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"Au bonheur d'Elise"
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inclusion
3 novembre 2015

Vivre et travailler avec l'autisme

article publié dans LE PEUPLE Lotbinière (Canada)

Vincent Breton vincent.breton@tc.tc Publié le 30 octobre 2015
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L’entreprise Cétal embauche depuis 35 ans des personnes souffrant de déficiences physiques ou intellectuelles, comme Pauline Bard.

©TC Media - Vincent Breton

SOCIÉTÉ. À l’occasion d’octobre, mois de la sensibilisation à l’autisme, Le Peuple Lotbinière présente le portrait de Pauline Bard, une femme de Laurier-Station que ce trouble mental n’arrête pas.

 

Âgée dans la trentaine, elle travaille chez Cétal depuis cinq ans. Comme la majorité des Québécois, elle a étudié, à l’École secondaire Les Etchemins, avant de décrocher cet emploi manufacturier.

Après ses études, le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle l’a aidé à faire sa place comme stagiaire dans l’entreprise de Laurier-Station. Elle a ensuite dû passer une entrevue avec le Service externe de main-d’œuvre (SEMO), une étape « un peu stressante », souligne la principale intéressée.

« L’intégration s’est bien faite », se rappelle aussi Pauline, soulignant au passage qu’elle apprécie le fait de démontrer qu’une personne souffrant d’un trouble du spectre de l’autisme peut travailler comme n’importe qui. La tâche n’est peut-être pas la même, mais elle se sent utile et elle l’est. « N’importe qui peut travailler », mentionne-t-elle.

Pas que le travail

Pauline Bard pratique aussi de nombreux loisirs, dont la musique principalement. Elle peut jouer de la flûte à bec, de la clarinette, du piano et de l’orgue. Elle performe régulièrement dans des messes et parfois dans des mariages ou des funérailles.

Selon l’éducatrice spécialisée, Andréanne Comte, le fait de travailler et d’avoir une vie sociale active est très positif pour l’estime personnelle de ces travailleurs handicapés. « C’est gros pour eux d’avoir un vrai emploi », lance-t-elle.

Ouverture

Madame Comte reconnaît que l’ouverture des entreprises de Lotbinière pour les personnes handicapées est bien présente, surtout grâce à l’aide des organismes de la région.

« Il faut mettre les lunettes de l’autisme pour les comprendre, pas les nôtres, illustre-t-elle. Les choses qu’ils peuvent faire peuvent nous sembler bizarres pour nous, mais elles ont du sens pour eux. [Dans les entreprises] il s’agit juste d’adapter ses façons d’agir et d’intervenir. »

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31 octobre 2015

Saint-Denis : il se bat pour l'insertion des handicapés dans l'entreprise

Jean-Gabriel Bontinck | 27 Oct. 2015, 15h24 | MAJ : 27 Oct. 2015, 15h24
Saint-Denis, le 14 octobre. Reconnu comme travailleur handicapé après une transplantation rénale, Joël Deguilly, cadre chez SFR, participe à la politique d’insertion des handicapés dans son entreprise. « C’est une leçon de vie », estime-t-il.
Saint-Denis, le 14 octobre. Reconnu comme travailleur handicapé après une transplantation rénale, Joël Deguilly, cadre chez SFR, participe à la politique d’insertion des handicapés dans son entreprise. « C’est une leçon de vie », estime-t-il. (LP/J.-G.B.)

Le combat pour l’insertion des travailleurs handicapés est un sujet qui le touche directement. « Quand j’ai subi ma transplantation du rein, en 1996, on m’a bien fait sentir que j’étais malade dans la banque dans laquelle je travaillais à l’époque. On est allé jusqu’à m’appeler sur mon lit d’hôpital », raconte Joël Deguilly.

Ce cadre chez SFR depuis 2003, contraint de prendre une quinzaine de médicaments par jour, a aussi subi trois infarctus et une greffe au bras des suites de son traitement. « Aujourd’hui, j’ai des problèmes pour me concentrer plus de 2 ou 3 heures, je suis souvent fatigué physiquement. Je ne suis pas comme tout le monde. Ça ne se voit pas, mais je le sens », poursuit cet habitant de longue date de Noisy-le-Grand (il vit depuis un an à Champs-sur-Marne), âgé de 54 ans, qui a obtenu le statut de travailleur handicapé.

Une situation qui a, au contraire, été très bien acceptée chez SFR. « On m’a toujours fait confiance. Mon handicap n’a jamais été un frein dans mon évolution », explique Joël. L’entreprise vient d’ailleurs de signer son 5e accord en faveur de l’emploi des travailleurs en situation de handicap. « Peu d’entreprises en ont fait autant », se félicite-t-on chez SFR-Numericable.

Sur la période 2015-2018, le groupe de télécoms s’engage à recruter au moins 25 salariés handicapés (ils sont 239 actuellement), qui devront représenter au moins 5 % de l’effectif total de l’entreprise. A cela s’ajoute une batterie de mesures comme les aides aux transports, l’aménagement des postes de travail et des horaires, ou des heures de formation.

Une politique volontariste à laquelle Joël participe activement. « J’ai toujours des contrats en alternance qui viennent d’ESAT (Établissement de service et d’aide par le travail, NDLR). J’y tiens beaucoup », insiste Joël, qui a recours aussi pour des missions de sous-traitance à la société Log’ins Ares, basée à Aubervilliers, qui emploie une dizaine de salariés en insertion. Via l’association Arepejeh, il accueille aussi régulièrement des enfants handicapés en stage. « Ce n’est pas évident pour une équipe d’intégrer des jeunes handicapés, reconnaît-il, mais c’est une vraie leçon de vie de voir des enfants comme cela avec un tel enthousiasme. »

28 octobre 2015

Toujours à Bry-sur-Marne en novembre 2015 à l'occasion des rendez-vous du handicap

informations publiées sur le site de la ville de Bry-sur-Marne

A noter

Portes ouvertes

  • L’Institut Médico-Educatif (IME) Léopold Bellan accueille des enfants et adolescents épileptiques.
Mercredi 18 novembre de 10 h à 12 h
1 rue du Vingt Six Août 1944
01 48 81 00 39
  • L’ESAT Léopold Bellan, établissement et service d’aide par le travail de Bry accueille majoritairement des travailleurs handicapés domiciliés dans le Val-de-Marne et départements limitrophes.
Vendredi 20 novembre de 10 h à 15 h
22 rue de la République
01 48 82 53 00
28 octobre 2015

Tout au long du mois de novembre la ville de Bry-sur-Marne organise : Les rendez-vous du handicap

Informations publiées sur le site de la ville de Bry-sur-Marne

Ces rendez-vous du handicap viennent s’inscrire dans la lignée des actions déjà menées par la Municipalité : journée de l’autisme en 2012, conférence sur les troubles des apprentissages en 2014... Des actions ponctuelles qui contribuent, petit à petit, à faire connaître les différents handicaps. En poursuivant ces actions au sein même de ses équipes avec notamment la nomination d’une conseillère municipale déléguée au handicap, la mise en place d’un plan de formation pour former le personnel d’accueil et les animateurs du périscolaire, la création d’une commission communale d’accessibilité, la Ville souhaite faire du handicap et du « mieux vivre ensemble », une de ses priorités. Un thème fédérateur qui peut toucher chacun d’entre nous, de près ou de loin...

Tout le mois, la Ville vous propose de découvrir des animations autour du handicap.

A vos agendas !

Projection du film De toutes nos forces

En présence du réalisateur Nils Tavernier

Nils Tavernier
Nils Tavernier
jpg - 396.4 ko

Organisée avec l’Espace co et le Conseil municipal des jeunes
L’histoire d’un père et de son fils handicapé qui se lancent dans un triathlon extrême. Inspiré d’une histoire vraie. Suivie d’une discussion avec un Bryard porteur de handicap.

Mercredi 4 novembre à 14 h
Espace Co (40 places)

Pièce de théâtre « 100% »

par l’association Drôle compagnie
Ne soyez pas indifférent à la différence ! Sortez du rôle de spectateur passif pour passer des épreuves et obtenir une carte de validité « 100 % compétent ». Le public est sollicité à réagir lors de mise en situation de handicap. Un spectacle interactif où artistes valides et en situation de handicap se partagent la scène.
Spectacle financé en partie par les dons récoltés lors du concert solidaire de la chorale Voix-si Voix-la le 31 mai dernier.

Vendredi 6 novembre à 20 h
Salle Daguerre
Entrée gratuite
Sur réservation auprès du CCAS au 01 45 16 68 00
Plus d’infos

Animations sportives

Boccia (pétanque), sarbacane, basket en fauteuil proposé par le Comité départemental Handisport... Personnes valides et personnes porteuses de handicap se retrouvent le temps d’une partie ou d’un match.

  • Collecte de l’association « Bouchons d’Amour » Apportez vos bouchons de bouteilles en plastique lors de la collecte organisée par l’association « Les Bouchons d’Amour ». Grâce aux bouchons collectés, elle acquiert du matériel pour personnes handicapés (fauteuils roulants, matériels handisports,...), elle développe des opérations humanitaires ponctuelles et vient en aide à d’autres associations.
  • Un simulateur de vieillesse vous fera vivre l’expérience de déficience des personnes âgées.
Samedi 7 novembre de 14 h à 18 h
Gymnase Félix Faure

Exposition de photos des « chiens guide d’aveugles »

Photographies de Joelle Dollé.
Une exposition de la Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles et les Associations fédérées qui vous fera découvrir les portraits de 12 personnes déficientes visuelles avec leur chien guide d’aveugle. A cette occasion, les visiteurs pourront s’essayer à la lecture de livres en braille.

Du 3 au 14 novembre
Médiathèque

Stand de l’association des chiens guides d’aveugles

Rendez-vous sur le marché où l’association des chiens guides d’aveugles présentera ses activités et vendra des peluches au profit de l’association.

Dimanche 8 novembre de 8 h à 13 h
Place du marché

Semaine européenne de « l’emploi et du Handicap »

Evénements nationaux organisés par l’association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (l’Adapt)

Du 17 au 23 novembre
Retrouvez le programme

A noter

Portes ouvertes

  • L’Institut Médico-Educatif (IME) Léopold Bellan accueille des enfants et adolescents épileptiques.
Mercredi 18 novembre de 10 h à 12 h
1 rue du Vingt Six Août 1944
01 48 81 00 39
  • L’ESAT Léopold Bellan, établissement et service d’aide par le travail de Bry accueille majoritairement des travailleurs handicapés domiciliés dans le Val-de-Marne et départements limitrophes.
Vendredi 20 novembre de 10 h à 15 h
22 rue de la République
01 48 82 53 00
19 octobre 2015

Ouverture d'une classe pour autistes à Caen : la réaction d'une maman

 

Ouverture d'une classe pour autistes à Caen : la réaction d'une maman - Tendance Ouest

Christine Anne est vice-présidente de l'association Autisme Basse-Normandie, et mère de trois enfants dont deux sont autistes. Elle voit en cette classe maternelle pour autiste "un pas, mais qui reste insuffisant". C'est la principale nouveauté de cette rentrée scolaire dans le Calvados : l'implantation d'une classe spécifique pour les enfants autistes, au sein même de l'école Michel Trégore à Caen.

 

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18 octobre 2015

Vidéo : Interview sur LCP de Barbara Pompili -> l'école inclusive, l'école pour tous

15 octobre 2015

Autisme. Une unité spécialisée à deux pas de la classe


14 octobre 2015

Une enseignante et une éducatrice spécialisées ainsi que deux aides...
Une enseignante et une éducatrice spécialisées ainsi que deux aides médico-psychologiques accompagnent les élèves de la classe où sept élèves peuvent être accueillis.
Depuis un mois, trois jeunes enfants ont fait leur rentrée dans l'unité autisme maternelle à l'école de La Rabine. Un premier pas à l'école pour progresser vers les classes maternelles des copains.
Ce matin, l'un des trois enfants travaille avec la psychomotricienne qui vient à mi-temps. Cécile, l'enseignante, s'installe avec un autre élève pour lui faire reconnaître sa photo parmi celles de ses camarades et la positionner sur le tableau de présence. Un rituel de classe de petite section que l'enseignante prend le temps de mettre en place. Dans un autre espace de la pièce, l'éducatrice accompagne le plus jeune qui pose des formes d'animaux sur un puzzle. Elle capte son attention en répétant le vocabulaire et en le félicitant. À l'heure de la recréation, les trois bambins rejoignent leurs copains de maternelle sur la cour. Les élèves de l'unité autisme maternelle ont 2 ans et demi, 3 ans et 4 ans. Comme les maternelles de l'école, ils sont en classe cinq matinées et trois après-midi par semaine. « Ils vont à la cantine et à la sieste avec les autres enfants de leur âge », indique Cécile Le Prunénec.

Passer progressivement du temps en classe ordinaire

« Nous sommes sur le principe de l'inclusion, dans un schéma de classe ordinaire. Au fur et à mesure de leurs progrès, mes élèves vont pouvoir commencer à passer un peu de temps dans une classe de petite section. Au départ ils seront accompagnés par une personne de notre équipe, avec pour objectif de pouvoir intégrer la classe à plein-temps. D'où l'intérêt d'installer l'unité au sein d'une école ». « Le dispositif prévu par le plan autiste fonctionne toujours ainsi. Une psychologue et une orthophoniste interviennent aussi, à mi-temps. Ce qui permet aux personnes qui suivent l'enfant de se retrouver en équipe.
Ce qui donne plus de cohérence au suivi. L'unité de La Rabine est la deuxième de Bretagne. La première a été ouverte à Rennes en 2014. À terme, il doit y en avoir une par département », explique Caroline Abel, directrice de l'EPSMS (Établissement public social et médico-social) Vallée du Loch. L'unité est un partenariat Éducation nationale, EPSM et Mairie de Vannes. « Cette unité est le maillon qui manquait pour répondre à l'ensemble des âges de la vie d'une personne présentant des troubles envahissants du développement », précise Caroline Abel, indiquant qu'il existe également, pour les enfants, 28 places à l'IME de Grand-Champ, 20 places au Sessad (Service d'éducation spéciale et de soins à domicile) qui intervient ponctuellement dans les classes et quatre établissements pour adultes.

Un gain de chances

Les jeunes enfants de 2 ans et demi à 6 ans intègrent l'unité de l'école de La Rabine après un diagnostic posé par la Maison de l'autonomie. « Elle est destinée aux enfants qui souffrent de troubles envahissants du développement et pour qui l'expérience en classe ordinaire a été difficile. Ici, ils sont tous pris en charge individuellement. En un mois, ils ont déjà fait des progrès et réussissent à rester assis un petit moment », constate l'enseignante. « Il reste encore trois places. Ce sont de jeunes enfants dont les parents sont encore dans un cheminement d'acceptation des troubles. En intégrant l'unité il n'y a pas de perte de chance, car si l'enfant progresse très vite, il peut tout de suite passer en classe. Et plus la prise en charge adaptée est précoce, plus on a un gain de chances pour les apprentissages ».


15 octobre 2015

Un restaurant participatif pour assister les autistes et leurs proches à Beaugency

article publié dans la Rep.fr Loiret

Angeline Bailly souhaite agir pour aider les autistes.? - Photo d’archives Éric Malot

Angeline Bailly souhaite agir pour aider les autistes.? - Photo d’archives Éric Malot

Angeline Bailly, créatrice et designer de la marque Téo-jasmin, est sur le point d'ouvrir un restaurant. Son objectif : assister les autistes et leurs proches.

Interview

On s'éloigne de la marque de vêtements et décoration. Quel est votre objectif ? Dans le cadre du fonds de dotation Téo-jasmin créé en avril, je vais ouvrir un restaurant participatif sur la place du Martroi, en centre-ville de Beaugency, à la fin du mois. Au début, il fonctionnera comme un restaurant commercial classique (avec des menus « jeunes », « famille », « gastronomie » selon les jours), mais j'espère y accueillir des personnes atteintes d'autisme. Puis, au bout d'un an environ, quand j'aurai stabilisé l'activité, je compte prendre également des autistes comme salariés.

Quel sera le rôle de ce fonds de dotation ? Il ne s'agit pas seulement d'avoir un restaurant, mais aussi un endroit convivial pour mieux faire connaître ce handicap afin qu'il soit mieux accepté. Je prévois d'organiser des animations, des mini-conférences, en recevant des conférenciers, mais aussi des parents concernés, des citoyens…

D'où vient votre sollicitude pour les autistes ? En connaissez-vous personnellement ? Non, pas vraiment, mais il y a longtemps que j'ai envie de faire de la philanthropie. J'avais déjà oeuvré dans le monde associatif, et je m'étais promis que quand mon activité serait stable, j'agirais pour l'intérêt général. Pour l'instant, les bénévoles sont les gens de l'équipe commerciale Téo, les proches et les amis, mais j'espère que d'autres se joindront à nous.

Pourquoi l'autisme, alors ? Parce que sur le marché français, il y a un réel besoin de faire évoluer les choses et d'apporter des solutions. Il y a de plus en plus d'autistes, et la France n'a pas assez de structures adaptées, pas comme dans d'autres pays. J'ai été vraiment touchée par le livre « Louis, pas à pas » de Francis Perrin, qui raconte la vie de son fils autiste.

Comment articulez-vous vos différentes activités ? Le holding Téo-cassis détient à la fois la boutique Téo-and-Co (où est vendue la marque Téo-jasmin) et le fonds de dotation Téo-jasmin. Il permettra d'assurer un flux financier de la boutique vers le fonds de dotation et le restaurant. Le but n'est pas de faire de l'argent, mais il faut que l'établissement soit stable pour assurer son rôle philanthropique.

Propos recueillis
par Caroline Bozec

15 octobre 2015

Israël et sa politique d'inclusion des autistes dans le marché du travail

article publié dans The Times of Israel

Cette politique permet d’utiliser les compétences exceptionnelles des autistes, hélas souvent ignorées

12 octobre 2015, 19:42
Capture d'écran YouTube : Hamou Bouakkaz, auteur de Aveugle, arabe et homme politique
Capture d'écran YouTube : Hamou Bouakkaz, auteur de Aveugle, arabe et homme politique

Hamou Bouakkaz revient sur l’exemple d’Israël dans sa politique remarquable d’inclusion des autistes sur le marché du travail.

Hamou Bouakkaz, Conseiller du 20e arrondissement de Paris et Président de l’association Paul Guinot, explique qu’Israël a réussi à mettre à profit, pour ses start-ups, les compétences des autistes rapporte le site tsa-quotidien.fr.

Il prend pour exemple Ester Zabar, qui a voyagé d’Israël jusqu’au Danemark pour adapter son entreprise à la formation et au recrutement de personnes autistes.

Cette dernière s’est adressée à Specialisterne qui a rendu possible l’ouverture d’un million de places en entreprise pour les autistes.

La technique de Specialisterne est de détecter les capacités des autistes pour leur trouver l’activité qui leur correspondra le mieux.

Quand Ester Zabar retourne en Israël, elle applique la méthode danoise et crée l’entreprise AQA.

Par l’intermédiaire de son entreprise, Ester forme les autistes à rentrer sur le marché du travail en les accompagnant au début pour que ces derniers s’adaptent au mieux à l’environnement professionnel.

Beaucoup d’entreprises israéliennes ont recruté les élèves d’Ester. Elles sont toutes d’accord sur l’efficacité et la concentration des collaborateurs autistes. Au fur et à mesure, ils acquièrent de l’assurance et prennent des initiatives souvent originales qui portent leur fruit, explique Hamou Bouakkaz.

Les équipes, afin de permettre une intégration performante, doivent s’adapter au langage de l’autiste en parlant explicitement et sans faire d’allusion.

Cette politique d’inclusion permet d’utiliser les compétences exceptionnelles des autistes, hélas, souvent ignorées.

8 octobre 2015

Vidéo : Le chemin d'Eloi

Regardez cette vidéo très émouvante et surtout très positive !

24 juillet 2015

Loi Handicap : Ségolène Neuville annonce une simplification des normes

22 juillet 2015 à 09:24

La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion s’est exprimée ce matin sur iTélé sur les retards dans la mise aux normes des accès publics pour les personnes à mobilité réduite. Elle souhaite que d’ici «trois ans, il y ait 800 000 établissements sur les un million qui soient mis aux normes», contre seulement un tiers actuellement.

24 juillet 2015

Lyon 2e. Des baby-sitters à domicile pour enfants en situation de handicap

Publié le 15/07/2015 à 05:00

Nouveauté. « Bulle d’R », une structure associative qui devrait pouvoir officier début octobre ou juste avant.

Domitille Coiffet, Anne Raquin et Lætitia Dumontet, l’équipe dirigeante de Bulle d’R.  Photo Michel Nielly

Domitille Coiffet, Anne Raquin et Lætitia Dumontet, l’équipe dirigeante de Bulle d’R.  Photo Michel Nielly

Avec la crèche associative « Eveil-mâtins » de la rue de Condé (2e ) et son extension « Bulle-d’Eveil », les principes fondamentaux d’accueil des jeunes enfants de cette association ont amené l’équipe dirigeante à une priorité : répondre aux besoins spécifiques des parents ayant des enfants handicapés.

Bulle d’R recrutera et formera ses baby-sitters

En créant « Bulle d’R », la présidente, Domitille Coiffet, secondée par Lætitia Dumontet et la directrice Anne Raquin, veut mettre à disposition, au domicile de ces familles, des baby-sitters soucieux des handicaps d’enfants de « 0 à 12 ans ».

Dans Bulle d’R, il y a « R », comme répit. Car il s’agit bien de permettre aux parents concernés de pouvoir souffler en prenant quelques heures de liberté. Le recrutement, la formation avec des professionnels de la santé, les stages en crèche avec du personnel référent et le suivi des baby-sitters sont donc prévus, grâce au soutien de la CAF, de partenaires sociaux et économiques, de la mairie centrale et celle du 2e.

Cette dernière a décidé d’accueillir, à partir de septembre, une permanence le mardi de 14 à 17 heures et le vendredi de 9 à 12 heures, la structure devant être opérationnelle pour cette rentrée 2015-2016.

L’appel est lancé du côté des facs, des écoles post-bacs et de tous les jeunes ou moins jeunes cherchant à rendre service. Un peu d’argent de poche d’un côté et de l’autre, des frais déductibles pour les impôts.

Renseignements : Tél. 06 10 97 00 18 ou contact@bulledr.org

20 juillet 2015

Vidéo -> Le discours émouvant de la jeune trisomique Yasmine Berraoui au TedX de Casablanca

article publié sur le Huffington Post Maroc

HuffPost Maroc | Par Mathieu Albertelli Publication: 17/07/2015 19h21 CEST Mis à jour: 17/07/2015 21h52 CEST

HANDICAP - "Battez vous pour eux! Ne les laissez pas tomber, ils ont le droit de vivre leurs rêves". C'est par ces termes que Yasmine Berraoui s'adresse aux parents d'enfants atteints de trisomie 21 depuis la scène du TedX à Casablanca, dans une vidéo mise en ligne le 15 juillet sur YouTube.

La jeune fille avait été invitée sur scène par le TedX en mars dernier pour partager sa vision de la vie, et parler de la nécessité de changer la perception de cet handicap parmi la population. Yasmine avait déjà fait parler d'elle lorsqu'elle avait obtenu son bac en 2014 avec mention. Mohammed VI l'avait reçue en personne, et de nombreux médias l'avait sollicitée pour l'interviewer.

Comme Yasmine l'explique dans la vidéo, "elle ne comprend pas" le buzz que l'obtention de son bac avait provoqué. "Je ne me sens pas handicapée. De nombreuses personnes se disent: 'oh la pauvre elle est trisomique, elle est handicapée' mais n'oubliez pas que c'est moi qui ai un chromosome en plus. C'est à vous qu'il manque quelque chose", déclare-t-elle avec humour.

Elle revient aussi sur la parution d'un article où un journaliste se demandait si l'avortement ne devait pas être légalisé si un cas de trisomie était détecté pendant la grossesse: "J'ai souffert de ne pas avoir d'amis. Je suis comme vous. J'ai deux jambes, deux bras, un cerveau et un coeur", rappelle-t-elle.

16 juillet 2015

Italie : Un hôtel tenu uniquement par de jeunes trisomiques

article publié sur aletia

Ce groupe de jeunes Italiens gère l'Albergo Etico, un hôtel 3 étoiles de 60 lits situé à Asti, au sud de Turin, dans le Piémont, ainsi qu'un restaurant de 50 couverts.

sindrome de down
albergoetico.it
La malformation fœtale, bon prétexte pour justifier le recours à l'avortement eugénique, est un concept souple qui va jusqu'à englober les bébés touchés par la trisomie 21. Nouvel et énième exemple pour mettre en échec cette vision eugénique : dans la province italienne d'Asti, s'est ouvert l'Albergo Etico, un hôtel géré et administré uniquement par un groupe de jeunes atteints de ce syndrome. Il s'agit d'un hôtel 3 étoiles, inauguré le  18 juin – mais les directeurs de l'hôtel espèrent d'ici un an le transformer en un 4 étoiles.

26 chambres et 60 lits

Situé au cœur de la ville, près du parc boisé de la Résistance, l’Albergo Etico dispose de 26 chambres et de 60 lits, d’un restaurant de 50 couverts, d’un jardin et d'un espace de travail. Selon le quotidien italien La Repubblica, en plus de la possibilité d’acquérir une expérience dans le milieu du travail, les jeunes travaillant dans l'hôtel apprennent à vivre seuls, à gérer eux-mêmes leur rémunération et à travailler en groupe. "L’idée est de former de nouveaux professionnels dans le secteur du tourisme en Italie, en les aidant à acquérir une autonomie personnelle pour faire face au monde du travail", souligne le quotidien.
 
Le projet de l'Albergo Etico est né autour du jeune Nicola, atteint du syndrome de Down, qui a travaillé il y a quelques années au restaurant Tacabanda à Asti, rattaché à l’hôtel. L’expérience de Nicola a changé sa vie, ainsi que celle de beaucoup de ses collègues de la Maison Montessori, maison d’accueil pour jeunes atteints du syndrome de Down, à proximité de l’hôtel. Ensemble, ils ont créé l'association Albergo Etico et, c'est à partir de celle-ci qu'ils ont élaboré le projet d'hôtel qui s'est concrétisé cette année. Bien évidemment, s'il n'avait jamais vu le jour, Nicola n'aurait bien entendu jamais pu démontrer ses talents... 

Adapté du portugais par Élisabeth de Lavigne
16 juillet 2015

Bergerac : des enfants autistes accueillis à l'école

article publié dans Sud Ouest

Publié le 16/07/2015 à 09h24 , modifié le 16/07/2015 à 09h24 par

La maternelle Pauline-Kergomard proposera à partir de la rentrée une unité d’enseignement intégrée autisme (UEM). La première du département

Bergerac : des enfants autistes accueillis à l’école

La première unité d’enseignement intégrée en école maternelle ouvrira en septembre dans les locaux de l’école Pauline-Kergomard. ©
photo é. D.

Désireux de favoriser l'inclusion des enfants autistes en milieu ordinaire, l'État finance depuis deux ans la création d'unités d'enseignement intégrées en école maternelle (UEM). En Dordogne, la première structure officiellement labellisée par l'Agence régionale de santé (ARS) ouvrira en septembre à Bergerac.

À l'avant-garde du combat pour l'amélioration de la prise en charge de l'autisme, l'association des Papillons blancs a convaincu à la fois l'Éducation nationale et la Ville de Bergerac d'autoriser l'implantation de cette unité dans les locaux de la maternelle Pauline-Kergomard.

Sept enfants pris en charge

Sept enfants de 3 à 6 ans seront accueillis sur place par une équipe spécialisée des Papillons blancs. Dans un espace aménagé pour répondre à la prise en charge de l'autisme, chacun pourra suivre à son rythme un programme pédagogique basé sur des approches éducatives et thérapeutiques déjà éprouvées, pour nombre d'entre elles, en Institut médico-éducatif (IME). « Il a été prouvé par les scientifiques que la prise en charge précoce des enfants présentant des troubles majeurs de la compréhension contribuait à faire reculer le handicap, en activant des zones du cerveau restées jusque-là dormantes », glisse Nicolas Villoutreix, le directeur du secteur enfants des Papillons blancs.

Interaction avec les élèves

En prime, les enfants autistes accueillis par l'UEM pourront entrer en interaction avec les autres élèves de la maternelle Kergomard, sur des temps qui restent à définir par l'équipe enseignante de l'école. « L'objectif poursuivi est de favoriser les échanges entre les enfants atteints de troubles autistiques et les écoliers ordinaires », explique Francis Papatanasios, le directeur des Papillons blancs.

« Les uns comme les autres pourront faire l'expérience de l'altérité et de la différence », ajoute Anne Scheuber, la directrice financière de l'association.

Associer la famille

« L’implication des parents est un élément fondamental dans l’accompagnement des enfants et la réussite du projet de scolarisation », rappelle Nicolas Villoutreix, le directeur du secteur enfants des Papillons blancs. Aussi les familles seront-elles, dès la rentrée, associées dans la construction du Projet individualisé d’accompagnement (PIA) de l’enfant et du Projet personnalisé de scolarisation (PPS) le concernant.

Un accompagnement sera également proposée aux parents afin de les soutenir dans leur vie quotidienne et dans la mise en place d’outils de communication avec leur progéniture.

8 juillet 2015

Sallaumines : Pierre et sa famille vivent avec l'autisme un quotidien semé d'embûches

article publié dans La Voix du Nord

Publié le

PAR YVES PORTELLI

Pierre, 18 ans, souffre du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme spécifique diagnostiquée une première fois dès l’âge de 3 ans. Depuis quinze ans toute la famille se bat au quotidien pour faire face. Un parcours semé d’embûches qui ne laisse place à aucun répit. Témoignages.


Pierre s’est régalé dans le rayon des comics au Furet. Il avait le sentiment d’être utile à quelque chose. PHOTO SEVERINE COURBE 
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La signature de la charte « autisme » (voir ci-dessous) les a décidés à nous appeler. Danièle et Jean-Pierre Barczyk n’ont rien contre le principe – au contraire – mais ils avaient surtout envie d’évoquer la réalité qui prévaut jusqu’ici, celle précisément qui pousse les professionnels à essayer de faire mieux. Leur maison du centre-ville de Sallaumines constitue un havre de paix familial, un refuge indispensable. Pierre (57 ans) et Danièle (54 ans) expliquent pourquoi : « Du jour où Pierre a été diagnostiqué autiste, nous nous sommes retrouvés seuls. Plus d’amis, une famille déchirée. Notre monde s’est rapidement rétréci à un petit cercle : nous les parents, nos deux filles plus âgées, Pierre bien sûr et les parents de Danièle. » Au fil des années, seuls les soignants et quelques autres ont élargi le groupe, pas davantage. Les Barczyk ont appris en marchant. Ils sont devenus des spécialistes du montage de dossiers. Pour faire accepter leur enfant en classe, à l’école, au collège, au lycée, rien n’a été simple et les sacrifices énormes. Aujourd’hui, à un an de la retraite, Jean-Pierre Barczyk sait qu’il gagnera du temps pour sa famille. Un luxe ! Danièle, ancienne préparatrice en pharmacie à Lens, a dû quitter son emploi après avoir essayé le mi-temps, longtemps. Ensemble, ils ont dû s’adapter en permanence. « À chaque fois on se demandait, mais comment faire ? » Aucun parcours n’est proposé aux familles qui accompagnent leur enfant autiste, c’est le système D qui prévaut. Souvent, les couples explosent en vol. Trop de contraintes, d’échecs répétés. Les Barczyck, eux, ont tenu, même quand Pierre a pu intégrer un lycée spécialisé pour jeunes autistes… à Dunkerque. « Comment rester avec lui là-bas ? C’est loin de Sallaumines. Nous avons chamboulé notre vie. Danièle partait quatre jours sur place, revenait avec Pierre le jeudi soir et travaillait les deux derniers jours de la semaine » explique Jean-Pierre, conscient du sacrifice consenti.

Le rendre autonome, voilà l’objectif

Des exemples de la sorte jalonnent leur vie. Danièle sent aussi que ses aînées (22 et 27 ans) ont elles aussi souffert de la situation puisque l’attention était concentrée sur le frangin : « On aurait tant aimé faire plus pour elles. » Danièle et Jean-Pierre ont appris aussi à canaliser leur rage face à l’incompréhension. La difficulté d’organiser un parcours scolaire fut un des Everest à surmonter. Aujourd’hui, ils se concentrent sur l’avenir : « Notre objectif est de rendre Pierre le plus autonome possible. Un jour, nous ne serons plus là il faut donc atteindre cet objectif. »

Adulte, le jeune homme sort des parcours balisés. Aussi imparfaits qu’ils aient été, ils fixaient un cap, concentraient quelques moyens. Chaque jour, il faut tout inventer. Les Barczyk sont fatigués mais ils font face. Ils sont prêts à donner leur avis sur tout ce qui pourrait améliorer les prises en charge des autistes tout au long de leur vie. Ils sont devenus référents sur le sujet et ce serait bien de les entendre et de les écouter .

Belle expérience au Furet

Pierre a pu effectuer un stage à mi-temps durant plusieurs semaines du mois de juin au Furet du Nord à Lens. En dehors de quelques expériences déjà enrichissantes dans les médiathèques, ce saut dans l’inconnu, dans une entreprise directement au contact de clients, était une grande première pour le Sallauminois. Une première aussi pour Jocelyn Billet, le directeur du site lensois : « Pierre a été intégré tout particulièrement dans le rayon des BD, ses connaissances dans le domaine sont très bonnes. Il s’y trouvait en confiance. Parallèlement, il a suffi de bien cadrer son travail et cela s’est très bien passé. » Pierre Barczyk a également été sollicité sur les logistiques de rangement, pas toujours évidentes à l’échelle d’un Furet et là aussi, tout s’est bien passé : « Il a une bonne mémoire, cela lui a permis de bien comprendre les fonctionnements et de s’y adapter. » Le rythme du mi-temps était bien adapté au handicap du jeune homme. Ses parents étaient surtout satisfaits de l’accueil réservé à leur fils. « Je peux vous assurer que trouver des stages de cette nature est terriblement difficile. »

Une nouvelle charte

C’est la signature de la charte « autiste » voici une dizaine de jours au centre hospitalier de Lens qui avait incité la famille Barczyk à nous contacter afin que l’on puisse se rendre compte des difficultés rencontrées sur le terrain. Rappelons à ce sujet que l’accord lie désormais huit acteurs du territoire spécialisés dans la prise en charge des patients : le centre hospitalier de Lens (unité médicale de pédopsychiatrie), le centre hospitalier d’Hénin-Beaumont (pôle psychiatrie), le centre de ressources Autisme (Loos-en-Gohelle) et l’association Autismes Nord – Pas-de-Calais ; l’APEI de Douai ; l’APEI de Lens et environs, d’Hénin-Carvin ; La Vie active et l’Éducation nationale.

30 juin 2015

Le CeRESA Midi-Pyrénées fête ses dix ans

article publié dans LA DEPECHE

Publié le 30/06/2015 à 08:19

Société - Autisme

Les enfants posent avec les dirigeants de l'association devant les dessins du concours./ Photo DDM, Frédéric Charmeux

Les enfants posent avec les dirigeants de l'association devant les dessins du concours./ Photo DDM, Frédéric Charmeux

 

Le CeRESA (Centre Régional, d'Éducation et de Services pour l'Autisme en Midi-Pyrénées) organisait jeudi 25 juin dernier une grande réception à partir de 19 heures dans ses nouveaux locaux impasse de Lisieux pour fêter ses 10 ans d'existence. Acteur incontournable dans la prise en charge de l'autisme en région Midi-Pyrénées, cette association créée en juillet 2005 sous l'impulsion du Pr Bernadette Rogé propose une véritable plateforme innovante de services agissant auprès des personnes atteintes d'autisme et de leurs familles. Depuis 10 ans, le CeRESA a su relever plusieurs défis puisqu'il est aujourd'hui gestionnaire de 4 structures accompagnant près de 90 enfants âgés de 2 ans à 20 ans en accord avec les recommandations de la Haute Autorité de Santé. L'association a aussi reçu le soutien du ministère de la santé en la personne de Ségolène Neuville, Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées qui a récemment adressé une lettre à leur attention pour souligner la qualité et le sérieux du travail qui y était mené (voir notre encadré). «Nous travaillons avec de nombreux professionnels, psychologues, éducateurs, orthophonistes ou encore enseignants» explique le Pr Bernadette Rogé. «L'objectif est de donner une éducation adaptée aux enfants atteints de troubles d'autisme afin de les aider à s'intégrer dans la société.». Une centaine de personnes étaient présentes lors de cette soirée anniversaire en présence de parents, enfants et proches de l'association, qui s'est conclue par un grand cocktail et un concert de la chorale de la fondation orange, partenaire de l'association depuis sa création. Cette soirée anniversaire était également l'occasion d'une remise de prix.

En effet un concours de dessin ouvert aux enfants des classes accueillant un enfant avec autisme avait été organisé il y a quelques semaines sur le thème du «vivre ensemble». Un jury composé de deux artistes toulousains était chargé de départager les 12 dessins en lice, et ce sont finalement cinq établissements toulousains qui se sont distingués par leur production.


Le Ceresa : «un site d'excellence»

Ségolène Neuville, Secrétaire d'Etat aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion : «(…) je connais l'importance de votre dispositif et l'excellence des interventions et des projets qui s'y développent. Vous faites partie des centres pionniers sur les interventions précoces en autisme qui sont au cœur des priorités fixées par le Plan Autisme 2013-2017 et vous contribuez ainsi à diffuser les recommandations de la haute autorité en santé (HAS) et de l'agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et des services sociaux et médico-sociaux (ANESM). C'est aussi un lieu, une équipe auprès de laquelle les familles et les enfants se sentent en confiance. Et cette confiance est essentielle et se mérite lorsqu'il s'agit d'autisme. (…) Madame la Professeure Bernadette Rogé., vous faites partie de nos experts et professionnels les plus précieux. Vous œuvrez depuis de nombreuses années pour faire avancer la cause de l'autisme. Vous êtes aussi reconnue internationalement pour votre expertise et vos recherches. Pour toutes ces raisons, le CERESA est l'un des sites d'excellence, un site démonstrateur de ce que je souhaite voir se développer partout en France.»

L.A

29 juin 2015

Au-delà des différences

articlle publié dans Sud Ouest

Publié le 29/06/2015 à 03h44 , modifié le par

Deux associations du Créonnais œuvrent de concert pour intégrer des enfants autistes à travers des temps d’activités créatives partagées. Ambiance.

Au-delà des différences

Les enfants se sont appliqués à décorer des pots de miel, aidés des parents et des animatrices des deux associations. ©

PHOTO C.B.

CHRISTIAN BOISSON

c.boisson@sudouest.fr

Il n'est jamais simple de gérer un enfant autiste au quotidien. Les parents concernés sont les premiers à pouvoir en témoigner. Au-delà de toutes les contraintes que cette situation occasionne, il reste encore un élément qui échappe à la prise en charge médicale : c'est la place dans la société des enfants greffés de cette différence, souvent captée dans le regard des autres.

À Créon, l'association D'une rive à l'autre réunit six enfants frappés du syndrome d'autisme, non pas pour les confiner dans une bulle protectrice, mais bien au contraire pour les éveiller au monde extérieur et les aider à s'intégrer dans leur environnement, aussi bien matériel que relationnel. Une autre association sadiracaise, Les mots de Jossy, œuvre dans le même esprit mais avec des enfants dits « normaux », juste en difficulté scolaire, voire en mal de bases d'apprentissage des actes de la vie.

Il y a un an, Jocelyne Garcia, la directrice des Mots de Jossy, a souhaité se rapprocher de l'association D'une rive à l'autre afin de se faire rencontrer les enfants entre eux et d'observer les comportements réciproques, pour en tirer des enseignements. « Je souhaitais me rendre compte s'il était possible que se crée une passerelle entre eux, évoque Jocelyne Garcia. Comment allaient-ils s'accepter les uns, les autres ? Je voulais voir comment les enfants autistes pouvaient apprendre au contact d'autres enfants. Cette passerelle, ils l'ont bien forgée et cela s'est fait naturellement. »

Un terrain de jeu champêtre

Depuis le mois de mars, Bernard Lafon, le propriétaire de la ferme Oh ! Légumes oubliés, prête gracieusement une parcelle de sa propriété aux deux associations qui se réunissent tous les mercredis après-midi. Le but est de réunir les enfants par binôme : un enfant autiste avec un enfant qui ne l'est pas. Chaque binôme s'attelle à une activité qui est commune pour tout le groupe.

À la ferme des légumes oubliés, toutes les activités tournent autour de la nature : jardinage avec plantations de fleurs et de légumes, vie des insectes (notamment abeilles et coccinelles), dégustations de produits de la ferme. On y organise aussi mais aussi des jeux, tels le parcours dans le labyrinthe végétal ou encore du petit bricolage. « Ces activités leur plaisent beaucoup, assure Virginie Gratiot, présidente d'Une rive à l'autre. « Les familles apprécient également beaucoup ces temps d'échanges, qui les sortent de leur quotidien, parfois éprouvant. Quant aux enfants, nous travaillons sur leur compréhension de la situation et leur acceptation de l'autre. Ces rencontres sont vraiment très constructives. »

Le regard de l'autre

Sous la grande bâche surplombant deux tables en bois, au milieu de la prairie, les douze enfants s'activent à décorer des pots de miel fournis par un apiculteur local. Il s'agit de confectionner des étiquettes originales où tous les enfants signeront. Pour remercier Bernard Lafon de sa gentillesse, deux binômes, encadrés également par les animatrices des deux associations et les parents, décorent une jolie boite à bijoux, en bois léger, en y collant des papiers de couleur. L'intérêt et l'application se lisent sur tous les visages et les parents sont ravis.

Véronique Marzin est la maman d'Alexandre, un enfant autiste de 10 ans. « Pour moi, la différence ne semble pas exister, dit-elle. C'est incroyable ! Ici, on a le sentiment de ne pas être jugé ni de subir le regard des autres. Nous vivons ici tous les mercredis des moments très intenses et très enrichissants. » Quant à Estelle Lagaronne, maman de Romane, 6 ans, non autiste, elle vient pour que sa fille comprenne la différence mais remarque aussi la ressemblance qu'il y a entre tous les enfants. Encore un mercredi avant l'été.

26 juin 2015

Nortkerque : un enfant autiste privé de centre aéré ?

Publié le

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Les vacances d’été auront-elles un goût amer pour Théo Leprince, 13 ans ? Le jeune Nortkerquois souffre d’un trouble envahissant du développement non spécifié ; une forme d’autisme qui entraîne une déficience intellectuelle. L’enfant suit une scolarité quasi normale dans une classe pour l’inclusion scolaire (Clis) de l’école Franklin-Stéphenson de Calais et son travail est très satisfaisant pour ses parents, Anne et Bruno : « L’équipe d’enseignants qui l’encadre est excellente, explique la maman. Elle a su le mettre en confiance, le motiver… Il est bien plus calme qu’il y a deux ans ».

Le handicap de Théo nécessite un encadrement spécialisé dont ne dipose pas pour le moment le centre de loisirs communal. Avant 2012 était mise en place l’opération Défi loisirs, qui permettait au jeune garçon de bénéficier d’un encadrant formé et de pouvoir s’amuser avec ses petits camarades et faire des activités originales comme du laser game ou du sport. Mais la Caisse d’allocations familiales a décidé de supprimer son financement il y a deux ans. Le début des problèmes pour Théo et sa famille. « L’année dernière, nous n’avions pas pu inscrire Théo au centre de loisirs de Nortkerque, faute d’encadrants spécialisés pour s’occuper de lui. Nous n’avons rien dit car la municipalité n’avait pas pu réagir à temps à la décision de la CAF et s’est trouvée devant le fait accompli. »

Deux solutions trouvées par la mairie

Mais cette année, Anne et Guy Leprince craignent qu’on prive une fois de plus leur enfant de centre de loisirs. La mère de famille nortkerquoise a prévenu Frédéric Melchior, aussitôt qu’il a endossé son nouveau rôle de maire, pour l’informer de la situation de son fils. Mais elle n’a rien vu venir jusqu’à ces derniers jours. « Il m’avait dit qu’il prendrait avec son équipe les mesures nécessaires pour pouvoir accueillir Théo cet été. Finalement, rien n’a été fait et mon fils n’ira pas s’amuser cet été avec ses copains ».

Récemment, Amandine Montuy, adjointe en charge de l’éducation et des centres de loisirs, a rencontré le couple. L’élue réfute le terme « exclusion » lâché par les parents de Théo pour qualifier l’éventualité que ce dernier ne puisse faire partie des inscrits du centre de loisirs communal : « Nous n’avons jamais refusé de l’inscrire. Notre équipe d’animation était même prête à s’adapter en fonction de ses besoins. Mais nous devions prendre des responsabilités vis-à-vis de sa sécurité et aussi de notre direction et de son équipe d’encadrants. »

L’adjointe explique que « des contacts ont été pris avec le Sessad, les institutrices de Théo et le Pôle résonance Départemental pour trouver un animateur formé pour cet été » pour s’occuper du jeune garçon. Mais pour l’instant, rien de concret même si, de l’aveu d’Amandine Montuy, « tous les interlocuteurs que j’ai rencontrés ou contactés sont très coopérants et souhaitent vivement trouver une solution. J’attends la confirmation ». Pour l’instant, une association de Calais et le Sessad de Guînes ont proposé les services d’un de leurs animateurs. Une fois le problème réglé, un comité de pilotage prendra ensuite le relais.

En attendant, Théo a bien saisi la situation et il est triste à l’idée de penser qu’il n’aura pas droit à des vacances comme n’importe quel enfant : « Il ne se sent pas bien. Il est plus énervé que d’habitude », confie Anne. Le jeune Nortkerquois passera peut-être son été à la maison, avec ses parents : « On l’emmênera au parc ou faire des balades. On ne pourra pas lui offrir les nombreuses activités qu’il aurait pu faire au centre de loisirs. C’est dommage ».

A travers ses inquiétudes et ce coup de colère, le couple nortkerquois souhaite que ce qui arrive à leur fils n’arrive plus aux autres familles vivant avec un enfant autiste : « Il y a une vraie prise de conscience à prendre et aussi une lutte permanente à mener sur les préjugés concernant l’autisme. Mon fils n’est pas agressif et ne représente un danger pour personne. Ses enseignantes qui le suivent le décrivent comme quelqu’un de calme. Théo est un garçon comme un autre, sauf qu’on lui colle une étiquette ». Un jeune garçon qui n’espère qu’une seule chose : passer des vacances agréables avec ses copains.

Vincent PIHEN

25 mai 2015

Ils ouvrent un resto pour embaucher leur fille handicapée

article publié sur handicap.fr

Résumé : Dans l'impossibilité de trouver une structure adaptée où leur fille pourrait travailler, Valérie et Jean-Yves Sybille ont ouvert, à Valenciennes, la " Cantine de Joséphine ".Un restau pour une nouvelle vie, mais aussi pour les "autres Joséphine"

Par , le 24-05-2015

Sur la devanture de l'établissement valenciennois, un grand dessin d'une serveuse souriante présentant un gâteau. Ce dessin, Joséphine Sybille l'a réalisé lorsqu'elle était enfant. Pas de doute, la Cantine de Joséphine est bien « son » restaurant. Ses parents, Valérie et Jean-Yves, l'ont ouvert pour elle, pour qu'elle ait un travail, faute de pouvoir en trouver ailleurs. « Joséphine est trop handicapée pour un environnement ordinaire mais pas assez pour être accueillie en Esat (Etablissement et service d'aide par le travail ; ndlr) », indique sa maman. En effet, la jeune adulte de 21 ans souffre d'un retard des acquisitions, de troubles du langage, de fatigue récurrente, « mais personne ne sait quel est son handicap exact ». Depuis l'ouverture du resto, le 1er avril 2015, Joséphine travaille en salle – « le meilleur compromis par rapport à son parcours » – et a déjà fait des progrès. « Les premiers jours, elle était un peu perdue et il fallait lui dire quoi faire mais, désormais, elle est bien plus autonome. » Autonome au boulot, mais pas seulement...

Bientôt la colocation de Joséphine ?

Après une année passée à la maison « à ne rien faire », Joséphine a vu son quotidien prendre une toute nouvelle tournure. Pour se rendre au restaurant, elle effectue seule les trajets en tramway et se rend régulièrement en ville sans accompagnement. « C'est un bonheur total de la voir si épanouie », se réjouit Valérie. Mais les nouveautés dans la vie de Joséphine pourraient ne pas s'arrêter là. « Dans la continuité de la création du resto, nous aimerions mettre en place une ou plusieurs colocations entre personnes porteuses du même handicap. Encore une fois, le but serait qu'elles gagnent en indépendance et s'insèrent dans la société. » Car si sa fille est la première bénéficiaire de ces actions, Valérie souhaite venir en aide à d'« autres Joséphine ».

« Joséphine en redemande ! »

Vincent, fortement dyslexique, est de ceux-là. Lui aussi a été recruté avant l'ouverture du restaurant, dans lequel il bénéficie d'un poste polyvalent ; tantôt assistant du chef, tantôt en salle. Un troisième jeune pourrait bientôt suivre. C'est en tout cas l'objectif de Valérie. « On attend seulement d'être reconnu en tant qu'Entreprise d'insertion (EI). » Pour ne pas être limités dans leurs actions, elle et son mari ont créé l'association Handélice. En plus de Joséphine, elle accueille déjà quatre jeunes en situation de handicap. Une fois par semaine, une activité leur est proposée (fête foraine, week-end à la mer…) et l'occasion leur est donnée de se retrouver, de partager, de changer d'horizon. « Un autre de nos projets est de leur permettre de partir seuls en vacances durant une semaine. » Décidément, les idées ne manquent pas. Au risque d'un changement trop brusque après de longs mois d'ennui ? « Vraiment pas ! Peu de temps après l'ouverture du resto, Joséphine m'a demandé : "C'est pour quand mon appart ?" C'est elle qui en redemande ! »

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