Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

"Au bonheur d'Elise"

Publicité
31 juillet 2017

Dinosaures : à 10 ans, un jeune garçon corrige une erreur du Musée d'Histoire naturelle londonien

09h46, le 31 juillet 2017, modifié à 10h11, le 31 juillet 2017

Dinosaures : à 10 ans, un jeune garçon corrige une erreur du Musée d'Histoire naturelle londonien
Le musée s'est dit impressionné par les connaissances de Charlie (image d'illustration du musée) @ TOLGA AKMEN / AFP

Charlie Edwards était sûr de lui, le dessin de dinosaure ne correspondait pas à la description du cartel.

Protoceratops dessiné à la place d'un Oviraptor au Musée d'Histoire naturelle de Londres. Une grossière erreur relevée par Charlie Edwards, un jeune garçon de 10 ans, passionné de paléontologie, rapporte la BBC jeudi

Un garçon aux grandes connaissances. En visite au grand musée londonien avec ses parents et son frère le 21 juillet dernier, le jeune garçon atteint du syndrome d'Asperger (une forme d'autisme), a été fort étonné de découvrir un dessin de Protoceratops, dinosaure qui se tient sur quatre pattes, à côté de la description d'un Oviraptor, qui se tient sur seulement deux.

Sûr d'avoir relevé une erreur, Charlie n'en a pas démordu. "Quand il nous l'a dit, nous avons répondu 'Ok nous savons que tu as raison, mais c'est le Musée d'Histoire naturelle'", a expliqué sa mère. "Il s'est avéré qu'il avait raison."

L'erreur a été corrigée. Car le garçon a tenu à informer un membre du musée de sa découverte. Un porte-parole a expliqué que "la galerie des dinosaures a été rénovée plusieurs fois" et qu'une "erreur s'était glissée". Le musée a ajouté qu"il était "très impressionné par les connaissances de Charlie". Depuis, le cartel a été corrigé. 

Publicité
31 juillet 2017

A la botte de Macron, la psychanalyse se met En Marche.

29 juil. 2017
Par
Blog : RGB

Comment les plus prestigieux représentants de l'Ecole de la Cause Freudienne (ECF) sont à la botte d'un parti politique pour mieux suivre La Marche du Monde. Récit d'un acoquinement de canailles qui en dit long sur la bascule actuelle de la psychanalyse et de la liberté d'expression.

Hier, en pianotant sur l’écran de mon smartphone je tombe sur un article de la page Facebook Le Monde, écrit par une certaine Clotilde Leguil, et qui nous apprend que Nous vivons à l’ère de l'hypertrophie du Moi.

Partageant le même avis que cette grande psychanalyste et philosophe, je me décide donc à poster un commentaire mais quelques secondes plus tard ... impossible de le retrouver !

J'ai d'abord cru que le problème provenait de mon téléphone. Fastidieusement je me suis donc remis à écrire le même commentaire.

Mais une nouvelle fois voilà que mon commentaire disparaît !

J'ai d'abord pensé à un dédoublement de personnalité avec un Moi qui écrit un commentaire et l'autre qui l'efface secrètement. Ça serait pousser l'hypertrophie un peu trop loin ... 

Heureusement ma tendance paranoïaque à vite repris le dessus et je me suis dit que ça se pourrait bien que ce soit Le Monde qui supprime mon commentaire. Au bout de deux fois, on peut commencer à douter ... 

J'ai alors demandé à une amie de vérifier si elle voyait mon commentaire. Après vérification elle m'affirme qu'elle ne le voit pas non plus. En passant, elle m'a laissé un judicieux conseil - je n'y aurais jamais pensé seul :

"copie-colle ton message pour le republier et fait un imprime écran de ton commentaire sur la page du Monde."

Facilité dans ma tache, je m'en suis donné à cœur joie et ai posté à 8 reprises - avec un intervalle de 5/10 minutes entre chaque répétition - mon commentaire (et ce y compris en réponse à d'autres commentaires).

Et à 8 reprises mon commentaire a été supprimé.

Pour les curieux voici le commentaire en question auquel j'ai adjoint une vidéo qui vaut le coup d'œil :

" Clotilde Leguil, auteur de cet article, a tout à fait raison : nous vivons à l'ère de l'hypertrophie du Moi.
Cela se manifeste notamment chez les notoriétés publiques de l'ECF à dénoncer le désordre dont ils se sustentent.
Et ça peut même aller jusqu'à des consignes de vote pour les présidentielles et à réclamer le prix Nobel de la Paix pour BHL.
Clotilde Leguil, Jacques-Alain Miller et Bernard Henri-Lévy conquis par Emmanuel Macron. 
La psychanalyse à la botte d'un parti politique, quelle subversion ! Avec vous on est en droit de parler de la submersion de la psychanalyse. 
La récompense à votre soutien ne s'est pas faite attendre Mme Leguil.
Bravo pour votre publication dans les colonnes du Monde (qui n'est autre qu'une entreprise à se foutre du monde).

Vidéo : Clotilde Leguil conquise par Emmanuel Macron " 

Aujourd'hui, j'en suis à plus d'une vingtaine de tentatives de commentaire avec à la clé toujours le même résultat.  

La seule conclusion que j'ai pu tirer de cette drôle d’expérience est la suivante :

BHL est à la philosophie ce que Le Monde est à liberté d'expression, et ce que Clotilde Leguil & Jacques-Alain Miller sont à la psychanalyse.

30 juillet 2017

Des chercheurs veulent aider les parents d’enfants autistes

article publié sur TVA Nouvelles.ca

Catherine Montambeault | Journal de Montréal

Photo de courtoisie

Injection de vitamines, analyses d’ADN, régimes farfelus: des chercheurs montréalais découragés de voir des proches d’autistes tenter toutes sortes de traitements douteux lancent une plateforme web pour distinguer le vrai du faux.

En apprenant que sa fille de 2 ans, Alice, était atteinte du trouble du spectre de l’autisme, Annick Langlois a entamé des recherches pour essayer de la «guérir».

«Après avoir lu le livre "L’autisme n’est pas irréversible!", d’Evelyne Claessens, j’étais convaincue que c’était possible de guérir l’autisme, alors que je sais maintenant que ce n’est pas le cas. J’ai cru ça pendant au moins quatre ans», a expliqué la maman de Lachute.

Charlatans

Selon l’état des recherches actuelles, l’autisme n’est pas une maladie. On ne peut donc pas parler de traitement ni de guérison. Pourtant, ce mythe persiste sur le web et dans certains ouvrages, tout comme le fait d’associer ce trouble neurodéveloppemental à la vaccination ou à la consommation de gluten.

C’est pour mettre fin à ces fausses croyances que la plateforme web Myelin sera mise en ligne dès octobre. Développée par des chercheurs de l’Université de Montréal et de Polytechnique, elle fournira des réponses aux questions posées en se basant sur la science.

Grande souffrance

«En effectuant mes stages en psychoéducation, j’ai constaté à quel point il y a une souffrance, pour les personnes autistes et leur entourage, de ne pas avoir accès à la bonne information», a dit Marc-Olivier Schüle, doctorant à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal.

Le chercheur explique qu’à peine 14 % de l’information scientifique est réellement utilisée et qu’il s’écoule en moyenne 17 ans entre la publication de résultats scientifiques et leur application.

Selon lui, plusieurs charlatans profitent de la vulnérabilité des personnes diagnostiquées et de leurs proches pour leur faire avaler toutes sortes de balivernes. C’est ce qui est arrivé à Annick Langlois, qui a souvent modifié l’alimentation de sa fille en se fiant au web.

«On a fait des régimes sans gluten, sans lactose, on lui a donné des vitamines... Je suis allée jusqu’à injecter de la vitamine B12 à ma fille», a-t-elle raconté.

Mme Langlois envoyait aussi régulièrement des cheveux et des échantillons d’urine de sa fille à des laboratoires américains, toujours dans l’espoir d’un traitement miracle.

Intelligence artificielle

Pour l’instant, Marc-Olivier Schüle et son équipe doivent extraire eux-mêmes l’information des documents qui sont publiés sur l’autisme et les insérer dans Myelin. L’intelligence artificielle peut ensuite se servir de ces données pour répondre aux questions des internautes.

Mais en fin de compte, le Montréalais souhaiterait que l’outil soit capable de réaliser cette opération par lui-même et devienne donc complètement autonome.

«On aimerait aussi étendre le projet à tout ce qui concerne la santé mentale, a-t-il indiqué. On voudrait d’abord inclure le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), puis l’anxiété, la dépression et tout le reste.»

Le choc rend les proches vulnérables

Le choc que vivent les parents en apprenant que leur enfant est autiste peut rendre la recherche d’informations véridiques encore plus complexe, fait valoir la Fédération québécoise de l’autisme.

«Les gens sont souvent dans un état émotif qui fait que ça peut être difficile de faire de bons choix et de distinguer les faits des simples croyances», a mentionné Jo-Ann Lauzon, la directrice générale de l’organisme.

«Nous, on travaille beaucoup à vulgariser l’information et à développer des outils, a-t-elle ajouté. Quand un parent nous appelle, on l’oriente vers les ressources de sa région, où il va pouvoir rencontrer des spécialistes et des familles qui vivent la même chose que lui.»

Même si son site web offre déjà de l’information fiable, la FQA soutient le projet Myelin, en soulignant qu’«il ne peut jamais y avoir trop d’aide».

Annick Langlois, maman d’une jeune fille autiste, confirme que des parents sont fragiles après le diagnostic.

«On essaie d’aller chercher tout ce qu’on peut pour aider nos enfants, a-t-elle souligné. Et souvent, dans notre désespoir, on a tendance à prendre tout ce qu’on peut trouver.»

Laissés à eux-mêmes

Les délais qui s’imposent avant d’accéder à des services peuvent aussi pousser les familles à s’informer sur le web, a dit Mélissa Boulanger, mère de deux garçons autistes de 9 et 12 ans.

«Quand on a eu le diagnostic de mon plus jeune fils, la neuropsychologue nous a dit d’aller au CLSC pour avoir des services, mais il y avait deux ans d’attente. On s’est donc retrouvés seuls, sans savoir vers quoi se tourner», a déploré la femme de Mascouche.

Sur le web, Mme Boulanger a rapidement constaté que les ressources crédibles sont rares, surtout en français. «On trouve beaucoup de sites de France, mais il faut faire attention parce que, là-bas, on est 50 ans en arrière quand on parle d’autisme», a-t-elle noté.

Mélissa Boulanger tient aussi à mettre les gens en garde contre les groupes de parents sur Facebook.

«C’est toujours intéressant de pouvoir discuter avec des parents comme nous, parce qu’on se sent moins seuls, mais il y a aussi des mauvaises informations qui circulent là-dessus», a-t-elle relevé.

30 juillet 2017

Elise sait prendre la pose ...

P1000175Quelques photos d'art prise ce jour quelque part sur les bords de Marne du côté de Noisy le Grand ...

P1000282

P1000288

30 juillet 2017

Interview vidéo de Josef Schovanec sur RTS.ch

Ecran total, Mardi, 22h15

Il est un saltimbanque de l’autisme. Un rescapé de la camisole chimique. Il est aussi l’auteur de «L’Eloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez » et de « L’autisme pour les Nuls ». Aujourd’hui Docteur en philosophie et diplômé de Sciences-Po Paris, il nous livre son regard hors norme, sur le monde.
Maitena Biraben reçoit Joseph Schovanec.

Publicité
30 juillet 2017

Le mythe de « l’autisme léger ou sévère » (suite)

article publié dans le Huffington Pos (Canada)

Est-ce possible de repartir à zéro et de considérer les personnes autistes comme des êtres humains, sans défaillance neurologique pour la sociabilité et de les inclure à cette société ?

09/07/2017 08:00 EDT | Actualisé 09/07/2017 08:35 EDT
UrsaHoogle via Getty Images
La similarité et la confusion entre l’autisme prototypique et syndromique résident durant la période préverbale qui peut se prolonger jusqu’à l’adolescence dans certains cas.

Comme présenté dans la première partie, l'évaluation médicale des autistes s'est faite et se fait encore à partir de critères subjectifs, émis et interprétés par des non-autistes. Ainsi, les dérives et les préjudices sur les autistes ont été et sont nombreux.

Au fil du temps, petit à petit, les premières observations et descriptions des autistes réalisées par Léo Kanner et Hans Asperger semblent s'être perdues au fil des années, ce qui laisse place à plusieurs confusions et « faux » diagnostics. Il serait ainsi essentiel de revenir aux critères initiaux afin de séparer les autistes prototypiques et Asperger, c'est-à-dire ceux ayant un fonctionnement cognitif différent et les autistes syndromiques, c'est-à-dire ceux ayant les manifestations de l'autisme (intérêts spécifiques et difficultés sociales) mais ayant le même fonctionnement cognitif que les neurotypiques. Ces manifestations autistiques sont majoritairement la conséquence d'un syndrome génétique et la plupart ont une déficience intellectuelle.

-Advertisement-
We Are Sorry,
Video no longer available
Ecode: 9999

Une démarche que le Dr. Laurent Mottron et son équipe ont entamée en essayant de définir des critères plus objectifs et quantifiables. Il faut comprendre que les autistes vivent tous des difficultés similaires par rapport à l'interaction sociale et la communication et que ce sont les manifestations et les réactions à celles-ci qui diffèrent. Catégoriser les autistes en fonction d'un niveau ou d'un degré de sévérité est aussi absurde que de catégoriser les personnes ayant un trouble de la vision. Les personnes myopes n'ont pas une problématique plus « légère » que les personnes presbytes et le daltonisme n'est pas plus « lourd » que la myopie.

La similarité et la confusion entre l'autisme prototypique et syndromique résident durant la période préverbale qui peut se prolonger jusqu'à l'adolescence dans certains cas. À ce moment précis, les autistes prototypiques semblent avoir « un bas niveau de fonctionnement » ou un autisme « sévère » comparable à une déficience intellectuelle au niveau verbal. Cependant, ils ne présentent aucune déficience intellectuelle réelle et leur potentiel cognitif est extrêmement favorable. Ils ont simplement choisi de ne pas utiliser le langage verbal comme moyen de communication puisque cela n'est pas un besoin fondamental pour eux compte tenu des exigences que représente l'acquisition d'une langue et la réponse à leurs besoins. À la place, ils développent leurs exceptionnelles capacités perceptives. Acquisition qui se reflète dans leurs jeux comme par exemple, le classement de voiture par taille et couleur ou le tournoiement d'objet.

De plus, il ne faut pas oublier que les niveaux ou les degrés de sévérité de l'autisme ont été établis par des non-autistes selon des critères non-autistes. Ainsi, ces qualificatifs sont une représentation des aptitudes et des comportements priorisés et valorisés par les non-autistes pour la socialisation. Ceux-ci désignent simplement le niveau d'adaptabilité sociale qu'un autiste a atteint.

Car ne l'oublions pas, l'autisme était et est encore un trouble aux yeux de la médecine et comme tous les troubles, la guérison est l'objectif ultime.

À la limite, il serait même possible de s'interroger à savoir si ces qualificatifs ne représentent pas toutes les étapes du processus de guérison de l'autisme. Car ne l'oublions pas, l'autisme était et est encore un trouble aux yeux de la médecine et comme tous les troubles, la guérison est l'objectif ultime.

Mais lorsque cette maladie est incurable, comment évaluer les progrès des soins prodigués? La médecine devait créer une échelle d'évaluation. D'un côté, il y a ceux qui acquièrent certaines compétences sociales et se font assimiler par la société. De l'autre côté, il y a les « bêtes » déconnectées et condamnées à une exclusion, ceux qui représentent un fardeau social. Une échelle capable de décrire la progression des autistes vers l'esprit humain « normal ». Une reconnaissance de la réussite folklorique et fugace des thérapies cruelles et barbares pour ramener un être vers « la sociabilité humaine acceptable ».

En ces termes, rien ne paraît plus absurde que cette description d'une pensée médicale et pourtant, électrochocs, psychotropes, domptages animaliers et plusieurs autres thérapies cruelles ont été utilisées et testées pour ramener les autismes dans le monde sociable des neurotypiques.

Les dérives médicales décrites ont toutes eu lieu à différentes époques à l'égard de la femme, du gaucher, de l'homosexualité et de diverses autres minorités. Elles ne sont que la représentation de la petitesse du savoir par rapport à la différence.

Cette classification des niveaux augmente la stigmatisation des autistes en contribuant à augmenter les fausses croyances sur l'autisme. Celle-ci contribue également à diviser les autistes en deux clans et génère une sorte de lutte entre parents d'enfants autistes « sévères » et les adultes qui prennent la parole. Cette classification condamne l'autiste à son autisme en croyant que jamais il ne sera autonome. Le tout au détriment de la compréhension du fonctionnement interne de la pensée autistique.

Et maintenant, est-ce possible de repartir à zéro, d'oublier les erreurs et les horreurs du passé et de considérer les personnes autistes comme des êtres humains, sans défaillance neurologique pour la sociabilité et de les inclure à cette société ? Certainement et ce sera le sujet de la troisième partie.

Un texte coécrit avec Mathieu Giroux.

Sources :

NeuroTribes. The legacy of autisme and the future of neurodiversity, Steve Silberman, (Penguin books 2016)

L'intervention précoce pour enfants autistes. Nouveaux principes pour soutenir une autre intelligence, Laurent Mottron, (Mardaga, 2016)

http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_josef_schovanec.pdf

http://quebec.huffingtonpost.ca/melanie-ouimet/intelligence-autiste_b_15730560.html

LIRE AUSSI
»
Le mythe de « l'autisme léger ou sévère »
» L'intelligence autistique
» Retour sur le plan d'action sur le trouble du spectre autistique

30 juillet 2017

Autisme et trisomie 21 : un double handicap ignoré ?

Résumé : Justine se sent impuissante. Sa fille, Ava, 4 ans, est à la fois porteuse de trisomie 21 et d'autisme. Un double handicap, peu évoqué en France, qui laisse les spécialistes de la prise en charge démunis. Cette maman raconte son combat !

Par , le 30-07-2017

"Aidez-la à m'appeler Maman", supplie Justine Durmont. Sa fille, Ava, 4 ans, est à la fois porteuse de trisomie 21 et d'autisme (troubles envahissants du développement). Un double challenge plus compliqué à comprendre, gérer, encadrer et prendre en charge, pour les parents, l'entourage et même les professionnels du handicap qui, face à ce "cumul", se retrouvent souvent démunis.

Une trisomie 21 non diagnostiquée

La trisomie 21 d'Ava n'a été diagnostiquée qu'à la naissance. Justine se lance alors dans un programme de rééducation précoce, préconisé pour les enfants porteurs de T21 afin de les stimuler au maximum. Le bébé bénéficie donc, dès quatre mois, de nombreux rendez-vous en orthophonie, kinésithérapie et psychomotricité en libéral. Vers l'âge de 2 ans, elle obtient une place en Sessad (service de soins à domicile) trisomie 21. Mais, à cette époque, la fillette commence progressivement à se renfermer, à ne plus répondre à son prénom ; elle évite les regards, perd l'intérêt pour les jouets et les interactions sociales.

Nouveau verdict : TED !

Parce qu'Ava a de nombreux problèmes de santé, ses parents soupçonnent une perte d'audition, que des tests écartent. Ava fête ses trois ans. Un nouveau verdict tombe : troubles envahissants du développement. "A l'annonce de ce nouveau diagnostique, mes premières démarches ont été de tenter de me renseigner et d'en savoir plus sur ce double handicap dont je n'avais encore jamais entendu parler", explique Justine. En France, elle ne trouve aucune info, aucun article ni association. Pas même une famille qui serait dans la même situation. Impossible de partager son histoire, d'échanger des conseils, de s'orienter, de se projeter et, surtout, de se sentir moins seule.

En quête d'infos aux USA

C'est aux Etats-Unis qu'elle découvre une association appelée DS-ASD (Down syndrome - Autism spectrum disorder). Son livre, When Down syndrome and autism intersect (Lorsque la trisomie 21 et l'Autisme se rencontrent), constitue une ressource précieuse sur le développement de l'enfant porteur de ce double handicap, sa vie, ses spécificités et les méthodes d'apprentissage efficaces à mettre en place. Entre temps, les professionnels du Sessad commencent "à s'essouffler et à se sentir impuissants face à un enfant ne présentant finalement pas les critères typiques de la trisomie 21", explique Justine. La prise en charge s'interrompt. Ava intègre, en septembre 2016, un hôpital de jour pour enfants porteurs de TED. Là encore, l'équipe peine à trouver les bonnes solutions pour la faire progresser. Le constat est sans appel : les spécialistes sont désemparés. Avec un choix cornélien dans la prise en charge : devoir choisir entre trisomie et autisme !

Méthode ABA : la clé ?

A quatre ans et demi, Ava n'a aucune autonomie dans les tâches du quotidien, ne mange pas seule, n'a pas acquis la propreté, ne parle pas, ne signe pas, ne communique pas. Justine s'obstine malgré tout à trouver LA clé, LA méthode qui fera progresser sa fille. Sur Instagram, elle suit quelques enfants américains porteurs de ce double handicap pour qui la méthode comportementaliste ABA (Applied behaviour analysis) a été une réelle révolution. Elle rencontre des intervenants en France ; un programme est mis sur pied avec l'objectif de limiter les comportements inadaptés de la fillette qui entravent son développement, lui apprendre un mode de communication alternatif (PECS ou signes), réduire ses troubles de l'alimentation, la guider vers un usage approprié des jeux, favoriser les interactions sociales et encourager son autonomie.

20 000 euros par an

Ce programme intensif suppose la présence au domicile de plusieurs professionnels, trois heures par jour, sept jours sur sept. 20 000 euros par an, non pris en charge. Pour rassembler cette somme, en vue de la rentrée, Justine lance, en juin 2017, une campagne de financement participatif (en lien ci-dessous). "Imaginer Ava manger seule, avoir des amis, parler (que ce soit par le langage, les images ou les signes), c'est un rêve qui n'a pas de prix !", confie la maman qui a arrêté de travailler et vit désormais seule avec ses deux filles -Jena, la petite sœur d'Ava, a trois ans et demi-.

Autisme et trisomie : pas si rare !

Une étude française parue en 2014, "Trisomie 21 et autisme : double diagnostic, évaluation et intervention", s'appuyant sur quinze années de recherches dans les pays anglo-saxons, révèle que l'autisme est reconnu comme un diagnostic additionnel possible chez les personnes atteintes de trisomie 21. Pas si rare que ça, donc. Or cette pathologie n'est encore que rarement dépistée et traitée au sein de cette population en France. Ses résultats montrent la nécessité de sensibiliser les professionnels du handicap à l'importance du dépistage d'autisme chez les enfants porteurs de trisomie 21 et à la prévention qui peut en découler.

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web

 

30 juillet 2017

Le mythe de "l’autisme léger ou sévère"

article publié dans le Huffington Post

Pour comprendre l'absurdité du mythe sur la sévérité de l'autisme, il faut connaître un peu l'histoire médicale de l'autisme puisqu'elle est à la base de celle-ci.

29/07/2017 07:00 CEST | Actualisé il y a 22 heures
Getty Images/iStockphoto
Le mythe de "l’autisme léger ou sévère"

L'idée que le continuum autistique serait trop grand et trop vaste est un sujet de discussion qui revient fréquemment dans le monde de l'autisme. On entend souvent qu'il y a trop de différences majeures entre les personnes autistes.

Nous avons tendance à catégoriser les autistes entre eux et à les étiqueter de "légers" ou de "sévères". On entend souvent que les autistes "sévères" n'ont rien en commun avec les autistes "légers". On compare les autistes Asperger et les autistes de Kanner en suggérant que les premiers ne seraient que très faiblement "atteints" et que les deuxièmes auraient un degré de "sévérité" si prononcé que l'espérance d'une vie "normale" est vouée à l'échec en leur présumant une intelligence et une autonomie limitative absolue.

Mais lorsque nous nous appelons autistes, de quoi parlons-nous?

Pour comprendre l'absurdité du mythe sur la sévérité de l'autisme, il faut connaître un peu l'histoire médicale de l'autisme puisqu'elle est à la base de celle-ci. Ainsi, ce texte se voudra une brève synthèse historique et factuelle servant de référence pour les textes suivants.

L'autisme fut découvert par deux chercheurs autour des années 1940 soit le Dr. Léo Kanner et le Dr. Hans Asperger. Ils avaient découvert que plusieurs personnes, ayant différents diagnostics neurologiques, avaient en commun les mêmes caractéristiques: des limites dans les interactions sociales et des intérêts spécifiques. Asperger apportait une nuance en spécifiant la faculté spécifique pour le vocabulaire et la communication verbale alors que Kanner parlait des facultés sensorielles et des comportements plus "stéréotypés" allant jusqu'à parler de l'autisme infantile. Fait important à souligner, dans aucun cas, la déficience intellectuelle n'était invoquée. Asperger allait même jusqu'à donner le sobriquet affectueux de "petit génie" à ces enfants. Étant les pères de l'autisme, leurs contributions se retrouvent dans le DSM-4, en vigueur de 1994 à 2013, sous l'étymologie du Trouble envahissant du développement (TED).

Dans le DSM-4, l'autisme est classifié sous le titre de TED et est subdivisé en plusieurs catégories: le trouble autistique (autisme classique ou Kanner), le syndrome d'Asperger, TED non spécifique, le Syndrome de Rett et le trouble désintégratif de l'enfance.

Ces catégories définissaient donc les autistes selon différents critères:

  1. des altérations au niveau des interactions sociales
  2. des altérations au niveau de la communication
  3. des intérêts restreints.

Le syndrome d'Asperger était un trouble autistique sans les altérations au niveau de la communication et sans retard dans le développement du langage.

Puisque ces deux catégories ne représentaient pas tous les cas possibles d'autistes, le TED non spécifique fut créé pour les personnes ne répondant pas aux critères du trouble de l'autisme, mais ayant des difficultés similaires.

Finalement, le Syndrome de Rett et le trouble désintégratif de l'enfance sont des maladies neurocognitives dégénératives c'est-à-dire que l'enfant a un développement typique jusqu'à un certain âge avant de régresser. C'est deux diagnostics ont été retirés du DSM-5 puisqu'ils n'ont rien en commun avec l'autisme sauf certaines manifestations subjectives et stéréotypées.

Le terme "léger" est aussi apparu pour qualifier le syndrome d'Asperger comparativement au trouble autistique classique puisque le syndrome d'Asperger n'a que deux critères comparativement à trois pour le trouble autistique

En somme, avec des critères subjectifs et des cas pratiques ne se retrouvant pas dans les trois catégories de l'autisme, les intervenants ont dû qualifier eux-mêmes les autistes. Ainsi est née l'appellation de "haut niveau" pour faire référence aux autistes n'ayant pas de déficience intellectuelle, mais ayant les critères du trouble autistique. Le terme "léger" est aussi apparu pour qualifier le syndrome d'Asperger comparativement au trouble autistique classique puisque le syndrome d'Asperger n'a que deux critères comparativement à trois pour le trouble autistique.

Cependant, comme les cas pratiques ne répondaient pas toujours à ces critères, le tout combiné aux nouvelles découvertes scientifiques, la catégorisation de l'autisme fut modifiée avec le DSM-5.

Le DSM-5 (2013 à aujourd'hui) regroupe les autistes (trouble autistique, syndrome Asperger et TED non spécifique) sous l'appellation du Trouble du spectre de l'autisme (TSA).

Ainsi, les chercheurs reconnaissent que les catégories du DSM-4 sont en fait, une seule condition médicale avec différents niveaux pour les deux critères du diagnostic: la communication et les interactions sociales et les comportements, activités et intérêts restreints ou répétitifs. Fait à noter, les altérations pour la communication sont maintenant universelles à tous les autistes (Asperger inclus). Ainsi, selon la sévérité qualitative des altérations aux critères et les besoins de support et d'accommodement, les autistes sont classés comme de "bas (fortement altéré ou grand besoin) à haut niveau (faiblement altéré ou faible besoin)" pour chaque critère. Un autiste peut donc avoir toutes les combinaisons possibles de bas et de haut niveau allant de la correspondance pour les deux critères ou de bas niveaux pour un critère et de haut niveau pour l'autre. Ainsi, cette représentation sur un spectre et personnalisée pour chaque autiste permet à la théorie de respecter la pratique.

Finalement, le Dr. Laurent Mottron a émis une hypothèse que le spectre de l'autisme serait composé de trois catégories d'autisme: syndromique, prototypique et Asperger. Cette hypothèse est le fruit, entre autres, de plusieurs recherches basées sur des tests objectifs et quantifiables.

Ce n'est pas l'autisme qui est à la source du soutien considérable dont ils ont besoin, mais bien leur syndrome spécifique combiné à leur déficience intellectuelle

Les autistes syndromiques représentent environ 15% des diagnostics d'autisme. Ces "autistes" sont qualifiés de cas lourds. Cependant, il ne s'agit pas d'autisme à proprement parler: leur fonctionnement cognitif diffère de celui de l'autisme prototypique. Ce n'est pas l'autisme qui est à la source du soutien considérable dont ils ont besoin, mais bien leur syndrome spécifique combiné à leur déficience intellectuelle.

L'autisme prototypique représente environ 70% des diagnostics. Celui-ci représente l'autisme non verbal ou avec un retard de l'utilisation du langage pour communiquer et axé sur la perception et le sensoriel.

Finalement, les Asperger, environ 15% des diagnostics, sont les autistes décrits par Asperger, c'est-à-dire des autistes ayant une capacité surdéveloppée pour le vocabulaire et la langue et des difficultés dans la coordination ou la motricité.

Pour l'autisme prototypique ou l'Asperger, c'est le développement du cerveau et l'utilisation des différentes zones du cerveau qui influenceraient la socialisation et la communication, les intérêts spécifiques ainsi que les pics de performances de chaque catégorie.

En conclusion, l'autisme, jusqu'à tout récemment avec le Dr Mottron et son équipe, a été évalué sur des critères subjectifs et qualitatifs, par des non-autistes avec des concepts et des théories non-autistes pour qualifier les autistes. En somme, c'est comme si vous demandiez à une personne voyante d'évaluer la "non-voyance" sur les capacités d'une personne non voyante à marcher, à sauter ou à avoir un contact visuel lors d'une discussion. Cette situation a créé des dérives importantes et préjudiciables pour les autismes et celles-ci seront le sujet de la seconde partie.

Un texte co-écrit avec Mathieu Giroux.

Sources:

http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_josef_schovanec.pdf

NeuroTribes. The legacy of autisme and the future of neurodiversity, Steve Silberman, (Penguin books 2016)

L'intervention précoce pour enfants autistes. Nouveaux principes pour soutenir une autre intelligence, Laurent Mottron, (Mardaga, 2016)

Sur le spectre-volume 1, Magazine du groupe de recherche en neurosciences de l'autisme de Montréal, 2016,http://www.autismresearchgroupmontreal.ca/SurLeSpectre/Sur_le_spectre_no_1_2016-04.pdf

Ce billet est également publié sur Le HuffPost Québec.

30 juillet 2017

Neuf jeunes avec une déficience intellectuelle auront leur « appart à eux »

article publié dans Le Courrier du Sud (Canada)

Ali Dostie ali.dostie@tc.tc
Publié le 27 juillet 2017

L’appart à moi devrait être prêt au printemps 2018.

©Photo: Gracieuseté

SOCIÉTÉ. Grâce à L’appart à moi, neuf jeunes adultes ayant une déficience intellectuelle franchiront un pas de plus vers l’autonomie et concrétiseront une grande étape de leur vie: habiter dans leur propre appartement. Le projet verra le jour au printemps 2018, sur le chemin de Chambly, dans l’arr. de Saint-Hubert.

Le bâtiment tout neuf abritera dix logements – un 4 ½ et des studios – et accueillera des jeunes adultes de 25 à 32 ans. Un intervenant demeurera sur place, afin d’assurer une certaine supervision, alors que chacun des résidents occupera une activité de jour, que ce soit un emploi ou du bénévolat.

Le bâtiment, dont la construction débutera à l’automne, comptera une aire commune. «Chacun, à sa manière, pourra aider à préparer le souper, sous la supervision de l’intervenant, explique le président de l’organisme L’appart à moi, Daniel LeBlanc. On veut créer une vie communautaire. Oui, ils auront leur studio, mais on avait aussi un souci qu’ils ne s’isolent pas.»

Ce dernier est le père de trois enfants, dont un ayant une déficience intellectuelle. «J’aime de plus en plus l’expression "différence intellectuelle" utilisée par Annie Pelletier, marraine des Olympiques spéciaux», précise-t-il.

Son garçon Marc a bien hâte d’habiter son nouvel appartement. «Ils sont tous fébriles, nerveux, excités. C’est une très grande étape pour eux,», relate M. LeBlanc.

Modèle unique

L’idée de L’appart à moi est née d’une interrogation qui tiraille tous les parents de jeunes ayant une différence intellectuelle: «Que lui réserve l’avenir?»

Après avoir parcouru l’offre actuelle, notamment via le réseau de santé, Daniel LeBlanc a constaté la très forte demande et que le modèle imaginé n’existait pas.

Son épouse et lui se sont entourés de parents qui vivaient la même réalité qu’eux et, accompagnés des experts d’Atelier habitation Montréal, ils ont jeté les bases de L’appart à moi. L’organisme a été créé en 2012.

L’idée de départ était de trouver un bâtiment auquel des rénovations pourraient être apportées. Ils ont finalement privilégié l’option de l’achat d’un terrain et de la construction neuve. La simple étape de trouver le terrain adéquat a pris un an.

L’emplacement devait être accessible en transport en commun, compter des commerces de proximité et répondre à plusieurs autres critères.

«Le concept est nouveau, on est en train de le développer. C’est un modèle qui pourrait être repris ailleurs», évoque Daniel LeBlanc.

Du domaine du possible

D’accéder à son propre logement donnera évidemment beaucoup plus d’autonomie à ces jeunes qui rêvent de voler de leur propres ailes.

«Comme parent d’un enfant avec une différence intellectuelle, c’est beaucoup gérer le "non, ce n’est pas possible". Quand Marc voit son grand frère avoir un permis de conduire, il faut lui expliquer que ça ne va probablement jamais lui arriver», donne en exemple Daniel LeBlanc.

L’appartement, lui, est désormais du domaine du possible.

Enrichir la communauté

Aux yeux de Daniel LeBlanc, il était important d’inclure la communauté dans ce projet. Il a déjà approché les commerces du coin pour présenter L’appart à moi et faire de la sensibilisation.

M. LeBlanc se réjouit d’avoir déjà constaté une belle ouverture, alors que certains commerçants ont montré un intérêt à ce que ces jeunes viennent leur donner un coup de main.

«C’est important de faire connaître leur potentiel, ce qu’ils peuvent apporte à la société. Car ils veulent contribuer. Il y a un grand potentiel humain à saisir avec ce projet», soulève-t-il.

Les neuf bénéficiaires de L’appart à moi ont d’ailleurs mis les mains à la pâte pour la concrétisation du projet. «Ce n’est pas qu’un projet pour eux, mais avec eux», nuance Daniel LeBlanc.

Toujours en financement

Divers événements de financement sont prévus au cours des prochains mois, dont un rallye de golf le 17 septembre. Les citoyens qui souhaitent contribuer peuvent également faire un don sur le site web (http://lappartamoi.ca).

Le projet, éligible au programme AccèsLogis, se chiffre à environ 2 M$. L’Agglomération de Longueuil a confirmé une aide financière de 15% du coût maximal de réalisation admissible pour les travaux de construction. La Société habitation du Québec complète entre autres le montage financier, à hauteur de 50% des coûts de réalisation admissibles.

Par le programme de supplément au loyer, Longueuil s’engage dans une proportion de 10% du coût des 10 unités de logements, pendant cinq ans.

Rens. : lappartamoi.ca ou la page Facebook de l’organisme

cd-27072017-apart.jpg

Les neuf futurs résidents de L’appart à moi

©Photo: Gracieuseté/Longueuil Photo

29 juillet 2017

Montauban : quand Emmanuel Macron prend sa plume pour répondre à une maman d'autiste

article publié dans La Dépêche

Publié le 28/07/2017 à 15:20, Mis à jour le 28/07/2017 à 18:10

 

Marie Bardot et Lily, sa fille de 20 ans, autiste./ Photo : DDM

Marie Bardot et Lily, sa fille de 20 ans, autiste./ Photo : DDM

 

C’est une drôle de femme qui ne lâche rien. Marie Bardot, maman de Lily, 20 ans, qui souffre d’autisme, continue de se battre pour sa fille. Son association "Diamant" multiplie les initiatives. Et la récente prise de position d’Emmanuel Macron, le chef de l’Etat, et de son épouse Brigitte en faveur de mesures concrètes pour les enfants handicapés n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde.

En contact avec les équipes du chef de l’Etat, Marie Bardot a pu leur exposer son magnifique projet qui a besoin d’aide pour voir le jour. Marie Bardot veut monter une école ABA, une méthode comportementale, avec des éducateurs spécialisés qui accueillerait, dès que possible, dans une maison à Grisolles (Tarn-et-Garonne), huit enfants autistes, dont la petite Lily : « Tout est prêt pour que cette école ouvre ses portes et offre une véritable alternative aux enfants, explique Marie Bardot. Il ne manque plus que les financements ». Marie Bardot peut compter sur la générosité d’un habitant de Grisolles qui met à sa disposition une maison neuve : « L’action de Marie m’a beaucoup touché, indique Patrick Lozano. Il faut que la France commence à s’occuper de ses enfants autistes et que les familles ne soient plus obligées de les envoyer en Belgique ».

Selon Marie Bardot, le coût de fonctionnement d’une telle école avoisinnerait les 400 000€. Pas simple à trouver surtout quand le temps presse. Mais la pasionaria Bardot, qui a écrit près de 100 lettres à tous les chefs d’Etat et de gouvernement depuis des décennies semblent sur la voie du succès.

La réponse d'Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, en personne, lui a répondu dans un courrier du 3 juillet : «La force de votre témoignage, votre enthousiasme intact malgré les épreuves de la vie, l’amour maternel indéfectible que vous portez à Lily sont autant d’exemples pour toutes les personnes engagées dans le combat pour le bonheur de leur enfant handicapé (...). Nous attachons beaucoup d’importance avec mon épouse à la politique du handicap».

Et le président de la République de demander à la secrétaire d’Etat de s’occuper du dossier. Le 20 juillet, la ministre écrivait à son tour à la présidente de l’association Diamant: «C’est avec un très grand intérêt que j’ai étudié votre projet», écrit Sophie Cluzel en dépêchat le conseiller chargé de l’éducation à son cabinet auprès de Marie Bardot. Les choses s’accélèrent. Autre sujet, la Comédie musicale « L’Or et l’autisme » que Marie Bardot a monté et qui n’attend plus que le coup de pouce d’un producteur : « J’ai reçu les encouragements de Pascal Obispo et je suis attente de production».

Sur ce coup, le chef de l’Etat ne peut pas faire grand chose. Mais Marie Bardot croit en son étoile. Et en celle de sa chérie Lily. 

LAURENT BENAYOUN

29 juillet 2017

Autisme : l’hérédité responsable pour une large part

article publié dans parents

28/07/2017

60 % des cas d’autisme peuvent s’expliquer par les gènes, et non par la vaccination des enfants comme le pensent la centaine de familles qui intentent un procès contre quatre laboratoires pharmaceutiques.

Autisme : l’hérédité responsable pour une large part

L’autisme touche 1 % de la population française. Il se caractérise par un déficit de communication avec les autres, par des comportements, des intérêts et des activités restreints mais également répétitifs.

Des troubles récurrents dans une même famille

Le risque de souffrir d’autisme pour un enfant est 3 fois plus élevé s’il a un demi-frère ou une demi-sœur qui est atteint. L’augmentation du risque est 10 fois plus élevé si c’est un frère ou une sœur et 150 fois plus élevé lorsqu’il s’agit de jumeaux.

 

Des facteurs environnementaux

Une infection contractée, par la mère, durant sa grossesse peut également augmenter le risque d’autisme. Il s’agit, par exemple, de la rubéole, du cytomégalovirus. L’exposition à des toxiques (organophosphates, pollution atmosphérique…) ou à certains médicaments (thalidomide, acide valproïque…) doit, elle aussi, être prise en compte.
Mais, à ce jour, aucune étude scientifique n’a montré le lien entre autisme et vaccination. Quant à cette dernière, elle reste indispensable, une jeune fille de 16 ans venant de mourir des complications d’une rougeole à Marseille.

29 juillet 2017

"Atypical", la série US sur l'autisme sort cet été

article publié sur handicap.fr

Résumé : La série humoristique "Atypical", qui met en scène le quotidien d'un adolescent atteint de troubles autistiques et sa famille, sortira le 11 août 2017 sur la plateforme de streaming en ligne Netflix. Un show qui devrait attiser la curiosité...

Par , le 23-07-2017

La série humoristique américaine Atypical débarque sur les écrans le 11 août. Pourquoi ce nom ? Robia Rashid, auteur de How I met your mother et à la tête du projet, lance le pari de filmer le quotidien et les enjeux d'un garçon autiste de 18 ans et de sa famille légèrement déjantée. La plateforme de vidéo Netflix, qui a commandé une première saison de huit épisodes, semble innover en se penchant de plus près sur ce handicap…

Lumière sur l'autisme à l'adolescence

Montrer le quotidien d'un garçon atteint de troubles autistiques, qui cherche à s'émanciper n'est, en effet, pas un challenge des plus simples. Le pitch pour cette première saison ? Un héros en quête d'indépendance et d'amour qui se verra confronté aux problèmes familiaux, aux premiers bouleversements liés à ses 18 ans et aux questions fondamentales que peut se poser un garçon autiste en général...

Casting haut en couleurs

Du côté des acteurs, on retrouve Jennifer Jason Leigh (vue dans le film Les Huit salopards, de Quentin Tarantino), qui interprète une mère de famille envahissante. Sam, le personnage principal, est joué par le comédien britannique Keir Gilchrist tandis que l'acteur Michael Rapaport, connu grâce à Prison Break, endosse le rôle du père de famille.

Un teaser pour se faire une idée

La thérapeute du jeune homme est incarnée par Amy Okuda, déjà vue dans How to get away with murder. Afin de faire découvrir l'univers de cette nouvelle production, le géant du streaming a diffusé le 18 juillet 2017 le premier teaser de la série produite par Sony Pictures Television (en lien ci-dessous). À découvrir pour se faire un avis…

© Netflix

Ajoutée le 18 juil. 2017

"Atypical" est une histoire sur le passage à l'âge adulte de Sam (joué par Keir Gilchrist), un autiste de 18 ans à la recherche d'amour et d'indépendance. Tandis que Sam se lance dans une aventure à la fois drôle et émouvante à la découverte de lui-même, les membres de sa famille doivent faire face aux changements qui surviennent dans leur propre vie. Jennifer Jason Leigh, Michael Rapaport, Brigette Lundy-Paine et Amy Okuda font également partie de la distribution. "Atypical" sera disponible le 11 août en exclusivité sur Netflix.

29 juillet 2017

Moselle : une famille porte plainte pour non assistance à personne en danger contre l'établissement qui héberge son fils

article publié sur France Bleu

Par Chloé Gandolfo, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu jeudi 27 juillet 2017 à 18:29

Photo Google Street de la maison d'accueil spécialisée Photo Google Street de la maison d'accueil spécialisée - Google Street

Les parents d'Alexandre, un garçon handicapé de 28 ans, portent plainte pour non-assistance à personne en danger contre la maison d'accueil spécialisée de Rohrbach-lès-Bitche. Le 8 mai, ils ont retrouvé leur fils couvert de bleus dans sa chambre.

Des bleus sur le visage et sur les jambes, le visage défiguré : quand la maman d'Alexandre retrouve son fils dans sa chambre à Rohrbach, après la nuit du 8 mai, elle ne le reconnaît pas : "Il ne tenait plus sur ses jambes. Il était méconnaissable". Ce jeune homme de 28 ans souffre d'une maladie génétique rare. Il est hébergé dans une MAS, une maison d'accueil spécialisée de Rohrbach-lès-Bitche.

Le père d'Alexandre ne comprend pas pourquoi le personnel a décidé de prévenir les parents avant d'alerter les secours. Quand la mère est arrivée à 7h du matin, elle a immédiatement appelé les pompiers et emmené son fils aux urgences : "Les infirmières n'ont même pas appelé les pompiers ou le SAMU !" s'énerve le père. "Elles ont attendu l'arrivée de ma femme et ont risqué la vie de mon fils".

Sa situation ne passera pas sous silence" - la mère d'Alexandre

Quand les médecins voient l'enfant, ils craignent une hémorragie cérébrale et lui font passer un scanner. Finalement, pas d'hémorragie, mais de nombreuses blessures. Personne ne sait ce qu'il s'est réellement passé cette nuit-là. Comment le jeune a-t-il fini défiguré, ni pourquoi personne n'a alerté les secours. Alexandre 28 ans, ne peut s'exprimer à cause de son handicap, "mais sa situation ne passera pas sous silence", promet la mère.

Le personnel a pris toutes les dispositions nécessaires" - Régis Poitreau, directeur régional de l'Association des paralysés de France

De son côté, la direction de l'établissement affirme que le jeune a pu se donner des coups tout seul. Pour Régis Poitreau, directeur régional de l'Association des Paralysés de France, qui gère la maison spécialisée de Rohrbach-lès-Bitche "le personnel a pris toutes les dispositions nécessaires". Il ne précise pas si cela inclut d'appeler les urgences.

La famille ne croit pas à cette version car Alexandre mesure moins d'1,50 m et peut difficilement se servir de ses bras. En attendant, Patricia refuse d'envoyer de nouveau son fils à la MAS de Rohrbach-lès-Bitche. Elle a dû quitter son poste à l'usine pour s'occuper elle-même d'Alexandre.

Photo fournie par la famille. - Aucun(e)
Photo fournie par la famille. - La famille d'Alexandre

Rohrbach-lès-Bitche, France

29 juillet 2017

Lucy, mère de Dominique, 36 ans : « Il n’y a pas de retraite pour un parent d’autiste »

article publié dans Elle

Publié le 28 juillet 2017 à 16h42

  Lucy, mère de Dominique, 36 ans : « Il n’y a pas de retraite pour un parent d’autiste »

Dominique et Lucy © Document personnel

Dominique a 36 ans et sa mère se bat depuis des années pour lui offrir le meilleur. Suite à l’annonce du 4e plan autisme, Lucy Brillié nous a écrit pour nous raconter son combat et celui d’autres parents pour ouvrir un foyer pour douze autistes adultes, à Paris. Et leur permettre un avenir serein quand ceux qui les ont toujours protégés ne seront plus là. Lisez sa lettre, elle est très forte.

« "Ce n’est pas un sprint mais un marathon", disait en 1987 Catherine Milcent pour décrire le chemin qui attendait le parent d’un enfant autiste. Trente ans plus tard, je constate qu’elle avait raison ou presque car, si la route est longue, elle est aussi semée d’embûches et relève plus du parcours d’obstacles.

J’ai rencontré Catherine, psychiatre et mère d’autiste, au moment où elle était sur le point d’ouvrir, au sein d’une école publique, une des toutes premières classes de France pour enfants autistes. Pas une mince affaire puisqu’il y a 30 ans, ici, on n’envisageait pas de prodiguer, aux autistes, une quelconque éducation. On attendait "que leur désir émerge" et s’il n’émergeait pas, ils se retrouvaient à l'hôpital psychiatrique lorsqu’ils devenaient trop ingérables, trop violents ou trop vieux et n’avaient plus de famille pour s’occuper d’eux.
Les classes intégrées étaient inexistantes, dans ce pays et, 30 ans après, elles demeurent une exception.

 
« Le mot "autiste" n’était pas encore entré dans le vocabulaire et utilisé à toutes les sauces. »

 
À la naissance de mon fils, en 1981, le mot "autiste" n’était pas encore entré dans le vocabulaire et utilisé à toutes les sauces. Je me souviens de l’avoir cherché, dans un dictionnaire, à la lettre "o", lorsque ce diagnostic fut prononcé devant moi. Par mes origines américaines et ma curiosité de journaliste, j’avais décidé de voir s’il existait un autre avenir pour Dominique que celui des établissements dépotoirs où les enfants autistes étaient laissés à eux-mêmes, des heures durant, dans des bacs à sable, les portes fermées à clef, et où l’on me disait que mon fils jouait avec les lumières "car il se nommait Brillié ". Un univers où les parents n’entraient pas, où leur rôle, dans la vie de leur enfant, était de venir parler de la "difficulté d’être parent d’autiste".

À force de recherches, j'apprenais qu’aux États-Unis, depuis 1971, on éduquait les autistes et que, grâce à cela, 80% d’entre eux pouvaient, à l’âge adulte, vivre dans la communauté et non à l’hôpital psychiatrique. C’est cela que je voulais pour mon fils mais, où le trouver en France ? La réponse m'est venue par Catherine Milcent, fondatrice de l’association APPEDIA. En 1987, elle venait d'ouvrir la première classe pour autistes intégrée à l’école élémentaire Ferdinand Buisson (Meudon). Mon fils a eu l’immense chance d'en faire partie ainsi qu'à celle, qu'elle a ouverte en 1994, au collège Jean Moulin (Meudon-la-Forêt).
Pendant treize ans, Dominique a bénéficié d’une situation idéale : un enseignement ciblé sur son handicap dans un environnement normal, où le comportement des enfants non autistes était un exemple positif, qui le tirait vers le haut.
 

« Je connais nombre de parents qui, faute de solution, ont leur enfant de 20 ans à la maison. »

 
Ma bulle a éclaté lorsque Dominique a eu 19 ans. La directrice du collège m’a contactée pour dire que mon fils avait atteint l’âge limite pour l’établissement.
Il fallait faire de la place aux jeunes autistes de la classe élémentaire. Hélas, comme treize auparavant, personne ne m’a proposé de voie à suivre. Je me suis, de nouveau, trouvée seule pour la chercher. Malgré des progrès considérables, l’autisme de Dominique était trop sévère pour qu’il poursuive une scolarité normale, même accompagné d’un auxiliaire de vie scolaire (AVS) Je me suis donc lancée à la recherche d’un établissement qui pratiquerait une prise en charge éducative, comme celle des classes intégrées. Mais, ils étaient fort peu nombreux et comptaient des listes d’attente d’une cinquantaine d’autistes.
Paniquée, je m’en suis ouverte à la directrice du collège. Je lui ai dit espérer que Dominique ne serait pas congédié tant que je n’aurais pas une solution pour lui. Sa réponse, je me souviendrai toujours : "Je connais nombre de parents qui, faute de solution, ont leur enfant de 20 ans à la maison", m’avait-elle dit.

 

« Mon fils en revenait couvert de bleus et, parfois, les vêtements déchirés. »

 
Par désespoir, j’ai fini par opter pour ce qui me semblait la moins mauvaise solution et qui s’est avérée être un enfer. Le centre était situé en Val de Marne.
Mon fils en revenait couvert de bleus et, parfois, les vêtements déchirés. Lorsque je l’y conduisais, le matin, il refusait de descendre de la voiture.
L’endroit était un univers de bruit, de cris et de tension où les conflits entre direction et éducateurs retombaient sur les jeunes. Heureusement, au bout de six longs mois, une place s’est ouverte sur la liste d’attente d’un établissement parisien réputé. Dominique y a passé quelques années très satisfaisantes mais le vrai salut et venu, encore une fois, de Catherine Milcent.

Nos routes se sont à nouveau croisées en 2007, alors qu’elle allait ouvrir un centre d’activités de jour pour dix adultes autistes. Avec son fils, Ulysse, elle avait séjourné quelques années au Canada pour apprendre les techniques les plus innovantes et prometteuses pour rééduquer les autismes sévères.
De retour en France, elle avait fondée, en 2005, l’association ASAP - Les Petites Victoires pour prendre le relais des classes intégrées. Aujourd'hui, l'établissement accueille vingt enfants en institut médico éducatif, douze jeunes adultes en centre d’accueil de jour médicalisé et six adultes en résidence hebdomadaire, du lundi au vendredi après-midi, 210 jours par an. En 2007, lorsque Dominique a passé les tests d’admission aux Petites Victoires j’ai pu mesurer les lacunes de sa prise en charge depuis son départ du collège. Il avait bien de choses à rattraper et a pu le faire.

Lucy et Dominique

© Document personnel

 
« Il y a trente ans je n’aurais jamais cru que mon enfant sévèrement autiste, qui hurlait si on changeait la couleur de son pyjama, hyperactif et anorexique, chez qui la vue d’une orange sur la table provoquait des hauts le cœur  pourrait participer à la préparation d’un repas »

 
Il y a trente ans je n’aurais jamais cru que mon enfant sévèrement autiste, qui hurlait si on changeait la couleur de son pyjama, hyperactif et anorexique, chez qui la vue d’une orange sur la table provoquait des hauts le cœur  pourrait participer à la préparation d’un repas, passer avec mention le concours de musique Léopold Bellan*, assister à un opéra, faire la queue dans un supermarché, taper ses recherches YouTube sur une tablette.

Si, pour l’heure, on ne sait pas guérir ou prévenir l’autisme, depuis quelques années, certains gènes responsables ont pu être identifiés. Les autistes des Petites Victoires font partie de la recherche d’un diagnostic génétique mené par le Pr Arnold Munnich de l’hôpital Necker. Connaître l’origine de l’autisme de son enfant ouvre, déjà, l’espoir de pouvoir y remédier par une thérapie efficace.

Le choix de petits modules qui s'intègrent à la cité a toujours été une priorité pour le Dr Milcent. Son approche est d’adapter l’autiste à la société et non l’inverse sans, pour autant, n’inclure que des autistes de haut niveau aux Petites Victoires.
Et, puisqu’il s’agit d’un marathon, voilà une nouvelle étape de notre route : créer pour nos autistes, maintenant quadragénaires, un foyer de vie pour quand nous, parents, ne serons plus là. C’est une étape charnière car nous voulons leur garantir la qualité de vie qu’ils ont connue jusqu’ici, afin qu'ils puissent continuer à apprendre, évoluer et s’épanouir.

 

« Si, pendant de longues années, nous nous sommes battus, pour tirer nos enfants vers le haut ce n’est pas pour les condamner à ces ghettos. »

 
Le gouvernement vient d’annoncer un 4ème plan autisme. Hélas, il s’adresse surtout aux autistes de haut niveau: ceux qui peuvent suivre une scolarité normale avec l’aide d’un AVS. Ce n’est pas le cas de mon fils ni de la grande majorité des autistes français. Autre facteur d’inquiétude : une floraison de projets de "foyers XXL" regroupant 30, 60 voire 158 autistes ! (Tribune de l’association Sésame autisme) Le but affiché : tenir la promesse de campagne d’ Emmanuel Macron : "plus de départs d’autistes français pour la Belgique". Il est vrai qu’en France, faute de structures, des milliers d’autistes adultes partent en Belgique, mais "Zéro autiste sans solution" ne doit pas ouvrir la voie à cela !
Ces structures de masse représentent un danger de régression et de violence. Si, pendant de longues années, nous nous sommes battus, pour tirer nos enfants vers le haut ce n’est pas pour les condamner à ces ghettos.

 

« Nous voulons pour eux, une vie de qualité, la plus normale possible. »

 
Nous voulons pour eux, une vie de qualité, la plus normale possible, dans leur ville, qu’ils connaissent, et dont ils aiment fréquenter les musées, cinémas, salles de concerts, magasins, gymnases et piscines et où vivent leurs parents. Notre projet de lieu de vie est conçu pour douze adultes autistes. Il a obtenu l’agrément de la DASES* mais, malgré nos efforts, nous ne trouvons pas les murs pour l’installer. Les bailleurs sociaux disent ne pas avoir de locaux à nous proposer et les bailleurs privés nous opposent un refus dès qu’ils entendent le mot "autistes". Nous avons tapé à toutes les portes mais, jusqu’ici, sans réponse. Nous avons contacté l’équipe de Sophie Cluzel, d’Anne Hidalgo et d’Agnès Buzyn. Le maire du onzième arrondissement, qui nous a toujours soutenus, est intervenu auprès des bailleurs sociaux.
 
Après 42 ans de travail en tant que journaliste, de longues journées stressantes, doublées de mon autre métier de mère d’autiste, me voilà arrivée à la retraite.
Je réalise, maintenant, qu’il n’y a pas de retraite pour un parent d’autiste. Ou bien, peut-être, si : quand je réussirai à bâtir pour Dominique, l’avenir que je souhaite pour lui, là, oui, je pourrai prendre ma retraite.
L’année dernière, j’ai frôlé la mort d’un peu trop près. C’était la deuxième fois en vingt ans. Or, comme vous l’aurez compris, disparaître avant de "prendre ma retraite" ne m’est vraiment pas permis. »
 

Lucy Brillié

* Un concours de musique et d’art dramatique créé en 26 et ouvert aux élèves non-inscrits en conservatoire.
**Direction de l'action sociale, de l'enfance et de la santé

28 juillet 2017

Drame à l’hôpital où un enfant naît malgré une interruption médicale de grossesse

Les parents sont dans la plus grande détresse depuis quelques jours.
Les parents sont dans la plus grande détresse depuis quelques jours.

La famille Delage vit depuis lundi une situation de détresse alarmante. Alors qu’elle est enceinte de huit mois, la jeune femme, suivie au centre hospitalier de Boulogne est envoyée à Lille pour subir une IRM.

 

Un premier choc psychologique

Le résultat est vécu comme un drame par la famille : «  On nous a expliqué que notre enfant avait 80   % du cerveau qui ne fonctionnait pas. Les médecins ont dit que le bébé serait paralysé et qu’il ne pourrait ni boire ni manger.  » Après concertation entre les équipes médicales et avec l’accord de la famille, une interruption médicale de grossesse (IMG) est programmée dix jours plus tard. L’attente est difficile pour le couple qui décide de prévenir la famille et d’organiser les funérailles de l’enfant. Le jour de l’opération, lundi, une piqûre à double dose est injectée via le cordon ombilical. Le corps médical constate l’arrêt du cœur et informe la famille du décès de l’enfant.

L’enfant mort est finalement vivant

Le soir, lors de l’accouchement, surprise, l’enfant se met à crier. «  Le bébé est vivant. Il pleure, mange et bouge. On ne comprend pas ce qui a pu se passer et on n’a pas d’explications de la part de l’hôpital  », souligne Jérôme Delage, le père. Du côté des médecins, on évoque un cas et des circonstances exceptionnelles. «  Nous avons vérifié le déroulé de l’opération et il n’y a pas eu d’erreurs médicales commises par les praticiens qui ont pratiqué l’opération. Nous sommes face à un échec de l’IMG. C’est rare mais ça arrive  », insiste le Dr Pierre Ducq, président de la commission médicale de l’hôpital Duchenne. Depuis, le dialogue est rompu entre la famille et l’hôpital, la tension est à son paroxysme et une altercation a eu lieu. «  Nous devons être dans l’accompagnement de la famille car ils sont dans une situation de détresse psychologique et nous devons les soutenir mais la tension nous en empêche pour l’instant  », précise Yves Marlier, directeur de l’hôpital de Boulogne.

Pour le couple, il reste de nombreuses questions et il faut se préparer à une vie avec cet enfant. La famille avait rendez-vous jeudi au CHRU de Lille pour passer des examens et évaluer la situation du nourrisson. Une enquête interne a été ouverte et l’agence régionale de santé a été alertée.

28 juillet 2017

La fin du financement des nouveaux départs de Français en Belgique

article publié sur Des mots grattent

Publié par à 12:32:00

vendredi 28 juillet 2017

La fumeuse « réponse accompagnée pour tous » en vedette, c’est-à-dire du bricolage en saupoudrage à la place de solutions adéquates.
Extrait de l’article de la Gazette des communes :
[Comme annoncée], « La Réponse accompagnée pour tous est à 5 mois de la généralisation.
 
Afin de permettre à tous les enfants et adultes handicapés de bénéficier d’un accompagnement adapté, la démarche « Réponse accompagnée pour tous » a été mise en œuvre à la suite du rapport « Zéro sans solution » de Denis Piveteau. Il s’agit de :
·        Passer d’une logique de place à une logique de réponse coordonnée
·        Apporter une réponse à toutes les situations, même les plus complexes
·        Recentrer le rôle des MDPH sur l’accompagnement avec la mise en place d’un dispositif d’orientation permanent et la formalisation de « plans d’accompagnement globaux » (PAG)
Dès fin 2015, 24 départements se sont portés volontaires pour expérimenter la réponse accompagnée pour tous.

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a publié le 24 juillet un rapport « de capitalisation » issu de leur expérience et qui se veut aussi un guide pour tous les départements.

Il en ressort qu’un lien étroit a pu être noué avec les professionnels et les structures qui accompagnent la personne handicapée permettant aux MDPH engagées de mieux anticiper les blocages ou les ruptures de parcours et de proposer des réponses « modulaires ». Dans certains cas, ce lien a été formalisé par une convention territoriale (Agence régionale de santé, département, MDPH, Éducation nationale, CPAM, CAF…) en matière de partage des données, d’amélioration de la planification de la réponse, d’organisation des réponses aux situations d’urgence, de meilleure coordination des ressources, ou bien encore en matière d’accompagnement de l’évolution des pratiques.

En 2017, 66 autres départements ont rejoint les 24 pionniers. C’est donc, en tout, 90 départements qui ont choisi d’anticiper la date limite de généralisation du dispositif fixée au 1er janvier 2018. »

Lire l’article intégral de la gazette des communes à propos des chantiers prioritaires de Mme Sophie Cluzel, Secrétaire d’État au handicap.

Notre analyse :

Outre que nous relevons d’abord l’objet du rapport : la capitalisation (Devos et le Chat de Geluck auraient trouvé un jeu de mots facile), nous déplorons que le gouvernement actuel continue allègrement de distribuer la même poudre aux yeux que celle de son prédécesseur en ce qui concerne le handicap.

C’est-à-dire l’arrêt quasi-effectif des financements des nouveaux départs en Belgique contre des solutions ridicules en France :

·        Quelques heures par-ci par-là, réparties entre plusieurs services et/ou plusieurs établissements),

·        Des Franciliens qu’on envoie dans le sud-ouest de la France,

·        Le bataillon d’adultes et même d’enfants handicapés qu’on place en hôpital psychiatrique, voire en Unités pour malades difficiles, voire parfois des mois en isolement et contention

·        Voire « tel organisme est chargé de suivre le dossier »

·        Voire un GROS RIEN DU TOUT

Ces solutions sont donc, selon Sophie Cluzel, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, en charge des personnes handicapées, bien plus éthiques qu’une place en Belgique, dans une école pour un enfant ou dans une institution pour personnes handicapées pour un adulte.

Il est vrai que Mme Cluzel, avant d’être présidente de la Fnaseph qui prônait l’inclusion pour tous les élèves… (vœu pieux), était administratrice à l’UNAPEI, association qui a milité contre l’exil en Belgique. Toutes les associations sont contre cet exil. Mais celles qui connaissent vraiment le terrain demandaient un calendrier de 5 ans afin de pouvoir proposer des solutions valables en France.
Promesse qui fut faite par le candidat Emmanuel Macron lors de sa carte blanche du débat d’entre-deux tours, où il avait choisi comme sujet le handicap. Il avait promis d’étaler cet arrêt sur son quinquennat.

Il faut croire que sa Secrétaire d’État s’assoit sur cette promesse et nous vend de la poudre de Perlimpinpin. Le Président est-il au courant ? La 1ère Dame, dont la cause du handicap lui tient particulièrement à coeur ? Le 1er ministre ?
28 juillet 2017

Handicap : les chantiers prioritaires de Sophie Cluzel

article publié dans la gazette des communes

Publié le 27/07/2017 • Par Catherine Maisonneuve • dans : France

handicap

Flickr/ cc by WayTru

Autisme, rentrée scolaire et revalorisation de l'Allocation adulte handicapé, Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat aux personnes handicapées a présenté ses trois chantiers prioritaires à la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Elle a profité de l'occasion pour annoncer que le comité interministériel du handicap serait réuni à la fin du mois de septembre.

Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat aux personnes handicapées a été auditionnée par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale le 25 juillet.

Elle a annoncé la réunion du Comité interministériel du handicap dès fin septembre « pour alimenter et acter les feuilles de route » des différents ministres et « pour pouvoir dérouler sur la quinquennat les objectifs que nous avons en commun ». Ce comité est, rappelons-le, « chargé de définir, coordonner et évaluer les politiques conduites par l’Etat en direction des personnes handicapées ». Le dernier s’est tenu le 2 décembre 2016.

« Mon action aura une boussole, a déclaré la ministre : partir des besoins individuels des personnes en situation de handicap pour bâtir des solutions collectives, en décloisonnant et simplifiant ». Elle a aussi parlé d’un « fil rouge » : s’appuyer sur l’expertise des personnes handicapées elles-mêmes.

Un quatrième Plan Autisme

A son agenda immédiat, trois dossiers urgents : le 4e Plan Autisme, la rentrée scolaire, et la revalorisation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH). La préparation du 4e plan autisme a été lancée le 6 juillet à l’Elysée. « On ne part pas de rien, mais la France a beaucoup de retard » a souligné la secrétaire d’Etat. La concertation, pilotée par un comité national, « partira du terrain » et se déroulera jusqu’à la fin de l’année avec cinq axes de travail  :

  • la prise en charge précoce et l’inclusion scolaire
  • l’inclusion sociale des adultes
  • l’appui aux familles
  • la recherche
  • la formation des professionnels et l’accompagnement au changement

Vers une amélioration de la scolarité des élèves handicapés

Sophie Cluzel a mis en place un comité de pilotage avec son collègue de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, pour résoudre les problèmes rencontrés par les élèves handicapés : manque de places dans les dispositifs collectifs et surtout d’auxiliaires de vie scolaire, un grand classique « qui embolise » chaque rentrée scolaire. 40 à 45% des élèves handicapés ont besoin d’être accompagnés mais « beaucoup sont à l’école sans accompagnants, un sujet qui inquiète les parents ». Les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ont été mobilisées ainsi que Pôle emploi « pour recruter les emplois aidés en temps et en heure ».

S’il s’agit de parer au plus pressé, la secrétaire d’Etat compte aussi ouvrir le chantier de la professionnalisation de cet accompagnement : statut, pérennisation de l’emploi… « Il est temps de tout remettre à plat » juge Sophie Cluzel pour éviter aux enfants les ruptures d’accompagnement d’une année sur l’autre, et les « frontières » entre école et vie quotidienne et en particulier les loisirs. Leur accueil en centres de loisirs est d’ailleurs «  une grande préoccupation des collectivités locales », constate l’ancienne responsable associative…

Et la revalorisation de l’AAH ?

« La promesse du Président est réaffirmée dans ma feuille de route » a-t-elle déclaré aux députés. Aujourd’hui l’AAH est à 810 euros mensuels, « un montant en-dessous du seuil de pauvreté »,  et « notre engagement est de la porter à 900 euros ». Mais la secrétaire d’Etat n’a toutefois pas été en mesure de préciser un calendrier. Il y a quelques semaines, elle avait pourtant déclaré que le président de la République avait « donné consigne au ministre en charge des Comptes publics  de faire en sorte qu’il y ait une traduction « concrète, massive » de cet engagement dès le projet de loi de finances 2018 ».

Lors de son discours de politique générale le 4 juillet devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre avait d’ailleurs évoqué une revalorisation « dès 2018 ». Les associations attendent donc avec impatience. L’AAH est perçue par un million de personnes handicapées majoritairement sans emploi et le seuil de pauvreté est de 1000 euros environ.

Sophie Cluzel compte ouvrir rapidement d’autres chantiers pour développer l’emploi des personnes en situation de handicap, favoriser l’accès à la santé, au logement, aux transports et à la ville mais aussi à la culture, aux sports, aux loisirs … La ministre a déclaré attendre beaucoup aussi du changement du système d’information commun des MDPH pour avoir « une vraie visibilité sur la politique du handicap ».

Enfin  « transformer l’offre médico-sociale » sera un enjeu majeur. Pour la secrétaire d’Etat, il faut arrêter « de raisonner en termes de places, pour le faire en terme de parcours possible : la « Réponse accompagnée pour tous » est un levier important, notamment pour trouver des solutions pour les personnes qui n’en ont pas».

Focus

La Réponse accompagnée pour tous à cinq mois de la généralisation

Afin de permettre à tous les enfants et adultes handicapés de bénéficier d’un accompagnement adapté, la démarche « Réponse accompagnée pour tous » a été mise en œuvre à la suite du rapport « Zéro sans solution » de Denis Piveteau. Il s’agit de

  • passer d’une logique de place à une logique de réponse coordonnée
  • apporter une réponse à toutes les situations, même les plus complexes
  • recentrer le rôle des MDPH sur l’accompagnement avec la mise en place d’un dispositif d’orientation permanent et la formalisation de « plans d’ccompagnement globaux » -PAG

Dès fin 2015, 24 départements se sont portés volontaires pour expérimenter la réponse accompagnée pour tous.

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a publié le 24 juillet un rapport « de capitalisation » issu de leur expérience et qui se veut aussi un guide pour tous les départements.

Il en ressort qu’un lien étroit a pu être noué avec les professionnels et les structures qui accompagnent la personne handicapée permettant aux MDPH engagées de mieux anticiper les blocages ou les ruptures de parcours et de proposer des réponses « modulaires ». Dans ertains cas, ce lien a été formalisé par une convention territoriale (agence régionale de santé, département, MDPH, Éducation nationale, CPAM, CAF…) en matière de partage des données, d’amélioration de la planification de la réponse, d’organisation des réponses aux situations d’urgence, de meilleure coordination des ressources, ou bien encore en matière d’accompagnement de l’évolution des pratiques.

En 2017, 66 autres départements ont rejoint les 24 pionniers. C’est donc, en tout, 90 départements qui ont choisi d’anticiper la date limite de généralisation du dispositif fixée au 1er janvier 2018.

27 juillet 2017

Sénatoriales : Patrick Toulmet tête de liste LREM

article publié dans Le Parisien

26 juillet 2017, 18h48|0

Patrick Toulmet, un des premiers soutiens d’Emnanuel Macron, vient dêtre « récompensé » en étant choisi tête de liste LREM pour la sénatoriale. Olivier Corsan / Le Parisien LP / Olivier Corsan

Dès le début, il a fait partie de l’équipe d’Emmanuel Macron. Patrick Toulmet tient aujourd’hui son graal : il est choisi comme tête de liste LREM pour les élections sénatoriales. Le patron du campus des Métiers à Bobigny est loin d’être un novice en politique puisqu’il a été militant au RPR puis à l’UMP sous les couleurs desquelles il a été élu conseiller régional, avant de rallier l’UDI en 2012.

En 2016, il rejoint les équipes d’En Marche. C’est dans son campus qu’Emmanuel Macron avait officiellement annoncé sa candidature à la présidence de la République. Si les élections législatives n’étaient pas vraiment sa priorité, il n’aurait pas été contre un portefeuille ministériel. Finalement il tentera donc sa chance pour rentrer au Sénat.

 

  leparisien.fr
27 juillet 2017

QUESTIONS/RÉPONSES avec le Pr Christophe LANÇON - Chef de service - Pôle Psychiatrie Sud

Ajoutée le 4 déc. 2016

SOIRÉE DE L'ÉCHO - 11 mai 2016 - Pôle Psychiatrie Centre - Marseille.

27 juillet 2017

Vidéo -> Estelle Malherbe présidente d'Autistes sans Frontières - journée de lancement de la concertation du 4 ème plan autisme

Retour en image au côté la présidente d'Autistes sans Frontières Estelle Malherbe lors de la journée de lancement de la concertation du 4 ème plan autisme ! "Autistes sans Frontières s'engage"

 

Retour en image au côté la présidente d'Autistes sans Frontières Estelle Malherbe lors de la journée de lancement de la concertation du 4 ème plan autisme ! "Autistes sans Frontières s'engage"

Publié par Autistes Sans Frontières Officiel sur mardi 11 juillet 2017
Publicité
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Visiteurs
Depuis la création 2 429 098
Newsletter
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Archives
Publicité