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"Au bonheur d'Elise"

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29 septembre 2017

Handicap : "il faut sensibiliser les professionnels du droit"

06h44, le 28 septembre 2017, modifié à 06h56, le 28 septembre 2017

Dominique Gillot, présidente du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées, invitée jeudi sur Europe 1, a expliqué pourquoi il fallait sensibiliser les professionnels du droits aux situations de handicap.

INTERVIEW

Pour mieux vivre avec un handicap, il ne suffit pas de s'attaquer à la question de la mobilité. L'association Droit Pluriel présente jeudi au Sénat les résultats l'enquête "Justice et handicap", autour de l'accès au droit pour les personnes en situation de handicap. Dix recommandations seront formulées. Car aujourd'hui, selon l'association, le handicap est un frein pour connaître et faire valoir ses droits. "Les personnes qui sont dans une situation de handicap ont du mal à être reconnues comme des justiciables comme les autres. C'est donc important que les professionnels du droit soient au courant", explique Dominique Gillot, présidente du Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH), invitée jeudi de Raphaëlle Duchemin dans Europe 1 Bonjour.

"Ils ne savent pas comment les aborder". "Il y a beaucoup de handicaps qui ne se voient pas. Et quand les professionnels sont face à des personnes qui ont un physique ordinaire mais présentent une déficience qui est liée à une forme de handicap, ils ne savent pas comment les aborder", déplore-t-elle. Or une personne en situation de handicap peut avoir besoin d'être assistée ou que la personne en face prenne le temps de comprendre sa situation. "Une personne avec des retards psychiques peut très bien s'exprimer, il faut juste lui laisser le temps et éviter de lui rajouter du stress. Dans un tribunal ou un office notarial, cela peut être angoissant", explicite Dominique Gillot.

Mieux former les professionnels. Avec l'association Droit Puriel, elle prône notamment de mieux former les professionnels du droit. "On souhaite que ces questions s'intègrent dans les enseignements ordinaires. Qu'ils connaissent les dispositifs de compensation, qu'il y ait une meilleure sensibilisation", ajoute-t-elle. 

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29 septembre 2017

Autisme : Lancement d’une campagne de dépistage à Bastia

Rédigé par Philippe Jammes le Mercredi 27 Septembre 2017 à 20:37 | Modifié le Mercredi 27 Septembre 2017 - 21:56

Le CRA Corsica*, Centre Ressources Autisme Corsica, l’ARS, Agence Régionale de la Santé et La PEP 2B, Pupilles de l’Enseignement Public, ont présenté mercredi à Bastia la campagne de dépistage de l’autisme.

 

Les responsables CRA, ARS et PEP 2B ont présenté la campagne de dépistage de l'autisme
Les responsables CRA, ARS et PEP 2B ont présenté la campagne de dépistage de l'autisme
Une affiche a été réalisée avec des illustrations du dessinateur Plantu. Elle sera positionnée dans l’ensemble des cabinets médicaux, infirmiers, PMI, crèches, relais d’assistantes maternelles, écoles… Des flyer à l’attention des familles viendront en complément de l’affiche et précisant par tranche d’âge les principaux signes d’alerte. 

L’autisme est un trouble neuro-développemental précoce qui dure toute la vie. Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de médicament spécifique pour l’autisme, mais une prise en charge adaptée permettant de mieux vivre avec l’autisme. En France, on estime que l’autisme toucherait 1 personne sur 150.
Initié en mai 2013, le 3ème  plan autisme a connu un bilan positif en Corse.

Ce plan s’articulait autour de cinq axes d’intervention : diagnostiquer  et  intervenir précocement, soutenir les familles, poursuivre la recherche, sensibiliser et former l’ensemble des acteurs et accompagner tout au long de la vie
En Corse il existe aujourd’hui une véritable filière de prise en charge des troubles autistiques. 

Sur la période 2013-2017, plus de 4 M€ ont été programmés par l’ARS de Corse pour le déploiement d’actions visant à offrir sur le territoire régional une offre de prise en charge accompagnant les personnes autistes et leur famille tout au long de leur vie. 
Sur la même période, on est passée de 40 à 115 places spécialisées autorisées et/ou installées ce qui permet à la Corse de disposer de taux d’équipements pour des structures spécialisées dans la moyenne nationale (secteur enfance et adultes). 

Aujourd’hui, le dispositif de repérage et de diagnostic précoces est organisé. Les familles corses n’ont plus à se déplacer sur le continent et peuvent s’adresser soit au Centre Ressources Autisme installé en 2013 et disposant d’un pôle sur Ajaccio et d’un pôle sur Bastia avec des EDAP, Equipe de Diagnostic de l’Autisme de Proximité en appui. 

La campagne de communication présentée mercredi vise à faire connaître l’organisation régionale existante en matière de diagnostic et d’information. L’ARS de Corse a structuré une filière graduée et coordonnée de l’offre diagnostic sur le territoire
Le CRA Corsica organisée autour de 2 pôles d’information/diagnostic et réalisant depuis 2013 une quarantaine de bilans par an et les équipes de diagnostic autisme de proximité (EDAP) dont l’objectif est de réaliser les diagnostics simples.

A ce jour 2 EDAP fonctionnement (Grand Ajaccio et Grand Bastia), 1 est en attente d’installation (Balagne) et une dernière est en attente d’autorisation (Grand Sud). Les travaux autour du 4ème Plan autisme devront permettre la poursuite du maillage territorial : Centre Corse, Cap Corse par la mise en place de modalités adaptées (ex : consultations avancées). 
Cette structuration permet de réduire les délais d’accès à l’offre diagnostic, limite les déplacements des familles qui, jusqu’en 2013, devaient se rendre sur le continent et permet au CRA de se recentrer sur les diagnostics complexes et adultes comme sur les autres missions qui lui sont réglementairement dévolues. 

Le 4ème  plan autisme annoncé le 6 juillet 2017 par le président de la République s’articule autour de 4 axes prioritaires : développer le repérage, renforcer la qualité des interventions au sein des établissements et des hôpitaux, l’inclusion sociale et professionnelle et l’accompagnement des familles et des proches 

Ces objectifs sont en parfaite cohérence avec les pistes de réflexion prédéfinies dans le cadre du bilan du plan d’actions régional. La concertation avec associations, institutionnels et professionnels a commencé en Corse afin d’alimenter les réflexions nationales.

Le centre ressources autisme (CRA) Corsica.

Le centre ressources autisme Corsica est un lieu de ressources, d’information et d’orientation concernant l’autisme et les autres Troubles du Spectre Autistique (TSA). Les missions du CRA Corsica s’exercent à l’égard des enfants, adolescents et adultes présentant un trouble du spectre de l’autisme, sur une file active de plus de 100 personnes. 
Le CRA Corsica est une structure médico-sociale autorisée et financée par l’Agence Régionale de Santé de Corse depuis 2013. Il est géré par l’Association Départementale des pupilles de l’enseignement public de Haute Corse (ADPEP 2B). 
L’intervention du CRA Corsica s’effectue sur l’ensemble de la Corse avec deux pôles identiques (l’un à Bastia et l’autre à Ajaccio). 
Les missions du Centre Ressources Autisme Corsica (C.R.A CORSICA) 
Les CRA, ont pour missions, dans le respect des données acquises de la science et des recommandations de bonnes pratiques professionnelles en matière de trouble du spectre de l’autisme - D’accueillir, d’écouter, d’informer, de conseiller et d’orienter des enfants, des adolescents et des adultes présentant un trouble du spectre de l’autisme, leur entourage, les professionnels qui assurent leur suivi et de toute personne intéressée 
- De promouvoir et de contribuer à la diffusion (…) des informations actualisées sur les troubles du spectre de l’autisme, des recommandations de bonnes pratiques professionnelles 
- De réaliser des évaluations et des diagnostics (…) pour des situations et des cas complexes de troubles du spectre de l’autisme 
- De participer au développement des compétences des aidants familiaux, et des professionnels oeuvrant au diagnostic et à l’évaluation, aux soins, à l’accompagnement, à l’éducation et à la scolarisation des personnes avec un trouble du spectre de l’autisme, en promouvant des actions de sensibilisation ou de formation 
- De participer au développement d’études et de projets de recherche notamment épidémiologique en lien avec des équipes ou des unités de recherche, dans le domaine des troubles du spectre de l’autisme 
- De participer à l’animation d’un réseau régional des acteurs intervenant dans le diagnostic et l’évaluation, le soin, l’éducation, l’accompagnement et la pédagogie et dans le parcours des personnes présentant un trouble du spectre de l’autisme 
-D’apporter leur expertise et leur conseil, à l’agence régionale de santé mentionnée à l’article L. 1431-1 du code de la santé publique, aux services territoriaux de l’Etat et aux collectivités territoriales 
- D’apporter leur expertise et leur conseil, aux instances nationales et internationales intervenant dans le domaine des troubles du spectre de l’autisme 

Le CRA n’assure pas directement les soins, mais intervient en articulation avec les dispositifs de soins comme avec les dispositifs médico-sociaux concernés. 
Le CRA Corsica est composé d’une équipe pluridisciplinaire associant pédopsychiatre, pédiatre, psychomotricienne, orthophoniste, psychologue, éducateurs spécialisés, secrétaire. 
L’activité du CRA Corsica depuis 4 ans : 
- Actions d’information et de conseil 
Plus de 75% des demandes émanent des familles, 21% des professionnels, 2% des associations et moins de 1% des étudiants. 
- Réalisation de diagnostics et d’évaluations 
Aujourd’hui, en septembre 2017, le nombre de diagnostics TED posés par le CRA concerne 130 personnes (ce chiffrage tenant compte de toute l’activité enregistrée depuis l’ouverture du CRA) : en moyenne 39% entre 0 et 5 ans, 23% entre 6 et 8 ans, 20% entre 9 et 11 ans, 10% entre 12 et 14 ans, 4% entre 15 et 16 ans, 2,5% entre 17 et 20 ans et 1,5% entre 21 et 35 ans. 
- Sensibilisation et formation 
La campagne de communication « autisme, repérons les signes au plus tôt » ? 
Pourquoi le diagnostic précoce est-il important ? 
Aujourd’hui, le diagnostic de l’autisme est posé en moyenne vers l’âge de 6 ans. Or, plus le dépistage est précoce, meilleure est la prise en charge. 
Plus l’autisme est identifié tôt, plus l’accompagnement spécifique pourra être mis en place, et plus les progrès seront possibles. Il est démontré que les personnes autistes accompagnées dès leur plus jeune âge présentent des différences notables avec ceux qui ont commencé plus tard. 
Comme pour n’importe quel enfant, le fait de profiter de la période de jeunesse, et donc de la grande plasticité du cerveau pour apprendre des comportements adaptés, permet d’empêcher certaines manifestations problématiques de s’installer durablement. 

Que va changer le diagnostic ? 
Dans le cas d’un enfant 
Le diagnostic permet bien souvent aux parents de sortir de la culpabilité (« pourquoi mon enfant se comporte-t-il comme cela, qu’ai-je donc fait ? »), de la catégorisation parfois hâtive de l’entourage (« cet enfant est colérique/égoïste/asocial/ mal élevé ! ») pour se concentrer sur ses besoins réels, en bénéficiant des conseils et du soutien de spécialistes connaissant l’autisme. Avec eux, les parents peuvent élaborer un vrai projet d’accompagnement individuel de leur enfant, réfléchir à la forme la plus adaptée de scolarisation, envisager l’avenir. 

Dans le cas d’un adulte 
Le diagnostic tardif permet, selon les témoignages de personnes autistes ayant connu ce parcours, de « se réconcilier avec soi », « comprendre que je ne suis pas fou ». Souvent libérateur, ce diagnostic donne tout à coup du sens à certains comportements et ouvre des pistes de contournement des difficultés. Là aussi, le diagnostic permet de se rapprocher des professionnels avec qui élaborer un parcours de développement personnalisé, adapté sur mesure. Il n’est jamais trop tard. 
Mais même si le diagnostic est tardif, il est essentiel. Car l’autisme n’est jamais figé, il évolue au fil des années. 
Etre accompagné 

Le diagnostic va permettre à la personne autiste, enfant ou adulte, d’être accompagnée dans un parcours élaboré sur–mesure pour elle, par une équipe pluridisciplinaire formée aux Recommandations de Bonnes Pratiques Professionnelles de la HAS/ANESM (équipe complétée par les proches de la personne autiste, voire la personne elle-même quand cela est possible). 
Ce parcours personnalisé va permettre d’évaluer le profil de la personne, de cibler des objectifs de progression, d’identifier les accompagnements nécessaires, et de fixer des échéances de réévaluation. Des progrès sont possibles à tout âge. 

Comprendre 
Le diagnostic va aussi permettre à l’entourage (et à la personne concernée) de comprendre certains comportements jusqu’alors étonnants, déroutants (particularités comportementales liées à une hypo ou hyper sensibilité sensorielle à tel ou tel élément de l’environnement par exemple, difficultés d’adaptation, intérêts restreints, inhabituels), de changer de regard sur son « fonctionnement », d’autoriser (ou de s’autoriser) le droit d’être différent, de créer un entourage plus compréhensif car informé, de rencontrer d’autres personnes concernées directement ou indirectement par l’autisme, d’apprendre à réagir de manière adéquate, etc. 
Cette prise de conscience est primordiale. Elle se complètera ensuite par les éventuelles formations sur le fonctionnement autistique et les interventions adaptées. 

Ouvrir des droits 
D’un point de vue très pratique, l’établissement du diagnostic va également permettre d’obtenir des aides pour la personne (des aides supplémentaires dans le cas où un premier certificat médical faisant état de troubles a pu permettre d’entamer des démarches). 
Enfin le diagnostic permet également de rencontrer, en plus des professionnels de santé, d’autres parents et familles concernés par le trouble de l’autisme, de bénéficier de leur expérience et de leur témoignage, et donc de se sentir moins seul face à ce trouble. 
Le dessinateur Plantu offre ses dessins pour la campagne de communication régionale « autisme, repérons les signes au plus tôt » 
A la demande de l’ARS, un kit de communication a été élaboré par le CRA Corsica afin d’organiser en Corse une politique de communication autour de la reconnaissance précoce des TSA et de l’organisation régionale existante en matière de diagnostic et d’information. 
Cette campagne, élaborée selon une approche positive et non anxiogène sera déployée à partir du 27 septembre. 

Elle comprend pour le grand public : 
- une affiche 
- un flyer 

Pour les professionnels de santé 
- un flyer à l’attention des médecins généralistes et pédiatres faisant un rappel sur ce que sont les TSA, leurs manifestation et mettant à disposition un outil de 1ère évaluation le M-Chat® 
- Des soirées de sensibilisation à destination des professionnels de santé libéraux (médecins généralistes, pédiatres…) visant à présenter les TSA, leur repérage, les outils de diagnostics de 1er niveau de repérage avant orientation auprès d’une EDAP ou du CRA Corsica 

* CRA Corsica Bastia : Villa Marie – 3 rue Victor Hugo – Lupino – 20600 Bastia. Tel : 04.95.56.58.50
   CRA Corsica Ajaccio :  Imm. Pingouin Bt C – Parc Azur – Av. Mal Juin – 20000 Ajaccio. Tel : 04.95.50.50.40 
28 septembre 2017

Barbara SYLVESTRE, nouvelle monitrice de Trott'Autrement au centre équestre de Bry-sur-Marne

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28 septembre 2017

En Haute-Savoie, une école de musique pour les autistes


© DR

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Pour permettre à de jeunes autistes de goûter au plaisir du chant et de la musique, l’école associative La clé des Usses a créé un partenariat avec le foyer d’accueil médicalisé la Ferme des Roches.

La musique peut être un moyen d’inclusion sociale. Telle est la conviction des membres de l’école de musique associative La clé des Usses. Créé en 1983, en lien avec l’Harmonie municipale, cet établissement d’enseignement artistique forme de jeunes musiciens amateurs, dans un esprit détendu et familial. Basée à Frangy (Haute-Savoie), entre Annecy et Bellegarde, cette structure participe activement à la vie culturelle du territoire. « Depuis plusieurs années déjà, nous avons fait le choix de sortir de nos murs et d’aller à la rencontre de publics éloignés », explique fièrement sa directrice Marie-Astrid Bach. C’est ainsi qu’un partenariat a été noué l’an dernier avec la Ferme des Roches, foyer d’accueil médicalisé où résident une trentaine de jeunes adultes porteurs d’autisme.

Pour rejoindre ces personnes handicapées, l’équipe pédagogique a sorti le grand jeu : chants, danses, percussions, improvisations vocales et instrumentales… « Nous n’avons aucun objectif en terme d’enseignement, nous cherchons d’abord à nous faire plaisir », commente Marie-Astrid Bach. « Nous ne sommes pas dans la performance, mais dans l’écoute de l’autre et dans la recherche de nouvelles harmonies. À cet égard, les personnes autistes ont beaucoup à nous apprendre. Leur spontanéité peut être parfois déconcertante, mais si nous savons l’accueillir, elle peut devenir une force. Il ne tient qu’à nous qu’un cri lancé devienne une note de musique ou qu’un mouvement répétitif se transforme en une danse collective. À nous de savoir intégrer tout ça. »

Menée l’an dernier, grâce au soutien financier exclusif du Conseil départemental de Haute-Savoie, l’action s’est déroulée en trois temps. Il y a d’abord eu la préparation et l’accompagnement de l’équipe pédagogique vers ce nouveau public, avec l’étude d’une nouvelle approche de la transmission musicale. Puis, la mise en place d’ateliers de pratique artistique. Une dizaine de résidents a participé à des activités musicales et dansées, encadrée par un binôme de professeurs de la Clé des Usses, avec un éducateur du foyer. Deux groupes ont ainsi bénéficié d’une heure hebdomadaire de pratique artistique. L’année s’est conclue par un spectacle vivant réalisé par des professeurs et des élèves de l’école de musique, à l’attention des résidents et de leurs familles.

« Cette expérience auprès des jeunes autistes nous a profondément remis en question », confie Marie-Astrid Bach. « Nous ne sommes plus dans une logique d’objectifs à atteindre, mais dans la gratuité d’une relation. Et c’est bien le sens premier de la musique : nous permettre de créer des liens avec les autres et avec notre environnement. Elle permet aussi d’entrer en résonance avec notre univers intérieur. Cela conduit à plus de bien-être, tant pour les personnes handicapées que pour ceux et celles qui les accompagnent. » À la Ferme des Roches, grâce au chant et à la musique, deux mondes se sont rencontrés et ont commencé à écrire, ensemble, une partition commune. Une nouvelle symphonie est en train de s’écrire.

 

> Pour en savoir plus :

La clé des Usses, 45 rue du Grand Pont, 74270 Frangy. Tél : 07 82 84 31 06
Mail : lanthier.frangy@gmail.com
Site : cle-des-usses.fr
Facebook

 

> Retrouvez Marie-Astrid Bach, directrice de La clé des Usses, dans l'émission Carnets de campagne diffusée vendredi 29 septembre à 12h30 sur France Inter, animée par Philippe Bertrand.

28 septembre 2017

Premier colloque régional « sport et autisme » le 29 septembre à Yerville

Publié 25/09/2017 21:59
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Mise à jour 25/09/2017 21:59

Yerville. Le Centre régional jeunesse et sports organise le premier colloque régional « sport et autisme » le vendredi 29 septembre.

Le 26 avril dernier, le CRJS de Yerville a accueilli la première journée « S’HANDIfférence ». Cette journée était organisée par la commission départementale sport et handicap 76 (CDSH76). Ce fut une réelle réussite avec la présence de près de 450 personnes en situation de handicap. Très vite, le projet d’organiser un autre moment vers un autre public a été lancé. C’est ainsi que le CRJS de Yerville organise le premier colloque régional « Sport et Autisme » le vendredi 29 septembre à partir de 9 h. Un événement parrainé par Éric Quintin, ancien « barjot », champion du monde de handball.

Plan de formation

Des experts de la santé et du sport viendront démontrer que la pratique du sport est accessible pour les personnes atteintes de Troubles du spectre de l’autisme (TSA). Ainsi, tout au long de la journée, des témoignages et des échanges illustreront que le « Sport et autisme, c’est possible ! ». Des solutions apportées par des démonstrations sportives et des outils adaptés permettront également de mettre en valeur les interventions des grands témoins.

Afin que cet événement puisse se dérouler dans les meilleures conditions, le CRJS a souhaité s’appuyer sur la précieuse expérience de la CDSH76, du professionnalisme du réseau TED 276 (troubles envahissants du développement) et de ses partenaires. La CDSH76, copilotée par l’État et le département de la Seine-Maritime, en collaboration avec le CRAHN, développe depuis 2014 la stratégie sport et autisme. Elle a élaboré un plan de formation depuis trois ans : 10 heures sont ainsi délivrées tous les ans au mouvement sportif du territoire pour leur permettre d’accueillir plus facilement les publics atteints de TSA.

C’est par le biais de cette commission, que le Conseil départemental de Seine-Maritime est devenu, lui aussi, un partenaire précieux de cette manifestation.

Moyens humains et matériel

Le réseau TED 276 a, quant à lui, apporté son regard sur le contenu le plus approprié et son aide afin de trouver des intervenants.

« Même si cet événement a une dimension régionale, nous ne pouvions nous passer de ces expériences locales pour organiser ce colloque : ce sont des valeurs sûres, expérimentés dans l’organisation de ces événements. Les autres partenaires comme la Direction départementale et régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale de Normandie (DRDJSCS), le Centre national du développement du sport (CNDS), la Région Normandie, ont apporté de près ou d’un peu plus loin leur contribution à l’organisation de cet événement. Nous ne pouvons oublier la commune d’Yerville et la communauté de communes  Plateau de Caux Doudeville-Yerville qui apportent leur contribution en mettant à disposition du matériel et des moyens humains pour la préparation de cette journée », précise Christelle Mol, la directrice du CRJS de Yerville.

À l’issue de cette journée, la CDSH76 en profitera pour organiser la cérémonie de remise des premiers labels « Sport et autisme » à destination d’associations sportives de Seine-Maritime.

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28 septembre 2017

La prise en charge des enfants différents en France: témoignages

La prise en charge des enfants différents en France: témoignages - Ramus méninges

Depuis 5 ans que j'écris des articles sur le sujet, j'ai reçu quantité de témoignages de parents décrivant le parcours long et douloureux de leur enfant: difficultés à obtenir un diagnostic, diagnostics fantaisistes, mise en accusation des parents, prises en charge inadaptées, soins sans consentement, pressions, chantage, signalement, retrait des enfants...

http://www.scilogs.fr
L'article en totalité ci-après :
28.09.2017 par Franck Ramus

Depuis 5 ans que j'écris des articles sur le sujet, j'ai reçu quantité de témoignages de parents décrivant le parcours long et douloureux de leur enfant: difficultés à obtenir un diagnostic, diagnostics fantaisistes, mise en accusation des parents, prises en charge inadaptées, soins sans consentement, pressions, chantage, signalement, retrait des enfants... Les mauvaises pratiques sont malheureusement nombreuses et bien souvent atterrantes. J'ai également reçu des témoignages de professionnels décrivant les cas qu'ils ont reçus après des parcours et des diagnostics étonnants, les pratiques et les discours aberrants de leurs collègues, les pressions qu'ils ont subies pour se conformer au modèle dominant, et parfois les représailles qu'ils ont subies pour avoir osé dire ce qu'ils pensaient et voulu changer les pratiques.

Il y a quelques années, Magali Pignard avait rassemblé un certain nombre de témoignages concernant l'autisme. Aujourd'hui de nombreux témoignages sont dispersés sur une multitude de sites, certains fermés depuis. Comme je continue à recevoir des témoignages, soit en privé, soit sur facebook, soit en commentaire de certains de mes articles, j'aimerais leur offrir un espace sur lequel ils puissent être affichés de manière pérenne. Je propose donc de les héberger ici, sur ce blog, en commentaires de cet article.

Consignes à lire avant de poster:

  • Vous êtes:
    • parent d'un enfant différent (avec autisme, TDAH, troubles dys, ou autres, peu importe);
    • ou vous êtes vous-même la personne concernée et vous témoignez à titre personnel;
    • ou encore vous êtes un professionnel et vous souhaitez témoigner de ce que vous avez observé (ou subi), en relation avec la prise en charge des enfants différents.
      Merci de préciser à quel titre vous témoignez.
  • Vous pouvez tout à fait écrire sous un pseudonyme pour rester anonyme si vous le souhaitez.
  • Vous pouvez mentionner des noms, des lieux, des dates, si vous le souhaitez. Mais réfléchissez-bien aux conséquences et aux représailles possibles.
  • Dans tous les cas, ne diffamez pas des personnes. Restez factuels.
  • Je vous conseille d'écrire d'abord sur un traitement de texte, puis de coller en commentaire. Cela vous évitera de tout perdre en cas de bug du site.

Si vous avez déjà un site qui répertorie des témoignages, vous pouvez aussi me l'indiquer, j'en donnerai le lien ici.

Merci de respecter tous les témoignages qui seront postés ici.

28 septembre 2017

Samedi 14 octobre 2017 à Tournan-en-Brie forum HANDI'CAP AVENIR organisé par l'association MEUPHINE

 

Association Meuphine

Association Meuphine. 533 likes. Meuphine, en faveur de l'Intégration des Enfants et Jeunes Handicapés en Milieu Ordinaire

https://www.facebook.com

Forum de l'orientation association meuphine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Association Meuphine est heureuse de vous convier à son « 1er forum de l’orientation" dédié à toutes personnes en situation de handicap et à leurs familles mais aussi aux enseignants, aux éducateurs, aux avs ...

Cet événement se tiendra le samedi 14 octobre 2017 à la salle des fêtes Claude Santarelli à Tournan-en-Brie, de 10h à 17h30.

Les familles pourront ainsi rencontrer, dans un même lieu, les professionnels (Education Nationale, Associations, Structures médicalisées, ESAT, IME, AVS, Foyers de vie, Entreprises Adaptées, Educateurs spécialisés, Enseignants, Conseillers juridiques, CAF, …).

La marraine de ce forum, Mme Barbara DONVILLE, psychothérapeute spécialisée T.E.D et auteure du livre « Vaincre l’Autisme » tiendra une conférence à 11 h sur le fonctionnement du cerveau d’une personne autiste et proposera dans l’après-midi des échanges individualisés « de vous à moi » pour les familles.

Entrée libre -Parking et restauration rapide sur place -

28 septembre 2017

Saint-Malo: Une femme reconnaît avoir tué sa sœur handicapée

article publié dans 20 Minutes

FAITS DIVERS Les deux sœurs venaient de perdre leur maman…

C.A.Publié le 27/09/17 à 09h44 — Mis à jour le 27/09/17 à 11h05

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Illustration d'un camion de pompiers en Ille-et-Vilaine. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

Un drame familial s’est déroulé vendredi dans le quartier de Rocabey à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Une femme de 53 ans souffrant d’un lourd handicap moteur et cérébral est morte asphyxiée. Les pompiers l’ont retrouvée avec un sac plastique sur la tête,rapporte Ouest-France. Dans l’appartement, les secours sont également venus en aide à une femme de 51 ans, inanimée après avoir ingéré des médicaments.

Elle craignait que sa sœur ne soit placée

Hospitalisée, cette dernière a pu être entendue par les enquêteurs et a avoué avoir tué sa sœur en l’asphyxiant. La victime vivait avec sa mère dans l’appartement malouin. Cette dernière était décédée la semaine précédente. La femme a expliqué qu’en l’absence de sa mère, elle ne se sentait pas capable de s’occuper de sa sœur et craignait que sa sœur ne soit placée.

Une instruction judiciaire pour meurtre sur personne vulnérable a été ouverte.

27 septembre 2017

L'un des mannequins les plus castés de la Fashion Week révèle son autisme Asperger

le-mannequin-nina-marker-au-defile-carolina-herrera-printemps-ete-2018_0Mercredi 20 septembre, Nina Marker postait sur son compte Instagram une photo d’elle, cigarette au bord des lèvres et tee-shirt avec l'inscription suivante «Bee kind. I have autism» en dessous d'une mutine abeille (bee en anglais, NDLR). Une révélation tout en douceur qui ne sera pourtant pas passée inaperçue dans le monde de la mode. Car la Danoise de 19 ans fait partie des nouveaux visages de la Fashion Week printemps-été 2018, qui auront intrigué les spectateurs des shows Versace, Fendi, Victoria Beckham, J.W. Anderson et tant d’autres.

Une porte-parole toute trouvée

Le syndrome Asperger ?

Ce syndrome fait partie du spectre de l'autisme, mais ne doit pas être assimilé à une maladie. Il se manifeste généralement par des troubles de la socialisation et une sensibilité plus aigüe, mais n'induit aucune déficience intellectuelle ou retard de langage.

«Prendre conscience du syndrome Asperger, il est aussi possible pour nous de réussir et de profiter de la vie ! Faites attention à vous et ménagez votre esprit.» Aucun doute, la légende de ce post place Nina Marker en porte-parole engagée des porteurs du syndrome. Interviewée par le Vogue américain à ce sujet, elle confie avoir fait face à de nombreuses difficultés durant son adolescence, alors même que son diagnostic se faisait attendre - il tombera officiellement à ses 15 ans -, et tandis qu’elle évoluait dans un «système scolaire inadapté». En parallèle, la jeune fille à la beauté singulière rêve de devenir mannequin. En 2014, elle remporte le concours Elite Model Look danois. Deux ans plus tard, en septembre 2016, son minois félin sort enfin de l'ombre : Anthony Vaccarello la caste pour son premier show Saint Laurent. Quoi de mieux pour lancer une carrière ? Alors, à en croire sa fulgurante ascension sur les podiums cette saison et la profusion d’émoticônes «cœur» dans les réactions à son post, Nina Marker s'impose comme un symbole d'espoir pour tous ceux et celles qui doivent faire face à ce syndrome.

Retour en images sur la Fashion Week printemps-été 2018 de Nina Marker :

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En vidéo, le défilé-événement signé Donatella Versace pour le printemps-été 2018 :

26 septembre 2017

Australie : un spécialiste du syndrome d'Asperger ne s'était pas rendu compte que son fils en était atteint

article publié sur Europe 1

19h43, le 25 septembre 2017

 
Le journal du monde est une chronique de l'émission Hondelatte raconte diffusée le lundi 25 septembre 2017

Tony Attwood est un grand professeur reconnu pour ses travaux sur le syndrome d'Asperger. Pourtant, il s'est rendu compte que son fils en était atteint quand ce dernier avait déjà 35 ans.

Première histoire de ce journal du monde, c'est celle d'un père et de son fils et ça se passe en Australie.

Le père, c’est Tony Attwood, un grand professeur, spécialiste du syndrome d’Asperger chez les enfants. Vous savez, Asperger c’est une forme d’autisme qui se manifeste en particulier par des difficultés à communiquer ou sociabiliser avec son entourage. Les travaux du professeur sont très reconnus. La liste d’attente est si longue pour accéder à sa clinique, à Brisbane, qu’il a même créé une chaîne YouTube où il répond régulièrement aux questions du public. De son grand fils, Will, Tony Attwood dit qu’il est un héros. Et j’avoue qu’au début, on ne comprend pas très bien pourquoi. Ce Will, qui a 35 ans, vient de purger une peine de deux ans de prison pour des histoires de drogue. Ce n’était pas la première fois, ça fait 20 ans qu’il est accro. Adolescent, ça a été d’abord l’alcool et la marijuana, et puis il est tombé dans les drogues plus dures dont il est devenu dépendant.

Qu’est-ce qui fait de lui un héros alors ?

Tony Attwood a découvert il y a peu que son fils était lui-même autiste Asperger et que s’il s’était retranché dans l’alcool ou la drogue, c’était à cause de cette anxiété totalement paralysante qui le submergeait. C’était une manière pur lui de s’échapper, de ne pas être en interaction avec les autres, ce qui lui était si douloureux. Il a fait comme il a pu, tout seul en fait.

Et son père, grand ponte du syndrome d’Asperger, ne s’était rendu compte de rien ?

C’est ça qui est fou. En tant que père, il n’avait pas réussi à poser un diagnostic. Alors qu’aujourd'hui il forme des psychologues à reconnaître les signes de ce syndrome. Et puis un jour, sa fille, la sœur de Will, qui est elle-même enseignante pour enfants autistes, a insisté auprès de son père pour qu’ensemble ils regardent de vieux films de vacances. Et c’est là, en quelques minutes, en se voyant sur la plage avec son petit garçon de quatre ans qui ne lui répondait pas et qui était dans son monde, que soudainement tout lui est apparu clair. Ça a été un soulagement pour lui, le père et surtout pour son fils, qui est en train d’écrire un livre pour aider les Asperger qui, comme lui avant, sont en prison pour des affaires de drogue. Tony Attwood explique que c’est comme s’il essayait jusqu’ici de faire un puzzle de 5.000 pièces sans l’image et que d’un coup on lui passait le couvercle de la boite. Il racontera ce soir son histoire à la télé australienne, en espérant que son aveuglement serve à d’autres parents à ouvrir les yeux.

Pour notre deuxième histoire, on prend la direction du Royaume-Uni où des justiciers citoyens, qui s'improvisent "chasseurs de pédophiles", rencontrent de plus en plus de succès. Récemment ils ont permis l’arrestation de nombreux prédateurs sexuels. C’est Anaïs Cordoba qui nous raconte cette histoire depuis Londres. Il y a même le maire d’une ville du nord de l’Angleterre qui s’est fait coincer ?

Oui, il s’agit de Lee Cook, qui était connu pour être devenu, à 29 ans, le plus jeune maire de sa ville, Peterlee. En août dernier, il se connecte à un site de rencontre réservé aux adultes et prend contact avec un garçon qui affirme avoir 15 ans. Lee Cook lui envoie même des sollicitations sexuelles explicites avant de lui fixer un rendez-vous devant chez lui. Le jour du rencard, à la place d’un jeune garçon, il tombe nez à nez avec des hommes en colère : les membres des "Gardiens du Nord". C’est un groupe de citoyens, qui filme la scène et le confronte. Panique du jeune maire, qui d’abord nie tout en bloc. Il a été arrêté par la police et a finalement reconnu les faits devant le tribunal. Son jugement sera rendu le 13 octobre prochain. Il risque la prison évidemment, et a démissionné de sa mairie.

Ce qui est surprenant, c’est que la semaine dernière, le chef de la protection de l’enfance de la police britannique a annoncé vouloir collaborer avec ces groupes citoyens de manière presque officielle...

Oui, alors c’est surprenant dans la mesure où l’intervention de ces groupes de "justiciers autoproclamés" peut mettre en danger des enquêtes en cours ou même piéger un innocent. Ils diffusent toutes les vidéos de leurs interventions sur internet et les conséquences peuvent être dramatiques s’ils se trompent. Malgré ça, ils sont très appréciés par la population en Grande-Bretagne. Notamment parce qu’ils se montrent de plus en plus efficaces. Leurs preuves sont utilisées au tribunal dans 44% des affaires de sollicitations sexuelles de mineurs. Il y a trois ans, c’était 11% seulement. C’est ce qui pousse la protection de l’enfance, aujourd’hui, à envisager une collaboration. Mais ce projet est loin de faire l’unanimité dans la police. Certains soulignent que ces "chasseurs de pédophiles" sont incontrôlables. D’ailleurs, souvent, ce sont d’anciens enfants abusés qui ont soif de revanche.

Deux informations en bref pour terminer ce journal du monde. D'abord, la marine américaine se modernise...

En novembre, le sous-marin de type nucléaire, l’USS Colorado, sera le premier pour lequel le contrôleur de périscope sera remplacé par une manette de Xbox 360 ! Il paraît que le contrôleur de périscope était très dur à manipuler, fastidieux pour les marins. En plus il coûtait environ 32.000 euros quand la manette coûte un peu moins de 17 euros, là-bas, aux Etats-Unis. Il parait que cela fonctionne aussi bien pour faire tourner les deux mâts photoniques qui captent les images là-haut. Les marins sont contents.

Quant aux lycéens saoudiens, ils ont été surpris !

En ouvrant leur nouveau livre la semaine dernière au chapitre de l’ONU, figurait une photo du roi saoudien Fayçal. C’est le souverain qui a interdit officiellement l’esclavage, a promu l’éducation publique et introduit la télé dans le Royaume. C’est une belle photo noir et blanc sur laquelle on le voit signer la Charte des Nations-Unies en 1945. Et à côté de lui, tranquille, qui surveille ce moment important de l’histoire ? Maître Yoda, le maître Jedi de Star Wars ! L’artiste auteur de ce montage ne sait absolument pas comment sa photo a pu se retrouver dans un manuel scolaire. Lui trouvait juste que la sagesse de Yoda collait bien à l’image du roi Fayçal. Le ministère de l’Éducation saoudien a présenté ses excuses et remis de nouveaux livres sous presse.

Le père, c’est Tony Attwood, un grand professeur, spécialiste du syndrome d’Asperger chez les enfants. Vous savez, Asperger c’est une forme d’autisme qui se manifeste en particulier par des difficultés à communiquer ou sociabiliser avec son entourage. Les travaux du professeur sont très reconnus… la liste d’attente est si longue pour accéder à sa clinique, à Brisbane, qu’il a même créé une chaine Youtube où il répond régulièrement aux questions du public.

De son grand fils, Will, Tony Attwood dit qu’il est un héros. Et j’avoue qu’au début, on ne comprend pas très bien pourquoi. Ce Will, qui a 35 ans, vient de purger une peine de 2 ans de prison pour des histoires de drogue… Ce n’était pas la 1ère, ça fait 20 ans qu’il est accro… : adolescent ça a été d’abord l’alcool et la majijuana, et puis il est tombé dans les drogues plus dures dont il est devenu dépendant…

26 septembre 2017

Les faits alternatifs des psychanalystes sur le TDAH

 

Les faits alternatifs des psychanalystes sur le TDAH - Ramus méninges

Franck Ramus, directeur de recherche au CNRS, professeur attaché à l'ENS René Cassou de Saint-Mathurin, psychiatre, médecin-directeur de CMPP (Version intégrale d'un article paru dans le Huffington Post.) L'article de Gorana Bulat-Manenti, Gérard Pommier et Elsa Godart, censé avertir les parents contre le diagnostic de Trouble Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH), est un chef d'œuvre de désinformation et de construction d'une vérité alternative.

http://www.scilogs.fr

 

26 septembre 2017

Emploi des travailleurs handicapés : le FIPHPF ampute ses dépenses de 25 %

article publié dans faire-face

Emploi des travailleurs handicapés : le FIPHPF ampute ses dépenses de 25 %
La fonction publique de l'État affiche un taux d'emploi de 4,34 %. Elle est moins bonne élève que les fonctions publiques hospitalière (5,51 %) et territoriale (6,39 %).
Publié le 25 septembre 2017

Il y a de plus en plus de travailleurs handicapés dans la fonction publique. D’où de moins en moins d’argent dans les caisses du FIPHFP pour financer les mesures favorisant l’embauche ou le maintien dans l’emploi de ces agents handicapés. Le Fonds va donc réduire ses dépenses de 40 millions.

C’est la crise au FIPHFP. Le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique va réduire ses dépenses de presque un quart ces trois prochaines années. Elles vont chuter à 120 millions d’euros, soit 40 à 60 millions de moins que pour les exercices précédents.

Cette mesure va forcément pénaliser les travailleurs handicapés. Pourtant, le nombre de demandeurs d’emploi en situation de handicap atteint le nombre record de 500 000 et la baisse des contrats aidés va frapper cette population qui en bénéficie à hauteur de 10 %.

25 millions de “déficit” en 2016

Mais le FIPHFP n’a plus les moyens de conserver le même niveau d’intervention. Depuis 2013, ses recettes sont inférieures à ses dépenses d’aménagement de poste, de formation ou de mise en accessibilité des locaux. Jusqu’alors, il a comblé l’écart – 34 millions d’euros en 2015, 25 M€ en 2016… – en puisant dans ses réserves. Mais elles ont fondu à 53 millions d’euros.

Le taux d’emploi grimpe à 5,32 %

Le Fonds se dit « victime du succès de ses interventions ». Ses recettes proviennent en effet des contributions des employeurs n’atteignant pas l’objectif légal de 6 % de salariés en situation de handicap. Or, le taux d’emploi progresse d’année en année : il est passé de 3,74 % en 2006 à 5,32 % en 2016.

Résultat de cette bonne nouvelle : le FIPHFP récolte moins d’argent alors que les besoins restent élevés. Le nombre d’agents qu’il faut aider à maintenir dans l’emploi, par exemple, ne décroit pas. Ce poste représente à lui seul près de la moitié de son budget. Le problème se pose de manière identique pour l’Agefiph qui finance l’insertion des personnes handicapées dans le secteur privé.

Source : dossier de presse du FIPHFP

Réformer le financement du fonds

Le gouvernement a demandé, en mai, aux Inspections générales des affaires sociales (Igas) et des finances (IGF) de mener une mission sur la réforme de leur financement. Les résultats sont attendus en décembre. Dominique Perriot, le président du FIPHFP, a émis l’idée d’une contribution de 15 € par an et par agent pour financer le maintien dans l’emploi.

Il souhaite également que soient redéfinis ce qui doit être financé par le fonds et ce qui relève de la responsabilité de l’État-employeur, comme la formation des agents et des demandeurs d’emploi en situation de handicap.

Ne pas le considérer comme la tirelire de l’État

Sans doute faudrait-il également que les gouvernements cessent de considérer les caisses du fonds comme leur tirelire. Ces dernières années, à plusieurs reprises, ils ont puisé dans ses réserves pour financer des dépenses qui n’étaient pas de son ressort, comme faire-face.fr l’avait expliqué.

Et l’an passé, le ministère de l’Éducation nationale avait décidé unilatéralement de prolonger d’au moins un an la mesure dérogatoire permettant aux universités de ne pas verser l’intégralité de leur contribution au FIPHFP. Soit un manque à gagner de 30 millions d’euros. À peine moins que la baisse programmée des dépenses en 2018. Franck Seuret

Fin du programme controversé d’accessibilité

Pour faire des économies, le FIPHFP va mettre fin à son programme de mise en accessibilité des locaux professionnels. Il l’avait lancé en 2009, à titre exceptionnel. Puis, suite à la demande de Nicolas Sarkozy, en 2011, il l’avait pérennisé et amplifié. L’an passé, il y avait consacré 13 millions d’euros.

Mais est-ce réellement la mission du FIPHFP de financer des travaux de mise en accessibilité ? S’il est légitime qu’il finance l’adaptation d’un poste de travail, y compris des travaux de mise en accessibilité d’un immeuble de bureaux si cela s’avère nécessaire pour permettre le recrutement d’un salarié en fauteuil roulant, c’est à l’État que revient la responsabilité de mettre ses bâtiments en conformité avec la loi de 2005.

26 septembre 2017

Pléneuf-Val-André. « Ils sont comme des poissons dans l’eau ! »

Thomas, moniteur à Panda Surf School de Pléneuf a animé cette séance de body-surf au Val-André.

Thomas, moniteur à Panda Surf School de Pléneuf a animé cette séance de body-surf au Val-André. | Ouest-France

Ouest-France

Initiation au surf, au Val-André, samedi, pour sept jeunes autistes. Une initiative de trois partenaires qui espèrent ouvrir le champ des possibles aux personnes en situation de handicap.

Reportage

Ils sont là, en ce samedi matin, sur la plage des Vallées, à Pléneuf-Val-André. Ils, ce sont Lloyd, Basile, Thomas, Elouane, Younaël, Grégoire et Nicolas. Ils ont entre 6 et 15 ans et viennent des alentours de Saint-Brieuc. Leur point commun, c’est l’autisme. Et ce n’est pas un jour comme un autre pour eux. Ils participent à une initiation de bodysurf.

Créer une dynamique

L’excitation se lit sur leurs jeunes visages. Les conditions sont idéales : du soleil et du vent juste comme il faut. Chacun est fin prêt à en découdre avec la planche et la mer. Les parents les ont accompagnés pour cette séance qui va durer près de deux heures.

« Une première dans le département, commente ce surfeur du cap Fréhel, initiateur de ce moment « privilégié » et qui préfère parler « au nom de tous ». « Un partenariat a été créé entre Fréhel Surf’n ride, Panda Surf School de Pléneuf et Autisme 22. »

L’association National Handi Surf a amorcé des initiations d’accès au surf pour les personnes en situation de handicap. « Il semble que la Ligue de Bretagne de surf poursuive cette dynamique en souhaitant créer une antenne formatrice de moniteur, spécifiquement pour ce public. C’était évident d’agir à notre tour localement. On peut amorcer une dynamique et ouvrir le champ des possibles ! Il est temps d’ouvrir le surf à d’autres. On voit bien les qualités thérapeutiques que cela peut apporter. »

Thomas, moniteur et animateur à l’école de surf pléneuvienne, anime bénévolement cette séance « très attendue par les enfants ». D’abord, enfiler la combinaison. Les parents donnent un coup de main et photographient ces moments.

Comme Nathalie venue avec Lloyd, 14 ans : « Mon fils est toujours partant dès qu’il y a des activités avec l’eau. Il s’est initié à la natation, la plongée, le paddle. Il est comme un poisson dans l’eau ! Cette activité permet aussi de sociabiliser les enfants. »

Tout le monde est équipé, direction la plage pour une petite leçon technique et interactive. Thomas, pédagogue, explique, interroge. Puis direction la mer ! Sans planche d’abord pour tester l’eau. Puis avec la planche. Chacun se lance, prend la vague et glisse jusqu’au sable sous les encouragements des accompagnateurs, aussi souriants que leurs élèves. Mais pas le temps de papoter avec maman ou papa ! Juste la photo et on y retourne. Avec bonheur.

Finalement, c’est une maman reconnaissante qui résumera cette initiative. « On a tellement l’habitude que ces enfants soient rejetés. Alors, cette initiative est formidable ! »

Pour Florent Briou, vice-président de l'assocation Autisme 22 : « Cette initiation leur permet de trouver l’équilibre, d’apaiser certains troubles émotionnels. Le bruit de l’eau leur fait du bien. Pour une fois, les vedettes ce sont les enfants ! »

26 septembre 2017

Plan handicap du gouvernement : réactions !

Résumé : Certaines associations réagissent aux annonces faites lors du Comité interministériel du handicap. Malgré des progrès encourageants, elles repèrent des mesures en demi-teintes et quelques oublis, notamment en matière de compensation.

Par , le 25-09-2017

Comme un écho aux promesses faites par Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls, les CIH (Comité interministériel du handicap) se suivent et se ressemblent… 17 pages de mesures pour Edouard Philippe en 2017, 36 pour Manuel Valls en 2016, 45 pour Jean-Marc Ayrault en 2013. Des « objectifs », des « engagements », souvent les mêmes, toujours à 5 ans. Le premier CIH du quinquennat Macron s'est réuni à Matignon le 20 septembre 2017 sur le thème « Vivre avec un handicap au quotidien ». La mesure phare a porté sur l'augmentation de l'AAH (article en lien ci-dessous).

Peut mieux faire

Balayant d'avance les déceptions, Edouard Philippe a insisté sur les autres sujets abordés lors de ce comité pour « améliorer la vie de tous les jours » des personnes handicapées à travers 5 grands domaines : accueil et accompagnement tout au long du parcours de la crèche à l'université, insertion professionnelle, logement, accès aux droits, aux soins et à la prévention et enfin aux sports et à la culture (article en lien ci-dessous). « Des progrès ont déjà été réalisés » mais « on peut faire mieux », a assuré Edouard Philippe. Insistant sur l'implication de tous les membres de son gouvernement, il a affirmé « qu'aucun ministère, aucune personne publique » ne peut « se dispenser de participer à l'effort ». Sa feuille de route apporte des éclairages sur ses premières orientations et décisions…

Les annonces majeures

Dans la perspective des Jeux de Paris en 2024, le Premier ministre a souligné que SNCF Réseau s'est engagé à investir 870 millions d'euros dans l'accessibilité des transports. Affichant sa volonté d'éviter les « ruptures » dans les parcours scolaires, il a annoncé la création de 250 classes Ulis (unités localisées pour l'inclusion scolaire) dans les lycées pendant le quinquennat. L'enseignement supérieur mobilisera « 1 000 services civiques dès 2018, et 2 000 dès 2019 », pour faciliter l'intégration des étudiants handicapés. Une nouvelle enveloppe de 15 millions d'euros sera dédiée à la prévention des départs en Belgique.

Emploi, logement, autisme…

M. Philippe a par ailleurs estimé que la loi de 1987, qui a instauré l'obligation pour les entreprises privées (puis publiques en 2005) d'employer 6% de travailleurs handicapés, n'avait pas donné des résultats satisfaisants. « Nous devons nous interroger sur la pertinence du dispositif et la façon dont on peut relancer l'insertion professionnelle ». Concernant le logement, il a affiché l'ambition « d'atteindre l'objectif de 100% de logements adaptables » au handicap dans les constructions neuves, c'est-à-dire « évolutifs ou réversibles » pouvant être rendus totalement accessibles, sur demande, par des travaux assez simples. Il a par ailleurs assuré que des budgets seraient fléchés, sous forme de subventions aux collectivités territoriales, pour améliorer l'accessibilité des lieux recevant du public. Il a promis « 100 % des ERP dans la démarche Ad'AP et 100 % des ERP de l'Etat accessibles d'ici 2022 ». Le Premier ministre a, en conclusion, confirmé qu'un 4e plan autisme serait dévoilé "début 2018".

Le point de vue des asso

La plupart des associations du champ du handicap ont estimé, à l'instar de l'APF (Association des paralysés de France), que la tenue de ce comité dès le début de quinquennat envoyait un « signal positif », soulignant la « volonté de mener une politique du handicap avec une approche transversale et inclusive ». Elles déplorent néanmoins quelques « oublis »…

Du côté des ressources…

L'APF regrette par exemple que les bénéficiaires de pension d'invalidité ou de rente -dont le montant est parfois très faible- n'aient bénéficié, contrairement aux allocataires de l'AAH, d'aucune annonce ou revalorisation. De son côté, l'Unapei (association de personnes avec un handicap mental) s'inquiète que les prochaines mesures de simplification, de clarification des dispositifs d'aides publiques et fiscaux ainsi qu'une future réforme des minimas sociaux ne viennent annuler les effets de la revalorisation de l'AAH. Elle met en garde sur « des annonces qui ne seraient pas suivies d'une réelle hausse de niveau de vie des personnes en situation de handicap, malheureusement souvent condamnées à la précarité »

La PCH, grande oubliée ?

Grande oubliée de ce CIH, la compensation du handicap. La Fnath (fédération des accidentés de la vie) remarque qu'elle ne fait l'objet d'aucun « chantier » alors que ses contours et les montants n'ont pas évolué depuis 2005. « L'absence d'orientations concernant la PCH n'est pas compréhensible alors que les besoins d'aide humaine, de financement des aides techniques, de l'aménagement du logement et du véhicule figurent parmi les préoccupations majeures des personnes en situation de handicap », renchérit l'APF.

Une solution pour tous ?

La question de l'accueil des personnes handicapées est également au cœur des préoccupations. Or l'Unapei s'inquiète de « mesures en demi-teinte comme de l'absence de réponse pérenne aux situations d'urgences de dizaines de milliers de personnes handicapées aujourd'hui sans solution d'accueil et d'accompagnement en France ». « Cela passe, selon elle, par une transformation de l'offre médico-sociale, une réforme de profondeur (…) qui prendra nécessairement des années ». « En attendant, poursuit-elle dans un communiqué, le gouvernement annonce une généralisation du dispositif « réponse accompagnée pour tous », aujourd'hui utilisé pour résoudre temporairement des situations critiques, et qui, sans moyen financier nouveau, ne pourra répondre durablement aux besoins et résorber les longues listes de personnes en attente d'accompagnement adapté ». Autre situation partiellement traitée, celle des personnes accueillies faute d'autre choix en Belgique. Le gouvernement annonce un doublement de l'enveloppe « pour prévenir les départs non souhaités », mesure qui reste floue, et oublie celles actuellement accueillies en Belgique via des financements français faute d'accompagnement de proximité. L'Unapei attend un plan d'urgence de création de solutions d'accompagnement durables.

Normes handicap dans l'habitat

Les récentes déclarations du gouvernement sur l'allègement des normes handicap (article en lien ci-dessous) dans la construction ont également tout lieu d'inquiéter les personnes concernées. « Derrière la simplification se cache en effet concrètement une diminution des exigences relatives à l'accessibilité des personnes handicapées, déclare la Fnath. Des logements moins accessibles, dans une société vieillissante, constituent un recul important et un risque supplémentaire d'exclusion des personnes handicapées. »

Relais téléphonique aux abonnés absents

Enfin, Jérémie Boroy, délégué général d'Aditus, juge particulièrement « inquiétant » qu'aucune mention n'ait été faite du relais téléphonique pour les personnes sourdes. « Après plus de 10 ans de mobilisation, un consensus avait été trouvé avec la loi pour une République numérique puis le décret du 9 mai 2017, explique-t-il. Mais il reste tout à faire avant le lancement du dispositif qui doit démarrer en octobre 2018. À ce jour, rien ne semble avoir été entrepris par le nouveau gouvernement ».

Tous affirment se montrer extrêmement vigilants sur les promesses faites et les chantiers en cours. Un premier bilan pourrait être dressé d'ici quelques mois puisqu'Edouard Philippe a annoncé qu'une Conférence nationale du handicap se tiendra en mai 2018.
 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

26 septembre 2017

Autisme : le risque augmente après un premier enfant atteint

Les garçons avec une grande sœur autiste ont 17 % de risque de développer un trouble du spectre autistique à leur tour.

Autisme : le risque augmente après un premier enfant atteint
niki georgiev/Flickr
Publié le 25.09.2017 à 18h18

Les parents d’un enfant autiste peuvent se demander, au moment d’un second enfant, si celui-ci a des risques d’être autiste à son tour. Et s’il est prudent de faire un choix risqué.  Des études avaient déjà montré qu’ils étaient plus élevés dans les fratries déjà touchées, mais une grande étude réalisée à la fac de médecine d’Harvard les a tous objectivés, en différenciant les sexes.

Ils ont ainsi montré que les enfants les plus exposés sont les garçons qui ont une grande sœur atteinte de troubles du spectre autistique (TSA). Ils ont presque une chance sur cinq (17 %) de développer un TSA à leur tour. En comparaison, dans l’ensemble de la population, le risque d’autisme n’est que d’environ 1 % (1,5 % aux États-Unis).

Les garçons sont plus à risque

Ce chiffre a été extrait d’une base de données de mutuelles américaines, portant sur plus d’1,5 millions de familles avec au moins deux enfants, et sur 3,1 millions d’enfants. Parmi eux, 39 000 avaient reçu un diagnostic de TSA, soit environ 1,2 % (2 % des garçons, 0,5 % des filles).

Les garçons avec un grand frère autiste sont également très exposés : 13 % d’entre eux sont autistes. Les filles sont moins touchées. Celles avec une grande sœur souffrant de TSA ont un risque inférieur à 8 %. Avec un grand frère, le risque est « seulement » de 4 %.

En résumé, si le premier enfant, autiste, est une fille, les parents ont plus de risque d’avoir un deuxième enfant souffrant de TSA, surtout si c’est un garçon.


« Cette étude est un exemple probant de la manière dont le big data peut mettre la lumière sur des tendances, et nous donner des informations permettant d’accompagner les choix des parents et les informations fournies aux pédiatres », souligne Isaac Kohane, chef du département d’informatique biomédicale à la faculté de médecine d’Harvard, et auteur principal de l’étude.

Mais, même si le risque d’avoir un deuxième enfant autiste est très élevé, les chercheurs rappellent que ce n’est pas une fatalité. « Même pour le groupe le plus risqué – les garçons avec des grandes sœurs autistes – il reste plus de quatre chances sur cinq que l’enfant ne soit pas affecté, insiste Nathan Palmer, co-auteur de l’étude. Ce que nous proposons ici, c’est un contexte pour les familles qui ont déjà un enfant autiste ou souffrant d’un désordre similaire, afin qu’ils aient une perspective plus claire du risque. »

L’origine de l’autisme est encore mal comprise. Elle résulte d’une influence combinée de la génétique, ce que montre à nouveau cette étude, et de facteurs environnementaux. Elle se manifeste ensuite par un spectre de symptômes comportementaux qui se développent dans les premières années de vie des patients, et qui limitent les interactions sociales et les capacités de communication des enfants atteints.

25 septembre 2017

Olivier Nakache et Éric Toledano se confient sur leur prochain film consacré à l'autisme

09h59, le 25 septembre 2017, modifié à 10h39, le 25 septembre 2017

Les deux cinéastes, invités dans Melting Pop pour parler du "Sens de la fête", ont évoqué leur prochain film qui traitera du sujet de l’autisme.

INTERVIEW

 

Leur dernier film, Le sens de la fête, sort mercredi 4 octobre en salles, mais Olivier Nakache et Éric Toledano ont déjà leur prochain projet en tête. Ils reviennent plus en détail sur ce futur long-métrage dans Melting Pop, sur Europe 1.

"Il y a beaucoup d'émotions et d'humour dans ce monde-là". La semaine dernière, lors d'une avant-première au MK2 Bibliothèque à Paris, Olivier Nakache et Éric Toledano ont évoqué le sujet de leur prochain film : l'autisme. Sur Europe 1, ils reviennent plus en détail sur ce prochain long-métrage. "C'est un film qui parle de ceux qui encadrent les enfants et les adultes autistes", indique Éric Toledano.

Il y a deux ans, le duo avait déjà fait un documentaire sur les associations des familles d'autistes pour Canal+. Le titre On devrait en faire un film était finalement prémonitoire. "Il y a beaucoup d'émotions et d'humour dans ce monde-là", confie Éric Toledano. "C'est un projet qui nous tient à cœur et on y travaille."

25 septembre 2017

Séance d'équitation pour Elise hier à Neuilly-sur-Marne ...

Petit résumé en photos de la séance d'Elise au centre équestre de Neuilly-sur-Marne. Lisou refuse toujours de monter malgré le nouveau montoir mais a fait un très bon travail à pied avec son cheval sous la direction bienveillante de Virginie Govoroff-Regnault.

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Son cheval Lespau est adorable dans toutes les phases d'activité et malgré les cris d'Elise ... à certains moments.

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Suite dimanche prochain

25 septembre 2017

Lou et l'Ile aux sirènes au Kosmos avec Envol Loisirs 30 septembre à Fontenay-sous-Bois

 
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Bonjour à toutes et à tous,
 
Pour notre rentrée au cinéma, nous vous proposons le film d'animation Lou et L'Ile aux sirènes. Le dessin animé pop de Masaaki Yuasa, grand vainqueur du dernier Festival d'Annecy, est une véritable pépite.
 
Samedi 30 septembre à 16h15. Cinéma Le Kosmos
 
 
 
 
Les séances ciné-ma différence sont ouvertes à tous et adaptées pour ceux dont le handicap s'accompagne de troubles de comportement.
 
On est accueilli et entouré par des bénévoles formés,
  • les spectateurs en situation de handicap peuvent exprimer leurs émotions par des mouvements, des paroles, des bruits… sans déclencher regards furibonds et remarques désagréables ; se familiariser avec les règles d'une salle de spectacle.
  • les familles et amis peuvent partager un moment agréable sans la « peur de déranger », ni la retraite humiliante au bout d'un quart d'heure, et surtout, se rendre compte que « c'est possible » !
  • les autres spectateurs peuvent prendre conscience d'une exclusion ordinaire qu'elles ignorent, et rencontrer des personnes en situation de handicap dans une activité de loisirs.
 
 
 
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24 septembre 2017

5 jeunes avec trisomie : leur vie collective en HLM !

Résumé : Une 3e voie entre établissement et autonomie se dessine. A Versailles, ce sont 5 jeunes trisomiques qui emménagent dans une maison collective pensée pour eux. Une option à loyer modéré et surtout inclusive !

Par , le 24-09-2017

 

En mai 2017, l'un des premiers déplacements officiels d'Édouard Philippe, quelques jours après sa nomination, l'a conduit dans une maison partagée Simon de Cyrène à Rungis (article en lien ci-dessous) qui accueille des personnes handicapées au cœur de la cité. Parce qu'elles sont nombreuses à vouloir échapper à l'alternative domicile/établissement, des solutions voient le jour, une troisième option qui dessine des projets inclusifs, innovants, audacieux. À cette occasion, en présence de Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge du handicap, le Premier ministre avait promis de « se battre sur ce terrain-là ».

Une première en France ?

À Versailles (78), une nouvelle pierre est posée à cet édifice. Le 14 septembre 2017, a été inaugurée officiellement la Maison de vie et de partage, en logement HLM. La première en France selon ses promoteurs. Il existe en effet déjà des appartements dédiés aux personnes handicapées, comme par exemple l'Ilot Bon secours à Arras (article en lien ci-dessous) qui accueille des personnes trisomiques en logement autonome mais, à Versailles, il s'agit d'une colocation entre des personnes avec un handicap mental et deux accompagnateurs valides. L'accent est mis sur le format « familial » et la vie partagée, l'animation des lieux étant confiée à l'association des Maisons Saint-Joseph. Ces jeunes n'ont pas l'autonomie suffisante pour vivre seuls. Pour le moment ! Car, in fine, l'objectif est, pour certains, de les encourager à franchir le pas.

950 euros par mois

Six jeunes garçons trisomiques âgés de 18 à 26 ans ont donc emménagé en 2017 dans une maison de 200m2, adaptée à leurs besoins par un cabinet d'architectes. Proche de toutes les commodités (transports, cinéma, piscine…), ce pavillon versaillais est doté d'un grand jardin. Les familles versent 950 euros par mois pour le loyer et la pension complète. Au cœur de la ville, ce type de logement social représente, selon ses concepteurs, « une innovation humaine et solidaire », qui vise à « rompre l'isolement et l'exclusion auxquels les personnes handicapées sont généralement confrontées ». Ce projet est porté par la Fondation pour le logement social, reconnue d'utilité publique, qui favorise, via le logement, l'insertion de près de 170 familles en difficulté ou victimes d'un accident de la vie. 

Dans d'autres villes…

« Porter un tel projet, c'est fonder un avenir meilleur pour certains, c'est se placer résolument du côté de l'humain, ce n'est pas rien ! », a déclaré Michel Récipon, son président. Cette première versaillaise en augure d'autres : des maisons à Saint-Étienne (42), Rambouillet (78), Lourdes (65) doivent prochainement voir le jour. « Que des fenêtres s'ouvrent, que des portes claquent, que des rires, des disputes y éclatent... Bref, que de la vie et des partages s'inscrivent entre ces murs », a conclu M. Récipon lors de l'inauguration. Une vision vivante et réaliste de l'inclusion !

 

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Sur Handicap.fr

23 septembre 2017

Etude sur l'aluminium dans les vaccins

article publié sur France tv info

Etude sur l'aluminium dans les vaccins : "S'il y avait un lien, ce n'est pas quelques cas en France qu’il devrait y avoir, mais des dizaines de milliers"

"Le Parisien" publie, vendredi, les résultats d'un rapport sur la neurotoxicité de l'aluminium utilisé comme adjuvant dans certains vaccins. Décryptage avec Alain Fischer, spécialiste en immunologie pédiatrique. 

Un homme se fait vacciner à Krasnodar (Russie), le 13 septembre 2017.Un homme se fait vacciner à Krasnodar (Russie), le 13 septembre 2017. (NIKOLAY HIZNYAK / SPUTNIK)

Propos recueillis par Juliette CampionfranceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le 23/09/2017 | 16:40
publié le 23/09/2017 | 07:16

Le débat sur la vaccination va-t-il être relancé par la dernière une du Parisien ? Dans son édition du vendredi 22 septembre, le quotidien publie les grandes lignes d'un avis rendu en mars par le conseil scientifique de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Cet avis concerne des recherches dirigées par le Pr Romain Gherardi et concluant à d'éventuels effets neurotoxiques liés à la présence d'aluminium dans les vaccins. L'ANSM a demandé des "approfondissements". Que faut-il en penser ? Franceinfo a interrogé Alain Fischer, spécialiste en immunologie pédiatrique. Il a notamment présidé la Concertation citoyenne sur la vaccination en 2016.   

Franceinfo : Selon vous, faut-il s'inquiéter de ces travaux qui estiment que l'aluminium contenu dans les vaccins est dangereux pour la santé ?

Alain FischerNon, pas du tout. J’interprète ce qui se passe là comme une campagne de M. Gherardi, assez malin sur le plan médiatique. Ses données ne sont toujours pas publiées à ce jour et de toute façon, dans ce que je lis du rapport dans Le Parisien, je ne vois rien de nouveau. Il dit que l’aluminium est toxique à faible dose sur la souris, et uniquement sur la souris. Ce point est important. Mais cette toxicité n’établit en rien une relation entre l’aluminium et la maladie qu’il pense lui attribuer chez l’homme, à savoir la myofasciite à macrophages.

Cette maladie existe et certains malades pensent que c’est lié au vaccin, mais il n’y a aucune évidence scientifique de ce lien.

Alain Fischer

à franceinfo

D’autre part, cette discussion n’a lieu qu’en France et c’est un problème majeur. Les vaccins avec de l’aluminium sont utilisés depuis 1926, soit depuis bientôt cent ans, et ce, dans le monde entier. Des milliards de personnes ont reçu des vaccins contenant de l’aluminium. S'il y avait un lien entre ce vaccin contenant de l’aluminium et cette maladie, ce n'est pas quelques cas en France qu’il devrait y avoir, mais des dizaines de milliers de malades dans le monde entier. Or, il n’y en n’a pas. Des vérités scientifiques, c’est universel ou ça n’est pas.

Selon vous, ce dossier peut-il créer de la confusion chez les lecteurs ? 

Si je me mets dans la peau d'un lecteur qui n'a pas une culture scientifique particulière, je me dis en lisant une étude comme celle-là "Ouh là là, je ne vais plus me faire vacciner". M. Gherardi dit qu’il n’est pas anti-vaccin, mais il crée de la suspicion contre des vaccins qui sauvent des vies de façon majeure. On a une vraie difficulté de transmission d’informations. Il est beaucoup plus difficile de faire passer une information raisonnable et prudente face à des gens qui ont une parole très forte et parfois très violente, mais qui n’est pas scientifiquement fondée. 

Ce que je dis là n’est pas ma parole personnelle. Ses travaux ont été regardés de très près par les experts des organisations mondiales de la santé. Il y a des rapports en France, notamment de l’Académie de médecine, l’Académie de pharmacie qui ont étudié en détails tous les travaux de Romain Gherardi et qui concluent qu’il n’y a rien de tangible.

L'aluminium est souvent pointé du doigt quand il s'agit de s'interroger sur les vaccins. Ne pourrait-on pas tout simplement le remplacer ? 

Non, car c'est un composant indispensable des vaccins. L'aluminium est utilisé depuis presqu’un siècle parce qu’il est efficace et sûr. Il y a trois grands types de vaccins, dont l’un d’entre eux est fondé sur des protéines purifiées. Dans ce cas, il faut obligatoirement un adjuvant. Cela concerne les vaccins contre la coqueluche, la diphtérie, le tétanos, l’hépatite A et B. 

Mais cela ne veut pas dire qu’on ne pourra pas faire mieux demain. Il y a une énorme recherche sur les adjuvants. On a, par exemple, tenté d’utiliser les sels de calcium. Mais aujourd’hui, en 2017, les sels d'aluminium sont la meilleure combinaison entre l’efficacité et la sécurité. Ce n'est pas parfait, mais ces vaccins sauvent des millions de personnes chaque année : il n'y a pas de produit plus administré dans le monde parmi toute la pharmacopée existante. Selon moi, il faut donc continuer à les utiliser.

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