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"Au bonheur d'Elise"

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22 novembre 2017

Dinan. Le combat quotidien de Sasha, 5 ans, autiste

Âgée de 5 ans, Sasha fréquente assidûment les bancs de l’école malgré son autisme.
Âgée de 5 ans, Sasha fréquente assidûment les bancs de l’école malgré son autisme. | Ouest-France

Maxime LAVENANT.

La petite fille présente des troubles autistiques. Sa mère a renoncé à son travail pour s’en occuper. Un concert de soutien sera organisé le 15 décembre.

« Sasha, elle adore l’école. » Il y a un an, Ouest-France avait rencontré la fillette, alors âgée de 4 ans, et sa mère Virginie. La petite Dinannaise, diagnostiquée autiste, venait d’effectuer sa première rentrée scolaire au Clos-Joli.

À l’époque, elle fréquentait la classe, à raison de 4 heures par semaine. Contre 18 heures aujourd’hui. Une vraie satisfaction pour sa mère. Le fruit de sa ténacité, aussi. Incapable de suivre un cours seule, Sasha doit être épaulée. La moitié du temps, une auxiliaire de vie scolaire l’accompagne.

Une éducatrice spécialisée vient en complément. Pour cette dernière, Virginie est allée jusqu’à téléphoner au ministère de l’Éducation nationale, afin d’obtenir une autorisation. Selon elle, Sasha fait figure d’exception dans les Côtes-d’Armor. L’emploi de cette professionnelle revient à la charge de la famille. Un budget.

« Éprouvant physiquement »

Virginie n’a jamais vraiment fait le calcul, mais elle estime que le handicap de sa fille entraîne, en moyenne, 1 600 € de frais par mois. « L’allocation versée par la maison départementale des personnes handicapées en couvre la moitié », résume la Dinannaise de 37 ans.

C’est que Sasha a « un emploi du temps de ministre ! » Une séance de kiné par semaine (pour les retards moteurs), une autre avec une psychomotricienne (pour la gestion du corps), une troisième avec une zoothérapeute à Corseul (pour l’apprentissage du toucher et de l’échange).

Il y a aussi, une fois par mois, l’art-thérapeute (pour la motricité). « Si j’avais plus de budget, ce serait toutes les semaines ! »

Ponctuellement, Virginie emmène sa fille à Rennes rencontrer une ergothérapeute, quand ce n’est pas une généticienne. Ou sa neuropédiatre, basée pour le coup à Saint-Malo.

« J’avoue que c’est assez éprouvant physiquement. Il m’arrive de pleurer de fatigue », reconnaît la trentenaire, pourtant « combative de nature ». Les progrès ténus mais réguliers de sa fille sont autant de petites victoires.Désormais, Sasha sait se relever, parvient à rester assise une vingtaine de minutes, joue avec les autres enfants…

Devenue « experte » de l’autisme, Virginie dénonce les carences de l’État. « Les parents sont livrés à eux-mêmes. » Manque d’information, d’accompagnement, de structures adéquates, de personnels formés… Elle n’a pas de mot assez dur quand on l’interroge sur le troisième Plan autisme, présenté en 2013. « Que des promesses… C’est insupportable, ce sont eux aussi des enfants de la République ! »

« Donner le maximum de chances »

Récemment, elle s’est rapprochée d’une avocate. « Ce qui me démange, c’est de porter plainte contre l’État pour manquement. »

Avant la naissance de Sasha, Virginie menait une carrière. Elle créait des vêtements pour enfants. Elle tenait même une boutique à Dinan. Elle a tout arrêté pour s’occuper de sa fille. « C’est un combat de tous les jours. Si j’étais payée à l’heure, je serais riche ! »

Un rythme qui s’accorde mal avec une vie de famille. D’autant que Sasha, en raison d’une carence hormonale, ne fait pas ses nuits. « J’ai peu de temps à consacrer à sa grande sœur », avoue pudiquement Virginie.

Et l’avenir ? « Je ne sais pas. C’est dur de se projeter. Ce que je veux, c’est donner à Sasha le maximum de chances pour qu’elle gagne un minimum d’autonomie. »

En attendant, Virginie a créé une association, Sasha pas à pas, destinée à récolter des fonds pour subvenir aux besoins de sa fille.

Un concert de la solidarité à Plélan-le-Petit

Le 15 décembre, à Plélan-le-Petit, aura lieu un concert caritatif. En plus de Sasha, l’argent récolté profitera également à Gabin et Mahé, deux autres enfants autistes. L’affiche de la soirée est alléchante, avec trois membres du groupe Tryo, Emane, Camille Esteban, Maracujah et DJ Ordœuvre, tous bénévoles.

Le vendredi 15 décembre, de 19 h à 3 h, à l’Embarcadère, à Plélan-le-Petit. Réservations par mail à sashapasapas@gmail.com ou sur weezevent.com/sashafestival. Plus d’information sur la page Facebook « sashapasapas ».

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22 novembre 2017

A Montpellier, la maman d'un enfant autiste attaque l'État

Emmanuelle Hernandez et son avocate.
G. T.

L 'amertume de la mère d'un enfant autiste devant le tribunal administratif.

“Je suis enfin heureuse d'être entendue. C'est un parcours du combattant dont le point de départ est un drame humain : le handicap. C'est le mépris qui nous a conduits devant vous.” Posément, Emmanuelle Hernandez a expliqué les raisons qui l'ont conduite, avec son mari et leurs fils, devant le tribunal administratif ce mardi 21 novembre. Pourquoi cette mère d'un enfant autiste de 11 ans, Juliano, a décidé d'attaquer l'État pour ses carences dans la prise en charge des enfants handicapés restés à la porte d'un institut médico-éducatif ?

Un préjudice moral

Entre juin 2012 et juin 2015, Juliano n'a jamais pu intégrer, sauf de façon ponctuelle, un établissement spécialisé, comme la maison départementale des personnes handicapées l'avait pourtant spécifiée à deux reprises. Dans ses démarches, Emmanuelle Hernandez s'est retrouvée confrontée à certains murs.

“Un enseignant m'a dit : “On n'est pas responsable de la misère du monde”. À l'Agence régionale de santé, on m'a carrément demandé de changer de pays. Un enfant n'a aucune chance, dès le départ”, a-t-elle lancé. En réparation du préjudice subi, elle a demandé que l'État soit condamné à lui verser 124 000 €.

“Il incombe à l'État de prendre l'ensemble des mesures pluridisciplinaires”

Lors de l'audience de ce mardi, le rapporteur public a largement validé sa démarche sur le plan juridique. “Il incombe à l'État de prendre l'ensemble des mesures pluridisciplinaires” que la situation de Juliano nécessite, a précisé le magistrat. Selon son analyse, l'accueil seulement partiel de l'enfant dans un institut spécialisé “ne répondait pas à la prise en charge particulière décidée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. Cette absence de prise en charge constitue un fait de nature à engager la responsabilité de l'État.”

Le rapporteur public a calculé à un peu plus de 35 000 € le préjudice moral subi par la famille. Des conclusions accueillies avec satisfaction par Emmanuelle Hernandez et son avocate, Me Sandrine Serpentier-Linarès. “Elles sont conformes à la jurisprudence du Conseil d'État. Pour les familles, c'est important de montrer que la juridiction entend leurs demandes.”

La décision du tribunal administratif interviendra dans trois semaines environ.

22 novembre 2017

La molécule qui efface les pensées indésirables

article publié dans Cerveau & Psycho

21/11/2017 | Durée 3 min

Neurosciences

Pour la première fois, on a identifié la molécule qui bloque, dans le centre cérébral de la mémoire (l’hippocampe), le rappel des souvenirs, pensées ou images intrusives.

Bénédicte Salthun-Lassalle

© Shutterstock / solarseven

Il est tard, vous êtes couché, mais ne trouvez pas le sommeil, car vous ruminez sans cesse l’altercation que vous avez eue dans la journée avec votre collègue… Ce souvenir intrusif tourne en boucle dans votre cerveau. Essayez de l’oublier et il semble encore plus intense : difficile de contrôler vos pensées conscientes. Peut-on supprimer ces idées noires ? L’équipe de Michael Anderson, de l’université de Cambridge en Angleterre, a montré que l’on était capable d’inhiber ce genre de pensées, et surtout, ils ont identifié la molécule et le mécanisme mis en jeu.

Les souvenirs intrusifs, les hallucinations, les soucis et autres ruminations diminuent notre bien-être et sont caractéristiques de divers troubles mentaux : la schizophrénie, la dépression, l’anxiété ou encore le syndrome de stress post-traumatique. Pour bloquer ces processus mentaux indésirables, le cortex préfrontal latéral, à l’avant du cerveau, joue un rôle majeur : il contrôle et inhibe l’activité de nos souvenirs quand c’est nécessaire, tout comme il est capable de bloquer nos actes ou réflexes moteurs. Mais on sait que dans les pathologies évoquées ci-dessus, les patients ayant des pensées obsessionnelles présentent souvent une hyperactivité de l'hippocampe, le centre cérébral de la mémoire. Or ce dernier est rarement examiné quand il s’agit de comprendre le contrôle inhibiteur qu’exerce le cortex préfrontal sur les autres régions cérébrales. C’est donc ce qu’ont fait Anderson et ses collègues, en supposant qu’un manque d’inhibition de l’hippocampe provoquerait un excès de pensées indésirables.

Quelle est la molécule cérébrale inhibitrice par excellence, qui diminue l’activité des autres neurones ? Le GABA, un neurotransmetteur libéré par des interneurones, présents dans presque toutes les régions cérébrales. Quel est le lien entre le cortex préfrontal, l’hippocampe et la concentration de GABA ? Pour le déterminer, les chercheurs ont demandé à 24 Anglais âgés de 19 à 36 ans, en bonne santé mentale et physique, de réaliser une tâche de type Think - No Think : ils apprenaient d'abord des paires de mots n’ayant aucun lien (épreuve / gardon, mousse / nord, etc.), puis, quand on leur présentait un des deux mots, ils devaient se rappeler le mot associé si le voyant situé devant eux était vert, ou s’empêcher de répondre si le voyant était rouge. Leur activité cérébrale était mesurée en imagerie par résonance magnétique fonctionnelle pendant cet exercice, ainsi que leur taux de GABA en spectroscopie par résonance magnétique.

Résultat : les participants arrivaient à inhiber le souvenir du mot associé quand on le leur demandait. Et cette inhibition était d’autant plus efficace que les concentrations de GABA dans l’hippocampe étaient élevées, celui-ci étant alors moins actif. En parallèle, l’activité du cortex préfrontal était plus importante lors du contrôle des pensées, mais la concentration de GABA dans cette région n’avaient rien à voir avec le fait de réussir la tâche. En outre, les chercheurs demandaient aussi aux sujets de contrôler une action : dans ce cas, l’activité de l’hippocampe et le taux de GABA dans cette zone n’étaient pas liés au contrôle inhibiteur moteur, alors que le cortex préfrontal était bien mis en jeu. Preuve que cette voie aujourd’hui mise en évidence entre le cortex préfrontal et l’hippocampe est bien spécifique du contrôle des pensées conscientes.

Ainsi, il existe un contrôle inhibiteur entre le cortex préfrontal et l’hippocampe : le premier stimule le réseau d’interneurones inhibiteurs GABAergiques du second, ce qui diminue le rappel de pensées conscientes. Moins de GABA dans l’hippocampe, c’est moins d’inhibition, et donc davantage de mauvais souvenirs, de ruminations, d’idées intrusives. Peut-être sera-t-il un jour possible d’augmenter les taux de GABA dans l’hippocampe pour contrôler les souvenirs indésirables, notamment chez les patients souffrant de maladies mentales ? Les anxiolytiques, comme les benzodiazépines, le font déjà en quelque sorte, en améliorant l’efficacité du GABA, et donc en diminuant l’hyperexcitabilité cérébrale, mais pas de façon ciblée dans l’hippocampe.

22 novembre 2017

IME de Moussaron : la lanceuse d'alerte Céline Boussié relaxée

article publié sur France 3

Céline Boussié devant le tribunal de Toulouse, ce mardi. / © Marie Martin / France 3 Occitanie

Céline Boussié devant le tribunal de Toulouse, ce mardi. / © Marie Martin / France 3 Occitanie

Par Laurence BoffetPublié le 21/11/2017 à 15:22Mis à jour le 21/11/2017 à 19:00

Céline Boussié avait dénoncé des actes graves de maltraitance envers des patients polyhandicapés accueillis à l'IME Moussaron de Condom, dans le Gers. Cette ancienne salariée de l'établissement était depuis poursivie par son ex employeur pour diffamation. Elle a été relaxée ce mardi par le tribunal correctionnel de Toulouse. 

En 2013, Céline Boussié avait dénoncé à l'agence régionale de santé (ARS) des actes de maltraitance envers les enfants, adolescents et jeunes adultes pensionnaires de l'Institut Médico-Educatif (IME) Moussaron. Après cette dénonciation, une enquête avait été diligentée par l'ARS. Elle avait conclu en juillet 2013 à de graves dysfonctionnement et à une situation de maltraitance institutionnelle. Le ministère des personnes handicapées avait ensuite demandé le placement de l'IME sous administration provisoire et avait porté plainte contre X pour abus de bien social et abus de confiance dans la gestion de la société.

Poursuite en diffamation

Cela n'avait pas empêché l'établissement de porter plainte en diffamation contre son ancienne salariée. Son procès s'est tenu devant le tribunal correctionnel de Toulouse le 19 septembre dernier. A l'audience, le procureur n'avait pas requis de peine à son encontre, indiquant s'en remettre à la décision du tribunal.

Une victoire pour les lanceurs d'alerte

Cette relaxe est une victoire pour tous les lanceurs d'alerte. Céline Boussié qui milite pour la reconnaissance de ce statut dans le domaine de la santé et du social n'a pas caché sa joie et son soulagement à la sortie du tribunal. "C'est un signal fort que la justice de Toulouse a envoyé aujourd'hui" a-t-elle déclaré, "parce que c'est une des premières fois qu'un lanceur ou une lanceuse d'alerte est relaxé et ça veut dire qu'enfin, on peut parler et il faut parler". 
L'IME de Moussaron n'a pas encore indiqué s'il comptait faire appel de la décision du tribunal.

Voir ici le reportage de Marie Martin et Martin Vanlaton
22 novembre 2017

Vidéo -> Le "Parti pris" de Josef Schovanec, autiste et philosophe.

LCI
vendredi ·
"L'autisme ce n'est pas la CGT!", le coup de gueule de Josef Schovanec, autiste et philosophe, sur l'intégration des personnes en situation de handicap dans la société.

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21 novembre 2017

Michel, lycéen et autiste : "J’apprends à vivre avec les autres"

Michel (au centre), 16 ans, est en première S au lycée Jacques-Prévert, à Boulogne (92). // © Meyer/Tendance floue pour l'EtudiantMichel (au centre), 16 ans, est en première S au lycée Jacques-Prévert, à Boulogne (92). // © Meyer/Tendance floue pour l'Etudiant

Son handicap, l’autisme Asperger, est invisible. Communiquer avec ses professeurs, avoir de l’empathie envers ses camarades, Michel a dû l’apprendre. Il estime avoir eu de la chance et une famille en or. Au lycée, il est heureux !

"J’ai été diagnostiqué autiste Asperger à l’âge de 8 ans. C’est un handicap qui ne se voit pas et que les gens ne peuvent pas deviner. Depuis le diagnostic, je suis suivi dans un SESSAD [service d’éducation spéciale et de soins à domicile], un service de santé. Le mien est spécialisé dans l’autisme. J’ai appris des choses qui vous semblent naturelles et qui ne le sont pas pour moi, pas du tout, comme communiquer, aller vers les autres, se comporter en société. Je suis autiste et cela signifie que j’ai beaucoup de difficultés à me socialiser. Je ne vais pas naturellement vers autrui. Je n’ai pas besoin des autres… sauf pour me nourrir !"

"Le deuxième élément important est le manque d’empathie. J’avais du mal à comprendre les sentiments, les émotions des autres. Par exemple : quand je voyais quelqu’un pleurer, je ne me sentais pas concerné. Je n’avais pas la réaction – normale quand on n’est pas autiste – d’être triste. Mon troisième problème est la compréhension de l’abstrait. En ce moment, c’est difficile en cours de français. Une couleur va définir l’amour et à la leçon d’après cette même couleur pourra évoquer la tristesse ou le désarroi. Je m’y perds : ce qui n’est pas logique me gêne."

"J’ai aussi beaucoup de mal avec le bruit, le brouhaha m’empêche de me concentrer. Je déteste les bruits forts et soudains : un feu d’artifice, un ballon qui éclate ou le bouchon d’une bouteille de champagne… En famille, il nous arrive d’en parler mais toujours sur le ton de l’humour, on en rigole. On va dans une fête, des ballons décorent l’espace…, on va alors ironiser dessus. Quelqu’un de la famille dira : ‘Elle est super cette fête !’ Il vaut mieux rire que pleurer n’est-ce pas ? D’ailleurs, je ne pleure jamais !"

"Il y a autant d’autistes que d’autismes"

"J’ai passé des tests pour connaître mon quotient intellectuel. Je ne le connais pas exactement, mais il est élevé. Pour évoquer cette particularité, mes parents disent que je suis 'très chiant' ! Moi, je ne dis rien sauf, à la rigueur, si on me le demande. Cela dit, je ne parle que de moi, mais je tiens à souligner qu’il y a autant d’autistes que d’autismes. Et le stéréotype du jeune autiste qui exécute très vite des calculs m’agace profondément. Ce n’est pas la réalité : c’est parfois plus simple ou plus compliqué."

Michel a une passion pour les sciences et les mathématiques. Son rêve : être chercheur. // © Meyer/Tendance floue pour l'EtudiantMichel a une passion pour les sciences et les mathématiques. Son rêve : être chercheur. // © Meyer/Tendance floue pour l'Etudiant

"Après l’école primaire, qui a été un cauchemar parce que les instituteurs étaient ignorants et ne me comprenaient pas (ils étaient méchants), les trois premières années du collège ont été très correctes. Je me sentais bien. J’apprenais à me socialiser (je vous ai dit que ce n’était pas naturel pour moi), à vivre avec les élèves de ma classe. J’ai même été délégué. Je respirais. Cela vous choque ? On n’avait pas d’autre moyen de me calmer."

"Certains professeurs ne m’interrogeaient jamais"

"J’ai oublié de vous dire que j’ai un trouble de l’hyperactivité et de l’attention. Je suis un traitement qui m’aide à me concentrer. En troisième, le dosage du médicament n’était plus adapté : j’étais fatigué et j’avais du mal à me socialiser. Je devenais antipathique, et quelquefois violent. Je ne faisais aucun effort pour m’améliorer. Je suis donc allé à l’hôpital pour corriger le dosage. Mais je ne dormais plus, j’étais stressé."

Lire aussi : Lily, lycéenne et déléguée de classe : "j'apprécie mon rôle de porte-parole"

"En fin d’année, certains professeurs ne me voulaient plus dans leur classe ou bien ils ne m’interrogeaient jamais. Je ne leur jette pas la pierre. Il faut les comprendre. Mon handicap ne se voit pas et ils ne faisaient pas la part des choses entre mon insolence et mon autisme. C’est le manque de formation et d’information qui crée ces situations. Si les enseignants étaient formés, je n’aurais pas eu ces problèmes. Même chose pour les élèves : je dérangeais les cours sans intention de les embêter."

"Au lycée, j’ai même été élu délégué de classe"

"Au lycée, c’est génial. Je suis tranquille et je m’en sors. Les professeurs sont très compréhensifs. Dès mon entrée en seconde, ils ont organisé des réunions pour savoir comment m’aider au mieux et quels étaient mes besoins. J’étais angoissé le jour de la rentrée, mais, j’ai retrouvé deux élèves du collège avec lesquels ça se passait bien. J’étais surtout heureux de démarrer quelque chose de nouveau, dans un endroit où on ne me connaissait pas. Puis je me suis fait des camarades. J’ai même été élu délégué de classe !"

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Michel a une passion pour les sciences et les mathématiques. Son rêve : être chercheur.  Michel ne supporte pas le bruit ni la foule. Il travaille souvent à la bibliothèque. // © Meyer/Tendance floue pour l'EtudiantMichel a une passion pour les sciences et les mathématiques. Son rêve : être chercheur. Michel ne supporte pas le bruit ni la foule. Il travaille souvent à la bibliothèque. // © Meyer/Tendance floue pour l'Etudiant

"Aujourd’hui, en première, je me sens bien. J’ai trois ou quatre amis avec lesquels je partage les mêmes centres d’intérêt : les maths et les sciences. Oui, ils savent que je suis autiste et ce n’est pas un sujet de conversation. Comment ils l’ont su ? Soit ils étaient au courant depuis le collège, soit ils ont posé la question lorsque je leur ai dit que je ne supportais pas le bruit. C’est simple, c’est facile, ça n’a rien changé."

"En maths, mes notes fluctuent entre zéro et vingt"

"Je suis dysorthographique, j’écris vraiment très mal. Alors j’ai le droit d’avoir un ordinateur en classe. Je saisis les cours rapidement et je me dis que j’ai de la chance quand je vois mes camarades prendre des notes sur papier. Une accompagnatrice est présente dans le lycée, au moment des cours qui me stressent le plus, tels les maths. Elle n’est pas présente en classe mais se trouve souvent dans la salle des professeurs. Je peux l’appeler quand je veux. Pour l’instant, je ne l’ai pas fait."

"Mon principal problème est la gestion du stress. Surtout en maths… matière qui est aussi mon point fort. C’est paradoxal mais simple à comprendre. Mes notes fluctuent de zéro à vingt. Quand j’arrive à me concentrer et gérer mon stress, ça va tout seul. Quand ça ne va pas, je me bloque. Je peux mettre dix minutes à lire un énoncé. C’est ennuyeux. Je constate que ce trouble de l’attention est souvent lié à la fatigue."

"Gérer mon stress, c’est le projet de cette année"

"Je ne vais pas vous raconter que je passe mes soirées à effectuer des calculs savants. Non, je mène une vie tout à fait normale d’adolescent de 16 ans. J’ai un petit frère avec qui je partage la vie de famille. Je joue aux jeux vidéo, je dessine des illusions d’optique, je fais mes devoirs à la dernière minute, le dimanche soir pour le lundi. Rien de plus banal. Je déjeune avec mes amis parce que je ne supporte pas le bruit et la foule de la cantine."

Le message de Michel : ne soyez pas fermés, ouvrez les yeux et acceptez tous les handicaps (même invisibles). // © Meyer/Tendance floue pour l'EtudiantLe message de Michel : ne soyez pas fermés, ouvrez les yeux et acceptez tous les handicaps (même invisibles). // © Meyer/Tendance floue pour l'Etudiant

"J’ai des projets de métier : mon rêve serait de travailler dans la recherche. J’ai effectué un stage dans un laboratoire de l’Institut Pasteur, qui s’occupe de génétique et d’autisme. J’envisage des études longues. Pour cela, il faudra que j’apprenne à gérer mon stress, c’est le projet de cette année. Bien sûr, ça va mieux, mais pour m’améliorer, je dois régler certains problèmes."

"Mon message : peu importe le handicap, il faut être cool. Un autiste peut essayer de s’adapter aux autres, mais il faudrait que ce soit réciproque. Si les personnes autour de nous ne modifient pas leur comportement, c’est encore plus compliqué. Bref, soyez ouvert."

Autisme, pour en savoir plus
Le syndrome d’Asperger, dont est porteur Michel, est un autisme sans déficience intellectuelle. C’est un handicap et pas une maladie. Des "aspies" (diminutif de porteur du syndrome d’Asperger) célèbres, en voici quelques-uns : Bill Gates, Steve Jobs…
Environ 6.000 enfants autistes naissent chaque année en France. 80 % d’entre eux ne sont pas scolarisés. "Et pourtant une loi prévoit la prise en charge de tous les enfants en situation de handicap, précise Isabelle Letellier, présidente de l’association Asperger-Accueil [située à Évreux, 27]. Ceux-ci peuvent bénéficier pendant leurs études d’aménagements d’horaires, d’adaptations et d’aides humaines."

Associations qui viennent en aide aux personnes autistes et aux familles :
Association Asperger-Accueil, 1, rue Fellini, 27000 Évreux.
Autistes sans frontières : réseau associatif pour la scolarisation en milieu ordinaire des enfants autistes.

À lire aussi :
"Les autres. Modes d’emploi", de Sylvie Baussier, Oskar Éditions, 2014.

21 novembre 2017

AUTISME : Les promesses de la NitroSynapsine

Actualité publiée il y a 5 jours 23 heures 12 min
Nature Communications

Chez la souris modèle, la molécule NitroSynapsine est capable de corriger en grande partie les anomalies électriques, comportementales et cérébrales.

L’autisme affecte environ 1 enfant sur 68 et il n’existe à ce jour aucun traitement définitif. Ce candidat dans le traitement de l'autisme, bien abouti selon ces travaux d’une équipe du Scripps Research Institute, représente donc un espoir à moyen terme pour les patients atteints de TSA et leurs familles. Ces travaux préliminaires menés sur la souris, montrent en effet que la molécule NitroSynapsine est capable de corriger en grande partie les anomalies électriques, comportementales et cérébrales. Des données présentées dans la revue Nature Communications obtenues certes chez l’animal mais qui portent la promesse de pouvoir rétablir une signalisation électrique « normale » dans le cerveau, dans pratiquement toutes les formes de troubles du spectre autistique (TSA).

 

Selon l’auteur principal, le Dr Stuart Lipton, professeur au Scripps mais aussi neurologue clinicien auprès de patients autistes, le candidat médicament est prêt à passer en essais cliniques. Car ses travaux s’inspirent de nombreuses années de recherche et notamment d’une précédente étude menée en 1993 qui identifiait le gène MEF2C comme un facteur clé dans le développement du cerveau. Cette première découverte a conduit l’équipe à confirmer que la perturbation de MEF2C (ou son équivalent chez la souris) au début du développement du fœtus, entraîne des anomalies sévères, autisme-like, perceptibles à la naissance. Depuis, d’autres études ont rapporté de nombreux cas d'enfants ayant des troubles très similaires, résultant d'une mutation d'une copie de MEF2C. Ce trouble, donc initialement découvert chez la souris, est aujourd’hui reconnu comme le syndrome de l'haplo-insuffisance de MEF2C (ou MEF2C Haploinsufficiency Syndrome- MHS).

Les souris modèles de MHS traintées pendant 3 mois par NitroSynapsin présentent une réduction de ce déséquilibre excitateur/inhibiteur

 

Du rôle clé de MEF2C : le gène code pour une protéine qui fonctionne comme un facteur de transcription ou un interrupteur qui active l'expression de nombreux gènes. Bien que le MHS ne représente qu'une faible proportion des cas de troubles autistiques, des études génomiques à grande échelle ont montré ces dernières années que les mutations sous-jacentes à divers troubles de l'autisme impliquent fréquemment des gènes activés par MEF2C. En synthèse, MEF2C régule l’activité de gènes liés à l'autisme, ce qui suggère qu’un traitement efficace du syndrome de l'haplo-insuffisance de MEF2C serait également efficace contre d'autres formes d'autisme.

Une souris modèle de MHS : créée par les chercheurs via des manipulations génétiques, ce modèle souris du syndrome de l'haplo-insuffisance de MEF2C présente -comme les enfants humains atteints de MHS – une seule copie fonctionnelle de MEF2C, vs les 2 copies habituelles. Ces souris modèles présentent des symptômes autisme-like, dont des troubles de la mémoire spatiale, une anxiété, des mouvements répétitifs anormaux, ainsi que d'autres signes caractéristiques. Les analyses de leurs cerveaux révèlent également de nombreuses anomalies, dont un excès de la signalisation excitatrice dans certaines zones cérébrales clés et un déficit de signalisation inhibitrice dans d’autres zones. Ce déséquilibre excitateur / inhibiteur également caractéristique de la plupart des formes de TSA semble expliquer de nombreuses manifestations liées à ces troubles, cognitives et comportementales, ainsi qu’un risque accru de crises d'épilepsie.

3 mois de NitroSynapsine rétablissent l’équilibre cérébral, les comportements et les capacités cognitives : les souris modèles de MHS traintées pendant 3 mois par NitroSynapsin (nitrate d'aminoadamantane lié à la mémantine (Alzheimer)), présentent une réduction de ce déséquilibre excitateur/inhibiteur, des comportements anormaux et une amélioration de la performance aux tests cognitifs et comportementaux. Ave même, chez certaines souris, un retour à la normale.

De prochains essais cliniques sur la NitroSynapsine sont prévus, avec un « bonus » : l’équipe a également constaté que le nouveau composé améliore la fonction synaptique et donc la communication en réseau dans le cerveau, une fonction également déficiente dans un grand nombre de maladies neurologiques.

Accueil

 

Source: Nature Communications 14 November 2017 doi:10.1038/s41467-017-01563-8 NitroSynapsin therapy for a mouse MEF2C haploinsufficiency model of human autism

Plus de 100 études sur l’Autisme et les TSA sur Neuro Blog

Cette actualité a été publiée le 15/11/2017 par Équipe de rédaction Santélog

20 novembre 2017

Une crèche où les enfants autistes sont chez eux

Résumé : 20 novembre 2017, journée internationale des droits de l'enfant. A cette occasion, Sophie Cluzel visite une crèche où l'inclusion des enfants autistes est la règle. Une initiative "exemplaire" qui ne demande qu'à essaimer...

Par , le 20-11-2017

Quoi mieux qu'une crèche pour expérimenter la participation et la citoyenneté partagée ? Et, ce, dès le plus jeune âge. C'est le credo de la crèche multi-accueil Ernest May, située à Paris, dans le 17ème arrondissement. Gérée par la Croix rouge française, elle propose 12 places réservées à des enfants (domiciliés à Paris) avec des troubles du spectre de l'autisme. Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat en charge des Personnes handicapées, a choisi le 20 novembre 2017, Journée internationale des droits de l'Enfant, pour se rendre dans cette structure qualifiée « d'exemplaire » parmi les 60 établissements Croix-Rouge française dédiés aux jeunes enfants.

Collaboration spécifique

Ce multi-accueil a pour objectif d'offrir une expérience de collectivité en milieu ordinaire à l'enfant tout en s'assurant de la prise en compte de ses besoins spécifiques. Il ne pourrait fonctionner sans une collaboration étroite avec les acteurs intervenant dans le champ de la petite enfance : les services de la Protection maternelle et infantile (PMI), les Centres d'action médico-social précoce (CAMSP), les Centres médico-psycho-pédagogique (CMPP), les Services d'éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD), etc. A cet effet, la Croix-Rouge française a développé un service mobile d'interventions précoces spécialisé sur les troubles du spectre de l'autisme qui pourra intervenir auprès de l'enfant au sein même de la crèche. Une formation a par ailleurs été déployée afin de sensibiliser les professionnels, élaborée avec les parents, des professionnels et des experts à partir des besoins exprimés par les professionnels des crèches. Elle est en cours de déploiement dans les autres établissements de l'association.

Une opportunité méconnue

La possibilité d'accéder à une place en Etablissements d'accueil des jeunes enfants (EAJE) est bien souvent méconnue par les familles ou peut sembler irréalisable. De même, elles ignorent que ces établissements peuvent proposer un accueil à temps partiel, d'une demi-journée à plusieurs jours par semaine, adapté à chaque situation. Selon le communiqué de la Croix rouge française, « les enfants ne s'y trouvent pas soumis à des recherches de performances ou de pré requis. (…) Il revient aux professionnels de la structure de compenser ce qui rend l'enfant vulnérable en adaptant l'environnement ou l'activité. A la crèche, ce ne sera pas à l'enfant de s'adapter mais bien à ce lieu de le faire. » Des méthodes et une pédagogie sont ainsi développées pour prendre en compte la diversité des rythmes singuliers de développement de tous les enfants accueillis.

Focus sur une équipe mobile de soins précoces

La Croix-Rouge française a par ailleurs développé, en lien avec des directeurs de crèches, un projet d'unité de soins précoces mobile rattaché à l'hôpital de jour pour enfants « l'Etincelle » situé dans le 18ème arrondissement de Paris. Il a pour objectif d'apporter un soutien spécialisé à des tout-petits repérés, ou pour lesquels un diagnostic de trouble autistique vient d'être posé. En effet, la difficulté est criante, pour les professionnels des centres diagnostiques, d'orienter rapidement et efficacement les enfants dépistés très jeunes. La détection doit être faite très tôt, à un âge où les effets des interventions se font rapidement ressentir, notamment grâce à l'importante plasticité du cerveau avant l'âge de 6 ans. Mais les structures de soins spécialisées manquent, et les familles se trouvent trop souvent démunies dans la recherche d'un accompagnement adapté pour leur enfant.

Prises en charge précoces

C'est donc avec cette volonté de répondre rapidement aux besoins des enfants de moins de 4 ans que la création de cet EMSP a été menée. Ce dispositif doit proposer des prises en charge précoces individualisées et délocalisées (dans les lieux fréquentés par le jeune enfant entre 1 et 4 ans), en intégrant d'emblée de nouveaux partenaires du réseau (PMI, lieux d'accueil petite enfance). Le personnel de l'unité interviendra en tant que cellule ressource auprès des autres crèches Croix-Rouge française en lien étroit avec la PMI. La pluridisciplinarité du personnel de l'unité de soins précoces (psychiatres, psychologues, psychomotriciens, orthophoniste) constitue une ressource précieuse pour soutenir parents et professionnels des crèches.

 

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Sur Handicap.fr

20 novembre 2017

Des milliers d’enfants handicapés toujours en attente de scolarisation

article publié dans 20 Minutes

Scolarité Plus de 5.000 enfants handicapés ne peuvent toujours pas aller à l'école. En cause: le manque de formation et d'AVS...

Lise Garnier

Publié le 16/11/17 à 07h05 — Mis à jour le 16/11/17 à 07h05

Le statut précaire des AVS rend difficile l'accompagnement des enfants handicapés dans leur scolarité.

Le statut précaire des AVS rend difficile l'accompagnement des enfants handicapés dans leur scolarité. — F. Durand/SIPA

Ils étaient 3 500 en septembre en attente d’un Auxiliaire de vie scolaire (AVS), selon le Collectif citoyen handicap (CCH). Un chiffre confirmé par le gouvernement. Quelques semaines plus tard, les chiffres augmentent et «près de 5 200 enfants en situation de handicap ne peuvent toujours pas aller à l’école», annonce Jean-Luc Duval, président du CCH. La raison ? Le manque d’Auxiliaires de vie scolaire (AVS) mais pas que…

Un statut précaire

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a créé 8.000 emplois d’AVS à temps plein cette année. Une action insuffisante pour Mathieu Brabant, syndicaliste CGT en charge des AVS, «car l’emploi précaire conduit à un mauvais suivi des enfants». Contractuels de l’Education nationale, certains AVS sont d’abord en contrat aidé pendant 24 mois avant de pouvoir prétendre à un CDD pour une durée maximum de 6 ans.

Le manque de perspective «et le salaire de 683 euros par mois en contrat aidé à temps partiel n’aident pas les candidats à l’emploi à emprunter cette voie», remarque Jean-Luc Duval. Et pour conséquence: «A Paris, un enfant handicapé sur deux n’a pas d’auxiliaire de vie scolaire», déclare-t-il. Pour Mathieu Brabant, dans cette histoire tout le monde souffre: «L’enfant et ses parents qui se sentent rejetés et les enseignants qui ne peuvent pas gérer les élèves sans la présence d’un AVS.» Ainsi, certains directeurs refusent les enfants handicapés sans accompagnateur.co

Et un problème de formation

Face à ce constat, la CGT appelle l’Etat «à investir pour titulariser les AVS et à embaucher du personnel mieux formé plutôt que de faire du bricolage». En réponse, le gouvernement d’Edouard Philippe a prévu de diminuer le nombre de contrats aidés d’ici 2018. Les associations craignent que ces emplois soient remplacés par des services civiques d’une durée de 9 mois.

«Le statut des AVS n’est pas le seul problème» pour Jean-Louis Garcia, président de l’Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH). Selon lui, il faut élargir le problème: «Les professeurs ne sont pas formés pour encadrer les enfants et le handicap est encore stigmatisé aujourd’hui.» Si le chemin reste long, le nombre d’enfants handicapés scolarisés dans les écoles ordinaires augmente chaque année.

20 novembre 2017

Elise & Kalina, Chloé, Virginie et les autres ...

P1030047Premier contact avec Elise pour Chloé, la nouvelle bénévole de l'association Trott'Autrement ... Séance très fun sous la direction de Virginie Govoroff-Regnault.

Notez au passage la superbe position des mains pour conduire son cheval ... fruit d'un travail de longe haleine comme dirai un ami écrivain.

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20 novembre 2017

Guer. Avoir un autre regard sur l’autisme avec l’art

Ce samedi, au centre culturel Le Belvédère à Guer avait lieu le vernissage de l’exposition Ap’art qui met en avant des œuvres d’art de personnes autistes.
Ce samedi, au centre culturel Le Belvédère à Guer avait lieu le vernissage de l’exposition Ap’art qui met en avant des œuvres d’art de personnes autistes. | Mélanie Becognee

C’est en musique qu’a démarré, samedi, le vernissage d’Ap’art au centre culturel Le Belvédère à Guer. Le groupe folklorique La Mazurka a guidé les visiteurs du centre-ville jusqu’au lieu d’exposition.

Cet événement s’inscrit dans le cycle des animations proposées jusqu’au 15 décembre par l’association Parlons en ! Autisme.

Gravures, dessins, empreintes… De nombreuses œuvres y mettent en avant le travail d’enfants et personnes à troubles autistiques en lien avec des artistes, collectifs, associations et art-thérapeute. « Toutes ces manifestations valorisent l’expression de l’art chez les personnes handicapées, a rappelé le maire de Guer, Jean-Luc Bléher. Il n’y a aucune structure spécifique pour les adultes autistes. Les autres sont souvent complètes et non adaptées à leur prise en charge. L’hôpital psychiatrique n’est pas la solution. »

Ce samedi, au centre culturel Le Belvédère à Guer avait lieu le vernissage de l’exposition Ap’art qui met en avant des œuvres d’art de personnes autistes.
Ce samedi, au centre culturel Le Belvédère à Guer avait lieu le vernissage de l’exposition Ap’art qui met en avant des œuvres d’art de personnes autistes. | Mélanie Becognee

 

Ce samedi, au centre culturel Le Belvédère à Guer avait lieu le vernissage de l’exposition Ap’art qui met en avant des œuvres d’art de personnes autistes.
Ce samedi, au centre culturel Le Belvédère à Guer avait lieu le vernissage de l’exposition Ap’art qui met en avant des œuvres d’art de personnes autistes. | Mélanie Becognee

 

Ce samedi, au centre culturel Le Belvédère à Guer avait lieu le vernissage de l’exposition Ap’art qui met en avant des œuvres d’art de personnes autistes.
Ce samedi, au centre culturel Le Belvédère à Guer avait lieu le vernissage de l’exposition Ap’art qui met en avant des œuvres d’art de personnes autistes. | Mélanie Becognee

Une façon claire de rappeler le combat de l’association Parlons en ! Autisme qui se bat depuis six ans pour l’ouverture d’un foyer d’accueil médicalisé.il a rappelé le « soutien indéfectible » de la commune.

Tout comme la conseillère départementale Marie-Hélène Herry qui a précisé que « qu’on ne voit pas les choses évoluer malgré une succession de plan autisme […] Le département est prêt à mettre les moyens mais il faut que l’Agence régionale de santé ouvre de places. »

Ce samedi, au centre culturel Le Belvédère à Guer avait lieu le vernissage de l’exposition Ap’art qui met en avant des œuvres d’art de personnes autistes.
Ce samedi, au centre culturel Le Belvédère à Guer avait lieu le vernissage de l’exposition Ap’art qui met en avant des œuvres d’art de personnes autistes. | Mélanie Becognee

Prochain rendez-vous Ap'art :

Ce samedi 18 novembre, ciné-débat au Quai 56 à 20 h 30 avec la projection du filmDernières nouvelles du cosmos de Julie Bertuccelli. Entrée : 5 €

Conférence d'Eric Lemonnier, pédopsychiatre et spécialiste de l'autisme le 25 novembre à 20 h 30 au Quai 56. Gratuit.

20 novembre 2017

Shooting photos Elise Dupuis - Automne 2017

Un beau matin dP1020778'automne cela inspire parfois ... Nous voilà partis dimanche avec Elise pour le parc de Rentilly, superbe endroit où la nature se pare de ses couleurs d'automne. 

Prendre Elise au naturel est relativement facile ... lui faire prendre la pose s'avère plus difficile et finalement constitue un exercice intéressant pour elle l'obligeant à se concentrer ... cela reste toujours difficile.

Mais avant tout Elise c'est la joie de vivre ... Voir les photos de bas de page prises sur la terrasse ... avec la complicité de David, son grand frère.

Plus de photos ici

 

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19 novembre 2017

Handicap : des militantes interpellent l'Etat... en haut des grues

article publié dans Le Point

Quatre personnes étaient juchées sur des grues de la porte d'Italie à Paris, samedi en fin de journée, pour alerter le président sur le handicap.

Source AFP

Publié le 18/11/2017 à 20:12 | Le Point.fr
L'action a été menée pour rappeler à Emmanuel Macron les promesses faites aux personnes handicapées durant la campagne présidentielle.

L'action a été menée pour rappeler à Emmanuel Macron les promesses faites aux personnes handicapées durant la campagne présidentielle. © AFP/ MARTIN BUREAU

L'initiative vient du collectif citoyen handicap. Pour se faire entendre, quatre militantes étaient toujours perchées sur des grues de la porte d'Italie à Paris, ce samedi en fin de journée, pour réclamer au président Macron davantage de moyens pour les personnes en situation de handicap, a appris l'Agence France Presse. Sur les huit personnes ayant initié l'action, dès 4H30 samedi, quatre étaient encore retranchées à 18H00 dans deux grues différentes, des mères qui "refusent de descendre pour l'instant", a expliqué au téléphone Estelle Ast, membre du collectif.

L'une d'elles "menace de sauter de la grue si elle n'obtient pas un écrit pour son fils", a-t-elle ajouté. L'action a été menée pour rappeler à Emmanuel Macron les promesses faites aux personnes handicapées durant la campagne présidentielle. "Un premier contact a été établi avec un conseiller" de l'Élysée, mais sans avancée notable pour l'heure, a précisé Mme Ast. Des banderoles ont été déployées sur chacune des grues: "une prise en charge adaptée pour tous", "handicap: 17 suicides connus depuis 2008", "handicap: discrimination, exclusion, maltraitance" et "handicapés au chômage= 21 %".

"Un véritable parcours du combattant"

Malgré des lois successives, dont l'instauration en 1987 de l'obligation d'emploi de 6 % de personnes en situation de handicap pour les entreprises de plus de 20 salariés, le taux de chômage des personnes handicapées reste très élevé, 19 %, deux fois supérieur à la moyenne nationale. "Monsieur Macron veut faire du handicap sa priorité mais aujourd'hui on se rend compte que toutes les directives qui sont prises ne vont pas du tout dans ce sens-là", a affirmé Estelle Ast qui, en mars 2014, avait entrepris une action similaire à Toulouse.

"On veut vraiment que les moyens soient mis pour que les personnes handicapées soient totalement incluses dans notre société, à tous les niveaux : à l'école, au travail... Que tout ne soit plus un véritable parcours du combattant", a-t-elle encore dit à l'Agence France Presse. Plusieurs associations ont regretté, à l'occasion de la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées (13-19 novembre), la politique du gouvernement en la matière, notamment en raison de la baisse des contrats aidés.

19 novembre 2017

Catherine Becchetti-Bizot, nouvelle médiatrice de l’Éducation nationale

L'IGEN Catherine Becchetti-Bizot a été nommée médiatrice de l'Education nationale. Ex-directrice du numérique éducatif, elle était aussi membre du CSP depuis 2016.

catherine-becchetti-bizotLe 11 novembre 2017, Catherine Becchetti-Bizot, inspectrice générale de l’Éducation nationale (IGEN), a été nommée (par Jean-Michel Blanquer) médiatrice de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, pour une durée de 3 ans – en remplacement de Claude Bisson-Vaivre, parti à la retraite.

Sortie de l’École normale supérieure, agrégée de lettres classiques et docteur ès Lettres, Catherine Becchetti-Bizot a enseigné à l’université de Nancy II, puis a été conseillère pour les relations internationales au sein du cabinet de Claude Allègre, ex-ministre de l’Education nationale, de 1997 à 2000.

Devenue IGEN en 2000, elle a ensuite été nommée directrice du numérique éducatif (DNE) auprès de Najat Vallaud-Belkacem, de juin 2013 à septembre 2015. Chargée d’une mission sur les pédagogies actives en lien avec le numérique, elle soutenait notamment le développement de la classe inversée. Lors du premier CLIC (Congrès sur la flipped classroom), elle ne cachait pas son souhait de « stimuler l’offre de ressources numériques produites par des enseignants mais aussi par les opérateurs comme Canopé, le CNED ou l’Onisep ».

Membre du Conseil supérieur des programmes (CSP) depuis 2016, Catherine Becchetti-Bizot a aussi rédigé plusieurs rapports sur la scolarisation des élèves en situation de handicap et l’évolution des séries L et S au lycée. Selon AEF, elle est également membre du CEEI (Centre d’étude de l’écriture et de l’image) de l’université Paris-VII, et a été chercheuse à l’école française d’Extrême-Orient.

Le lien entre les parents, les profs et l’administration

Catherine Beccheti-Bizot, nouvelle médiatrice de l'Education nationale et de l'enseignement supérieur

Catherine Beccheti-Bizot, nouvelle médiatrice de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur / MENESR

Médiatrice de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, la nouvelle mission de Catherine Becchetti-Bizot sera désormais de faire le lien entre les parents d’élèves, les élèves eux-mêmes ou les enseignants, et l’administration centrale du ministère (DGRH, service des pensions, etc.), le réseau des établissements français à l’étranger (AEFE) ou le service interacadémique des examens et concours (SIEC).

Elle pourra être saisie par des familles en conflit avec un professeur ou l’Education nationale ; par des étudiants contestant une décision liée à une bourse, une inscription ou le déroulement d’un examen ; ainsi que par des enseignants en désaccord avec une décision relative à leur carrière, leur rémunération ou leur affectation.

Le Médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur remet tous les ans au ministre « un rapport de son activité dans lequel il propose des mesures, à partir d’un travail conjoint avec les médiateurs académiques, qui lui paraissent utiles pour améliorer le service public de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur », peut-on lire sur le site du Club des Médiateurs du Service Public.

19 novembre 2017

Bry-sur-Marne -> TOC TOC hier soir salle Daguerre : une pièce délirante devant un public ravi !

les rendez-vous du handicap 2017

Représentation exceptionnelle du spectacle "TOC TOC".

Adaptation de la pièce de Laurent Baffie. Spectacle sur le Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC).

Extrait de la vie à Bry :

"LES RENDEZ-VOUS DU HANDICAP

Portons un autre regardsur le handicap : le cerveau

Cette année encore, le mois de novembre est l'occasion de mettre à l'honneur le handicap. Pour cette nouvelle édition des Rendez-vous du handicap, la ville a souhaité sensibiliser plus spécifiquement aux maladies liées au cerveau. Programme

(...)

Coprolalie, Gilles de la Tourette, arithmomanie, nosophobie, toc de vérification, incapacité à marcher sur les lignes ... Les TOC s'entassent, se bousculent et se mélangent dans le cabinet de ce docteur Stern, l'un des plus grands spécialistes dans le traitement des troubles obsessionnels compulsifs, toujours absent."

 

18 novembre 2017

Vidéo -> Garder son enfant trisomique

AMI-télé Ajoutée le 13 nov. 2017

90% des femmes enceinte d’enfant avec la trisomie 21 cesseront leur grossesse. Nous avons avec parlé avec deux mamans qui ont fait le choix de garder leur enfant malgré le diagnostic.

18 novembre 2017

"Is there life on Mars ?", superbe spectacle autour de l’autisme, au National

article publié dans La Libre.be

Critique : Guy Duplat Publié le mercredi 18 janvier 2017 à 10h37 - Mis à jour le mercredi 18 janvier 2017 à 17h00

La création d'Héloïse Meire et la Cie What's Up ?! explore avec bonheur ce monde inconnu.

La jeune metteure en scène Héloïse Meire explore dans son nouveau spectacle « Is there life on mars ?», un univers jamais montré au théâtre, celui de l’autisme. Elle n’en fait ni une conférence, ni une simple suite de témoignages, c’est une véritable oeuvre qu’elle crée à partir des nombreuses rencontres qu’elle a faites pendant deux ans avec des autistes ou leur entourage.

Elle propose un spectacle poétique et troublant, important. Elle restitue à ce monde autiste son humanité même si cet univers nous reste obstinément étrange.

« Is there life on mars ? », créé mardi au Théâtre National à Bruxelles, ira ensuite au Festival de Liège.


Un pour cent de la population serait autiste, mais ce terme cache bien des différences. On connaît mieux les autistes légers (Asperger) qui peuvent être des génies selon nos critères, mais il y en a d’autres qui n’ont jamais pu acquérir le langage et nos codes symboliques de communication.

De multiples fantasmes et clichés existent autour de l’autisme. Et aujourd’hui, on cherche toujours les causes de cette maladie et on s’écharpe sur les thérapies possibles. L’autisme fascine car il nous tend un miroir dérangeant et incompréhensible.

Etre autiste, c’est vivre dans un monde dont on n’a pas les clefs, un monde incompréhensible, chaotique. C’est entendre des mots qui ne sont que des bruits sans signification. Loin d’être dans une « bulle », et privé de la barrière protectrice du langage, l’autiste se sent submergé par le réel faute de savoir distinguer l’essentiel de l’accessoire.

Images poétiques, moments oniriques

Héloïse Meire a interrogé des dizaines d’autistes et leur famille. Certains - comme Josef Schovanec - s’expriment souvent et sont bien intégrés. Mais d’autres ne disent pas un mot, sont agités de mouvements violents, ou ont peur des bruits du monde.

Héloïse Meire a élagué un matériau aussi riche pour en faire un spectacle cohérent. Quatre acteurs (Muriel Clairembourg, Jean-Michel d’Hoop, Léonore Frenois et François Regout) redonnent sur scène cette parole. Ils mettent chaque fois des casques pour entendre l’enregistrement exact de ces mots et les reproduisent avec une distanciation particulière.

Ces paroles sont souvent émouvantes comme ce frère et cette sœur évoquant les bizarreries de René ou cette mère d’un autiste expliquant que le plus douloureux est de se demander ce que son enfant deviendra après sa mort et elle dit souhaiter qu’il « parte avec elle ».

© Hubert Amiel

Héloïse Meire ajoute à ces témoignages des moments oniriques de danse et des images qui ne sont jamais une illustration directe de ce qu’on entend, ou de l’autisme. Ce sont des créations inspirées parfois d’artistes comme Jeroen Hollander ou Erwin Wurm. Une grande armoire est sur scène dont les portes s’ouvrent tour à tour ou servent d’écrans vidéo. Parfois, la scène est envahie des bruits stridents du monde, ceux qui font si peur aux autistes. Un enfant se cache dans sa veste, des lignes colorées serpentent, des balles de couleur tombent. Dans un moment superbe, les acteurs sont couchés et une caméra les filme d’en haut. Projeté sur un écran, on voit l’un d’eux qui semble marcher comme un oiseau sur la tête des autres.

Ces images créées avec la scénographe Cécile Hupin touchent par leur tendresse et leur humanité, même si leur sens reste ouvert, comme dans la poésie, comme dans l’autisme.

Héloïse Meire a voulu que son spectacle soit accessible aux autistes eux-mêmes. Si pour certains, cela ne pose pas de problèmes de venir au théâtre, pour d’autres cette irruption du réel peut être difficile et un dispositif est prévu pour les aider.

Bruxelles, National, jusqu'au 28 janvier. Infos & rés.: 02.203.53.03, www.theatrenational.be - Ensuite au Festival de Liège les 13 et 14 février.

 

 

Le cas Robinson

Nous avons évoqué en décembre, dans "Lire", le très beau livre de Laurent Demoulin, « Robinson » (Gallimard) où l’auteur, romaniste à l’université de Liège raconte sa relation au jour le jour avec son fils autiste de dix ans. Un livre entre le récit et le roman.

Laurent Demoulin était à la première du spectacle. « L’art n’explore jamais le champ de l’autisme. S’il y a des autistes artistes, l’autisme n’apparaît pas comme sujet dans la littérature et le théâtre. La folie a été abondamment traitée, mais la folie, c’est l’excès de langage, l’excès de symbolique. L’autisme est le contraire, il est dans le retrait du langage et du symbolique. Or -est-ce un symptôme de notre temps ?- l’autisme semble en augmentation. Beaucoup d’artistes disent que tout a déjà été dit sur tout. C’est faux, il reste des continents vierges comme celui de l’autisme. Certes de nombreux livres l’abordent par des témoignages ou des théories, mais pas la littérature. L’homme, c’est le langage dit-on, depuis Ponge jusqu’à Lacan. Or, avec les autistes on a des êtres profondément humains mais qui n’ont pas le langage des mots et ne correspondent pas à cette définition de l’homme. C’est très troublant et intéressant pour l’art. »

Critique : Guy Duplat
18 novembre 2017

Guer. Ils se battent pour les adultes autistes

Nadège, 19 ans, est entourée de Corentin, 24 ans, et ses parents, Sylvie et Patrick Costard, de Monteneuf ; ses grands-parents, Jacques et Monique Ediar, Andrée

Nadège, 19 ans, est entourée de Corentin, 24 ans, et ses parents, Sylvie et Patrick Costard, de Monteneuf ; ses grands-parents, Jacques et Monique Ediar, Andrée | Ouest-France

Tous les centres susceptibles d’accueillir des adultes autistes sont pleins. Depuis six ans, l’association Parlons-en ! Autisme milite pour la création d’un foyer d’accueil médicalisé à Guer.

L'association Parlons-en ! Autisme se bat depuis six ans pour la création d’un foyer d’accueil médicalisé pour les adultes autistes à Guer. 

« Il n’y a aucune structure spécifique aux adultes autistes, avec internat et externat, dans le département », regrette Isabelle François, mère d'une jeune autiste de 19 ans, Nadège, qui va, une fois par semaine, à l’Institut médico-éducatif (IME) de Bréhan, à 57 km de Saint-Malo-de-Beignon. Mais Nadège bénéficie de l’amendement Creton. En renouvelant sa demande chaque année, elle peut garder cette place jusqu’à ses 25 ans.

Futur bâtiment financé

Les autres peuvent prendre leur mal en patience. Tous les centres morbihannais susceptibles d’accueillir des adultes autistes sont pleins. 

Le terrain d'un foyer d'accueil à Guer est pourtant déjà choisi et le futur bâtiment financé. L'association n'attend plus que le feu vert de l’Agence régionale de santé (ARS) et du Département. « Nous sommes soutenus par la mairie de Guer qui nous cède le terrain, détaille Jacques Ediar, vice-président de Parlons-en ! Autisme. L’Association française de gestion de services et établissements pour personnes autistes prendrait en charge la construction du centre. »

4e Plan autisme

Le sujet sera à l’ordre du jour de la session du conseil départemental de décembre. « Mais un terrain cédé et un bâtiment financé ne sont pas suffisants. Les budgets de fonctionnement pour de telles structures sont très importants. Nous travaillons en étroite collaboration avec l’Agence régionale de santé sur ce sujet », précise Jean-Remy Kerravec, vice-président délégué aux personnes handicapées, au conseil départemental.

 « Le dossier présenté par l’association doit s’intégrer dans la politique régionale, indique l’ARS dans un communiqué, tout en rappelant qu’elle a rencontré l’association. Aujourd’hui, l’Agence finalise la synthèse de la concertation, conduite en vue de la construction du 4e Plan autisme. Ce dernier devrait être publié fin février. »

17 novembre 2017

Atteint de la trisomie 21, il obtient son permis de conduire

 

Atteint de la trisomie 21, il obtient son permis de conduire

Arnaud Lemay, 19 ans, est atteint de la trisomie 21, ce qui ne l'a pas empêché d'obtenir son permis de conduire en octobre dernier. Il serait la première personne avec cette déficience à l'acquérir au Canada. Il a même réussi l'examen pratique de la Société de l'assurance automobile du Québec avec la note de 90%.

http://www.tvanouvelles.ca

 

17 novembre 2017

Orsay : l’Etat condamné pour n’avoir pas fourni d’auxiliaire de vie scolaire à Erwann

article publié dans Le Parisien

Cécile Chevallier (@ChevallierCcile sur Twitter)| 16 novembre 2017, 19h44 |0
Erwann Latreille est un enfant de 8 ans atteint de troubles du développement. Sa famille vient d’obtenir la condamnation de l’Etat qui ne lui a pas fourni l’AVS à laquelle il avait pourtant droit. Franck Latreille

Le tribunal administratif de Versailles a donné raison à la famille d’un jeune autiste qui a dû pallier les carences de l’administration. Une décision qui pourrait faire jurisprudence.

Cette condamnation de l’Etat devrait donner de l’espoir et peut-être ouvrir la voie à toutes les familles qui se battent pour les droits de leur enfant handicapé. Le 9 novembre dernier, le tribunal administratif de Versailles (Yvelines) a donné raison, une seconde fois, à Franck et Emmanuelle Latreille, parents d’Erwann, un garçon de 8 ans atteint de troubles du développement et scolarisé à Orsay. En 2015, la justice avait déjà sommé l’Education nationale de leur fournir l’auxiliaire de vie (AVS) que la maison départementale des personnes handicapées de l’Essonne leur avait octroyé. Elle vient de condamner l’Etat à rembourser les sommes que la famille a dû débourser pour pallier les carences de l’administration.

« En 2015, nous avions déposé un recours en référé liberté, raconte Franck Latreille, le papa d’Erwann. Si nous ne l’avions pas fait, nous n’aurions pas eu d’AVS avant septembre 2015, soit un an après la rentrée d’Erwann. Le tribunal administratif, dans un délai très court, avait enjoint l’Education nationale de nous en trouver un. Mais nous voulions aussi mener une action sur le fond. Car pendant 4 mois, la scolarité et l’équilibre de notre fils ont été très déstabilisés. Mais également l’organisation de toute la famille. »

 

Pour les parents du jeune autiste, également très actifs dans le combat des victimes de la Dépakine (un médicament contre l’épilepsie), la nouvelle décision du tribunal administratif de Versailles, prend en compte cette dimension. « La justice reconnaît que les défaillances de l’Education nationale ont des conséquences pour les enfants et pour toute la famille, poursuit Franck Latreille. Ma femme a dû se mettre en disponibilité car nous ne savions jamais comment nos journées allaient s’organiser. Nous avons dû embaucher une garde d’enfant spécialisée pour rattraper le retard, tout cela a eu un coût. »

« Il ne faut pas avoir peur d’aller en justice »

Ce que le tribunal reconnaît puisque l’Etat est condamné à verser la somme de 8 397,18 € aux parents d’Erwann, ainsi que 1 500 € pour leur rembourser leurs frais de justice.

La décision du tribunal administratif n’est pas qu’une victoire personnelle pour les Latreille. « Nous pensons aux plus de 10 000 enfants et adolescents qui en cette rentrée scolaire 2017-2018 n’ont pas eu d’AVS alors qu’ils bénéficiaient d’une notification de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de leur département », rappelle Franck Latreille.

Pour l’avocat de la famille, cette décision est très symbolique. « Elle rappelle que la justice est là pour faire valoir les droits de chacun, développe Me Charles Joseph-Oudin, du cabinet parisien Dante. Les familles ne doivent plus hésiter à déposer des recours lorsqu’elles ne bénéficient pas des aides ou des allocations auxquelles elles ont droit. Certaines n’osent pas le faire, d’autres ont peur. Il ne faut pas, au contraire, nous invitons les justiciables à aller en justice à chaque fois que l’Etat est défaillant. Les familles ne demandent pas l’aumône, juste l’application de leurs droits prévus par la loi. Cette décision est une incitation à ce que les autorités publiques fassent leur travail. »

La direction académique de l’Essonne n’a pas répondu à nos sollicitations. L’Etat dispose d’un délai de 2 mois pour interjeter appel, mais il s’en était abstenu après l’ordonnance de 2015. Quant à Erwann, qui va fêter ses 9 ans le 24 novembre prochain, il est actuellement scolarisé en classe ULIS (un dispositif particulier) avec des temps d’inclusion en classe ordinaire de niveau CE2. « Il progresse tous les jours et à son rythme », se réjouit sa famille.

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