » afin de permettre aux familles de disposer de moments de repos, et pas seulement en cas de maladie d’un des deux parents.

Elle réclame aussi que soit mis en avant le diplôme interuniversitaire existant pour former les médecins à des consultations spécialisées dans l’accompagnement des parents et des personnes déficientes mentales. Enfin, l’Académie suggère la mise en place d’une « formation adaptée et conçue dans une perspective pluridisciplinaire de tout le personnel travaillant dans les centres spécialisés ».

La loi n’est pas appliquée

Depuis mars 2007, un plan de lutte oblige en principe les institutions françaises et européennes à mettre en place des mécanismes de prévention de la maltraitance, mais il s’avère « qu’un tiers à peine des établissements se conforment à la loi et fournissent à leur agence régionale de santé une enquête externe par une structure objective, » dénonce Marie-Odile Réthoré.

Selon elle, deux familles auraient « procédé » à un suicide collectif depuis le début de l’année ne pouvant supporter l’idée que l’enfant handicapé soit livré à lui-même et aux institutions après le décès de ses parents. Elle estime qu’une soixantaine de familles auraient fait de même en 2013.

Damien Coulomb

12 février 2014

Autisme : condamnation par le Conseil de l'Europe

condamnation france par le conseil de l'europe vaincre l'autisme


CONDAMNATION DE LA FRANCE PAR LE CONSEIL DE L’EUROPE - Il est temps d’alerter la presse, les associations, les professionnels et les familles se trouvant à l'étranger !!! Communiqué à diffuser LARGEMENT autour de vous, à vos contacts étrangers : « AUTISM : THE LEGAL WEAPON »

http://vaincrelautisme.org/sites/default/files/file/CommuniquesDePresse/PR_020614_AUTISM_IN_FRANCE_THE_LEGAL_WEAPON.pdf

12 février 2014

Formation Pivotal Response Training - PRT- en Suisse

information publiée par autisme suisse romande

lynn koegel

Dr Lynn Koegel du Koegel Autism Center de Californie sera en Suisse les 5 et 6 avril 2014 pour une formation Pivotal Response Training (PRT). Cette formation exceptionnelle sera proposée pour la 1ère fois en français (traduction simultanée par casque audio).

Selon le National Research Concil of the American Academy of Science, le Koegel Center est un des 4 centres d'excellence américain dans la prise en charge des personnes avec TSA.

Le programme de la formation et les informations pratiques se trouvent dans le papillon joint à l'article sur le site.
Informations et inscription sur www.autisme.ch/formationKoegel

11 février 2014

Autisme : Madame Carlotti, vous n'avez rien compris à la maladie de nos enfants

article pubié dans le nouvel observateur
Publié le 10-02-2014 à 15h04 - Modifié à 16h33

Temps de lecture Temps de lecture : 4 minutes

LE PLUS. Pour la cinquième fois, le Conseil de l'Europe a condamné la France pour sa mauvaise prise en charge des enfants autistes dans les écoles. Le plan autisme de Marie-Arlette Carlotti, présenté en mai dernier, sera-t-il suffisant pour combler ce retard ? Pour Olivia Cattan, présidente de Paroles de femmes et porte-parole de SOS autisme en France, il est à côté de la plaque.

Marie-Arlette Carlotti en visite à l'unité pour enfants autistes de l'hôpital Robert-Debré à Paris, le 5/06/2013 (W.ALIX/SIPA)

Madame, je vous écris aujourd’hui parce que votre invisibilité politique au sein de votre ministère, votre mépris affiché pour les familles françaises ordinaires ayant un enfant autiste comme la mienne, montre à quel point votre action politique n’est dictée que par une ambition personnelle et que vous n’avez pas, semble-t-il, compris le sens de votre haute fonction politique : venir en aide aux familles d’enfants handicapées qui se trouvent dans la détresse, recevoir toutes les associations et pas seulement celles qui vous arrangent ; faire avancer l’autisme en France ; être notre digne représentante au sein des hautes instances.

Vos dix mesures ne changeront rien

Nous passerons rapidement sur votre manque d’humanité pour ces enfants et personnes autistes : un petit garçon de 8 ans qui s’adresse au président aurait ému n’importe quel cœur normalement constitué mais apparemment pas le vôtre.

Il est vrai que ce n’est pas facile de se montrer à l’écoute lorsque le but de cette fonction ministérielle était au départ la victoire de la mairie de Marseille. Mais là aussi, vous avez échoué parce qu’il n’est pas facile de faire campagne trois jours à Marseille et s’occuper de ce vaste ministère deux jours par semaine.

Passons maintenant aux choses sérieuses. Nous possédons aujourd’hui des centaines de dossiers émanant de toute la France, les familles de Bretagne sont en colère, les familles des Dom-Tom sont à bout. Les familles du sud de la France, des Vosges, du Limousin…Que devons-nous répondre à toutes ces familles qui viennent à nous, parce que nous avons décidé de parler de ce scandale sanitaire dans les médias ?

Les dix mesures que vous proposez ne sont que de simples petites mesurettes, du saupoudrage, de la poudre de perlimpinpin pour avoir quelque chose à dire face aux médias. Et nous, parents ou personnes autistes, nous savons que cela ne changera rien.

Elles illustrent votre méconnaissance du sujet

Prenons les une par une : "le dépistage précoce". Le manque de formation des pédiatres et médecins généralistes est un véritable problème, la qualité du dépistage en France est très inégale selon les régions. Et vous ne proposez rien pour répondre à cela.

"Vos unités d’enseignement en maternelle" est l’exemple le plus flagrant de votre méconnaissance du sujet. L’inclusion scolaire dans une école ordinaire parmi d’autres enfants est le modèle qui marche aux Pays-Bas, en Italie, au Canada, en Israël, aux États-Unis. À la place, vous proposez de parquer nos enfants dès leur plus jeune âge dans des classes d’autistes !

Est-ce cela l’école pour tous ? Faire une ségrégation au sein de l’école de la République ? Allons-nous faire des classes d’enfants juifs, d’enfants noirs, d’enfants roms ? D’enfants qui ont 18 de moyenne ? Jusqu’où allez-vous donc aller dans l’exclusion de nos enfants ?

"Des places en Sessad" (Service d'éducation spéciale et de soins à domicile) : quelle sorte de Sessad ? Un lieu où les enfants pourront bénéficier des méthodes comportementales, d’orthophonie, de psychomotricité ? Y aura-t-il un modèle répliqué dans toutes les Régions ? Avez-vous mis en place un système de contrôle pour ces organismes ?

"La formation de 5000 personnes du médico-social" : Madame Carlotti, il y a 600.000 personnes autistes, ceci est trop peu. De plus, cette formation doit concerner tous les acteurs du médico-social, des pédiatres et généralistes, des dentistes, de l’enseignement, des auxiliaires de vie scolaire, des éducateurs sportifs spécialisés…

Les autistes ne sont pas inaptes au travail, au contraire

Pensez-vous également, Madame Carlotti, que ces enfants autistes restent toujours petits et ne grandissent jamais ?

Où sont vos mesures concernant le suivi de leurs études supérieures ? L’emploi des jeunes autistes ?

Mais peut-être pensez-vous qu’ils n’ont pas de capacités et qu’ils sont inaptes au travail !

Savez-vous qu’il existe des chasseurs de tête au Danemark, des entreprises comme Microsoft qui recrutent spécifiquement des personnes autistes ayant pris conscience de leurs compétences en matière d’informatique ?

Qu’en est-il aussi de la culture et des sports ? Allez-vous remédier à lutter contre la discrimination dont nos enfants sont victimes dans certains clubs sportifs et conservatoires ?

Nous pouvons vous écrire des pages et des pages sur les besoins de nos enfants, petits et grands. Nous avons 20 propositions simples et concrètes rassemblées dans un manifeste qui viennent du terrain et qui permettraient non seulement de changer le quotidien des familles mais aussi de respecter et de donner un avenir à nos enfants en faisant faire des économies à l’État.

Nous sommes prêts à les donner au président de la république afin de faire évoluer les choses.

Un scandale sanitaire qui n'a que trop duré

Le Conseil de l’Europe a condamné la France, fait cinq mises en garde.

Alors nous ferons appel s’il le faut à nos amis européens, à l’ONU pour que l’État français nous entende et mette fin à ce scandale sanitaire qui n’a que trop duré.

Alors oui Madame, je suis journaliste et mon moyen d’expression est l’écriture de livres mais "ma promotion" est au service de la cause, au service des familles avec lesquelles nous partageons notre désespoir sur les réseaux sociaux.

Je n’ai pas de programme politique à vendre comme cela a été votre cas avec votre dernier ouvrage publié, dès votre entrée dans vos fonctions de ministre.

Alors je tenais à terminer cette lettre ouverte sur votre proposition concernant ces "centres de répit pour les parents" : sachez, Madame, que les parents d’enfants autistes n’auront de répit que lorsque le droit de leurs enfants, citoyens français, seront respectés. Et que le président aura choisi un successeur à la hauteur de l’attente des familles.

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7 février 2014

Rappel sur les 10 mesures-phares du 3ème plan autisme

6 février 2014

logo ministère des affaires sociales et de la santé

Marie-Arlette Carlotti déplore que la journaliste Olivia Cattan enchaîne les contrevérités sur les plateaux avec pour seul but la promotion de son livre.

« J’ai rencontré pendant des mois des familles, des associations, des professionnels, en France et en Belgique, avant de proposer un 3ème plan autisme le 2 mai 2013. 205 millions d’euros ont été débloqués dans un contexte budgétaire que chacun sait extrêmement tendu. Nous en ferons justement la semaine prochaine un premier bilan. Dire que rien n’a été fait, que les grandes associations sont illégitimes et que règne un système mafieux, c’est céder au mensonge et au mépris. »

« Sur tous les sujets évoqués par Olivia Cattan et sur d’autres, nous avons agi. Avec le 3ème plan autisme, nous avons changé d’orientation et de braquet. Ce sont désormais les recommandations de la HAS qui sont la règle et un budget sans précédent a été dégagé. Diagnostic précoce, scolarisation, accompagnement tout au long de la vie, répit pour les parents, formation des professionnels en contact avec les enfants : toutes ces dimensions sont intégrées au 3ème plan autisme avec à chaque fois des moyens substantiels. »

Les dix mesures phares du 3ème plan autisme

1. Le dépistage précoce dès 18 mois 2. Un réseau de dépistage et diagnostic précoce de proximité 3. 700 places en unité d’enseignement en maternelle pour préparer les enfants à l’école ordinaire 4. 850 places de SESSAD pour les enfants 5. 1 500 places pour les adultes (Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) + Foyer d’Accueil Médicalisé (FAM) + Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapées (SAMSAH) 6. 1 173 postes créés pour transformer les structures existantes 7. 350 places de répit pour soulager les parents 8. L’harmonisation des pratiques et le renforcement des Centres Ressource Autisme 9. La formation de 5 000 professionnels du secteur médico-social 10. Une participation des familles à la gouvernance du plan, au niveau national et local

A ces mesures spécifiques au plan autisme viennent s’ajouter des actions plus générales en faveur de l’inclusion des personnes handicapées. Par exemple l’inclusion scolaire avec le recrutement de 10 000 AVS en deux ans et la CDIsation de 28 000 assistants d’éducation.

« J’ai associé les familles à l’élaboration du plan, à sa gouvernance et à son suivi. A toutes les étapes, je souhaite que les familles puissent s’exprimer, donner leur avis sur ce qu’elles jugent bon pour leur enfant. Je suis lucide ; je mesure le chemin qu’il reste à parcourir. Mais il n’est plus possible de dire que l’Etat se désintéresse de l’autisme. Au contraire, le 3ème plan autisme est un engagement fort du Gouvernement. »

22 janvier 2014

Notes de terrain sur les effets secondaires des neuroleptiques chez les personnes avec autisme

En complément de la réunion des Mercredis d'Autisme 75 sur les médicaments,

Veuillez trouver ci-après des articles de journaux que vous pouvez télécharger

Notes de terrain sur les effets secondaires des neuroleptiques chez les personnes avec autisme

Article paru dans le Bulletin Scientifique de l'ARAPI n°31,  rédigé par Jean-Pierre MALEN, psychiatre, IME Cour de Venise à Paris et SESSAD Les Comètes à Créteil (Autisme 75 Ile-de-France) et FAM Le Cèdre Bleu à Chaville (APEI Sèvres, Chaville et Ville d'Avray).

et

Dépistage de la douleur chez une personne avec autisme - Observations des troubles de comportements associés à la souffrance physique chez une jeune autiste

Article paru dans Perspectives Psy Volume 51 N°2, rédigé par Laurence DELAITRE, Infirmière, Externat médico-éducatif l'Arbre, association La Nouvelle Forge, 18 rue Edmond Rostand, 60200 Compiègne.

L'EME a été créé en 2007 et accueille en journée 12 adolescents et jeunes adultes avec autisme ou TED.

L’EME a pour objectif essentiel de permettre à un adolescent ayant un trouble envahissant du développement de bénéficier d’un accompagnement psycho-socio-éducatif, d’un projet de soins, qui soit adapté à ses difficultés spécifiques.

Dans un travail pluridisciplinaire, l'équipe veut favoriser le développement global de l’adolescent et son autonomie en tenant compte de la spécificité de l’autisme et de la singularité de l’adolescent, avec son environnement.

 

Merci à JP Malen et à L Delaitre de nous autoriser à intégrer ces articles sur notre site internet.

21 janvier 2014

Zone interdite - Enfants handicapés maltraités : Wendy Bouchard témoigne

Témoignage poignant de la journaliste de M6

21 janvier 2014

Zone interdite, un reportage bienvenu mais très incomplet.

L’ONES se réjouit qu’un média généraliste ait abordé cette question difficile de la maltraitance dans les établissements sociaux et médico-sociaux. Pour autant, l’ONES tient à apporter des réserves tant sur le fond que sur la forme de ce reportage.

La forme particulièrement caricaturale de ce reportage clive les intervenants entre les bons et les mauvais. D’un côté on trouve les bons professionnels qui dénoncent les maltraitances et de l’autre les mauvais professionnels maltraitants. De même, on voit les mauvaises aux institutions (Moussaron, l’accueil des personnes handicapés en Belgique) opposées aux institutions de qualité. Cette manière, binaire, de présenter la question de la maltraitance, associé à un montage et à une scénarisation jouant sur la dramaturgie amène des réactions passionnelles dans lesquelles l’ONES ne veut pas entrer.

Sur le fond de la question de la maltraitance en France dans les institutions médico-sociales et psychiatriques, ce reportage ne fait qu’effleurer les choses en ne traitant que de quelques cas dramatiques et bien connus mais peu représentatifs des maltraitances ordinaires souvent dénoncées par les éducateurs spécialisés et ne reflétant pas les processus conduisant à ces dérives dans la prise en charge des enfants.

On aurait aimé trouver une analyse plus poussée sur la question des logiques de marché qui amènent à considérer les enfants comme des produits rentables. Cette dimension, traitée partiellement pour ce qui est de la Belgique aurait pu être étendue à d’autres établissements puisque sur les établissements cités, plusieurs relèvent de structures privées à but lucratif. Or, en France, ce type d’établissement est extrêmement minoritaire mais tend à se développer, notamment depuis la mise en concurrence des établissements entre eux introduites par la loi HPST et ses procédures d’appel à projet. Le management inadapté, gangrené par les procédures et les normes, le manque de formation ou le manque de qualification des éducateurs sur le terrain… ces thématiques centrales pour comprendre la survenue d’actes de maltraitances auraient pu faire l’objet d’un chapitre du reportage.

De même, le documentaire aurait pu laisser une place importante aux outils de prévention de la maltraitance dans les établissements. On peut se questionner sur le fait qu’après un an et demi d’enquête, il ne soit pas fait référence aux dispositifs issus de la loi du 2 janvier 2002 renforçant les droits des usagers au sein des institutions. Comment un journaliste peut-il passer à côté des protections juridiques dont bénéficie le salarié qui dénonce des cas de maltraitance à l’autorité judiciaire.

Ne pas évoquer ces sujets est un choix que l’ONES regrette. Ce reportage aurait pu faire œuvre pédagogique pour énoncer outils et moyens de lutte contre les maltraitances qui ne se résument pas au seul 3977.

Les éducateurs spécialisés regrettent que les seules occasions de parler de leur métier dans les médias généralistes soient liées à des sujets dramatiques, jouant sur l’affectif et l’émotion dans un but évident d’audience. Or, sur d’autres thématiques les journalistes généralistes brillent par leur absence. Où sont-ils lorsqu’il faut évoquer les difficultés dramatiques des formations en travail social et notamment de la question des stages tellement mis à mal que des mouvements sociaux bloquent les centres de formation depuis 2008 dans l’indifférence complète des médias généralistes ? Où sont les journalistes généralistes lorsqu’il faut enquêter sur la déliquescence de certains établissements soumis à des impératifs budgétaires et administratifs ubuesques ? Et pourtant, la qualité des stages est centrale pour que les jeunes professionnels se construisent un rapport à l’usager apaisé et non maltraitant. De même, les évolutions de la psychiatrie d’une part et du médico-social d’autre part sont des choix politiques forts qui concernent l’ensemble de la société, ne serait-ce qu’au regard de la qualité des prises en charge proposée aux enfants les plus vulnérables.

L’ONES continue à chercher à soutenir les professionnels dans leur recherche d’une qualité de travail et doit valider en février lors de son assemblée générale une charte éthique dont l’élaboration aura pris plus de deux années. Ce document vise à ré-énoncer quels sont nos valeurs et nos repères pour se situer vis-à-vis de nos obligations professionnelles notamment lorsque le cadre de travail se délite et que nous sommes confrontés à des situations de maltraitance, tant pour nous même que pour les usagers.

 

Documents joints

21 janvier 2014
Document : PDF
324.7 ko
5 janvier 2014

La situation des enfants dans le Monde 2013 - Les enfants handicapés, Rapport UNICEF

Information publiée sur le site Handiplanet

unicef children with disabilities

"Le rapport examine les obstacles [...] qui privent les enfants handicapés de leurs droits et les empêchent de participer pleinement à la société. Le rapport examine également quelques-uns des éléments clés des sociétés inclusives qui respectent et protègent les droits des enfants handicapés, leurs fournissent un soutien adéquat ainsi qu’à leurs familles, et supportent leurs capacités - afin qu'ils puissent s'épanouir et apporter leur contribution au monde."

L'UNICEF a consacré l'édition 2013 de ses rapports sur 'La Situation des enfants dans le monde' aux enfants handicapés.

Extrait du rapport :

"Dans de nombreux pays, les seules réponses à la situation des enfants handicapés sont souvent le placement dans des établissements spécialisés, l’abandon ou la négligence. Elles constituent le véritable problème et sont basées sur des a priori paternalistes ou négatifs entretenus par l’ignorance, concernant l’incapacité, la dépendance et la différence.
Si cet état de fait ne change pas, ces enfants continueront d’être privés de leurs droits, de souffrir de discrimination, de violence et de mauvais traitements, de disposer de possibilités réduites et d’être exclus de la société.
Il est donc nécessaire de s’engager en faveur des droits et de l’avenir de ces enfants en privilégiant les plus défavorisés, dans un souci d’équité et dans l’intérêt de tous.

De l’exclusion à l’inclusion
Les enfants handicapés se heurtent à différentes formes d’exclusion et en souffrent à des degrés divers en fonction du type de handicap, de l’endroit où ils vivent et de leur culture ou classe sociale."

Pour voir le rapport complet, téléchargez-le ci-dessous ou consultez-le en ligne sur le site de l'UNICEF - avec version accessible en anglais : http://www.unicef.org/french/sowc2013/report.html (résumé en version vidéo également disponible)

Langue d'origine : Français
6 décembre 2013

Deux députés français à Bruxelles pour étudier la prise en compte des enfants autistes

Analyse autisme

En photo le groupe d’analyse avec de gauche à droite : Philip Cordery, Isabelle Resplendino, Patricia Barthélémy et Gwendal Rouillard

article publié dans HANDIMOBILITY

Télécharger l’audio | Vocalisé parReadSpeaker

Deux députés français, Gwendal Rouillard et Philip Cordery, étaient lundi 25 novembre à Bruxelles pour visiter l’école spécialisée et le centre de réadaptation ambulatoire pour les enfants avec autisme « Nos Pilifs », une Association sans but lucratif en compagnie de leur directrice Patricia Barthélémy et de la représentante d’Autisme France en Belgique, Isabelle Resplendino.

Le député du Morbihan et le député des Français du Benelux ont pour point commun d’être tous deux membres du groupe de travail sur l’autisme à l’Assemblée nationale. L’un copréside ce groupe de travail, qui compte aujourd’hui 65 députés et bataille ferme avec les familles, pour améliorer la prise en compte de l’autisme en France. L’autre rencontre au quotidien dans sa circonscription de nombreuses familles dont l’un ou plusieurs de ses membres présentent des troubles du spectre autistique, poussées à déménager en Belgique, pays qui favorise notamment les méthodes comportementales à la psychanalyse, encore largement majoritaire en France.

La France, en comparaison avec les autres pays, a accumulé beaucoup de retard dans l’accompagnement des personnes avec autisme et de leurs familles. C’est pourquoi, Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée chargée des personnes handicapées, par le biais du troisième plan autisme (2013-2017) présenté le 2 mai dernier a voulu changer les choses. Désormais, les méthodes éducatives et comportementales sont privilégiées, comme c’est le cas dans la plupart des pays européens.

La Belgique, notre voisin, représente donc une bonne pratique en la matière grâce à 30 ans d’expérience réussie sur cette voie et le choix d’un enseignement spécialisé ou intégré relevant de l’Éducation Nationale. Les nombreuses familles françaises présentes sur son territoire (ou près de la frontière) venues en bénéficier la plébiscitent.

Les deux députés présents à Bruxelles la semaine dernière ont alors pu se rendre compte du bon fonctionnement du centre « Nos Pilifs » qui scolarise uniquement des élèves avec autisme et applique des méthodes éducatives comportementales telles que la méthode TEACCH en y associant une rééducation ambulatoire notamment en logopédie, psychomotricité et ergothérapie.

Cette institution, créée en 1971 pour soulager les familles dont un enfant présentait ce trouble du développement, est une maison familiale située à Laeken, à deux pas de la pagode de l’exposition universelle. Le centre scolarise les enfants de 5 à 13 ans avant qu’ils ne rejoignent les écoles secondaires. Répartis entre plusieurs classes selon les différents degrés et troubles liés à l’autisme, les élèves mènent leurs activités de telle manière qu’ils peuvent maitriser leur concentration et leur rapport au temps et à l’espace grâce à un encadrement sur mesure. Les élèves témoignent de véritables progrès aux points de vue comportemental et pédagogique et les journées se déroulent paisiblement et dans la bonne humeur.

Alors qu’ils se félicitent de l’annonce récente en mai 2013 du 3ème plan autisme et de ses avancées, avec la mise en place d’un dépistage précoce et la prise en compte fondée prioritairement sur une approche éducative, comportementale et développementale, Gwendal Rouillard et Philip Cordery sont conscients du chemin qu’il reste à parcourir en France pour rattraper ses 40 ans de retard et voir se développer ce type de structures sur le territoire français qui allieront l’augmentation de la qualité et la capacité d’accueil.

« C’est très important pour nous de venir visiter ce type de structures quand en France il y a encore tout à créer. La Belgique nous inspire. », a déclaré le président du groupe de travail à l’Assemblée nationale.

Pour Philip Cordery,  « le développement progressif de ces structures en France n’engendrera pas forcément un retour des familles françaises maintenant installées et intégrées en Belgique vers la France, mais il empêchera une mobilité forcée de ces enfants et de leurs familles pour les décennies à venir. La France doit être capable à terme d’accueillir et de scolariser tous ses enfants. »

Les députés envisagent d’organiser une nouvelle visite en 2014 avec d’autres membres du groupe de travail sur l’autisme pour continuer à orienter la mise en place du plan en France.

 

 

6 décembre 2013

Une université de Moscou lance des cours sur l'autisme

article publié dans RIANOVOSTI

Une université de Moscou lance des cours sur l'autisme
10:08 25/11/2013
MOSCOU, 25 novembre - RIA Novosti

Une formation sur la nature et les caractéristiques de l'autisme va être lancée à l'Université pédagogique et psychologique  de Moscou (MGPUU) dans le cadre du programme de master, a déclaré à RIA Novosti Vitali Roubtsov, recteur de l'université.

"Cette formation va être lancée et dispensée au sein de notre université. Bien qu'il n'existe pas encore en Russie de statistiques officielles sur le nombre d'enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA), il existe une forte nécessité de prise en charge de ces enfants - et pas seulement à Moscou. Les enfants sont bien plus nombreux que les spécialistes qui ont les compétences et maîtrisent les méthodes pour travailler avec eux. Il faut s’occuper de ces enfants et il est donc normal que nous organisions ces cours gratuits dans le cadre du programme universitaire.

Les étudiants feront leur stage au Centre d'accompagnement psychologique et médicosocial pour les enfants et les adolescents de la MGPUU", a déclaré Vitali Roubtsov.

La formation "L’autisme : nature et caractéristiques" sera dirigée dans le cadre du programme de master par la spécialiste certifiée de la méthode ABA (Applied behavior analysis ou analyse du comportement appliquée) Marina Azimova, superviseur de la classe ABA à l'école située rue Kachenkine Loug.

D'après Margarita Olar, directrice adjointe du Centre d'accompagnement psychologique et médicosocial pour les enfants et les adolescents, cette formation est importante car les TSA sont différents des autres types de troubles du développement, notamment par leur dynamique de développement, les particularités de perception sensorielle et le profil cognitif de leur formation. Le cycle inclut 14 heures de cours et 22 heures de travail individuel. Le premier cours magistral est prévu pour fin novembre.

La méthode ABA ne doit pas être une vache sacrée

"L'agitation autour de cette formation de Marina Azimova est telle que les parents submergent déjà de demandes le rectorat de l'université pour savoir s'ils peuvent assister aux cours. De ce point de vue, je pense que nous avons choisi la bonne direction. Courant hiver-printemps nous approuverons le premier module d'ABA pour rendre cette méthode plus accessible aux jeunes spécialistes, avant tout pour nos étudiants ainsi que pour ceux qui travaillent avec des enfants atteints de TSA", explique Margarita Olar.

L’ABA-thérapie est un programme éducatif intensif basé sur les techniques de comportement et les méthodes d'apprentissage. En tant que discipline scientifique, l’ABA étudie l'impact des facteurs environnementaux sur le comportement et manipule ces facteurs afin de changer le comportement de l'individu.

Selon l'experte, la tâche consiste à garder ce module dans l'une des chaires afin que les étudiants puissent bénéficier de cette formation à titre de spécialisation complémentaire.

"Ce n'est un secret pour personne : le niveau de qualification d'un spécialiste n'est pas toujours suffisant pour travailler avec des enfants atteints de TSA. La méthode ABA est justement un outil de travail adapté aux enfants atteints de TSA qui peut être expliqué, enseigné, qui a des paramètres d'entrée précis et qui est appuyé par des tests. Cette méthode ne laisse aucune place à la frustration ou à l'interprétation personnelle", explique l'experte.

La thérapie du comportement fait aujourd'hui partie des méthodes les plus efficaces pour traiter l'autisme. Margarita Olar a noté qu’il était indispensable de mettre cette méthode à disposition des spécialistes en tant qu’outil de travail adapté aux enfants atteints de TSA, en le décrivant avec un langage clair. D'autre part, il faut tout de même faire comprendre aux professionnels que ce n'est pas l'unique méthode pour traiter les TSA.

"Cette connaissance cessera d'être sacrée et accessible uniquement à un cercle restreint d'individus. Il ne faut pas faire de l'ABA une vache sacrée. ABA pourrait connaître le même sort que la méthode Montessori, qui avait aussi suscité une telle réaction à son apparition. Aujourd'hui, les spécialistes utilisent peu la méthode Montessori dans leur travail sous sa forme initiale. Toute méthode est appelée à devenir un outil pratique, simple et clair, ce qu'il est en fin de compte", affirme Margarita Olar.

3 décembre 2013

Janvier 2014 : formations ABA gratuites et ouvertes à tous !

information publiée sur le blog Etre autiste aujourd'hui

 

Janvier 2014 : formations ABA gratuites et ouvertes à tous !

J'attire votre attention sur ces formations ABA mises en place par l'association Autisme Paca. Elles sont offertes, il suffit juste d'être adhérent 2014. Bien entendu, l'association fonctionnant avec des dons, chacun peut également faire un geste de participation ! Elles se tiendront en région PACA, dans le Var.

L'intervenante sera Sophie LAURENT, analyste du comportement qui a un centre éducatif à Biot (Alpes Maritimes). Elle est diplômée à la fois en France en psychologie clinique et aux Etats-Unis (Master en ABA, Floride).

Dates : Le dimanche 5 janvier 2014 : concerne les principes de l'ABA appliqués pour les habiletés sociales et l'autonomie, voir l'affiche en cliquant ici.

Le dimanche 12 janvier 2014 : concerne les principes de l'ABA appliqués à l'école, voir l'affiche en cliquant ici.

Pour plus d'informations, voir la rubrique formations avec les détails.

Si vous souhaitez vous inscrire ou demander des renseignements, l'adresse mail de contact est : autismepaca@gmail.com .

Merci à l'association Autisme Paca pour une telle prestation !

Qu'est-ce que l'ABA ? Plus d'informations en cliquant ici.

Voir l'article du Nice Matin : Sophie Laurent aide Lucas, 6 ans, à dépasser son autisme.

Voir le site web du centre ABA de Sophie Laurent.

24 novembre 2013

Autisme : de la formation à la transformation - extrait du JAS d'octobre 1013

article publié sur le site de la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l'Autonomie)

“Il est essentiel pour les professionnels comme pour les familles de savoir que l’autisme est un trouble neuro-développemental, de connaître les différents modes de communication adaptés, d’identifier et de prévenir les situations de crise”. De cette conviction, les auteurs du troisième plan autisme dévoilé au printemps 2013 tirent une conclusion : “La formation constitue un levier fondamental pour améliorer l’accompagnement des personnes avec autisme ou autres troubles envahissants du développement”. Focus sur les enjeux.

En France, un nouveau-né sur 150 serait atteint d’autisme ou de troubles envahissants du développement (TED)(1). Un handicap qui a longtemps été l’objet d’une vive polémique entre les tenants d’approches totalement divergentes - interventions fondées sur les approches psychanalytiques contre programmes d’intervention à référence éducative, comportementale ou développementale(2). Mais en 2010, la Haute autorité de santé publie un état complet des connaissances, et en 2012, avec l’Anesm, une recommandation de bonnes pratiques professionnelles tranche en faveur d’interventions personnalisées, globales et coordonnées, fondées sur une approche éducative, comportementale et développementale(3). Depuis, on constate pourtant un flottement dans les pratiques des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) qui peinent à prendre en compte les travaux récents. Cela vaut aussi bien pour les structures généralistes que pour les structures spécialisées dans la prise en charge de l’autisme, “confrontées à la difficulté de recruter du personnel ayant une connaissance de ce handicap, en raison d’une formation initiale insuffisante”, souligne Olivier Delecourt, directeur d’une association gestionnaire d’un foyer d’accueil médicalisé et d’un Esat pour adultes avec TED dans le Nord.

Ouvrir le champ des possibles

Si le nouveau plan autisme prévoit de s’attaquer au chantier de la formation initiale (4), il mise en parallèle sur le déploiement d’un large plan d’action national de formation continue qui devrait bénéficier à 5 000 professionnels sociaux et médico-sociaux d’ici 2 017. Ce, avec le soutien financier de la CNSA qui y consacrera près de 3millions d’euros sur la durée du plan, grâce à des partenariats renforcés avec les organismes financeurs de la formation professionnelle (Unifaf, ANFH, Uniformation, CNFPT). Côté associatif, près de 200 professionnels ont déjà participé aux premières sessions de formation financées par Unifaf. L’organisme paritaire collecteur agréé (OPCA) de la branche sanitaire, sociale et médico-sociale privée à but non lucratif espère en atteindre 800 d’ici fin 2013. L’objectif est de permettre aux professionnels de questionner leurs pratiques grâce à une meilleure connaissance de ces troubles, des méthodes d’évaluation et d’accompagnement... En bref, “ouvrir le champ des possibles en termes de modes de prise en charge pour qu’ils puissent mettre en oeuvre des interventions adaptées à la singularité de chaque usager”, résume Estelle Bacher-Chauvin, directrice recherches, études et développement de l’OPCA.

Conduire le changement

Pour autant, sans culture partagée entre les équipes d’accompagnement et d’encadrement, point de salut, résume Céline Poulet, directrice générale adjointe chargée des priorités de santé et des négociations collectives à la Fédération nationale des associations gestionnaires au service des personnes handicapées (Fegapei), et administratrice d’Unifaf. “Aussi, cette action s’adresse-t-elle non seulement aux équipes éducatives, médicales et paramédicales, mais également aux équipes de direction, dans une perspective de management et de conduite de changement afin de favoriser une prise de conscience de ce qu’impliquent ces nouvelles formes d’accompagnement en termes de projet associatif ”, précise-t-elle. Objectif : “Avoir la même compréhension, à tous les niveaux, des moyens à mettre en œuvre et partager à partir de ces méthodes sur ce qui est faisable ou non, en termes d’aménagement des locaux, d’organisation du travail...”, poursuit- elle. “Cette formation combinée permet de désacraliser le discours que nous tenons habituellement sur les difficultés rencontrées”, précise Olivier Delecourt qui a lui-même participé à une session avec un de ses chefs de service et quatre de ses salariés. Par ailleurs, ajoute-t-il, “chaque session étant organisée à l’échelle régionale avec sept structures, cela permet d’échanger sur les pratiques des autres et les moyens qu’ils développent”. Ce qui fait dire à Estelle Bacher-Chauvin : “Certes, on ne sort pas de la formation en maîtrisant les méthodes ABA ou Teacch, mais elle favorise le décloisonnement et la mise en place de réseaux de partenaires sur les territoires”. Sans compter que “le financement apporté par Unifaf sur ses fonds mutualisés et le soutien apporté par la CNSA évitent de grever le plan de formation propre des structures”, se réjouit Olivier Delecourt, reconnaissant avoir ainsi pu mieux accompagner ses salariés les plus motivés.

(1) Autisme et autres troubles envahissants du développement - État des connaissances hors mécanismes physiopathologiques, psycho pathologiques et recherche fondamentale. HAS - janvier 2010.

(2) Parmi ces approches éducatives, comportementales et développementales, citons les méthodes ABA et Teacch.

(3) Disponible sur : www.has-sante.fr ou www.anesm.sante.gouv.fr

(4) Il prévoit notamment la mise en place d’un partenariat entre l’Unaforis, le réseau national des établissements de formation et de recherche en intervention sociale, et l’Ancra.

Extrait du Journal de l’action sociale d’octobre 2013.
Le Journal de l’action sociale et du développement social publie chaque mois, avec le concours de la CNSA, une double page consacrée à l’aide à l’autonomie. Retrouvez ici tous les articles parus depuis septembre 2008.
(21 octobre 2013)

 

12 juillet 2013

Accompagner les personnes avec autisme ou autres troubles envahissants du développement : bilan et perspectives pour la CNSA

article publié dans la lettre d'information de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA)

- Hors série juillet 2013 -

Pour répondre aux besoins des personnes avec autisme ou autres troubles envahissants du développement (TED) et aux besoins de leurs familles, Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des Personnes handicapées, a présenté le 2 mai 2013 un troisième plan national qui couvrira la période 2013-2017. Comme pour les deux premiers plans, la CNSA sera fortement impliquée. Bilan et perspectives.

Lauréat de la mention spéciale personnes handicapées vieillissantes du Prix CNSA2012, le Village de Sésame (Messimy – Rhône)
accueille une quarantaine d’adultes avec autisme ou autres TED dans le respect de leurs capacités.

Lauréat de la mention spéciale personnes handicapées vieillissantes du Prix CNSA 2012, le Village de Sésame (Messimy – Rhône) accueille une quarantaine d’adultes avec autisme ou autres TED dans le respect de leurs capacités.

 

En France, un nouveau-né sur cent cinquante serait concerné par l’autisme ou un autre TED1. Les deux précédents plans entendaient améliorer la connaissance de l’autisme pour diagnostiquer et accompagner le plus tôt possible les personnes concernées, leur proposer des solutions diversifiées et en adéquation avec leurs besoins (établissements, services, répit…). Dans cette optique, la CNSA a contribué à la mise en oeuvre de trois dimensions des plans 2005- 2007 et 2008-2010 : le développement d’une offre adaptée ; l’amélioration de la qualité de l’évaluation des besoins des personnes avec autisme ou autres TED réalisée par les équipes pluridisciplinaires des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ; la consolidation des centres de ressources autisme (CRA) en région.

 

MDPH : mieux prendre en compte les besoins des personnes avec autisme ou autres TED

Avant d’être orientées vers un établissement ou un service, les familles se tournent vers les MDPH, dont les professionnels sont chargés d’évaluer les besoins spécifiques de leurs proches. Pour cela, et dans l’optique d’une plus grande équité de traitement, les équipes des MDPH coopèrent avec les acteurs locaux, et tout particulièrement avec les CRA. La CNSA a encouragé ces collaborations dès 2009, en organisant une rencontre nationale MDPH-CRA. Certains départements n’avaient pas attendu pour engager des partenariats (voir encadré ci-dessous). Durant ce troisième plan, la CNSA va soutenir la dynamique amorcée, tout en définissant le juste niveau de recours des MDPH aux CRA. Ainsi, elle contribuera à la consolidation des connaissances des professionnels des équipes pluridisciplinaires sur les TED en participant, d’une part à l’élaboration de formations qui seront déployées par le CNFPT (convention signée le 8 janvier 2013), d’autre part à la réalisation d’un guide qui recensera les éléments nécessaires pour traiter les demandes de compensation des personnes avec autisme ou autres TED. Ces travaux débuteront lors de la prochaine rencontre nationale MDPH-CRA, prévue pour début 2014.

Coopération entre acteurs locaux
Dans un certain nombre de départements, notamment dans le Calvados, l’Hérault, l’Eure, la Drôme, le Rhône, le Haut-Rhin, les MDPH travaillent étroitement, et depuis plusieurs années, avec les centres de ressources autisme de leur région. En 2009, onze MDPH avaient signé des conventions avec sept CRA pour mener des actions de sensibilisation sur les diagnostics, sur les spécificités des TED ou sur les articulations possibles dans l’accompagnement des situations auprès des équipes médicales des MDPH et des membres des commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Les CRA sont par ailleurs amenés à rendre des avis techniques sur des orientations et à participer à des CDAPH.


Améliorer l’accueil en établissement et développer l’accompagnement en milieu ordinaire

Le plan 2008-2010 prévoyait la création de 4 100 places nouvelles. Celles-ci voient le jour progressivement – 2 757 étaient installées fin 2012, soit près de 30 % de plus qu’en 2011, et l’ouverture des places restantes s’échelonnera jusqu’à la fin 2016. L’offre pour enfants se développe en établissements mais surtout en services, pour soutenir la scolarisation en milieu ordinaire. En effet, près de 1 000 places ont été autorisées au lieu des 600 prévues, et parmi elles 760 sont déjà ouvertes. Concernant les adultes, l’objectif de 2 000 places sera lui aussi vraisemblablement dépassé : 1 540 places sont d’ores et déjà programmées et financées. D’ailleurs, dans les schémas régionaux adoptés par les ARS courant 2012, l’accompagnement des personnes avec troubles autistiques figure presque systématiquement comme un objectif prioritaire.
Afin de compléter cette offre, le plan 2013-2017 priorise les futures places à destination des enfants âgés de 18 mois à 6 ans, des adultes sans solution, des jeunes adultes maintenus dans des établissements pour enfants (amendement Creton) et la création de places d’accueil temporaire, qui offrent un répit aux aidants. Cela représentera 3 400 nouvelles places. Parmi celles-ci, 700 en unités d’enseignement en maternelle contribueront à la scolarisation en milieu ordinaire des plus jeunes. La réussite de ce dispositif nécessitera un partenariat étroit entre l’Éducation nationale et le secteur médico-social, tant au niveau national que localement, entre ARS et rectorats.
Ce troisième plan autisme met également l’accent sur le renforcement et la transformation de l’offre existante de façon que les recommandations de Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) et de la Haute autorité de santé (HAS) soient mieux prises en compte. Une évolution que les ARS et les conseils généraux devront conduire selon une stratégie globale de réponse aux besoins, avec une approche décloisonnée de l’offre et une logique de parcours des personnes.
Pour atteindre ces différents objectifs, la CNSA répartira 195 millions d’euros entre les ARS d’ici à 2017.

Former 5 000 professionnels aux bonnes pratiques et conduire le changement dans les établissements

Pour accompagner l’ensemble de ces actions, le plan 2013-2017 prévoit de développer un programme national de formation vers 5 000 professionnels du secteur médico-social. Objectifs ? Leur permettre de mieux comprendre les TED et par conséquent les modes de fonctionnement des personnes avec TED ; élargir leur connaissance des différentes méthodes d’évaluation et d’accompagnement de ces personnes (atouts et limites de chacune) ; soutenir la diffusion de l’état des connaissances publié par la HAS en 2010 et des recommandations de bonnes pratiques professionnelles publiées par la HAS et l’ANESM ; favoriser les échanges de pratiques entre les participants pour permettre la conduite du changement au sein des établissements, en accompagnant au mieux les évolutions de modes de prise en charge.
La CNSA soutiendra cette mesure en étendant ses partenariats avec les organismes financeurs de la formation professionnelle (UNIFAF, ANFH, UNIFORMATION, CNFPT). Elle y consacrera près de 3 millions d’euros supplémentaires sur la période.

Gros plan sur la formation proposée par UNIFAF
UNIFAF propose depuis cette année aux équipes encadrantes ou éducatives, médicales et paramédicales du secteur associatif une formation à l’accompagnement des troubles autistiques. Ce programme les aidera à questionner leurs pratiques et à s’approprier l’ensemble des prises en charge qui s’offrent aux personnes avec autisme ou autres TED grâce à une meilleure connaissance de ces troubles, à des apports précis sur les modes de diagnostic, d’évaluation, de techniques éducatives et d’accompagnement. Ce programme est cofinancé par la CNSA.


Continuer d’investir dans la recherche

Si ce troisième plan prévoit de poursuivre la recherche fondamentale et la recherche clinique pour améliorer la connaissance des causes de l’autisme et plus généralement des TED et faciliter le diagnostic précoce, il confie également à la CNSA la mission de conduire, avec Institut de recherche en santé publique (IReSP), des appels à projets en sciences humaines et sociales. L’enjeu ? Éclairer les pratiques professionnelles sur les approches pédagogiques et éducatives, les pratiques d’accompagnement, permettre l’évaluation de programmes. La CNSA pourra y consacrer 500 000 euros par session d’appel à projets.

Répit et formation des aidants

Répit et formation seront les deux actions développées par la CNSA en direction des aidants. La CNSA financera et suivra l’ouverture des 350 places d’accueil temporaire prévues par le plan (14 millions d’euros pour quinze places par région). Elle élaborera, avec l’association nationale des CRA et les associations de familles, le cahier des charges national du programme de formation qu’elle cofinancera. Soulignons également que le plan consacre une place plus importante aux familles dans les CRA en les associant à leur fonctionnement.

 

 

 

Évolution des places depuis 2008 (chiffres au 31 décembre 2012)

 

StructuresNombre de places programmées entre 2008 et 2014Nombre de places autorisées avec des crédits couvrant 2008-2016Nombre de places installées entre 2008 et 2012
Pour adultes
Accueil temporaire 2 000 91 72
Foyer d'accueil médicalisé 859 404
Maison d'accueil spécialisée 497 300
Services : SAMSAH-SSIAD 25 0
Autres structures 68 66
Total adultes 2000 1540 842
Pour enfants
Accueil temporaire   55 44
Institut médico-éducatif 1500 1454 1111
Service d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD) 600 994 760
Total enfants 2100 2503 1915
Total enfants et adultes 4100 4043 2757

 

1. Source : Haute autorité de santé (HAS), Autisme et autres troubles envahissants du développement - état des connaissances, janvier 2010.

 

 

 
3 juillet 2013

Autisme : Informations intéressantes sur les formations proposées

3 juillet 2013

E.D.I. Formation : un site à connaître

 

 

 

 

 

 

20 mai 2013

Vedène : Une génération d'enfants autistes sera sacrifiée

article publié dans La Provence

Vedène / Publié le samedi 18 mai 2013 à 15H03

L'association Pas à Pas émet de lourdes réserves sur la formation des éducateurs

A l'école de Daudet, deux classes spécialisées accueillent douze enfants autistes. Chaque mois,la structure refuse chaque mois 50 demandes de parents en détresse.
Photo Valérie Suau
A l'école de Daudet, deux classes spécialisées accueillent douze enfants autistes. Chaque mois, la structure refuse chaque mois 50 demandes de parents en détresse.
Après avoir reçu des mains de Brigitte Calvière (Delmas Production) le chèque de 4 200 euros, fruit du spectacle donné par l'humoriste Noëlle Perna, les 14 et 15 décembre, sur la Scène Nationale de Cavaillon (édition d'hier), le président de l'association Pas à Pas qui lutte contre l'autisme via la méthode comportementale, l'ABA (lire ci-contre), en la personne de Jean-Claude Madaule, a fait part de ses vastes inquiétudes générées par le troisième Plan Autisme (2013-2017) qui pointe le bout de son nez.

Ce plan préconiserait notamment un dépistage dès 18 mois et une orientation vers les méthodes éducatives et non plus psychanalytiques. Une bonne chose. Un premier pas que M. Madaule applaudit.

"Non à la création de classes d'autistes !"

En revanche, le président et papa de Julia, 15 ans et autiste, émet de grosses craintes sur la qualité des moyens qui seront consacrés à la formation des éducateurs.

"Si les éducateurs ne sont pas formés correctement aux méthodes comportementales et à l'ABA, c'est toute une génération d'enfants autistes qui sera sacrifiée", s'insurge-t-il.Autre chapitre du Plan autisme qui fait bondir le président : "la création de classes de maternelle spécifiques pour enfants autistes ! Ça va être une catastrophe ! Les enfants autistes ne peuvent progresser qu'au contact des autres mais jamais en les regroupant !"

La somme qui vient d'être remise par la société de production, grâce à la générosité de l'artiste Noëlle Perna, vient à point nommé pour aider l'association à faire fonctionner ses deux classes expérimentales ouvertes fin 2010 à Vedène.

Douze enfants autistes, âgés de 3 à 15 ans, sont accueillis au sein de ce SACS (Service d'accompagnement comportemental spécialisé) et qui se propose de prendre en charge l'éducation d'enfants autistes à l'aide de la méthode ABA. Ce projet est l'aboutissement d'années d'efforts et de persévérance de Jean-Claude et Béatrice Madaule qui sont des fervents défenseurs de la méthode.

L'ouverture de ces deux classes "est un vrai bonheur" pour les enfants et les parents qui peuvent bénéficier de cette méthode, indique le président Madaule, "mais tous les mois, nous recevons 50 appels de parents désespérés auxquels nous ne pouvons pas répondre favorablement. Le centre ne peut accueillir que 12 enfants et leurs éducateurs, et pas un de plus". De nombreuses familles restent sur le bas-côté, confrontées à leur solitude...

Sauf que cette méthode qui nécessite l'encadrement des enfants par du personnel spécialement formé à l'ABA, n'a qu'un seul centre de formation en France, à Lille, qui forme les éducateurs et psychologues ABA. Treize places, c'est trop insuffisant face à la détresse de 400 familles en Vaucluse...

Pas à pas : 04 90 65 48 00, contact@mica-paca.com


L'ABA ou "Apprendre à apprendre"

L'autisme est un trouble du développement qui affecte la communication verbale et non verbale, les interactions sociales et le comportement des enfants qui en souffrent.

L'ABA (Analyse appliquée du comportement) est une approche comportementale au service du développement de l'enfant. Elle lui permet de gérer ses troubles du comportement en situation d'apprentissage et de l'encourager à apprendre.

Cette approche basée sur des principes scientifiques consiste d'abord à évaluer l'enfant dans ses pré requis, ses comportements. Un programme personnalisé intensif est établi une fois analysés les points forts, les manques de l'enfant ainsi que ses plaisirs, ses intérêts.

La méthode ABA a fait ses preuves dans de nombreux pays occidentaux mais est reconnu en France que depuis peu, bien qu'on sache que depuis 1987, avec l'étude Lovaas, qu'une prise en charge précoce avant l'âge de 4 ans permettrait de réintégrer dans le milieu scolaire normal 48% de ces enfants.

Une méthode qui marche sauf que sans la formation des futurs psychologues en ABA, il est difficile d'envisager pour l'Association Pas à Pas l'avenir des enfants sereinement.

Car pour l'heure, seule l'Université de Lille 3 propose une telle formation qu'il faudrait d'ailleurs renforcée par la création d'une licence ABA professionnelle.

Virginie Batailler avec Jacqueline Sanchez

 

 

 

 

1 mai 2013

Prochaines dates de la formation Principes et techniques de l'ABA par Dr Diane Fraser

article publié sur le site de LearnEnjoy

Actualité de LearnEnjoy : en Région Parisienne et province, à commencer par Dijon !
Pour faire suite aux nombreuses demandes de parents, professionnels en libéral, intervenants à domicile, nous proposons à nouveau l’excellente formation aux principes et techniques de l’ABA, avec Diane Fraser.  

Dates à noter sur vos tablettes, pour le 1er semestre 2013 :  
  • 13 et 14 mai (à Paris)
  • 6 et 7 juin (à Castelnaudary)
  • 17 et 18 juin (à Paris)
  • 20 et 21 juin (à Rennes)
  • 24 et 25 juin (à Amiens)
  • 15 et 16 juillet (à Paris)

Inscrivez-vous vite sur contact@learnenjoy.com  

—°°°—  

Les occasions de se former avec des intervenants de cette qualité sont trop rares et nous vous encourageons vivement à suivre cette formation.

Diane et un autre intervenant de qualité, expérimenté, intégreront dans leur présentation, des clés concrètes pour la mise en place d’un programme individualisé pour votre enfant, ou élève ou patient, en utilisant les Apps LearnEnjoy : en effet, vous gagnerez du temps en utilisant un matériel déjà préparé et adapté aux Troubles du Spectre Autistique.

En sortie de formation, vous pourrez mettre en application ce que vous avez appris. 2 jours pour une formation dense et utile,… Pour vous inscrire : contact@learnenjoy.com    

—°°°—  

Details de la formation :

Pour planifier nos formations, nous choisissons de co-concevoir nos services avec vous : pour tout souhait d’autres villes, merci de nous contacter directement ou de vous inscrire sur le Sondage : https://www.facebook.com/Learnenjoy
  • Tarifs parents : 120 euros par personne, 150 euros par couple
  • Tarifs professionnels : 270 euros par personne


———————— Extraits du programme—————————

  • ABA : définition et champs d’application
  • Différences entre développement typique et atypique (TSA)
    • Contact visuel, attention conjointe et « Gaze Behaviour »
    • Langage réceptif
    • Capacités de jeu adapté et exploration de l’environnement
  • Principes et techniques guidées par l’ABA
    • Travail à la table et en environnement naturel
    • Pairing et contrôle instructionnel
    • Enseignement sans erreur
    • Renforcement positif
    • Opérants verbaux
    • Modelage, chaînage et guidance
    • Collecte de données et pour quels usages,…
  • Critères pour définir les cibles d’apprentissages prioritaires
  • Mise en pratique dès en sortie de formation notamment avec les Apps LearnEnjoy, qui embarquent
    • Un programme de 3000 activités structurées en 5 domaines, cohérent avec les Curriculum VB Mapp et ABLLS-R
    • Une progression par niveaux de difficultés,
    • Du matériel adapté (images, consignes,…)
    • Un système de mesure des progrès


Pour vous inscrire : contact@learnenjoy.com
3 avril 2013

Autisme : un handicap, pas une psychose - Gwendal Rouilard, coprésident du groupe Autisme à l'Assemblée Nationale

Autisme.« Un handicap, pas une psychose »

Aujourd'hui, c'est la journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme. Gwendal Rouillard, le député de Lorient, défend bec et ongles le prochain plan « Autisme » du gouvernement. Avec cette conviction : « L'autisme est un handicap, pas une maladie mentale ».

Quelle est la situation de l'autisme en France ?
Depuis deux ans, il y a une prise de conscience des réalités liées à l'autisme et des souffrances des familles. Trois facteurs l'expliquent : premièrement, l'autisme a été grande cause 2012, et cela a contribué à cette prise de conscience. Deuxièmement, le fait que l'on ait eu deux gouvernements successifs, soutenus par des majorités différentes, qui se mobilisent de manière très active sur ce sujet, est une pierre importante à l'édifice. Et troisièmement, le Parlement (Sénat et Assemblée nationale) s'est emparé de ce sujet. Ces trois facteurs et la mobilisation des associations, des parents et des professionnels, ont fait collectivement que ce sujet est devenu majeur.

Comment va se traduire cette prise de conscience sur le terrain ?
Tout cela doit se traduire en actes. Depuis juin 2012, avec Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée des Affaires sociales et de la santé, nous travaillons sur le plan Autisme nº3. C'est mon actualité au quotidien depuis des semaines. Je suis en coprésidence d'un groupe de travail avec Daniel Fasquelle, député-maire UMP du Touquet, pour mieux marquer notre engagement républicain et non politicien. Nous avons plus de 60 parlementaires membres du groupe Autisme. On auditionne et on se déplace en France et à l'étranger, comme en Belgique, car il faut savoir que nous avons 4.000 enfants français dans les écoles belges, dont 2.000 autistes, car ces structures pratiquent les méthodes éducatives et comportementales que nous prônons pour la France. Notre groupe, en s'appuyant sur les professionnels, doit être force de propositions auprès du gouvernement pour continuer le combat. Le plan Autisme est une étape importante mais ce n'est qu'une étape.

Que dit ce plan ?
Ce printemps doit voir la sortie du plan Autisme. Marie-Arlette Carlotti se bat pied à pied. La pierre angulaire de ce plan - c'est fondamental - c'est le rapport dit de la Haute autorité de santé (Has) daté du 8 mars 2012. Que dit-il ? Il acte pour la première fois en France, de manière forte, que nous devons développer une politique de diagnostic précoce, le développement des méthodes éducatives et comportementales et la scolarisation des enfants. 20 % des enfants handicapés, dont les autistes, sont scolarisés en France. C'est trop peu ! 100 % le sont en Grande-Bretagne et 90 % en Italie. Nous souhaitons que les professionnels fassent évoluer leurs pratiques. Nous ne sommes pas là pour les juger mais pour que leurs pratiques évoluent et soient conformes aux préconisations de la Has.

Car l'autisme divise en France. Pourquoi ?
Il faut rappeler que l'autisme est un handicap cognitif lié en priorité à des facteurs génétiques. Ce n'est pas une maladie mentale, ni une psychose. Le rapport de la Has l'acte enfin clairement. Or, sur 123 facultés de psychiatrie en France, 121 continuent d'enseigner l'autisme comme une maladie mentale et une psychose. Deux seules universités françaises enseignent l'autisme comme un handicap cognitif : Lille et une université à Paris. Cette situation n'est plus acceptable. Quand on se bat pour traduire en acte les recommandations de la Has, cela doit valoir pour la psychiatrie française mais je reste positif dans mon propos. Je souhaite que la psychiatrie accélère ses propres mutations car il en va de sa crédibilité auprès des politiques, des financeurs, des parents et des personnes souffrant d'un autisme.

Quelles sont les autres priorités ?
C'est le financement de la recherche ; il faut l'axer sur les neurosciences car c'est une des clés pour mieux connaître les facteurs génétiques qui expliquent, en partie mais insuffisamment, l'autisme et plus globalement les troubles du développement. La dernière priorité, c'est la gouvernance territoriale sur l'autisme. Je souhaite que les ARS (Agences régionales de santé) associent davantage l'ensemble des acteurs dont les associations de parents. Je dénonce au passage le traitement dont a été l'objet Éric Lemonnier à Brest, l'ancien directeur du centre régional Autisme (CRA) en Bretagne. Des stratégies ont été mises en oeuvre pour l'écarter, je considère que c'est révélateur des rapports de force en cours. C'est inacceptable sur la méthode, quels que soient les débats légitimes sur le fond. C'est également révélateur des intolérances de la période. Et donc, on doit s'organiser sur les territoires sinon le plan Autisme ne sera pas mis en oeuvre concrètement. Je serai très attentif à sa mise en oeuvre.

Quelle est votre ambition sur le pays de Lorient ?
Je souhaite que le pays de Lorient soit expérimental en matière d'autisme. Pourquoi ? Car nous avons des acteurs déjà mobilisés : des associations de parents, des professionnels de l'Éducation nationale qui se forment et se mobilisent. J'ai pu le vérifier à l'école Bois-Bissonnet à Lorient, à l'école Jacques-Prévert à Ploemeur, au collège Charles-De-Gaulle à Ploemeur, au lycée Marie-Lefranc à Lorient... Je souhaite que cette expertise soit relayée et que nous soyons ensemble force de propositions en France. Nous avons des acteurs importants sur le territoire : l'Adapei (l'IME de Ploemeur), la Mutualité Française du Finistère et du Morbihan souhaitent s'impliquer davantage sur l'autisme. Entre Caudan et Lanester, nous avons la fondation Pompidou qui souhaite également s'impliquer. J'ai rencontré la direction et la responsable de Charcot (établissement de santé mentale). Je souhaite qu'ils montent dans le train. Je le dis de manière positive, il faut que ces équipes se mobilisent sur les pathologies associées à l'autisme. Je reste ferme sur les préconisations de la Has. C'est-à-dire que les professionnels qui ne se mettront pas en mouvement dans ce sens se mettront hors du chemin et resteront à quai.

Propos recueillis par Régis Nescop

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