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"Au bonheur d'Elise"

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3 mars 2016

Dossier INSERM > Microbiote intestinal et santé

 

Microbiote intestinal et santé

Dossier réalisé en collaboration avec Rémy Burcelin (unité Inserm 1048 /université de Toulouse Paul Sabatier, Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires, hôpital Rangueil, Toulouse), Laurence Zitvogel (unité Inserm 1015 /Université Paris Sud, "Immunologie des tumeurs et immunothérapie contre le cancer", Institut Gustave-Roussy, Villejuif), Guillaume Fond (unité Inserm 955 /Université Paris-Est

http://www.inserm.fr

 

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3 mars 2016

Fonds d'urgence handicap : 15 premières places créées

Résumé : Bientôt les 15 premières places financées par le fonds d'amorçage de 15 millions d'euros mis en place par le Gouvernement en octobre 2015 pour prévenir les départs contraints en Belgique ! Elles vont ouvrir en Meurthe et Moselle.

Par , le 01-03-2016

 

15 millions d'euros en 2016 ! C'est le montant du fonds d'amorçage « qui permet tout simplement de dépenser en France l'argent qui jusque-là était dépensé en Belgique », selon Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat en charge du handicap. En compagnie de Christian Eckert, chargé quant à lui du budget, elle s'est rendue en Meurthe et Moselle le 29 février 2016, au sein de l'institut médico-éducatif « Les 3 Tilleuls »  de Chenières, pour annoncer l'ouverture prochaine de 15 places d'internat pour enfants et adolescents en situation de handicap.

15 enfants et ado pris en charge

Ces places sont les premières financées par le fonds d'amorçage annoncé en octobre 2015 (article en lien ci-dessous) qui entend prévenir les départs contraints en Belgique en proposant une solution adaptée à proximité des lieux de vie, au plus près des familles. Cette enveloppe de 15 millions d'euros vient en complément des crédits prévus, par ailleurs, pour créer des places. A Chenières, 15 enfants et adolescents présentant des troubles du spectre de l'autisme ou en situation complexe pourront ainsi être accompagnés dans la durée en internat à temps plein ou séquentiel. Ils sont aujourd'hui loin de leurs parents ou dans des établissements qui ne peuvent pas leur proposer les meilleurs accompagnements. Ce sont 675 000 euros de crédits pérennes de fonctionnement, issus du fonds d'amorçage Belgique, qui sont attribués pour ce projet sur un montant total incluant les travaux d'aménagement de 1 275 000 euros.

1 600 enfants et 4 500 adultes en Belgique

Pour mémoire, le Gouvernement agit également pour garantir la qualité de l'accueil et l'accompagnement des personnes accueillies en Belgique dans le cadre de l'accord franco-wallon mis en œuvre en 2013. Ce pays frontalier a toujours été un territoire d'accueil pour nos concitoyens handicapés. Au grand dam des concernés,  1 600 enfants et 4 500 adultes sont accueillis aujourd'hui dans un établissement médico-social belge avec des financements de l'Assurance maladie ou des départements. Selon la ministre, « Ces départs s'expliquent, en partie, par le manque de solutions suffisamment adaptées en France, notamment pour les situations complexes de handicap».

« S'il faut plus, il y en aura plus ! »

Cette première ouverture de places s'inscrit dans les orientations nationales fixées par le Président de la République lors de la dernière Conférence nationale du handicap, en décembre 2014. L'une des mesures importantes était la mise en œuvre des préconisations du rapport « Zéro sans solution », qui s'applique depuis novembre 2015 dans le cadre de la feuille de route « Une réponse accompagnée pour tous ». 23 départements se sont déjà engagés dans cette démarche qui, selon le communiqué du ministère « est en fait une profonde réforme de l'organisation de notre système médico-social ». Ironie du sort, la Meurthe-et-Moselle n'y est pas encore officiellement entrée mais, explique la ministre, « je sais que toutes les conditions sont d'ores et déjà réunies ici pour le faire. » Le « zéro sans solution », c'est notamment mettre fin à une situation historique, dénoncée à de très nombreuses reprises et pour laquelle la France est regardée, voire mise en cause par des instances internationales. Peut donc vraiment mieux faire ! Mais notre pays s'en donnera-t-il les moyens ?  « S'il faut plus que ces 15 millions, il y aura plus, et ce dès 2016, assure la ministre. »

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

3 mars 2016

Après l'Essonne, le Nord coupe dans les subventions sociales

article publié sur VIVRE FM

Jeudi 03 Mars 2016 - 09h09

Après le département de l'Essonne qui annonçait le report du paiement des aides au logement, le Nord indique à son tour qu'il réduit les dépenses sociales. En grande difficulté financière, le département veut tailler dans les budgets handicap/personnes âgées/ enfance en difficulté. L'UNAPEI parle de "casse sociale"

Le département du nord réduit les aides aux personnes âgées et handicapées de 10 millions
Le département du nord réduit les aides aux personnes âgées et handicapées de 10 millions

Le Conseil Départemental du Nord en difficulté financière, indique qu'il souhaite réduire les budgets alloués aux associations qui accompagnent les personnes handicapées.

La handicap maltraité par le département du Nord "

Les associations locales de personnes handicapées dénoncent un " handicap maltraité par le département du Nord '". Lors d'une conférence de presse à Lille lundi 29 février, elles expliquent que le département veut mettre en place un plan d’économie de 100 millions d’euros pour 2016 qui touche tous les secteurs de son action sociale. Les associations  devront réduire leurs dépenses dans un délai de 3 ans : Une réorganisation de l’offre existante imposée sans tenir compte des souhaits et des capacités des personnes et des familles. Cela représente une baisse des budgets de 6 à 12 %.

Concrètement, ces réductions auront pour conséquence le non remplacement des personnels, des suppressions de postes et/ou de places d’accueil voire d’établissements, alors que 2 900 personnes en situation de handicap sont en attente d’une solution depuis plusieurs années, dont 2631 personnes en foyer d’hébergement, de vie/occupationnel et SAJ ou foyer médicalisé, 192 personnes en service d’accompagnement à la vie sociale (SAVS) et 132 personnes en Service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés (SAMSAH).

A titre d'exemple, le dé-conventionnement des services d’accueil familial gérés par les Apei Papillons Blancs représente 10 emplois supprimés et une qualité d’accompagnement probablement en baisse.

Le handicap: " une variable d'ajustement financier "

Anne Sophie est ouvrière en ESAT et accueillie en foyer d’hébergement sur Dunkerque depuis 8 ans. Sa mère témoigne: 

" Avec la baisse des subventions il nous est difficile d’envisager un service d’accompagnement de ma fille toujours aussi performant ! Encore une fois, elle paiera pour son handicap, elle devra vivre en économie ! Que deviendra la notion de bientraitance qui lui a permis de progresser dans la joie. "

Au micro de Vivre FM, Erick Cattez, infirme moteur cérébral et membre de la délégation APF du Nord explique qu'il est " inquiet ".

L'UNAPEI a fait connaître son mécontentement sur Facebook: " Ce n’est pas aux personnes les plus fragiles de payer le prix des coupes budgétaires. " Dans un communiqué rendu public le 3 mars, la Présidente de la principale association du secteur du handicap mental, Christel Prado explique que "Nous, parents, ne souhaitons plus que nos enfants et toutes les personnes handicapées souffrent au quotidien de cette casse sociale".

Aujourd'hui, 220 000 personnes handicapées et 500 000 personnes agées de plus de 60 ans vivent dans le département du Nord.

Les Associations ne s’opposent pas aux réductions budgétaires mais d’un montant réaliste et avec un délai suffisant pour les réaliser.

Voir ci-dessous la liste des onze associations concernées:

L'AFM (association française contre les myopathies)

L'ANPEA (Association nationale des parents d'enfants aveugles ou gravement déficients visuels avec ou sans handicap associé)

L'APAJH (Association pour adultes et jeunes handicapés)

L'APF (Association des Paralysés de France)

AUTISME 59-62

FNATH (Association des accidentés de la vie)

R'EVEIL AFTCC 59-62 (Association de Familles de Traumatisés crâniens et de Cérébro-lésés)

Sourdmédia

L'UDAPEI (Union départementale des associations de parents d'enfants inadaptés)

L'UNAFAM (Union nationale des amis et familles de malades psychiques)

Voir Ensemble

Vincent Lochmann

2 mars 2016

Un père de Grand-Couronne entame une grève de la faim pour garder l'auxiliaire de vie scolaire de son enfant autiste

article publié dans Paris-Normandie

Grève de la faim. Stéphane Angot a cessé de s’alimenter depuis vendredi. Son fils autiste n’a plus « son » auxiliaire de vie scolaire.

greve faim avs

La famille devant le groupe scolaire Pierre-Brossolette de Grand-Couronne

«Je m’appelle Stéphane Angot, père de Robin Angot... J’ai décidé d’entamer une grève de la faim à partir de vendredi dernier... J’ai eu l’impression de laisser tomber mon fils Robin.» SOS poignant reçu récemment par Paris-Normandie.

C’est les traits déjà creusés, la voix fatiguée qu’hier Stéphane Angot et sa compagne Aurélie Saunier ont détaillé les raisons de leur bataille. Leur petit Robin, presque âgé de cinq ans, autiste, scolarisé, bénéficiait depuis la rentrée de septembre d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS). «Elle a été formidable, elle a réussi à percer la bulle de Robin et a pu communiquer avec lui. En deux ou trois mois de temps, son comportement a changé. Il s’est un peu ouvert aux autres, a réussi à se faire tenir par la main comme tous les autres petits enfants. Son regard a changé.»

Que du positif donc. Sauf que l’AVS en question était en fin de contrat unique d’insertion (CUI), un dispositif d’un an renouvelable une seule fois et qui est le support privilégié par le rectorat pour fournir des AVS dans les écoles. «Dès le mois de septembre, on nous a dit que le contrat allait se terminer. Et jusqu’à la fin janvier, on ne savait pas s’il y allait avoir une autre AVS ou pas», témoigne Stéphane Angot. La nouvelle est tombée : il y a bien une autre AVS. Elle a pris son service lundi. Alors, pourquoi une grève de la faim ?

Ils demandent une dérogation au préfet

« L’autisme, c’est très particulier. Nous n’avons rien contre la nouvelle AVS, mais Robin a besoin de cadres, de structures. Remplacer aussi brutalement son ancienne AVS, alors qu’elle avait su tisser des liens avec notre fils, c’est absurde. Ce n’est pas une question de confort mais entrer en communication avec un enfant atteint d’autisme est tellement difficile que nous avons peur que tout soit à refaire.» Et que les progrès marqués depuis septembre soient perdus.

Le couple a écrit au préfet pour demander une dérogation afin de continuer à bénéficier de l’ancienne AVS mais, pour l’instant, aucune réponse autre que celle d’un refus réaffirmé par l’inspection d’académie de prolonger le contrat ou de le renouveler sous une autre forme n’a été formulée.

B. M.-C.

2 mars 2016

Placement d'enfants autistes : la défense ira jusqu'au bout !

article publié dans place grenet

DROIT DE SUITE – La cour d’appel de Grenoble a confirmé le placement des enfants de Rachel en structure et famille d’accueil, ce vendredi 26 février. La justice estime leur mère responsable de leurs troubles du comportement et réfute tout diagnostic d’autisme. Inacceptable pour la défense qui dénonce une erreur judiciaire et entend bien poursuivre le combat.

« Nous allons saisir la Cour européenne des droits de l’homme et rendre compte du jugement en appel au Comité sur les droits de l’enfant de l’Organisation des Nations unis (ONU) qui est déjà au courant de l’affaire », prévient maître Sophie Janois, l’avocate de Rachel, loin de s’avouer vaincue.

Maître Sophie Janois à la sortie de l'audience d'appel le 22 janvier 2016. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Maître Sophie Janois à la sortie de l’audience d’appel le 22 janvier 2016. © Véronique Magnin – Place Gre’net

C’est malgré tout d’une voix blême qu’elle nous annonce la confirmation du premier jugement dans toutes ses dispositions.

Le placement des trois enfants de Rachel, déjà séparés de leur mère depuis sept mois, a donc bel et bien été confirmé vendredi 26 février par la cour d’appel de Grenoble.

« On s’y attendait un peu », lâche-t-elle après un silence. Il est vrai que l’audience en appel du 22 janvier dernier avait été particulièrement éprouvante selon l’avocate qui l’avait comparée à une audience d’assises.

« Le juge reproche à la mère de dire que ses enfants sont autistes »

L’arrêt de la cour de Grenoble est ubuesque selon Sophie Janois : « Le juge reproche à la mère de dire que ses enfants sont autistes alors que d’après lui, ils sont atteints de troubles envahissants du développement (TED). C’est fou ! C’est comme si vous déclariez : il ne faut pas dire que le ciel est gris mais qu’il est anthracite. » Et ce n’est pas la seule allégation a l’avoir indignée : « Il est aussi indiqué que Rachel ne peut pas récupérer ses enfants parce qu’elle leur renvoie une image handicapée d’eux-mêmes ! »

 

Palais de justice de Grenoble avec des skaters Tribunal instance grande instance Prud'hommes Photo Chloé Ponset

Palais de justice de Grenoble. © Chloé Ponset

Autant dire que la confusion règne car les TED sont effectivement un handicap. « C’est complètement fou ! », répète-t-elle. D’autant plus que « les trois enfants de Rachel vont tout prochainement bénéficier d’un suivi particulier de leur handicap mis en place par l’Aide sociale à l’enfance de l’Isère (Ase38*) ».

Cette prise en charge adaptée est le résultat de la réunion, la semaine dernière, entre cette dernière et l’Agence régionale de santé (ARS).

« La cour est imprégnée d’une culture d’obédience psychanalytique »

Pour autant, la situation reste inchangée pour Rachel. Depuis sept mois, elle voit ses enfants une heure tous les quinze jours en visite médiatisée. « Rachel est accompagnée d’une psychologue et d’une assistante sociale qui notent tout ce qu’elle dit, tout ce qu’elle fait, tout ce que les enfants disent, tout ce que les enfants font. Et la moindre petite chose peut être analysée », précise l’avocate.

Ainsi, « que les enfants aient encouragé leur mère pendant un jeu de société, cela veut dire qu’ils ont une place d’adulte. La maman a demandé trois fois de suite à ses enfants comment ils vont, cela veut dire qu’elle veut qu’ils aillent mal. C’est de cette façon que ce fut analysé pour Rachel », déplore Me Sophie Janois.

Salle des pas perdus au premier étage du palais de justice de Grenoble. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Salle des pas perdus au premier étage du palais de justice de Grenoble. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Pour que la cour ait pris en compte de tels arguments, nul doute pour l’avocate : « Elle est à mon avis profondément imprégnée par une culture d’obédience psychanalytique. »

« J’espérais beaucoup de l’appel… »

Sophie Janois ne cache pas sa déception : « J’espérais beaucoup de l’appel tellement on avait de pièces au dossier », lâche-t-elle. Trente-cinq pièces médicales au total, « avec des diagnostics conformes aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS) à savoir, établis par des équipes pluridisciplinaires de l’hôpital : des orthophonistes, des psychomotriciens et des psychologues ».

À cela s’ajoute la consultation « des meilleurs pédopsychiatres de l’enfance et de l’adolescence au plan européen, comme le docteur Joaquin Fuentes », qui attestent que la mère ne peut pas être atteinte d’un syndrome de Münchhausen par procuration comme l’a déclaré l’experte judiciaire dans son rapport. « Ce n’est pas possible dans le cas de l’autisme ! », s’insurge-t-elle.

Et de poursuivre, non sans une feinte naïveté : « J’ai bêtement pensé que la justice grenobloise s’emparerait de toutes ces pièces et qu’elle nous donnerait raison. Je n’ai pas imaginé une seconde qu’on nous lirait par dessus la jambe, qu’on continuerait de croire l’avis d’une seule experte, qui plus est, emploie le subjonctif dans son rapport et qui n’a vu les enfants que deux fois un quart d’heure ! »

« On va aussi attaquer l’experte judiciaire… »

Mais Me Sophie Janois n’est pas du genre à baisser les bras : « On va aussi attaquer l’experte judiciaire devant le Conseil de l’ordre des médecins parce que, d’une part, elle a expertisé des adultes alors qu’elle est pédopsychiatre et que, d’autre part, elle a émis seule un avis sur un diagnostic d’autisme. » Or, l’HAS recommande clairement que ce type de diagnostic soit réalisé par une équipe pluridisciplinaire. « Elle aurait dû renvoyer vers une personne plus compétente à savoir un sachant », assène-t-elle.

Ségolène Neuville, secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion. – DR

Ségolène Neuville, secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion. – DR

Prévenue de ce cas isérois par les nombreuses associations de parents d’enfants autistes, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, Ségolène Neuville, a clairement pris parti pour Rachel dans son discours au congrès Autisme France, le 25 janvier dernier. Cela n’aura manifestement pas porté ses fruits.

« Une lettre ouverte à François Hollande »

Désireuse de tout tenter pour sa cliente face à une justice « qui ne connaît pas le handicap de l’autisme », maître Sophie Janois n’abandonne pas pour autant la piste politique.

Ainsi prévoit-elle d’écrire une lettre ouverte à François Hollande et à Manuel Valls, d’autant que ce dernier serait particulièrement sensible à la cause de l’autisme selon l’avocate. « On gracie bien des criminels, je ne vois pas pourquoi on ne rendrait pas ses enfants à Rachel », lance-t-elle.

Combien de familles d’enfants autistes seraient concernées en France par un risque de placement abusif ? Impossible de répondre et pour cause : « L’ONU vient précisément de rendre un avis reprochant à la France le déficit de chiffres et de statistiques sur le sujet, précise Sophie Janois. C’est vraiment un scandale ! »

Véronique Magnin

 

* Sollicité à plusieurs reprises, le conseil départemental, dont dépend l’Ase, n’a pas souhaité s’exprimer.

 

Prise en charge de l’autisme : la France à la traîne

 

Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, le 2 avril 2016. - DR

Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, le 2 avril 2016. – DR

L’avocate l’affirme : « Tous les autres pays de notre niveau économique prennent en charge correctement l’autisme ».  Ainsi, par exemple, est-il hors de question aux États-Unis ou dans les pays nordiques, de remettre en cause une mère parce qu’elle a des enfants autistes, selon Sophie Janois.

« Au contraire, tout se met en place dès le diagnostic qui arrive vers 18 mois ou 2 ans*. Les prises en charge sont adaptées – cognitivo-comportementales voire développementales – les enfants progressent et continuent d’aller à l’école ».

Et selon elle, c’est très efficace : « On voit même des enfants autistes sévères devenir des autistes plus légers, ce qui leur permet de prendre une place dans la société et de l’enrichir en terme de diversité ».

* En France, le diagnostic est généralement établi vers 6 ou 7 ans.

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1 mars 2016

Série vidéos réalisées par l'APEPA ...

http://www2.ulg.ac.be/apepa/

Autisme [2] Observation et dépistage

Série - Autisme [1] Historique et conception

1 mars 2016

Marie-Christine LAZNIK grande prêtresse & ses théories sur l'autisme ...

Ce pourrait être hilarant - en fait ça l'est au second degré - Mais c'est en fait consternant et gravissime quand on imagine la pression mise sur les familles sous prétexte de théories fumeuses de cette dimenssion toujours en cours en certains endroits de notre belle France. Jean-Jacques Dupuis

Pour mémoire :

LE MUR Bonus n°2 : INTERVIEW DE LA PSYCHANALYSTE MARIE-CHRISTINE LAZNIK SUR L'AUTISME

29 février 2016

Adhérez à Autisme France ...

Logo Austisme France_90px

 

 

Madame, Monsieur, chers Amis,

 

Depuis 1989, Autisme France lutte au service des personnes autistes et de leurs familles pour faire reconnaître le scandale que constituent leur abandon et le maintien de pratiques obsolètes et maltraitantes, alors que les familles savent ce dont leurs enfants ont besoin.

 

Pour poursuivre nos activités et atteindre les objectifs que notre association s'est fixés, nous nous appuyons essentiellement sur les cotisations versées par nos adhérents, celles-ci constituant notre principale source de recettes. Autisme France est une association nationale créée en 1989 et composée essentiellement de bénévoles.

 

L'ensemble de notre conseil d'administration reste plus que jamais mobilisé pour :

  • Défendre les droits des personnes autistes et de leurs familles contre les maltraitances et discriminations qu'elles subissent, et les signalements et placements abusifs à l'Aide Sociale à l'Enfance, dans le respect des conventions européennes et internationales signées par la France, en particulier les observations de l'ONU. A cette fin, nos adhérents peuvent s'appuyer sur le service de protection juridique, dont vous avez la présentation en pièce jointe.
  • Intervenir auprès de nos tutelles pour obtenir la mise en oeuvre effective du plan autisme 3 qui n'a pas trouvé encore de concrétisation sur le terrain, en particulier pour le diagnostic et l'intervention précoces.
  • Militer fermement pour l'inclusion sociale la plus large possible des personnes autistes en milieu ordinaire, en particulier pour la scolarisation et l’insertion professionnelle.
  • Défendre la cause des adultes, grands oubliés de tous les plans autisme successifs.
  • Suivre les travaux de mise en œuvre du plan autisme 3, dans le respect de son axe directeur : le respect des recommandations de bonnes pratiques dans tous les établissements et services, dans toutes les formations.

L'autisme et les TSA concernent au minimum 500 000 personnes en France. Une personne sur 100 est autiste. Malgré le nombre très important de personnes touchées par ce trouble qui entraîne un handicap, reconnu depuis 1996, l'autisme est encore mal connu et les programmes d’intervention efficaces ne sont que très insuffisamment mis en œuvre par rapport aux efforts de nombreux pays.

 

Il est donc important que notre association puisse continuer à militer auprès des instances ministérielles, informer personnes autistes, parents, grand public et professionnels sur les troubles du spectre de l'autisme.

 

Adhérer à Autisme France c'est nous donner les moyens de pouvoir agir pour :

  • Continuer à assurer les missions que nous nous sommes fixées : former à l'autisme, informer les familles sur leur droits, développer la démarche qualité des services et établissements de nos associations partenaires, en partenariat avec le groupement de coopération sociale et médico-sociale d'Autisme France, œuvrer à un changement radical des pratiques pour faire cesser la maltraitance, obtenir le financement des interventions en libéral.
  • Maintenir, développer et renforcer nos services : congrès, newsletter, revue, site internet, service juridique, et notre aide aux familles.

 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, chers amis, l'expression de nos meilleurs sentiments.



Le conseil d'administration d'Autisme France

 

 

 

1175 Avenue de la République - 06550 La Roquette-sur-Siagne - Tel : 04 93 46 01 77 - E-mail: autisme.france@wanadoo.fr


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29 février 2016

Samedi 2 avril 2016 à CRETEIL - Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme

Flyer journée mondiale autisme créteil 2016-page-001

PROGRAMME journée mondiale autisme 2016 creteil-page-001 matin

PROGRAMME journée mondiale autisme 2016 creteil-page-002 après-midi

28 février 2016

Vidéo > Mon frère est autiste

28 février 2016

Vieux autistes, de la nécessité du diagnostic à la reconnaissance et réintégration dans la dignité.

article publié dans ze-tribe

autisme-asperger-diagnostic

Article rédigé par Blandine Messager

Selon une représentante de l’Association Autisme France, près de 90% des adultes autistes ne sont pas diagnostiqués. Ces autistes, improprement diagnostiqués sous diverses pathologies plus ou moins fantaisistes, ou trop proches des limites supérieures du spectre pour avoir pu accéder à un diagnostic, vivent dans l’ombre, souvent exclus, rejetés, relégués, oubliés.

 

 

Certains, les plus âgés, n’ont sans doute jamais entendu le mot « autisme » de leur vie, et pour plus encore d’entre eux, le mot « autisme » n’a jamais été évoqué les concernant. Certains ont pu vivre à l’abri, protégés par leur environnement familial (femmes pour la plupart), intégrés dans des entreprises (hommes pour la plupart), retraités « heureux » issus des trente glorieuses, époque où il était encore possible de travailler et prospérer malgré des difficultés dans les interactions sociales. Mais ce sont des privilégiés.
 
Pour ceux nés à partir de la fin des années 50, c’est beaucoup, beaucoup plus compliqué : la vie économique, le délitement social global, la férocité croissante du marché du travail, la dislocation des liens conjugaux et familiaux aussi… ne leur ont pas fait de cadeaux. Ils ont dû tout subir de plein fouet. Parmi eux, certains, les plus curieux, les plus nantis d’outils intellectuels et informatifs et/ou les plus obstinés à vouloir comprendre en quoi ils ont traversé leur vie comme des survivants de leur différence, ont réussi à s’informer. Parfois durant des années de recherches effrénées sur l’autisme : centres d’intérêts intenses dits « restreints » obligent !
 
 
AspergersEt dans leur quête de compréhension de leur histoire, de l’histoire de leur famille aussi, ils ont dû traverser des années d’interrogations, de psychothérapies diverses et souvent vaines, pour finir par relever la tête et demander reconnaissance.  J’emploie le mot « reconnaissance », mais d’autres mots pourraient convenir aussi : réparation, restitution, justice…
 
  
Reconnaissance : être reconnu tel qu’on est, de la façon la plus juste qui soit. 
Restitution : chacun nécessitant qu’on lui restitue sa dignité, en lui rendant le déterminant « interdit », refusé, sa vie durant : autisme (incluant syndrome d’Asperger). 
Justice : parce qu’il y a eu injustice de la part de la communauté vis à vis d’eux.
 
De la part de la collectivité, du pays, des institutions… la moindre des choses serait de leur demander PARDON. Et pour réparer le préjudice, la moindre des choses serait de leur donner accès à des évaluations neurologiques sérieuses quand ils les demandent.
 
On ne demande pas ce genre de chose par extravagance, pas plus que sur un coup de tête, ni par opportunisme déplacé, ni par fourvoiement. En général, quand on fait ce genre de demande à plus de quarante ans, c’est après en avoir étudié les tenants et les aboutissants, méticuleusement, consciencieusement, et je dirais même : avec tout le sérieux inhérent à la précision autistique ! Sans parler de la maturité, de l’expérience, de tout le bagage accumulé sur plusieurs décennies, qui ne peuvent qu’éloigner de l’excentricité.
 
La moindre des choses aussi, serait de leur épargner l’humiliation du refus de diagnostic, sous le prétexte imbécile que les témoins de leur enfance ne sont plus là : ils sont adultes, âgés, retraités, vieillards… et on les traite ainsi comme des mineurs !
 
Je n’ai pas autorité pour le faire collectivement, mais je demande réparation. Non, pas de « dommage intérêts », ce serait trop improbable vu le nombre de mes compagnons d’infortune, mais juste un accès facilité et adapté au dépistage pour les adultes matures, les personnes âgées, suivi d’un diagnostic dressé « en bonne et due forme », et donc d’une reconnaissance. Être reconnu dans ses particularités, non pas avec une étiquette, mais avec un nom, une identification de ces différences.
 
Beaucoup d’entre-nous ont non seulement dû subir des pressions sociales iniques, mais vivent dans le dénuement le plus total, écartés malgré tous leurs efforts d’une vie digne, du minimum matériel vital, sans perspective autre que d’échouer un jour dans des « mouroirs à vieux », des collectivités toxiques, mortelles pour ces gens qui ne supportent aucune promiscuité.
 
autisme-asperger-déni-médecinCertains d’entre-nous ont accumulé des connaissances encyclopédiques en maints domaines utiles. Beaucoup d’entre-nous ont développé des trésors de stratégies pour surmonter leur handicap dans un monde où il était ignoré. Certains d’entre-nous ont des enfants, des petits enfants, comptant parmi eux d’autres autistes. Nos connaissances et nos expériences sont une richesse à ne pas négliger, pour les générations futures comme pour tous les professionnels en contact avec des enfants et jeunes autistes. Ne pas nous demander nos avis est une perte pure, un déni intolérable, un devoir de mémoire censuré… 
 
Nous sommes une manne, nous sommes légions, nous ne devons pas nous laisser intimider ni écarter.
 
Il est temps que les centres experts en diagnostic d’autisme (CRA1 et autres) cessent de procéder à des opérations de sélection arbitraires sur l’âge, « recalant » quasi systématiquement les adultes trop « vieux », qui mettent à mal leurs (in)compétences. Le plus souvent sous maints prétextes fallacieux, voire fantaisistes. Il serait temps que ces professionnels arrêtent de se défiler en niant les diagnostics adultes, en ne les évaluant pas, en les éludant d’un revers de main trop souvent arrogant.
 
Mesdames et Messieurs les professionnels : vous êtes payés pour travailler. Faites votre travail ! Car nous, les adultes autistes oubliés, laissés en rade et niés dans notre propre différence, n’avons pas eu cette chance de pouvoir être payés pour tout le travail accompli durant nos vies, à tenter de vivre parmi la communauté des humains.
 
On ne décrète pas qu’un adulte est autiste ou pas sur la simple base d’entretiens bâclés, non plus. Trop d’entre-nous sont passés par cette épreuve médiocre, indigne pour des professionnels censés se comporter en professionnels.
Nous traiter dignement, c’est nous donner accès à des cessions de tests d’évaluation sérieux et adaptés. Nous avons travaillé nos vies entières à apprendre à vivre parmi les autres, à tenter de nous intégrer, à analyser nos propres comportements, à élaborer des stratégies de survie (certains n’ont pas survécu, rappelons-le), à fournir des efforts constants pour tenter de nous intégrer dans un monde qui nous était étranger… Tout ce boulot, nous l’avons fait. Sans jamais recevoir rémunération ni reconnaissance.
 
La formation continue est un devoir déontologique pour les médecins. Alors, Mesdames et Messieurs… à vous de faire votre travail : informez-vous, formez-vous…
… Et prévenez-nous quand vous aurez décidé de vraiment travailler avec nous !
Merci.
 

Article rédigé par Blandine Messager – Janvier 2016
(1) CRA : Centre Ressources Autisme

28 février 2016

En baie de Seine, un nouveau service pour accompagner des personnes autistes vers l'autonomie

article publié sur FR3 Régions

Le service d'accompagnement médico-social est basé à Harfleur depuis septembre. Il apporte un soutien très concret à de jeunes adultes souffrant de troubles autistiques

  • Par Sylvie Callier
  • Publié le 27/02/2016 | 12:11, mis à jour le 27/02/2016 | 12:11
A Harfleur, une jeune fille autiste fait ses courses © France 3 Baie de Seine

© France 3 Baie de Seine A Harfleur, une jeune fille autiste fait ses courses



Faire seul ses courses, vivre dans son logement. Ce sont des étapes qui ouvrent de belles perspectives pour les personnes autistes et leurs familles.

Pour les jeunes âgés de plus de 18 ans, vivant dans le secteur du Havre et Fécamp, le SAMSAH (service d'accompagnement médico-social pour adultes handicapés) propose un soutien précieux.

Ce service est financé par le département de Seine-Maritime et l'agence régionale de santé.

Reportage de Karima Saidi et Anne-Lise Havard

Intervenants :
Juliette Fringant, psychologue du SAMSAH
Pauline Savalle, adhérente du SAMSAH
Paul Corbet, adhérent du SAMSAH


Le Havre : le SAMSAH, service d'accompagnement pour personnes autistes

28 février 2016

Le Bal des pompiers à Bussy-Saint-Georges le 8 avril 2016 avec ASMA 77

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27 février 2016

Fonds de compensation du handicap : l'état condamné

Résumé : Le 24 février 2016, le Conseil d'Etat contraint le Gouvernement à publier les décrets d'application relatifs au Fonds départemental de compensation du handicap. Une aide méconnue qui n'a jamais vraiment été définie depuis sa promulgation en 2005

Par , le 27-02-2016

Qui connait le Fonds départemental de compensation du handicap ? Au terme de l'article L146-5 du Code de l'action sociale et des familles, tel que rédigé à l'article 64 de la loi du 11 février 2005, les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) ont à leur charge de gérer ce fonds. Il a pour objectif d'accorder des aides financières destinées à permettre aux personnes en situation de handicap de faire face aux frais de compensation restant à leur charge (lire mode d'emploi ci-dessous), après que les intéressés aient fait valoir l'ensemble de leurs droits. "Par exemple, explique Sylvie Moscillo, présidente de Défis 74 et maman d'une jeune femme handicapée, lorsque votre fille a besoin d'un fauteuil roulant motorisé d'un montant de 8 500 euros et qu'il en reste 3 000 à la charge de votre famille, une fois toutes les aides déduites, vous pouvez faire appel à ce fonds."

Décrets d'application en attente depuis 11 ans

Mais les décrets d'application définissant explicitement les conditions d'attribution de ce fonds ne sont jamais sortis. Dans les tiroirs depuis onze ans ! "Jusqu'à maintenant, chaque département fait comme il peut, comme il veut, comme il croit bien, poursuit Sylvie Moscillo, ce qui est loin de permettre une équité de traitement sur l'ensemble du territoire. La plupart des gens ne connaissent pas cette aide. Nous la sollicitions pour certaines familles, sans que le cadre légal ne soit vraiment défini. » Selon d'autres sources, ce fonds destiné aux personnes handicapées, adultes ou enfants, peut parfois être utilisé à destination de personnes qui n'entrent pas dans le champ du handicap, par exemple âgées. Le 24 février 2016, le Conseil d'État a donc ordonné au Premier ministre, Manuel Valls, de publier enfin ces décrets ; le chef du Gouvernement dispose de neuf mois pour se mettre en conformité avec la décision de la haute autorité. 

Un cadre légal commun à tous 

Le Conseil d'Etat le contraint ainsi à définir un cadre légal commun à tous et surtout à expliciter les modalités d'application et la durée d'attribution de cette prestation. "Avec la décentralisation, conclut Sylvie Moscillo, il est indispensable que tous les départements appliquent le même décret et puissent utiliser ce fonds de compensation de manière homogène". Cette décision fait suite aux plaintes déposées par l'Association nationale pour l'intégration des personnes handicapées moteurs (ANPIHM) et un particulier le 25 juillet 2014 et le 27 mai 2015 ; ces deux requêtes enjoignaient le Conseil d'État à annuler pour "excès de pouvoir" la "décision implicite" du Premier ministre qui avait rejeté leur demande pour adopter ce décret. 250 euros d'astreinte devront être versés pour chaque jour de retard à compter de la décision tandis que les plaignants recevront 2 500 euros chacun.

Fonds de compensation, mode d'emploi

Le fonds départemental de compensation du handicap est destiné à aider financièrement les personnes handicapées afin de leur permettre de faire face aux frais restant à leur charge. 

- Pour qui ? Pour les personnes handicapées bénéficiant de : la Prestation  de compensation du handicap (PCH), adulte ou enfant, et pour lesquelles a été élaboré un plan de compensation (aides techniques, aménagement logement/véhicule, charges exceptionnelles), l'Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) ou la Majoration pour tierce personne (MTP).

- Combien ? Le fonds apporte aux bénéficiaires, en complément des autres interventions légales et extra-légales, une aide financière afin que les frais restant à leur charge ne dépassent pas 10 % du revenu fiscal de référence du foyer auquel ils sont rattachés.

- Qui décide ? Le comité de gestion du fonds de compensation décide de l'attribution des aides. Ses décisions sont notifiées au demandeur ou à son représentant légal.

- Où déposer la demande ? La demande est à établir en collaboration avec l'équipe pluridisciplinaire et à adresser à la Maison départementale des personnes handicapées du département de résidence.

27 février 2016

Autisme : l'aprentissage son par son mène à la parole et à l'interaction

Université de Göteborg

Cette thèse de chercheurs de l’Université de Göteborg apporte un espoir aux enfants atteints d'autisme qui éprouvent des difficultés dans différents aspects de la communication. Ces enfants atteints d'autisme, en particulier du syndrome d'Asperger ont des problèmes avec la parole, l’intonation et les gestes. Mais, a contrario, ils ont souvent un sens aigu des détails. Cette équipe montre qu’en capitalisant sur la pratique progressive de sons et de syllabes et sur une différence entre 2 sons chaque fois, il est possible pour ces enfants de parvenir à une interaction et de développer certaines capacités linguistiques.

Un enfant fait l’apprentissage de la parole pendant la petite enfance lorsqu’il parvient à distinguer les différents sons et syllabes dans le flux de la parole. C’est cette capacité de distinction qui semble souvent problématique chez les enfants atteints de syndrome d’Asperger.

Les chercheurs ont donc mené plusieurs expériences avec deux enfants atteints du syndrome d’Asperger. Les chercheurs ont introduit progressivement des paires de mots entre lesquels différait un seul son puis ont progressivement augmenté le nombre de paires, afin de favoriser la prise de conscience des contrastes phonétiques et des représentations symboliques des mots. Les résultats s’avèrent probants car ces enfants parviennent petit à petit à construire une relation entre la structure du mot, son intonation et les gestes.

Un mécanisme « miroir » : L'hypothèse derrière cet apprentissage est que les zones du cerveau impliquées dans la reconnaissance et la production de la parole sont stimulées par l'écoute et peuvent conduire à l'élaboration de la production sonore en général, puis à l’assemblage de syllabes jusqu’à l’apprentissage et l'utilisation de nouveaux mots. Ce même mécanisme « miroir » vaut, expliquent les auteurs, aussi pour l’intonation ou les gestes de l’enfant. Car l’expérience montre que ces enfants finissent par « mettre » l’intonation, même si ce n’était pas l’objectif de l’étude. « Un des enfants a également développé son utilisation des gestes, en dépit du fait qu'aucune formation directe ne lui était apportée dans cet objectif ».

Bref, un protocole qui apparaît ici comme bénéfique, à tester dans des interventions plus larges.

Source: Göteborgs Universitet Feb, 2016 From sounds to speech and gestures Case studies of linguistic interaction in children with ASC

27 février 2016

La justice confirme le placement de 3 enfants autistes

Résumé : "Ils estiment que Rachel est folle, qu'elle met ses enfants dans une vision invalidante et qu'ils ne sont pas autistes." La cour d'appel de Grenoble a confirmé le 26 février 2016 le placement de ses trois enfants.

Par , le 27-02-2016

La cour d'appel de Grenoble a confirmé le 26 février 2016 le placement des trois enfants autistes de Rachel D., dont les associations ont fait un cas emblématique "de placement abusif" dû à une méconnaissance de ce handicap. Dans un arrêt de 14 pages, la cour a confirmé toutes les dispositions du jugement de première instance, a indiqué à l'AFP Me Sophie Janois, avocate de Rachel D. "Ils estiment que Rachel est folle, qu'elle met ses enfants dans une vision invalidante et qu'ils ne sont pas autistes. C'est fou!", a décrit l'avocate parisienne, spécialisée dans ce genre d'affaires.

30 min de visite tous les 15 jours

Depuis le mois d'août, les trois enfants (deux garçons de 4 et 6 et une fille de 9 ans) sont placés séparément en famille d'accueil et en pouponnière.  Leur mère, qui réside à Saint-Marcellin (Isère), ne les voit qu'une demi-heure tous les 15 jours lors de visites médiatisées. Une pédopsychiatre, mandatée dans le cadre d'une expertise judiciaire, avait en effet "nié l'autisme des enfants en disant que c'était la mère qui provoquait leurs symptômes", selon Me Janois. Depuis leur placement, les trois enfants ont pourtant été diagnostiqués autistes par l'équipe du Dr Sandrine Sonié, coordinatrice du Centre de ressources autisme Rhône-Alpes, selon les associations qui soutiennent Rachel. 

La justice joue sur les mots ? 

Dans son arrêt, la cour estime cependant que les enfants ne sont pas autistes mais atteints d'un trouble envahissant du développement (TED), selon l'avocate. "Ils jouent sur les mots : quand on dit autiste, c'est un terme du langage courant. Le TED, avant ça s'appelait autisme, c'est un terme générique", a-t-elle ajouté. En conclusion, la cour estime que "les mineurs doivent être protégés de la représentation invalidante et alarmiste que la mère a de ses enfants", selon un extrait de l'arrêt cité par l'avocate. Les juges refusent par ailleurs une contre-expertise ou un placement des enfants chez leurs grands-parents.

Le soutien de 200 associations et de la ministre

Près de deux cents associations soutiennent le combat de Rachel. Le 25 janvier, devant le congrès d'Autisme France, la secrétaire d'État aux personnes handicapées Ségolène Neuville s'était elle aussi dite "totalement mobilisée pour que cette maman puisse le plus rapidement possible retrouver ses trois enfants". Au coeur du problème, les associations dénoncent les "dysfonctionnements" de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) et une "vision préhistorique de l'autisme" basée sur une approche psychanalytique. En 2012, la Haute autorité de santé (HAS) a pourtant estimé que cette
approche "non consensuelle" n'avait pas fait la preuve de sa pertinence. 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

27 février 2016

L'autisme expliqué aux enfants

Ce petit guide est destiné aux parents/enseignants qui souhaitent expliquer à leurs enfants/élèves les caractéristiques souvent mal connues et comprises des troubles du spectre autistique…

Réalisation du Document : Sur le Chemin des Écoliers

> Cliquez sur l'image pour accéder au guide en pdf (28 diapositives)

Capture d'écran 2016-02-27 15

27 février 2016

Autisme. La cour d'appel de Grenoble confirme le placement des enfants de Rachel

article publié sur le site de France 3 régions

Publié le 26 février 2016 à 19h13, mis à jour le 26 février 2016 à 20h42

Cour d'appel de Grenoble
© France 3 Alpes | Cour d'appel de Grenoble
Franck Grassaud

Rachel D., privée de ses trois enfants autistes depuis l'été dernier, a vu cette décison de placement confirmée, ce vendredi 26 février, par la cour d'appel de Grenoble. 

La cour a donc décidé de ne pas revenir sur le placement, séparément, des trois enfants de Rachel D., âgés de 4, 6 et 9 ans, en famille d'accueil et en pouponnière. Ils auraient des troubles autistiques. Depuis le mois d'août, cette mère, elle-même Asperger (une forme d'autisme), ne les voit plus.

"Rachel est pourtant tout à fait apte à s'occuper de ses enfants", estime Me Sophie Janois, "elle aurait juste besoin d'un peu d'aide."

Dans son arrêt, la cour estime cependant que les enfants ne sont pas autistes mais atteints d'un trouble envahissant du développement (TED). "Ils jouent sur les mots: quand on dit autiste, c'est un terme du langage courant. Le TED, avant ça s'appelait autisme, c'est un terme générique", explique l'avocate. En conclusion, la cour estime que "les mineurs doivent être protégés de la représentation invalidante et alarmiste que la mère a de ses enfants", selon un extrait de l'arrêt cité par l'avocate.

Reportage Maxence Regnault et Cédric Lepoittevin


Rachel privée de ses 3 enfants autistes

Rachel privée de ses 3 enfants autistes
Intervenantes: Maître Sophie Janois, avocate de la mère de famille; Ghislaine Lubart, présidente de Envol Isère Autisme

 

Le rapport d'une pédo-psychiatre

Une pédo-psychiatre, mandatée dans le cadre d'une expertise judiciaire, "a nié l'autisme de ses enfants en disant que c'était la mère qui provoquait leurs symptômes", explique Me Sophie Janois. "Comme si on pouvait simuler un trouble du développement! Il faut être d'une incompétence crasse pour raisonner comme ça", s'énerve Danièle Langloys, présidente de l'association Autisme France

Le juge des enfants a suivi l'avis de l'experte, estimant que Rachel créait "une représentation invalidante et alarmiste de ses enfants sans aucun fondement médical, ce qui leur est préjudiciable", selon un extrait du jugement de première instance cité par Me Janois, qui dénonce une "erreur judiciaire".

Depuis leur placement, les trois enfants auraient toutefois été diagnostiqués autistes par l'équipe du Dr Sonié, médecin coordinateur du Centre de Ressources Autisme Rhône-Alpes, selon les associations.

Près de deux cents associations soutiennent le combat "emblématique" de Rachel. Et le 25 janvier, devant le congrès d'Autisme France, la secrétaire d'État aux personnes handicapées Ségolène Neuville s'est elle aussi dite "totalement mobilisée pour que cette maman puisse le plus rapidement possible retrouver ses trois enfants".

27 février 2016

4800 signalements d'enfants en danger en 2015 dans le Val-de-Marne

article publié dans Le Parisien

Agnès Vives | Publié le Vendredi 19 Févr. 2016, 19h16 | Mis à jour : 19h16

Créteil, ce vendredi. Alors que la loi sur la protection de l’enfance a été votée jeudi au Sénat, la ministre de la Famille, Laurence Rossignol s’est rendue à Thiais, puis à Créteil pour rencontrer l’équipe de la cellule de recueil d’informations préoccupantes. (LP/A.V.)

Un travail de dentelle mené dans l’ombre. Au 3e étage de l’immeuble Solidarités à Créteil, les agents de la cellule de recueil d’informations préoccupantes (CRIP) du Val-de-Marne reçoivent les appels d’enseignants, de médecins, de familles pour signaler là un collégien déscolarisé, là un bébé secoué, là un enfant abandonné… En 2015, 4 800 signalements ont été enregistrés. Ce vendredi, l’équipe a reçu la visite de la ministre de la Famille. Laurence Rossignol, qui au préalable s’était rendue à Thiais à la fondation des Apprentis d’Auteuil, a écouté les agents, et rappelé combien le Val-de-Marne était « un département engagé et précurseur ». La CRIP a ainsi été lancée en 2003, quatre ans avant sa généralisation avec la loi de 2007.

L’Education nationale, première à alerter. Un tiers des signalements proviennent du milieu scolaire et un dixième du corps médical, un résultat jugé encore « insuffisant ». En fonction des situations, la CRIP mandate les travailleurs sociaux pour une évaluation (62 %), signale au parquet (25 %, 272 enfants placés), réoriente vers un service compétent (8,5 %). 4,5 des cas sont classés sans suite.

 

L’équipe du CRIP est composée de 9 professionnels. (LP/A.V.)

 

La radicalisation. Selon Leonor Sauvage, responsable de la CRIP, 70 situations leur ont été transmises dont huit véritables : des filles de 16 à 18 ans, dont deux qui sont parties.Derrière cette radicalisation, les agents ont retrouvé des profils de fugues, de mises en danger avec scarification, des traumatismes sexuels précoces, des phénomènes d’abandon. « Ce sont des publics qui nous arrivent par une nouvelle porte, souligne Michèle Créoff, directrice adjointe du pôle enfance au Département.

Les mineurs étrangers isolés (MEI). « Une situation ingérable », depuis la fin de la répartition nationale, selon le président PCF Christian Favier, avec « des structures saturées ». Cette année, 187 MEI ont été accueillis contre 13 normalement. La ministre a promis une nouvelle péréquation. Le 94 étant « identifié comme un des départements à soulager en premier »

Les enfants autistes. Depuis cinq ans, faute de place dans le département et en France, les services de la protection de l’enfance se retrouvent à gérer des jeunes autistes (dix à quinze jeunes avec des troubles et cinq très grands autistes), les faisant coexister avec les jeunes abimés par la vie. « Une vraie difficulté », ont-il souligné à la ministre.

27 février 2016

Evry : dépasser le handicap grâce aux tablettes numériques

Florian Garcia | 23 Févr. 2016, 17h08 | MAJ : 23 Févr. 2016, 17h08
  Evry, janvier. Créée en 2013 par Sarah Cherruault-Anouge, la société Auticiel emploie cinq salariés et a déjà enregistré plus de 70 000 téléchargements.
Evry, janvier. Créée en 2013 par Sarah Cherruault-Anouge, la société Auticiel emploie cinq salariés et a déjà enregistré plus de 70 000 téléchargements. (LP/Florian Garcia.)

Sa petite entreprise ne connaît pas la crise. Après avoir développé des applications « intuitives, interactives et ludiques » pour des personnes en situation de handicap mental ou cognitif, la start-up Auticiel se lance dans la commercialisation de tablettes adaptées.

A l’origine de ce succès, une jeune femme de 26 ans, formée sur les bancs de l’école Telecom SudParis à Evry.

Le projet est né en 2011, lorsque Sarah Cherruault-Anouge rencontre une association de parents d’enfants autistes. « C’était le début des tablettes numériques », se souvient la jeune femme qui, dans le cadre de sa scolarité participe au challenge Projet d’entreprendre. « En observant les enfants, j’ai remarqué leur attrait pour cet outil. Ils étaient très à l’aise, les tablettes sont intuitives et l’écran lumineux capte leur attention ». La jeune femme a de la suite dans les idées. Elle développe alors un business plan et se rapproche d’étudiants en informatique pour que les tablettes deviennent « un outil simple pour l’aide à l’apprentissage et à l’autonomie ». Le projet Auticiel était né.

Au fil des mois, l’aventure étudiante se transforme en start-up et, en concertation avec un comité scientifique, la petite société élabore des applications. « Avec ces outils, les adultes comme les enfants sont en mesure de communiquer, de se repérer dans la journée ou encore de reconnaître les émotions de leur interlocuteur », ajoute Sarah Cherruault-Anouge. Utilisatrice de ces applications depuis 2014 pour sa fille de 15 ans, Christèle Ribeyrol ne peut plus s’en passer. « Ce que j’apprécie, c’est que ces applications sont utilisables par une personne atteinte d’autisme sévère. L’une d’entre elles permet de décomposer les tâches d’une action bien précise, comme se laver les dents ou confectionner un gâteau, décrypte la maman. C’est une base formidable, nous pouvons ajouter ou retirer des étapes en fonction des acquisitions et tout est personnalisable avec des photos ».

Aujourd’hui, la petite société née en 2013 emploie cinq salariés et peut se targuer de 70 000 téléchargements. En plus de développer des applications, elle propose désormais des tablettes adaptées au handicap. Plus résistantes en cas de chute, elles sont également pourvues d’une double interface pour que les réglages ne soient pas changés par inadvertance.

Renseignements sur auticiel.com

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