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"Au bonheur d'Elise"

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11 octobre 2013

Pompe à douleur

article publié dans lefil(Canada)

pompe à douleur

L'équipe d'Yves De Koninck démontre que la douleur chronique dépend d'un dérèglement cellulaire qui peut être corrigé
Des chercheurs de la Faculté de médecine viennent de franchir un pas de plus vers la mise au point d'une nouvelle classe de médicaments pour soulager les douleurs chroniques. Yves De Koninck, de l'Institut universitaire de santé mentale de Québec, et 18 autres chercheurs rapportent dans les pages du dernier numéro de Nature Medicine qu'ils ont cerné le mécanisme responsable de ce trouble neurologique et qu'ils sont parvenus à en restaurer le fonctionnement par l'administration d'une molécule conçue à cette fin.

En conditions normales, les signaux perçus par notre corps génèrent un influx nerveux transporté par les cellules nerveuses jusqu'à la moelle épinière. De là, il est transmis au cerveau où il est décodé. «Lorsqu'on a mal à un pied ou à une main, c'est dans la tête que la douleur est ressentie», rappelle Yves De Koninck. Dans le cas de la transmission du signal douloureux, il existe dans la moelle épinière un système qui détermine si le signal doit être relayé ou non au cerveau. L'hypersensibilité des personnes souffrant de douleurs chroniques serait due à une défectuosité du mécanisme de répression de la transmission du signal douloureux au niveau de la moelle. Pour cette raison, des stimulations sensorielles normales peuvent se traduire par une perception de douleur intense.

Le chercheur attribue ce dérèglement à la perte d'une protéine (KCC2) de la membrane de certaines cellules nerveuses de la moelle épinière. Cette protéine est responsable du pompage des ions chlorures vers l'extérieur des cellules nerveuses. «En maintenant une faible concentration de chlorure, elle permet l'inhibition du signal nerveux, précise-t-il. Chez les personnes souffrant de douleurs chroniques, cette pompe inverse le flux normal des ions ce qui rend les neurones de la moelle plus excitables.»

Selon ce modèle, des drogues qui restaureraient des niveaux normaux de KCC2 devraient rétablir le mécanisme d'inhibition du signal nerveux. Les chercheurs se sont donc mis sur la piste de molécules qui favorisent la sortie des ions chlorures des cellules nerveuses et qui sont de plus peu toxiques, stables et capables de se rendre à la moelle épinière. Ils en ont trouvé une qui se démarque du lot: la CL-058. Les chimistes associés à l'équipe ont fabriqué 300 variantes de cette molécule. Elles ont ensuite été testées en laboratoire afin de découvrir la plus efficace.

Résultat? L'un de ces analogues a entraîné une réduction de 40% des ions chlorures et il a permis de rétablir une réponse fonctionnelle normale dans des cellules hyperexcitables. Seule ombre au tableau, cette molécule est rapidement dégradée par l'organisme, ce qui en réduit l'intérêt pour un usage thérapeutique chez l'humain. «Nous avons prouvé que notre cible était la bonne, mais la pharmacocinétique de cette molécule laissait à désirer, résume le professeur De Koninck. Depuis, nous avons trouvé quatre ou cinq nouvelles molécules prometteuses et des discussions sont en cours avec une entreprise pour amener les travaux à l'étape suivante.»

Les problèmes générés par la perte de KCC2 débordent largement la question des douleurs chroniques. Le même dérèglement serait en cause dans le stress chronique, l'anxiété, l'autisme, l'épilepsie, voire même l'autisme et la schizophrénie, souligne le chercheur. «Cette protéine joue un rôle central dans l'homéostasie des ions chlorures et dans la stabilité des réseaux nerveux.»
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11 octobre 2013

L'Etat a été condamné à trouver d'urgence une place dans une structure spécialisée pour une jeune femme lourdement handicapée.

Le verdict du procès d'Amélie : un espoir pour les autres familles (jjdupuis)

article publié dans Libération


Handicap : «Les familles ne veulent pas de l'argent mais une solution»

Marie PIQUEMAL 10 octobre 2013 à 18:21

[Image d'illustration] Un centre médical pour adultes autistes, en 2012.[Image d'illustration] Un centre médical pour adultes autistes, en 2012. (Photo Jean-Philippe Ksiazek. AFP)

RETOUR SUR L'Etat a été condamné à trouver d'urgence une place dans une structure spécialisée pour une jeune femme lourdement handicapée. Un espoir pour d'autres familles.

Une porte s’est ouverte pour toutes ces familles qui ont à charge un enfant ou un proche lourdement handicapé. L’Etat vient d’être condamné à trouver d'urgence une place dans une structure médicalisée pour une jeune femme atteinte d’une forme d’autisme sévère. Amélie, 19 ans, avait dû quitter il y a un an l’institut spécialisé où elle était soignée, la structure n’étant plus adaptée à ses besoins.

Sans solution, et après avoir tapé à toutes les portes, la famille s’occupe depuis, à domicile, de la jeune femme qui nécessite une attention de tous les instants. «Cette situation ne peut mener qu’à une situation d’écroulement psychique de tous les membres de la famille voire à une issue définitive et dramatique», écrit l'avocat des parents d'Amélie.

Dans son ordonnance, le juge administratif a considéré que, pour les parents, «l’absence de prise en charge adaptée de leur fille porte une atteinte grave et manifestement illégale tant à leur droit à la sécurité qu’à leur droit à mener une vie privée et familiale normale.» L’Agence régionale de santé d’Ile-de-France a jusqu’au 22 octobre pour se retourner et trouver une structure pour Amélie. Passé cette date, elle sera tenue de verser une amende de 200 euros par jour de retard.

En quoi cette décision marque-t-elle un tournant ?

«Des jugements, bien sûr, il y en a déjà eu par le passé, indique l’avocat Karim Felissi, spécialisé depuis vingt ans dans les affaires liées au handicap et en charge de ce dossier. En 2011, une mère avait obtenu des dommages et intérêts pour son fils autiste sans solution de placement. Sauf que la procédure a débuté en 2002… Et l’arrêt n’a été rendu qu'en 2011. La mère a touché des dommages et intérêts, certes, mais n’a pas eu de solution de placement.»

Me Felissi a donc décidé, cette fois, de recourir à une procédure d’urgence, le référé-liberté, utilisable en cas d’atteinte manifeste à une liberté fondamentale. Deux en l’occurrence, a-t-il plaidé devant le juge : le droit à la vie, estimant que celle d’Amélie comme celle de ses parents étaient aujourd’hui en danger imminent. Et le droit à mener une vie familiale normale. Deux libertés fondamentales inscrites dans le bloc de constitutionnalité et dans la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

Ça a marché : le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a considéré que l’atteinte était manifeste et que donc, toutes les mesures nécessaires à la sauvegarde de ces libertés devaient être prises sur le champ. L’Agence régionale de santé d’Ile-de-France, en charge des établissements médico-sociaux dans son secteur, a été sommée de trouver immédiatement une place dans une structure adaptée aux pathologies d’Amélie.

«Ce qui est important surtout, c’est qu’on sorte enfin de cette dynamique où les familles en détresse s‘entendent dire : il n’y a pas de place en structure, rentrez chez vous. Là, les autorités sont mises face à leurs responsabilités. Elles doivent trouver une solution.» Christel Prado, qui préside l’Unapei (fédération d'associations défendant les personnes handicapées mentales), respire. Elle est soulagée. «Comment aurait-on fait si la réponse avait été négative ? Pour les parents, cela aurait été terrible. Les familles ne cherchent pas à obtenir de l’argent mais une solution.» Ce combat juridique, elle y travaille depuis plus d’un an. «Ça été compliqué. Surtout de trouver une famille qui ait la force de se battre en justice. Celles qui sont le plus en difficultés, avec un proche lourdement handicapé à domicile, sont souvent dans un état d’épuisement tel qu’elles réservent leurs moindres forces pour survivre.» Bien entendu, elle espère que cette décision de justice fera jurisprudence. «Pour les cas vitaux comme celui-ci, il faut que l’Etat soit en mesure d’apporter une réponse.»

Combien de personnes seraient concernées ?

«Justement, on ne sait pas, soupire Christel Prado. Il n’y a pas de statistique publique sur le nombre de personnes lourdement handicapées en France.» Pour une raison toute simple, selon elle : «Les pouvoirs publics n’ont jamais voulu comptabiliser pour ne pas avoir à reconnaître le manque de places dans les structures d’accueil. J’en suis convaincue.» Questionné, le cabinet de la ministre déléguée en charge des Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, confirme en effet qu'il n'y a pas de statistiques publiques disponibles : «Tout dépend de la définition que l'on donne à la notion de "lourdement" handicapé… Concernant l'affaire Amélie, nous savons qu'en France 1 500 personnes souffrent du même syndrome, dit de Prader Willi.»

«Des familles en détresse comme celle d’Amélie, j’en vois souvent dans mon bureau, assure de son côté Me Felissi. Avec cette décision, l’Unapei reçoit des appels de familles qui nourrissent un espoir. Nous allons peut-être avoir une idée du nombre de personnes concernées. Vendredi dernier, j’ai encore reçu un père, désemparé. Son fils, jusqu’ici en établissement, n’aura plus de place à partir de mars 2014. Il tape à toutes les portes, il a écrit partout. Rien, il n’a pas de réponse, aucune solution.»

Manque-t-on vraiment de places dans les instituts spécialisés ?

Oui, trois fois oui, répondent les associations. «Cette ordonnance met une nouvelle fois en lumière le manque de places en établissements et services, pour enfants et adultes, a réagi l’Association des paralysés de France (APF) dans un communiqué. Le plan de construction 2008-2012, lancé par le gouvernement Fillon, a pris du retard : sur les 41 450 places dépendant de financements de la CNSA (caisse nationale de solidarité pour l’autonomie), seules 66 % avaient été autorisées fin 2012 et 50 % étaient "installées", c’est-à-dire opérationnelles. Aucun nouveau plan n’a été annoncé par le gouvernement pour prendre le relais. Le sujet ne figurait même pas à l’ordre du jour du Comité interministériel du handicap, qui s’est tenu le 25 septembre.» Au cabinet de la ministre, on répond que le plan Fillon continue d'être déployé. «16 000 nouvelles places seront ouvertes d'ici 2016. Même si la question n'est pas seulement le nombre de places mais l'adaptation de l'offre aux besoins.»

Christel Prado, de l’Unapei, abonde : «Il manque surtout des places pour les personnes les plus lourdement handicapées comme Amélie, dont la prise en charge coûte le plus cher.» Selon elle, le problème est plus criant pour les adultes que pour les enfants. «Les enfants sont accueillis dans les Instituts médico-éducatifs jusqu’à vingt ans, en principe. Mais une disposition réglementaire permet de les maintenir dans ces IME passés 20 ans, si aucune place dans une structure pour adulte ne lui est trouvée. Comme il en manque… Les IME saturent aussi.» L’Unapei évalue, à la louche, à 5 000 le nombre de personnes adultes (plus ou moins lourdement handicapées) en attente d’une place dans une structure sur l’ensemble du territoire national.

10 octobre 2013

Après le procès : Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme bientôt sur vos écrans ?

 

Ce film de Sophie Robert a été censuré en janvier 2012, suite à l’attaque en justice de trois des psychanalystes interviewés.

Demain, il sera rejugé en cour d’appel de Douai.

Deux rassemblements de parents sont attendus : devant le tribunal de Douai, 1 place Charles de Pollinchove, et devant l’Ecole de la Cause Freudienne, 1 rue Huymans, Paris 6ème.

La raison de la censure :  les propos de ces professionnels sont jugés dénaturés.

Et bien, pour avoir vu un certain nombre de rushs de la réalisatrice, je peux affirmer que leurs propos sont bien loin d’être dénaturés. Ils reflètent exactement leurs convictions.

Et c’est bien cela le problème pour eux… Retour en arrière, au moment de la diffusion de ce film sur internet, en septembre 2011.

Septembre 2011 : première diffusion sur internet

Ce mois-ci démarre une grande aventure, qui changera le paysage de l’autisme en France.

L’association « Autistes sans frontières » diffuse sur son site internet ce film, projeté le 05 septembre dans un cinéma parisien.

Dans ce documentaire, une dizaine de psychanalystes reconnus parlent de leur vision de l’autisme : les causes, le traitement qu’ils proposent.

Leurs témoignages sont entrecoupés de scènes de vie quotidienne de deux familles qui racontent leur parcours :

Une famille dont l’enfant a bénéficié tôt d’un accompagnement adapté car ils ont refusé ce que l’État proposait. On voit les progrès de ce jeune garçon épanoui, aujourd’hui scolarisé au collège avec des bons résultats scolaires.

Une autre famille dont l’enfant est un adolescent qui n’a pas pu recevoir un accompagnement adapté : il a passé toutes ses années en hôpital et institution psychiatrique. Il est aujourd’hui dépendant pour chaque geste du quotidien, pas propre. Les professionnels n’ont jamais jugé utile de lui apprendre quoi que ce soit.

 

Ce que racontent  les psychanalystes du film

Et bien… on y apprend de leur bouche que l’autisme est une psychose ; qu’elle est provoquée par une mauvaise relation maternelle. Les avancées en neurosciences, découvertes scientifiques ne changeront rien à leur conviction.

La mère est rendue coupable de tout. Considérée comme trop fusionnelle, trop froide, incestueuse car ayant un désir érotique pour son enfant « Le père est là pour dire l’interdit et en même temps protéger l’enfant. C’est-à-dire protéger l’enfant du désir incestueux de la mère. »

Une pédopsychiatre référente sur Lille pour les enfants en difficulté, Geneviève Loison, explique de manière pédagogique comment la mère rend son enfant autiste. Dans son coffre à jouets thérapeutiques elle prend un crocodile et explique à la réalisatrice ce que cela veut dire si l’enfant met la main dans la gueule du crocodile : en effet, la gueule du crocodile symbolise le désir de la mère de dévorer son enfant. Si l’enfant met la main dedans, cela veut donc dire qu’il est complètement sous l’emprise de ce désir. La mère n’a pas supporté l’idée de perdre son enfant lors de l’accouchement. Elle veut l’empêcher d’exister. Elle exerce un désir qui nuit à la construction singulière de l’enfant. Celui-ci se replie, et devient autiste.

Cette pédopsychiatre exprime à la réalisatrice sa plus vive inquiétude lorsqu’un enfant met la main dans la gueule du crocodile. (Voir l’extrait vidéo ici )

Heureusement, elle donne la solution : elle prend un stylo et le met en travers de sa gueule en disant « Voila, tu ne peux plus ! ». Puis elle explique que le stylo représente le phallus du père : la puissance paternelle, qui doit s’imposer entre la mère et l’enfant.

Si le père n’arrive pas à s’interposer entre la mère et l’enfant, cela se nomme la forclusion du nom du père, l’enfant le montre lorsqu’il met sa main dans la gueule du crocodile. Cette forclusion entraîne des dégâts, du coté de l’enfant mais aussi du côté du père.

Extraits :

- GL (Geneviève Loison, pédopsychiatre référente à Lille) : il a pas pu ! Hein, souvent vous savez combien de fois on voit des pères qui auraient voulu et c’est ce que bon on appelle la forclusion. La forclusion du nom du père.

- SR (Sophie Robert, réalisatrice) : qu’est-ce que ça veut dire ?

- GL : bonne question ! ça veut dire que le père en termes simples a fait l’enfant mais qu’il n’existe pas, on le nie, on nie son existence.

- SR : la mère nie son existence ?

- GL : nie, euh, sa fonction, son existence, il n’y a que elle et l’enfant qui compte, le père n’existe pas, il est peut être là pour apporter un peu d’argent, il est là comme un figurant. Il n’a pas la fonction d’un mari, aimé, considéré, dans sa parole. Hein quand la mère considère la parole du père, l’enfant découvre la parole.

- SR : si l’enfant ne parle pas c’est que la mère déconsidère la parole du père ?

- GL : ben il y en a pas beaucoup ici c’est surtout en hôpital psychiatrique, en hôpital de jour que j’avais les gros autistes profonds »

Une autre psychanalyste explique que la loi de la mère, c’est une loi de caprice. Et le père dans tout cela ? Le père à une fonction symbolique de guider l’enfant, c’est lui qui l’amènera au langage. « Quand on parle de fonction paternelle on parle de quelque chose qui oriente dans la vie, c’est comme une sorte d’autoroute, une boussole. »

Et le traitement ? C’est bien cela qui est important au fond… Et bien, selon eux, il n’y a pas grand-chose à faire…

Extraits :

« Bon, moi je suis plutôt du genre à être disons comme dans une attitude d’observation. C’est-à-dire, avec un enfant autiste j’en fais très peu. Très peu ça veut dire quoi ? Que je pose mes fesses, que je me mets à côté de lui et j’attends qu’il se passe quelque chose. Et j’oublie, j’essaie d’oublier tout. J’oublie le temps, j’oublie qu’on est pressé par le temps pour qu’il acquière le langage, j’oublie tout. Parce que je me dis qu’à partir du moment où je suis dans cette espèce d’apesanteur, il risque de se passer quelque chose que je ne peux pas prévoir. »

« Il s’agit justement de prendre en compte les détails les plus insignifiants et de s’apercevoir que ce détail insignifiant peut être interprété comme voulant dire quelque chose et donc petit à petit on peut intervenir en supposant que là il y a un signe, donc nous le prélevons comme étant de l’ordre d’un vouloir dire. »

«  Moi si l’enfant ne fait rien de toute la séance, si je somnole à côté de lui ça m’est égal. Je suis habitué à ça dans mon travail de psychanalyste. »

C’est ce que l’on entend dans ce film… on entend aussi de grands silences lorsque la question : « Qu’est-ce qu’un enfant autiste peut raisonnablement attendre d’un travail analytique ? en termes de résultat ? »

Personnellement ce qui m’a choqué le plus, c’est la phrase à propos de l’inceste maternel qui provoquerait une psychose (l’autisme est considéré par les psychanalystes comme la pire des psychoses). « L’inceste paternel ça fait pas tellement de dégât. Ça rend des filles un peu débiles, mais l’inceste maternel ça fait de la psychose

Libération parmi les parents

Dans la salle de projection du cinéma parisien, c’est un bouleversement : on m’a raconté qu’à la fin, des dizaines de parents se sont levés en clamant « C’est notre parcours, j’ai revu mon histoire, c’est ça qui se passe réellement ! »

Et sur internet ? La communauté de parents est sous le choc, horrifiée : voir ce film, c’est comme de revenir dans un territoire malsain mais connu, bien réel, où la mère est coupable de tous les maux, voir ces spécialistes déblatérer leurs énormité sans douter d’une secondes, savoir qu’ils occupent des postes bien placés dans l’autisme, qu’ils sont bien représentatifs de ce que nous connaissons…

Oui mais justement, il y a un problème : ce film décrit trop bien ce que les parents endurent, et les dégâts pour l’enfant, privé en conséquence d’accompagnement adapté.

Je prends conscience que le public non concerné pensera que la réalisatrice n’a interviewé que des caricatures, que cela n’est pas du tout représentatif… En fait, la réalité est trop dure à concevoir.

Dans tous les cas, ce film libère les parents : c’est un peu comme si des prisonniers de camps voyaient leur propre histoire racontée, cette histoire qu’ils n’osaient pas dire de peur d’avoir un signalement des services sociaux, de peur que les administrations s’en prennent à leur enfant.

Cette histoire que les parents racontent à leur entourage mais sans être crédibles : « Tu exagères, que racontes-tu là, nous sommes en France, les autistes sont bien accompagnés…»

C’est une onde sismique dans la communauté de l’autisme, les paroles se délient : il fallait qu’un film comme cela sorte pour que l’espoir renaisse parmi nous.

Pour que les choses changent, que l’opinion prenne conscience de notre calvaire, et que ces professionnels soient contraints d’arrêter, faute de clientèle.

Pour en savoir plus 

Site internet de soutien au film

Page facebook de soutien

Site internet de la réalisatrice, contenant une revue de presse non exhaustive.

Extraits du film

Il est temps aujourd’hui de briser ce mur que toute une catégorie de professionnels a construit, et qui empêche nos enfants d’avoir accès à un accompagnement adapté.

 

Il est temps de briser le mur.

8 octobre 2013

Affaire Amélie : la justice pour une place en structure adaptée ?

article publié dans tsa le quotidien de l'action sociale

Marie-Claire Loquet, la mère d'Amélie, répond aux questions des journalistes à la sortie de l'audience, vendredi 4 octobre.
 
Une jeune femme lourdement handicapée va-t-elle obtenir une place en établissement spécialisé sous la contrainte de la justice, pour la première fois en France ? Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d'une procédure d'urgence par les parents et l'Unapei, statue aujourd'hui en fin de journée. Nous nous sommes rendus à l'audience vendredi dernier. Reportage.
Jusqu'au dernier moment, la famille n'avait pas l'intention de venir avec Amélie. Mais la jeune femme de 19 ans se présente finalement au tribunal, accompagnée de ses parents. Une quinzaine de journalistes et quelques proches d'enfants handicapés les attendent. La famille demande aussitôt le huis clos. Sont uniquement admis dans la salle : Amélie et ses parents, la présidente de l'Unapei - engagée dans la procédure à leurs côtés -, ainsi que leur avocat ; et face à eux, les représentants des deux parties assignées, le conseil général du Val d'Oise et l'ARS d'Ile-de-France.

L'audience est suspendue une fois : Amélie, agitée, est isolée quelques minutes dans une salle du tribunal. Un peu plus tard, le père et la fille partent avant la fin des débats. La maladie génétique rare de la jeune femme, le syndrome de Prader-Willi, s'accompagne en effet d'importants troubles autistiques et du développement.

Déni de citoyenneté ?
 
“Amélie n'était pas là pour le décor”, justifie l'avocat de la famille, maître Karim Felissi, à la sortie de l'audience. “Amélie, c'est une personne, c'est un citoyen de la République française malgré son lourd handicap. Comme tout citoyen de la République, elle est justiciable”, défend-il. Il y a selon lui ”atteinte au droit à la vie” à cause de l'absence de prise en charge médico-sociale et de l'épuisement des parents, obligés de la garder en permanence à domicile (lire notre précédent article sur le sujet).

A ses côtés, Marie-Claire Loquet, la mère d'Amélie. Visiblement éprouvée par l'audience, elle exprime sobrement la raison de cette procédure : “Nous voulons une place adaptée pour notre fille, tout simplement”. Elle ne demande pas d'argent.

Un cas emblématique ?
 
Tout l'enjeu pour l'Unapei à l'origine de ce référé-liberté, c'est qu'en cas de décision favorable du tribunal, d'autres parents engagent la même procédure. “Il y a énormément d'Amélie”, assure Christel Prado, qui préside l'organisation. L'Unapei estime à au moins 5 000 le nombre d'enfants sans solution éducative en France, autant parmi les adultes handicapés. “Un Etat doit répondre aux besoins de ses concitoyens”, poursuit-elle. Et de dénoncer le “cynisme” des pouvoirs publics qui “créent des places” sans que les personnes soient “véritablement accueillies”.

L'Unapei a demandé au tribunal d'imposer une astreinte financière de 200 euros par jour de retard aux parties assignées, tant qu'Amélie ne sera pas accueillie dans des conditions adaptées.

Un dossier complexe et douloureux
 
L'ARS - que nous avons sollicitée - n'a pas souhaité s'exprimer avant la décision. Le conseil général, lui, communique. “Nous n'avons pas manqué à nos obligations. Des propositions ont bien été faites aux parents mais aucune n'a abouti”, fait savoir Thierry Sibieude, le vice-président en charge des personnes handicapées. Une solution d'hébergement a été trouvée à Beaumont-sur-Oise. Un établissement encore en travaux, qui ne peut donc accueillir la jeune femme dans l'immédiat. Par ailleurs président de la MDPH, Thierry Sibieude se dit “stupéfait” que ce ne soit pas directement la MDPH qui ait été assignée, en tant qu'”organisation propre”, à la place du conseil général. “Ce n'est pas en allant devant un tribunal administratif qu'on résoudra ce dossier complexe et douloureux. C'est un problème d'un autre ordre”, poursuit Thierry Sibieude.

Selon lui, plus que le manque de place, le problème majeur est l'inadéquation entre “les attentes de la famille” et “les possibilités d'accueil” face aux difficultés particulières du handicap d'Amélie.

L'isolement des familles
 
Au-delà du dossier d'Amélie, cette procédure d'urgence jette une lumière crue sur le drame partagé par de nombreuses familles sans solution d'accueil adaptée. “Cela fait 17 ans que je me bats pour ouvrir des portes pour que ma fille soit prise en charge selon un projet de vie et non pas sur ce qu'on nous impose”, témoigne Nathalie Calonne. La présidente de l'association Parents en Colère de Seine-et-Marne a traversé la région parisienne pour apporter son soutien à la famille d'Amélie, ce vendredi matin.

Devant le tribunal, elle arbore une affiche “Stop à la prise d'otage des parents” et explique que sa fille, infirme moteur cérébral, n'a obtenu une place en IME qu'au prix d'un long combat, et contre l'avis de la MDPH. “Du coup, je n'ai plus d'allocation”, assure-t-elle.

Quelques mètres plus loin, Maryse Mazac a les yeux dans le vague. Cette mère n'a trouvé aucune structure pour son fils de 14 ans, atteint du même syndrome qu'Amélie. Cela fait quatre ans qu'il est à la maison. Si la famille Loquet trouve une place adaptée grâce à cette procédure, elle envisage de saisir à son tour la justice administrative.
8 octobre 2013

Antibiotiques et autisme, la recherche avance ? ...

article publié dans Agora Vox

par EgaliTED (son site) lundi 7 octobre 2013 - 

Début 2012 des médecins et chercheurs créaient l’espoir en dévoilant des travaux en cours sur un lien possible entre infections bactériennes et l’autisme. Dans leur hypothèse, une partie significative des cas d’autisme pourraient s’expliquer par une attaque infectieuse qui créerait des dommages neurologiques. Le même type de phénomène pourrait également contribuer à d’autres affections neurologiques comme la schizophrénie ou Alzheimer. 18 mois plus tard où en est la recherche scientifique sur ce sujet ?

L’idée d’une origine infectieuse dans certains cas d'autisme remonte à plus de 7 ans et est développée, en France, par un groupe de médecins et scientifiques regroupés sous le nom de « Chronimed  ». Ils étudient la piste des infections chroniques comme cause possible de plusieurs affections du cerveau. Un protocole de diagnostic d'éventuelles infections et de traitement a été minutieusement mis au point au fil des années afin, de déterminer, pour chaque enfant, quel(s) agent(s) infectieux pourraient être présent et comment les combattre le plus efficacement possible. Souvent, le traitement repose sur la prise d’antibiotiques sous forme de cures allant de plusieurs mois à plusieurs années selon l'ancienneté des infections.
Ces traitements sont lourds, doivent être prescripts par des médecins spécialisés et adaptés et à l'état du système immunitaire du patient, avec une grande connaissance des bactéries mises en causes.

 

Aujourd’hui environ 1500 enfants sont suivis par Chronimed et traités selon leur protocole, suivis par plus de 50 médecins, en France, en Europe et dans les pays du Maghreb. Chronimed revendique "50% de très bons résultats" pour les traitements mis en place au plus jeune âge.

L'histoire a souvent montré que l'observation clinique ne suffit pas pour étayer ou non une hypothèse : il est nécessaire de valider scientifiquement ce protocole, comme pour tout traitement médical. Pour cela, il faut evaluer la procédure de diagnostic, les traitements et leurs dosages, les effets bénéfiques et les effets secondaires éventuels. Il faut savoir sélectionner la population de personnes porteuse d’autisme susceptible de bénéficier du traitement.

Le groupe Chronimed a donc préparé depuis juin 2012 un programme de recherche appelé « Autobiotique », selon les protocoles de la médecine fondée sur les preuves (essai en double aveugle contre placebo). Cette étude officielle est coordonnée par l’INSERM de Bordeaux, repose sur une cohorte de 30 enfants autistes de moins de 6 ans, provenant de 3 centres hospitaliers renommés (Hôpital Charles Perrens, à Bordeaux, CHRU de Tours et Hôpital Robert Debré à Paris). Le protocole est validé (répond aux critères obligatoires de rigueur scientifique et de contrôle des risques pour les participants), les autorisations ont été obtenues et l’étude peut démarrer… sauf que les 350 000€ nécessaires à sa réalisation restent à trouver.

En effet le précédent gouvernement avait prévu de financer cette étude, mais lors du changement de majorité la décision a été annulée par le Ministère de la Santé. L’étude a donc été inscrite au Programme Hospitalier de Recherche Clinique national 2013. Mais malgré son importance, les chances d'acceptation sont faibles : les budgets disponibles sont très serrés et ce n’est pas la seule étude importante en lice. Les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas intéressés non plus, compte tenu qu’aucun développement de nouvelle molécule n’est en jeu, et que bon nombre d’antibiotiques sont désormais dans le domaine public et produits sous forme de génériques.

Aujourd’hui le groupe Chronimed est donc obligé de recourir au mécénat et lance un appel aux donateurs par le biais de la Fondation de France, afin de pouvoir mener son étude à bien.

Les Plans Autisme successifs mettent en avant la nécessité de poursuivre les recherches dans tous les domaines pour faire progresser les connaissances sur les causes et les traitements. Il est donc particulièrement regrettable qu’une équipe de scientifiques sérieux, en pointe dans leur domaine, ne puissent bénéficier de financements publics pour vérifier une hypothèse aussi prometteuse. Les causes de l'autisme sont multifactorielles, avec des interactions complexes entre facteurs de prédisposition génétiques et causes environnementales. Pour une fois qu'un programme de recherche pointe un facteur environnemental crédible, il semblerait logique d'évaluer cette piste avec la rigueur professionnelle indispensable et qu'il soit financé par exemple par le nouveau plan autisme 3.

C’est d’autant plus dommage qu’on sait très bien que des hypothèses bien plus hasardeuses sur l’autisme servent de justification à des prises en charges psychanalytiques inefficaces et obsolètes, abandonnées par le monde entier et non recommandées dans les « bonnes pratiques » publiées par la Haute Autorité de Santé en 2012 sur l’autisme. Ces prises en charges sont pourtant toujours allègrement pratiquées dans bon nombre de services de pédopsychiatrie français. La Sécurité Sociale les finance sans sourciller malgré l’absence totale de preuves scientifiques d’efficacité et la contestation de ces méthodes depuis plus de 30 ans par les associations de familles.

C’est encore plus désolant quand on se souvient que le PHRC 2007 a quant à lui entériné le financement d’une étude sur le packing, technique extrêmement controversée et dénoncée par les familles. Cette technique a été désavouée par la Haute Autorité de Santé dans ses recommandations de 2012, mais le programme de recherche se poursuit, malgré le peu d’empressement des candidats pour y participer – ce qui explique qu’il dure depuis si longtemps sans qu’un résultat tangible ait été encore publié.

On peut également faire le parallèle avec l’étude prometteuse sur les effets d’un diurétique, le bumétanide. Cette étude a été portée par le Pr Yehezkel Ben-Ari et le Pr Eric Lemonnier. Après des débuts difficiles de premiers résultats sont disponibles et permettent d’envisager un essai de grande ampleur à l’échelle européenne. Là encore les laboratoires pharmaceutiques ne sont pas intéressés (le bumétanide est connu depuis longtemps), et on se souvient que malgré le soutien des associations de familles, le Pr Lemonnier a été écarté sans grands égards du Centre Ressources Autisme de Bretagne l’année dernière.

On peut donc se demander si les mêmes blocages souterrains seraient à l’œuvre dans le domaine de la recherche autour de l’autisme, que dans le domaine de sa prise en charge. Il est certainement plus facile de naviguer dans le milieu pédopsychiatrique français si on est « dans la ligne » des mandarins dont l’influence se fait sentir jusque dans les couloirs du Ministère de la Santé, et qui prennent souvent la plume ces derniers temps pour conspuer la HAS et un Plan Autisme qui semble leur donner des boutons.

Gageons que le public ne s’y laissera pas prendre ; il est plus que probable que les familles concernées mettent une fois de plus la main au portefeuille pour financer la recherche Chronimed à la place du Gouvernement. Mais comme beaucoup financent déjà à leurs frais la prise en charge de leur enfant, cela risque de ne pas suffir.

Aussi nous invitons largement les mécènes à aider la recherche pour l'autisme en soutenant financièrement ce programme ; si vous le pouvez n'hésitez pas à faire un don en ligne sur le site de la Fondation de France en cliquant sur ce lien (vous recevrez un reçu fiscal).

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6 octobre 2013

IMFAR 2013 : Traitement des TSA dans la petite enfance (vidéo traduite en français)

Treatment of ASD in early childhood (French)

C. Kasari, University of California Los Angeles, Los Angeles, CA
5 octobre 2013

Qu'est-ce qu'une bonne pratique ? par Dov Botturi

Autisme : Bonnes pratiques ? Comment combler le retard ?

Une « bonne pratique » désigne un processus, une méthode, une posture professionnelle qui représente le moyen le plus pertinent pour réaliser un objectif, accomplir une mission. De façon plus spécifique, dans les services auprès des personnes une « bonne pratique » doit être non seulement pertinente, elle doit aussi être en cohérence avec des principes éthiques fondateurs.

L’affichage de « bonnes pratiques » permet d’apprendre des autres, de réutiliser le savoir, les pratiques existantes, d’engerber les expériences, de partager ses expériences afin d’enrichir le travail d’équipe et d’améliorer le service rendu.

Une « bonne pratique » n’est jamais figée, elle est appelée à évoluer en fonction de son application, de la confrontation aux exigences éthiques et des besoins et attentes des bénéficiaires du service rendu. Dans cette perspective, une « bonne pratique » s’inscrit dans une démarche d’amélioration de la qualité du service rendu.

Une « bonne pratique » ne saurait jamais être une solution toute faite pour répondre à une situation. Cette utilisation est une dérive perverse contraire à l’esprit d’une « bonne pratique ».

Une « bonne pratique » peut être élaborée sur le plan national par une agence spécifique, ici pour le secteur du social et du médico-social, les « bonnes pratiques » sont publiées par l’ANESM. Ces bonnes pratiques sont des recommandations et non des directives, elles donnent à un instant donné l’état de la question, elles donnent une base de travail, de réflexion. En tant que références officielles elles sont opposables aussi bien par les usagers, leurs représentants légaux et les professionnels face à des pratiques qui seraient en deçà de ce qu’elles recommandent, pratiques risquant de dériver vers des maltraitances.

En revanche, le principe de subsidiarité s’applique, ainsi chaque établissement peut faire mieux que les recommandations de bonnes pratiques professionnelles de l’ANESM. Déjà plusieurs établissements on rédigé leur propres référentiels de bonnes pratiques.

Pour élaborer une « bonne pratique » professionnelle, celle-ci doit s’élaborer de façon pluridisciplinaire avec des représentants des usagers et / ou de leurs représentants légaux et quand le thème l’exige avec des représentants de partenaires institutionnels.

Quand la question l’exige la « bonne pratique » professionnelle doit s’appuyer sur des références théoriques actuelles validées scientifiquement ou sur la réglementation en vigueur. Ainsi pour le handicap une bonne pratique s’appuiera sur les déclarations, chartes, conventions internationales (ONU, OMS), européennes (UE et CEDH) que nationales.

 

En conclusion provisoire, nous pouvons dire que les « bonnes pratiques » peuvent être présentées comme des exemples réussis de changement de méthodes de faire pour améliorer un existant donné, une service rendu à un moment donné, qu’une « bonne pratique a pour but de promouvoir l’expérimentation, l’innovation ainsi que la diffusion et le partage de l’information et des meilleures pratiques, de même que le dialogue sur les principes éthiques d’action dans le domaine de l’action sociale et médico-sociale.

 

Dov Botturi

4 octobre 2013

Jean-Robert Rabanel, psychiatre psychanaliste, parle d'autisme

Au poil !!!

 

Publiée le 3 oct. 2013

Extrait d'une conférence de Jean-Robert Rabanel - De quoi parlons-nous quand nous disons "autisme" ? à l'Institut du Travail Social de la Région Auvergne, le 11 avril 2013.
Jean-Robert Rabanel est psychiatre psychanalyste au CTR de Nonette, établissement accueillant des autistes et psychotiques. Nonette appartient au RI3, réseau lacanien qui réunit 3 institutions membres : l'Antenne 110 de Bruxelles, le Courtil de Leers-Nord, le Centre Thérapeutique et de Recherche de Nonette et 5 institutions membres associés : le Prétexte en Belgique ; Podensac, l'Ile verte, la Demi-lune, à Bordeaux ; l'hôpital de jour d'Aubervilliers. Ces institutions ont pour stricte orientation thérapeutique la psychanalyse lacanienne telle que enseignée à l'Ecole de la Cause Freudienne dirigée par Jacques-Alain Miller, gendre de Lacan.

4 octobre 2013

Inclusion scolaire : que la France s'inspire de la Suède et des autres pays développés


Suite au lancement de la pétition en faveur de l’inclusion scolaire, j’ai envie de raconter le parcours de scolarisation de Gustav, dont la maman, Maria, est suédoise.

J’ai fait sa connaissance en septembre 2008 : elle vivait à ce moment-là à Grenoble avec son mari, français.

 

Janvier 2010 : chaud chaud à l’école…

Maria rencontre de grosses difficultés à l’école de son fils.

Le personnel enseignant fait pression sur elle pour diminuer le nombre d’heure de scolarisation. Ceux-ci maintiennent un climat de tension permanente, car ils ne peuvent pas contrôler l’accompagnante de son fils (AVS) qu’elle a recruté elle-même et qu’elle paye.

Il faut savoir qu’une AVS employée par l’Education nationale est sous les ordres de l’enseignant, et sa possibilité de communiquer avec les parents dépend de la volonté de celui-ci.

 

Incompréhensions

Maria, qui est suédoise, ne comprend pas le fonctionnement des écoles françaises : dans son pays, les enfants handicapés vont à l’école ordinaire, et pas ailleurs ; les enseignants considèrent normal le fait d’avoir des enfants handicapés en classe et les conditions de scolarisation n’ont rien à voir avec la France.

Les parents sont considérés comme des partenaires des personnels enseignants et tous s’unissent pour que l’enfant ait une socialisation dans de bonnes conditions : c’est cet aspect qui est important là-bas, bien plus que l’aspect « compétences académiques à acquérir à tout prix avant telle année sinon on est cuit ».

Elle ne comprend pas pourquoi l’enseignante la considère comme une ennemie qui empiéterait sur son territoire, pourquoi celle-ci tient tant à garder le contrôle de la situation.

Elle ne comprend pas pourquoi le personnel de l’école fait des pressions sur elle pour orienter son fils, pourtant verbal et de bon niveau académique, en institution.

 

La lutte…

Devant tant d’injustice par rapport au non respect des droits de  Maria, je me révolte : je ne supporte pas l’injustice, c’est viscéral, c’est maladif ; son combat devient le mien, toute mon énergie est consacrée à cela.

Je fais peur à mon entourage (ma mère) car elle sait que je n’ai pas de limites quand je me consacre à quelque chose : cela doit aboutir coûte que coûte, c’est là qu’est ma rigidité. Et finalement, cela marche, enfin, Gustav reste scolarisé.

 

Victoire, vraiment ?

Nous avons gagné…Mais non en fait non, pas du tout : car maintenant, toute l’équipe enseignante, vexée d’avoir perdu à ce bras de fer tendu, monte les parents d’élèves contre Maria, fait absolument tout pour que Gustav soit mal, et c’est ce que qui se produit. Des troubles du comportement apparaissent.

 

Bilan

Nous avons tout perdu…

Et moi au passage j’ai perdu mon énergie. Je suis à bout à nouveau. J’ai perdu du poids, je fais maintenant peut-être 49kg pour 1m72, j’ai une tête de déterrée, un cadavre debout.

 

Back to Sweden

Maria quant à elle n’a plus bien le choix : elle a la chance de ne pas être française, elle retournera vivre dans son pays l’année d’après avec son mari et ses enfants, là où Gustav aura une scolarité normale.

Elle ne se préoccupe presque plus de son accompagnement, qui demande autant de temps qu’un enfant ordinaire.

Tout se passe dans leur vie familiale, professionnelle comme si Gustav n’avait pas de handicap.

Là-bas elle peut à nouveau retravailler, et elle a fait depuis un autre enfant, qu’elle n’aurait évidemment pas fait si elle était restée en France : une petite fille adorable…

 

L’inclusion je suis pour, mais existera-t-elle un jour ?

Voici une vidéo mettant en évidence le contraste entre les discours des politiques, remplis d’humanité, et les parcours d’enfants handicapés, remplis de combats.

2 octobre 2013

Bordes. Le père de Maxime, autiste, se bat pour qu'il entre au collège

 article publié dans LA DEPECHE.fr

Publié le 02/10/2013 à 03:53, Mis à jour le 02/10/2013 à 08:06

bordes le pèreAutiste haut niveau, Maxime a accompli une scolarité exemplaire qui lui a permis d’arriver jusqu’en 6e. Sauf qu’aujourd’hui, ce jeune de 12 ans n’a pu intégrer le collège ni à Tournay, comme le souhaitaient ses parents, ni à Tarbes, faute d’auxiliaire de vie scolaire. La situation doit se débloquer.

«L’école, c’est important pour la socialisation de Maxime, qu’il parle, voit d’autres enfants…» Car depuis l’âge de 3 ans, ce jeune de 12 ans, qui a grandi à Bordes, n’a pas eu la même enfance que ses camarades. Décelé autiste Asperger en 2004, Maxime a néanmoins suivi une scolarité traditionnelle à Bordes où il a bénéficié de l’accompagnement d’un auxiliaire de vie scolaire. «Il ne s’agit pas d’un handicap mental mais d’un déficit de concentration, plaide sa maman Anne. Ce manque-là nécessite une prise en charge et un accompagnement individuel.» Ce fut le cas à l’école de Bordes. «Ça s’est très bien passé, rappelle son père Patrick Petit. La présence de Maxime a même permis de réaliser un projet scolaire autour de son intégration. Du coup, Max a trouvé sa place dans la classe avec une bande de copains où il avait créé du lien social.»

Un parcours qui aurait logiquement dû se poursuivre avec une rentrée au collège voisin de Tournay, comme s’y préparait la famille, avec la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées). «Tout était calé jusqu’à ce qu’on apprenne, à la veille de la rentrée, que Maxime allait intégrer une classe ULIS avec une AVS partagée par toute la classe», regrettent ses parents. Une éventualité inconcevable pour la famille. Le 30 août, à quelques jours de la rentrée, suite aux démarches entreprises par l’institution du château d’Urac, où Maxime est accueilli une bonne partie de ses journées en dehors des cours, la famille reçoit une notification de prise en charge par un AVS et un dossier d’inscription pour un collège tarbais, celui de Paul-Eluard, le seul disposé à accueillir Maxime. Plusieurs réunions en présence de l’élève ont lieu à l’établissement pour préparer sa rentrée, finalement prévue pour ce lundi 30 septembre. Jusqu’à ce que ses parents apprennent, ce jeudi, qu’il faudrait encore patienter, aucune AVS n’étant disponible pour encadrer Maxime, alors que la famille avait eu confirmation, par courrier, de cette prise en charge pour 12h de cours hebdomadaires maximum. «Entre-temps, l’enseignant référent en charge du dossier de Maxime a changé. La colère, c’est que pour la MDPH comme pour l’inspection d’académie, le problème de notre enfant n’est qu’un dossier dont on n’a pas le temps de s’occuper. Mais on parle là d’un jeune qui a mérité de rentrer en sixième. On demande juste que Maxime puisse aller à l’école comme les autres enfants.»

Enfin la rentrée ?

La situation devrait se débloquer ces jours-ci et Max pourrait faire, enfin, sa rentrée jeudi. «On va arriver au bout, mais quel gâchis pour un petit enfant qui se faisait une joie de rentrer au collège, regrette Patrick son papa. On subit l’attitude des institutions. Max a besoin de l’école. Après, nous ne sommes pas butés. On sait qu’il ne passera pas son bac, mais là, il peut aller plus loin.» Suivre des cours de français ou d’anglais, ses matières de prédilection. «Le plus regrettable, c’est qu’il n’y ait pas de structure adaptée à nos enfants. L’autisme est pourtant cause nationale et 1 % des enfants présente un autisme. Là, il n’y a rien. Imaginez notre angoisse à savoir notre enfant dans un grand collège de ville. Maxime n’a pas de carapace ni de second degré. Heureusement, il y a des personnes comme Marie-Françoise, son éducatrice spécialisée, qui se battent au quotidien. Mais ces gens sont rares…»


«Très complexe»

À la direction d’académie, on reconnaît que la situation est «compliquée». «Un projet a été mis en place. Des gens qualifiés et compétents ont évalué les besoins de prise en charge et d’accompagnement de Maxime. Tout a été calé, anticipé, en cherchant à mettre du lien entre tous les partenaires (dont la MDPH que nous avons tenté de joindre). Mais malgré toute notre bienveillance, cela reste très complexe. On essaie de retirer tous ces grains de sable. On fait tout pour que la situation se débloque en prenant beaucoup de précaution avec la famille.»

 

2 octobre 2013

Les médicaments antiépileptiques dans les troubles du spectre de l'autisme : une revue systématique et méta-analyse

02 octobre 2013

article publié dans le blog Autisme Information Science

Antiepileptic Medications in Autism Spectrum Disorder: A Systematic Review and Meta-Analysis

Traduction: G.M.


 
Source
 
Department of Psychiatry, Vanderbilt University Medical Center, 1601 23rd Avenue South 3102 VPH, Nashville, TN, 37212, USA, tomoya.hirota@vanderbilt.edu
 
Résumé
 
L'activité épileptiforme mesurée par électroencephalogramme est commune chez les enfants avec des troubles du spectre autistique (TSA), y compris en l'absence de crises cliniques. 

Une recherche systématique de la littérature a identifié 7 essais randomisés contrôlés contre placebo de médicaments antiépileptiques (MAE) dans les TSA (total n = 171), dont trois pour le valproate, et un chacun pour le lamotrigine, le lévétiracétam, et le topiramate. 
La méta-analyse n'a révélé aucune différence significative entre les médicaments et le placebo dans quatre études visant l'irritabilité/agitation et dans trois études portant sur l'amélioration globale, bien que les limitations incluent le manque de puissance et différents médicaments avec des actions diverses.
Dans l'ensemble des sept études, il n'y avait pas de différence significative dans le taux d'abandon entre les deux groupes. 

Les MAE ne semblent pas avoir un effet de taille pour traiter les symptômes comportementaux dans les TSA, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires, en particulier dans le sous-groupe de patients présentant des anomalies épileptiformes.
 
 

29 septembre 2013

Autisme bonnes pratiques ? Comment combler le retard ? par Dov Botturi

tiret vert vivrefm topUne page facebook essentielle à mon sens (jjdupuis)

« Autisme : bonnes pratiques », vous y croiserez des sorcières scientistes accompagnées de leurs milices de mères crocodiles et de lutins éradicateurs du grand Signifiant, des mages noirs et autres névrosés obsédés adeptes de l'inclusion sociale et de la valorisation des personnes handicapées, des fous quoi !

Vous y trouverez également de nombreuses références autour de l’autisme, des articles, afin de rendre la lecture des murs plus aisée (il est long à parcourir), vous y trouverez également des images humoristiques. N’hésitez point à partager, c’est fait pour cela, il n’y a pas de copyrights. Vous pouvez également par invitation demander à rejoindre mon mur personnel, cela permet de pouvoir mieux se connaitre.

CONSULTEZ LA RUBRIQUE FICHIERS, vous y trouverez peut être votre bonheur, faites part de vos demandes d'informations.

Vos remarques et contributions sont vivement attendues…

Bernard Dov Botturi, créateur et administrateur du groupe

26 septembre 2013

Rapport 2013 - situation de l'autisme en France publié par Vaincre l'Autisme

Cinq mois après la parution du 3ème Plan autisme porté par Mme Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion, VAINCRE L’AUTISME publie le « Rapport 2013 : Situation de l’autisme en France », qui dresse un état des lieux de la situation des personnes autistes et leurs familles en France.

 

QUELLES PERSPECTIVES POUR LES PERSONNES AUTISTES EN FRANCE ?

Ce rapport se donne pour objectif d’effectuer un état des lieux sur la situation de l’autisme en France, et de répondre aux questions suivantes :

  • Quelle est la place de l’autisme dans la société française ?
  • Où en est la Recherche sur l’autisme ?
  • Où en sont les prises en charge efficaces ?
  • Comment analyser la politique de santé publique pour l’autisme ?

LA FRANCE NIE L’ETAT D’URGENCE

Il a fallu 7 années pour que la France reconnaisse les données sur la prévalence de l’autisme d’1 naissance sur 150. Alors qu’aujourd’hui ces données sont en augmentation et admettent 1 naissance sur 100 au niveau international, le retard de la France se creuse encore. D’autres études vont plus loin et annoncent déjà une prévalence d’1 naissance sur 50.

Au regard des facteurs de blocage qui perdurent, il est urgent de mettre en place une véritable stratégie d’actions.

Rapport 2013 : Situation de l’autisme en France

Synthèse du Rapport 2013 : Situation de l’autisme en France

Dossier de presse Rapport 2013

Communiqué de presse

 
26 septembre 2013

Remise de Légion d'Honneur à Nadia Chabane et Danièle Langloys par Marie-Arlette Carlotti

Pour une fois je vous conseillerai d'écouter des discours ...

En l'occurence ceux des deux combattantes décorées ... ils vous permettront d'intégrer les valeurs actuelles à défendre concernant l'autisme.

Prises de paroles Ô combien éclairantes !

Merci à Danièle Langloys & Nadia Chabane !

Merci à Madame la Ministre de les avoir écoutées ... et à la République de les distinguer !

(jjdupuis)

Mardi 17 septembre 2013, Remise de la Légion d'Honneur à deux grandes combattantes de la cause de l'autisme au Ministère de la Santé à Paris par Mme Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion.

26 septembre 2013

Isabelle Resplendino, combattante et porte-parole pour les droits des personnes handicapées.

article publié dans Femmes du monde

Des Françaises pour l'exemple - par Hélène CONWAY-MOURET, Ministre déléguée chargée des Français de l'étranger


  1. Isabelle Resplendino, combattante et porte-parole pour les droits des personnes handicapées.

    En Belgique et en France, Isabelle Resplendino lutte pour que les personnes handicapées soient entendues. Véritable porte-parole jusqu’au Conseil Supérieur de l’Enseignement Spécialisé où elle a été nommée ; Isabelle Resplendino défend les personnes handicapées, leurs droits et leur entourage.

    Isabelle Resplendino nait en 1965 à Toulon. En 1998, elle épouse un Belge néerlandophone. De cette union nait Wolfgang en 2001.

    Très tôt, Isabelle Resplendino s’aperçoit de son comportement, qui évoquait pour elle, des traits autistiques. Personne de son entourage ne la croit, ni sa famille, ni les professionnels de santé ou de l’enfance consultés.

    En 2005 pourtant, devant l’évidence, le médecin de la famille les oriente vers le service de neuro-pédiatrie de l’hôpital d’Anvers où son fils reçoit le diagnostic du Syndrome d’Asperger, une forme d’autisme de haut niveau.

    Wolfgang ne parlait presque pas. On conseille pourtant à ses parents de le scolariser dans sa langue maternelle, celle utilisée à la maison : le français. C’est la  raison pour laquelle la famille emménage à Stambruges, près de Beloeil dans le Hainaut, province où le réseau d’enseignement spécialisé est dense.

    Quand Isabelle Resplendino constate les immenses progrès de son fils dans l’enseignement spécialisé puis intégré, elle décide de tout mettre en œuvre pour offrir la même chance à tous les enfants « autrement capables ».

    C’est la raison de son engagement dans le secteur associatif, engagement double puisque tourné vers deux pays : la France et la Belgique. En effet, très reconnaissante envers le pays qui a sauvé son fils par son Éducation Nationale, Isabelle Resplendino demande la nationalité belge en 2011. Aujourd’hui binationale, comme son fils ; elle défend le principe d’inclusion dans ses deux pays.

    En France où une politique générale de scolarisation des enfants à besoins éducatifs particuliers est encore à créer, et en Belgique où l’inclusion doit prendre son essor, la lutte pour l’inclusion a plus que jamais sa place. Et plus largement, la défense des droits de la personne handicapée et sa place dans la société, la problématique particulière de certains handicaps comme l’autisme et les graves errances dans le choix des pratiques exercées retient une grande partie de son engagement.

    En janvier 2012, la Ministre de l’Enseignement Obligatoire et le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles la nomment au Conseil Supérieur de l’Enseignement Spécialisé en tant que représentante de la plateforme des associations des parents d’élèves où elle représente aussi les principales associations de handicap de Belgique francophone.

    Le rôle de ce Conseil est d’émettre des avis, sur demande de la Ministre ou de son propre chef, avis qui serviront à élaborer les textes de lois qui régiront l’enseignement spécialisé par la suite.

    Isabelle Resplendino explique la situation :

    « Depuis des décennies, l’exode des milliers de personnes handicapées françaises vers la Belgique est une réalité qui nous heurte : que devons-nous faire pour endiguer cette situation ? Tout à fait compréhensible pour des personnes transfrontalières, l’accueil de personnes venant de loin pose de graves problèmes éthiques. Il n’est bien sûr pas question de déraciner à nouveau des personnes qui sont là depuis longtemps et désirent y rester, mais il faut créer assez de réponses dans leur pays d’origine pour mettre un point d’arrêt à cet exil.

    La cause des personnes en situation de handicap a connu dans nos pays quelques avancées remarquables, mais nous sommes encore très loin d’une société inclusive, telle que la définissait l’UNESCO en 1977 :

     « L’intégration est une philosophie basée sur la conviction que tous les êtres humains sont égaux et doivent être respectés et valorisés ; c’est une question de droits humains essentiels. C’est ensuite un processus sans fin dans lequel les enfants et les adultes handicapés ou malades ont la possibilité de participer pleinement à toutes les activités de la Communauté, offertes à ceux qui n’ont pas de handicap ».

    Cette société de demain, construisons-la aujourd’hui.

     

  2. Des mots grattent, blog d’Isabelle Resplendino

    Sa chaine Youtube

    Son engagement auprès des associations françaises :

    Déléguée d’Autisme-France pour la Belgique

    Collabore régulièrement avec les associations françaises suivantes :

    Association Nationale de Défense des Personnes Handicapées en Institution

    Collectif EgaliTED

    Association pour les droits des personnes autistes près de la frontière belge

    Son engagement auprès des associations belges :

    Administratrice de l’Association des Parents pour l’Épanouissement des Personnes avec Autisme

    www.participate-autisme.be

    Représentante de la Concertation des 4 associations :

    APEPA,

    AFrAHM, (Association Francophone d’Aide aux Handicapés Mentaux)

    APEM-T21, (Association de Personnes porteuses d’une Trisomie 21, de leurs parents et des professionnels qui les entourent)

    AP³ (Association de Parents et de Professionnels autour de la Personne Polyhandicapée)

    Représentante de la Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel (plateforme commune avec l’UFAPEC, Union francophone des Associations de Parents de l’Enseignement Catholique)

    Membre du Conseil Supérieur de l’Enseignement Spécialisé

    Animatrice de la Commission Intégration de la Ligue des Droits de l’Enfant

    Membre actif de la Ligue des Droits des Personnes Handicapées

    Membre actif du Collectif d’associations « Grandir Ensemble »

    Membre actif d’Ensemble pour une Vie Autonome

25 septembre 2013

Un défi unique pour offrir un chien d'éveil à un enfant

article publié dans Wamiz

chien d'éveil, chien d'assistance

Samedi prochain, le 28 septembre, deux hommes au grand coeur s'élanceront dans un triathlon hors-norme, afin d'offrir à un enfant un chien d'éveil Handi'Chiens.

Le défi d'Antoine et Victor ? Parcourir les quelque 342 kilomètres séparant les Iles Saint Marcouff dans la Manche et Paris. Et ce en moins de 24 heures !

Un défi unique

Ils commenceront par se jeter à l'eau pour nager 7,2 kilomètres au départ de l'île du Large Saint Marcouff. Puis ils chevaucheront leurs vélos pour parcourir 305 kilomètres. Et c'est en courant qu'ils achèveront les 35 kilomètres restants, pour rejoindre l'Hôtel de Ville de Paris.

Il s'agit d'un défi unique en son genre. Jamais de telles distances n'ont été effectuées lors d'un triathlon.

Antoine et Victor en appellent à la générosité du public pour soutenir leur projet, et pouvoir offrir un chien formé par l'association Handi'Chiens à un enfant autiste via l'association hu2 Charity fondée par Antoine en 2011.

Les chiens d'éveil ont des compétences très particulières qui apaisent et stimulent les enfants atteints de troubles autistiques. Calmes et très affectueux, ces animaux sont des soutiens et amis uniques pour les personnes souffrant de problèmes de communication et de sociabilisation telles que les autistes.

13 600 euros pour un chien d'éveil

"Pour financer intégralement un chien (13.600 euros), il fallait un défi à la hauteur de mon ambition. Mais pour ça, hors de question de participer à une course organisée, c'est du jamais vu dont on a besoin. J'organiserai donc mon propre défi : un Ultra Ironman" raconte Antoine sur le site du Huffington Post.

Les deux jeunes hommes ont lancé des collectes sur Alvarum et Ulule pour Handi'Chiens. Près de 4 400 euros ont pour l'heure été récoltés, et Antoine et Victor espèrent voir cette somme grimper d'ici à samedi !

1500 chiens remis par Handi'Chiens

Ce défi est organisé à quelques jours d'un évènement très symbolique pour l'association. Le 12 octobre, Handi'chiens remettra en effet, aux côtés de l'AFM-Téléthon, son 1500e chien d'assistance, à un enfant souffrant de myopathie.

> Retrouvez ici notre interview d'Yvette Schmidt, la vice présidente d'Handi'Chiens.

Par Sophie Le Roux Crédits photo : Handi'Chiens
25 septembre 2013

Comité Interministériel du Handicap : Treize ministres à la table de Jean-Marc Ayrault

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault réunira mercredi 25 septembre à Matignon, treize ministres sur la question du handicap. Installé en 2009, le CIH ne s’était jusque là jamais réuni. Mais quelles que soient les annonces qui seront faites, la présence de treize ministres autour de Jean-Marc Ayrault est d’ores et déjà un signe politique important.

13 ministres sont annoncés autour de Jean Marc Ayrault
13 ministres sont annoncés autour de Jean Marc Ayrault

A la veille de ce grand rendez-vous, on annonce la présence de treize membres du gouvernement. A commencer par Marisol Touraine, ministre de la santé, qui sera accompagnée de ses ministres déléguées  Marie-Arlette Carlotti pour les personnes handicapées, et Dominique Bertinotti pour la famille. En revanche Michèle Delaunay, la ministre chargée des personnes âgées est en déplacement dans le nord.

Michel Sapin, le ministre du travail, sera présent pour traiter la question cruciale de l’emploi : les personnes handicapées sont deux fois plus au chômage que les autres personnes. Marylise Lebranchu sera accompagnée de sa ministre déléguée Anne-Marie Escoffier, elles aborderont les thèmes de la modernisation de l’action publique, des personnes handicapées de la fonction publique et de la décentralisation.

Le grand absent de cette réunion, c’est Vincent Peillon. Et c’est George-Pau Langevin qui occupera le siège de l’éducation nationale. Elle sera sans doute aux côtés de Geneviève Fioraso pour de l’enseignement supérieur et la recherche.

Cécile Duflot ministre du logement, Fleur Pellerin les PME et l’économie numérique, Sylvia Pinel pour le commerce et Frédéric Cuvillier pour le transport, aborderont une série de sujets techniques et néanmoins cruciaux.

Thématique transversale, la place des femmes handicapées ou autour des personnnes handicapées justifie pleinement la présence de Najat Vallaud-Belkacem, ministre du droit des femmes et porte-parole du gouvernement. Parmi les absents on compte Aurélie Filippeti et Valérie Fourneyron. Le sport et la culture sont décidément toujours considérés des options pour les personnes handicapées.

Un planning chargé

Convoqués à 1 H, les ministres travailleront ensemble pendant une heure et demi, ensuite à 16H30, Jean-Marc Ayrault rencontrera les représentants des associations : il y en aura aussi treize autour de la table. Toute la demi journée sera consacrée au handicap, reste à pointer les absents de dernière minute.

Le premier ministre fera une allocution sur le thème du handicap, intervention qui sera diffusée en direct sur Vivre FM.

 

Liste des ministres annoncés au Conseil Interministériel du Handicap :

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre

Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la santé

Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion

Michel Sapin, Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social

Fleur Pellerin, Ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique

Geneviève Fioraso, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

George Pau-Langevin, Ministre déléguée auprès du ministre de l'Education nationale, chargée de la Réussite éducative

Marylise Lebranchu, Ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique

Dominique Bertinotti, Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée de la Famille

Frédéric Cuvillier, Ministre délégué auprès du ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche

Cécile Duflot, Ministre de l'Egalité des territoires et du Logement

Anne-Marie Escoffier, Ministre déléguée auprès de la ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, chargée de la Décentralisation

Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement

Sylvia Pinel, Ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme

 

Sabrina Khal

25 septembre 2013

Emission Allodocteur sur France 5 - invitée : Nadia Chabanne - Que devient l'adulte autiste en France ?

Par La rédaction d'Allodocteurs.fr
rédigé le 15 avril 2013, mis à jour le 16 avril 2013

On parle d'enfants autistes mais jamais d'adultes… Que devient l'adulte autiste en France ?

 

tiret vert vivrefm topVoir la vidéo sur le site de France 5

 

Les réponses avec le Dr Nadia Chabane, pédopsychiatre :

"L'accompagnement de la personne autiste de l'enfance jusqu'à l'âge adulte reste émaillé de rupture. Très fréquemment arrivé à l'âge adulte, il y a peu de solutions : soit il y a l'hôpital psychiatrique, soit quelques structures qui ne sont pas encore adaptées aux particularités de la personne autiste. La prise en charge de l'adulte autiste reste encore un énorme champ de bataille.

"Nous avons besoin de bouger et de créer des choses en France, c'est-à-dire inventer des structures les plus proches de la vie sociale, les plus proches de la vie du citoyen pour ces personnes qui sont pour l'instant très isolées et qui ne bénéficient pas des outils et des techniques qui pourraient les aider à avoir une meilleure autonomie et une meilleure insertion sociale."

En savoir plus

Dossier :

Questions/réponses :

25 septembre 2013

Comment agir au quotidien face à son enfant TDAH

article publié sur le site TDAH-France

Jeudi 14 avril 2005, mis à jour le 3 février 2012, par Christine Gétin

Gérer - Positiver -Structurer

Trois règles à retenir pour le quotidien

L’enfant au quotidien

Crises de colère

 Isoler l’enfant dans un lieu présentant un environnement calme
 Le bloquer dans ses bras.
 Utiliser le document mis à disposition par le Dr Kochman.

PDF - 630.7 ko
Gestion de crises du Dr Kochman

Si possible apprendre à éviter les crises

 Apprendre à démonter le mécanisme qui entraîne la crise.
 Prendre petit à petit du recul sur les évènements qui précèdent la crise et situer ce qui va être déclencheur. De façon à contourner ou prévenir à l’avenir.
 Faire prendre conscience à l’enfant de ce qui le met dans cet état.

Positiver

 Mettre l’accent sur les bons comportements.
 N’intervenir que sur des mauvais comportements intolérables, faire la part des choses.
 Positiver chaque comportement opposé au mauvais comportement correspondant
 Apprendre à s’occuper de l’enfant quand il est gentil, calme et agréable.
 Mettre en place le tableau à point « système d ‘économie de jetons ».
 Faire des compliments.
 Dire son amour.
 Mettre de l’humour dans son discours, leur apprendre l’autodérision (savoir se moquer de ses excès).

Structurer

 Mettre en place des rituels.
 Découper le temps.
 Découper les tâches, une seule demande à la fois.
 Leur apprendre à réfléchir avant d’agir « STOP ».
 Apprendre à exécuter les demandes sans délais, 1. 2. 3.
 Avoir des demandes claires.
 Les répéter.
 Donner des limites.
 Limiter ses propres exigences.
 Etre très strict et constant sur une demande ou un refus.
 Si l’on sait dès le départ que l’on va céder inutile d’offrir une résistance. Ne jamais laisser croire à un enfant que son insistance ou son chantage fonctionnent.
 Etre régulier et clair.
 Faire front ensemble dans un couple.

Faites appel à un professionnel

Lire des livres sur le sujet pour comprendre le mode de fonctionnement de l’enfant.

24 septembre 2013

Installation du comité de pilotage du programme régional autisme

 

La prise en charge de l’autisme et des troubles envahissant du développement (TED) est une des priorités du Projet régional de santé de l’ARS. C’est dans ce cadre que l’Agence lance un programme régional autisme et installe son premier comité de pilotage le jeudi 26 septembre.

Depuis sa création, l’ARS mène une politique régionale volontariste en matière de prise en charge de l’autisme et des troubles envahissant du développement. Aujourd’hui, l’Agence souhaite aller plus loin, en poursuivant et renforçant cette synergie sur l’ensemble du territoire régional par le lancement d’un programme régional autisme.

La réunion d'installation d’un comité de pilotage réunissant l’ensemble des acteurs concernés, institutionnels, professionnels ou usagers aura lieu le jeudi 26 septembre à 9 h 30 au centre régional pour l'enfance et l'adolescence inadaptées (CREAI).

L’ARS travaillera plus particulièrement en lien étroit avec les départements du Nord et du Pas-de-Calais qui ont également défini l’autisme comme une de leurs priorités, dans le cadre de la première convention signée entre les Conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais.

L’ARS se mobilise à la hauteur de l’enjeu pour, notamment, garantir l’articulation entre des secteurs sanitaire, médico-social et social au service d’une politique régionale volontariste qui dépasse la seule création de capacités en établissements et services.

Télécharger le communiqué de presse

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