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"Au bonheur d'Elise"

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10 décembre 2013

Fils handicapé : les parents démunis se débattent contre l'Etat

Marie PIQUEMAL 9 décembre 2013 à 08:14


Elias et sa mère, dans leur quartier à Sevran (Seine-Saint-Denis)Elias et sa mère, dans leur quartier à Sevran (Seine-Saint-Denis) (Photo Martin Colombet )

Les parents d'Elias, jeune autiste, se désolent de ne toujours pas trouver une structure d'accueil pour leur enfant. Ils se sentent baladés par l'administration et doutent de la bonne intention du gouvernement.

Il avait envie d’y croire, de faire confiance. Driss Hamdaoui, le père d’Elias, cet enfant autiste dont Libération avait raconté l’histoire, est toujours en attente d’une place dans une structure spécialisée pour son fils. Il s’apprête à déposer plainte.

Mi-octobre, la condamnation de l’Etat dans l’affaire Amélie, cette jeune femme lourdement handicapée gardée à la maison faute de place dans une structure adaptée, avait secoué le cabinet de la ministre Carlotti. Pour la première fois, l’Etat a été condamné à trouver une solution de prise en charge, estimant que la vie d’Amélie et celle de ses parents étaient en danger. La ministre déléguée en charge des Personnes handicapées avait alors annoncé dans l’émotion (et un brin de pathos) un «plan» pour les «cas d’urgence comme Amélie». «Il faut que cette histoire aide les autres derrière elle. Amélie aura été utile», avait assuré la ministre.

Un espoir pour toutes les familles dans la même situation. Depuis cette décision de justice, il ne se passe pas une journée sans qu’une nouvelle famille en difficulté ne se manifeste auprès de l’Unapei, la principale fédération d’associations de défense des personnes handicapées mentales, qui s’est impliquée dans l’affaire Amélie.

«Je pensais que l’Etat avait enfin compris»

Les parents d’Elias avaient repris confiance eux aussi. Depuis de longs mois, ils se bagarrent comme des lions contre l’administration pour trouver un établissement prêt à accueillir leur fils. Jusqu’à présent, il était pris en charge pendant la journée dans une structure spécialisée conçue pour les enfants de moins de 12 ans. Agé de 15 ans, Elias a largement dépassé la limite d’âge, le directeur a posé un ultimatum : à partir du mois de mars prochain, il ne l’acceptera plus. La famille Hamdaoui s’agite dans tous les sens, tape à toutes les portes. Pas de réponse.

Driss Hamdaoui était sur le point de déposer plainte quand le juge a tranché sur le cas d’Amélie. «Quand j’ai entendu les déclarations de la ministre, je me suis dit que ce n’était plus nécessaire. Je pensais que l’Etat avait enfin compris la situation dramatique dans laquelle se trouvent les familles comme nous. J’ai cru que ça allait bouger, qu’il n’y avait pas besoin d’aller en justice pour faire valoir nos droits.» C’était il y a un mois et demi. Aujourd’hui, il est amer.

Son récit illustre encore une fois les errances de l’administration. «Le 4 novembre, je reçois un courrier type du cabinet de la ministre me disant qu’ils prenaient connaissance de mon dossier et le transmettaient à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH)…. J’ai halluciné. C’était tellement à côté de plaque. La MDPH, je l’ai contactée je ne sais pas combien de fois, à chaque fois les établissements vers lesquels ils m’orientent ne veulent pas de mon fils.»

En guerrier, Driss Hamdaoui parvient à joindre par téléphone le cabinet de Carlotti. Là, il s’entend répondre, qu’en effet, un courrier standard a bien été envoyé de manière automatique, qu’il ne fallait pas en tenir compte mais que promis, les choses allaient se débloquer rapidement pour son fils. Deux semaines passent, pas de réponse. Il finit par avoir un énième interlocuteur à la MDPH qui lui demande une énième fois de lui transmettre le dossier complet d’Elias…. lui promettant une énième fois que son cas allait être étudié. «On tourne en rond. Je passe mon temps à envoyer des dossiers, des courriers, et rien n’avance. Qu’on n’aille pas me faire croire qu’une cellule de crise a été activée. Si cela avait été le cas, on m’aurait convoqué pour me proposer des solutions, plutôt que de me balader comme ça.» 

«Les déclarations de la ministre, c’était du flan»

Il en est à présent convaincu, les déclarations de la ministre, «c’était du flan». «Des effets d’annonce pour calmer les familles et parce que l’affaire a été médiatisée. Le soufflé est retombé. Noël va arriver, et basta, on va nous oublier.» De son côté, le cabinet de la ministre assure au contraire que la procédure se met en place. Jeudi soir, assure-t-on, a été envoyée à toutes les agences régionales de santé (ARS) une circulaire décrivant le processus à mettre en place pour traiter les cas d’urgence. Dans chaque ARS, sera désigné un référent régional en charge des cas critiques. Il devra mettre autour de la table tous les partenaires pour trouver des solutions aux cas identifiés comme «critiques»…

Christel Prado, présidente de l’Unapei, se dit plutôt confiante : «La ministre a impulsé quelque chose. L’Etat reconnaît qu’il est de son devoir d’accueillir les personnes handicapées. Maintenant, il faut travailler tous ensemble pour trouver des solutions en connectant nos ressources et créer de nouvelles places adoptées.» Elle a mis en place au sein de l’association une cellule de crise pour répondre aux demandes des parents, et transmettre les dossiers les plus urgents au cabinet de la ministre.

Driss Hamdaoui, lui, n’a plus le temps d’attendre. En mars, son fils ne sera plus pris en charge. «Si on ne trouve pas de solution, ma femme devra s’arrêter de travailler. Donc, déposer son préavis rapidement. On a fait les calculs dans tous les sens. Avec les crédits et un seul salaire, on passe pas. Il faut vendre la maison.» Il presse son avocat pour déposer un recours devant le juge. «C’est mon dernier espoir, même si je sais que le juge ne m’aidera pas forcément», dit-il.

La semaine dernière, le Conseil d’Etat a rendu une décision peu encourageante. Il a confirmé en appel le rejet par le juge administratif d’une demande de parents d’un enfant autiste, qui comme dans le cas Amélie, réclamaient une place dans une structure.  Les juges ont considéré que certes, sur le fond, l’Etat avait une obligation de prise en charge adaptée mais que sur la forme, la procédure d’urgence n’était pas justifiée.

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9 décembre 2013

Définition de l'autisme qu'il est bon de rappeler ...

DEFINITION

Selon la classification internationale des maladies de l’OMS (CIM 10), l’autisme est un trouble envahissant du développement qui affecte les fonctions cérébrales. Il n’est plus considéré comme une affection psychologique ni comme une maladie psychiatrique.

Différentes terminologies sont utilisées : Autisme, Trouble autistique, spectre autistique, TED (Troubles envahissants du développement), TSA (Troubles du Spectre Autistique) et ASD (Autism Spectre Disorders).

L’autisme est un trouble sévère et précoce du développement de l’enfant apparaissant avant l’âge de 3 ans. Il est caractérisé par un isolement, une perturbation des interactions sociales, des troubles du langage, de la communication non verbale et des activités stéréotypées avec restriction des intérêts.

Trois éléments cumulatifs caractérisent ainsi l’autisme : un trouble de la communication, une perturbation des relations sociales et des troubles du comportement. 

L’autisme est un trouble du développement d’origine neurobiologique dont le diagnostic se fait sur la base de caractéristiques du comportement et du développement. La notion de spectre des désordres autistiques intègre à la fois des tableaux cliniques bien caractérisés et des tableaux plus atypiques, du fait, d’une part, de la variabilité des symptômes dans leur sévérité ou l’âge de leur apparition, et d’autre part, de l’association avec d’autres troubles (retard du développement intellectuel, épilepsie par exemple). Les manifestations de l’autisme peuvent varier d’un enfant à l’autre et chez un même enfant dans le temps.

Aujourd’hui on parle plus de TSA (Troubles du Spectre Autistique) que d’autisme. Parmi les autres TSA figurent le Syndrome d’Asperger de l’X fragile, le Syndrome de Landau-Kleffner, le Syndrome de Rett, le trouble désintégratif de l’enfance et les TED-NOS (troubles envahissants du développement non spécifiés). Des recherches récentes montrent que de nombreuses personnes présentant un comportement autistique ont des troubles liés mais distincts.

Les TSA (Troubles du Spectre Autistique) ne se guérissent pas. Pour beaucoup d’enfants, les symptômes  s’améliorent avec le traitement et l’âge. En grandissant, certains enfants atteints

d’autisme finissent par mener une vie normale ou quasi-normale. Les thérapies et les interventions comportementales peuvent cibler des symptômes spécifiques et apporter des améliorations considérables. Contrairement à ce qui c’est passait il y a vingt ans, où de nombreux autistes étaient placés en institutions, il existe désormais des solutions plus souples. En général, seuls les individus les plus gravement atteints vivent dans des institutions.

Trois formes de début de l’autisme sont possibles :

  • Forme très précoce : premiers mois
  • Forme qui débute entre un et deux ans
  • Forme qui se manifeste après l’âge de deux ans
8 décembre 2013

Susan Boyle révèle qu'elle souffre du syndrome d'Asperger

Créé : 08-12-2013 17:34

SANTE – La chanteuse britannique Susan Boyle, révélée par l'émission "Britain's Got Talent", annonce dans le quotidien anglais "The Observer" qu'elle souffre du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme.
Susan Boyle, 52 ans, vient de publier un quatrième album et a fait ses débuts au cinéma, le mois dernier.
Susan Boyle, 52 ans, vient de publier un quatrième album et a fait ses débuts au cinéma, le mois dernier. Photo : SCOTT HEPPELL/AP/SIPA
8 décembre 2013

Interview Cherice R. Cardwell - IME Eclair


Interview Cherice R. Cardwell - IME Eclair par fpprod

Interview réalisé lors de l'inauguration des nouveaux locaux de l'IME Eclair, situé à Collégien (77).

Cherice R. Cardwell, Directrice Pédagogique de l'IME nous parle de l'A.B.A (Analyse du comportement appliquée).

L'ABA est une une "méthode" individualisée de "prise en charge" issue de la psychologie comportementale à destination des enfants autistes.

8 décembre 2013

Pour le plaisir : Madame en bleu - Percujam ... J'adore !

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8 décembre 2013

Temple Grandin : If I could snap may fingers ...

temple grandin

8 décembre 2013

Autisme et ABA : Le bonheur d'apprendre, par Sophie Robert

Samedi 7 décembre 2013

drapeau_francais.gif   En attente (le 16 janvier sauf contre-ordre) du verdict en appel du procès sur la censure du film "Le Mur" de Sophie Robert, voilà que "la sorcière scientiste", comme l'appelle Jean-Marie de Lacan, récidive. Après avoir montré les "défaillances" de l'approche psychanalytique de l'autisme, elle nous propose, toujours en images (elle est réalisatrice, chacun son truc), un autre documentaire, intitulé: Quelque chose en plus, qui montre ce que les méthodes issues de l'ABA(*)  peuvent apporter de positif pour faire progresser les enfants atteints de ce Trouble Envahissant du Développement (TED).

(*) et non pas "la méthode ABA", comme on le lit partout et qui constitue, au mieux un racourci, au pire une erreur catégorielle car l'Applied Behavior Analysis" (ABA) n'est pas une méthode mais, comme son nom l'indique, une analyse appliquée du comportement, analyse dont découlent des méthodes pratiques d'intervention.

 

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Accéder à Dragon Bleu TV

8 décembre 2013

Hugo Horiot 30 novembre 2013 : émission On est pas couché

Publiée le 6 déc. 2013

On n'est pas couché
Laurent Ruquier avec Natacha Polony & Aymeric Caron
Hugo Horiot
Livre "L'empereur, c'est moi" (L'Iconoclaste)
30 novembre 2013

6 décembre 2013

Deux députés français à Bruxelles pour étudier la prise en compte des enfants autistes

Analyse autisme

En photo le groupe d’analyse avec de gauche à droite : Philip Cordery, Isabelle Resplendino, Patricia Barthélémy et Gwendal Rouillard

article publié dans HANDIMOBILITY

Télécharger l’audio | Vocalisé parReadSpeaker

Deux députés français, Gwendal Rouillard et Philip Cordery, étaient lundi 25 novembre à Bruxelles pour visiter l’école spécialisée et le centre de réadaptation ambulatoire pour les enfants avec autisme « Nos Pilifs », une Association sans but lucratif en compagnie de leur directrice Patricia Barthélémy et de la représentante d’Autisme France en Belgique, Isabelle Resplendino.

Le député du Morbihan et le député des Français du Benelux ont pour point commun d’être tous deux membres du groupe de travail sur l’autisme à l’Assemblée nationale. L’un copréside ce groupe de travail, qui compte aujourd’hui 65 députés et bataille ferme avec les familles, pour améliorer la prise en compte de l’autisme en France. L’autre rencontre au quotidien dans sa circonscription de nombreuses familles dont l’un ou plusieurs de ses membres présentent des troubles du spectre autistique, poussées à déménager en Belgique, pays qui favorise notamment les méthodes comportementales à la psychanalyse, encore largement majoritaire en France.

La France, en comparaison avec les autres pays, a accumulé beaucoup de retard dans l’accompagnement des personnes avec autisme et de leurs familles. C’est pourquoi, Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée chargée des personnes handicapées, par le biais du troisième plan autisme (2013-2017) présenté le 2 mai dernier a voulu changer les choses. Désormais, les méthodes éducatives et comportementales sont privilégiées, comme c’est le cas dans la plupart des pays européens.

La Belgique, notre voisin, représente donc une bonne pratique en la matière grâce à 30 ans d’expérience réussie sur cette voie et le choix d’un enseignement spécialisé ou intégré relevant de l’Éducation Nationale. Les nombreuses familles françaises présentes sur son territoire (ou près de la frontière) venues en bénéficier la plébiscitent.

Les deux députés présents à Bruxelles la semaine dernière ont alors pu se rendre compte du bon fonctionnement du centre « Nos Pilifs » qui scolarise uniquement des élèves avec autisme et applique des méthodes éducatives comportementales telles que la méthode TEACCH en y associant une rééducation ambulatoire notamment en logopédie, psychomotricité et ergothérapie.

Cette institution, créée en 1971 pour soulager les familles dont un enfant présentait ce trouble du développement, est une maison familiale située à Laeken, à deux pas de la pagode de l’exposition universelle. Le centre scolarise les enfants de 5 à 13 ans avant qu’ils ne rejoignent les écoles secondaires. Répartis entre plusieurs classes selon les différents degrés et troubles liés à l’autisme, les élèves mènent leurs activités de telle manière qu’ils peuvent maitriser leur concentration et leur rapport au temps et à l’espace grâce à un encadrement sur mesure. Les élèves témoignent de véritables progrès aux points de vue comportemental et pédagogique et les journées se déroulent paisiblement et dans la bonne humeur.

Alors qu’ils se félicitent de l’annonce récente en mai 2013 du 3ème plan autisme et de ses avancées, avec la mise en place d’un dépistage précoce et la prise en compte fondée prioritairement sur une approche éducative, comportementale et développementale, Gwendal Rouillard et Philip Cordery sont conscients du chemin qu’il reste à parcourir en France pour rattraper ses 40 ans de retard et voir se développer ce type de structures sur le territoire français qui allieront l’augmentation de la qualité et la capacité d’accueil.

« C’est très important pour nous de venir visiter ce type de structures quand en France il y a encore tout à créer. La Belgique nous inspire. », a déclaré le président du groupe de travail à l’Assemblée nationale.

Pour Philip Cordery,  « le développement progressif de ces structures en France n’engendrera pas forcément un retour des familles françaises maintenant installées et intégrées en Belgique vers la France, mais il empêchera une mobilité forcée de ces enfants et de leurs familles pour les décennies à venir. La France doit être capable à terme d’accueillir et de scolariser tous ses enfants. »

Les députés envisagent d’organiser une nouvelle visite en 2014 avec d’autres membres du groupe de travail sur l’autisme pour continuer à orienter la mise en place du plan en France.

 

 

6 décembre 2013

Dimanche 26 janvier 2014 - L'association Meuphine vous convie à son Grand Goûter du Nouvel An !

Meuphine grand gouter nouvel an 26 janvier 2013

6 décembre 2013

Patrick Lemoine, psychiatre : Les benzodiazépines favorisent la démence

Publié le 03-10-2011 à 10h10

Pour le psychiatre Patrick Lemoine, le lien entre la consommation excessive de somnifères et d'anxiolytiques et le risque de démence s'explique. En cause: une aggravation de l'apnée du sommeil. Il estime que certaines benzodiazépines devraient être retirées du marché.

Imovane, Stillnox, Mogadon..ces somnifères appartiennent tous à la classe des benzodiazépines. (PETILLOT/SIPA)

Imovane, Stillnox, Mogadon..ces somnifères appartiennent tous à la classe des benzodiazépines. (PETILLOT/SIPA)

Patrick Lemoine est psychiatre, docteur en neurosciences, directeur de recherches à l’université Claude Bernard de Lyon, directeur médical d’un groupe de 32 cliniques. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont La détox c’est la santé ou L'enfer de la médecine est pavé de bonnes intentions (chez Robert Laffont).

 

 

 

Sciences et Avenir: L’étude épidémiologique du Pr Bégaud que Sciences et Avenir vient de dévoiler (S&A n° 776, en kiosque) montre qu’avec la consommation chronique de benzodiazépines (somnifères, tranquillisants..), le risque d’entrée dans la maladie d’Alzheimer augmente. Que pensez-vous de ces résultats ?
Patrick Lemoine
 : C’est quelque chose que j’ai déjà dit depuis longtemps mais avec moins d’arguments : ce qui est bien, c’est qu’il y a enfin une étude épidémiologique, sérieuse, qui permet de démontrer ce qui me paraissait une évidence.

Parce que, pour vous, ce lien entre consommation de benzodiazépines et entrée dans la démence est donc une évidence ?
Oui. Et je pense qu’il y a une explication, qui est liée à l’augmentation des arrêts respiratoires (en durée et en fréquence) que provoquent les benzodiazépines pendant le sommeil. Or, on sait parfaitement que ce syndrome d’apnée du sommeil aboutit à des tableaux démentiels.


En quoi ces arrêts respiratoires augmentent-ils le risque de démence ?
Le problème, c’est la multiplication des asphyxies. Un apnéique va faire 60 asphyxies par heure de sommeil, soit 300 à 400 par nuit ! Ce qui provoque à chaque fois une augmentation du CO2 dans le sang, qu’on appelle « hypercapnie ». Or, une hypercapnie a deux organes cibles : le cortex cérébral et le myocarde. Il est parfaitement établi que les gens qui souffrent d’une apnée du sommeil présentent un risque majeur –c’est peut-être le plus important de tous- d’AVC (accident vasculaire cérébral) et d’infarctus du myocarde.
Même si les patients ne sont pas victimes d’une hémiplégie ou d’un AVC majeur, on sait qu’ils font en réalité des micro-infarctus [petites attaques cérébrales, ndlr] et développent des syndromes démentiels. Ce n’est que post-mortem que l’on peut voir s’il s’agissait de démences vasculaires ou de la maladie d’Alzheimer, surtout que la plupart du temps il s’agit d’un mixte des deux : ainsi, certaines personnes développent un petit Alzheimer, et s’ils prennent des benzodiazépines, ils aggravent leur apnée du sommeil, et là c’est la catastrophe. On sait très bien maintenant qu’un quart de Lexomil pris à 19h multiplie par deux le nombre et la durée des incidents respiratoires. La prise de ces médicaments peut donc transformer un ronfleur avec quelques apnées en apnéique pathologique. Je pense que certains patients ne développeraient pas de démence si leur cortex cérébral ne subissait pas autant d’hypercapnies et donc d’asphyxies.

Cela signifie que les personnes qui souffrent d’apnée du sommeil ne doivent pas prendre de benzodiazépines ?
On ne peut pas prescrire ces médicaments sans demander au patient s’il ronfle. Je m’insurge contre les médecins généralistes qui ne posent pas cette question du ronflement et qui ne consultent pas le conjoint pour savoir s’il perçoit des arrêts respiratoires. S’il n’y a pas d’apnée, on peut prescrire des somnifères mais pour une durée limitée. Il faut éviter l’accoutumance et il est très dur pour des personnes qui prennent ces médicaments depuis des années, parfois 15 ans, de se sevrer.

Comment se fait-il qu’en France les anxiolytiques et les somnifères soient autant prescrits et consommés sur d’aussi longues périodes, alors que selon la loi, la durée de prescription doit être limitée à 2 semaines pour les hypnotiques et les somnifères, et à 12 semaines pour les tranquillisants ?
On peut dire que la France est championne toute catégorie pour ces prescriptions ! C’est 8 fois plus qu’en Allemagne par exemple. La pression des laboratoires est la même dans tous les pays, ce n’est donc pas la cause. En revanche, il y a un problème lié à la distribution des médicaments : aux États-Unis ou en Grande-Bretagne, le pharmacien donne le nombre de pilules nécessaires pour la durée du traitement, mais pas chez nous. Le pharmacien n’a pas le droit d’ouvrir les boîtes ! Le patient se retrouve donc souvent avec un excédent qu’il garde chez lui. Cela favorise l’automédication.
L’autre facteur crucial, c’est bien sûr la prescription par des médecins qui n’ont pas de formation continue obligatoire. La thérapeutique évolue vite, il faut se former ! La France est le seul pays développé dans lequel on peut avoir passé sa thèse il y a 40 ans, n’avoir lu aucun article ni aucune revue et continuer à exercer ! C’est un scandale !
Enfin, il y a une autre raison à ces prescriptions excessives : c’est le fait que la Sécurité sociale ne prenne pas en charge les psychothérapies conduites par des psychologues. (Lire Benzodiazépines, comment s'en passer). Au final, cela coûterait moins cher de rembourser des visites chez le psychologue.

Que faut-il faire alors pour réduire cette surconsommation et changer les habitudes ?
Il faut frapper un grand coup ! Faire des campagnes ! Le rôle de la presse est important. Car finalement ce sont les patients qui alertent leurs médecins. Par ailleurs, il faut expliquer aux généralistes l’importance de ne pas prescrire les benzodiazépines aux ronfleurs apnéiques, rappeler les limites de prescription dans le temps et les règles de sevrage. Il faut aussi tenir compte du temps que met l’organisme à éliminer un produit. Le Tranxène par exemple a une demi-vie de 72 heures : cela signifie que la moitié de la dose ingérée persiste dans l’organisme 72 heures après. On sait que cela diminue la vigilance, augmente le risque de chute et de fractures chez les personnes âgées ! Dans ce cas-là, il vaut mieux prescrire du Témesta, dont la demi-vie est de 8 heures. Le Mogadon a une demi-vie de 20h ! Si on prend 10 mg à 22h, il reste 5 mg, 20 heures plus tard, et il faut 100 heures pour l’éliminer ! Il faut que l’Afssaps (agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) fasse son travail et retire certains médicaments du marché.


Propos recueillis par Cécile Dumas
Sciences et Avenir.fr
30/09/2011

6 décembre 2013

Une université de Moscou lance des cours sur l'autisme

article publié dans RIANOVOSTI

Une université de Moscou lance des cours sur l'autisme
10:08 25/11/2013
MOSCOU, 25 novembre - RIA Novosti

Une formation sur la nature et les caractéristiques de l'autisme va être lancée à l'Université pédagogique et psychologique  de Moscou (MGPUU) dans le cadre du programme de master, a déclaré à RIA Novosti Vitali Roubtsov, recteur de l'université.

"Cette formation va être lancée et dispensée au sein de notre université. Bien qu'il n'existe pas encore en Russie de statistiques officielles sur le nombre d'enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA), il existe une forte nécessité de prise en charge de ces enfants - et pas seulement à Moscou. Les enfants sont bien plus nombreux que les spécialistes qui ont les compétences et maîtrisent les méthodes pour travailler avec eux. Il faut s’occuper de ces enfants et il est donc normal que nous organisions ces cours gratuits dans le cadre du programme universitaire.

Les étudiants feront leur stage au Centre d'accompagnement psychologique et médicosocial pour les enfants et les adolescents de la MGPUU", a déclaré Vitali Roubtsov.

La formation "L’autisme : nature et caractéristiques" sera dirigée dans le cadre du programme de master par la spécialiste certifiée de la méthode ABA (Applied behavior analysis ou analyse du comportement appliquée) Marina Azimova, superviseur de la classe ABA à l'école située rue Kachenkine Loug.

D'après Margarita Olar, directrice adjointe du Centre d'accompagnement psychologique et médicosocial pour les enfants et les adolescents, cette formation est importante car les TSA sont différents des autres types de troubles du développement, notamment par leur dynamique de développement, les particularités de perception sensorielle et le profil cognitif de leur formation. Le cycle inclut 14 heures de cours et 22 heures de travail individuel. Le premier cours magistral est prévu pour fin novembre.

La méthode ABA ne doit pas être une vache sacrée

"L'agitation autour de cette formation de Marina Azimova est telle que les parents submergent déjà de demandes le rectorat de l'université pour savoir s'ils peuvent assister aux cours. De ce point de vue, je pense que nous avons choisi la bonne direction. Courant hiver-printemps nous approuverons le premier module d'ABA pour rendre cette méthode plus accessible aux jeunes spécialistes, avant tout pour nos étudiants ainsi que pour ceux qui travaillent avec des enfants atteints de TSA", explique Margarita Olar.

L’ABA-thérapie est un programme éducatif intensif basé sur les techniques de comportement et les méthodes d'apprentissage. En tant que discipline scientifique, l’ABA étudie l'impact des facteurs environnementaux sur le comportement et manipule ces facteurs afin de changer le comportement de l'individu.

Selon l'experte, la tâche consiste à garder ce module dans l'une des chaires afin que les étudiants puissent bénéficier de cette formation à titre de spécialisation complémentaire.

"Ce n'est un secret pour personne : le niveau de qualification d'un spécialiste n'est pas toujours suffisant pour travailler avec des enfants atteints de TSA. La méthode ABA est justement un outil de travail adapté aux enfants atteints de TSA qui peut être expliqué, enseigné, qui a des paramètres d'entrée précis et qui est appuyé par des tests. Cette méthode ne laisse aucune place à la frustration ou à l'interprétation personnelle", explique l'experte.

La thérapie du comportement fait aujourd'hui partie des méthodes les plus efficaces pour traiter l'autisme. Margarita Olar a noté qu’il était indispensable de mettre cette méthode à disposition des spécialistes en tant qu’outil de travail adapté aux enfants atteints de TSA, en le décrivant avec un langage clair. D'autre part, il faut tout de même faire comprendre aux professionnels que ce n'est pas l'unique méthode pour traiter les TSA.

"Cette connaissance cessera d'être sacrée et accessible uniquement à un cercle restreint d'individus. Il ne faut pas faire de l'ABA une vache sacrée. ABA pourrait connaître le même sort que la méthode Montessori, qui avait aussi suscité une telle réaction à son apparition. Aujourd'hui, les spécialistes utilisent peu la méthode Montessori dans leur travail sous sa forme initiale. Toute méthode est appelée à devenir un outil pratique, simple et clair, ce qu'il est en fin de compte", affirme Margarita Olar.

5 décembre 2013

Test pour différencier les TSA & les TDAH chez les adultes

article publié dans Autisme Information Science

05 décembre 2013

Prefrontal activation during inhibitory control measured by near-infrared spectroscopy for differentiating between autism spectrum disorders and attention deficit hyperactivity disorder in adults

Traduction: G.M.
Neuroimage Clin. 2013 Oct 26;4:53-63.

Activation préfrontale lors de contrôle inhibiteur mesurée par spectroscopie proche infrarouge pour différencier les troubles du spectre autistique et les troubles du déficit d'attention avec hyperactivité chez les adultes

Source
Department of Neuropsychiatry Graduate School of Medicine, The University of Tokyo, Tokyo, Japan.

Résumé Le diagnostic différentiel des troubles du spectre autistique (TSA) et du déficit de l'attention avec hyperactivité ( TDAH ) basée uniquement sur des évaluations symptomatiques et comportementales peut être difficile , même pour les experts . Ainsi, le développement d'un marqueur de la neuro-imagerie qui différencie le TSA du TDAH serait une contribution importante à ce domaine .  

Nous avons évalué les différences dans l'activation préfrontal entre adultes avec TSA et le TDAH à l'aide d'un outil de neuro-imagerie entièrement non invasive et portable , la spectroscopie proche infrarouge .  
Cette étude a inclus 21 adultes jamais médicamentés avec TSA , 19 adultes jamais médicamentaés avec TDAH , et 21 sujets sans TSA et TDAH appariés pour l'âge , le sexe , et le QI . 
Les changements de concentration d'oxygène dans l'hémoglobine dans le cortex préfrontal ont été évalués au cours d'une tâche de signal d'arrêt et une tâche de fluence verbale . Au cours de la tâche de signal d'arrêt , par rapport au groupe témoin, le groupe TSA présentait une sous activation plus faible  dans une large région préfrontale , tandis que le groupe de TDAH a montré une sous activation de la zone prémotrice droite , l'aire motrice pré supplementaire droite, et le cortex préfrontal dorsolatéral bilatéral .  
Des différences significatives ont été observées dans le cortex préfrontal ventro-latéral gauche entre les groupes TSA et les groupes de TDAH pendant la tâche de signal d'arrêt . La méthode de validation croisée leave one out en utilisant les variations moyennes de l'hémoglobine oxygénée a donné une précision de classification de 81,4 % au cours du contrôle inhibiteur . 
Ces résultats ont été spécifiques à la tâche , comme le modèle de l'activation cérébrale observée au cours de la tâche de fluence verbale n'a pas différencier les TSA et les groupes de TDAH de manière significative.  
Cette étude fournit donc la preuve d'une différence dans l'activation préfrontal ventro-latéral gauche pendant le contrôle inhibiteur entre adultes avec TSA et TDAH . 
Ainsi , la spectroscopie infrarouge proche peut être utile comme un outil auxiliaire pour le diagnostic différentiel de ces troubles du développement .

Abstract
The differential diagnosis of autism spectrum disorders (ASDs) and attention deficit hyperactivity disorder (ADHD) based solely on symptomatic and behavioral assessments can be difficult, even for experts. Thus, the development of a neuroimaging marker that differentiates ASDs from ADHD would be an important contribution to this field. We assessed the differences in prefrontal activation between adults with ASDs and ADHD using an entirely non-invasive and portable neuroimaging tool, near-infrared spectroscopy. This study included 21 drug-naïve adults with ASDs, 19 drug-naïve adults with ADHD, and 21 healthy subjects matched for age, sex, and IQ. Oxygenated hemoglobin concentration changes in the prefrontal cortex were assessed during a stop signal task and a verbal fluency task. During the stop signal task, compared to the control group, the ASDs group exhibited lower activation in a broad prefrontal area, whereas the ADHD group showed underactivation of the right premotor area, right presupplementary motor area, and bilateral dorsolateral prefrontal cortices. Significant differences were observed in the left ventrolateral prefrontal cortex between the ASDs and ADHD groups during the stop signal task. The leave-one-out cross-validation method using mean oxygenated hemoglobin changes yielded a classification accuracy of 81.4% during inhibitory control. These results were task specific, as the brain activation pattern observed during the verbal fluency task did not differentiate the ASDs and ADHD groups significantly. This study therefore provides evidence of a difference in left ventrolateral prefrontal activation during inhibitory control between adults with ASDs and ADHD. Thus, near-infrared spectroscopy may be useful as an auxiliary tool for the differential diagnosis of such developmental disorders.

KEYWORDS:

Attention deficit hyperactivity disorder, Autism spectrum disorders, Inhibitory control, Near-infrared spectroscopy, Stop signal task
PMID: 24298446

5 décembre 2013

L'ocytocine pourrait soigner les enfants autistes

Le 04 décembre 2013 à 12h00 - par Catherine Cordonnier

L’ocytocine, une hormone connue pour favoriser l’attachement entre une mère et son enfant, pourrait également aider les enfants atteints d’autisme. Cette hormone augmenterait les effets bénéfiques des thérapies comportementales.

l'ocytocine soigne les enfants autistes

L’ocytocine est une hormone synthétisée naturellement par l’organisme au niveau du cerveau et stockée dans l’hypothalamus (une petite glande nichée dans le cerveau), qui la libère quand c’est nécessaire. C’est cette hormone, par exemple, qui va favoriser les contractions lors de l’accouchement et aider ensuite à la production de lait maternel. Selon les spécialistes, cette hormone favoriserait également l’attachement entre une mère et son enfant et inciterait les hommes à être plus fidèles !

Une nouvelle étude menée par l’Université de Yale, aux Etats-Unis, montre que cette hormone boosterait également les zones du cerveau liées aux interactions sociales chez les enfants atteints d’autisme. « L’hormone n’a pas modifié les compétences sociales des enfants qui ont été suivis pour cette étude, mais son effet stimulant sur certaines régions particulières du cerveau suggère que l’utilisation de vaporisateurs nasaux d’ocytocine immédiatement avant la thérapie comportementale pourrait accroître les effets bénéfiques de ces thérapies » souligne le Pr Ilanit Gordon, qui a dirigé l’étude.

Pour cette étude publiée dans la revue Proceedings, le neuroscientifique américain a suivi 17 enfants atteints d’un trouble autistique. Pendant deux séances, certains ont reçu un spray nasal d’ocytocine et d’autres un spray nasal placebo. Des IRM de leurs cerveaux ont ensuite été effectués, ce qui a permis de mettre en évidence que les enfants sous ocytocine présentaient une plus grande activité dans le « cerveau social », la zone du cerveau qui traite les informations sociales et la conscience émotionnelle. Ces travaux vont dans le sens d’études précédentes qui avaient montré que les enfants autistes avaient un taux plus faible d’ocytocine que les enfants au développement normal.

5 décembre 2013

Parce que nous sommes tous différents ...

4 décembre 2013

Autisme et syndrome d'Asperger : idées reçues et préjugés

A voir absolument !

Publiée le 4 déc. 2013

Diagnostiquée par le Centre de Ressources Autisme de ma région avec le syndrome d'Asperger à l'âge de 27 ans, je n'ai de cesse depuis d'informer sur ce syndrome. Cette 1ère vidéo vient en complément des articles que je publie sur le blog emoiemoietmoi.over-blog.com, elle porte sur les idées reçues et les préjugés.

Pour info, les jolis bracelets que je porte sont de l'asso http://www.boutiqueromanetsimon.org/

Bon visionnage!

4 décembre 2013

C'est dit avec humour ...

je suis comme je suis

3 décembre 2013

Janvier 2014 : formations ABA gratuites et ouvertes à tous !

information publiée sur le blog Etre autiste aujourd'hui

 

Janvier 2014 : formations ABA gratuites et ouvertes à tous !

J'attire votre attention sur ces formations ABA mises en place par l'association Autisme Paca. Elles sont offertes, il suffit juste d'être adhérent 2014. Bien entendu, l'association fonctionnant avec des dons, chacun peut également faire un geste de participation ! Elles se tiendront en région PACA, dans le Var.

L'intervenante sera Sophie LAURENT, analyste du comportement qui a un centre éducatif à Biot (Alpes Maritimes). Elle est diplômée à la fois en France en psychologie clinique et aux Etats-Unis (Master en ABA, Floride).

Dates : Le dimanche 5 janvier 2014 : concerne les principes de l'ABA appliqués pour les habiletés sociales et l'autonomie, voir l'affiche en cliquant ici.

Le dimanche 12 janvier 2014 : concerne les principes de l'ABA appliqués à l'école, voir l'affiche en cliquant ici.

Pour plus d'informations, voir la rubrique formations avec les détails.

Si vous souhaitez vous inscrire ou demander des renseignements, l'adresse mail de contact est : autismepaca@gmail.com .

Merci à l'association Autisme Paca pour une telle prestation !

Qu'est-ce que l'ABA ? Plus d'informations en cliquant ici.

Voir l'article du Nice Matin : Sophie Laurent aide Lucas, 6 ans, à dépasser son autisme.

Voir le site web du centre ABA de Sophie Laurent.

3 décembre 2013

Autisme : L'actu pose les bonnes questions ...

autiste qui ne parle pas

3 décembre 2013

Evolution des Centres Ressources Autisme dans le contexte du Plan Autisme 2013-2017

Quel décret pour réformer les CRA ?

Évolution des Centres Ressources Autisme dans le contexte du Plan Autisme 2013-2017

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