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"Au bonheur d'Elise"

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27 juin 2019

Le choix du moment des traitements de l'autisme peut être la clé de leur succès.

 

Le choix du moment des traitements de l'autisme peut être la clé de leur succès.

spectrumnews.org Traduction de : " Timing of autism treatments may be key to their success" par Jessica Wright / 20 juin 2019 Le moment du traitement est crucial pour les troubles liés à l'autisme - et plus encore pour certains troubles que pour d'autres, selon deux nouvelles études chez la souris 1,2.

https://blogs.mediapart.fr

 

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26 juin 2019

Vademecum sur la souffrance psychique des élèves : vers un flicage intégral ?

 

Vademecum sur la souffrance psychique des élèves : vers un flicage intégral ?

Le ministère de l'Education Nationale a publié en mai 2019 un vademecum Repérer et orienter les élèves en situation de souffrance psychique. Au départ à priori une intention louable : repérer les signes de souffrance des élèves (violences sexuelles, harcèlement, problématique d

https://blogs.lexpress.fr

 

26 juin 2019

Roche-la-Molière accueille la première classe de primaire pour enfants autistes dans la Loire

 

Roche-la-Molière accueille la première classe de primaire pour enfants autistes dans la Loire

Éducation Une classe adaptée pour enfants autistes sera créée à la rentrée prochaine dans l'école Jean-Yves-Cousteau de Roche-la-Molière (Loire). Elle permettra à une dizaine d'enfants venus de tout le bassin stéphanois de suivre une scolarité en milieu ordinaire.

https://www.francebleu.fr

 

26 juin 2019

La stimulation, thérapeutique pour les personnes autistes, mérite d'être acceptée.

25 juin 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Les comportements rythmiques et répétitifs sont une caractéristique de l'autisme. Des experts ont considéré que cela entravait l'apprentissage. Ces comportements apparaissent efficaces, et une étude chez des adultes autistes le confirme.

 

Lessive d'autiste © Luna TMG
Lessive d'autiste © Luna TMG

spectrumnews.org  Traduction de "Stimming, therapeutic for autistic people, deserves acceptance"
par Steven Kapp / 25 juin 2019

Steven Kapp © Spectrum News Steven Kapp © Spectrum News

Expert : Steven Kapp - Chercheur associé, Université d'Exeter

Les comportements rythmiques et répétitifs sont une caractéristique de l'autisme. Les battements de mains, les mouvements circulaires, le balancement du corps, les vocalisations comme les grognements et les marmonnements, et d'autres habitudes peuvent être inquiétants pour les personnes qui ne les connaissent pas bien. Les scientifiques et les cliniciens s'interrogent depuis longtemps sur la signification de ces comportements et sur la façon d'y réagir.

Pendant de nombreuses années, les experts ont pensé que les mouvements répétitifs résultaient de privations, voire de traumatismes, et qu'ils entravaient l'apprentissage. Le psychologue Ole Ivar Lovaas, un des premiers spécialistes de l'autisme, les aurait qualifiés de " comportement poubelle ".1 Il a fait de la suppression de ces habitudes une priorité. Lovaas et ses disciples ont soumis à des chocs électriques, crié, secoué et giflé des enfants autistes 2. D'autres ont prescrit des antipsychotiques et d'autres stupéfiants. Même dans les paradigmes de traitement parfois plus doux d'aujourd'hui, les thérapeutes forment souvent les enfants à avoir des " mains tranquilles " plutôt que des mains qui battent librement des ailes 3.

Mais de plus en plus de preuves suggèrent que les comportements répétitifs ont été mal compris - et qu'ils peuvent en fait être incroyablement utiles. Mes collègues et moi avons constaté que ces comportements donnent aux personnes autistes un sentiment de contrôle, les aidant à faire face à des stimuli externes écrasants, et une façon de calmer et de communiquer leur humeur. D'un autre côté, de nombreuses personnes autistes disent que le fait d'adopter des comportements répétitifs leur donne l'impression d'être des parias sociaux.

Les adultes autistes ont défendu leur droit à ces comportements. Réclamant le terme technique " comportements d'auto-stimulation " comme " stimming ", ils ont des blogs, des vlogs (journaux vidéo) et des livres qu'ils publient eux-mêmes et qui révèlent comment cela les aide à faire face 4. La société doit prendre les devants et accepter ces comportements en comprenant leurs avantages.

Une émotion incontrôlable

Les débats théoriques tournent autour de la raison pour laquelle les personnes autistes sont stimulées, de nombreux experts estimant que ces comportements sont sans but. Dans une étude publiée plus tôt cette année, mes collègues et moi avons interviewé 31 adultes autistes au sujet de leur comportement en matière de stimming 5. Il s'agit du premier article révisé par des pairs dont j'ai connaissance qui a permis de recueillir des données approfondies sur l'agitation directement auprès de personnes autistes.

L'une de nos constatations les plus remarquables est que même si de nombreux participants ont dit que leurs stimuli sont automatiques et incontrôlables, aucun ne les déteste de façon constante. La plupart des gens ont décrit les comportements comme calmants, et personne n'a contredit ce fait pour les stimuli qui ne causent pas de blessures.

Une autre conclusion clé est que les stimuli sont une réaction à une surcharge sensorielle (comme une pièce bruyante) ou à des pensées dominantes (comme l'anxiété au travail). Que la source soit le monde extérieur ou l'esprit d'une personne, le résultat est un état que nous appelons " émotion incontrôlable ". Les personnes autistes peuvent être submergées par les sensations, les nouvelles informations et leurs propres pensées. Les participants à l'étude nous ont dit que l'agitation apaise ces sentiments intenses et les aide à retrouver un sentiment de contrôle.

"Cela métamorphose en quelque sorte tout ce qui est dans votre corps pour aller à cette vitesse ", a dit un participant masculin, " alors ça aide en quelque sorte à tout réprimer ".

Le stimming sert aussi parfois de moyen pour les gens de communiquer leurs humeurs. Les participants ont dit qu'ils stimulent parfois par joie ou excitation et d'autres fois par anxiété ou ennui, mais que l'émotion colore le comportement. Par exemple, un battement des mains qui reflète un état émotionnel positif implique souvent de tendre les bras vers l'extérieur et de faire un mouvement d'agitation, alors qu'en raison de la détresse, les personnes autistes ont tendance à garder leurs mains et leurs bras près du torse.

Les participants ont rapporté que certains membres perspicaces de la famille et des amis proches savaient "lire" leurs émotions en observant les nuances de leurs comportements stimulants. Il est évident qu'une telle compréhension est la clé de l'acceptation sociale de l'agitation.

Briser les règles

Enfin, la plupart des participants ont dit avoir été confrontés au jugement social et au rejet en raison de leurs agitations. Beaucoup d'entre eux se sentaient régulièrement exclus de la société et pensaient qu'ils étaient perçus comme bizarres ou immatures.

En réponse au rejet, les participants ont caché leurs stimuli (par exemple, sous un bureau), les ont remodelés (par exemple, en remplaçant les battements de mains par des activités comme le tennis et les échecs qui engagent les mains et les bras) et les ont réprimés (en se remuant seulement quand ils étaient seuls ou autour des gens qui les acceptaient).

L'une des participantes à notre étude s'est souvenue qu'enfant, elle aimait faire des pirouettes et des balançoires, mais qu'elle s'est rendu compte plus tard que ces comportements sont inacceptables. "En fait, c'est encore merveilleux s'il n'y a personne et que je peux sauter, ou si je peux tourner, et c'est comme si j'enfreignais les règles ", dit-elle.

La suppression des stimuli est loin d'être bénéfique, a montré notre étude. L'effort demande beaucoup d'énergie et donne aux gens l'impression, selon les mots d'une autre participante, d'être "plus sur les nerfs". Les éducateurs ont souvent considéré les stimuli comme une distraction, mais de nombreuses personnes autistes disent que c'est le contraire.

Les stimulations sont l'équivalent du griffonnage, disent-ils, libérant l'esprit pour qu'il puisse se concentrer sur d'autres choses.

Néanmoins, les tentatives thérapeutiques visant à éliminer l'agitation demeurent courantes. L'approche est malavisée parce qu'elle prive les gens d'un moyen essentiel d'adaptation. Une mise en garde : certaines formes d'agitation, comme les coups à la tête, sont nocives et justifient un traitement délicat et concerté. Aucun participant ne voulait s'infliger des stigmates d'automutilation, qui étaient involontaires.

Les mains bruyantes

J'espère qu'une plus grande sensibilisation aux expériences des personnes autistes en matière d'agitation rendra plus acceptés les comportements répétitifs tels que le claquement de doigts ou le couinement - non seulement dans les salles de classe mais aussi dans les supermarchés, les cinémas et tous les lieux publics.

Le mouvement de la neurodiversité, qui célèbre l'autisme à la fois comme une façon d'être et un handicap à accepter et à soutenir, a adopté la stimming. Le cri de ralliement provocateur est " mains bruyantes"4 . Stimtastic, qui vend des jouets stimulants et des bijoux à croquer, et Stim Your Heart Out, un projet de danse qui encourage l'agitation dans la société en général, font partie des ressources de Stimming.

La façon d'aider les personnes autistes n'est pas de les décourager de remuer, mais de s'attaquer à certaines raisons de leur stimulation : la surcharge ou la détresse sensorielle. Nos participants ont mentionné plusieurs modifications environnementales, y compris des bouchons d'oreilles et des chapeaux à bord pour réduire l'apport sensoriel, des milieux qui répondent aux besoins des personnes autistes ou des horaires qui comprennent des pauses. Des données empiriques suggèrent que lorsque l'agitation n'est pas suffisante pour soulager le stress, les personnes autistes pourraient souhaiter prendre des médicaments calmants ou suivre une formation sur l'autorégulation émotionnelle.

Les recherches préliminaires que j'ai faites suggèrent qu'il y a despoints communs entre l'agitation et la " bougeotte " [fidgeting] que font les personnes neurotypiques. En fin de compte, il se peut que tout le monde remue, d'une façon ou d'une autre. Reconnaître ce fait pourrait faciliter l'acceptation.

Steven Kapp est chercheur universitaire en autisme et neurodiversité à l'Université d'Exeter au Royaume-Uni.

Références:

  1. Silberman S. (2015) Neurotribes: The legacy of autism and the future of neurodiversity. New York, NY: Penguin
  2. Grant A. (1965) Screams, slaps, and love. Life (pp. 87–97) Full text
  3. Richter Z.A. (2017) Melting down the family unit: A neuroqueer critique of table-readiness. In M. Rembis (Ed.), Disabling domesticity (pp. 335-348) New York, NY: Palgrave Macmillan
  4. Bascom J. (2012) Loud hands: Autistic people, speaking. Washington, D.C.: Autistic Self Advocacy Network
  5. Kapp S.K. et al. Autism Epub ahead of print (2019) PubMed

Que vient faire le fil à linge dans l'illustration de ce texte ?. Vous ne serez pas étonnés d'apprendre qu'il s'agit de la lessive de mon voisin autiste, soigneusement alignée, et immortalisée par Luna TMG.

Quand il était petit, il ne faisait pas de flapping (battement de mains). Il se bagarrait beaucoup dans la cour de récréation. C'était simple, il suffisait de lui susurrer un mot se terminant par "erb" pour qu'il parte en vrille.

Arrivé en 6ème, il était bien décidé à ne pas se se faire remarquer et à ne pas enclencher la "dynamique" destructrice qu'il avait connu quand il était en CLIS (ULIS) ou en classe ordinaire. Mais il s'est mis à faire du flapping. Il en avait bien évidemment besoin pour tenir pendant la journée de collège. Mais, pour ne pas se faire repérer, il allait dans les toilettes.

Depuis que je suis tombé dans l'autisme, en 2004, avec le diagnostic de ma fille, j'ai souvent entendu le Dr Eric Lemonnier, dans les groupes de paroles mensuels qu'il animait au CRA, expliquer que ces comportements répétitifs n'étaient pas à réprimer, seulement à les rendre socialement plus acceptables parfois.

Il a été ensuite remplacé par un professeur de pédopsychiatrie (je ne comprends pas pourquoi le gouvernement veut en augmenter le nombre, quand on voit le style de certains qui sont nommés). Voilà-t-il pas que notre cher homme vient assister à la première séance de la formation des aidants familiaux (mesure du 3ème plan autisme). Une participante demande ce qu'il faut faire en cas de flapping. Je donne cet exemple de notre lascar de 6ème. Je précise ensuite qu'il est donc utile qu'un collégien autiste puisse s'isoler, et que cela peut être bien sûr aux toilettes, mais aussi dans une autre pièce, comme un local derrière le bureau du CPE, une petite pièce au CDI ou à l'infirmerie.

Mais pour notre professeur, l'important, c'est que le flapping se déroule dans un "lieu où on expulse". Et il précise : "le lieu du caca".

Quel soulagement qu'il n'ait plus jamais mis les pieds dans ses formations pour aidants familiaux !

Un autre exemple concerne une personne autiste embauchée dans un CRA (centre de ressources autisme). Les locaux du CRA sont malheureusement dans un hôpital psychiatrique.

Cette personne a l'habitude de sortir en trombe du restaurant du personnel de l'HP. Mauvaise pioche ! On risque de la confondre avec les clients. Le cadre supérieur de santé va donc recadrer.

C'est une chose de ne pas sortir en trombe. L'effort doit porter sur un petit moment.

Il y a des pelouses et des arbres dans l'HP. Pour récupérer, la personne autiste aura besoin de courir dans le parc d'une certaine façon, de tourner autour des arbres.

Cela, c'était impossible à l'enlever à la personne autiste. Tant pis si elle peut être confondue avec les clients ... Ce n'était pas évident pour des personnels de l'HP de travailler avec des personnes qui étaient considérées comme étant de l'autre côté de la barrière.

Mais c'était possible pour des membres du CRA d'accepter ce comportement atypique de leur collègue autiste. Ce qui est acceptable dans un CRA doit aussi être acceptable dans la société.

25 juin 2019

ÉPILEPSIE : Apaiser les mitochondries pour éviter les crises

Actualité publiée il y a 12 heures 54 min 17 sec
Neuron
Il s’agit de calmer le cerveau en régulant l’activité mitochondriale.

Cette équipe de l’Université de Tel Aviv ouvre la voie à un traitement innovant de l'épilepsie en ciblant les mitochondries de l’hippocampe impliquées dans les pics d’activité cérébrale en cause dans les crises. La découverte de ce nouveau mécanisme mitochondrial responsable de la régulation de l'activité cérébrale dans l'hippocampe, documenté dans la revue Neuron, va servir de base au développement de nouveaux antiépileptiques qui vont abaisser les points de réglage déréglés. Un espoir pour les 30 à 40% des patients atteints d'épilepsie, qui ne répondent pas aux traitements existants, dont les enfants atteints du syndrome de Dravet, dont environ 20% meurent des suites de leur maladie.

D’ailleurs, un médicament couramment utilisé pour traiter la sclérose en plaques pourrait même, « après quelques modifications » être utilisé dans cet objectif, pour traiter les patients atteints d'épilepsie, explique l’auteur principal, le Pr Inna Slutsky de la Faculté de médecine Sackler et de l'Université de Tel Aviv.

Cibler le mécanisme qui régule l'activité des circuits neuronaux

Une pièce d'un puzzle qui avait jusque-là échappé aux scientifiques : Quel est le mécanisme qui maintient les points de réglage de l'activité des circuits neuronaux ? Si jusqu’ici on ignorait comment les circuits neuronaux maintiennent une activité stable dans un environnement en constante évolution, ces travaux commencent à répondre à la question : les chercheurs identifient en effet un mécanisme homéostatique qui agit comme une sorte de thermostat des circuits neuronaux, ce qui assure le retour à un point d’homéostasie après chaque événement augmentant ou diminuant l'activité cérébrale.

Un gène au rôle clé dans la condition métabolique épileptique :  l'épilepsie est caractérisée par des modifications significatives de l'activité métabolique du cerveau. Pour caractériser ces changements métaboliques, les chercheurs ont analysé, à l’aide d’un modèle métabolique informatique, les informations génétiques de patients épileptiques figurant dans de grandes bases de données. L’objectif était de pouvoir identifier les gènes qui transforment le métabolisme de l’état épileptique en un état sain ou homéostatique. L’équipe identifie ainsi un gène particulier, DHODH, localisé dans la mitochondrie, la source d'énergie de la cellule. Ils montrent que l'inhibition de DHODH par un médicament (Tériflunomide, approuvé pour le traitement de la SEP) permet de calmer et de stabiliser l'activité neuronale, sans altérer les mécanismes naturels d’homéostasie. Or, il se trouve que DHODH joue un rôle majeur dans la condition métabolique créée par le régime cétogène, un régime pauvre en glucides et en lipides et riche en protéines, qui permet de réduire l'incidence des crises.

La preuve in vitro : sur des lignées de cellules cérébrales saines in vitro, l’équipe montre que le tériflunomide inhibe de manière significative l'activité neuronale, quels que soient ses effets immunosuppresseurs. Des réseaux de neurones exposés au médicament pendant plusieurs jours présentent ainsi une inhibition permanente de l’hyperactivité neuronale, mais sans aucun signe de compensation. Car les mécanismes homéostatiques sont toujours actifs avec l'inhibition de DHODH, en dépit du nouveau réglage à la baisse de l’activité cérébrale.

La preuve in vivo : le même médicament montre les mêmes effets sur 2 modèles souris d’épilepsie : les deux modèles montrent un retour à une activité cérébrale normale, ainsi qu'une diminution spectaculaire de la gravité des crises d'épilepsie. En particulier, le médicament élimine une surcharge de calcium dans les mitochondries, caractéristique de l'épilepsie et de nombreuses maladies neurodégénératives.

C’est donc la découverte d’un nouveau mécanisme mitochondrial responsable de la régulation de l'activité cérébrale dans l'hippocampe, qui pourrait servir de base au développement de nouveaux médicaments antiépileptiques.

 

Bref, il s’agit de calmer le cerveau en régulant l’activité mitochondriale.

Accueil

 

Source : Neuron April 29, 2019 DOI: 10.1016/j.neuron.2019.03.045 Mitochondrial Regulation of the Hippocampal Firing Rate Set Point and Seizure Susceptibility

Plus sur l’Epilepsie sur Neuro Blog

Cette actualité a été publiée le 25/06/2019 par Équipe de rédaction Santélog

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25 juin 2019

Maison de répit : enfin un lieu pour souffler !

article publié sur Hizy

 

Équipe éditoriale
Maison de répit : enfin un lieu pour souffler !
La première Maison de répit de France est située à Tassin-la-Demi-Lune (69) ©France-repit

Brigitte Macron et Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée de personnes handicapées, ont inauguré le 18 juin dernier la première Maison de répit de France. Un lieu unique pour reprendre des forces, ouvert toute l’année aux enfants et aux adultes malades ou en situation de handicap et à leurs proches.

La Maison de répit située à Tassin-la-Demi-Lune (69), accueille des enfants et des adultes malades ou en situation de handicap de moins de 60 ans et leurs proches aidants pour des séjours de répit tout au long de l’année. Quand on sait que l'accompagnement d'un proche dépendant en raison de sa maladie ou de son handicap concerne plus de 8 millions de personnes, des lieux comme celui-là, il en faudrait un peu partout en France. En attendant, c’est dans la Métropole de Lyon que le concept est testé depuis cet automne.

Un lieu apaisant, au cœur d’un grand parc

« Ce n'est pas du tout un fonctionnement hospitalier, a déclaré Brigitte Macron lors de l’inauguration le 18 juin 2019. On est presque dans une maison de vacances. Il y a un spa, les lits, vous ne voyez pas qu’ils sont médicalisés. La maladie n'est pas gommée, elle est là mais on peut l'oublier et vivre normalement. »

Situé dans un parc boisé d’un hectare, cet établissement est destiné à prévenir les situations d’épuisement des aidants. Il est ouvert aux habitants de la Métropole de Lyon et a déjà permis 450 séjours de personnes malades ou en situation de handicap pour quelques jours, une semaine ou plus.

Des médecins et des psychologues  

Médecins, infirmiers, assistants sociaux, psychologues interviennent à la demande des résidents pour parler de problèmes de santé, mais aussi d’organisation, de fatigue, d’épuisement. Une équipe mobile est aussi prévue pour des interventions gratuites à domicile.

La Maison de répit est un projet soutenu par l’Agence régionale de santé et financé grâce au mécénat, à des subventions de la Métropole de Lyon et de la Région pour un montant total de 5,5 millions d’euros. Il est porté par la Fondation France Répit en lien avec la fondation OVE.

Plus d’info sur www.maison-repit.fr

24 juin 2019

Phénotype élargi de l'autisme : ses implications sur l'étiologie et le traitement 2/3

 

Phénotype élargi de l'autisme : ses implications sur l'étiologie et le traitement 2/3

La présence de traits liés à l'autisme a été bien documentée dans des membres non diagnostiqués de la famille de personnes autistes : déficiences légères en compétences sociales et de communication, similaires à celles présentées par les personnes autistes, mais présentées à un degré moindre.

https://blogs.mediapart.fr

 

23 juin 2019

Autisme et trouble de l’attention : répercussions différentes pour la santé mentale

23 juin 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

La schizophrénie est 14 fois plus fréquente chez les adultes autistes que dans le reste de la population, mais ce n'est pas le cas dans le TDAH - contrairement aux addictions. Les résultats d'une étude norvégienne.

 

L’autisme et le trouble de l’attention n’ont pas les mêmes répercussions pour la santé mentale

de Hannah Furfaro  /  6 Juin 2019

Traduction par lulamae de "Autism, attention deficit result in distinct mental health problems"

No man's land n°2 © Luna TMG
No man's land n°2 © Luna TMG

Les adultes autistes ont tendance à déclarer une gamme de troubles psychiatriques différents des adultes atteints du trouble de l’attention, comme le détermine une étude de plus d’un million de personnes.

L’autisme et le TDAH se recoupent souvent, et partagent parfois des racines biologiques. Les nouvelles découvertes pourraient aider les cliniciens à repérer les troubles qui diffèrent parmi ces personnes, comme la dépression et l’anxiété, et personnaliser les traitements en fonction de ces repérages.

La schizophrénie, par exemple, est étroitement corrélée à l’autisme, mais non au TDAH, alors que la toxicomanie est fortement associée au TDAH.

Pour donner un bon traitement, il faut absolument connaître ces schémas », explique la directrice de recherches Kari Klungsøyr, professeure en médecine à l’Université de Bergen en Norvège.

Cette nouvelle étude fournit un aperçu de la panoplie de problèmes de santé mentale spécifiques aux adultes autistes.

La recherche portant sur les adultes avec TDAH et autisme en est toujours à ses balbutiements » affirme Tinca Polderman, professeure assistante du développement de traits complexes à l’Université de Vrije à Amsterdam aux Pays-Bas, qui n’était pas impliquée dans cette recherche. « Des efforts de qualité élevée [comme celui-ci] ont une grande valeur. »

Lien avec la psychose

Kari Klungsøyr est ses collègues ont passé au peigne fin les archives nationales et les bases de données d’ordonnances pour trouver des informations médicales et démographiques sur 1 701 206 personnes, nées en Norvège de 1967 à 1997.

Ils ont identifié 38 636 personnes avec un diagnostic de TDAH, 7 528 avec un diagnostic d’autisme et 1 467 avec les deux diagnostics. Ils ont aussi retracé la prévalence de l’anxiété, du trouble dépressif majeur, du trouble bipolaire, des troubles de la personnalité, de la schizophrénie et de la toxicomanie parmi ces individus.

Ils ont constaté que ces six types de troubles sont 2 à 14 fois plus courants chez les adultes autistes ou avec TDAH, ou les deux cumulés, qu’ils ne le sont chez le reste de la population.

Environ 10% des autistes sont aussi schizophrènes, presque 14 fois la prévalence de la population globale. En comparaison, seuls 3% des personnes avec TDAH sont également schizophrènes.

Les troubles bipolaires sont 7 fois plus fréquents chez les personnes TDAH, et 5 fois plus que chez les autistes, de même que pour les sujets contrôles. L’anxiété, les troubles de la personnalité et les troubles de toxicomanie sont tous plus courants chez les personnes TDAH que chez les autistes.

Les adultes qui sont autistes avec TDAH sont plus susceptibles de déclarer des troubles anxieux, bipolaires ou de personnalité que ceux qui ont seulement le trouble autistique ou TDAH.

Le chevauchement génétique

Kari Klungsøyr et ses collègues ont aussi épluché une banque de données appelée LD Hub pour analyser le chevauchement génétique entre l’autisme, le TDAH et d’autres troubles neurologiques. LD Hub a enregistré des variantes génétiques associées à 173 troubles ou caractéristiques en des études portant sur de vastes échantillons de population. Les désordres toxicomaniaques et les troubles de la personnalité ne figurent pas dans la base de données, aussi l’équipe a recherché des variantes liées à des caractéristiques proches, telles l’abus d’alcool, le névrosisme et l’extraversion.

Le TDAH partage un nombre significatif de caractéristiques liées aux troubles de la personnalité et à la toxicomanie, comme les chercheurs l’ont constaté ; l’autisme ne montre aucun chevauchement génétique particulier avec un autre trouble. Les résultats ont été rendus publics en avril dans Biological Psychiatry.

La pauvreté des résultats repose peut-être sur le caractère assez restreint des études de LD Hub, comme l’affirme Benjamin Yeris, professeur assistant de psychologie en psychiatrie, à l’Hôpital des Enfants de Philadelphie, qui n’était pas impliqué dans la recherche. De plus larges études sur l’association génétique pourraient révéler des liens plus étroits entre l’autisme, le TDAH et d’autres troubles.

Sources :

  1. Solberg B.S. et al. Biol. Psychiatry Epub ahead of print (2019) Abstract
23 juin 2019

Elise vous envoie ses bons baisers d'Houlgate ...

 

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23 juin 2019

Trott'Autrement -> La newsletter de juin 2019 : Les dernières infos et bonnes vacances !

Association Trott'Autrement
 
 
Les dernières infos et bonnes vacances  !
 
 
Sortie attelage aux Ecuries du vieux château
à Lumigny-Nesles-Ormeaux (77540)
le 16 juin 2019
 
Remerciements appuyés à Gilles Pelletier, secrétaire de l'association & organisateur de cette journée ...
Soleil au rendez-vous dans un cadre champêtre pour une initiation à l'attelage au contact de chevaux de race hafflinger que je vous laisse découvrir ... Une réussite complète !
 
Jacques André & son épouse nous ont accueilli en toute sympathie ... Merci infiniment.
Mais, il s'agissait très clairement d'une initiation à l'attelage et vous verrez donc les participants à l'action après les explications très claires de notre hôte expert reconnu dans la discipline.
 
 
Projet
 
"Il nous faudrait disposer d’un lieu
où les priorités soient inversées :
réservé en priorité
aux personnes en situation de handicap."
 
 
Photo du projet rond de longe professionnel (en situation)
 
 
permet de suivre l'actualité de Trott'Autrement
+ de 1330 mentions j'aime !
 
 
 
La dernière Assemblée Générale s'est tenue le 5 avril 2019.
Elle a validé les nouveaux statuts de l'association publiés au Journal Officiel
 
 
 
Rappelons que Trott'Autrement, association loi 1901, reconnue d'intérêt général, peut mener à bien sa mission et se développer grâce :
 
Merci à tous du fond du coeur, notre action est possible grâce à vous !
 
Jean-Jacques Dupuis
Président de l'association
 
 
23 juin 2019

Arrêté du 28 mai 2019 relatif au certificat national d'intervention en autisme | Legifrance

 

Arrêté du 28 mai 2019 relatif au certificat national d'intervention en autisme | Legifrance

Le certificat national d'intervention en autisme de premier degré ou le certificat national d'intervention en autisme de second degré sont délivrés au nom de l'Etat par les responsables des organismes prestataires d'actions concourant au développement des compétences habilités dans le cadre d'appels à projets.

https://www.legifrance.gouv.fr

 

22 juin 2019

Trophées Lumière : ces entreprises inspirées par l'inclusion

 

Trophées Lumière : ces entreprises inspirées par l'inclusion

Les entreprises inclusives étaient à l'honneur dans le majestueux amphithéâtre de l'université Lumière, à Lyon, le 18 juin 2019. Des trophées ont récompensé les plus militantes, 9 au total dans 8 catégories (dont deux ex-aequo), primées pour leurs actions inspirantes en faveur de l'emploi des personnes handicapées, avec une dimension européenne.

https://emploi.handicap.fr

 

22 juin 2019

Dossier Hans Asperger et le nazisme

 

Dossier Hans Asperger et le nazisme

Echange étonnant hier sur Twitter entre le journaliste JP Elkabach, vraiment mal informé, et une réponse de Sophie Cluzel au sujet d'Hans Asperger. Ci-dessous le dossier complet. Le pédiatre Hans Asperger est mondialement connu pour le syndrome qu'il a d'abord diagnostiqué.

https://blogs.mediapart.fr

 

21 juin 2019

Charente : l'Education nationale condamnée à verser 370 000 euros à 22 auxiliaires de vie scolaire

article publié sur France 3 Nouvelle Aquitaine

© Christophe Guinot - France 3 Poitou-Charentes© Christophe Guinot - France 3 Poitou-Charentes

Le Conseil des prud'hommes d'Angoulême a condamné l'Education nationale à verser 370 000 euros de dommages et intérêts à 22 auxiliaires de vie scolaire charentais. Une victoire pour les plaignants et l'aboutissement d'une procédure entamée au printemps 2017. 
 

Par Christina ChironPublié le 19/06/2019 à 18:49

Le Conseil des prud'hommes d'Angoulême a tranché en faveur de 22 auxiliaires de vie scolaire charentais.

Condamnée pour défaut de formation, annualisation du temps de travail et discrimination syndicale, l'Education nationale doit leur verser 370 000 euros de dommages et intérêts

Trois ans de procédure

Cette condamnation signe la fin d'une longue procédure entamée au printemps 2017

A l'époque, 22 auxiliaires de vie scolaire charentais attaquent l'Education nationale, notamment pour annualisation des temps de travail, synonyme d'heures supplémentaires non payées.

L'audience avait eu lieu en septembre 2018 et la décision, mise en délibéré, reportée deux fois. Les juges ont finalement donné raison aux plaignantes. 

"Il y a eu reconnaissance par le tribunal d'Angoulême de l'absence de formation véritable, condamnation d'une annualisation du temps de travail, requalification des contrats en CDI et reconnaissance de licenciement abusif"
Jean-Pierre Bellefaye, Représentant SUD Éducation 16


Après avoir engagé cette action, quatre AVS avaient vu leur contrat non renouvellé. Une discrimination elle aussi reconnu par le Conseil des prud'hommes. 

Des emplois précaires 

Ces personnes étaient employées dans des établissements sous contrat unique d'insertion, un dispositif qui vise à faciliter l'embauche des personnes ayant des difficultés à trouver un emploi. 

Leur contrat prévoyait 20 heures par semaine, mais en réalité, les AVS travaillaient entre 24 et 26 heures. Des heures en plus non payées.


"Ces collègues vivaient dans la précarité, gagnaient moins de 700 euros net par mois, soumis au bon vouloir du renouvellement du contrat d'année en année. Pour beaucoup, ça voulait dire qu'au bout de deux ans, le contrat n'était pas renouvelé."
Jean-Pierre Bellefaye, Représentant SUD Éducation 16

Aujourd'hui, Jean-Pierre Bellefaye lance un appel au recteur de l'académie de Poitiers afin que les AVS non renouvelés réintègrent l'administration.

20 juin 2019

Les jeunes adultes relevant de l'amendement Creton

 

Les jeunes adultes relevant de l'amendement Creton

L'amendement " Creton ", du nom du comédien Michel Creton qui l'avait défendu, permet depuis 1989 le main-tien dans un établissement pour enfants handicapés de jeunes adultes ayant atteint l'âge limite pour lequel leur établissement est autorisé, en attente d'une place en structure pour adultes.

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr

 

20 juin 2019

Saint-Étienne : quand handicapés et non-handicapés partagent une même colocation

Dimanche 16 juin 2019 à 20:44 -
Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Une colocation inédite à Saint-Étienne est inauguré ce lundi. Depuis six mois, des jeunes adultes trisomiques cohabitent dans une "Maison de Vie et de Partage". Il y en a seulement deux en France et c'est l'association Parm qui est à l'origine de ce beau projet.

Une maison de vie et de partage est ouverte depuis janvier 2019 à Saint-Etienne
Une maison de vie et de partage est ouverte depuis janvier 2019 à Saint-Etienne
© Radio France - Nérissa Hémani

Saint-Étienne, France

En plein cœur de Saint-Étienne, rendez-vous dans le quartier de l'Hôtel de ville dans un immeuble refait à neuf par la Fondation Pour le Logement Social. Cuisine à l'américaine, salon aux multiples canapés, télé, salle de jeux. Dans ce foyer collectif, huit jeunes adultes trisomiques cohabitent. 

Ce projet est né en janvier 2019 grâce à l'association Parm et sur la demande des parents de ces adultes autonomes. Il y a en a deux en France, dont une à Versailles. "Le but c'est qu'il se sentent comme à la maison, ils font leur vaisselle, préparent leurs plats, ce n'est plus comme chez papa, maman !", précise la directrice de la maison Anne Berger. 

Les activités sont nombreuses et permises par des bénévoles, des retraités, des étudiants qui se relaient au quotidien. Il y a aussi, deux salariés présents de 6h à 22h tous les jours pour aider aux tâches quotidiennes. 

Autonomie renforcée, solitude oubliée 

Au-delà du foyer collectif,  il y a aussi des studios individuels où vivent des étudiants valides mais aussi des adultes handicapés. Ombeline, jeune femme trisomique de 28 ans, a choisi de quitter son appartement en centre-ville pour ne pas être seule. "Je sors voir mes amis, je vais à la médiathèque, je fais pleins d'activités et surtout, ici, je rencontre beaucoup de monde et ça me fait plaisir", se réjouit-elle. 

Ombeline vit dans un appartement individuel au sein de la maison de vie et de partage. - Radio France
Ombeline vit dans un appartement individuel au sein de la maison de vie et de partage.
© Radio France - Nérissa Hémani

Créer du lien social, avoir une vie "comme tout le monde", c'est ce que souhaitent les parents de ces jeunes handicapés. Alain et Christine sont les parents d'un jeune trisomique de 21 ans. "_C'est important de savoir qu'il aura son centre de vie à lui où il se sent bien et qu'_il peut continuer à évoluer dans ce qu'on lui a appris".

"L'objectif c'est de les ouvrir sur la vie extérieure" - une maman d'un jeune trisomique

Cela marche plutôt bien. Pour Anne Berger, les progrès sont notables :" ils sont capables d'acheter le pain tout seul, faire leur courses, l'objectif c'est de les ouvrir sur la vie extérieure", ajoute-t-elle.

À Saint-Étienne, cette maison de vie et de partage concerne des adultes handicapés, mais d'autres projets sont en cours ailleurs en France, par exemple pour reloger des familles de réfugiés.

20 juin 2019

Avec Molière, Francis Perrin et son fils se jouent de l'autisme

 

Avec Molière, Francis Perrin et son fils se jouent de l'autisme

Gradignan (France) (AFP) - "C'est un portrait de Molière...", lance Francis Perrin, "en 50 minutes", enchaîne aussitôt son fils Louis. Diagnostiqué autiste sévère à 3 ans, le jeune homme donne pour la première fois jeudi, près de Bordeaux, la réplique à son père, étonné et heureux d'un tel parcours.

https://www.nouvelobs.com

 

20 juin 2019

Francis Perrin et son fils autiste jouent Molière au festival Arts Musez Vous de Gradignan

article publié sur France info

Père et fils ont créé ensemble cette pièce pour combattre les préjugés sur l'autisme.

Louis et Francis Perrin jouent Molière à GradignanLouis et Francis Perrin jouent Molière à Gradignan (P. Lécuyer / France Télévisions)

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Cécile MathyRédaction CultureFrance Télévisions

Mis à jour le 20/06/2019 | 13:03
publié le 20/06/2019 | 13:00

 

Francis et Louis Perrin brossent Un portrait de Molière en 50 minutes à deux voix, dans le cadre du festival Arts Musez Vous de l'Institut Don Bosco à Gradignan. Une création originale émouvante pour repousser les préjugés sur l'autisme.

Depuis le jour où le diagnostic est tombé, il y a 14 ans, Francis Perrin et son épouse se battent pour donner à Louis les mêmes chances qu'aux autres enfants. Ils se battent aussi contre la fatalité, et contre les assertions définitives. En 2004, un spécialiste de l'autisme leur enjoint de "faire le deuil de leur enfant". Une phrase indélébile qu'ils n'acceptent pas. Ils optent pour l'Analyse appliquée du comportement (Applied Behavior Analysis), un traitement de stimulation non médicamenteux.

Ils ont raconté leur combat dans un livre Louis, pas à pas (JC Lattès, 2012) qui donna ensuite naissance à Presque comme les autres, un téléfilm de France 2, en 2016.

Aujourd'hui, Louis a 17 ans et se produit sur scène avec son père dans cette pièce inspirée de la vie de Molière. "Je suis vraiment étonné de ce que fait Louis maintenant, quand je sais d’où il est parti…de son autisme sévère, jusqu’à maintenant, c’est une belle réussite pour lui et surtout il est heureux", confie Francis Perrin. 

Père et fils se produisent ce jeudi 20 juin à 21h à Gradignan, dans le cadre de la huitième édition du festival Arts Musez Vous, organisé par l'Institut Don Bosco.

L'institution oeuvre dans le domaine médico-social et accueille plus de 850 jeunes et adultes. "Nous sommes toujours surpris par les capacités de ces enfants ou de ces jeunes qui, au-delà de l’idée que l’on s’en fait, sont avant tout des hommes et des femmes qui ont des potentiels et il est important que le public les regarde", estime Michel Labardin, le directeur général de l'Institut Don Bosco.

20 juin 2019

Il y a une progression anormale du nombre d'enfants autistes en France déclare Sophie Cluzel

Capture d'écran

Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, était l'invitée de CNews ce matin. "Il faut que l'on travaille au niveau européen sur la recherche sur les causes de l'autisme, a-t-elle lancé. Il y a une progression anormale, vraiment très inquiétante" du nombre d'enfants autistes en France, notant le chiffre d'une naissance d'enfant autiste sur 100 enfants. 

"On les diagnostique mieux, explique la secrétaire d'État. C'est multifactoriel, environnemental..." Elle demande notamment à améliorer la recherche pour que la détection de l'autisme se fasse à l'âge de 6 mois, alors qu'elle se fait aux alentours de 5 ans aujourd'hui. "On peut écouter les parents qui comprennent qu'il y a un problème", martelle-t-elle.

20 juin 2019

Yassine, 21 ans, autiste: - Si les gens comprenaient mieux l'autisme, les choses seraient beaucoup plus simples pour nous.

article publié sur RTBF.be

Publié le mercredi 12 juin 2019 à 18h49

Ce mercredi 12 juin est inauguré à l'ULB un nouveau centre de recherche sur l'autisme. Sa particularité? Sa conception est le fruit d'une collaboration entre chercheurs, architectes, personnes autistes et les familles des personnes autistes. Il est entièrement pensé pour que les personnes autistes s'y sentent bien. "L'idée de ce laboratoire est d'éviter le stress généré par une visite dans un endroit inconnu", pointe Mikhail Kissine, le directeur de ce nouveau centre de recherche (ACTE), qui sera mis à disposition de tous les chercheurs francophones qui travaillent sur le sujet.

A l'un des étages d'un bâtiment austère et plutôt vieillot du site du Solbosh de l'ULB se cache un endroit cosy. Il suffit de franchir deux portes en verre pour voir le carrelage d'époque faire place à un parquet. L'acoustique y est pensée pour que "ça ne résonne pas", nous explique Mikhail Kissine. Au milieu du hall d'entrée se dresse un drôle d'igloo. "C'est un endroit où les enfants et les adultes autistes peuvent se réfugier s'ils ont trop de stimulations sensorielles". Car voilà le point commun de toutes les personnes qui ont un trouble du spectre autistique: "ils ont une difficulté à hiérarchiser les différentes stimulations sensorielles. Donc c'est comme si vous perceviez tous les bruits, tous les sons à la même intensité, c'est extrêmement épuisant". C'est pourquoi ils ont développé, de concert avec les architectes, cette idée d'igloo, pour protéger de ces stimulations qui ne s'arrêtent jamais, de l'agitation du monde extérieur.

Yassine a 21 ans et est autiste. Il nous confie son ressenti : "Quand on entre dedans, on est vraiment isolé du monde extérieur au niveau sonore, on est calmé direct".

Un parcours en douceur vers le labo proprement dit

Il y a deux salles d'attente: l'une est dynamique, les enfants peuvent y jouer. L'autre est plus calme, se veut davantage un "cocon".

Elles partagent deux points communs avec la salle où ont lieu les recherches. Les coins des pièces y sont arrondis. "Ça c'est vraiment quand on a rencontré les familles des personnes autistes, et les adultes autistes, ils nous ont dit qu'un espace sans coins était préférable". Quant à la lumière, elle y est diffuse, elle arrive au travers d'une toile tendue au plafond. "Ici, nos yeux ne sont pas agressés par la lumière, c'est formidable, contrairement à une salle de classe par exemple, où on a rapidement mal à la tête à cause des néons", enchaîne Yassine, décidément sous le charme de l'endroit. "L'idée c'est qu'au moment où la personne arrive dans le centre d'étude, il sente bien parce qu'il se sera déjà approprié les lieux", détaille Mikhail Kissine.

Dans le laboratoire, les parents de l'enfant autiste qui participe aux études en cours pourront voir l'enfant au travers d'une vitre sans teint, sans pour autant le perturber. "Cela nous permet aussi à nous, chercheurs, d'observer certaines interactions", explique encore le directeur du centre.

Yassine, lui, participera volontiers à une étude dans ce nouvel espace. C'est important, dit-il, que ces études aient lieu. "Il y a des choses que nous ne savons pas faire, d'autres que nous faisons mieux que les autres. Et la société ne prend pas en compte nos besoins spécifiques. Si les gens comprenaient mieux et davantage l'autisme, je crois que les choses seraient beaucoup plus simples pour nous".

De nombreuses énigmes à résoudre

"L'un des grands défis de l'autisme, c'est de garantir leur autonomie et l'un des grands prédicteurs de l'autonomie, c'est l'accès au langage". L'accès au langage est par conséquent l'un des grands enjeux de la recherche sur les troubles du spectre autistique. "Cinquante à soixante pour cent des autistes parlent avec un grand retard. Ils se mettent à parler entre trois et six ans. Certains rattraperont leur retard, d'autres pas. Et 25 à 30 % des autistes n'accèdent jamais au langage expressif, ils ne s'exprimeront jamais grâce au langage. C'est donc l'un des grands défis scientifiques auxquels nous nous intéressons ici. Nous voulons comprendre pourquoi un enfants autiste se met à parler ou pas, pourquoi l'un rattrapera son retard et l'autre non".

L'équipe s'intéresse aussi aux problèmes de sommeil des personnes autistes, et à la question du genre. "Seule une personne autiste sur cinq est une femme".

Si l'autisme a été décrit pour la première fois dans les années 40, la recherche a fait de réels progrès dans le domaine ces vingt dernières années. Ce centre devrait contribuer à la compréhension du fonctionnement des personnes autistes dans les années à venir. Il sera mis à la disposition de tous les chercheurs francophones qui s'intéressent au sujet. "Pour comprendre l'autisme, il faut en saisir toute la diversité et fédérer la recherche est donc indispensable".

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