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"Au bonheur d'Elise"
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loisirs
5 septembre 2017

Autisme : se former, travailler, s’insérer...

article publié sur le site de la Fondation Orange

L’appel à projet de la Fondation avait, au 1er semestre, l’ambition de faire émerger et de soutenir des projets très concrets d’insertion sociale des personnes avec autisme . De montrer qu’avec une formation et un accompagnement adaptés, un cadre structuré, se former, travailler est réalisable.

Le 6 juin dernier, le comité a choisi de privilégier 18 projets-pilotes innovants qui peuvent être dupliqués.

Insertion professionnelle

insertion par la menuiserie aux Colombages à Paris


Ce volet est très important pour nous. Les expériences telles que l’emploi de personnes avec autisme chez ANDROS, montrent que beaucoup d’entre elles peuvent travailler, même plus efficacement que la moyenne, si l’environnement et l’accompagnement sont adaptés. Les projets sélectionnés prévoient un cursus de formation certifiant ou qualifiant, avec des perspectives d’emploi concrètes. Il s’agit de projets intégrant un réseau (CRA, associations, employeurs potentiels, familles…) où les bénéficiaires sont impliqués et décident de leur parcours.
Par exemple dans la région nord, le projet s’articule en plusieurs étapes :

  • informer et sélectionner les bénéficiaires en fonction de leurs envies, leurs compétences.
  • adapter la formation, sensibiliser les formateurs et accompagner les stagiaires en lien avec leur environnement.
  • sensibiliser les entreprises et les personnes ressources accueillantes en cas d’emploi, aménager l’espace travail ….

le comité a aussi tenu à soutenir des projets de formation et d’insertion en milieu protégé car l’important est que l’environnement soit le plus adapté.

Habitat partagé

insertion par la menuiserie aux Colombages à Paris


Nos soutiens vont porter sur l’équipement de projets expérimentaux d’habitats partagés et le financement d’une étude de faisabilité d’un projet d’habitat inclusif, c’est-à-dire dans un milieu « ordinaire ». Dans ce domaine encore balbutiant, la Fondation Orange veut permettre des expérimentations qui pourront définir des bonnes pratiques dans ce type d’habitat.
Le travail sur le budget, l’équipement et le partage d’expérience seront essentiels pour réaliser le meilleur équilibre entre autonomie, mixité sociale et accompagnement des résidents.
Un projet va permettre aux personnes avec autisme de disposer d’un « chez soi » en proposant des logements adaptés dans une structure à taille humaine. L’habitat est spécifique, adaptable et adapté, avec une offre de services et d’accompagnement à la vie quotidienne, au domicile ou en dehors : accès aux activités de jour, accès aux soins, accès aux loisirs, à la culture et plus généralement à la citoyenneté.

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1 septembre 2017

Surmonter l'autisme grâce au sport

L'activité physique est importante pour le développement des enfants, mais elle l'est tout autant, sinon plus pour les enfants autistes, dont le nombre augmente à un rythme vertigineux. Diane Sauvé vous fait découvrir comment les enfants autistes s'épanouissent grâce au sport.

1 septembre 2017

Nouveau à Tournan en Brie : les ateliers Mini Kids avec l'association MEUPHINE

13 août 2017

Course "La Vague Bleue" à Pont-de-l'Arche le 24 septembre 2017

Information publiée sur le site de la communauté d'agglomération Seine-Eure

course la vague bleue

Infos pratiques
le Dimanche 24 Septembre 2017, 09:30 - 14:00
Pont-de-l'Arche
Description
Elyes a 5 ans. Il est autiste. Pour lui, son père Georgio Loiseau a créé une association, l’Oiseau Bleu, et une course « La vague bleue ».

Dimanche 24 septembre, venez tous participer à la première édition, à 9h30, à Pont-de-l’Arche pour une course de 5 ou 10 km, ou une marche de 5 km.
Pas de chronométrage, pas de classement, l’objectif est juste de sensibiliser à l’autisme qui touche un enfant sur 100 en France. L’association L’oiseau bleu apporte conseils et soutiens aux familles touchées par l’autisme, dans les démarches administratives, dans la recherche de professionnels compétents, etc. Le rêve de l’association : ouvrir une classe pour enfants autistes, à Poses. L’intégralité des inscriptions à la course sera consacrée à la réalisation de ce projet.

Tarif : 8 €/adulte, 4 €/enfant (jusqu’à 16 ans), gratuit pour les personnes autistes.

Inscription : sur Internet via la plateforme HelloAsso, la vague bleue ou formulaire papier disponible à la mairie de Pont-de-l’Arche. Renseignements : 06 07 69 87 41.
11 août 2017

Centres de loisirs à parité : 50 % d'enfants handicapés

article publié sur handicap.fr

Résumé : Dans ces "Clap", les enfants handicapés et valides sont accueillis à parité pour partager leur temps libre. Paris compte 9 de ces centres de loisirs qui misent sur la mixité pour ouvrir le regard des enfants et en faire des adultes plus tolérants.

Par , le 04-08-2017

"Il faut lui parler en langue des signes". Rachel, 6 ans, intervient quand elle constate les difficultés de communication entre Michel-Ange, 9 ans, atteint de troubles autistiques, et les visiteurs du centre de loisirs "à parité" (Clap), dans le sud parisien. Ici, enfants handicapés et valides se découvrent dès le plus jeune âge. Dans ce centre du XIVe arrondissement, visité le 3 août 2017 par Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat en charge du handicap, une trentaine d'enfants de 3 à 14 ans sont accueillis les mercredis et pendant les vacances scolaires, encadrés par huit personnes.

50 % des places pour enfants handicapés

La moitié des places sont réservées à des enfants porteurs d'un handicap moteur, intellectuel ou sensoriel. Plusieurs enfants sont autistes, dont certains ne parlent pas, un petit garçon est en fauteuil roulant, un autre est trisomique. Pour faciliter la communication, les animateurs utilisent des pictogrammes ou la langue des signes, dont les enfants "valides" ont également appris les rudiments. Rassemblés avant le déjeuner, les enfants lancent un gros cube et, selon le résultat, doivent dire ce qui leur a plu, les a chagrinés ou mis en colère dans la matinée. Giovanni, 8 ans, qui maîtrise bien la langue des signes car son frère est sourd, est sollicité plusieurs fois pour "traduire".

9 centres à Paris

Paris compte neuf centres de loisirs "à parité", sept gérés par la municipalité et deux par la fédération Loisirs Pluriel, à l'origine du concept et qui opère dans 23 autres centres en France. Ces structures favorisent un "changement de regard : les enfants valides vont rencontrer la différence" et deviendront "peut-être des adultes un peu plus tolérants", explique Nathalie Emo, directrice du centre de ressources enfance handicapée de la Mairie de Paris. Ici, les enfants jouent ensemble, se font des amis. Mais "ce sont des enfants en premier. Le lien se fait ou ne se fait pas", souligne Mme Emo.

Beaucoup plus d'animateurs

Rachel, qui est diabétique, ne fréquente le centre que depuis juin mais s'y plaît bien, explique sa maman, Sophie, qui apprécie qu'il y ait "beaucoup plus d'animateurs" que dans un centre classique. "Au départ, elle m'a dit qu'elle avait peur" des enfants agités. "Je lui ai dit qu'elle devait en parler aux animateurs, et je lui ai expliqué que c'était juste des grands enfants, et qu'ils étaient dans leur tête comme sa cousine qui a 3 ans. Elle a très bien compris, et ça se passe très bien". "J'aime bien", souffle Bilal, 10 ans, devant les journalistes. "Il y a mes amis. On peut faire des jeux, on peut les aider, comme ça au moins ils seront pas tout seuls".

Gestion de crises

Jean-Marc, animateur de 36 ans, a travaillé pendant dix ans dans des structures "classiques". Ici, "il faut beaucoup adapter les activités car chaque enfant a des besoins spécifiques". Jérémie Czapnik, éducateur, aurait "du mal à retourner dans un centre classique" car il ne voit pas les journées passer. "C'est toute une histoire de gestion de crises. Il faut être encore plus sur le qui-vive". Ces structures sont "une des solutions" pour les enfants handicapés, a salué devant la presse Sophie Cluzel. "On privilégiera toujours le centre de loisirs qui est à côté de chez soi, pour travailler sur une inclusion dans son quartier", a-t-elle cependant souligné. Car "beaucoup d'enfants peuvent être complètement inclus dans les centres de loisirs de droit commun". "En revanche, le développement de l'accueil mixte est très intéressant pour des enfants qui ont des besoins plus spécifiques, (qui doivent) être plus encadrés".

Un bénéfice pour les parents

L'enjeu est de permettre aux enfants, qu'ils soient handicapés ou valides, d'avoir "une vie sociale, de loisirs", mais aussi que leurs parents "puissent travailler sereinement", a souligné Mme Cluzel. De nombreux parents d'enfants handicapés sont aujourd'hui "contraints d'arrêter de travailler", relève Laurent Thomas, directeur de Loisirs Pluriel, joint par téléphone. Il est important qu'ils puissent bénéficier de modes de garde en complément de l'école ou d'établissements spécialisés, pour se maintenir dans l'emploi.

Par Pascale Juilliard
 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

 

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11 août 2017

Ploemeur. La commune obtient le label tourisme et handicap

Hoka, nouvel handiplagiste, sera présent au Stole tout le mois d'août.

Hoka, nouvel handiplagiste, sera présent au Stole tout le mois d'août. | Ouest France

Ce label permet aux personnes atteintes d'un handicap de partir en vacances en toute liberté et sécurité, de pratiquer des activités touristiques et de trouver un hébergement adapté.

La marque tourisme et handicap poursuit deux objectifs : apporter une information fiable et objective sur l'accessibilité des sites et des équipements touristiques mais aussi de développer une offre touristique adaptée aux personnes handicapées.

Si ce label est la reconnaissance d'une volonté politique en termes d'accessibilité et d'accueil des personnes en situation de handicap, c'est également un indicateur de tous les efforts réalisés par les différents acteurs du secteur tourisme et de loisirs du territoire.

Label pour trois types de handicap

La Ville a posé sa candidature il y a quelques mois. Début juillet, elle a reçu la visite d'évaluateurs chargés d'examiner la conformité des prestations offertes dans la commune par rapport aux exigences du cahier des charges.

Plusieurs activités sont regardées à la loupe comme l'hébergement, l'information touristique, les loisirs, ou encore la restauration.

Lire aussi : Le label tourisme handicap, un atout selon les vacanciers

La Ville a appris officiellement l'obtention du label, il y a quelques jours et ce pour trois déficiences sur quatre (moteur, auditif et cognitif). « La labellisation pour le handicap visuel est plus difficile à obtenir, note Martine Yvon, élue déléguée au handicap, mais des efforts sont toutefois réalisés dans ce sens. »

Le passage en niveau 3 pour le label handiplage pour l'anse du Stole, décroché cette année par la Ville, a dû également peser dans la balance pour cette labellisation tourisme et handicap.

Retrouvez notre rubrique Tourisme

Un plan d'investissement pluriannuel

La plage du Stole a bénéficié d'aménagements conséquents pour la rendre accessible. « Nous avons réalisé de gros travaux structurels dès 2015 à hauteur de 80 k€, explique le maire, Ronan Loas, comme la réalisation de quais bus accessibles, de cheminement PMR (personnes à mobilité réduite) de l'arrêt de bus jusqu'à la plage de l'anse du Stole, création de places de stationnement PMR. En 2016, nous avons poursuivi nos efforts avec des aménagements pour un montant de 50 k€ (remise à niveau des sanitaires PMR et douche de plage, création d'un platelage bois pour accéder au futur cheminement PMR installé sur le sable, acquisition et installation des tapis d'accès à l'eau, création plateforme d'accueil pour PMR, amélioration de la signalétique et de l'information sur site). En 2017, 15 k € ont été investis dans ce programme pluriannuel avec, entre autres, l'installation d'un vestiaire handicapés et l'achat d'un fauteuil de mise à l'eau. »

Retrouvez notre rubrique Investissement

Parallèlement à ces investissements directs effectués au niveau de la plage du Stole, un programme sur 9 ans est également mis en place pour mettre en conformité tous les bâtiments publics (salles de sport, écoles, sanitaires) en matière d'accessibilité.

Lire aussi : Quand le tourisme pense au handicap

10 août 2017

L'équithérapie, une pédagogie équestre centrée sur la relation homme-animal

L'équithérapie, une pédagogie équestre centrée sur la relation homme-animal
Prendre soin de l'animal c'est aussi ne pas le faire travailler huit heures par jour, lui accorder des périodes de vacances, lui laisser des abris naturels pour se protéger du soleil et du vent qu'il n'aime pas. © Siège NEVERS


Mélinda Corne est non seulement passionnée de chevaux depuis l’âge de 3 ans, mais elle est aussi sensible à la cause des gens différents.

Depuis qu'elle est arrivée dans la Nièvre, il y a huit ans, quittant le Pas-de-Calais pour exercer en tant que monitrice d'équitation au Domaine de l'Espérance de Dampierre-sous-Bouhy, Mélinda Corne a mis en place une pédagogie équestre centrée sur la relation homme-animal. Elle accueille, aux côtés d'enfants venus en colonie, des publics en situation de handicap. Son dada, c'est l'équithérapie.

Elle est venue en parler, transmettre sa passion aux élèves du lycée horticole rural privé (LHRP) du Haut-Nivernais de seconde de la filière animalerie et aussi à ceux de la filière services aux personnes. « Souvent, on privilégie la technique et on oublie ce que le cheval peut nous apporter. C'est ce que je veux transmettre aux jeunes publics que j'accueille. » Ajoutant : « Les enfants handicapés aiment mieux s'occuper de l'animal que le monter ». C'est sur cette base-là qu'elle pose sa pédagogie.

Un parcours atypique

Après des études médico-sociales arrêtées trop vite, elle travaille quelque temps dans un magasin de jeux vidéo après avoir obtenu un Bac professionnel commerce en candidat libre et un BTS management des unités commerciales. Licenciée, pour des raisons économiques, elle qui ne voulait pas, jeune, exercer un métier en lien avec le monde du cheval, mais être éducatrice spécialisée, renonce à poursuivre dans le commerce pour se consacrer entièrement à sa passion. Elle passe alors le Galop 7, indispensable pour devenir monitrice d'équitation, le Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport pour pouvoir accueillir des personnes en situation de handicap et se spécialise dans le monde du handicap mental. Mélinda Corne va ouvrir un centre équestre pour accueillir les enfants handicapés avec leurs familles.

Elle travaille, dès lors, avec les enfants de l'IME de Clamecy et les adultes du Foyer de vie de Corvol-l'Orgueilleux. Avant d'entreprendre toute séance, elle va d'abord sur le lieu de vie des gens, car « il est important de voir comment ils vivent quotidiennement. Au centre équestre, ce sont des gens différents. Un enfant n'écoute pas forcément son éducateur à l'IME, alors qu'à l'équitation, il est attentif ».

C'est là un des bienfaits de l'animal. Le fait de se sentir responsable de l'animal, d'être obligé de le tenir par la longe, de se tenir assis dessus sans dossier, sans soutien, aide l'enfant à progresser, lui qui, dans sa vie de tous les jours, est constamment accompagné, aidé pour accomplir les tâches quotidiennes. « Ce que j'aime avec les enfants handicapés c'est qu'avec eux, tout est vrai, tout est naturel. »

Attentive aux affects de l'animal, Mélinda prend soin de ne jamais laisser un cheval seul, lorsque son compagnon vient à mourir. « Les chevaux vivent toujours par deux, si l'un des deux ne va pas bien, on va mettre un troisième cheval avec eux, afin que le jour où le cheval malade s'en va, l'autre ne se laisse pas mourir. »

Prendre soin de l'animal c'est aussi ne pas le faire travailler huit heures par jour, lui accorder des périodes de vacances, lui laisser des abris naturels pour se protéger du soleil et du vent qu'il n'aime pas. Cette passion, Mélinda la partage avec tous les petits cavaliers qu'elle rencontre au centre équestre.

En septembre au domaine de Poitfond

Dès la rentrée de septembre, au Domaine de Poifond, elle va ouvrir un centre équestre où elle accueillera, à titre particulier, les cavaliers, pour des séances d'équithérapie. Enseigner par le jeu la pratique de l'équitation afin de permettre à tous les enfants porteurs de handicaps ou valides de se familiariser avec l'animal dans une relation familiale. Là, où les parents ne sont pas associés quand les enfants sont en structure, ils pourront, à leur guise, venir observer le comportement et les progrès de leur enfant, et partager leur passion.

Contact. 06.82.13.47.59 ou
melinda.corne@laposte.net.

Anne Magnard

8 août 2017

Oser s’amuser malgré le handicap

Mardi 08 août 2017 15:43
Oser s’amuser malgré le handicap
Le handicap ne devrait pas priver de loisirs un enfant et sa famille. Chaque année, l’association Meuphine propose un séjour familial où tout le monde s’octroie quelques jours de détente et d’activités « normales ». Un moment très attendu par les familles adhérentes, qui y trouvent de la sérénité, de l’entraide et de vrais moments à vivre ensemble.


« Chez Meuphine on peut tout faire »

Depuis 2003, Meuphine prend soin des familles où l’un des enfants est en situation de handicap. Ses bénévoles mettent régulièrement en place des temps forts de convivialité et de partage. Expositions, ateliers sportifs et culturels, forums… autant de moments de socialisation importants, pour que les familles puissent rompre avec un quotidien difficile.

Point d’orgue de ses actions, un séjour annuel est proposé aux adhérents. Vivre en collectivité pendant quelques jours peut se révéler être une aventure lorsque le handicap impose un certain nombre de contraintes. Mais en réalité, c’est chaque fois une expérience extraordinaire pour l’enfant, pour ses parents et pour ses frères et sœurs. Les familles redécouvrent leur enfant sous un jour nouveau. Très préparé en amont par les bénévoles, le séjour Meuphine donne l’occasion aux familles d’oser, d’aller vers des activités sportives et culturelles inhabituelles, d’oublier un peu les difficultés et les inquiétudes.

Parmi ces bénévoles, une collaboratrice Bouygues Telecom tient un rôle très actif au sein de l’association. Membre du bureau permanent, Laëtitia Paul a parrainé Meuphine auprès de la Fondation Bouygues Telecom pour le séjour qui a eu lieu cette année. « L'association aide les enfants porteurs de handicap à s'intégrer dans le monde dit "normal" et à dépasser leur handicap dans des situations du quotidien. Le séjour permet aux familles de partager des moments de découvertes, de loisirs, d'apprentissages. Les parents échangent sur leur quotidien, les enfants vivent en communauté et participent à des activités nouvelles. Meuphine et ses bénévoles méritent qu'on les soutienne dans leurs actions. »

 

En route pour le bassin d’Arcachon

En mai dernier, durant les quatre jours du week-end de l’Ascension, 14 familles ont pris la direction de la Gironde. Au programme : visite de la Dune du Pyla et du Cap Ferret, pique-nique sur la plage, char à voile, cerf-volant, piscine, sous la houlette des accompagnants Meuphine et d’encadrants spécialisés. « Quand on a un enfant handicapé, on est 365 jours par an sur la prise en charge médico-sociale et scolaire, explique Nadine Vallet, présidente de l’association Meuphine. Là, enfin, on s’autorise des loisirs. »

Et c’est Laetitia Paul, installée à Bordeaux, qui a souhaité faire découvrir sa région aux enfants. « Elle a pris en charge l’organisation du voyage avec deux autres mamans » souligne Nadine Vallet.

Si une grande partie des participants était déjà du voyage les années précédentes, deux nouvelles familles sont venues pour la première fois. Très vite, la pudeur et les craintes ont laissé à la convivialité et à la détente. « Quand on a un enfant handicapé, on n’ose pas se mêler, on a peur de montrer le quotidien de notre enfant. Mais nous, on n’est pas là pour juger mais pour s’amuser. Le mot d’ordre c’est : tout le monde surveille tout le monde. » Car sous l’effet de groupe, les parents se sentent moins seuls. Ils peuvent compter les uns sur les autres. « Leur enfant est là, donc ils ne sont pas soucieux comme ils pourraient l’être si leur enfant était gardé ailleurs, précise Nadine Vallet. Il n’y a pas de culpabilité. »

Grâce au soutien de la Fondation Bouygues Telecom, l’association a pu élargir le nombre de participants, portant le groupe de cette année à 37 personnes. Mais l’aspect financier est loin d’être le seul enjeu. « C’est presque un soutien psychologique, témoigne Nadine Vallet. On nous fait confiance, on nous aide pour que les enfants puissent avoir des activités. C’est une main tendue vers les loisirs et c’est quelque chose que l’on ne s’autorise pas beaucoup. » Une parenthèse enchantée pour ces familles au grand cœur.

Fondation Bouygues Telecom
26 juillet 2017

28 octobre à Pontault Combault Tibz participe au gala du Hérisson -> le clip Nation

"We Are The Nation" 🎶🎶
Tibz rejoint la grande famille du Hérisson et sera présent avec nous le 28 octobre à Pontault-Combault !
Billets --> http://bit.ly/billetsherisson
#GalaDuHerisson

 

2 juillet 2017

Nous avons chanté l'été avec l'association ENVOL Loisirs & Marianne MASSON

Une journée conviviale et mémorable pour tous les participants avec en point d'orgue le récital de Marianne MASSON ... Joie et bonheur étaient au rendez-vous de ce village peuplés d'indiens ...

Ecoutez aussi "Margot les Mots", Marianne Masson sur youtube ... aux paroles très émouvantes

 

28 juin 2017

Houssay : ils partent en quête de nouveaux amis pour leur fils autiste

00h00 - 26 juin 2017 - par M.A

Houssay : ils partent en quête de nouveaux amis pour leur fils autiste

Impossible pour ses parents, ni pour sa grande sœur élise de laisser partir Tom dans un centre. - © Audrey Mauny

Alors que les ados de son âge poursuivent leur scolarité, Tom a quant à lui fait une croix sur le collège. Ce jeune garçon souffre d’autisme et pour lui offrir un quotidien plus épanouissant, ses parents partent à la recherche de personnes qui pourraient partager des activités avec leur fils.

« Le plus simple serait sûrement de l’envoyer dans un centre mais nous ne pouvons nous y résoudre. Ce serait trop dur pour nous mais aussi pour lui. » Sylvia et Bertrand Marteau veulent le meilleur pour leur fils et ils savent que Tom, 13 ans, « a besoin de sa famille et de se retrouver à la maison. Même quand on part tous les deux en vacances, au bout de quelques jours, il a besoin de rentrer », poursuit son papa.

Tom est autiste. Un diagnostic que les médecins ont posé alors qu’il avait deux ans. « Depuis qu’il a 5/6 mois, j’avais remarqué quelques éléments qui m’inquiétaient au niveau de la communication ou encore des gestes qu’il faisait avec ses mains », se remémore Bertrand.
Il faudra cependant attendre ses deux ans et une visite chez le pédiatre pour que ce dernier oriente la famille vers le centre  d’action médico sociale précoce (Camsp). « C’est là, puis à Angers après de nombreux examens, que les troubles autistiques de Tom ont été confirmés », complète Sylvia.
Malgré tout, Tom a suivi une scolarité presque normale à l’école d’Houssay grâce à une auxiliaire de vie scolaire. « C’était son repère. Malheureusement, après cinq ans de stabilité, il y a eu beaucoup de changements jusqu’à sa rentrée au collège. Au bout de deux jours, il ne voulait plus y mettre les pieds. Pourtant l’établissement était prêt à mettre des choses en place pour Tom mais lui a fait une croix sur le collège. »

Inscrit à l’école, Tom peut bénéficier du soutien du Sessad (service d’éducation spéciale et de soins à domicile). « Une éducatrice le voit deux fois par semaine en plus d’une psychologue, d’un orthophoniste et d’une psychomotricienne. Mais à part ça, Tom ne fait rien d’autre », confie sa maman, désemparée. Assistante maternelle, elle essaye de temps en temps de lui proposer de la conjugaison, de la lecture « mais Tom repart très vite vers son ordinateur, ses dessins animés et ses animaux ».
Il y a quelques semaines, le couple a lancé une bouteille à la mer sur les réseaux sociaux. Via la page Facebook “Des amis pour Tom”, ils espèrent rencontrer des personnes, plutôt des adultes, voire des ados, qui pourraient ponctuellement dans la semaine s’occuper de Tom et partager des activités. « Il adore les animaux, la piscine, les promenades, la cuisine. Il a déjà fait des stages à l’IME mais Tom ne peut pas s’épanouir dans un groupe. » Ils ont déjà reçu plusieurs propositions dont celle d’une jeune fille, étudiante à Angers « qui, dans le cadre d’un projet social, nous propose son soutien ».
« C’est la seule solution que nous ayons trouvé pour le moment pour améliorer le quotidien de Tom et lui permettre de s’épanouir. »

Vous pouvez contacter la famille Marteau via la page Facebook “Des amis pour Tom”, en laissant un message privé.

26 juin 2017

Le gala du hérisson sera de retour dans une salle plus grande, le samedi 28 octobre 2017 à Pontault Combaut !

Information publiée sur la page Facebook de l'association LE HERISSON

🎉 A noter dans vos agendas 🎉
Suite au succès des précédentes éditions le gala du hérisson sera de retour dans une salle plus grande, le samedi 28 octobre à Pontault Combaut !
RDV mercredi pour l'ouverture de la billetterie et l'annonce de notre premier artiste 🎶 ( C'pontault-combault )
#GalaDuHerisson

gala du hérisson 2017

26 juin 2017

VIDEO. JO 2024: Macron mouille la chemise pour soutenir la candidature de Paris

article publié dans 20 MINUTES

JEUX OLYMPIQUES Le président a joué au tennis montrer l’engouement populaire pour les Jeux olympiques...

20 Minutes avec AFP

Publié le 25/06/17 à 03h46 — Mis à jour le 25/06/17 à 05h38

Emmanuel Macron joue au tennis en fauteuil sur le pont Alexandre-III à Paris, le 24 juin 2017.

Emmanuel Macron joue au tennis en fauteuil sur le pont Alexandre-III à Paris, le 24 juin 2017. — Jean Paul Pelissier/AP/SIPA

Macron tennisman, Macron boxeur, Macron représentant. Pour faire la démonstration de l’engouement populaire pour Paris 2024, et soutenir la candidature de la capitale française pour accueillir les Jeux olympiques, le président de la République n'a pas hésité à tomber la veste samedi.


Emmanuel Macron joue au tennis en fauteuil... par francetvinfo

Accompagné de la maire Anne Hidalgo, le chef de l’Etat s’est essayé en fin d’après-midi à plusieurs des activités sportives ouvertes au public le long de la Seine, entre deux selfies avec des stars comme Marion Bartoli. Temps fort des journées olympiques, il a disputé une partie de tennis très suivie sur le Pont Alexandre-III - sur ses jambes et en fauteuil roulant - aux côtés de plusieurs joueurs, dont Lucas Pouille et Michaël Jeremiasz, avant d’enfiler les gants de boxe.

« Quand je participe, je préfère toujours gagner »

« Il y a ce formidable esprit universel dans l’olympisme, a déclaré le président sur un plateau installé par France 2. Mais quand je participe, je préfère toujours gagner. C’est la petite entorse que je ferais à l’esprit de Coubertin. » « Je pense que Paris 2024, c’est un projet porté par tout le pays. Il est important d’envoyer le signal que le chef de l’Etat est aussi au rendez-vous parce que la population française est au rendez-vous », a-t-il souligné.

Emmanuel Macron joue au tennis sur le pont Alexandre-III à Paris, le 24 juin 2017.
Emmanuel Macron joue au tennis sur le pont Alexandre-III à Paris, le 24 juin 2017. - Jean Paul Pelissier/AP/SIPA

Fervent soutien de la candidature parisienne face à Los Angeles, il avait déjà mouillé le maillot le 15 mai, deux jours après son investiture, en recevant les membres de la Commission d’évaluation du CIO à l’Elysée. En marge du déplacement présidentiel, l’esplanade des Invalides, transformée en véritable stade omnisports à ciel ouvert, n’a pas désempli. « C’est le moment où il a le moins de monde, confiait Maxime, accompagné de trois amis qui patientaient pour se tester au tir à l’arc. Tout le monde est tassé pour voir le président. Nous, on teste des activités. »

Le vote final aura lieu le 13 septembre

Un peu loin, un tournoi de rugby à V battait son plein, en présence de l’ancien joueur du Stade Français Pierre Rabadan, désormais conseiller sport de la maire de Paris, ou encore de Jonathan Laugel, international du rugby à VII. Les curieux ont également pu assister à une démonstration de BMX freestyle -qui fera son apparition aux Jeux de Tokyo en 2020- sur un module XXL installé entre le Grand et le Petit Palais. « Bluffant », « de véritables malades », de l’avis général ! Le vélo était aussi à l’honneur autour de l’Arc de Triomphe, fermé à la circulation jusqu’en milieu de matinée.

23 juin 2017

Seine-Saint-Denis : à cause de son handicap, son fils n’est plus accepté en centre de loisirs

article publié dans Le Parisien

Jeremy Denoyer|19 juin 2017, 14h42 | MAJ : 19 juin 2017, 17h09|0

Pierrefitte, mercredi. Le fils de Stéphane Grevat est atteint de troubles envahissants du comportement. Depuis l’automne 2016, il n’est pas plus accepté en centre de loisirs. LP/J.D.
Jeremy Denoyer

L'enfant de 7 ans, atteint de troubles envahissants du comportement, n'est plus accepté au centre de loisirs de la ville pendant les vacances. 

 

Depuis plus de six mois, les parents de Florian Grevat multiplient les demandes de rendez-vous et les courriers. Ils veulent comprendre pourquoi leur fils de 7 ans ne peut plus être inscrit en centre de loisirs à Pierrefitte.

Atteint de troubles envahissants du comportement, une pathologie généralement associée à l’autisme, l’enfant fréquentait entre 3 et 6 ans l’école maternelle Ethel-Rosenberg et l’accueil de loisirs Juliot-Curie pendant les vacances. « Il n’avait pas besoin d’une personne très spécialisée autour de lui, juste de quelqu’un qui puisse le comprendre », soutient Stéphane Grevat, son père.

Après avoir redoublé sa grande section de maternelle, le garçon a intégré l’an dernier l’Institut médico-pédagogique (IMP) Henri-Wallon de Stains. Florian poursuit aujourd’hui sa scolarité dans cet établissement adapté. Mais lorsque les vacances arrivent, la situation devient plus compliquée.

« La directrice du centre de loisirs Fréville de Pierrefitte a fait un rapport à charge contre notre fils. Elle ne voulait plus l’accepter, assure Stéphane Grevat. Le rapport disait qu’il sentait mauvais et que cela était détestable pour les animateurs. » Depuis fin 2016, les parents de Florian contactent la mairie de Pierrefitte. « On nous a dit qu’il était impossible d’inscrire Florian pour les vacances de février… sans justification. »

« Nous ne sommes pas armés pour l’accueillir dans de bonnes conditions »

Malgré un entretien avec un maire adjoint, le 4 février, puis le maire (PS) de Pierrefitte lui-même, Michel Fourcade, le 12 avril, la famille Grevat reste dans l’impasse. Un responsable de la mairie a informé, le 9 juin, que Florian n’était une nouvelle fois pas inscrit sur le planning des centres de loisirs cet été.

Contacté mercredi dernier, Michel Fourcade estime que les structures municipales ne sont plus en mesure d’accueillir le jeune Pierrefittois : « Nos animateurs n’ont que le BAFA (NDLR : brevet d’aptitude aux fonctions d’animateurs), ils n’ont pas de formation pour s’occuper d’un handicap lourd. Nous ne sommes pas armés pour l’accueillir dans de bonnes conditions. Nous avons des auxiliaires de vie scolaire (AVS) pour encadrer les enfants dans les groupes scolaires, mais pas dans les centres de loisirs », reconnaît l’élu.

Néanmoins, l’édile explique que la municipalité pourrait « participer au financement de l’accueil de l’enfant » dans une autre structure. La mairie aurait proposé, début juin, « une aide pour un séjour en centre de vacances cet été » destinée à Florian. Mais les parents du jeune garçon estiment que cela « ne correspond absolument pas à (leur) demande initiale ». Ils ont déposé un dossier pour que leur fils puisse être accueilli en centre de loisirs… dans la ville voisine de Stains.

  leparisien.fr

20 juin 2017

Les Mureaux : des vols d’initiation pour des personnes en situation de handicap

article publié dans Le Parisien
Benjamin Derveaux|17 juin 2017, 19h48|0
Les Mureaux, ce samedi. Evelyne et son fils Thibault, atteint d'autisme. LP/B.D.
Benjamin Derveaux
YvelineshandivolHandicapvol en avionaerodrome des mureaux

« Si jamais il y a le moindre souci, vous me faites signe et on redescend. » Devant son avion, un Piper PA-32, Patrick donne les dernières instructions à Evelyne et ses enfants, Thibault et Guillaume, tous les deux atteints d’autisme non verbal. Quelques minutes plus tard, la famille est dans les airs. De retour sur terre après un vol de trente minutes, Evelyne se félicite. « Ca s’est très bien passé. Ils n’ont pas arrêté de regarder par la fenêtre. C’était une découverte très intéressante pour eux ! »

Ce samedi était organisé, par l’association régionale des aveugles et malvoyants d’Ile-de-France (Aram), une session d’handivol à l’aérodrome des Mureaux. En partenariat avec l’aéroclub de Neuilly-sur-Seine, cet événement avait pour but d’initier une quinzaine de personnes en situation de handicap, physique ou mental, à un vol dans un avion léger.

« Ca nous permet de découvrir de nouvelles sensations, d’appréhender comment fonctionne un avion et de sortir de notre monde », indique Richard, malvoyant et membre de l’Aram.

« Ce n’est pas avec un avion de ligne qu’on peut ressentir ça, car handicapé ou non, c’est un peu comme le TGV », ajoute Jean-Christian Poitiers, président de l’association, également malvoyant. Pour le pilote, Patrick, paraplégique, le but est d’aller au-delà du handicap. « C’est un bonheur que de se retrouver dans une troisième dimension, où l’on ne compte plus sur ses sens habituels ».

 

  leparisien.fr
18 juin 2017

Grand banquet ABO avec les balladins ce dimanche 18 juin 2017 à Saint-Benoît-sur-Loire

Anne-Sophie accompagnait Elise pour ce week-end de fête où joie, chants & danses jusqu'au bout de la nuit étaient à l'honneur samedi. Le dimanche les parents étaient invités au banquet !!!

Superbe partage ! Merci à toute l'équipe des Balladins - A Bras Ouverts est comme je l'ai déjà écrit la seconde famille d'Elise ...

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La photo ci-dessous, devant l'Abbaye de Fleury au loin, regroupe Mathilde, Anne-Sophie & Henry, le beau gosse du groupe particulièrement apprécié par Lisou. invitation-parents abo banquet we fête balladins 18

14 juin 2017

Mes chiens de montagne des Pyrénées aident deux enfants en situation de handicap

article publié dans le Nouvel Observateur
Publié le 13-06-2017 à 11h56 - Modifié à 18h23

LE PLUS. Boulanger en Ariège, Nicolas Colombiès adore ses deux chiens, Beille et Tomy. Des chiens de montagne des Pyrénées, dits "patous" qui ont attiré l'attention de deux frères de 11 et 12 ans respectivement diagnostiqués autiste non verbal et souffrant d'un trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité. Nicolas organise promenades, rencontres ou activités avec les enfants. Résultat : des progrès surprenants et une belle histoire.

Édité et parrainé par Jean-Frédéric Tronche

Mathéo avec Beille : une amitié, une révélation. (Nicolas Colombiès)

Je m’appelle Nicolas Colombiès, je travaille dans une boulangerie industrielle et vis seul avec ma maman qui est handicapée visuelle. J’ai 35 ans et ma passion pour mes chiens, des patous, m’a permis de rencontrer deux enfants, des frères, en situation de handicap. Mathéo, 11 ans, est autiste non verbal et Mathis, qui a un an de plus, souffre d’un trouble du déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH). C’est une belle histoire qui a commencé voilà une paire d’années.

J’adore Beille et Tomy, mes grands chiens de montagne des Pyrénées. Je les emmène partout avec moi : dans les Pyrénées, bien sûr, mais aussi récemment en Bretagne et bientôt en Suisse… Je fais beaucoup de photos d’eux que je poste régulièrement sur Facebook.

Premier contact

Un jour, j’ai été contacté par une femme qui regardait souvent mes photos avec ses deux fils. Il se trouve qu’il s’agissait de la maman des deux petits garçons handicapés qui regardait très souvent ces images avec eux. Elle s’est aperçue qu’elles suscitaient chez eux de l’intérêt et des réactions positives.

Il y a deux ans, elle a fini par m’envoyer un message via Messenger afin de me demander s’il était possible de nous rencontrer. Et depuis, on se voit régulièrement. Environ une fois par mois, la petite famille vient me rendre visite à Mazères, en Ariège, où ils peuvent retrouver mes deux chiens. Ou c’est nous qui faisons le voyage jusque chez eux, du côté de Pau, dans le Béarn.

Quand Mathéo a parlé…

Lors de la première rencontre, chez moi, Mathéo est resté pas mal à l’écart. Puis, il s’est rapproché petit à petit et a tout de suite ressenti de l’attachement pour ma chienne, Beille. Il a essayé d‘échanger avec elle, en vocalisant alors que d’habitude, il ne dit aucun mot. Jusqu’alors, il ne communiquait qu’avec l’aide de pictogrammes, méthode qui consiste en un échange d’images.

Je suis allé passer un week-end chez eux et là, miracle, il a dit "Beille". De même, en sa présence, il est beaucoup plus calme, apaisé.

Mathis, de son côté, a aussi du mal à se concentrer, à gérer ses émotions et, s’il parle, a encore besoin de l’aide d’un orthophoniste.

Un antidouleur pour Mathis

En outre, il a le syndrome des "jambes sans repos", un trouble du système nerveux appelé également "maladie de Willis-Ekbom" qui provoque un besoin impérieux de bouger les jambes et s’accompagne de picotements voire de décharges électriques.

Là encore, la présence des chiens a un effet inattendu : Mathis oublie complètement la douleur. Par exemple, en randonnée, quand il commence à avoir mal, parfois il en pleure, je lui confie Beille ainsi que Tomy, le mâle. Une fois qu’il les tient en laisse, il ne se focalise plus sur sa souffrance.

 

Mathis oublie ses douleurs avec les patous. (Nicolas Colombiès)

Au départ, ma motivation était simple : j’aime rencontrer des gens. Et quand ça se passe de façon aussi formidable, comment ne pas avoir envie de continuer ? C’est une façon de s’ouvrir aux autres. Moi aussi, j’apprends. Je ne savais pas grand-chose de l’autisme, donc je me suis beaucoup documenté là-dessus via des colloques et des livres. En effet, lorsqu’on arrive dans cet univers, on est un peu perdu.

Leurs progrès, ma satisfaction

Et puis, il y a des satisfactions lorsque l’on voit d’autres progrès chez ces petits. Par exemple, Mathéo fait de la "sélection alimentaire" et de fait mange vraiment très peu. Quand nous sommes à table ensemble ou lorsqu’on fait un casse-croûte en rando’, il prend de mes mains des choses qu’il n’avait jamais mangées jusque alors. Ses parents sont interloqués de le voir réaliser ce qu’il ne fait pas d’habitude. C’est aussi une récompense pour moi.

Les chiens sont comme un pont entre les garçons et les gens.

Nous voulons donc aller plus loin. Nous avons monté un petit stand de sensibilisation à l’autisme lors de la Fête de la montagne à Saint-Béat, en Haute-Garonne. On y a vendu des petites cartes postales et des autocollants réalisés avec les photos de mes chiens. Il s’agit en effet maintenant d’aider cette famille, les Caubet-Lambert, de façon pratique.

Nicolas Colombiès avec ses chiens : un trio de coeur. (Nicolas Colombiès)

Nous avons lancé une cagnotte

On a lancé un crowfunding intitulé "Pour Mathis et Mathéo" sur le site "Le pot commun". À ce jour, 17 personnes ont participé et nous avons récolté 530 euros. J’y explique :

"Les parents se battent tous les jours pour aider du mieux qu'ils peuvent leurs enfants, pour qu'ils soient le plus autonomes possible grâce à une prise en charge exclusivement comportementale (ABA) le tout en libéral et non remboursés par la sécurité sociale. Après avoir dépensés leurs économies dans les réparations de leur voiture, celle-ci est tombé en panne ! Et sans voiture... pas de prise en charge des gamins... C'est pour cela que j'ai voulu créer cette cagnotte... pour les aider parce que les petits ont besoin de ces rendez-vous chez les pédopsychiatre, éducateurs, et autres spécialistes... pour leur aider à acheter une voiture décente."

Pour l’instant, nous avons levé 900 euros pour cette voiture. Je tiens beaucoup à ce qu’ils règlent ce problème de transport qui est bien sûr très ennuyeux, surtout en province. Quant à mes chiens, ils trouvent aussi leur compte dans cette histoire d’amitié. Vous devriez voir la fête qu’ils réservent à Mathis et Mathéo lorsqu’ils arrivent.

Propos recueillis par Jean-Frédéric Tronche

9 juin 2017

Les psychanalystes n’ont rien à dire en médiation animale

La médiation animale constitue un secteur d’avenir pour l’accompagnement et la progression de personnes handicapées, et notamment autistes, soutenu par un nombre croissant de publications scientifiques. En France, des psychanalystes tentent d’introduire leurs concepts pour expliquer les mécanismes à l’œuvre dans le contact entre animaux et personnes autistes, allant de la théorie du « Moi-Peau » (déjà invoquée pour soutenir l’injustifiable packing) au retour de l’intersubjectivité selon une perspective, bien sûr, psychanalytique... Des théories qui ne reposent sur aucune preuve, et risquent de saborder les efforts de reconnaissance institutionnelle de la médiation animale.

Publications scientifiques en médiation animale

Les théories psychanalytiques ne sont jamais invoquées dans les publications scientifiques du domaine de la médiation animale / zoothérapie, qui évaluent plutôt l’évolution des personnes en suivant des critères objectivement mesurables, tels que le développement moteur, la modification des comportements d’auto-régulation (stéréotypies), les mesures d’irritabilité, d’hyperactivité, de dyspraxie, etc. En clair, si entre le début du programme d’équithérapie et la fin, le nombre de comportements d’auto-stimulation et d’anxiété des personnes autistes a diminué, on peut en tirer la conclusion que le contact avec le cheval leur est bénéfique. Les psychanalystes ont toujours refusé d’évaluer leur approche selon des critères de ce type. Entre autres, l’étude de Borgi et collègues avec groupe contrôle, publiée en 2016, a permis de définir l’équithérapie, ou hippothérapie / médiation équine, comme étant réellement efficace pour les enfants avec TSA (Marta Borgi et al. (2016) « Effectiveness of a Standardized Equine-Assisted Therapy Program for Children with Autism Spectrum Disorder », Journal of Autism and Developmental Disorders, 46). Voilà cinq ans, la revue de la littérature scientifique effectuée par Marguerite E. O’Haire (« Animal-Assisted Intervention for Autism Spectrum Disorder: A Systematic Literature Review », Journal of Autism and Developmental Disorders, 2012, 43), soulignait l’importance de poursuivre la recherche en ce domaine avec une méthodologie rigoureuse, en dépit de contraintes logistiques parfois importantes.

Travaux d’Anne Lorin de Reure

La tendance à introduire (Lacan s’amuserait peut-être avec cette phrase) la psychanalyse en médiation animale semble s’être récemment accentuée, comme le démontre, entre autres, la publication de la thèse de psychologie d’Anne Lorin de Reure en 2016 (à noter qu’un certain Bernard Golse a fait partie du jury de thèse), intitulée « Interactions libres entre enfant autiste et animal (poney et dauphin) : étude des processus en jeu dans une sensorimotricité partagée par une triple approche clinique éthologique et vidéo ». En dépit d’un titre en apparence scientifique (éthologie, sensorialité et motricité), cette thèse cite et défend largement dans son contenu des théories psychanalytiques de type « Moi-Peau », comme l’énonce l’auteure : « je souligne la possibilité qu'a l'animal d'offrir un corps à corps qui contourne l'interdit du toucher et ne comporte pas de risque de réponses sexualisantes. Les concepts de handling (pansage du poney), de holding (portage du poney, de l'eau) de Winnicott et d'autre part le concept de Moi-Peau (peau à peau avec le dauphin, peau à fourrure avec le poney) d'Anzieu soutiennent alors mes réflexions ». Notons que l’on retrouve dans ce travail la récente marotte des psychanalystes en matière d’autisme, à savoir que la notion de TSA, pourtant largement acceptée par la communauté scientifique internationale, serait à éviter au profit d’un concept franco-français d’autismes au pluriel.

Invitations de professionnels de la médiation animale dans des colloques psychanalytiques

Des professionnels de la médiation animale sont de plus en plus souvent invités à des événements organisés par des psychanalystes ou soutenus par eux, tel que le colloque de Catherine Bergeret-Amselek, psychanalyste et membre de la société de psychanalyse freudienne, qui aura pour thème les liens entre l’autisme et la maladie d’Alzheimer. Un colloque dans lequel interviendra François Beiger, zoothérapeute, fondateur et directeur de l’institut français de zoothérapie, pour une présentation intitulée « De la démence Alzheimer au spectre autistique, la médiation par l’animal, une thérapie alternative ». On se demande ce que vient faire une pratique en cours de reconnaissance scientifique et institutionnelle au milieu de théories freudiennes rétrogrades... François Beiger semble pourtant bien informé, puisqu’il parle du spectre autistique plutôt que « des autismes » au pluriel...

La psychanalyse n’a rien prouvé en matière d’autisme


Freud n'a pas dit cela. Mais pour un mauvais praticien, l'invoquer en vue de ramener les brebis galeuses dans l'orthodoxie, c'est pratique...
En plus de quarante années, aucune des théories émises par les psychanalystes en matière d’autisme n’a pu être démontrée, aucune de leurs approches thérapeutiques n’a donné le moindre résultat objectivement mesurable. Les théories du « Moi-Peau », du « ratage de la mise en place du troisième circuit pulsionnel », et autres freuderies-lacaneries évoquant l’évitement du « risque de réponses sexualisantes », n’ont rien à faire dans le domaine de la médiation animale, qui concerne bien davantage la psychologie sociale. Nul besoin de chercher chez Freud une réponse à l’observation d’un contact facilité entre les personnes autistes et les animaux. Et pourquoi pas un désir zoophile inconscient vers l’animal, tant qu’on y est ? Au cours de mes propres approches avec les animaux (hors de toute structure, je précise), une personne, sans doute nourrie de ces bêtises, a osé cette hypothèse afin de m’éloigner de mon seul centre d’intérêt, les chevaux. Temple Grandin témoigne de façon très similaire, le psychologue scolaire de son lycée craignant qu’elle ne “se prenne pour une vache” (Ma Vie d’autiste, p. 110)... Mieux vaut rire sans doute de telles vacheries que d’en pleurer ! La seule différence étant que dans les années 1970 aux Etats-Unis (pour Temple Grandin) et 1990 en France (dans mon cas), la psychanalyse fournissait l’explication dominante en matière d’autisme, ses théories pouvaient être invoquées pour éloigner des personnes autistes du contact animalier recherché.
Par ailleurs, l’hypersensibilité ou hypersensorialité tactile relève davantage du domaine des neurosciences, la seule explication d’un contact plus agréable et moins chargé sensoriellement entre peau animale et peau humaine (en termes de fonctionnement du système nerveux) fournissant une réponse plus logique que ce fumeux « Moi-Peau » d’Anzieu (triple allitération gratuite pour mes amis lacaniens).

Reconnaissance institutionnelle de la médiation animale versus psychanalyse

Comment invoquer Freud en 2017.

Pire, l’introduction explicative de théories psychanalytiques sans aucune validité scientifique semble être le meilleur moyen de discréditer la médiation animale aux yeux des décideurs politiques et des parents d’enfants autistes, alors qu’elle connaît actuellement un développement sans précédents, soutenu par de nombreux témoignages. La médiation animale est en passe d’être évaluée par la Haute Autorité de Santé, en particulier grâce aux travaux de Laurence Hameury, de l’équipe de Tours (Laurence Hameury, L'enfant autiste en thérapie avec le cheval : Un soin complémentaire validé par la recherche, ed. Connaissances et Savoirs, 2017, 98 p.). Un bouquin qui, devinez quoi, ne fait appel à aucune théorie psychanalytique.
Ces psychanalystes qui s’accrochent à l’autisme chercheraient-ils à re-dorer leur blason en introduisant des concepts fumeux dans une approche qui « fonctionne » ? Pendant que Temple Grandin nous explique le bien-être qu’elle ressent en compagnie des vaches, certains prennent toujours leurs “clients” pour des vaches à lait !
8 juin 2017

Des vacances pour des jeunes en situation de handicap

01/06/2017 05:29
Les donateurs du Lion's club Chambord à la rencontre des jeunes de l'IME de Crouy. - Les donateurs du Lion's club Chambord à la rencontre des jeunes de l'IME de Crouy. 
Les donateurs du Lion's club Chambord à la rencontre des jeunes de l'IME de Crouy.

L'IME (Institut médico-éducatif) du Val de Loire, site des Basses-Fontaines, avec son équipe éducative, organise chaque année des séjours éducatifs pour les enfants. Depuis deux ans, de nombreux partenaires l'ont aidé et soutenu dans différentes actions.

Lundi 29 mai, une réunion était organisée pour remercier particulièrement le Lions club Chambord qui remettait un chèque de 3.100 € afin de permettre l'aboutissement des différents projets de vacances. Cette année, les jeunes partiront à travers le Marais poitevin, en Dordogne et à Lyon, en lien avec le projet de l'année « Résidence d'artistes ».
Ce moment illustre parfaitement la dynamique partenariale de l'établissement qui s'entoure d'acteurs engagés dans la cause sociale envers des personnes en situation de handicap.
Cette année, sans l'aide du Lion's Club Chambord, ce rêve de vacances pour l'ensemble des jeunes n'aurait pas été pu se réaliser.

8 juin 2017

Autisme Sport Multi Approches (association ASMA77), une association à connaître ...

Voici un exemple de ce qui se passe chez Autisme Sport Multi Approches (association ASMA77)

Corinne Chaabane & asma 77 "un autre regard sur l'autisme" voici en 3 minutes un petit aperçu de la merveilleuse aventure que nous vivons avec zoé . merci à Amélie sa maman pour sa confiance et son engagement .

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