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"Au bonheur d'Elise"

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28 mars 2015

Orientation prioritaires de la politique nationale - Prévention & lutte contre la maltraitance

logo ministère des affaires sociales, de la santé et du droit des femmes

23 janvier 2015

Sommaire de l’article :

La maltraitance des adultes vulnérables : une réalité complexe
Les trois orientations prioritaires de la politique de prévention et de lutte contre la maltraitance


La maltraitance des adultes vulnérables : une réalité complexe
La maltraitance des personnes vulnérables du fait de leur âge ou de leur handicap a longtemps été un phénomène sous-estimé et un tabou, d’autant qu’il s’agit d’une réalité complexe et multiforme. Qu’elle soit familiale ou institutionnelle, elle reste encore très insuffisamment révélée et souvent difficile à appréhender, tant par son ampleur que par la nature des violences qui la caractérisent. Elle renvoie à une grande diversité de situations allant de la négligence à la violence active et recouvre des formes multiples.

La maltraitance, qu’est-ce que c’est ? En 1987, le Conseil de l’Europe a défini la maltraitance comme une violence se caractérisant par « tout acte ou omission commis par une personne, s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d’une autre personne ou compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière. » En 1992, le Conseil de l’Europe a complété cette définition par une classification des actes de maltraitance selon plusieurs catégories :

  • Violences physiques : par exemple coups, brûlures, ligotages, soins brusques sans information ou préparation, non satisfaction des demandes pour des besoins physiologiques, violences sexuelles, meurtres (dont euthanasie)…
  • Violences psychiques ou morales : par exemple langage irrespectueux ou dévalorisant, absence de considération, chantage, menace, abus d’autorité, intimidation, comportement d’infantilisation, non respect de l’intimité, injonctions paradoxales…
  • Violences matérielles et financières : par exemple vols, exigence de pourboires, escroqueries diverses, locaux inadaptés…
  • Violences médicales ou médicamenteuses : par exemple défaut de soins de base, non information sur les traitements ou les soins, abus de traitements sédatifs ou neuroleptiques, défaut de soins de rééducation, non prise en compte de la douleur…
  • Négligences actives : toutes formes de délaissement, d’abandon, de manquements pratiqués avec la conscience de nuire ;
  • Négligences passives : négligences relevant de l’ignorance, de l’inattention de l’entourage ;
  • Privations ou violations de droits : par exemple limitation de la liberté de la personne, privation de l’exercice des droits civiques, d’une pratique religieuse…

La maltraitance se caractérise dans des contextes particuliers dans lesquels il y existe :

  • une dissymétrie entre la victime et l’auteur : une personne plus vulnérable face à une autre moins vulnérable,
  • un rapport de dépendance de la victime à l’égard de l’auteur,
  • un abus de pouvoir du fait de la vulnérabilité de la victime,
  • une répétition des actes de maltraitance, même considérés comme « petits ». C’est alors ce qu’on appelle la « maltraitance ordinaire », à laquelle on ne prête plus attention.

En dehors de ces contextes, les violences commises à l’égard d’une personne constituent un délit passible des sanctions pénales prévues (agression, vol, escroquerie…) mais ne relèvent pas d’une problématique de maltraitance.

L’Etat, garant de la protection des personnes vulnérables, conduit, depuis le début des années 2000, une politique active organisée autour de trois axes principaux :

  • faciliter le signalement des faits de maltraitance ;
  • renforcer les contrôles opérés au sein des établissements ;
  • prévenir et repérer les risques de maltraitance en accompagnant les établissements et les professionnels dans la mise en œuvre d’une politique active de bientraitance.

La politique nationale en matière de lutte contre la maltraitance et de promotion de la bientraitance envers les personnes âgées et les personnes handicapées vulnérables : une mission du bureau de la protection des personnes à la Direction générale de la cohésion sociale.

Les orientations prioritaires de cette politique nationale se déclinent en programmes, dispositifs et procédures dont l’animation et le suivi au niveau local relèvent de la compétence des Directions régionales et départementales de la cohésion sociale (DRJSCS et DDCS-PP) pour le secteur social et des Agences régionales de santé (ARS) pour les secteurs sanitaire et médico-social.

Le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement renforce ces orientations nationales ainsi que le respect des droits de personnes vulnérables.


Les trois orientations prioritaires de la politique de prévention et de lutte contre la maltraitance

L’Etat, garant de la protection des personnes vulnérables, conduit, depuis le début des années 2000, une politique active organisée autour de trois axes principaux.

1. Informer et sensibiliser le public et les professionnels pour améliorer le signalement et la connaissance des faits de maltraitance
Améliorer la détection et le signalement des situations de maltraitance permet de faciliter la révélation des faits en vue d’une intervention rapide des services de l’Etat pour protéger les plus vulnérables. En outre, l’analyse de ces signalements contribue à développer la connaissance du phénomène. Or, la révélation des situations où la santé, la sécurité ou le bien être des personnes vulnérables reste trop peu fréquente, par défaut de sensibilisation ou de craintes diverses des aidants professionnels ou familiaux comme du public concerné.

Pour répondre à cet objectif, deux actions principales déjà mises en œuvre sont encore renforcées : * Faciliter le signalement des situations de maltraitance : Les établissements hébergeant des personnes vulnérables du fait de leur âge, de leur handicap ou de leur situation sociale sont invités à signaler à leur autorité administrative (ARS, DDCS ou conseil général) tout évènement indésirable ou dysfonctionnement susceptible d’avoir une incidence sur la santé, la sécurité ou le bien être des résidents. A cette fin, les directeurs de ces autorités administratives signent un protocole de signalement avec chacun des établissements concernés du département. Cette exigence est inscrite dans le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement afin de dorénavant s’imposer à tous les établissements. Les évènements les plus graves susceptibles de compromettre la santé, la sécurité ou le bien être des personnes sont également transmises au niveau central (direction générale de la cohésion sociale et cabinet des ministres concernés).

Les professionnels et les particuliers, victimes ou témoins de situations de maltraitance peuvent également alerter les autorités administratives ou judiciaires compétentes pour agir. Les autorités administratives compétentes sont les Agences régionales de santé (ARS), les directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCS-PP), les conseils généraux.

* Ecouter pour mieux détecter et traiter les situations de maltraitance : numéro national 3977

Afin d’offrir un accès pour tous à un service de téléphonie spécialisée et adaptée aux victimes et aux témoins de faits de maltraitance, a été créé en février 2008 le 3977, numéro national d’écoute et d’aide pour les situations de maltraitance envers les personnes âgées et les personnes handicapées adultes, vivant à domicile ou en établissement. Destiné au public mais aussi aux professionnels, ce dispositif est composé d’une plateforme d’écoute nationale, accessible par le numéro unique 3977, relayée, si besoin, par un réseau d’écoute et d’accompagnement de proximité. Principalement assuré par des bénévoles du réseau des associations ALMA, ce relai de proximité est chargé d’assurer un suivi et un accompagnement individualisé des situations signalées, en relation, le cas échéant, avec les autorités administratives (DDCS, ARS, conseil général) et judiciaires concernées en vue de traiter les situations de maltraitance.

Ce dispositif a connu une profonde réorganisation en 2014, à l’issue d’un processus de rapprochement puis de fusion des deux associations historiques (Habéo et Alma France), aboutissant à la création de la Fédération 3977 contre la maltraitance en février 2014. Destinée à améliorer son fonctionnement et à renforcer son réseau et son partenariat local, cette réorganisation est soutenue par un financement accru de l’Etat.

Un système d’information dédié et sécurisé permet d’établir une analyse quantitative et qualitative des signalements ainsi recueillis, afin d’améliorer la connaissance du phénomène et des actions préventives à conduire. Un rapport d’activité de ce dispositif est réalisé chaque année.

Au 1er janvier 2015, 80 % des départements bénéficient de ces relais de proximité. Afin d’assurer un accompagnement et un suivi de ces situations dans tous les départements, le gouvernement souhaite un renforcement de la couverture territoriale de ce réseau de proximité effective au 1er janvier 2017 au plus tard.

Consulter le site de la fédération 3977


2. Prévenir et repérer les risques de maltraitance en institution
Dans le champ de la protection des personnes prises en charge dans le secteur social et médico-social, l’Etat a une mission régalienne en matière d’inspection et de contrôle des structures chargées d’assurer la prise en charge et la sécurité des personnes vulnérables.

Il s’agit d’assurer une présence plus régulière des services de l’Etat au sein des institutions, mais également de les accompagner dans une démarche d’évaluation et de gestion des risques de maltraitance. Aussi, la lutte contre les risques de maltraitance au sein des établissements sociaux et médico-sociaux passe notamment par :

  • Un renforcement des procédures de suivi et de traitement des signalements de maltraitance en institution par les autorités administratives et les acteurs compétents. Afin de mieux répondre aux situations de maltraitance commises dans le cadre du domicile ou en établissement, une expérimentation de coordination des acteurs locaux est en cours dans plusieurs départements.
  • Le renforcement du contrôle de ces structures

Le contrôle vise à vérifier que la structure veille au respect de la législation et de la réglementation qui s’appliquent à son activité.

Depuis 2002, des programmes pluriannuels d’inspection en vue du repérage des risques de maltraitance dans les établissements médico-sociaux (hébergeant des personnes âgées et des personnes handicapées) sont mis en œuvre par les services de l’Etat. Ces programmes constituent une priorité nationale constante depuis plus de 10 ans.

Le programme en cours a été défini pour la période 2013-2017. Il cible plus particulièrement les structures et activités à risque ou ayant fait l’objet de réclamations ou de signalements, afin de remédier aux dysfonctionnements, insuffisances et carences constatés, de sanctionner les abus, mais aussi d’accompagner les évolutions nécessaires.

Ces contrôles spécifiques consistent à :

  • vérifier que les conditions et les modalités d’accueil ou de prise en charge des personnes respectent leur santé, leur sécurité, leur intégrité, leur dignité et leur bien-être physique et moral ;
  • repérer les situations de maltraitance et les négligences non signalées, mais aussi prévenir les risques en identifiant les points critiques dans le fonctionnement et l’organisation des structures ;
  • proposer des solutions pour améliorer la qualité de l’accueil et de la prise ne charge au quotidien des résidents ;
  • sanctionner, le cas échéant, les insuffisances et les abus constatés.

Ainsi, ces dix dernières années, ce sont 9000 établissements hébergeant des personnes âgées et des personnes handicapées (enfants et adultes) qui ont fait l’objet de ces contrôles ciblés.

  • L’accompagnement des établissements dans une visée préventive En assurant une vigilance constante sur la qualité de vie et de prise en charge des personnes accueillies, les autorités administratives et services de l’Etat dans les régions et les départements proposent, lorsque cela est nécessaire, des solutions pour améliorer la qualité de la vie quotidienne et de la prise en charge des personnes accueillies. Des outils de sensibilisation sont mis à leur disposition pour les accompagner et les soutenir dans cette démarche. (Voir le point 3 ci-après et notamment les travaux de l’ANESM.)

3. Développer et promouvoir une culture active de la « bientraitance » des personnes
Il s’agit de mener ou de soutenir des actions à moyen et long termes visant à modifier le regard porté sur les personnes vulnérables et à améliorer leurs conditions de vie à domicile ou en institution, en accompagnant les institutions et les professionnels dans la mise en œuvre d’une politique active de bientraitance. Les actions conduites ou soutenues portent notamment sur :

  • l’effectivité de la mise en œuvre des dispositions de la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 qui garantissent le respect des droits des usagers et de leur entourage ;
  • le développement des démarches d’amélioration continue de la qualité dans les services et les établissements ;
  • la sensibilisation et la formation des personnels à la bientraitance ;
  • la mise en œuvre dans les établissements et services d’une démarche d’analyse et de gestion des risques ;
  • la diffusion de recommandations et guides de bonnes pratiques…

Pour soutenir ces actions, plusieurs outils et structures d’appui ont été mis en place.  Création de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) en mai 2007. L’ANESM a pour objectif de développer une culture de la bientraitance au sein des établissements et services qui accueillent des personnes vulnérables. Elle a élaboré plusieurs recommandations de bonnes pratiques professionnelles et des procédures d’évaluation interne et externe, afin de soutenir l’amélioration de la qualité des prises en charge et la promotion de la bientraitance dans le secteur social et médico-social, Par ailleurs, elle accompagne les établissements et services dans une démarche régulière d’autoévaluation de leurs pratiques en matière de bientraitance, afin de sensibiliser les équipes à cette approche et d’en mesurer les progrès (voir site de l’ANESM : autres publications - enquêtes et études).

 Création du Comité national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et des personnes âgées (CNBD) : Dès 2003, le ministre chargé des personnes âgées a mis en place le « Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées », élargi aux personnes handicapées en 2007.

Cette instance de concertation, chargée d’aider à la définition, à la mise en œuvre et au suivi des politiques de prévention et de lutte contre la maltraitance de ces publics vulnérables, a élaboré deux guides de gestion des risques de maltraitance, l’un pour les établissements (décembre 2008), l’autre pour les services d’aide, de soins et d’accompagnement à domicile (janvier 2009).

Réactivée en février 2013, sous l’appellation de « Comité national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et des personnes handicapées » (CNBD), cette instance voit sa mission s’élargir à la promotion de la bientraitance, afin de marquer l’évolution de la politique nationale au-delà de la prévention et de la lutte contre la maltraitance de ces publics vulnérables.

Présidé par les ministres chargées des personnes âgées et des personnes handicapées, le CNBD est composé de représentants des administrations et organismes en charge de la politique en faveur des des personnes âgées et des personnes handicapées ou intervenant dans le champ de la protection des personnes. Il arrête un programme de travail, dont la réalisation mobilise les acteurs concernés par les thématiques définies. Ces travaux font l’objet de rapports et de préconisations d’actions concrètes présentées en séances plénières présidées par les ministres concernés.

Programme MobiQual (Mobilisation pour l’amélioration de la qualité des pratiques professionnelles)

Ce programme est une action nationale dont l’objectif est de soutenir l’amélioration de la qualité des pratiques professionnelles – qualité des soins et du prendre soin – au bénéfice des personnes âgées et des personnes handicapées. Il concerne les EHPAD, les établissements de santé, ainsi que les services intervenant au domicile.

Les différentes thématiques de ce programme concernent : la bientraitance, la douleur, les soins palliatifs, la dépression, la douleur à domicile, les risques infectieux, la nutrition, la maladie d’Alzheimer.

À chacune de ces thématiques correspond au moins un outil de sensibilisation, de formation et d’aide à la pratique quotidienne – sous forme de mallette. Ces outils sont conçus par la Société française de gériatrie et gérontologie, en lien avec l’ensemble des sociétés savantes et acteurs professionnels concernés, puis expérimenté et diffusé dans l’ensemble des régions françaises sur la base d’un engagement à une bonne utilisation. Entre 2010 et 2012, ont été diffusés 31 000 outils de formation, sous forme de kits pratiques. Ils ont été remis gratuitement aux établissements et aux professionnels intervenant à domicile. Cette opération est financée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

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28 mars 2015

Témoignage dans 7 à 8 d'Anne-Sophie, maman de Tristant, autiste - TF1 29 mars 2015

article publié sur le blog de TV News

27 Mars 2015

Publié par François 27/03/2015 16H45

Témoignage dans 7 à 8 d'Anne-Sophie, maman de Tristan, autiste.

A voir dimanche en dernière partie du magazine Sept à huit sur TF1.

C'est le témoignage d'une mère qui a refusé la fatalité. Tristan, son fils, est autiste. Interné dès l'âge de 4 ans et demi, il régresse, son état se dégrade. Anne-Sophie décide alors de l'aider elle-même à aller mieux. Elle entame une formation pour apprendre une méthode reconnue partout sauf en France, elle emménage à la campagne avec lui et surmonte les cris et les blessures qu'il s'inflige quotidiennement. Un combat pour prendre le dessus sur la maladie.

Depuis 3 ans, Tristan parle, son comportement s'apaise. Il sourit et arrive à échanger. Anne-Sophie, sa maman, témoigne dans le portrait de la semaine, de Thierry Demaizière et Léo Monnet.

Magazine présenté par Harry Roselmack dès 18 heures sur TF1 dimanche 29 mars 2015.

28 mars 2015

2 avril : Pourquoi une Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme ?

L'autisme

L’autisme est un trouble permanent du développement qui se manifeste au cours des trois premières années de la vie et résulte d’un dysfonctionnement neurologique compromettant le fonctionnement du cerveau, qui touche principalement les enfants, sans distinction de race ou de situation socioéconomique, dans de nombreux pays. Il est caractérisé par des troubles de la socialisation et de la communication verbale et non verbale et des comportements, intérêts et activités au caractère restreint et répétitif.

Faits et chiffres
  • L’autisme est, de tous les troubles graves de développement, celui qui connaît la plus rapide expansion dans le monde.
  • Les garçons sont 4 fois plus susceptibles que les filles d'être atteints d’autisme.

Le pourcentage élevé des cas d’autisme chez les enfants du monde entier a un impact terrible sur les enfants, leur famille, les collectivités et la société.

Les troubles autistiques de l’enfant peuvent entraîner des problèmes économiques importants pour les familles, en raison de l’insuffisance des ressources consacrées à la santé dans les pays en développement. La stigmatisation et les discriminations qui s’y associent constituent aussi des obstacles importants au diagnostic et au traitement. L’absence des troubles autistiques dans les listes des principales causes de mortalité a contribué à ce qu’ils soient négligés depuis longtemps, à la fois par les responsables politiques des pays en développement et par les donateurs.

Depuis toujours, le système des Nations Unies a travaillé à la promotion des droits et du bien-être des personnes handicapées. La Convention relative aux droits des personnes handicapées est entrée en vigueur en mai 2008. Son but est de promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque. C'est un outil solide pour cultiver une société humaine et intégratrice pour tous ceux qui vivent avec l'autisme, afin qu'ils puissent mener une vie riche et épanouie.

L'Assemblée générale a proclamé le 2 avril Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme, afin de mettre en évidence la nécessité d'aider à améliorer la quailité de vie des enfants et des adultes qui souffrent de ce trouble.

28 mars 2015

Le billet de Marie-Jeanne Accietto à l'occasion de la journée mondiale de l'autisme

 

mise en abyme

article publié sur le blog de Mise en Abyme

Rédactrice Marie-Jeanne Accietto, alias Beatrix

2 avril : journée mondiale de l'autisme

Nous sommes certainement à un tournant, en Suisse, dans la prise de conscience de l'importance de l'autisme et de son impact dans la société.

Peu à peu les théories obsolètes comme les approches psychanalytiques, les pratiques retenues maltraitantes, comme le packing perdent d'importance et sont décriées désormais par le plus grand nombre. La tendance s'inverse enfin. 

La Suisse, un peu sonnée de se faire rappeler à l'ordre par des recommandations onusiennes, qui pointent le doigt sur l'irrespect des droits les plus élémentaires des enfants,  prend progressivement conscience du retard qu'elle a cumulé. Elle a cumulé du retard à cause de fausses théories, à cause de fausses pratiques qui avaient/ont encore pignon sur rue.

La connaissance scientifique reprend ses droits face aux dogmes, face aux croyances.  La recherche supplante l'amateurisme qui aura fait, en Suisse, quarante ans de dégâts. Des générations d'enfants autistes sacrifiés sur l'autel d'un ego sans égal: "Moi,  j'affirme que votre enfant ..." sans preuves, sans sens.

Combien de parents ont-ils  vécu cette sentence ? Et combien d'enfants en ont-ils été victimes ?

Il faudra sans doute encore bien des années pour sortir la Suisse du bourbier dans laquelle ces professionnels du passé l'ont enlisée, fort de leur confort.

Et puis, il faudra encore bien plus d'années pour que la liberté, l'auto-détermination dont tout le monde se prévaut, prenne le dessus sur le prédéterminisme ambiant. Nos enfants aujourd'hui encore n'ont pas le choix. Celui qui décide de leur avenir est un officiel du moment qui leur dit quoi faire, comment et surtout où. Tout est prédéterminé.

Pendant combien d'années nos enfants seront-ils encore privés de leurs droits les plus fondamentaux, parmi lesquels figurent celui de choisir leur propre destin ?

Personne n'est dupe, mais cet état de faits changera aussi un jour. Peut-être sous l'impulsion d'une autre recommandation ?

L'abolition de l'injustice et l'affirmation d'un droit dépendent toujours et depuis toujours des intelligences qui agissent.  Il faut juste savoir les repérer.

Mais nous sommes certainement à un tournant, en Suisse.  

Alors,  keep calm and swag the Light it up blue ;-) 

light it blue.png

 

 

Le bleu est la couleur de l'autisme. La Suisse a rejoint le mouvement international de Light it up Blue qui consiste à illuminer en bleu  des bâtiments clés dans les villes du monde entier.

 

 

Genève participera à cet élan de solidarité et de sensibilisation mondiale en illuminant en bleu le jet d'eau et en faisant flotter sur le Pont du Mont-Blanc des drapeaux en faveur de l'autisme.

 

Tous en bleu pour nos enfants, tous nos enfants, petits et grands !

 

Autisme suisse romande organisatrice de cet évènement en Romandie diffusera un film sur la question du Jobcoaching le 30 mars prochain, à Lausanne.

Infos: www.autisme.ch

28 mars 2015

Les députés risques de signer un déni des droits des personnes handicapées

article publié sur le Huffington Post

Devenez fan

Athlète français, amputé des quatre membres, a traversé la Manche à la nage, parrain de l'association Handi'Gnez-vous!

 

Publication: 27/03/2015 17h40 CET Mis à jour: 27/03/2015 17h40 CET

L'association Handi-Gnez-Vous ! a envoyé la lettre ci-dessous aux députés français. Philippe Croizon parraine cette association. Il est entièrement solidaire des propos tenus dans cette lettre.

Madame la députée,
Monsieur le Député du Lot-et-Garonne,

Vous examinerez prochainement à l'Assemblée le projet de loi de santé 2015.

Nos associations respectives Handicaps & Scolarité, Parents en Colère et Handi-Gnez-Vous ! tiennent à vous faire part de leur plus vive inquiétude à la lecture de l'amendement n°AS1488 et nous vous demandons instamment de bien vouloir voter contre cet amendement.

En effet, celui-ci, s'il était voté, signerait un déni des droits des personnes handicapées quant à leur choix de vie, en permettant que l'orientation de celles-ci ne soient plus fondée ni sur la demande des personnes handicapées, ni sur les réponses à apporter à leurs besoins de compensation.

Ce texte irait à l'encontre même de nos valeurs républicaines, du sens de la loi du 11 février 2005 et des conventions internationales des droits des personnes handicapées et celle des enfants pourtant ratifiée par la France.

La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, dans un souci de non discrimination, prévoit l'accès à tout pour tous, le droit à la compensation des conséquences de son handicap afin de garantir à chaque personne en situation de handicap une place dans notre société. Cette loi à crée les Maisons Départementales des Personnes Handicapées (MDPH), guichet unique pour tout ce qui concerne le handicap (ouverture de droit à la compensation et orientation vers les établissements médico-sociaux à la demande des personnes handicapées ou de leurs représentants légaux pour les mineurs).

1 - Cet amendement prévoit, en réponse au rapport "zéro sans solution" qui fait état des personnes handicapées "sans solution", en raison d'une inadéquation entre l'offre de places et les orientations prononcées, un organe d'orientation permanent supplémentaire.

Or, ces "groupes opérationnels de synthèse" ne sont en réalité que le nouveau nom donné au groupe "situations critiques", créées fin 2013 afin de résoudre les situations les plus complexes (personnes handicapées sans solution) qui se sont d'ailleurs révélés incapables de remplir leur mission. Il est donc illusoire de croire qu'en changeant simplement de nom, ces "groupes opérationnels de synthèse", trouveraient des solutions quand à la mise en adéquation de l'offre avec la demande.
Cette mise en adéquation nécessiterait à minima que la création de place se fasse par rapport aux statistiques de la MDPH (prévues par la loi mais jamais réalisées) sur le nombre de personnes handicapées en demande d'orientation.

2 - Cet amendement prévoit que la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) pourra lorsqu'elle instruit le dossier d'une personne, réunir un "groupe opérationnel de synthèse" pour proposer un "Plan d'accompagnement global à la CDAPH" (Commission des Droits et de l'autonomie des Personnes Handicapés décidant des prestations attribuées aux personnes handicapées, des aménagements et des modalités de scolarisation ainsi que leurs orientations en établissement ou service médico-social).

Ce groupe inclurait notamment des gestionnaires d'établissements et services notamment sanitaires, sociaux, médico-sociaux et éducatifs. Par ailleurs, cet amendement précise que la CDAPH pourra réviser toutes orientations dés lors que:
  • l'état ou la situation de la personne évoluent
  • ou que les ressources mobilisables évoluent ?
  • ou à la demande de l'adulte handicapé ou de son représentant légal, des parents ou du représentant légal de l'enfant ou de l'adolescent handicapé
  • ou à la demande de l'établissement ou du service ?
  • ou à la demande du groupe opérationnel de synthèse ?

Elle y procède en tout état de cause au minimum une fois par an.

En d'autres termes, il ne s'agit pas d'un nouvel organe pour traiter des "dossiers sans solutions" mais bien d'un nouvel organe d'orientation permanent qui pourrait être saisi à la demande de la MDPH, pour n'importe quel dossier, par n'importe qui, n'importe quand, pour orienter n'importe où.

Une notification de décision ouvrant des droits (compensation, orientation...) émise par la CDAPH suite à une demande de la personne handicapée qui s'impose à l'établissement en charge de la mettre en œuvre pourrait se voir remise en cause par n'importe quel professionnel, pour n'importe quel motif n'importe quand. Et ce au vu de faire établir par des professionnels, en fonction des moyens mobilisables, un plan global d'accompagnement qui se substituerait au Plan Personnalisé de Compensation préalablement établi par la MDPH, élaboré sur la base du projet de vie de la personne et de l'évaluation des besoins de compensation qui en découlent.
En tout état de cause, une orientation devrait être revue toutes les années.
Est-il bien nécessaire quand on connaît le retard des MDPH dans le traitement des dossiers (jusqu'à 18 mois pour obtenir une réponse), d'inventer des procédures inutiles et supplémentaires, d'empiler les dispositifs qui ne servent à rien au mieux qu'à perdre l'usager dans un obscurantisme administratif ?
 
La France a 40 ans de retard en matière de handicap, il est peut-être temps d'arrêter de reculer. 5 fois condamnée par le Conseil de l'Europe pour manquement à ses obligations de scolarisation, faisant l'objet d'un rapport édifiant du Rapport du Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, utilisée comme exemple dans les conférences de l'ONU pour ce qu'il ne faut pas faire.

A l'heure des grands débats sur le "savoir vivre ensemble", il faudra se rappeler que les Personnes handicapées ne sont pas des sous-citoyens mais, des Personnes à part entière, dotées de la capacité de faire des choix et de s'inclure dans notre société pour peu que notre société ne les considèrent comme des "objets" que l'on pourrait "ranger" ici ou là, en fonction de la place que nous voudrions bien leur accorder.
 
Pour toutes ces raisons, nous espérons que vous rejetterez l'amendement AS 1488.
 
Dans cette attente, nous vous prions d'agréer, Mesdames et Messieurs les députés, nos meilleures salutations.
 
Cette lettre est signée par Nathalie Calonne, présidente de l'Association Parents en colère 77, Céline Boussie, présidente de l'association Handi'Gnez-Vous ! et Sylvie Moscillo, présidente de Handicaps et Scolarité 44.

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28 mars 2015

La belle histoire du jour : père d'un autiste, il lance une appli pour répertorier les lieux respectueux des autistes

Créé : 27-03-2015 18:53
SOLIDARITE – Bouleversé par le handicap de son fils Kirby, 13 ans, Topher Wurts, un entrepreneur de 48 ans a choisi de créer "Autism Village" pour remédier aux obstacles rencontrés par les autistes et leur famille en société. L’application doit voir le jour cet été après une campagne de financement participatif sur Kickstarter qui prendra fin courant avril.
Topher Wurts (48 ans) et Kirby (13 ans), père et fils, réunis dans leur combat pour améliorer le quotidien des autistes.
Topher Wurts (48 ans) et Kirby (13 ans), père et fils, réunis dans leur combat pour améliorer le quotidien des autistes. Photo : DR

Un Trip Advisor ou un Yelp! pour la communauté autiste. C’est en tout cas le projet fastidieux et solidaire dans lequel s’est lancé Topher Wurts, un entrepreneur américain de 48 ans, bouleversé par l’autisme de son fils, Kirby, âgé de 13 ans, hypersensible à son environnement.

L’objectif est clair : créer une application gratuite réservée aux personnes atteintes de troubles du spectre autistique (TSA) qui leur permette de répertorier les lieux accueillants – autistes "friendly" – pour évaluer et noter leur niveau de confort, rapporte The Huffington Post. Restaurants, cinémas, musées, parcs, locaux associatifs : bien trop souvent, les lieux ouverts au public ne sont pas accessibles aux familles d’autistes.

Vers un lancement d’"Autism Village" cet été ?

Le projet intitulé "Autism Village", en phase d’être réalisé, est financé grâce à une levée de fonds via la plateforme participative Kickstarter, qui a permis, à ce jour, de récolter 48.000 dollars, soit bien plus que le but fixé au départ. Pour un lancement envisagé sur Androïd et tablette à l’été prochain.

"Il y a beaucoup de désinformation autour de nous et lire les avis d’autres familles d’autistes ou des autistes eux-mêmes va sacrément rendre service à la communauté autiste", espère Topher Wurts dans un mail adressé au Huffington Post. "L’application que nous développons va considérablement améliorer le quotidien des familles d’autistes et leur donner du temps et de meilleurs outils pour aider leurs enfants", conclut-il, sur une note optimiste.

28 mars 2015

Vidéo du Dr Maboul -> Méfiez-vous de Sophie Robert et de son futur documentaire

Ajoutée le 27 mars 2015

"L'Autisme est une dénomination marketing faite pour rassurer les parents. Le vrai nom de la maladie est "psychose infantile". Appelons un chat, un chat." ( Dr Maboul )

Chers lecteurs du blog officiel du Dr Maboul, vous trouverez ci-dessous la mise en garde que je vous adresse au sujet d'un projet de documentaire sur la psychose infantile (psychose précoce).

Ce documentaire sera fait pour séduire les mamans avec l'argument que l'autisme de leur enfant ne serait pas un frein à une vie normale. Ou l'art de se servir de la naïveté de personnes en grande détresse pour les convaincre d'idées contraires au bien-être mental de leur enfant. Seules les approches hospitalières et institutionnelles permettent de ralentir la progression de la maladie psychotique. C'est effarant, au 21e siècle, d'avoir à le redire. http://en-quete-de-declics.fr/dr-mabo...

27 mars 2015

AUTISME -> STOP à la discrimination

journée de l'autisme autisme france

27 mars 2015

PARIS -> BAHAMAS, une association qui propose des cours de natation aux personnes avec handicap mental

 

 

BAHAMAS est une association sportive loi de 1901, affiliée à la FFSA.

 

L'association aide les enfants à partir de 7 ans et, les adultes handicapés à s'épanouir dans le milieu aquatique.

tiret vert vivrefm topAccéder au site de Bahamas

 

Elle propose à des personnes handicapées mentales ou souffrant de troubles psychiques de pratiquer la natation (préparation à la pratique par psychomotricité en piscine, entraînements, voire compétitions).

 

Piscine "Alfred Nakache"
4-12, rue Dénoyez 75020 Paris

 

Piscine "Cour des lions"
11, rue Alphonse Baudin 75011 Paris

 

27 mars 2015

L'autisme aujourd'hui - Dossier sur le site de la cité des Sciences & de l'Industrie réalisé avec le CRAIF

Selon la Haute autorité de santé, 1 enfant sur 150 présenterait une forme d’autisme aujourd’hui.
En 2012, le gouvernement français déclare l’autisme Grande Cause nationale, mettant sous le feu des projecteurs ce trouble envahissant du développement et les retards observés en France en matière de diagnostic et d’accompagnement. L’autisme apparaît dans la petite enfance, avant l’âge de trois ans, et persiste tout au long de la vie. Malgré les découvertes en neurosciences, en génétique, en psychologie du développement et les avancées dans la compréhension de ce trouble, rien à ce jour ne permet de le guérir. Bien que de plus en plus médiatisé, l’autisme soulève encore de nombreuses questions. Que sait-on aujourd’hui sur ses causes ? Où en est la recherche ? Quelles sont les prises en charge permettant de mieux vivre avec ce trouble ?
Ce dossier est une collaboration entre la BSI et le CRAIF – Centre de ressources autisme Ile-de-France.

tiret vert vivrefm topVoir le Dossier "L'autisme aujourd'hui"

 

27 mars 2015

Nouveau plan Autisme pour la région Rhône-Alpes

article publié dans l'essor

Loire le 24 mars 2015 - Florence BARNOLA

Nouveau plan Autisme pour la région Rhône-AlpesARS - Le nouveau plan quadriennal Autisme Rhône-Alpes porte jusqu'en 2017

Porté par l'Agence régionale de santé Rhône-Alpes (ARS) ce troisième plan d'actions régionales est d'une durée de 4 ans. Objectif : faire évoluer les pratiques professionnelles et développer l'offre d'accompagnement dans les départements rhônalpins. Des mesures évaluées à 8,8 M€.

Ce plan quadriennal (2014-2017) régional est une déclinaison du 3e plan national Autisme, il tient compte des orientations du Projet régional de santé et des ressources dont dispose la région. Le document présente à l‘ensemble des acteurs du secteur les priorités pour améliorer le parcours des personnes avec autisme et autres troubles envahissants du développement (Ted) dans la région.  9 000 enfants rhônalpins sont atteint d’autisme ou de Ted, en France 1 naissance sur 150 est porteuse de ce handicap, l’estimation du nombre d’adultes reste difficile faute de diagnostic.

39 actions sont proposées dans le plan régional mettant l’accent sur la réduction des écarts entre territoire de santé. Huit thématiques sont balayées partant de l’évaluation et le diagnostic jusqu’à la formation et l’évolution des pratiques professionnelles. Le diagnostic constitue un axe important du plan qui préconise de mieux former les professionnels (la petite enfance, santé scolaire, pédopsychiatrie…), et de conforter le travail en réseau autour du Centre ressources autisme (CRA) Rhône-Alpes. Sur le territoire ligérien, le centre Léo Kanner, rattaché au centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne, est lune des unités d’évaluation et de diagnostic du réseau CRA. Le plan souligne également l’importance de l’intégration scolaire. Dans la Loire et l’Isère, en 2014, ont été créées des unités d’enseignement en classe maternelle (UEM), les autres département rhônalpins vont suivre ce sillage cette année.

Des actions pour les 16-25 ans vont être mises en place comme la création sur tout le territoire de 105 places de service pour jeunes avec autisme. Concernant les adultes l’offre en milieu ordinaire (logement) va être renforcée, trois projets sont notamment été identifiés dans la Loire. Par ailleurs la Drôme, l'Ardèche et la Loire n'ont pour l'heure pas d'équipes dédiées au diagnostic fonctionnel pour adultes, le CHU de Saint-Etienne projette la création d'une unité adulte.
Pour améliorer l’accompagnement médico-social des personnes avec autisme, l’ARS Rhône-Alpes aura consacré 23,3 M€ pour la période 2012-2017.

Florence Barnola

27 mars 2015

2 avril, Journée Mondiale de Sensibilisation à l'autisme -> Arrêtons la discrimination

article publié sur le blog "Des mots grattent" 
Publié par à 05:20

Sous le Haut Patronage de Sa Majesté la Reine
 

Autisme. Arrêtons la discrimination

Ce jeudi 2 avril, ce sera la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, qui se célèbre toutes les années depuis 2008 (résolution ONU).

Vous pouvez relire ici les messages de l’année dernière : celui du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, ainsi que celui du Président des USA Barack Obama.
 
Vous pourrez également relire notre newsletter 67 qui annonçait la journée du 2 avril 2014 et notre newsletter 68 qui la raconte en détail.
 
Le thème retenu par Autisme-Europe cette année est « Autisme. Arrêtons la discrimination ».

  
Les soirs des 1er et 2 avril
           
À la demande de l’APEPA, La gare de Tournai s’illuminera en bleu, à l’instar d’autres monuments dans le monde.
 

09:00 : Cérémonie d’ouverture de la Bourse de Bruxelles

C’est devenu une tradition, le 2 avril les cloches des bourses de plusieurs pays sonnent pour l’autisme lors de la « Bell ringing ceremony » à l’ouverture des activités boursières.

Autisme-Europe invite l’APEPA et la VVA (Vlaamse Vereniging Autisme) à la cérémonie de la Bourse de Bruxelles. Cette année, les invités d’honneur sont :

Mme Alda Greoli, Cheffe de Cabinet de Maxime Prévot, Ministre de la Santé et de l’Action Sociale au gouvernement de la Région Wallonne,

M. Paul-André Leblanc, Conseiller pour l’Enseignement Spécialisé auprès de Joëlle Milquet,  Ministre de l’Enseignement Obligatoire ;

M. Philip Cordery, Député des Français du Benelux, Vice-Président du groupe d’études sur l’autisme à l’Assemblée Nationale.
 
 

20:00 : Projection du film « Solutions d’Espoir »
 
Au Cinéma Caméo, Quai 22 à Namur, 22, rue du Séminaire, sera projeté le jeudi 2 avril à 20 heures le film « Solutions d’espoir » (52 mn).
 
« Solutions d’espoir » est une histoire de rencontre. Plus précisément, l’histoire de la rencontre de Romain Carciofo avec l’autisme.
 
Un voyage à travers la France pour répondre à une question : comment accompagne-t-on les personnes atteintes d’autisme ?
 
Ce film documentaire veut apporter sa contribution à la question problématique de l’accompagnement des personnes autistes... Un problème suffisamment préoccupant pour avoir été choisi comme Grande cause nationale 2012 en France.

 « Une rencontre peut changer votre vie, elle peut vous apprendre à regarder le monde autrement, à regarder les gens autrement, à regarder leurs différences autrement ».

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21:00 : Débat-rencontre

En Belgique francophone, comment accompagne-t-on les personnes avec autisme ? Quelle est la différence avec la France ? Un clivage essentiel : la scolarisation. Seulement 20 % des enfants avec autisme sont scolarisés en France, la proportion inverse pour la Belgique. Depuis longtemps, l’enseignement spécialisé applique les approches officiellement recommandées. Quelles sont les perspectives pour améliorer la qualité de cet enseignement ?
 
Suite à la visite en Belgique de la Ministre française du Handicap, la France a décidé de créer 100 classes maternelles à pédagogie adaptée à l’autisme, pour des enfants avec autisme sévère, qui auraient été considérés comme non-scolarisables chez nous. Les moyens du médico-social sont mis à la disposition de l’Éducation Nationale. Et si c’était un exemple à suivre ?
 


Un documentaire de Romain CARCIOFO

 
 Le jeudi 2 avril 2015 à 20h

Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme

Projection suivie d’un débat avec le réalisateur

 
Cinéma Caméo Nomade Quai 22

22, rue du Séminaire – 5000 Namur


 
Renseignements : APEPA asbl


Tél. +32 (0)81 74 43 50 +32 (0)81 74 43 50  –  apepa@skynet.be

 
 

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25 mars 2015

A Rouen, des parents ont créé un site pour la garde d'enfants handicapés

Publié le 11/03/2015 á 22H53
Utile. Une jeune mère de famille a créé en 2013 un site qui permet notamment aux parents de faire garder leurs enfants handicapés.

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Le petit Roman, ici avec son papa, est à l’origine de la création de l’association Enfance Handicap 76

C’est en 2013 que Mélanie Vauchel a décidé de créer son association Enfance Handicap 76.

C’est en 2013 que Mélanie Vauchel a décidé de créer son association Enfance Handicap 76. Maman d’un petit Roman - aujourd’hui âgé de 5 ans et demi - souffrant d’une maladie génétique, cette jeune maman a appris avec son mari le handicap de son enfant quand il était âgé d’un an. Le jour de l’annonce de la maladie génétique de notre fils, le Pr Stéphane Marret, neuropédiatre au CHU de Rouen, nous a proposé une solution d’accueil dans une crèche qui accueille des enfants en situation de handicap aux côtés d’enfants ordinaires. Cette crèche associative, Graffiti’s, est située à côté d’un centre d’action médico-sociale précoce, ce qui permet aux enfants d’être pris en charge par des professionnels sur le temps de crèche et aux parents de poursuivre leur activité professionnelle».

Devenir handi-sitter

Un des objectifs de l’association, qui travaille notamment en relation avec le conseil général, est de «favoriser l’accueil des enfants handicapés en milieu ordinaire. La mixité est importante pour nous», précise Mélanie Vauchel. La jeune maman de quatre enfants est aussi devenue spécialiste des questions administratives et juridiques et des méandres qui peuvent permettre aux parents d’enfants handicapés de faire-valoir leurs droits.

Mélanie Vauchel s’est également aperçue, au fil des années, qu’elle et son mari rencontraient des difficultés pour faire garder leur fils. «Nous avons créé un réseau de handi-sitters. Il s’agit d’étudiants plutôt orientés vers des professions paramédicales, plus ou moins proches du handicap. Le site fonctionne très bien et met en contact les parents et les étudiants. En partenariat avec une association de psychologues, ces étudiants reçoivent une formation afin de mieux savoir comment s’occuper d’enfants en situation de handicap». Activités, intégration de la fratrie dans les jeux, toilette ou médication, la formation est jusqu’à présent assez théorique. «Le CHU, toujours avec le Pr Marret, nous a proposé un partenariat afin de reprendre la formation des étudiants pour une formation plus pratique, avec par exemple une formation pour apprendre à porter un enfant handicapé». Le partenariat devrait prendre forme avant la fin de l’année 2015.

PA. B.

Plus d’informations, sur le site: enfancehandicap76.com

25 mars 2015

Conférence - Les difficultés sensorielles dans l'Autisme : les comprendre pour mieur intervenir

article publié sur LOCAMIN
2 02 2015

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Le 02 avril 2015 à 20h00 à l’Athénée Municipal Joseph Wresinski Place Saint-Christoly, 33000 Bordeaux 

Comme chaque année, à l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’Autisme, le Collectif Girondin des Associations Autour de l’Autisme organise une conférence. Celle-ci, libre de tout droit d’entrée, est à destination d’un large public : parents, étudiants et professionnels susceptibles d’être concernés par ce handicap dont les caractéristiques se précisent chaque année un peu plus, au fil des recherches-actions menées dans de nombreux pays.

Elle aura donc lieu le 2 avril prochain à 20h, à l’Athénée municipal Joseph Wresinski, et abordera le thème des difficultés sensorielles dans les Troubles du Spectre Autistique : es comprendre pour mieux intervenir.

L’intervenante sera Madame Céline Martineau, psychologue en hôpital de jour à Rouen (établissement accrédité « Pôle d’excellence TSA » par la HAS), formatrice à EDI formation.

« pour moi, entendre, c’est comme avoir une prothèse auditive avec le volume bloqué à fond… » dit Temple Grandin. Dans l’hôpital de jour où je travaille, un petit garçon de 6 ans me dit qu’il ne peut manger que « du vert comme barbalala », une patiente de mon cabinet m’explique qu’au bout de 4 mois elle ne s’habitue toujours pas à son nouvel appartement car elle doit mémoriser chaque détail pour intégrer qu’elle est bien chez elle, etc…

Des anecdotes comme celles-ci vous en entendez souvent si vous fréquentez des personnes avec autisme.

Pendant des années on a parlé de troubles du comportement lorsqu’on observait une personne avec autisme se balancer ou bien ne pas manger diversifié, ou se mordre… , aujourd’hui on commence à entrevoir le fait que les personnes autistes dès leur plus jeune âge présentent des particularités de leur traitement sensoriel et perceptif. Ces particularités donnent lieu à un traitement singulier des informations de l’environnement et des réactions spécifiques de ces personnes. Tout cela commence à être évalué et des interventions spécifiques mises en place dans différents lieux, comme à l’IJAB où je travaille.

Il reste encore beaucoup de choses à découvrir dans ce champ, mais ma rencontre avec Temple Grandin en 2014 a levé mes derniers doutes concernant l’intérêt central qu’il faut porter aux particularités du traitement sensoriel et perceptif des personnes avec autisme et à l’urgence de mieux comprendre les réactions qui en découlent.

Céline Martineau

 

 

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Elle sera animée par :

Céline MARTINEAU Psychologue

Psychologue D.E.S.S. « Petite enfance et prévention » Université de Mont Saint Aignan-Rouen (1997), Thérapeute praticienne, diplômée en Thérapie Comportementale et Cognitive par l’AFTCC (Paris, 2002). Diplômée et certifiée praticienne en E.M.D.R. (Thérapie par le traitement adaptatif de l’information – 2008). A travaillé 4 ans dans un IME spécialisé TED. Psychologue depuis 2003 dans un hôpital de jour (I.J.A.B.) accrédité « pôle d’excellence » (HAS) en matière de prise en charge pécoce d’enfants T.E.D. Exerce en libéral depuis 2010. Formatrice régionale autisme pour l’ARS Haute Normandie. Formatrice à EDI Formation depuis 2008.

 

25 mars 2015

Hip Hip Hip Meuphine!

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Sortie Eurodisney avec l'association MEUPHINE le 21 mars 2015

 

 

25 mars 2015

Handicap : les quatre propositions de Charles Gardou pour une société inclusive

Publié le 24 mars 2015

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couverture du livre de Charles Gardou« Un serment éthique pour un engagement de tous les acteurs éducatifs

À l’instar de celui d’Hippocrate, principe de base de la déontologie médicale, ce serment engagerait tout acteur éducatif à prendre en compte la question du handicap dans l’ordinaire de son exercice professionnel, à apporter une égale attention à tous les enfants, en situation de handicap ou non.

Une obligation formative pour une évolution des cultures professionnelles

Nous suggérons la création d’un Groupe national savoirs, formation et handicap, dont la mission serait de procéder au recensement des pratiques de formation existantes, des conditions les favorisant ou les entravant et d’évaluer leur adéquation ou leur désajustement. Il aurait à inventorier les besoins par champ professionnel afin de définir une matrice formative, composée d’un tronc commun interprofessionnel et d’arborescences par branches d’activités, professions et métiers.

Des entretiens scientifiques pour une actualisation des savoirs

Ces Entretiens sur le handicap, à la manière de ceux de Bichat en médecine, permettraient de faire un point régulier sur les grandes avancées des savoirs et des pratiques en ce domaine.

Un Haut conseil national de la politique du handicap pour une action cohérente et pérenne

Rassemblant en petit nombre des personnalités, en situation de handicap ou non, issues de divers champs de compétence et complétant la représentation associative du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), il serait chargé de formuler des propositions ; de veiller à une prise en compte systématique de la dimension du handicap dans toutes lois et politiques de droit commun ; de prospecter pour de nouvelles réformes et de suggérer des actions susceptibles d’agir sur l’ensemble de la société. » Edité par Franck Seuret

L’intégralité des quatre propositions de Charles Gardou aux pouvoirs publics

25 mars 2015

Dr Robert Maboul - Autisme - Handicap - Amendement AS1488

article publié sur le blog en-quete-de-déclics


L'amendement AS1488 pose moult problèmes. Il est impératif que nos députés (élus) ne confient pas aux institutions la possibilité de décider de l'orientation des enfants en situation de handicap.
Il est de notre devoir d'adultes de nous affirmer contre cet amendement abracadabrantesque (tant au niveau de sa formulation que de ses conséquences s’il venait à être validée par nos élus).

Ce qui est en "jeu", ce n'est pas que l'Autisme.
C'est la liberté de choix des personnes ayant un handicap quant à leur avenir.

Le risque : "Alors toi, tu vas dans telle structure et toi dans telle autre. Peu importe votre opinion, c'est comme ça".
Être en situation de handicap ne doit pas enlever des droits.
C'est à la société tout entière d'en prendre conscience et de taper du poing sur la table.

Enfin une loi qui confie la prise de décision aux professionnels ! Amendement AS1488
L'heure est grave !
Le projet d'amendement AS1488 met en péril la liberté de choix de vie des personnes ayant un handicap.
Pour dénoncer ce "projet" ubuesque, la caricature apparaît être un outil adapté.

Vidéo :

Dr Maboul, pédopsychiatre

Jusqu'à présent, c'étaient les parents qui pouvaient avoir le dernier mot quant à l'orientation de leur enfant.
Cela permettait à des mères dans le déni du handicap de leur enfant de plus ou moins exiger une scolarité normale pour leur enfant.

Nous le savons bien, les enfants présentant certains handicaps...
Par exemple... Les IMC, les autistes... Tout ceux qui ne peuvent rentrer les apprentissages.
Comment un enfant TDA/H pourrait entrer dans une posture d'élève ? Nous nous le demandons.

Ce n'est pas dans l'intérêt de ses enfants que d'être noyés dans le lot des élèves.
C'est à nous professionnel de la santé mentale de prendre les mesures nécessaires pour aménager un cadre apaisant pour ces enfants.

Grâce à l'amendement N° AS1488, les professionnels les plus au fait du handicap auront enfin la possibilité d'imposer leur choix de vie le plus réaliste pour ces enfants.
Bien entendu, le législateur fait preuve d'un grand discernement en permettant aux responsables d'institutions d'adapter le choix de vie en fonction des places disponibles.

Ainsi les mamans dans le déni ne pourront plus s'opposer à la prise en charge institutionnelle proposée par des professionnels bienveillants.

Pour finir, j'aimerai vous vous lire un passage intéressant de cet amendement :
« Dès lors que l’état ou la situation de la personne ou que les ressources mobilisables évoluent ou à la demande de l’adulte handicapé ou de son représentant légal, des parents ou du représentant légal de l’enfant ou de l’adolescent handicapé ou de l’établissement ou du service, ou du groupe opérationnel de synthèse mentionné à l’article L. 146‑3 du présent code, la commission procède au réexamen de sa décision. Elle y procède en tout état de cause au minimum une fois par an. »

Si vous avez bien écouté :
Dès lors que l’établissement ou le service, ou le groupe opérationnel de synthèse alors la commission procède au réexamen de sa décision.

Si vous n'avez pas compris...
L'établissement, le service ou le groupe opérationnel de synthèse ont la possibilité de saisir la commission qui procédera à la prise de décision concernant le choix de ... heuu... d'orientation.

Nos amis responsables institutionnels n'auront plus à essayer de convaincre des mamans hystériques polarisées par l'inclusion de leur enfant dans le milieu ordinaire.
En quelque sorte, c'est l'état qui devient décisionnaire en matière d'handicap.

Espérons que nos députés et sénateurs auront le courage de voter cette loi.
Pour les encourager en leur mettant une certaine pression, je vous invite à partager cette vidéo.

Mes salutations distinguées.
Dr Maboul, pédopsychiatre.
Merci.

Amendement N°AS1488
Précision technique.
Dès lors que : l’état ou la situation de la personne ou que les ressources mobilisables évoluent ou à la demande de l’adulte handicapé ou de son représentant légal, des parents ou du représentant légal de l’enfant ou de l’adolescent handicapé ou de l’établissement ou du service, ou du groupe opérationnel de synthèse mentionné à l’article L. 146‑3 du présent code, la commission procède au réexamen de sa décision. Elle y procède en tout état de cause au minimum une fois par an.

Auteurs
Le scénario de cette vidéo est cosigné Sylvie Moscillo - Marian Giacomoni

Sylvie Moscillo est présidente de l'association Handicaps & Scolarité.

Liens en rapport avec l'amendement AS1488
=> Pétition pour la suppression de l'Amendement AS1488 - Projet de loi Santé.
=> Pour la suppression de l'amendement AS1488 - Projet de loi Santé.
=> Loi de santé 2015 : un amendement met en danger les droits des personnes handicapées.
=> Amendement à la loi de santé 2015 : notre communiqué de presse.

Je ne saurais que vous inviter (comme toujours), chers lecteurs du blog Autisme et Neurodiversité, à vous faire votre opinion par vous même en consultant l'amendement : Amendement N°AS1488.

Autisme et Neurodiversité à Lyon
Sur Lyon, nous sommes en train de constituer une équipe pour un projet que je ne manquerais pas de vous présenter ultérieurement...

"Un projet de forum internet ?"
Je ne dirais pas... ;-)

"Un projet de site d'infos sur l'Autisme ?"
Je ne dirais pas... ;-)

"Je sais... Faire prendre plus d'essors aux rencontres ?"
Je ne dirais pas... ;-)

"Faire une asso ?"
Je ne dirais pas... ;-)

Bref... Bientôt à Lyon, les choses vont encore plus bouger...
Nous nous structurons... Je n'en dirai pas plus... ;-)

Article publié le 25/03/2015 à Lyon par Marian Giacomoni pour le blog Autisme et Neurodiversité.

 

 

24 mars 2015

Sans solution pour ses enfants autistes, Pas à pas s'inquiète

Les parents des enfants autistes luttent depuis des années pour obtenir une structure spécialisée. Mais leur combat reste à ce jour vain. Une situation inquiétante qu'ils dénoncent aujourd'hui.

La polémique

« Quel avenir pour notre association » ? C'est la question que se sont posée avec inquiétude, mais aussi avec lassitude, les membres de l'association de parents d'enfants autistes Pas à pas, lors de leur récente assemblée générale. Ils étaient une trentaine, amis, bénévoles associatifs, élus, professionnelles... à apporter leur soutien aux parents.

Des parents qui depuis plusieurs années luttent pour permettre à sept enfants d'être accueillis, éduqués et scolarisés dans une structure spécialisée qui pratique la méthode comportementaliste ABA. Mais leurs nombreuses démarches restent à ce jour infructueuses. En attendant, et grâce à l'aide financière d'une quinzaine de mécènes, entreprises et associations, les familles emploient depuis quelques années à domicile, deux psychologues et trois intervenantes, spécialisées.

« Il y a urgence »

Les premières déterminent un programme d'éducation personnalisé pour permettre à chaque enfant de se socialiser avant d'intégrer l'école, et en supervisent la mise en oeuvre. Les intervenantes travaillent auprès des enfants, à l'apprentissage des comportements et gestes de la vie quotidienne. « Bien que donnant de bons résultats, cette situation ne peut être que provisoire, explique le président Arnaud Lebreton. Il nous faut évoluer vers une structure agréée. » Sur les conseils de l'agence régionale de santé (ARS), l'association avait donc sollicité l'IME angevin des Pupilles de l'enseignement public (PEP) pour l'accueil de ses enfants, « mais ils n'ont même pas daigné nous répondre », s'agace Sébastien Talonneau, l'un des parents concernés.

Mais ils ne baissent pas les bras et poursuivent leurs démarches. Cette fois, auprès du Graçalou, un établissement de Bouchemaine, de 45 enfants dont six autistes, auxquels pourraient se joindre les sept de Pas à pas. « Il y a urgence à trouver une solution, s'inquiètent les parents. La situation actuelle pèse lourdement sur le budget des familles, l'aide des mécènes ne sera pas pérenne et la situation financière de l'association est précaire. »

Quelques dates : le 2 avril, journée de l'autisme. Sensibilisation à cette problématique avec les associations Autisme 49 et Pas à pas, place du Ralliement à Angers. Le 3 avril, en soutient à Pas à pas, la troupe l'Arti-Show présente le spectacle Le Prénom à Saint-Clément-de-la-Place (réservation 06 50 78 48 11). Le 1er mai : Randonnée de l'autisme à Brissac (02 41 54 21 68).

24 mars 2015

Loi de santé 2015 : une amendement met en danger les droits des personnes handicapées

article publié dans l'Express

                                                                                                                             logos CP

    Communiqué de Presse  (paris 23/03/15)         

Loi de santé 2015 : un amendement met en danger les droits des personnes handicapées

 

Un amendement à la loi de Santé prévoit que la MDPH puisse statuer, non plus uniquement selon les besoins des personnes avec handicap, mais selon les « ressources mobilisables ». Les associations craignent de graves dérives, telles que l’orientation forcée d’une personne vers une structure non adaptée ou vers la Belgique.

 

La loi de Santé doit être examinée à partir du 31 mars à l’Assemblée Nationale.

L’amendement n°AS1488 suscite une vive inquiétude parmi les familles de personnes handicapées. Cet amendement prévoit que la MDPH puisse, en cas de besoin lorsqu’elle instruit le dossier d’une personne, réunir un « groupe opérationnel de synthèse » incluant des gestionnaires d’établissements et services. Ce groupe proposera alors un « plan d’accompagnement global à la CDAPH » (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées). Deux éléments en particulier sont inquiétants :

•   Ce groupe de synthèse formulera des préconisations non plus seulement sur la base des besoins de la personne, comme le prévoit actuellement la loi, mais également à partir des « ressources mobilisables », ce qui instaure une possibilité d’orientation par défaut, y compris vers des structures en Belgique, où sont déjà exilées 5000 personnes françaises handicapées

•   Il apparaît que la MDPH pourra statuer sur des orientations dans le secteur sanitaire puisqu’il est question de « tout établissement, service ou dispositif » : en l’absence de places de SESSAD autisme, la MDPH pourrait donc ainsi statuer sur une orientation en hôpital de jour, ce qui est totalement inadapté.

Ces « groupes opérationnels de synthèse » sont clairement inspirés des commissions « situations critiques », créées fin 2013 afin de résoudre les situations les plus complexes. Elles se sont en fait révélées incapables de remplir leur mission. Il est donc illusoire de croire qu’en réunissant des « groupes opérationnels de synthèse », on trouvera des solutions alors qu’elles n’existent pas : le problème, c’est l’insuffisance de l’offre médico-sociale.

Cet amendement, en instaurant un nouvel organe à consulter, ne fera que retarder encore les décisions de la MDPH, voire bloquera toute décision : la CDAPH s’abstiendra en effet probablement de statuer si le « groupe opérationnel de synthèse » ne propose pas de solution.

L’amendement prétend proposer aux personnes handicapées des solutions qui, quoique non adaptées à leurs besoins, permettraient provisoirement de leur apporter un semblant de réponse en attendant que l’offre médico-sociale s’adapte. Mais c’est un leurre : on sait que le provisoire devient fréquemment définitif. Il est donc primordial que l’orientation d’une personne handicapée se fasse dès le départ selon ses souhaits et ses besoins.

 

Capture d’écran (100)

Contact : toupi@outlook.fr

Associations :

http://www.toupi.fr/

http://www.egalited.org/

http://allianceautiste.org/

24 mars 2015

allocation de rentrée scolaire pour les plus de 6 ans handicapés

article publié sur handicap.fr

Résumé : Les élèves handicapés de plus de 6 ans maintenus en maternelle auront désormais droit à l'allocation de rentrée scolaire (ARS), sous conditions de ressources, dès la prochaine 2015.

Par , le 23-03-2015

L'allocation de rentrée scolaire (ARS) versée, sous conditions de ressources, à partir de l'école élémentaire sera accordée à tous les enfants handicapés de plus de 6 ans encore scolarisés en maternelle, a annoncé le 21 mars 2015 le ministère des Affaires sociales en évoquant une « mesure d'équité ». A partir de la prochaine 2015, « un enfant handicapé de plus de 6 ans bénéficiera de l'ARS dans les conditions de droit commun, même s'il est scolarisé en maternelle », écrit le ministère dans un communiqué. C'était l'une des batailles menées depuis des mois par le Collectif Citoyen Handicap, qui avait d'ailleurs déposé une saisine en ce sens auprès du Défenseur des droits en septembre 2014 (article en lien ci-dessous). Son président, Jean-Luc Duval, avait ensuite rencontré le cabinet de Ségolène Neuville, secrétaire d'État en charge des personnes handicapées, le 21 mars 2015. Une belle victoire selon les parents qui composent ce collectif !

Dès la rentrée 2015

La ministre Marisol Touraine « signera très prochainement une instruction permettant l'ouverture de ce nouveau droit dès la prochaine rentrée scolaire ». Actuellement, le bénéfice de cette allocation de rentrée est réservé aux enfants ayant intégré l'école élémentaire, qui marque le début de la scolarité obligatoire. « Si un enfant âgé de plus de 6 ans était maintenu en grande section d'école maternelle, ses parents étaient privés du droit à l'ARS, alors même que ce maintien est décidé dans l'intérêt de l'enfant », explique le ministère. « Cette mesure d'équité met fin à une situation qui peut aujourd'hui être préjudiciable à la bonne intégration à l'école des enfants en situation de handicap », écrit-il. Cette décision « complète la simplification du versement de l'allocation de rentrée scolaire décidée en 2014 ».

Quelles conditions ?

L'allocation de rentrée scolaire, qui aide à payer les cartables et autres fournitures de plus de 5 millions d'enfants et adolescents, a été versée sous conditions de ressources à 3 millions de familles en 2014. Le montant versé par enfant et par an était en 2014 de 363 euros pour les 6-10 ans, 383 euros pour les 11-14 ans, et 396 euros pour les 15-18 ans. Augmentée de 0,7% en 2014, elle avait été revalorisée de 25% en 2012 par le gouvernement.

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