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"Au bonheur d'Elise"

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8 septembre 2017

LearnEnjoy favorise l'accessibilité aux apprentissages d’enfants différents

article publié sur Linkedin

Publié le 7 septembre 2017

 

 

La scolarisation de tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit garanti par la loi du 11 juillet 2005, pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

L’inclusion par la scolarisation individuelle de ces enfants au sein de l’école est facilitée par des personnels formés mais également grâce à des matériels informatiques adaptés qui profitent des rapides progrès technologiques. Le numérique offre en effet des solutions personnalisées et efficaces aux besoins éducatifs particuliers des élèves en situation de handicap leur permettant de suivre une scolarité proche de celle des élèves ordinaires.

De nombreux Editeurs développent ainsi des ressources pédagogiques numériques qui leur sont accessibles.

LearnEnjoy est de ceux-là .

“Nous sommes un acteur de l'économie sociale et solidaire au service de l'éducation pour les enfants avec un développement extra-ordinaire” affirme Gaëlle Regnault sa fondatrice

Ces enfants avec autisme, avec trisomie 21, avec d’autres formes de handicap induisent la nécessité d'adapter la pédagogie à leurs besoins particuliers.

L'équipe pluridisciplinaire spécialisée dans le handicap de LearnEnjoy, constituée de professionnels et de parents a conçu des applications pédagogiques sur tablette numérique à l’intention de ces enfants. Mais pourquoi la tablette ? Pour l’équipe de LearnEnjoy la tablette numérique est ergonomique, intuitive et facilite la concentration et la coopération ; elle permet également d’enregistrer les données pour une évaluation individuelle , en continue tout en ouvrant au partage grâce à l’internet.

Préschool et school , des applications sur iOS et Android

 

Après avoir conçu l’application PreSchool pour accompagner les tout petits enfants de cycle 1 avec l’apprentissage des tris, des premiers tracés.. jusqu'à la compréhension des consignes complexes, la construction du nombre, la reconnaissance des lettres….Learn Enjoypropose School, une application qui permet d'accéder aux apprentissages fondamentaux. Construit comme un “manuel numérique éducatif” school propose plus de 7000 fiches de travail pour le CP.

L’intention consiste à retrouver toutes les activités traditionnelles des manuels scolaires du CP, CE1 et CE2 mais avec une décomposition des compétences en micros-marches qui font que les élèves qui ont des difficultés scolaires liées à un handicap, à la difficulté à maîtriser la langue française vont avoir une possibilité de réussir et d'apprendre’

 

Décomposer toutes les compétences en petites unités d’apprentissage pour présenter à l'élève un moyen d’apprendre qui soit à sa portée, c'est peut être une des clés de la démarche de personnalisation des apprentissages.

Par exemple décomposer l’addition en centaines d'étapes selon chaque enfant permet à chacun d'accéder progressivement à l’addition.

Des intermèdes ludiques favorisent la motricité fine et l’interaction de l’élève avec ses pairs.

Faire une véritable Ecole inclusive pour tous

En fait cette démarche consistant à empiler des micro compétences et des prérequis qui facilitent l’inclusion scolaire des enfants en situation de handicap peut tout aussi bien être mise en œuvre avec des enfants en difficulté scolaire quelle qu’en soit la raison . En abaissant le niveau des marches et en l’adaptant à chaque apprenant l'accès aux apprentissages est certes un peu plus long mais il est réalisable et efficace pour tous..

 

On comprend l’intention des concepteurs qui s’adressent alors à tous les élèves, mais également à leurs parents, aux professionnels de l’éducation et de santé.

 

“Valoriser ces micro marches,” qui constituent des compétences acquises et par là accompagner l’élève dans le chemin de la réussite par une évaluation bienveillante contribue à l’estime de soi confie Gaëlle Regnault dans cet entretien réalisé lors des Rencontres de l’Orme.

“L'école à ce rôle de donner une place à chacun , bien sûr dans la cour de récréation mais aussi dans l’image qu’on a de ses capacités à avoir des compétences et à être au milieu des autres “

Ces applications sont le fruit d'un partenariat avec le Ministère de l'Education nationale pour soutenir l'accès à l'école pour tous (projet Educare).

Claude TRAN

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8 septembre 2017

Connaissez-vous l'association Handi Surf ?

logo association handisurf

Je vous invite à découvrir l'association Handi Surf

8 septembre 2017

Le GRATH organise la 7ème conférence nationale de l'accueil temporaire à Paris le 28.11.2017

information publiée sur le site du GRATH

Grath_Dépliant_08_09_(HD) pdf

 

Rejoignez-nous pour notre grand rendez-vous bisannuel le mardi 28 novembre prochain à Paris

Mardi 28 novembre 2016 de 9h00 à 17h00Maison des Associations de Solidarité - 10 rue des Terres au curé 75013 Paris " L'ACCUEIL TEMPORAIRE EN SOUTIEN DES AIDANTS " Cette journée, que nous voulons la plus riche possible en échanges avec les participants, sera aussi l'occasion de fêter le 20e anniversaire du GRATH.

http://www.accueil-temporaire.com

 

8 septembre 2017

La sensibilisation par l’expérimentation…

article publié sur le site du CRAIF

 

13/07/2017

actualiteQue vous soyez parents, professionnels ou étudiants, venez vivre 10 expériences concrètes afin de comprendre l’autisme de l’intérieur.

Le Centre Ressources Autisme Ile de France (CRAIF) organise gratuitement des sessions de sensibilisations à l’autisme via le Kit ABC. Ces demi-journées auront lieu le vendredi matin (de 9h30 à 12h30), une fois par mois et seront animées par Anne Françoise Bourseul, psychologue au CRAIF.
Allez jeter un œil à ce qui vous attend en cliquant ici
Pour connaitre les dates et vous inscrire, c’est ici !
Les groupes sont limités à 20 personnes. (Inscription obligatoire sous réserve des places disponibles)

Venez avec vos écouteurs ou votre casque audio.  RDV au 6, cour St Eloi 75012 PARIS

L’équipe du CRAIF

6 septembre 2017

A quoi sert le Plan Autisme 4 (partie 3) ?

par EgaliTED (son site)
mardi 5 septembre 2017

Au vu des premières manœuvres autour du nouveau Plan Autisme, le collectif EgaliTED souhaite prévenir les acteurs publics contre des erreurs méthodologiques qui risquent, si elles ne sont pas corrigées, de perpétuer la maltraitance. Un pilotage assuré en partie par des tenants de la psychanalyse, des recommandations de bonnes pratiques non conformes à l’état de la science vont contre les besoins des personnes autistes et les souhaits de leurs familles.

L’autisme est-il soluble dans l’ensemble des troubles neuro-développementaux ?

Dans le rapport de l’IGAS et dans les propos tenus par Madame la Ministre, il a été plusieurs fois questions d’associer la question de l’autisme à celle des autres troubles développementaux.

Effectivement, ces problématiques ont de nombreux points de convergence, et médicaux, et sociétaux. Au niveau médical, les personnes affectées par ces troubles sont susceptibles d’être affectées par plusieurs d’entre eux à la fois. Par ailleurs, les personnes affectées par ces troubles sont toutes confrontées au manque de professionnels compétents pouvant assurer diagnostic et prises en charge, ainsi qu’au manque de financement. Enfin, l’inclusion est bien le paradigme et l’objectif commun à toutes les personnes, quels que soient leurs handicaps.

Cependant, on voit mal ce que concrètement cette association peut signifier, ni ce qu’elle résout pour les personnes concernées. Ces 4 troubles (TSA, Troubles du Spectre de l’Autisme, TDAH, trouble de l’attention avec/sans hyperactivité, DI - déficience intellectuelle, TSLA - Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages) sont des troubles bien distincts au sens de la CIM 10 ainsi que du DSM 5. Au moment du diagnostic, il est nécessaire que l’équipe pluridisciplinaire qui l’établit soit formée à l’ensemble de ces troubles afin de pouvoir les distinguer. Cependant, chaque trouble désigne des fonctionnements précis, nécessitant des accompagnements spécifiques souvent très différents. Concernant l’autisme, le diagnostic est clair et ouvre un projet d’intervention précis et individualisé aussi au niveau des besoins sensoriels spécifiques et des particularités cognitives.

Lors de son audition devant la Commission des Affaires Sociales, la Ministre est revenue sur la nécessité d’une synergie entre les centres de référence et la médecine de ville pour la prise en charge précoce. Actuellement le secteur public faisant défaut, les familles se tournent vers des professionnels libéraux pour faire progresser leurs enfants et se former elles-mêmes. Mais leur souhait n’est pas de faire perdurer cette situation ruineuse et injuste. Nous souhaitons que les moyens disponibles pour le Plan Autisme 4 soient consacrés à rendre possibles les interventions nécessaires aux personnes autistes avant de chercher à les mutualiser, si tant est qu’une mutualisation soit possible étant donné les spécificités de chacun des troubles. Les établissements publics doivent fonctionner de manière satisfaisante pour les usagers. Aussi est-il indispensable de réformer le secteur public en lui imposant de se former aux Recommandations de Bonnes Pratiques et de les appliquer. Là encore, nous espérons du gouvernement une volonté politique forte, un soutien pour l’implantation d’une démarche scientifique, rigoureuse et efficace dans l’amélioration de la vie des personnes autistes.

Le souci d’équité mentionné dans le rapport de l’IGAS, est sans aucun doute légitime. Nous serions heureux que ce soit une motivation supplémentaire pour améliorer la qualité des accompagnements proposés aux personnes autistes en France, notoirement déplorables. Nous ne reparlerons pas de la situation catastrophique des autistes adultes, bien connue de l'IGAS. Mais aussi, par exemple dans le domaine scolaire, les enfants TSA sont toujours, dans des proportions variables, mais importantes, moins scolarisés que les autres enfants porteurs de handicap : « [Le] passage progressif du milieu ordinaire vers le médico-social concerne l’ensemble des handicaps, mais il est très accentué pour les enfants avec autisme. […] En élémentaire, entre la cohorte de 7 ans et celle de 11 ans, la proportion d’élèves TSA en classe ordinaire se réduit, passant de 62 % à 40 % ; cette évolution concerne aussi les handicaps autres que ceux relevant des TSA, mais de façon moindre puisque la réduction est de 14 % au lieu de 22 % et que 57 % des élèves en situation de handicap sont alors scolarisés en classe ordinaire. »

De nombreux facteurs participent à cette situation injuste et scandaleuse, relevée non seulement par l’IGAS, mais aussi par l’IGA-ENR, par le Défenseur des Droits, par le Conseil de l’Europe, et par les associations, qui aident régulièrement les familles à défendre le droit à l’éducation de leurs enfants devant les tribunaux. Celles-ci constatent encore et toujours que les équipes pédagogiques ont au mieux une vision floue de l’autisme, et sont très souvent dans l’incapacité d’effectuer les adaptations pédagogiques efficaces requises pour que la scolarisation d’un élève porteur de TSA se passe bien. Là encore, dans le champ précis de la scolarisation, si crucial pour l’inclusion, il est nécessaire, avant de fondre l’autisme avec les autres troubles neuro-développementaux au nom de l’objectif commun de l’inclusion, de former correctement les équipes pédagogiques et de vie scolaire aux spécificités cognitives des personnes autistes pour que celles-ci soient accueillies avec compétence par les enseignants.

En conclusion, Le collectif EgaliTED souhaite appeler le nouveau gouvernement à une action incisive : après 10 ans de concertations, d’évaluations, de rapports, de plans peu ambitieux et très partiellement mis en œuvre, un passage à l'acte est nécessaire. Le temps est venu pour les personnes autistes et leur familles de bénéficier de pratiques fondées sur l'état de la science internationale, de choix basés sur l'évaluation de la qualité des pratiques.

C'est l'intérêt général : un accompagnement efficace coûte moins cher que des accompagnements délétères conduisant à l'hospitalisation des personnes. C'est aussi l'intérêt de la médecine et du secteur médico-social Français : seule l'évaluation objective /scientifique, permet de guider, hors de tout dogmatisme, les choix de pratiques de santé publique. L'Europe nous le rappelle régulièrement, la France doit cesser de se ridiculiser dans ses pratiques d'accompagnement des personnes autistes. C'est enfin le seul choix éthique : les soins et accompagnements doivent être organisés dans l'intérêt des personnes concernées, et non être asservis à des dogmes. Nous sommes à la disposition du gouvernement pour participer à tout travail constructif permettant de mettre en œuvre les actions nécessaires.

Aujourd'hui nos demandes auprès du gouvernement sont donc :

  • que les formations initiales aux métiers de psychologues, mais aussi psychiatres, éducateurs spécialisés, psychomotriciens, aides médico-psychologiques, travailleurs sociaux et enseignants aient un contenu en psychologie conforme à l’état de la science internationale. Et que soient ainsi appliquées partout les recommandations de bonnes pratiques dans les accompagnements de l'autisme ;
  • que les Recommandations de Bonne Pratique pour les adultes autistes soient fondées en tenant compte de l’état de la science internationale en 2017 et en particulier des recherches concernant les techniques propres à favoriser et permettre le développement des capabilités des adultes autistes, quel que soit leur âge ;
  • que les associations, représentantes légitimes, actives et expertes de la société civile et des personnes autistes, soient de réels partenaires de travail dans l’élaboration du Plan Autisme ;
  • que les personnels de l’Education Nationale fassent de l’inclusion scolaire une réalité
  • que le secteur médico-social soit refondé pour permettre l’inclusion des personnes autistes dans la cité ;

que les tenants d’interventions non validées scientifiquement n’interviennent pas dans la préparation du Plan Autisme 4.

 

 


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A quoi sert le Plan Autisme 4 (partie 2) ?
A quoi sert le Plan Autisme 4 (partie 1) ?

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6 septembre 2017

Pas d'AVS à la rentrée, les parents d'enfants en situation de handicap se mobilisent

article publié sur le Huffington Post

Des familles en situation de détresse qui veulent simplement que ces enfants aient une rentrée normale.

06/09/2017 11:07 CEST | Actualisé il y a 8 heures
AFP
Pas d'AVS à la rentrée, les parents d'enfants en situation de handicap se mobilisent

RENTRÉE - Ils s'appellent Ezio, Alix, Raphaël et ont tous un point commun. Certes, ils sont tous en situation de handicap mais surtout, lundi 4 septembre, jour de la rentrée scolaire, ces écoliers se sont retrouvés sans leur auxiliaire de vie scolaire (AVS). Une aide sans laquelle suivre une scolarité normale est difficile voire impossible.

Face au nombre d'enfants dans cette situation, 250 selon l'association "Collectif citoyen Handicap", plusieurs pages Facebook d'enfants handicapés rassemblant à elles toutes environ 100.000 abonnés, partagent ce mercredi 6 septembre le même message dans l'espoir que quelque chose change.

"Cette année, peut-être davantage que lors des précédentes rentrées, on entend parler de la scolarisation des enfants en situation de handicap. Des chiffres, des sigles... Pour la plupart des gens, c'est assez abstrait. Nous vous proposons de donner de la vie et de la réalité à ces statistiques", écrivent-ils sur les pages de "Louise and co.", "L'EXTRAordinaire Marcel" ou encore "Dans les yeux de Milo", proposant aux parents d'enfants en situation de handicap qui ont fait leur rentrée sans AVS ou privés d'école de partager une photo en décrivant sa situation.

"L'idée? Sensibiliser le grand public en montrant que derrière les chiffres qu'on entend aux infos ou dans les discours politique, il y a des visages, des familles, des vies."

Avant même le lancement de cette initiative, nombreux sont les parents à avoir cherché du soutien ou à s'être mobilisés sur les réseaux sociaux pour partager leurs mésaventures. C'est le cas de Nathalie, maman de Ezio, 6 ans et demi. Ce petit garçon autiste doit faire cette année sa quatrième rentrée en classe de petite/moyenne section. Mais quand il est arrivé à l'école le jour de la rentrée scolaire, aucune auxiliaire n'était là pour lui.

"C'est silence radio"

Ce n'est pas la première fois que cela arrive. Contactée par Le HuffPost, sa mère explique qu'une seule fois sur les quatre, Ezio a eu une AVS dès le jour de la rentrée. Mais contrairement aux autres années, où elle arrivait à obtenir des informations sur les raisons du retard de l'AVS, cette fois, c'est silence radio. "J'ai contacté le coordinateur des AVS qui n'a rien pu me dire. Je suis quand même allée à l'école lundi. Cinq enfants sont sans AVS. J'ai ensuite tenté de joindre l'enseignant référent à l'inspection académique. Impossible de la joindre. Je me suis déplacée à l'inspection pour la voir, elle m'a dit qu'elle allait trouver une AVS. Depuis, pas de nouvelles", explique-t-elle.

Lorraine, maman d'un petit garçon de 6 ans, Alix, diagnostiqué en 2015 de troubles autistiques et troubles de l'attention, se retrouve dans la même attente. "Deux jours avant la rentrée, j'ai appelé la directrice de l'école qui m'a dit qu'il n'y aurait pas d'AVS", raconte-t-elle auprès du HuffPost. C'est la première fois qu'elle en fait la demande. L'an dernier, alors qu'elle venait tout juste d'avoir le diagnostic de son fils, elle a fait sans. Mais l'année a été "très difficile pour la maîtresse comme pour lui: il se dispersait vite et le travail n'a pas été fait comme il devait l'être".

Après une demande d'AVS et un redoublement en grande section approuvés par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), c'est donc la déconvenue. Pire encore, elle apprend que son fils, à la place, devra aller à l'école à mi-temps en attendant, ce qu'elle refuse. "Il pourrait avoir une scolarité normale, il a simplement besoin d'une AVS pour pouvoir se concentrer", regrette-t-elle.

Même son de cloche, encore, pour Cindy, dont le garçon, Raphaël, 9 ans, vient de faire sa rentrée en CM1. Il a été diagnostiqué fin 2016 du trouble autistique Asperger et a pu bénéficier de l'aide d'une AVS en mai et juin 2017. "C'est cette même AVS qui devait être là pour la rentrée. Le rectorat nous avait certifié qu'elle serait là mais ce n'est pas le cas. Il a quand même fait sa rentrée mais on ne sait pas quand elle arrivera. On recommence notre bataille à zéro", explique-t-elle au HuffPost.

"Comme tous les ans on se fout de nous"

Face à ces situations intenables, plusieurs parents ont décidé de passer à la vitesse supérieure. C'est le cas des organisateurs des pages Facebook mais d'autres initiatives voient le jour. Estelle Ast, qui interpellait le 4 septembre la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel sur Le HuffPost, a lancé un site en forme de recueil de témoignages. Sur celui-ci, on peut lire le même genre de déceptions: "Pas d'AVS aujourd'hui pour ma fille qui rentre en grande section", écrit Celine. "Pas d'AVS pour mon fils autiste qui ne peut pas être scolarisé sans AVS car trop compliqué et pas d'AVS pour ma fille hyperactive qui a besoin d'une aide afin de l'aider à comprendre les consignes", commente un autre internaute.

Estelle Ast sait bien de quoi elle parle. Si cette année elle n'a pas de problème d'AVS -son fils autiste de 12 ans étant pour la première fois en Institut médico-éducatif (IME)- elle a pourtant vécu la même angoisse à de nombreuses rentrées, jusqu'à devoir monter sur une grue en 2014 en signe de protestation. Régulièrement, des mères d'enfants en situation de handicap se perchent sur des grues jusqu'à se faire entendre. "Comme tous les ans on se fout de nous, les parents en ont marre", regrette-t-elle, contactée par Le HuffPost. "Le pire, c''est de faire des fausses promesses", ajoute-t-elle, faisant référence à Emmanuel Macron qui s'était engagé dans son programme de campagne à donner "un(e) auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres".

Une pétition a également été lancée sur Change.org par le Collectif Citoyen Handicap. Celle-ci a déjà reçu plus de 16.000 signatures.

En attendant, que faire? Si certains, comme Lorraine, ont au moins la "chance" que leur enfant puisse rester à l'école, d'autres, comme Nathalie, doivent faire avec les moyens du bord. "Il ne peut pas aller à l'école sans AVS, il fuit, il est un danger pour lui-même", raconte-t-elle. "Alors je fais quelques ménages le matin, le reste du temps je m'occupe de lui. L'an dernier, dans la même situation, j'ai perdu des clients. S'il faut monter en haut d'une grue je le ferai. D'habitude on a quelques informations, là c'est le blackout. On doit déjà supporter le handicap au quotidien, là on se sent dénigrés. Je suis fatiguée."

Sophie Cluzel se veut rassurante

Dès la fin du mois d'août, l'Unapei, une association de personnes handicapées et de leurs familles, s'inquiétait pour la rentrée. Elle rappelait dans un communiqué qu'en 2016, "le ministère de l'Education nationale recensait 45.000 contrats aidés d'auxiliaires de vie scolaire (AVS) ainsi que 25.000 emplois à temps plein d'AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), pour accompagner 122.000 élèves handicapés scolarisés en milieu ordinaire". Trop peu, donc.

Invitée mardi 5 septembre à l'antenne de RMC, Sophie Cluzel a admis "qu'il reste encore quelques difficultés" avant de tenter de rassurer: "Les contrats sont là, les budgets ont été sanctuarisés (...) Donc tout va se régler dans les jours qui viennent", affirme-t-elle.

Mais comme le souligne sur Franceinfo Arnaud De Broca, secrétaire général de la FNATH, pour un enfant handicapé, ces quelques jours de délai, si ce n'est plus, sont importants: "Un enfant handicapé, qui va rentrer dans plusieurs semaines, rate en partie sa rentrée. Il va être stigmatisé encore plus."

6 septembre 2017

"Pablo, mon enfant bleu", un blog à découvrir

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Le cancre

6 septembre 2017

Retracer les origines de l'autisme


Cette image illustre quelques-unes des connexions cérébrales d'un nourrisson de six mois au développement normal ayant participé à l'étude. Dans le cadre de cette dernière, des connexions entre toutes les régions du cerveau ont été créées, puis la force et la longueur combinées de ces connexions ont été mesurées afin de déterminer l'efficacité des réseaux dans chacune de ces régions.


Les origines de l'autisme demeurent un mystère. Quelles sont les régions du cerveau touchées par le désordre et à quel moment les premiers signes de cette dernière se manifestent-ils ? Les résultats d'une nouvelle étude publiée dans la revue Biological Psychiatry permettent maintenant aux scientifiques de mieux comprendre les mécanismes pathologiques de l'autisme et le moment où le désordre commence à prendre forme dans le cerveau humain. Forts de ces nouvelles connaissances, les spécialistes pourront intervenir plus rapidement et obtenir de meilleurs résultats chez les enfants autistes.

Les scientifiques ont eu recours à un type d'imagerie par résonance magnétique (IRM) appelé "IRM de diffusion" afin de mesurer la connectivité cérébrale chez 260 nourrissons à l'âge de 6 et de 12 mois. Ces enfants étaient exposés à un risque faible ou élevé d'autisme. En mesurant la longueur et la force des connexions entre diverses régions du cerveau, les chercheurs ont estimé l'efficacité des réseaux, paramètre qui permet de déterminer dans quelle mesure chaque région est connectée aux autres. Les résultats d'une étude précédente réalisée chez des enfants de 24 mois avaient permis de conclure que l'efficacité des réseaux chez les enfants autistes était plus faible dans les régions du cerveau intervenant dans le langage et d'autres comportements liés à l'autisme. La présente étude visait à déterminer la précocité de l'apparition de ces anomalies.

John Lewis, auteur principal de l'étude et chercheur à l'Institut et hôpital neurologiques de Montréal de l'Université McGill et au Centre Ludmer en neuroinformatique et santé mentale, a découvert que des altérations de l'efficacité des réseaux existaient déjà chez des nourrissons de six mois chez qui un diagnostic d'autisme avait par la suite été posé. Ces altérations touchaient le cortex auditif. Il a également découvert que l'importance des altérations observées à six mois était corrélée à la gravité des symptômes autistiques à 24 mois. Lorsque les enfants vieillissaient, l'importance des altérations de l'efficacité observées dans les régions cérébrales responsables de la vision et du toucher ainsi que dans un plus grand nombre de régions intervenant dans l'audition et le langage était également corrélée à la gravité des symptômes.

Il est important de déceler les tout premiers signes de l'autisme, car le diagnostic peut alors être posé avant l'apparition des modifications du comportement, ce qui permet d'intervenir plus rapidement et d'accroître les chances d'obtenir de meilleurs résultats. Le fait d'avoir découvert que les dysfonctionnements neuronaux liés à l'autisme surviennent d'abord dans les régions du cerveau qui participent au traitement des informations sensorielles permet aux chercheurs de restreindre le nombre de facteurs et de mécanismes génétiques susceptibles de causer le désordre. La présence de signes neurologiques dès l'âge de six mois permet également d'exclure certains facteurs environnementaux des causes possibles de le désordre.

"Notre objectif était de déterminer le moment et l'endroit où les altérations de l'efficacité des réseaux cérébraux se manifestent en premier lieu", souligne John Lewis. "Les résultats que nous avons obtenus indiquent qu'il existe des anomalies dès l'âge de six mois dans le cerveau des nourrissons qui présenteront plus tard un trouble du spectre de l'autisme, et que ces anomalies précoces touchent les régions participant au traitement des informations sensorielles et non dans les régions intervenant dans les fonctions cognitives supérieures. Nous espérons que les résultats de notre étude permettront de mieux comprendre les mécanismes à l'origine du trouble du spectre de l'autisme et de mettre au point des interventions efficaces."

Ces travaux ont été réalisés dans la foulée de l'Infant Brain Imaging Study (IBIS), une initiative conjointe coordonnée par des chercheurs de l'Institut neurologique de Montréal et de quatre établissements cliniques situés aux États-Unis visant à réaliser une étude longitudinale reposant sur l'analyse de données comportementales et d'imagerie cérébrale obtenues chez des nourrissons exposés à un risque élevé d'autisme. Ces travaux ont été financés par une subvention des Instituts nationaux de la santé des États-Unis, par le Programme de recherche en neurodéveloppement de la Fondation Azrieli en partenariat avec l'Initiative de recherche regroupant plusieurs chercheurs de la Fondation Brain Canada ainsi que par des subventions d'Autism Speaks, de la Simons Foundation, de la Fondation canadienne pour l'innovation, du gouvernement du Québec, du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, du Fonds de recherche du Québec - Nature et technologies et de la Fondation Marcelle et Jean Coutu.

Source: Université McGill
6 septembre 2017

Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap

UNE MISSION NATIONALE pour l'accès des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs et le droit de leurs parents à bénéficier de modes d'accueil pour concilier leurs temps de vie familiaux et professionnels.

Mise en place, en juillet dernier, à l’initiative de la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, avec le soutien de la Fondation de France et placée sous le haut patronage de Monsieur Jacques TOUBON, Défenseur des droits, la Mission Nationale Accueils de Loisirs & Handicap a pour objectif, d'ici décembre 2018, de dresser un état des lieux des besoins des familles et de l’offre d'accueil et de formuler des propositions concrètes et opérationnelles pour développer l’accès effectif des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs et contribuer, ainsi, à une meilleure conciliation des temps familiaux et professionnels des familles confrontées au handicap de leur enfant.

 

 

5 septembre 2017

Autisme : où et quand se manifestent les premiers signes ? Des chercheurs trouvent la réponse

article publié dans Parents

31/08/2017

En étudiant de près le cerveau de nourrissons, des chercheurs ont voulu déterminer la précocité de l'apparition des premiers signes d'autisme au niveau du cerveau. Ils affirment qu'ils apparaissent d’abord dans les réseaux cérébraux intervenant dans le traitement des informations sensorielles.

Autisme : où et quand se manifestent les premiers signes ? Des chercheurs trouvent la réponse © iStock

L’autisme est un trouble neuro-développemental précoce qui dure toute la vie et pour lequel il n’existe pas, à l’heure actuelle, de médicament spécifique. Par ailleurs, si l’état des connaissances progresse continuellement, il ne permet pas encore de comprendre précisément toutes ses causes. Quelles sont les régions du cerveau touchées et à quel moment les premiers signes se manifestent-ils ? Des chercheurs de l'université McGill (Canada) ont voulu « retracer » les origines de l'autisme dans une étude, pour permettre aux scientifiques de mieux comprendre les mécanismes pathologiques de ce trouble, et le moment où il commence à prendre forme dans le cerveau humain.

Pour cela, ils ont eu recours à un type d’imagerie par résonance magnétique (IRM) appelé “IRM de diffusion” afin de mesurer la connectivité cérébrale chez 260 nourrissons à l’âge de 6 et de 12 mois, exposés à un risque faible ou élevé d’autisme. En mesurant la longueur et la force des connexions entre diverses régions du cerveau, ils ont estimé l’efficacité de ses “réseaux”. Un paramètre qui permet de déterminer dans quelle mesure chaque région est connectée aux autres. Les chercheurs ont mis en lumière que des altérations de l’efficacité des réseaux existaient déjà au niveau du cortex auditif chez des nourrissons de 6 mois, chez qui un diagnostic d’autisme a par la suite été posé.

Restreindre le nombre de facteurs de risque

Ils ont également découvert que l’importance des altérations observées à 6 mois était corrélée à la gravité des symptômes autistiques à 24 mois. Et plus les enfants grandissaient, plus des altérations observées dans les régions responsables de la vision, du toucher ainsi que celles intervenant dans l’audition et le langage, étaient également corrélées à la gravité des symptômes. Selon les chercheurs, le fait de découvrir que les dysfonctionnements neuronaux liés à l’autisme surviennent d’abord dans les régions du cerveau qui participent au traitement des informations sensorielles, permet aux scientifiques de restreindre le nombre de mécanismes génétiques susceptibles de causer ce trouble.

La présence de signes neurologiques dès l’âge de 6 mois permet également d’exclure certains facteurs environnementaux en tant que causes possibles de l'autisme. « Les résultats indiquent qu’il existe des anomalies dès l’âge de 6 mois dans le cerveau des nourrissons qui présenteront un trouble du spectre de l’autisme, et que ces anomalies précoces touchent les régions participant au traitement des informations sensorielles, et non dans celles intervenant dans les fonctions cognitives supérieures », expliquent-ils. Les chercheurs espèrent que leur étude permettra de mieux comprendre les mécanismes à l’origine du trouble du spectre de l’autisme, et de mettre au point des interventions efficaces.

Auteur : Alexandra Bresson

5 septembre 2017

Un gène lié aux lésions cérébrales du prématuré identifié

05/09/2017

Des chercheurs ont identifié un gène qui pourrait être associé aux lésions cérébrales qui peuvent être induites par une naissance prématurée.

Un gène lié aux lésions cérébrales du prématuré identifié © iStock

Lors de l'accouchement, un travail prématuré est associé à des phénomènes inflammatoires chez la maman et/ou le bébé. Cette inflammation peut provoquer des lésions cérébrales pouvant entraîner des séquelles à vie, de type paralysie cérébrale, autisme ou troubles comportementaux chez environ 30% des bébés prématurés, selon l'Inserm*. Une équipe de cet institut, associée à plusieurs équipes internationales**, a publié une étude sur le rôle des cellules microgliales, qui contrôlent la réponse immunitaire dans le cerveau, en réponse à cette inflammation.

Les chercheurs ont montré l’expression d’un gène, connu sous le nom de DLG4, dans ces cellules qui contrôlent le processus inflammatoire. Leur étude parue dans la revue scientifique Nature Communications explique que le gène DLG4 se trouve sous différentes formes chez tous les êtres humains. Auparavant, les chercheurs pensaient qu’il ne jouait un rôle que dans le fonctionnement des neurones. Cette nouvelle découverte suggère qu'il est également impliqué dans le processus de lésions cérébrales de certains bébés prématurés .

Une piste contre plusieurs maladies

Cela peut ouvrir des perspectives originales pour la recherche de traitements plus efficaces de ces lésions. Pour en venir à cette conclusion, les chercheurs ont mené une expérience qui utilisait à la fois des modèles d'inflammation chez la souris, et une analyse génomique de plus de 500 examens cérébraux de nouveau-nés prématurés. Ils ont ainsi identifié des différences dans la façon dont DLG4 est exprimé dans la microglie des souris, un ensemble de cellules dispersées dans le système nerveux, et montré une association entre ce gène et les anomalies cérébrales des prématurés.

« Nous avons montré que DLG4 est exprimé différemment lorsque le cerveau a été endommagé par une inflammation », affirme Pierre Gressens, l'un des auteurs de l'étude. "En développant ce travail, nous espérons offrir une nouvelle voie pour étudier et comprendre comment cette inflammation et les dommages cérébraux ultérieurs sont causés, afin que les scientifiques puissent travailler à des traitements plus efficaces pour des maladies telles que l'autisme et la paralysie cérébrale, en arrêtant ou même en empêchant l’inflammation associée à la naissance prématurée. »

*Institut national de la santé et de la recherche médicale.

**Des chercheurs de l’Inserm, de l'Université Paris Diderot, du King’s College London, et de Duke-NUS Medical School à Singapour.

Auteur : Alexandra Bresson

5 septembre 2017

Autisme : se former, travailler, s’insérer...

article publié sur le site de la Fondation Orange

L’appel à projet de la Fondation avait, au 1er semestre, l’ambition de faire émerger et de soutenir des projets très concrets d’insertion sociale des personnes avec autisme . De montrer qu’avec une formation et un accompagnement adaptés, un cadre structuré, se former, travailler est réalisable.

Le 6 juin dernier, le comité a choisi de privilégier 18 projets-pilotes innovants qui peuvent être dupliqués.

Insertion professionnelle

insertion par la menuiserie aux Colombages à Paris


Ce volet est très important pour nous. Les expériences telles que l’emploi de personnes avec autisme chez ANDROS, montrent que beaucoup d’entre elles peuvent travailler, même plus efficacement que la moyenne, si l’environnement et l’accompagnement sont adaptés. Les projets sélectionnés prévoient un cursus de formation certifiant ou qualifiant, avec des perspectives d’emploi concrètes. Il s’agit de projets intégrant un réseau (CRA, associations, employeurs potentiels, familles…) où les bénéficiaires sont impliqués et décident de leur parcours.
Par exemple dans la région nord, le projet s’articule en plusieurs étapes :

  • informer et sélectionner les bénéficiaires en fonction de leurs envies, leurs compétences.
  • adapter la formation, sensibiliser les formateurs et accompagner les stagiaires en lien avec leur environnement.
  • sensibiliser les entreprises et les personnes ressources accueillantes en cas d’emploi, aménager l’espace travail ….

le comité a aussi tenu à soutenir des projets de formation et d’insertion en milieu protégé car l’important est que l’environnement soit le plus adapté.

Habitat partagé

insertion par la menuiserie aux Colombages à Paris


Nos soutiens vont porter sur l’équipement de projets expérimentaux d’habitats partagés et le financement d’une étude de faisabilité d’un projet d’habitat inclusif, c’est-à-dire dans un milieu « ordinaire ». Dans ce domaine encore balbutiant, la Fondation Orange veut permettre des expérimentations qui pourront définir des bonnes pratiques dans ce type d’habitat.
Le travail sur le budget, l’équipement et le partage d’expérience seront essentiels pour réaliser le meilleur équilibre entre autonomie, mixité sociale et accompagnement des résidents.
Un projet va permettre aux personnes avec autisme de disposer d’un « chez soi » en proposant des logements adaptés dans une structure à taille humaine. L’habitat est spécifique, adaptable et adapté, avec une offre de services et d’accompagnement à la vie quotidienne, au domicile ou en dehors : accès aux activités de jour, accès aux soins, accès aux loisirs, à la culture et plus généralement à la citoyenneté.

5 septembre 2017

Vidéo -> intervention de Sophie Cluzel ce matin sur RMC

Deux annonces de Sophie Cluzel secrétaire d'Etat aux Personnes Handicapées ce matin :
les familles sans AVS seront prises en charge "dans les jours qui viennent"
l'AAH, aujourd'hui à 810 euros, va être augmentée et passera "au moins à 900 euros"

5 septembre 2017

Vidéo -> Emmanuel MACRON : message pour la rentrée des classes

 

4 septembre 2017

Vidéo -> Emmanuel MACRON à Forbach pour la rentrée

LIVE l Accompagnement des élèves en situation de handicap. En cette rentrée, tous ceux qui en ont besoin ont accès à un AVS. Échange avec les élèves handicapés et leurs professeurs.

 

4 septembre 2017

Congrès Autisme France 2017 - samedi 9 décembre 2017 - Palais des Congrès de Paris

information publié sur le site d'Autisme France

Palais des Congrès de Paris
Amphithéâtre Bleu (800 places)


Samedi 9 décembre 2017

 

Une société Inclusive,

C'est aussi pour les personnes avec autisme 

 

 

Le plan autisme 4 devrait mettre en avant l’école et la société inclusives pour les personnes autistes.

A l’heure où le commissaire européen aux Droits de l’Homme pointe les retards dans la désinstitutionnalisation des personnes handicapées, il serait souhaitable que la France donne l’exemple pour une fois.

Aussi avons-nous privilégié des expériences de scolarisation et de logement ou travail en milieu ordinaire qui sont des réussites à généraliser.

Nous avons souhaité aussi donner un éclairage scientifique à notre congrès avec un point sur les recherches en génétique et deux interventions sur les particularités motrices des personnes autistes, qu’il convient de traduire en activités physiques et sportives adaptées.

Les recommandations pour les adultes sont en cours de finalisation : une difficulté récurrente c’est l’identification des comportements-problèmes et surtout de la prévention à mettre en œuvre, surtout pour les troubles somatiques, rarement identifiés et soignés.

Merci aux deux personnes Asperger qui nous apporteront leur éclairage spécifique sur cette partie de la population autiste, pas mieux traitée que les autres.

 

 

 

► Programme détaillé du Congrès

 

 

 

Inscription
 

Paiement en ligne sécurisé, par CB 

 

► Paiement par chèque ou virement : Bulletin à télécharger, à nous retourner accompagné de son règlement à :

Autisme France

1175 avenue de la République - 06550 LA ROQUETTE-SUR-SIAGNE

 

 


Plans d'accès et visuel
  

Amphithéâtre Bleu
Palais des Congrès de Paris
Plan d'accès automobile
au Palais des Congrès de Paris


  Plan d'accès piéton

METRO
Ligne 1, station Porte Maillot - Palais des Congrès
 

RER

RER C, station Neuilly, Sortie Porte Maillot - Palais des Congrès
 

Consulter le plan interactif du réseau francilien de métro et RER.
 

BUS :
Lignes 43, 73, 82, 244, PC 1, PC 2 et PC 3, arrêt Porte Maillot.
Consulter le plan interactif du réseau francilien de bus.

 

Depuis les AEROPORTS FRANCILIENS :
Orly :

Navette Air France (toutes les 20 minutes), jusqu’à l’arrêt Etoile, puis aller à la station de métro Charles de Gaulle-Etoile, prendre la ligne 1, direction La Défense, et descendre à Porte Maillot.
Roissy - Charles de Gaulle :

Navette Air France (toutes les 20 minutes), jusqu’à l’arrêt Porte Maillot.

4 septembre 2017

Autiste, un enfant de 6 ans sans école à la rentrée

Par La rédaction Le 04 septembre 2017 à 07h11

Le jeune Saliou et sa mère Stéphanie

Alors qu'elle avait toutes les démarches nécessaires, une mère de famille voit son fils autiste être privé de rentrée scolaire. 

Ce lundi 4 septembre, douze millions de Français reprendront le chemin des bancs de l'école. A Aix-en-Provence, le jeune Saliou, autiste, n'aura malheureusement pas cette chance. Alors que sa maman avait effectué toutes les démarches nécessaires pour qu'il intègre un établissement spécialisé. Le petit garçon n'était pas scolarisé ce week-end à deux jours seulement de la rentrée, comme le rapporte La Provence sur son site internet. 

Sa mère Stéphanie avait pourtant entrepris les démarches dès le mois de janvier. "On a eu plusieurs réunions pédagogiques l'année dernière. Jusque-là, Saliou était suivi par un AVS (auxiliaire de vie scolaire, ndlr) mais après ces réunions, il a été décidé qu'il passe en CLIS (classes pour l'inclusion scolaire, ndlr). Donc l'AVS n'a pas été reconduit. En juin, je n'avais toujours pas de réponse du rectorat, mais on m'a dit d'attendre", a expliqué Stéphanie. Après plusieurs semaines d'attente, elle apprend finalement qu'aucune place n'a été trouvée dans un centre spécialisé. "Aujourd'hui mon fils se retrouve sans auxiliaire et sans école, juste avant la rentrée !", a-t-elle déploré. 

"C'est inadmissible"

Le jeune Saliou interroge sans cesse sa mère pour savoir où se trouvera son école à la rentrée. "Beaucoup pensent que les autistes ne ressentent pas le sentiment de rejet parce qu'ils sont dans leur monde. Mais pas mon fils. Le sentiment de rejet, il le ressent et il voit qu'il n'est pas au même niveau que les autres", a précisé Stéphanie, tout en confiant avoir vu les progrès de son fils grâce à l'aide scolaire. Face à cette situation, la mère de famille a décidé de se rendre au rectorat et de "ne pas en bouger" tant qu'une solution ne soit pas trouvée. "Ca s'est très mal passé, ils m'ont fermé les portes. On m'a dit que ce n'était pas un cas isolé et qu'ils ont une trentaine d'enfants comme Saliou. C'est inadmissible", a-t-elle conclu.

4 septembre 2017

Rentrée 2017 : avec ou sans AVS ?

 

 

4 septembre 2017

Travail et handicap : des soigneurs autistes au zoo de Pont-Scorff

article publié sur France info

Au zoo de Pont-Scorff dans le Morbihan, les personnels soigneurs sont autistes. Des travailleurs handicapés qui ont retrouvé le chemin de l'insertion grâce à cette initiative.


Autisme : zoo et thérapie

FRANCE 2
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France 2France Télévisions

Mis à jour le 02/09/2017 | 21:51
publié le 02/09/2017 | 21:45

Dans le Morbihan, le zoo de Pont-Scorff emploie des travailleurs handicapés comme personnels soigneurs. "J'ai été diagnostiqué autiste Asperger. Les médecins disaient à l'époque : 'Il n'y arrivera jamais. Il n'aura pas de diplôme.' Je me sentais mal à l'aise, j'étais vraiment mal perçu. Aujourd'hui je me sens de mieux en mieux", confie Nicolas, un des travailleurs handicapés du zoo.

"Un partenariat exceptionnel"

Ils sont douze travailleurs handicapés à travailler ici comme aides-soignants et à toucher l'équivalent d'un SMIC. Cette expérience inédite était voulue par le fondateur du zoo. "C'est un partenariat exceptionnel. On doit être le seul parc en France, je crois, à faire ce genre de prestation. Communiquer comme ça avec le public : tout est gagné", explique Véronique Thomas, la directrice du zoo de Pont-Scorff. Depuis sa création, 150 travailleurs handicapés sont passés par ce parc.

4 septembre 2017

Rentrée 2017 : annonces de Blanquer en matière de handicap

article publié sur handicap.fr

Résumé : Première conférence de presse de la rentrée pour Jean-Michel Blanquer. Parmi 81 pages d'annonces, il détaille celles concernant les élèves en situation de handicap. Accompagnement humain, unité d'inclusion, 4e plan autisme, numérique... Détails.

Par , le 29-08-2017

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, présente, le 29 août 2017, la première rentrée scolaire du quinquennat Macron. Il y détaille les principaux changements attendus pour les 12,8 millions d'élèves. Parmi eux, à la rentrée 2016, 300 815 élèves en situation de handicap étaient scolarisés dans les écoles et établissements publics et privés relevant du ministère de l'Éducation nationale : 172 145 dans le premier degré et 128 670 dans le second. Des effectifs en hausse de plus de 7,5 % par rapport à la rentrée 2015 où l'on comptait 279 000 élèves en situation de handicap. Dans son programme de 81 pages, trois sont consacrées plus spécifiquement à ce public. Quelles sont les annonces dédiées ?

Le développement de l'information aux familles

L'information des familles est renforcée afin de simplifier leurs démarches et de favoriser une prise en charge adaptée de leurs enfants. Le site du ministère (en lien ci-dessous) et le numéro Aide handicap école (0 810 55 55 00) guident les familles :
• pour inscrire des enfants dans l'école ou l'établissement de secteur,
• pour définir, avec la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), le scénario de scolarisation le mieux adapté à la situation de l'enfant,
• pour mettre en place le projet personnalisé de scolarisation (PPS). Il détermine si la scolarisation est individuelle ou collective, en milieu ordinaire ou en établissement médicosocial, si elle nécessite des aménagements ou des matériels particuliers et si elle requiert l'accompagnement d'un auxiliaire de vie scolaire. Les familles sont associées ainsi que le professeur référent.

Renforcement de l'accompagnement humain

Les personnels chargés de l'aide humaine auprès des élèves en situation de handicap ont pour mission de favoriser l'autonomie de l'élève, qu'ils interviennent au titre de l'aide humaine individuelle, de l'aide humaine mutualisée ou de l'accompagnement collectif. Deux catégories de personnels remplissent cette mission d'accompagnement des élèves en situation de handicap :
• les AESH, personnels sous contrat de droit public, recrutés sur critères de qualification professionnelle (ou par transformation d'un contrat unique d'insertion sur critères d'ancienneté),
• les agents engagés par contrat unique d'insertion-contrat d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE), sous contrat de droit privé régi par le Code du travail.

À la rentrée, non seulement les CUI-CAE destinés au soutien des enfants en situation de handicap sont maintenus, mais une partie non négligeable est transformée en AESH afin de pérenniser ces emplois. Les AESH peuvent également s'engager dans une démarche de validation des acquis de l'expérience (VAE) débouchant sur le diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social, créé par le décret du 29 janvier 2016. À la rentrée 2016, le nombre total d'accompagnants était de 53 394 ETP (équivalent temps plein). À la rentrée 2017, il est de 61 462 ETP. 8 068 emplois sont donc créés.

Augmenter le nombre de structures d'accueil

Les unités localisées pour l'inclusion scolaire (Ulis) sont implantées dans les écoles, collèges et lycées et permettent la scolarisation d'un petit groupe d'élèves. Le nombre de dispositifs Ulis est de 8 354 à la rentrée 2016 (4 784 Ulis école, 2 903 Ulis collège et 667 Ulis lycée). 96 108 élèves en bénéficient. Plus de 100 000 enfants, adolescents ou jeunes adultes restent éloignés de l'école en raison de la maladie ou du handicap. Ils sont scolarisés dans des unités d'enseignement (UE) au sein des établissements spécialisés. Afin de faciliter leur scolarisation, les établissements scolaires accueillent de plus en plus d'unités d'enseignement rattachées aux établissements médicosociaux.

4e plan autisme

Avec le 4e plan autisme lancé par le Président de la République le 6 juillet 2017, l'accueil des élèves avec troubles du spectre autistique (TSA) constitue, selon le gouvernement, "une priorité". Le 3e plan autisme (2013-2017) a permis la création de 112 UE (unité d'enseignement) en classes maternelles, scolarisant en moyenne sept élèves à temps plein, pour améliorer leur inclusion scolaire dès la petite enfance. Cette scolarisation s'appuie sur le déploiement d'interventions précoces, personnalisées et coordonnées telles que recommandées par la Haute autorité de santé (HAS). Dans le cadre du 4e plan autisme, un groupe de travail portera spécifiquement sur l'axe scolarisation, de la maternelle à l'université, en concertation avec les familles, les associations et les collectivités territoriales.

Former les enseignants

La formation professionnelle des enseignants spécialisés, chargés d'éduquer et d'accompagner les élèves avec des troubles du comportement ou handicaps, a été rénovée en 2017. Les dispositions de la circulaire du 14 février 2017 relative à la formation professionnelle spécialisée et au certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive (Cappei) entrent en vigueur à la rentrée scolaire 2017. Elles précisent les modalités d'application et les contenus pédagogiques des modules de formation. Cette nouvelle formation s'adresse désormais aux professeurs du premier comme du second degré.

Le numérique au service d'une école inclusive

Les outils numériques proposent des réponses personnalisées et efficaces aux besoins éducatifs particuliers des élèves en situation de handicap, leur permettant de suivre une scolarité la plus proche possible de celles des autres élèves. Le ministère de l'Éducation nationale soutient, en étroite concertation avec le secrétariat d'État chargé des Personnes handicapées, le développement de nombreuses ressources numériques adaptées, accessibles aux élèves à besoins spécifiques et couvrant les différents champs du handicap. Des expérimentations sont en cours :
• ClisTab2 étudie l'intérêt du numérique pour les élèves porteurs d'autisme,
• le cartable connecté s'attache à faciliter le suivi de la scolarisation des élèves hospitalisés,
• OrDYSlexie vise à améliorer le quotidien des élèves porteurs de DYS (dyslexie, dyscalculie, dysgraphie, dysorthographie, trouble des habilités manuelles, dysphasie, dysgnosie, etc.) en les rendant plus autonomes,
• Par ailleurs, de nombreux parcours de formation à distance existant sur le site M@gistère2 (en lien ci-dessous) permettent de former des enseignants non spécialisés à l'accueil de ces élèves dans leurs classes.

Prendre en charge la souffrance psychique des élèves

L'organisation de la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes de 11 à 21 ans sera expérimentée, à compter de janvier 2018, dans trois régions académiques : Grand Est, Île-de-France et Pays de la Loire. Au cours de l'année scolaire, le guide Une École bienveillante pour tous sera diffusé afin d'accompagner les équipes éducatives des écoles, collèges et lycées à repérer et orienter les élèves en situation de souffrance psychique. Ce guide, élaboré conjointement avec le ministère des Solidarités et de la Santé et la Société française de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et des disciplines associées, a pour objectif d'aider à mieux connaître et repérer les signes de mal-être des élèves, à agir de manière concertée pour établir un environnement serein pour la réussite scolaire de chacun.

Solutions en cas de longues maladies

L'accueil et l'accompagnement des élèves atteints de maladies longues évitent des ruptures de scolarité. Dans ce cadre, plusieurs types d'aménagement sont mis en place :
• l'enseignement à l'hôpital dans le cadre d'une unité d'enseignement ou l'enseignement à domicile,
• le recours au Sapad (Service d'assistance pédagogique à domicile) ou au Cned (Centre national d'enseignement à distance) à temps complet ou en scolarité partagée.
Lorsqu'un élève est temporairement empêché de suivre une scolarité en établissement scolaire pour des raisons de santé, il peut bénéficier d'un service de soutien pédagogique gratuit, même après ses 16 ans.

 

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