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"Au bonheur d'Elise"
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loisirs
29 mars 2012

article publié dans le nouvel observateur le 28 mars 2012

Autisme : j'enseigne le piano à des jeunes pour les aider dans la maladie

Modifié le 28-03-2012 à 17h16

Temps de lecture Temps de lecture : 2 minutes

LE PLUS. L'expression "la musique adoucit les mœurs" a pris toute sa dimension le jour où Françoise Dorocq a constaté les bienfaits du piano auprès des jeunes autistes. 20 ans après, la présidente de l'association A.P.T.E-Autisme revient sur le chemin parcouru. 

> Par Françoise Dorocq Apte Autisme

Edité par Helene Sergent   Auteur parrainé par Aude Baron

Professeur de piano depuis de très longues années, le jour où l'une de mes élèves, maman adoptive d’une petite fille atteinte d’autisme, ma demandé d’enseigner le piano à sa fille, a bouleversé ma vie. 

 

Enfant jouant du piano, illustration (PureStock/SIPA)

Enfant jouant du piano, illustration (PureStock/SIPA) 


Une pédagogie adaptée

Au milieu des années 1980, années terribles pour l’autisme puisqu’on sortait à peine des théories destructrices de Bruno Bettelheim, j’ai donc découvert ce handicap que je ne connaissais qu'à travers certaines de mes lectures. De défaites en succès, nous avons progressé sur le chemin de la musique et de la communication, Victoire et moi.

J’ai vite compris que la pédagogie habituelle ne pouvait pas, ou très rarement, convenir aux enfants autistes. J’ai donc fait des recherches à l’Université, dans les hôpitaux et aux États-Unis. J’ai ainsi pu mettre en place la "méthode dolce®" (terme musical signifiant "en douceur"), pédagogie adaptée à cette pathologie.

Le résultat obtenu avec cette enfant et tous les autres qui ont suivi étaient tellement étonnants que j’ai compris que la musique, outil de communication non verbale, pouvait être un apport extraordinaire pour ces enfants, comme elle l’est pour nous tous.


Video Apte par apte-autisme


La méthode Dolce par A.P.T.E-Autisme

La méthode "dolce®", adaptée à la pathologie, ne passe pas par les apprentissages fondamentaux. Elle part de ce qu’est l’enfant, de ses goûts, de ses envies sur lesquels s’appuie ensuite le professeur. Des compétences insoupçonnées peuvent parfois émerger. À petits pas, en douceur, sans jamais élever la voix, l’enseignant accompagne l’élève dans ses apprentissages.

Entre tous les progrès notables liés à cette méthode, on note surtout une nette amélioration des capacités de concentration de l'enfant, une réactivation de certains synapses peu ou pas sollicités dans le cerveau à cause de l'autisme et une amélioration de leur confiance en eux. 

Donner un accès à la culture 

Apprendre à jouer du piano à un enfant autiste, c’est prendre un enfant par la main et l’emmener sur le chemin de l’harmonie et de la culture. En 2006 j'ai créé l'association A.P.T.E - Autisme pour initier cette méthode à plus de personnes car, devant les résultats obtenus, il s'est avéré indispensable d'offrir une plus grande accessibilité à la culture, en particulier pour les personnes en situation de handicap. 

En plus de l'accompagnement des enfants, nous proposons des sessions pour devenir formateur à la méthode Dolce®. Afin de démontrer concrètement les résultats obtenus grâce au travail de l’association, nous avons décidé d'organiser des manifestations.

Le vendredi 30 mars prochain, à 20h, le pianiste Marc Vella, parrain de l’association, donnera un concert exceptionnel à Paris. Exceptionnel car des élèves de l’association nous feront la démonstration de leurs performances en jouant seuls ou avec Marc.

Concert le vendredi 30 mars à 20h aux Chapiteaux Turbulents à Paris. Plus d'informations ici.

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/512785-autisme-j-enseigne-le-piano-a-des-jeunes-pour-les-aider-dans-la-maladie.html

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28 mars 2012

article publié dans La dépêche.fr le 28 mars 2012

Foix. Autisme Ariège crée une antenne fuxéenne

handicap

Corinne Poplineau, présidente, entourée de Bernard Navarro, secrétaire et Abel Fernandès, vice président./ Photo DDM
Corinne Poplineau, présidente, entourée de Bernard Navarro, secrétaire et Abel Fernandès, vice président./ Photo DDM
Corinne Poplineau, présidente, entourée de Bernard Navarro, secrétaire et Abel Fernandès, vice président./ Photo DDM

L'association Autisme Ariège a tenu son assemblée générale à Foix. Une réflexion s'est engagée sur les axes prioritaires afin de sensibiliser les pouvoirs publics au dossier de l'autisme en Ariège, d'aider les familles et de proposer un service attendu depuis de long mois qui puisse répondre aux besoins. Les rencontres avec tous les partenaires potentiels se sont développées. Les collectivités et les institutions ont été sollicitées pour des subventions de fonctionnement. Les membres de l'association apportent leur contribution aux travaux de réflexion du conseil général et de l'agence régionale de santé (ARS). L'Education nationale a été alertée pour le maintien des moyens existants, le handicap ne pouvant devenir un levier de restrictions budgétaires. La scolarisation des enfants autistes est un droit. Le plus important réside dans l'accompagnement des familles. Les loisirs constituent un créneau important sur lequel un projet est en cours avec loisirs éducation citoyenneté (LEC), fédération d'éducation populaire. La grande satisfaction est l'aboutissement du projet d'ouverture d'une plate forme de services à Foix. Celle-ci fonctionne depuis le 1er février dernier. Désormais, les personnes avec autisme peuvent bénéficier d'interventions fondées sur une approche éducative, comportementale et développementale. Les familles et les enfants pourront par exemple adopter, avec l'ensemble des professionnels concernés, des interventions fondées sur l'analyse appliquée du comportement (ABA) et des interventions développementales telles que mises en œuvre dans les programmes TEACCH. Ce dispositif permet de favoriser l'épanouissement personnel, la participation à la vie sociale et l'autonomie de l'enfant, de l'adolescent et de l'adulte. Contact : 06 12 21 00 24

http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/27/1316098-autisme-ariege-cree-une-antenne-fuxeenne.html

28 mars 2012

article publié sur le site de radio cz le 26 mars 2012

Sandrine Bonnaire et son film sur sa sœur autiste : « Un acte politique »

26-03-2012 15:59 | Anna Kubišta

La comédienne française Sandrine Bonnaire était à Prague à la fin de la semaine dernière pour recevoir le prix Kristián dans le cadre du festival Febiobest. Le public praguois a ainsi la possibilité de voir ou de revoir certains des grands films qui ont marqué sa carrière. L’occasion de s’entretenir avec elle, notamment de son premier film en tant que réalisatrice, Elle s’appelle Sabine, documentaire consacré à sa sœur autiste. Un film bouleversant sur l’échec de sa prise en charge par le corps médical, un échec qui a eu des conséquences lourdes. Mais avant cela Radio Prague a recueilli ses réactions après la remise du prix Kristián :

 
Télécharger: MP3

Sandrine Bonnaire, photo: CTKSandrine Bonnaire, photo: CTK « Cela fait plaisir bien sûr. On ne peut pas dire qu’on ne fait pas ce métier aussi pour ces raisons-là. Un travail reconnu, c’est toujours touchant. Après, je me dis : est-ce que c’est l’âge ? Il y a bien sûr la reconnaissance, mais j’ai trente ans de carrière. Alors est-ce que fait partie des… (rires) ?! »

Plusieurs de vos films ont été projetés en République tchèque ces dernières années, dans le cadre de festivals, qu’il s’agisse de films dans lesquels vous avez joué, ou du film que vous avez tourné sur votre sœur, autiste. Ce film, Elle s’appelle Sabine, pourquoi avez-vous voulu le faire ?

 « J’ai était la marraine des journées de l’autisme en France pendant plusieurs années. Je me suis dit que la meilleure manière de défendre l’autisme était de le faire à travers Sabine. J’entendais tellement de témoignages de familles tout aussi tragiques que celui de Sabine que je me suis dit qu’il fallait dénoncer tout cela. Ce n’était pas tant pour parler de Sabine que pour dire que ça continuait. Ce film a été fait pour sensibiliser les pouvoirs publics, le public aussi à ce regard qui est souvent malveillant. Oui, c’était un acte politique. »

Avez-vous été surprise des réactions suite au film ? Qu’elles soient positives ou négatives…

 « Je n’ai pas été surprise. Parce que c’était évident que l’histoire de Sabine était touchante et bouleversante. Personne ne peut être insensible au cas de Sabine. »

Il faut rappeler qu’elle a été diagnostiquée autiste très tard et très mal prise en charge surtout…

'Elle s’appelle Sabine''Elle s’appelle Sabine' « Oui. A la limite le diagnostic à cet âge-là, c’est presque trop tard. On est diagnostiqué mais où oriente-t-on ces gens-là ? S’il n’y a pas de lieu de vie, de lieu de soins, que fait-on d’un diagnostic ? Ma démarche est surtout orientée sur cela : trouver des lieux de vie et de soins, où les parents peuvent souffler. »

Comment a-t-elle réagi au film ?

 « Le film lui a fait beaucoup de bien, elle a été la première à le voir, avec les gens de l’association que j’avais filmés. Ensuite, elle me l’a demandé en DVD. Je lui ai passé. Elle le regardait tous les jours. Elle s’est presque dédoublée : à la fois cela lui a fait beaucoup de bien, car elle a vu comment elle était avant, elle s’est souvenue de ce qu’elle était avant, donc elle a eu besoin et envie de retrouver des forces pour y ressembler un peu. En même temps, il y avait un côté où elle était un peu comme une actrice – ce qui est vrai en sorte, mais plus tout-à-fait dans la réalité. Elle avait besoin de voir le film tous les jours ce qui était trop. Les gens qui s’occupent d’elle ont recadré tout cela. »

'Elle s’appelle Sabine''Elle s’appelle Sabine' Comment va Sabine aujourd’hui ?

 « Pas mal. Ce n’est pas encore cela, mais pas mal. Elle a énormément maigri, elle a eu envie de se laisser pousser les cheveux. Elle est plus comme avant, plus coquette. Et en même temps par moments, violente, mais c’est normal. C’est sa différence qui fait cela, Sabine s’exprime comme cela, de toute façon. »

http://www.radio.cz/fr/rubrique/faits/sandrine-bonnaire-et-son-film-sur-sa-soeur-autiste-un-acte-politique-

25 mars 2012

Les artistes se mettent au vert ...

Atelier peinture avec La drôle de compagnie samedi après-midi au parc du plateau à Champigny

atelier peinture la drôle cie

17 mars 2012

"Chantons La Fontaine" au profit de l'association SUR LES BANCS DE L'ECOLE le 1er avril au Jardin d'Acclimatation

 

 
chantons la fontaineNicole Chirpaz, la Compagnie Internationale de Danse et le Jardin d'Acclimatation célèbrent la Journée Mondiale de l'Autisme, en donnant une représentation du spectacle "Chantons La Fontaine" au bénéfice de "Sur les bancs de l'école", association qui vient en aide aux familles d'enfants atteints d'autisme.

Représentation exceptionnelle le dimanche 1er avril à 15h30, la place au tarif unique de 13,50€, entrée du jardin comprise.
Réservation au 01 56 23 00 44

Venez nombreux soutenir l'association et savourez un avant goût de ce magnifique spectacle pour enfants en suivant le lien : http://www.chantonslafontaine.com/
Bois de Boulogne, 75016 Paris, France
 
Suivre l'évènement sur facebook https://www.facebook.com/event/205478839551981/
 
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15 mars 2012

concert aux Invalides au profit de l'association Les Chevaliers du Ciel le 22 mars 2012

On a tous des Rêves de Gosse.
 
Le 06.03.2012 à 12h30 dans Esprit Musique

Esprit Musique et La Caisse d’Epargne s’engagent auprès de l’association « Les Chevaliers du Ciel », à l’origine de l’action « Rêves de Gosse »avec l’organisation du concert, le 22 mars prochain, de l’Orchestre Philarmonique de la Musique de l’Air – Claude Kesmaecker à la Cathédrale Saint-Louis des Invalides. Au programme : Boléro de Ravel, Danses symphoniques de Grieg, Danses de Duruflé et Concerto pour hautbois en ré mineur de Marcello (soliste Guillaume Pierlot).

L’action « Rêves de Gosse » menée par les Chevaliers du Ciel a pour but d’offrir à des enfants dits extraordinaires (cabossés par la vie ou la maladie) et des enfants dits ordinaires la réalisation d’un rêve : un baptême de l’air. Depuis seize ans, Les Chevaliers du Ciel sillonnent la France avec une trentaine d’avions et des équipages bénévoles pour faire rêver ces enfants.
 
Depuis huit ans maintenant, La Caisse d’Epargne accompagne cette action, et c’est en toute logique qu’Esprit Musique attire votre attention sur ce concert au profit des enfants, parrainé par Véronique Jannot et José Garcia. Les fonds récoltés sur le Concert de l’Orchestre Philharmonique de la Musique de l’Air permettront aux Chevaliers du Ciel de poursuivre leur activité.
 
Continuer à faire tomber les barrières de la différence et permettre une meilleure intégration dans la société future de ces enfants devenus adultes ; n’est-ce pas ce que nous voulons pour nos propres enfants ? Puisque nous avons tous eu des « Rêves de Gosse », on espère que vous serez nombreux à la Cathédrale Saint-Louis des Invalides le 22 mars prochain pour La Musique de l’Air.
 
 
15 mars 2012

article publié dans lamontagne.fr le 14 mars 2012

La Fondation Jacques Chirac œuvre au quotidien pour l’autisme, grande cause nationale 2012

Une structure unique située à Saint-Setiers et qui développe les nouvelles méthodes de prise en charge de l’autisme en déployant un faisceau d’activités éducatives, de loisirs et sportives.</br>Credit : Centre France

Une structure unique située à Saint-Setiers et qui développe les nouvelles méthodes de prise en charge de l’autisme en déployant un faisceau d’activités éducatives, de loisirs et sportives.
Credit : Centre France

Grande cause nationale 2012, l’autisme est pris en charge concrètement tous les jours dans les structures de la Fondation Jacques Chirac.

Cette année plus que jamais les projecteurs vont se tourner vers l'autisme, décrété grande cause nationale 2012. En haute Corrèze, la Fondation Jacques Chirac a lancé, voilà deux ans, une structure expérimentale destinée à accueillir les autistes. Inaugurée en juin 2010, la Maison d'Hestia a fait ses preuves et accueille vingt jeunes adultes issus de Corrèze mais aussi d'autres départements. Elle déploie les nouvelles méthodes d'approche du handicap et dépoussière les idées reçues grâce aux derniers travaux scientifiques et apporte un profond changement de la méthode de prise en charge.

Les avancées de la science

« Chaque personne est totalement différente et a son propre fonctionnement à prendre en compte, explique la directrice de la Maison d'Hestia, Joe Dambon. Aujourd'hui, on entend beaucoup plus parler de l'autisme mais il reste un travail à continuer sur les professionnels pour aller vers de nouvelles techniques, plus adaptées. Il faut accepter l'abandon des vieux procédés et de remettre en question toutes les convictions que l'on avait, c'est là la difficulté. Une vraie formation de l'autisme va se développer progressivement avec les nouvelles techniques. À la Maison d'Hestia, au début, les parents étaient méfiants, ils avaient vu le projet sur le papier mais étant précurseur, ils étaient un peu craintifs et certains n'ont pas osé s'inscrire. En deux ans, je crois que l'on a fait nos preuves et obtenus des résultats surprenants. On demande aujourd'hui aux médecins de baisser les traitements médicamenteux et on déploie des activités, comme le sport, où les jeunes s'épanouissent et font des progrès extraordinaires. »

Une méthodologie qui suit les avancées scientifiques et qui fait ses preuves. Depuis janvier, la Fondation Jacques Chirac a aussi pris en charge la Maison du Parc, à Royat, dans le Puy-de-Dôme. Un ancrage territorial nouveau en complément de son RIPI-ESI de basse Corrèze ouvert en 2010 (réseau d'intervention précoce et intensif-Inclusion scolaire qui accompagne des enfants et adolescents autistes en milieu ordinaire) et de sa Maison d'Hestia à Saint-Setiers. Et une réflexion permanente pour améliorer ses structures. « Le RIPI a démarré difficilement au départ, il est vrai, il n'est pas évident d'intégrer des enfants handicapés dans une école mais nous pensons proposer des ateliers sous forme de classes Teacch avec un éducateur, précise Françoise Béziat, directrice générale de la Fondation Jacques Chirac. Dès septembre, nous allons réorganiser notre RIPI en mettant en place deux pôles autisme, un à Brive avec dix, voire douze enfants, l'autre à Aubusson, pour le sud de la Creuse et qui pourra déborder sur La Courtine et la Corrèze, avec six, voire huit enfants. »

Des structures qui seront complémentaires de celles déjà existantes en basse Corrèze, « en apportant des choses en plus et un soutien pour le maintien en milieu ordinaire », poursuit Joe Dambon.

Une rando tout public pour ouvrir le débat

Quant à cette année un peu spéciale dédiée à l'autisme, les projets fleurissent. « Avec cette grande cause, on espère suggérer aux autorités publiques, aux Conseils généraux et à l'Agence régionale de la Santé, la création d'un réseau qualité autisme en Limousin, lance Françoise Béziat. Sur le Puy-de-Dôme, avec le développement de la Maison du Parc, nous souhaitons ouvrir un volet supplémentaire d'appartements thérapeutiques. Évidemment, avoir une Maison d'Hestia en Creuse et en Haute-Vienne serait également l'idéal. »

Point phare des animations prévues en haute Corrèze, le 2 avril, pour la Journée mondiale de l'autisme, la Maison d'Hestia organisera une grande randonnée pour l'autisme autour du Lac de Ponty, à Ussel, à partir de 14 heures, ouverte au public mais surtout à l'échange autour du handicap (*). « Nous ferons une sorte de micro-trottoir pour recueillir la représentation qu'a le grand public de l'autisme, précise Joe Dambon. Tous les établissements scolaires et le public sont conviés. »

(*) Inscriptions par mail avant le 26 mars, à l'adresse suivante : mas.saintsetiers@fondationjacqueschirac.fr..

Magali Roche

13 mars 2012

la FFR a apporté son soutien à l’association Autisme France

A l’occasion du match France / Angleterre, la FFR a apporté son soutien à l’association Autisme France. Le jeune Thibaut, 8 ans, autiste, a donné le coup d’envoi du match, accompagné par Serge Betsen, ancien troisième ligne international aux 63 sélections en Equipe de France, qui fêtera son jubilé le mercredi 6 juin prochain à Biarritz, après une carrière de plus de 20 ans au plus haut niveau.

 
La FFR au soutien par FFR

12 mars 2012

Elise fait du théâtre avec l'atelier de la DrÔle compagnie

théâtre séance grelotsPour un peu on oublierai presque que ce blog est celui d'Elise ...!!!

Les évènements majeurs concernant de l'actualité de l'autisme en général m'ont conduit a relayer en priorité les informations qui me paraissaient digne d'intérêt ... et bien entendu je continuerai de le faire.

Je vous rassure tout de suite, Lisou va super bien et se montre de plus en plus raisonnable grâce sans doute possible à l'accompagnement "global" dont elle bénéficie ... tant il est vrai que pour la personne autiste en général, les moments les plus délicats (voire les plus difficiles) sont ceux où elle est livrée à elle-même ... ce sont les activités structurées qui lui permettent de progresser.

Et les séances de théâtre, comme ce dernier samedi sur le thème "clochettes et grelots", qu'elle fait avec la DrÔle compagnie sont très intéressantes à plus d'un titre puisqu'il s'agit là de pratiquer une activité ludique avec des interractions au sein d'un groupe où chacun doit trouver sa place ... et Elise adore ... se rendre à cette activité qui lui permet de tisser des liens avec ses camarades et avec les parents qui accompagnent leurs enfants.

Et n'oublions pas les parents ... qui sont tous des amis !

Didier Berjonneau et Perrine Trouslard qui dirigent les séances sont des professionnels adorables et font bien entendu du grand cercle des parents. Leur fils Till participe aux séances ....

C'est d'ailleurs le principe de cet atelier qui est conçu de la manière suivante :

(extrait du site)

Cet atelier s’adresse à des enfants en situation de handicap. Ce qui les rassemble : l’absence de langage ou un langage peu élaboré. Nous mettons en place une pédagogie adaptée avec un outillage spécifique correspondant aux pathologies concernées (Langue des Signes, Pictogrammes). Afin de donner une attention particulière à chaque enfant nous constituons un groupe réduit. Il est encadré par deux intervenants.

Une autre salle est mise à la disposition des parents pour qu’ils puissent se rencontrer et échanger durant l’atelier. Un goûter est ensuite partagé entre tous.

Séances bimensuelles les samedis de 15 h à 17 h 30 au gymnase jean GUIMIER  de Champigny sur Marne
5 mars 2012

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 1er mars 2012

Enfant différent, vie différente?

J’ai constaté qu’il n’y a pratiquement que les parents des enfants « différents » qui sachent ce qu’est une CLIS, un SESSAD, un IME, une ULIS… et même la MDPH.

Je ne jette pas la pierre aux personnes non concernées – moi-même avant d’avoir le diagnostic de Léo, je ne savais pas non plus (et d’ailleurs, même le correcteur de Word ne connaît pas ces termes, car il me les souligne tous en rouge!).

En fait, j’ai compris que le monde du handicap est un monde à part. Déjà, quand nous parlons, seuls les parents concernés ou les professionnels peuvent comprendre. Delphine et Béatrice ont fait chacune un article très drôle à ce sujet:

Alors, de là à comprendre ce que nous vivons! Je crois que c’est inimaginable pour ceux qui ne le vivent pas.

Déjà, il y a le handicap à gérer au quotidien, et selon les difficultés de notre enfant cela peut être plus ou moins lourd, mais il y a aussi toutes les décisions à prendre concernant la scolarisation, et là ce sont de longues nuits d’insomnies:

Et puis, il y a tout l’administratif  à gérer:

Depuis le diagnostic de Léo, je suis devenue son assistante personnelle, tant il y a à faire entre l’ALD, les dossiers MDPH, les aides de la villes, les transports, les ESS, les réunions au SESSAD, les rencontres avec les différents intervenants de la prise en charge, etc.

Je hais l’administratif, et je trouve que c’est très rébarbatif de devoir refaire les mêmes dossiers tous les ans, mais c’est indispensable, car les aides que nous avons de la Ville de Paris, et l’allocation de la MDPH, nous permettent d’avoir une vie pas « trop mal ».

Par exemple, avec la carte Paris Famille, nous ne payons pas les piscines municipales, et comme j’ai deux enfants qui ont huit ans d’écart, j’essaie d’y aller assez souvent, car c’est une des seules activités que je peux faire avec les deux enfants sans problème.

Je suis l’accompagnante de Léo, et avec la carte d’invalidité nous ne payons pas la plupart des Musées (par exemple, nous sommes allés l’exposition faite sur Babar au Musée des Arts décoratifs et nous ne payerons pas l’entrée).

Nous payons peu le train (Léo paye son billet au tarif enfant, et moi, je suis son accompagnante, alors je ne paye que la réservation), alors nous essayons de partir le plus souvent possible pour des escapades en France, et nous visitons des villes que nous ne connaissions pas. J’essaie par la même occasion d’éveiller sa curiosité, mais ce n’est pas gagné!

Et puis, le top du top, peut-être le plus jouissif  (clin d’oeil à Jean-Marie de Lacan): aux parcs d’attraction, toujours avec la carte d’invalidité, nous ne faisons pas la queue! (Décidément, j’en fais, des clins d’oeil à JMdL!). Nous avons un pass et nous passons devant tout le monde, de vrais VIP!

Pourquoi cet article?

Certains pourraient penser que je nargue, que je profite des allocations pour partir en vacances aux frais de la princesse…

Non, j’ai seulement décidé de vivre au mieux le handicap de mon enfant, et de faire en sorte que sa vie soit la plus douce et agréable possible (d’où nos départs en vacances dès que nous le pouvons), parce qu’il n’a pas choisi de naître autiste, et que sa vie d’adulte sera peut-être rude, alors autant qu’il ait une enfance heureuse (en tous les cas, la plus heureuse possible, d’autant plus qu’il a déjà un lourd bagage familial).

Je suis formatrice en langue français langue étrangère (j’enseigne le français aux non francophones), j’adore mon job car il est extrêmement riche humainement, mais je n’arrive plus à travailler depuis que je gère la prise en charge et la scolarité de mon fils, car je dois être à la maison quand nous recevons, quatre fois 1h30 par semaine, son enseignante de l’association VECV, plus l’éducatrice spécialisée du SESSAD qui vient deux frois 1h15 par semaine, et Léo ne mange que deux midis par semaine à la cantine. De plus, il va au SESSAD, deux matinées par semaine, et il faut gérer ses allers/retours.

Je n’ai pas choisi de « mettre au point mort » ma carrière professionnelle pour mon enfant, j’ai encore moins choisi d’être cloîtrée chez moi des journées entières à ouvrir et fermer les portes pour les différents intervenants de sa prise en charge, mais entre ça et laisser Léonard huit heures par jour dans un hôpital de jour, où il ferait des colliers de nouilles, des ateliers contes et des séances de pataugeoire, j’ai choisi.

Ce choix me coûte, alors il faut que le reste (notre quotidien, notre vie) soit paisible, serein et agréable, et je pense que profiter de tout ce que nous avons à portée de main comme « petits plaisirs faciles » est une façon de faire, en tous les cas c’est ma façon de faire!

Le handicap de mon fils m’isole, et tous les trois, nous nous retrouvons « dans ce monde à part », mais j’ai la possibilité de faire en sorte que ce monde soit quand même un peu comme je le souhaite, alors je me suis donnée comme mission de créer un environnement « cocon » à mes enfants.

Je ne travaille pas, je suis donc disponible pour m’informer de tous les trucs et astuces qui existent pour que Léonard, Ismaël (quand il est avec nous) et moi ayons un peu de fantaisie, mais aussi de répit dans notre quotidien, qui n’est pas toujours drôle.

http://autismeinfantile.com/temoignages/muriel-et-leonard/enfant-different-vie-differente/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

28 février 2012

article publié dans le journal Sud Ouest le 28 février 2012

Autisme : le témoignage d'une mère

Isabelle Rusterholtz, mère de Sacha, parle de ses doutes, joies, combats et galères. Elle témoigne

AGEN JEUDI 23 FEVRIER 2012
AUTISME/ SACHA RUSTERHOLTZ ET SA MAMAN 20120223_photo__JLB8392

AGEN JEUDI 23 FEVRIER 2012 AUTISME/ SACHA RUSTERHOLTZ ET SA MAMAN 20120223_photo__JLB8392 (Borderie Jean Louis)

«Je n'ai plus de projet, sinon ça me déprime ! » Sans agressivité aucune, souriante même, Isabelle Rusterholtz vous regarde droit dans les yeux. Isabelle est la maman de Sacha. Âgé de 4 ans, cet adorable garçonnet est autiste. Comprend-il que ses parents se battent à l'épuisement comme tant d'autres familles qui se sentent tout autant démunies ? « J'ai eu de la chance de rencontrer Planète Autisme au bon moment. Cette structure est exemplaire. Il n'y en a pas assez pour répondre à tous les besoins. »

La chance d'Isabelle ? Depuis les 15 mois de Sacha, la professeur de mathématiques n'enseigne plus. Elle consacre tout son temps au bien-être de son enfant. Elle multiplie les rôles : infirmière, maman, nounou, éducatrice, gestionnaire d'argent et de temps… « Et moi ça va encore, Sacha fait ses nuits. »

Et son temps libre ? « J'en ai quand mon mari est là. Je peux alors m'occuper de Lisa, 11 ans et demi, et Juan, 10 ans. Ça se passe bien avec leur petit frère. Je ne dis pas qu'ils n'en souffrent pas. Ils sont très protecteurs. Ils pourraient faire de bons infirmiers. Certes, Juan préférerait avoir un copain pour jouer. »

« Je ne vois rien d'anormal »

« Avant ses 15 mois, Sacha n'a montré aucun symptôme de son autisme. C'est un jour d'été à la plage. Il a agité ses mains dans tous les sens et porté du sable à sa bouche. Puis, au fil des jours, il est devenu passif. Un mois plus tard, à la crèche, il n'a plus répondu à son prénom. » Le diagnostic de l'ORL ? « Non, je ne vois rien d'anormal. Sacha est simplement un bébé qui ne veut pas grandir, voilà pourquoi il ne répond pas », raconte Isabelle.

La famille Rusterholtz vient de poser le premier pas dans le milieu médical, un monde dont elle a encore du mal à comprendre tous les arcanes. Elle ne juge pas. Elle constate. Et sa conclusion : « Pour qu'un enfant autiste puisse évoluer, pour que ça marche, il faudrait que ce soit le système médical qui vienne à l'école et ce à l'initiative du milieu éducatif. Les bonnes volontés ne manquent pas et encore moins l'argent. Mais là, il est gaspillé par un effet inutile de saupoudrage. Il y a des enjeux. Un système très lourd est en place. Et pour le casser… »

« On a cru s'être trompés quand un pédiatre nous a dit que l'autisme régressif n'existe pas. Mais au fond de nous-mêmes, on savait ! », poursuit Isabelle. Souffrant aussi de problème de transit, Sacha bénéfice d'une batterie de tests génétiques. Les spécialistes détectent le syndrome de Rett, maladie génétique neurologique atteignant les petites filles. « Notre crainte : perdre notre enfant du jour au lendemain. » Plus tard, le diagnostic se révèlera faux…

Installés à la frontière du Lot-et-Garonne, à Castelnau-d'Auzan, dans le Gers, les parents de Sacha multiplient les allers-retours au Ceresa de Toulouse. Ils découvrent, voire subissent les entretiens avec les psys. « Beaucoup de médecins n'ont rien à proposer. Alors ils se taisent. Et nous, on se sent seuls. »

Le temps des pourquoi

Isabelle lève les yeux au ciel. Déjà victime, elle se sent responsable. « Avec mon mari, nous culpabilisons. Quelle faute avons-nous commise ? Pourquoi nous ? Comment ça va se débloquer ? Pourquoi Sacha est-il comme ça ? » Entre deux rendez-vous chez un spécialiste, elle a le temps de cogiter plus que de raison. « L'idéal serait que chaque enfant bénéficie d'une prise en charge individuelle à l'école, à l'hôpital ou ailleurs. Il faut des gens formés. » Rêve pieux.

Isabelle déroule le ruban de ses journées interminables vouées à Sacha. Grâce à Planète Autisme, l'enfant bénéficie de deux séances hebdomadaires de psychomotricité. « Je fais 280 kilomètres par semaine. Non, c'est pas remboursé. Je pourrais aller à Toulouse. C'est plus loin. J'ai de la chance. Certains n'ont rien ! »

Un message ? « Il faut inciter les parents à se bouger. À se battre ! »

http://www.sudouest.fr/2012/02/27/c-est-un-j-our-d-ete-a-la-plage-644427-2337.php

26 février 2012

article publié sur le blog de Jean-Marie de Lacan (Critique raisonnée du Non psychanalytique)

Omar Sy la psychanalyse!

Chers disciples,

S’il y a bien quelqu’un que ce grand coquin a oublié de remercier, c’est bien son psychanalyste, à savoir moi-même. Certains me rétorqueront qu’il n’a jamais chevauché mon divan ni verbalisé sa jouissance symptomatique dans ma direction. Je leur répond d’une, que le secret professionnel ne me permet pas de le confirmer ni de l’infirmer, de deux, qu’il n’a jamais été indispensable de côtoyer physiquement l’analysant pour l’analyser. Une simple rencontre symbolique suffit, et ce ne sont pas Moïse et Léonard de Vinci qui me contrediront.

La victoire du Grand Merci face au jardin à l’américaine demeure donc avant tout la victoire de la psychanalyse face à la dérive totalitaire. Quel film peut se prétendre davantage lacanien que celui qui ne se laisse pas toucher, qui prône la liberté de parole face au mutisme que l’on voudrait qualifier d’artistique? Le film du Grand Merci nous a en revanche tous touchés symboliquement, au plus profond de notre inconscient tant il est en accord avec les bonnes valeurs psychanalytiques : humanisme, générosité, modernité, égalité, fraternité, miséricorde et félicité. De l’autre coté, ce Jean que l’on pourrait déjà nommer John a pactisé avec le démon, et se voit déjà conditionné aux efforts promotionnels à la chaîne, en route vers un esclavage dont les coups de fouets sont délivrés par un empire américain drogué à l’évaluation, aux chiffres et à la finance.

L’Ô Grand Merci (OGM) sait faire honneur à la femme comme il se doigt, lui rendre sa place de trou néantifié, la rémunérer si besoin et en faire profiter son camarade impôt-temps tandis que le John Méricano Jardin (JMJ) se fait rouler par une féministe sournoise qui lui subtilise la parole pour en faire usage alors qu’elle n’existe pas, un triste blasphème à l’américaine qui finira bientôt par rompre la continuité de l’espace-temps, à moins que le peuple de la Terre se range du coté franco-argentin.

En attendant, je décerne un Jean-Marie de la psychanalyse au Grand Merci, n’en déplaise aux chambellans comme aux scientistes!

Pas de wonderbra, pas de masse-carat!

Césariennement vôtre,

http://jyaimedesailes.wordpress.com/2012/02/26/omar-sy-la-psychanalyse/

23 février 2012

Ne manquez pas le spectacle "Le bal des pompiers" de Laurent Savard

Je l'ai vu avec mon épouse il y a quelques mois à Paris : rire et émotion assuré !

LE BAL DES POMPIERS aborde par l'humour le thème de la différence, celle de Gabin, enfant autiste et hyperactif (né le jour du fameux bal, fils de Laurent Savard, auteur et interprète du spectacle) mais aussi (et surtout) celle de tous ceux qui croisent son chemin. Pédiatre, psy, potes ... tous différents à l'insu de leur plein gré. Un spectacle salué par la critique !

"Aussi puissant et bouleversant qu'Où on va papa ? le livre de Jean-Louis Fournier (…) Autant de scènes dignes de l'émission Strip-Tease. C'est drôle, tendre, effrayant, émouvant" LE MONDE

« Laurent Savard mêle le rire à l’émotion pure (…) que l’on soit ou non concerné par le problème d’enfants différents » YouHumour

« L’un des spectacles qui fait le plus parler de lui actuellement en France (…) Ce one-man-show a d’entrée frappé fort coté critique et public. » SUD OUEST

Dans le Bal des Pompiers, Laurent Savard est accompagné au piano par Anaïs Blin (également comédienne) et mis en scène par Bruno Delahaye (réalisateur entre autres de "Livraison à domicile" avec Bruno Solo et Thierry Frémont)

Suivent tous liens utiles.

Nathalie Delacroix (Relations publiques /07.60.53.31.66)

PS: le Bal des Pompiers est un spectacle produit par la Cie Au Pied de La Lettre
(contact: Jade Lanza: 06.09.89.56.95 / www.cieaupieddelalettre.com)


http://www.bakchich.info/Le-show-ma...

http://informations.handicap.fr/art...

MAGAZINE DE LA SANTE (FRANCE 5) http://vimeo.com/21467482

http://autismeinfantile.com/ressour...

http://www.la-croix.com/Actualite/S...

http://www.sudouest.fr/2011/05/04/q...

TV5 MONDE http://vimeo.com/12679488

Toutes les lieux et dates sur facebook (colonne de droite) :

https://www.facebook.com/groups/253774646837/10150637091031838/

19 janvier 2012

Dimanche 29 janvier, "Fanfan la Tulipe" proposé par Ciné-ma différence à Vincennes


logo_cinemadifference_horizontal.jpg  vous propose dimanche 29 janvier 2012, à 14 h., une séance exceptionnelle aux Rencontres Internationales du Cinéma (cf. flyer ci-joint)

 
Dimanche 29 janvier, une séance Ciné-ma différence se déplace à Vincennes, à l’invitation, pour la 2ème fois, des Rencontres Internationales du Cinéma.
Au programme :  Fanfan la Tulipe, de Christian-Jaque, avec Gérard Philippe et Gina Lollobrigida

L’accueil du public sera assuré par des bénévoles de Ciné-ma différence de Paris et de Fontenay-sous-Bois.
Cette séance sera suivie d’un goûter.
Tarif : Gratuit pour les moins de 12 ans / 3 € pour les moins de 25 ans, familles nombreuses, personnes handicapées et accompagnants, demandeurs d'emploi / 6 € plein tarif
Réservation : 01 43 98 65 94 (mardi de 10h à 13 h), ou : contact@cinemadifference.com
Lieu : Centre culturel Georges Pompidou, 142 rue de Fontenay - 94 Vincennes. La salle est accessible aux personnes en fauteuil.
Moyens d’accès : Métro Château de Vincennes / RER A Vincennes / parking souterrain accessible : "Cœur de Ville".

En 2010, 340 spectateurs assistaient avec joie à cette séance. Nous espérons être aussi nombreux et contents le 29 janvier prochain.
 

 

Ciné-ma différence : des séances de cinéma OUVERTES A TOUS, offrant un accueil privilégié pour des personnes en situation de handicap, souvent exclues des loisirs culturels.
Une expérience de cinéma vivante et chaleureuse, où chacun est accueilli et respecté tel qu'il est.
Présence de bénévoles / Son modéré / Lumière baissée progressivement.

Informations et programmes :
Site :  www.cinemadifference.com

Courriel : contact@cinemadifference.com
Tél. : 01 71 20 22 64 / 06 24 78 57 25

18 janvier 2012

article publié sur canal ordinaire le 14 janvier 2012

Prisonnier de son enfant

Publié le14 janvier 2012 par

 

“Franchement, on pourrait vite tomber dans la dépression ou la maltraitance”. Parents à bout, pas de places d’accueil, les enfants autistes sont au cœur d’un douloureux nœud social. Par Anne-Cécile Huwart dans Moustique

 

Heureusement l’histoire se termine bien : le petit Pierre-Alexandreet sa maman, disparus le 18 décembre, ont été retrouvés sains et saufs. Seule pour gérer sa ferme et s’occuper de son fils autiste de neuf ans, Christa était à bout. Chacun a cru au pire. La mère et son fils ont fini par rentrer à la maison peu avant Noël.

Cette histoire a mis en lumière l’immense détresse des parents contraints d’assumer seuls la garde de leur enfant autiste, souvent par manque de places dans les structures d’accueil. « Je comprends très bien cette mère, explique la maman de Hideo, 18 ans. Parfois, on a envie de tout abandonner ». Son fils se réveille très souvent la nuit. Il descend dans le salon. « On ne peut pas le laisser seul, alors on se lève aussi, poursuit sa maman. Il rigole ou il crie, parfois il veut casser des choses ». Hideo apprécie particulièrement le bruit du verre qui se brise sur le sol. Les cadres et la vaisselle ont été retirés du salon. En journée, son père passe jusqu’à six heures par jour en voiture pour occuper son fils. Ce qui permet à son épouse, musicienne comme lui, de donner ses cours de piano dans le calme. « C’est comme si on avait un bébé d’1,85m et de 97kg !, commente-t-elle.

Toujours en décembre, poussée par une quinzaine d’associations belges, la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme a déposé une plainte au Comité européen des droits sociaux de Strasbourg. Elle dénonce l’insuffisance du soutien des pouvoirs publics envers les personnes handicapées adultes de grande dépendance. Et la réalité est là, criante: « De nombreux parents n’ont d’autre solution que d’abandonner leur emploi afin de se consacrer à temps plein à l’accompagnement de leur enfant, explique Cinzia Agoni, présidente d’Infor-Autisme et mère de Giuliano, 26 ans. C’est souvent le cas des mères. Cela conduit à une perte de revenus, à de l’épuisement physique et psychologique. Nous sommes enfermés avec notre enfant, privés de contacts sociaux, de loisirs,… ».

Même de simples courses relèvent bien souvent du casse-tête. « Il m’arrive de laisser ma fille dans la voiture, sur le parking du magasin, explique cette maman, ancienne professeur d’université. Et je ne vais plus jamais chez le coiffeur ». Célestin et Nénette, papa de Benny, 9 ans, ne sont plus sortis à deux depuis 4 ans. « On n’oserait pas le confier à quelqu’un », expliquent-ils. Nelly, maman de Romain, 12 ans, ajoute : « Franchement on pourrait vite tomber dans la dépression ou la maltraitance »

Un mal en croissance ?

En Belgique, plus de 50% des personnes handicapées de grande dépendance, dont de nombreux autistes cumulant différents handicaps, sont privées d’une solution d’accueil au moins partielle. Comment expliquer cette situation ? Y aurait-il donc plus d’autistes qu’auparavant ? Dans leur essai « Menace sur nos neurones » paru en septembre, Roger Lenglet et Marie Grosman, avancent un constat inquiétant : il y aurait aujourd’hui en France 100.000 jeunes autistes, pour seulement 38.000 il y a dix ans. Le scientifique et la journaliste expliquent cette augmentation par un environnement de plus en plus nocif : l’aluminium dans l’eau, le PCB et les pesticides dans nos aliments, les solvants et autres particules ultrafines provoqueraient une dégénérescence des neurones responsable de maladies comme Alzheimer, Parkinson, ou l’autisme.

« Cet avis me paraît particulièrement abusif, commente Eric Willaye, directeur de la Fondation SUSA (Service universitaire spécialisé pour personnes autistes), à l’université de Mons. Même si le sujet est parfois évoqué, je ne pense pas que des études aient démontré le lien causal entre ces éléments environnementaux et l’autisme, les syndromes d’Alzeihmer ou de Parkinson.

En fait, les chiffres concernant l’autisme diffèrent selon les études. Plusieurs recherches indépendantes les unes des autres font toutefois état d’un cas sur 166. Il y aurait donc en Belgique environ 60.000 personnes présentant des troubles autistiques et près de 660 nouveaux cas y seraient détectés chaque année. Mais rien ne permettrait actuellement d’affirmer que l’autisme est plus fréquent qu’auparavant… bien qu’on ne puisse pas non plus l’exclure.
Quoi qu’il en soit, comme l’affirment Eric Willaye et d’autres spécialistes, cette possible augmentation serait plutôt due à un meilleur diagnostic.

Quant à la pénurie de places d’accueil, elle serait surtout le fait du vieillissement des personnes handicapées. « Avec l’amélioration des conditions de vie, les autistes aussi vivent plus longtemps, explique Mélina Copily, psychologue et responsable des activités de La 2ème Base, une maison de répit située à Gembloux. Pendant que de nouveaux enfants naissent… ».

Bien pire en France

Apprendre que son enfant est autiste est une épreuve particulièrement difficile. « Cela nous a fait l’effet d’une bombe, commente la maman de Benny. Accepter demande du temps. On pense parfois qu’on va se réveiller, qu’il va devenir normal ». Et il faut donc réorganiser sa vie et celle de son enfant. Cinzia et son mari ont tout tenté pour trouver un établissement permettant à leur fils de s’épanouir. Le regard bleu perdu dans le vide, les cheveux blonds tombant jusqu’aux épaules, Giuliano a l’allure d’un grand adolescent nonchalant. « Il a un bon niveau intellectuel, il sait lire, écrire et calculer, explique Cinzia. On n’a pas vu tout de suite qu’il était autiste. Mais quand il est entré à l’école maternelle, ça ne s’est pas bien passé. Ce n’est qu’à dix ans qu’il a été diagnostiqué autiste ». Depuis ses 21 ans, âge limite dans la plupart des centres d’accueil, Giuliano vit la plupart du temps chez ses parents. « Il vient d’obtenir une place dans un centre de jour mais c’est temporaire », précise son papa.

Si la situation est loin d’être idéale, la prise en charge des personnes autistes s’est nettement améliorée ces dernières années. Et elle reste bien meilleure qu’en France où la pénurie de structures pousse de nombreuses familles à s’orienter vers la Belgique. Faute de place dans l’Hexagone, près de 5.000 personnes déficientes françaises sont pris en charge en Belgique, aux frais des conseils généraux et de l’assurance maladie française. « Après des années de galère en France, quel soulagement pour nous d’avoir pu obtenir une place dans une école spécialisée de Liège », commente Nelly, mère de Romain, 12 ans. Nous n’avons pas hésité à nous installer ici ».

Et après ?

A Bruxelles, il manque environ 200 places pour personnes autistes et polyhandicapées. Il s’en crée malgré tout petit à petit au sein des structures existantes. « Mais les murs ne sont pas extensibles, explique-t-on au cabinet d’Evelyne Huytebroeck, ministre en charge des personnes handicapées à la Cocof. Un nouveau centre de jour et d’hébergement ouvrira à Jette en 2013. On tente parallèlement d’aider les familles en leur proposant des solutions de répit (accueil temporaire) ».

En Wallonie aussi, l’aide s’oriente davantage vers de l’accueil plus souple et moins coûteux. « Désormais, on privilégie l’assistance aux familles et on réserve les places en institution pour les personnes qui en ont le plus besoin, explique Alice Baudine, administratrice générale de l’Agence wallonne pour l’intégration de la personne handicapée (AWIPH). « Ouvrir des lieux où mettre les enfants qu’on ne voudrait plus voir, ce n’est pas notre objectif ». Au Sud du pays, 400 services accueillent environ 8.000 personnes. Les nouveaux agréments concernent surtout des projets ambulatoires et de répit, comme La 2ème Base. Ici les autistes sont hébergés un jour par semaine, le temps d’un week-end ou d’une semaine de vacances. Ils vont à la piscine, au bowling, en promenade,… « Les parents nous demandent parfois de travailler certains gestes de la vie quotidienne, comme s’habiller, ou d’aider leur enfant à s’occuper seul pendant vingt minutes, le temps pour eux de préparer le repas par exemple », explique Mélina Copily.

Mais quelles que soient les solutions, temporaires, à court ou moyen terme, quel sera l’avenir de ces personnes autistes quand leurs parents ne seront plus capables de s’en occuper ? « On ne peut pas avoir un cancer, confie Nelly. C’est une véritable angoisse ».

« Il a souvent 10 en dictée ! »

L’autisme se caractérise par des difficultés au niveau des interactions sociales, de la communication et de l’imagination. Ces symptômes apparaissent différemment d’une personne à l’autre. De nombreux autistes présentent une déficience mentale ou d’autres troubles comme l’épilepsie. D’autres sont doués d’une grande intelligence et disposent même d’exceptionnelles capacités en mathématiques, comme le héros du film Rain Man incarné par Dustin Hoffman.

D’où vient l’autisme ? Pendant des années, c’est la thèse psychanalytique qui a prévalu. Selon celle-ci, l’autisme serait une forme de psychose résultant d’une mauvaise relation entre la mère et l’enfant. Cette théorie persiste chez certains psychiatres et psychanalystes. Des interviews édifiantes ont été compilées dans un documentaire français, « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ». Ce film vaut à la réalisatrice Sophie Robert un procès intenté par les psys. Il est menacé de censure. Le tribunal de Lille rendra sa décision ce 26 janvier.

Francis Perrin témoigne

Aujourd’hui, la plupart des spécialistes s’accordent à dire que l’autisme est un trouble neurologique d’origine génétique. Et ce sont les méthodes comportementalistes qui semblent donner les meilleurs résultats. La plus connue est la méthode ABA (Applied behaviour Analysis), médiatisée par le comédien Francis Perrin dans un documentaire diffusé en 2008 dans Envoyé Spécial (France 2). On y voit les effets bénéfiques sur son fils Louis de cette technique où tout comportement correct est récompensé (d’abord un petit chips puis par un « bravo »). Mais cette démarche est extrêmement coûteuse (environ 3.000 euros par mois), notamment parce qu’elle nécessite la présence d’un auxiliaire de vie quasi en permanence.

Dans « Envoyé Spéciale – la suite », diffusé trois ans plus tard, on peut voir les progrès spectaculaires de Louis : à huit ans, il marche et s’exprime normalement, travaille très bien en classe. En France, cette méthode ABA, parfois qualifiée de « pavlovienne » est encore critiquée. « Mais les résultats sont là ! », s’insurge Francis Perrin qui milite pour sa reconnaissance et son remboursement.

Une autre technique semble faire des miracles : celle des « 3i ». Elle repose sur une stimulation individuelle, intensive et interactive basé sur le jeu, l’affection et l’enthousiasme. Sur le site de l’association « Autisme et espoir vers l’école » (AEVE), des parents témoignent de la transformation de leur enfant grâce à cette méthode : « A deux ans, notre « petit prince » était sur sa planète, paniqué par des bruits, il se tapait fort la tête par terre ou hurlait… A huit ans, il est en CE2 (3ème primaire) sans auxiliaire de vie, a le plus souvent 10 à ses dictée et beaucoup de TB. Il part en classe verte avec sa classe sans problème et il a des copains ».


10 janvier 2012

article publié sur Six-Fours.net le 10 janvier 2012

Le Brusc Handicap Le lieu d'accueil d'APACA :
une chance donnée aux enfants autistes

Depuis son ouverture à l'automne, le lieu d'accueil d'autisme PACA a trouvé son rythme de croisière et soulage beaucoup de parents dont les perspectives pour leurs enfants n'étaient guère réjouissantes.

Le lieu d'accueil d'autisme PACA, ici avec l'orthophoniste Anne Violet et Béatrice Cordier, éducatrice spécialisée avec  Arthur, Nicolas et Sébastien.

Le lieu d'accueil d'autisme PACA, ici avec l'orthophoniste Anne Violet et Béatrice Cordier, éducatrice spécialisée avec Arthur, Nicolas et Sébastien.

Le pari du président d'autisme PACA Jean-Marc Bonifay semble être réussi, avec le soutien de la municipalité, qui lui a octroyé un lieu d'accueil, et du conseil général qui a contribué à l'embauche d'une éducatrice spécialisée. Le lieu d'accueil situé à Jaumard accueille aujourd'hui entre 5 et 6 enfants âgés de 6 à 13 ans. Ils bénéficient d'activités adaptées avec Béatrice Cordier, éducatrice spécialisée: théâtre, modelage, lecture, jeux de société, ateliers créatifs. "On s'adapte à leur envie, on les écoute, l'objectif reste de les sociabiliser et de les faire progresser avec des activités et des méthodes adaptées". Car ici, le lieu d'accueil s'adresse uniquement à des enfants autistes: "depuis le début, les enfants ont progressé, c'est encourageant pour la suite. Et avec nos petits moyens, on essaie d'apporter un complément à l'école adapté, car notre crédo est aussi de tout faire pour que les enfants suivent une scolarité normale" précisait le président, toujours prompt à soutenir les parents en détresse dans la région.
La maman de Nicolas, présente lors de notre visite, nous expliquait les bénéfices de cette structure: "nous venons exprès de Toulon, car il n'existe aucune structure adaptée dans la région. Depuis qu'on a découvert ce lieu d'accueil, le petit semble bien mieux. Jusqu'à présent on nous imposait presque de le mettre dans un hôpital de jour et des séances psychiatriques à n'en plus finir, alors qu'on sait très bien que cela ne sert à rien. Ici les méthodes sont adaptées à leur handicap, et j'espère qu'à côté il pourra poursuivre une scolarité normale".
Le lieu d'accueil bénéficie d'intervenants extérieurs avec l'orthophoniste Anne Violet: "l'idée est de travailler sur des scénarios sociaux et temporels, afin de leur permettre de mieux s'intégrer dans un milieu scolaire notamment". Et, une semaine sur deux, Mélanie Laurentin, d'Arts'&Co, vient pour des cours d'handidanse: "A titre personnel, je m'éclate. Il s'agit de ne rien leur imposer et de s'adapter à leur humeur du moment pour proposer une activité qui leur parle. Je leur fais travailler le rythme, le positionnement dans l'espace et je leur apprends le contact, la sociabilisation par le corps. Cela fonctionne bien, et je sens que cela porte ses fruits". De surcroît, le psycholoque Cyril Rolando travaille avec les enfants autour des habiletés sociales par la BD.
La particularité de ce lieu d'accueil est de proposer des activités totalement gratuites, financées grâce à l'aide généreuse de clubs services mais aussi de la municipalité. Par exemple les enfants iront visiter avec leurs frère ou soeur les coulisses du circuit du Castellet en février grâce au Lions club de Six-Fours. Et bientôt ils participeront à un atelier cirque adapté fait par un professeur diplômé d'état à Sollies Pont avec l'école de cirque pitreries, une opération financée par Coeur chocolat et le Rotary de la vallée du Gapeau: "il ne faut pas se faire d'illusions: sans tous ces gens là, on ne pourrait pas faire grand chose. D'ailleurs le kiwanis de Bandol-Sanary organise un loto ce dimanche au centre nautique à 14h. On a forcément besoin d'argent pour payer toutes ces activités, car on a fait le choix de ne rien faire payer aux parents car c'est déjà assez difficile pour eux".
En parallèle l'association organise des cafés rencontres à la maison des familles avec le psychologue Cyril Rolando: "cela marche très bien, tellement qu'il y a même des parents qui viennent du Vaucluse".
Autisme PACA est donc sur le bon chemin, même si le président sait pertinemment que tous les problèmes sont loin d'être réglés, entre la difficulté de scolariser ces enfants et les nombreuses pressions "invisibles" dont sont victimes les parents pour mettre leurs enfants en hôpitaux de jour. Un double combat, contre le handicap et certaines institutions. Preuve que les actions de l'association ont un sens avec la venue prochaine d'un chercheur mondialement connu, Monica Zilbovicius pour un congrès régional autisme exceptionnel. Ce sera le 3 avril et nous y reviendrons.

D. D, le 10 janvier 2012

Autres photos:

  Cours de danse avec Mélanie Laurentin.Jean-Marc Bonifay et Béatrice Cordier avec Nicolas, Arthur et Sébastien.  
Jean-Marc Bonifay et Béatrice Cordier avec Nicolas, Arthur et Sébastien.
 
9 janvier 2012

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 7 janvier 2012

La poudre aux yeux des activités en structures

La poudre aux yeux des activités en structures

horse therapy (photo: pawpaw67)

Dessin, musique, natation, équitation, papouilles avec les dauphins. On dirait que certaines structures se décarcassent et essayent de rivaliser avec les autres styles de prise en charge, pour proposer aux parents plein d’activités aux enfants autistes et rameuter les parents qui vont voir ailleurs.

Moi, je ne dis qu’une chose: ATTENTION!

Certes, faire faire des activités aux enfants autistes, c’est chouette. Si c’est, en plus, fait avec une personne qui a une compréhension même basique du handicap, encore mieux.

Par contre, ces activités ne doivent pas masquer la pauvreté des prises en charge thérapeutiques, celles qui sont essentielles: l’orthophonie, la psychomotricité, le côté éducatif, assaisonné d’une bonne dose de comportemental à la clef.

Les enfants inscrits dans les structures ne sont pas là pour faire des ateliers pâte à modeler ou tourner en rond et stéréotyper toute la journée. Les structures ne sont pas des garderies glorifiées où on fait raquer les contribuables pour que les enfants handicapés passent un bon moment.

Les enfants handicapés en structure sont là pour APPRENDRE. Ils doivent progresser sur les points qui leur font défaut, être encadrés et entourés de personnes compétentes, si possible en un pour un, qui vont leur enseigner l’autonomie mais aussi la compliance, et vont leur donner des outils pour apprendre à communiquer, à lire, à écrire, à compter… Bref, ils doivent remplacer l’école et prendre le relai des parents pour tout ce qui est pas rigolo: la continuité de l’apprentissage de la propreté, de l’habillage, de l’hygiène, des codes sociaux, des règles de vie, etc.

Pour ma part, je pense que les structures devraient plutôt insister sur la qualité de leur prise en charge, et faire de ça leur argument numéro un dans leurs tentatives de trouver des patients, plutôt que de faire miroiter un genre de parc d’attraction pour autistes. Le reste des activités doit être un plus, pas le principal.

Bref, si vous demandez ce que fera votre enfant en structure, priez pour qu’on ne vous dise pas PONEY.

http://autismeinfantile.com/observation/reflexion-sur-lautisme/la-poudre-aux-yeux-des-activites-en-structures/#comment-16474

2 décembre 2011

Envol Loisirs accueille les familles sur le spectacle "Ecoute ta mère et mange ton short" 11 décembre 2011

Les Aventuriers à Fontenay sous bois, Festival Rock, Electro, Pop

Bal Rock jeune public - dimanche 11 décembre 2011 - 16 heures

Le Festival des Aventuriers a mis en place des aménagements pour accueillir le public handicapé. voir la charte de l'accueil du public handicapé.

cliquez sur l'image pour vérifier que le spectacle est visible par votre enfant

Envol Loisirs accueille les familles sur le spectacle "Ecoute ta mère et mange ton short". 

Ce bal  Rock se déroule debout pour permettre à tous de danser. Les familles qui le souhaitent pourront s'assoir sur des coussins. Les bénévoles seront présents sur place comme pour les séances ciné-ma différence. Des bouchons pour les oreilles seront fournis à l'accueil pour ceux qui sont hyperaccoustiques. Installation de nos jeunes 1/2 heures avant le spectacle.

Toutes les infos http://www.envol-loisirs.org/ev%C3%A8nements/

 

 

 

26 novembre 2011

article publié sur le site de l'association CeRESA

Parents d'enfants autistes en colère

 

criDes familles lotoises ayant des enfants autistes voient leur demande d’accompagnement proposé par l’association CeRESA, refusée par le CROSMS (Comité Régional de l'Organisation Sociale et Médico-Sociale) et ce malgré un soutien de la DDASS du Lot et du Centre Ressources Autisme Midi-Pyrénées. Le même problème se pose dans le Tarn et Garonne. Les familles restent sans solution d’accompagnement dans le service public. Les souffrances des familles sont ignorées. Les associations concernées : CeRESA, CRI 46 à Martel et l’APEAI à Figeac ont écrit à Madame Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille et la solidarité. Ils demandent une réponse et le respect des engagements du gouvernement dans la mise en place du Plan Autisme 2008/2010

Une vingtaine de familles lotoises de l’association CRI 46 (association de parents d’enfants porteurs de TSA (Troubles du Spectre Autistique),  sont aujourd’hui en colère et sans solution de services de soins adaptés pour leurs enfants autistes. Cette situation fait suite à l’avis défavorable du CROSMS (Comité Régional de l'Organisation Sociale et Médico-Sociale) à Toulouse sur un projet de SESSAD (Service d'Éducation Spéciale et de Soins à Domicile) basé à Martel et porté par une association toulousaine qui a travaillé avec l’association CRI 46. Cet avis est d’autant plus étonnant que la DDASS du Lot et le CRA (Centre Ressources Autisme) de Midi-Pyrénées avaient donné de leur côté un avis favorable.

Le promoteur du projet, l’association CeRESA, proposait d’accompagner 15 enfants pour une moyenne de 6 à 8 heures par semaine sur leurs différents lieux de vie : domicile, école, centre de loisirs… « C’était une occasion inouïe pour les enfants autistes du nord du Lot car la directrice du SESSAD toulousain est le professeur Bernadette Rogé, une des expertes la plus reconnue pour la mise en place d’un accompagnement basé sur les dernières données scientifiques «  explique Leo Amery, le président de l’association CRI 46. « Le CeRESA a un agrément pour 68 enfants à Toulouse et possède une expérience de plusieurs années dans l’accompagnement par l’éducation structurée, la communication visuelle, l’approche comportementale etc…, ce que les familles demandent et que les institutions lotoises ne pratiquent pas et ne sont pas actuellement capables de mettre en place. »
 
Ce qui rend encore plus en colère les familles lotoises, c’est qu’un autre projet présenté par l’institut Camille Miret (hôpital psychiatrique Leyme plus des hôpitaux de jour répartis sur le département) et l’IME (Institut Médico-Educatif) Les Roîtelets à Fons, a reçu un avis favorable lors de cette même commission avec dans leur projet une antenne à Souillac soit tout près de Martel. Ce qui remet en question tout futur développement du projet CeRESA. Selon Leo Amery « L’institut Camille Miret et l’IME Les Roîtelets, de leur propre aveu, ne sont pas capables de mettre en place tous les aspects éducatifs.  « La mention de ces aspects n’était pas aussi clairement présente dans leur dossier initial qui a été complété après consultation de notre propre dossier avec des « emprunts » à notre projet ». Malgré plusieurs réunions avec eux, la DDASS et le CRA Midi-Pyrénées, ils ont ajouté cette antenne à Souillac sans consultation ou concertation afin de mettre un terme à notre projet. »

Pour les familles de CRI 46, les services de soins mettent avant tout leurs intérêts institutionnels bien avant les besoins des enfants autistes. Une des mamans de l’association ayant 2 enfants TSA explique : « Ils sont incapables d’être innovants. Après avoir pendant des décennies, pratiquer des accompagnements dépassés, ils ne veulent surtout pas que des initiatives proposées par d’autres se mettent en place ». Leo Amery explique que leur projet a le soutien écrit de 25 familles, ce qui met encore plus en question l’avis du CROSMS. « Au CROSMS, à peine un tiers des représentants était présent. Le projet CeRESA est très bien conçu et fondé car soutenu par plus d’une vingtaine de familles. Il n’existe aucun service adapté aux TSA dans le nord du département. Pour nous, la raison évoquée de leur avis défavorable : la localisation du SESSAD, est donc un faux prétexte. Nous avons malheureusement à affronter leur immobilisme.»

L’association CRI 46 a déjà écrit à Madame Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la famille en lui demandant un soutien et une rencontre. Leo Amery : « Pour nous, le combat est loin d’être fini. Nous nous interrogeons sur la légalité d’une situation où les familles n’ont plus le choix dans l’accompagnement de leurs enfants et où ces institutions maintiennent les enfants et les familles dans une souffrance par leur refus de remettre en question leurs pratiques totalement dépassées. Cela ne fait que maintenir et aggraver la discrimination qui existe déjà dans l’accompagnement des personnes TSA. Cette situation est inadmissible ! Déjà plusieurs familles ont quitté le département et se sont installés là où leur était proposé un service adapté. »

Pour CRI 46, le projet CeRESA se réfère et s’inclut totalement dans le plan Autisme 2008/2010 et dans l’avis du CCNE (Comité Consultatif National d’Ethique) en novembre 2007 sur la situation des personnes autiste en France. C’est pour cela que l’association attend une réponse de Madame Morano : le gouvernement, qui semble montrer une volonté de faire changer les pratiques dans ce domaine, doit s’assurer que ses recommandations sont suivies dans les faits !

A savoir que le taux de prévalence des personnes TSA dans le Lot selon le CRA Midi-Pyrénées en 2007, est pour les 0 – 19 ans de 240 jeunes et de 4 371 dans la région Midi-Pyrénées.

Dans le département du Tarn et Garonne, la situation n’est guère plus réjouissante : le CROSMS du 21 janvier a également rendu un avis défavorable pour le dossier du CeRESA, qui prévoyait 15 places pour enfants autistes à Valence d’Agen, malgré les avis favorables rendus par la DDASS du 82, le CRA Midi-Pyrénées et la CRAM (Caisse Régionale d’Assurance Maladie).

Le CeRESA prend en charge actuellement 50 enfants dont la moitié seulement bénéficient du service SESSD de Toulouse financé par l’assurance maladie. Les autres enfants sont pris en charge par la plate-forme Trampoline de l’association qui est financée en partie par les parents et par des subventions. De nombreuses familles se trouvent dans une situation financière difficile et ont du mal à offrir à leurs enfants la prise en charge adapté à leur besoin (familles mono-parentales, parents souvent obligés de laisser tomber leur travail, etc…..).
Combien de temps faudra-t-il encore rappeler le caractère destructeur de ce handicap pour les familles touchées ?
Combien de temps ces mêmes familles devront se contenter de services de « soins » archaïques dont elles ne veulent pas ? Mais malheureusement, elles n’ont pas le choix !

Il n’est pas acceptable que le développement de l’association soit entravé par des luttes de pouvoir au détriment de l’intérêt des enfants et des familles. A ce jour, il n’existe sur le Tarn-et-Garonne aucune prise en charge spécifique et répondant aux nouvelles recommandations d’éducation pour ces enfants. L’Education Nationale signale pourtant avoir de gros besoins de soutien : en effet, les enfants en question sont scolarisés dans les écoles du département et ne peuvent recevoir en parallèle de prise en charge adaptée pour soutenir leur scolarité et leur développement. Cette situation conduit à terme à la déscolarisation des enfants qui se retrouvent alors consignés à domicile ou dans des structures non adaptées, avec du personnel non formé pour ce type de handicap.

Le CeRESA qui reçoit pourtant un important soutien dans la Haute-Garonne se voit refuser le franchissement des frontières de ce département. Le seul espoir réside à l’heure actuelle dans l’appel qui est fait auprès du gouvernement pour que les directives du plan autisme soit enfin respectées et que les prises en charges éducatives qui répondent aux recommandations des experts en matière d’autisme puissent enfin se développer en Midi-Pyrénées.

Contact CeRESA : Christine Fournié 06 82 93 39 78
Contact CRI 46 : Leo Amery 05 65 37 40 07

http://www.ceresa.fr/actualites/ceresa/109-parents-denfants-autistes-en-colere

8 novembre 2011

article publié sur le site de la Mairie de Paris

Un Mois vraiment Extra-Ordinaire: place à la création !

crédits : Mairie de Paris par Anne Thomes
[07/11/2011]

Pour sa 3e édition, le Mois Extra-Ordinaire sera consacré aux créations des parisiens en situation de handicap. Ce fil conducteur « Handicap et créations : productions artisanales, activités et services » sera décliné du 8 au 30 novembre dans tout Paris sous forme d’expositions, concerts, débats, colloques…

 

Consultez tout le programme  et découvrez notre sélection de rendez vous dans l'agenda du mois Extra-Ordinaire 

 

L'esprit du Mois Extra-Ordinaire

 Mettre en avant les parisiens en situation de handicap, favoriser les échanges, les rencontres, autant d’objectifs pour le Mois-Extraordinaire impulsé par Véronique Dubarry, adjointe au Maire de Paris en charge de la politique du handicap. Comme chaque année, la Mairie de Paris fait appel à la créativité des associations et de tous les acteurs locaux pour initier des événements qui animeront ce mois Extra-Ordinaire.

 

Quelques temps forts du Mois Extra-Ordinaire

Le Mois Extra-Ordinaire débutera les 8 et 9 novembre avec le Salon du secteur protégé et adapté pour "Osez nos compétences"  au 104 : plus de 40 établissements y seront présents pour faire découvrir les nombreux domaines d’activités de ce secteur. Cette année, la MDPH présentera un défilé de mode avec l'association "Mode et Handicap ... C'est possible". Le Mois Extra-Ordinaire s'achèvera avec le vernissage de l’exposition "Exil, l’art brut parisien"  au Réfectoire des Cordeliers (6e) et la remise des Trophées Extra-Ordinaires le 30 novembre.
 

Ces spectacles, concerts, conférences, projections… organisés par des associations et des acteurs locaux, soutenus par la ville, seront proposés dans des lieux marqués par leur volonté d’ouverture à tous les publics.

Pour Véronique Dubarry, « Le Mois Extra-Ordinaire est l’occasion pour la Ville de Paris, les parisien(nes), les arrondissements, et les associations de se mobiliser autour du handicap. C’est un mois pour dialoguer, échanger, pour continuer à faire de Paris une ville accessible à tous, Parisien(nes) ordinaires et Parisien(es) extra-ordinaires ! »

>> Accéder à tout l'agenda du Mois Extraordinaire

http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/un-mois-vraiment-extra-ordinaire-place-a-la-creation/rub_1_actu_105990_port_24329

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