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"Au bonheur d'Elise"
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loisirs
1 avril 2015

Autisme -> Accompagner vers l'autonomie

28 mars 2015 à 09h31 / Cathy Tymen /

nathalie-jamier-et-noelle-chevance-presentent-l-affiche-du_2306311_660x385

Nathalie Jamier et Noëlle Chevance présentent l'affiche du spectacle... Nathalie Jamier et Noëlle Chevance présentent l'affiche du spectacle humoristique de Laurent Savard, comédien et père d'un enfant autiste.

L'autisme a été décrété grande cause nationale en 2012. Quelques timides avancées ont été obtenues, notamment dans la scolarité des enfants. Mais pour Autisme Cornouaille, il reste encore beaucoup à accomplir pour gagner en autonomie.

Depuis plusieurs années, une association de parents d'enfants autistes, Autisme Cornouaille, se mobilise sans relâche pour alerter les pouvoirs publics dans le but d'améliorer la prise en charge de ces enfants et des adultes qu'ils deviennent un jour.

Cette association vient aussi en aide aux parents déboussolés par l'annonce du diagnostic, qui perdent parfois pied face aux comportements de leur enfant ou qui se trouvent sans solution d'accompagnement. Des missions de santé publique financées par l'association. « On comble les carences du médico-social et du médical », lâche Noëlle Chevance. Avec Nathalie Jamier, toutes deux sont les chevilles ouvrières d'Autisme Cornouaille. Ce sont aussi deux mères de famille qui travaillent mais qui continuent à se battre pour que les enfants autistes puissent être accompagnés vers l'autonomie.

Quelles solutions d'accueil ?

À l'occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, elles ont souhaité souligner les carences qui demeurent dans la prise en charge de l'autisme. « Les choses évoluent lentement. Sur le plan de la scolarité, cela a quand même bien avancé grâce à l'accompagnement assuré par les auxiliaires de vie scolaire. Mais il faut développer cette autonomie car les parents vont vieillir », fait remarquer Noëlle Chevance. « Il faut toujours se battre en permanence pour parvenir à faire admettre son enfant en classe Ulis au collège. Sinon c'est l'IME, mais il y a peu de places. C'est saturé », constate Nathalie Jamier. « Et il y a peu de structures formées à l'autisme », ajoute-t-elle, tandis que Noëlle Chevance fait remarquer que « certains milieux pourraient accueillir des autistes de haut niveau, de type Asperger. De fait, beaucoup de mères restent à la maison. Mais lorsqu'elles sont hospitalisées, il faut trouver une solution temporaire d'accueil de l'enfant autiste. C'est parfois l'hôpital psychiatrique, sans aucune préparation... »

Un service d'accompagnement pour adultes

Si leur détermination vient parfois à fléchir, ces deux mamans n'en disent mot. Elles veulent positiver. « Cette année, un appel à projet a été lancé pour créer un service d'accompagnement à la vie sociale pour les adultes autistes et dys (dyslexiques, dysphasiques...). Cela va permettre de former du personnel pour les aider dans leur recherche d'emploi, à faire les courses, bref à les accompagner vers l'autonomie comme cela se fait pour les personnes en situation de handicap. Il y aura dix places pour le Finistère. Mais il faudrait aussi former du personnel dans les entreprises qui acceptent d'accueillir des autistes en stage ou qui leur offrent un emploi. Car certains jeunes peuvent travailler pour peu qu'ils soient accompagnés dans un premier temps. Il faudrait aussi créer des résidences pour les adultes », martèlent les deux mamans.

Spectacle avec Laurent Savard

2015, sera aussi l'année, où l'Agence régionale de santé se prononcera sur la pérennisation du service d'accompagnement comportemental spécialisé de Kergonan qui applique la méthode ABA depuis cinq ans. « Si, c'est la voie de l'expérimentation qui est à nouveau choisie, ce sera avec quel budget ? », s'inquiète Nathalie Jamier.

Pour aider au financement de ses actions, Autisme Cornouaille programme un spectacle à la salle Athéna à Ergué-Gabéric le 7 avril à 20 h 30. « Le bal des pompiers » est un one-man-show de Laurent Savard, père d'un enfant autiste de 13 ans. Ses sketches, à la fois humoristiques et un peu caustiques, retracent les différents épisodes d'un parent d'enfant autiste.

Entrée : 5 €, gratuité jusqu'à 16 ans. 3,50 € pour les personnes avec carte d'invalidité. Réservations au 06.82.33.69.73 ou 06.66.77.02.97.


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27 mars 2015

PARIS -> BAHAMAS, une association qui propose des cours de natation aux personnes avec handicap mental

 

 

BAHAMAS est une association sportive loi de 1901, affiliée à la FFSA.

 

L'association aide les enfants à partir de 7 ans et, les adultes handicapés à s'épanouir dans le milieu aquatique.

tiret vert vivrefm topAccéder au site de Bahamas

 

Elle propose à des personnes handicapées mentales ou souffrant de troubles psychiques de pratiquer la natation (préparation à la pratique par psychomotricité en piscine, entraînements, voire compétitions).

 

Piscine "Alfred Nakache"
4-12, rue Dénoyez 75020 Paris

 

Piscine "Cour des lions"
11, rue Alphonse Baudin 75011 Paris

 

25 mars 2015

Hip Hip Hip Meuphine!

logo association meuphine

Sortie Eurodisney avec l'association MEUPHINE le 21 mars 2015

 

 

24 mars 2015

Des résidents du FAM de la Pointe-du-Lac posent devant la fresque qu'ils ont réalisée

article publié sur le site de la ville de Créteil

photo des résidents du foyer

Des résidents du Fam de la Pointe-du-Lac posent devant la fresque qu’ils ont réalisée.

 

Six résidents du Foyer d’accueil médicalisé (Fam) de la Pointe-du-Lac viennent de terminer la fresque qu’ils ont réalisée sur un mur de l’internat de l’établissement.

D’octobre 2014 à janvier 2015, ce petit groupe de trentenaires a participé à des ateliers animés bénévolement par une artiste peintre cristolienne, Jocelyne Traclet. Tous les jeudis, ils ont pu, tour à tour, s’initier à la peinture sur toile et appliquer les premières couches de la fresque, les finitions étant effectuées par la plasticienne.

Ouvert il y a presque quatre ans, le Fam de la Pointe-du-Lac est un centre ressource pour l’autisme, accueillant jusqu’à 85 résidents (internat, externat, studio, Service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapés [Samsah], centre de formation…).

22 mars 2015

Thérapie de choc pour Elise ... avec l'association Meuphine

P1080703

Répondant à l'invitation de Nadine VALLET, la présidente de l'association MEUPHINE, nous avons passé une journée inoubliable en famille à Disneyland Paris. (voir le montage photos souvenir in fine)

logo association meuphine

MEUPHINE est aussi sur facebookfacebook cliquez sur j'aime (n'oubliez pas de cliquer sur le bouton de la page)

 

De très nombreuses familles avaient répondues au rendez-vous et des groupes constitués en début de journée chacun encadrés par des voluntears. Je vous passe le programme mais picnique & goûter étaient prévus en commun ainsi qu'un emplacement privilégié pour la parade.

Traitement de choc pour notre groupe à bord des attractions suivantes :

  • Indiana Jones et le temple de péril
  • Tower of terror
  • Rock'n roller copster
  • Crush' coaster
  • Ratatouille

On a beaucoup crié !!! GENIAL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

P1080717

Voir ici :

http://mondisneylandparis.fr/les-attractions/

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Un Grand merci à Meuphine & à José et Quentin nos voluntears de Disney !!! Les voluntears sont des bénévoles purs et durs d'une gentillesse et efficacité remarquables

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21 mars 2015

Les centres de loisirs pour enfants handicapés et valides

article publié sur le site de la Mairie de Paris

Crédits photo : Anne Thomes/Mairie de Paris
[29/08/2014]

Un enfant handicapé peut être accueilli soit dans les centres de loisirs ordinaires, soit dans les centres de loisirs à parité pour enfants handicapés et valides.

Les centres de loisirs ordinaires ouverts à tousL’égalité d’accès aux activités périscolaires est assurée à tous les jeunes Parisiens. Les centres de loisirs sont ouverts aux enfants de 3 à 13 ans révolus, scolarisés ou domiciliés à Paris. Si l’enfant a un PPS (projet personnalisé de scolarisation) pendant le temps scolaire, il sera élaboré une extension pour les temps péri et extra scolaire. Dans le cas où la famille n’a pas établi ce PPS, un projet est mis en place sur ces temps. Il faut s'adresser au responsable de l'action éducative de la circonscription des affaires scolaires correspondant à votre arrondissement.

Favoriser les échanges entre tous les enfantsL’association Loisirs Pluriel,  subventionnée par la Ville de Paris, réserve la moitié des places de ses 2 centres de loisirs aux enfants porteurs de handicap physique, mental ou sensoriel. Des centres de loisirs à parité en gestion municipale ont été ouverts en début pour des enfants d’âge élémentaire. 

Des animateurs qualifiés accueillent les enfants le mercredi et pendant les vacances scolaires, et organisent des activités en petits groupes mixtes. La Ville de Paris a le projet d’ouvrir un centre de loisirs à parité dans chaque arrondissement parisien. En effet, on constate que l’implantation d’un centre à parité permet une synergie avec les autres centres de loisirs dans l’accueil des enfants handicapés. De plus, les centres à parité peuvent accueillir des enfants avec un handicap plus lourd qui ne leur permettrait pas d’être reçus au sein d’un centre ordinaire.

Depuis 2004, 9 centres de loisirs pour enfants handicapés et valides ont été mis en place à Paris : dans le 5e et le 19e arrondissement avec les associations Loisirs Pluriel, et dans les 9e, 12e, 14e, 17e, 18e et 20e arrondissements directement gérés par la Ville de Paris.

Centre de loisirs élémentaire
28 rue Saint Jacques - Paris 5e
Contact association Loisirs Pluriel Tel : 01 43 21 51 70 - 06 70 47 98 00

Centre de loisirs élémentaire
10 rue de Clichy - Paris 9e

Centre de loisirs élémentaire
5 rue Gerty Archimède - Paris 12e

Centre de loisirs élémentaire
7 rue Maurice d'Ocagne - Paris 14e

Centre de loisirs maternel et petite enfance
87 rue Pajol - Paris 18e

Centre de loisirs polyvalent (maternel et élémentaire)
rue Chalabre - Paris 17e

Centre de loisirs polyvalent (maternel et élémentaire)
16, rue Tandou -Paris 19e
Contact : Association Loisirs pluriel de Paris 19Tél. : 01 40 03 05 17 - 06 89 07 42 22

Centre de loisirs polyvalent (maternel et élémentaire)
17 rue Cité Champagne - Paris 20e

Centre de loisirs polyvalent (maternel et élémentaire)
32 rue Olivier Métra - Paris 20e

Les HorairesPendant les vacances scolaires, les enfants sont accueillis de 8h20 à 18h30, l'accueil à la demi journée étant possible.
Le mercredi, depuis septembre 2013, les centres de loisirs accueillent les enfants à partir de 13h30.

Les TarifsLes tarifs des participations familiales sont identiques à ceux des autres centres de de loisirs de la Ville de Paris . 

Pour tous renseignements concernant les centres de loisirs à parité gérés par la Ville
Contactez la Direction des Affaires Scolaires - Centre de Ressources « Enfance Handicapée »
Tél : 01 44 23 86 07

» Téléchargez la plaquette de présentation des centres de loisirs à parité (au format pdf)

20 mars 2015

Michey a sorti Owen de l'autisme

article publié dans Le Parisien

C'est du grand n'importe quoi ... mais il faut savoir que cela existe et est soutenu par d'aucuns !!!

Hasard du calendrier, demain nous allons à Eurodisney en famille avec l'association Meuphine

dont la démarche est toute autre ... qui sait nous aurons peut-être la révélation - Lol

La petite vidéo que j'ai mise en introduction présente bien le sujet

Jean-Jacques Dupuis

 

C'est en regardant en boucle des dessins animés de Disney que ce jeune Américain a réussi à parler. Son père en a tiré une thérapie qu'ils ont présentée ensemble hier à Rennes lors d'un colloque international.
Solenne Durox | 06 Mars 2015, 16h02 | MAJ : 06 Mars 2015, 16h02
 
Atteint d’autisme régressif, Owen Suskind, âgé de 23 ans, vit en semi-autonomie dans une communauté et travaille dans un magasin de jouets. C’est grâce à sa passion pour les films de Walt Disney et à l’Affinity Therapy qu’il a pu sortir de sa coquille. Atteint d’autisme régressif, Owen Suskind, âgé de 23 ans, vit en semi-autonomie dans une communauté et travaille dans un magasin de jouets. C’est grâce à sa passion pour les films de Walt Disney et à l’Affinity Therapy qu’il a pu sortir de sa coquille. (AFP/Mike Coppola.)

Comme des millions d'enfants, Owen adorait les dessins animés de Walt Disney. Mais lui, le petit autiste, les regardait en boucle des heures durant. De cette passion obsessionnelle est née une thérapie originale mise au point par son père, Ron Suskind, journaliste américain lauréat du prix Pulitzer, et le médecin Dan Griffin.

Grâce à l'Affinity Therapy, Owen s'est mis à parler, s'est ouvert aux autres, a suivi des études. Un long parcours que ce papa et son fils, grand brun souriant de 23 ans, ont raconté hier lors d'un colloque international consacré aux recherches et pratiques contemporaines sur l'autisme qui se tient jusqu'à aujourd'hui à Rennes.

Pour Owen, tout a basculé à 3 ans. Lui qui était jusqu'alors un enfant bavard et sociable, il s'est muré dans le silence. Il pleurait, fuyait le regard... Il grandissait à l'envers. Le diagnostic est tombé : autisme régressif. Seuls les films de Disney, avec Mickey, Dumbo et compagnie, lui apportaient du réconfort. Et puis, un samedi de novembre, ses parents et son frère l'entendent murmurer des propos inintelligibles « jus, jus » en visionnant « la Petite Sirène ». Sa mère comprend que c'est la contraction d'une réplique du film. «  Juste ta voix, c'est ça que tu veux dire ? » lui demande-t-elle et, pour la première fois depuis un an, son fils la regarde dans les yeux et répète le borborygme. Comme la sirène, l'enfant avait seulement perdu sa voix. « Nous nous sommes retrouvés debout, tous les quatre à sauter sur le lit ! » raconte Ron Suskind. Alors, « au lieu de forcer notre fils à entrer dans notre monde, nous avons compris que nous devions entrer dans le sien ».

Les Suskind ont plongé la tête la première dans les dessins animés, en se mettant par exemple dans la peau des personnages des films, pour communiquer avec Owen et le sortir de sa coquille autistique. Ils ont découvert qu'il avait appris à lire tout seul en déchiffrant les crédits des films et qu'il pouvait dessiner tous les personnages de Disney comme un professionnel. « Son affinité spécifique lui a permis de comprendre le monde », s'émerveille encore Ron.

« Les gens voient les autistes comme des individus qui n'aiment pas la compagnie des autres. C'est faux, assène Owen avec assurance. Seulement, nous ne savons pas comment établir un lien avec les autres. » Lui a trouvé une issue grâce aux petits personnages animés. « Ce qui fait ce que je suis aujourd'hui c'est la façon dont je me sers des films comme d'un miroir », analyse-t-il. Adulte épanoui après vingt années d'efforts, il vit en semi-autonomie dans une communauté, peint et travaille dans un magasin de jouets. Il a même trouvé l'amour auprès d'Emily, une grande fan de Dumbo. Et là encore, « Disney nous a donné les moyens d'exprimer nos sentiments l'un pour l'autre ».

20 mars 2015

Lady Gaga soutient les personnes atteintes d'autisme grâce à un plongeon glacial

Jeudi 19 mars 2015 12:00

 

Lady Gaga soutient les personnes atteintes d'autisme grâce à un plongeon glacial
Dimanche 1er mars 2015, l'exubérante chanteuse Lady Gaga a participé à un évènement caritatif en soutien aux personnes atteintes d'autisme. À cette occasion, elle n'a pas hésité à plonger dans l'eau glacée du Lac Michigan, à Chicago, aux côtés de 4 500 autres participants.

 

Baptisé Polar Plunge (autrement dit « plongeon polaire »), cet évènement a lieu chaque année depuis 140 ans et vise, depuis 1999, à récolter des fonds pour l'association organisatrice, Special Olympics, et financer les Jeux olympiques spéciaux, qui réunissent plus d'un million de sportifs atteints par le trouble autistique, venant du monde entier.

L'eau du lac Michigan était réellement glacée puisque les cheveux de Lady Gaga ont gelé en seulement quelques minutes après son rapide bain. Mais ce mauvais moment à passer n'était pas vain : la présence de la chanteuse et de son compagnon Taylor Kinney, mais aussi de l'acteur Vince Vaughn, a rapporté 1,1 million de dollars, soit plus de 980 000 euros.

Lady Gaga a posté plusieurs photos de son expérience et l'a commentée à plusieurs reprises sur Instagram : « on se sent tellement bien après avoir fait un geste pour une bonne cause comme Special Olympics. C’est bien de donner de l’argent, mais aussi bien d’avoir un élan d’amour envers ceux qui le méritent », a-t-elle déclaré.

19 mars 2015

VAL D'ISERE : Philippe POUCHKINE, le moniteur qui s'adapte au handicap

article publié dans Le Dauphiné

Le professeur est ravi des progrès réalisés par Raphaël, son élève. Le professeur est ravi des progrès réalisés par Raphaël, son élève.

Philippe Pouchkine, enfant du pays de Val-d’Isère, prodigue depuis plus de 20 ans des cours de ski. Pas n’importe lesquels. Il encadre des skieurs ayant un handicap, physique ou mental. Pour Philippe, plus qu’un métier, c’est une raison d’être, une passion inscrite dans ses gênes. « J’ai toujours voulu rendre ce service, je ne sais pas pourquoi, c’est comme ça », commence-t-il. Lorsque nous l’avons rencontré, il encadrait Raphaël, un jeune autiste de 10 ans. « Ça fait trois ans que je suis Raphaël. Au début, il ne savait pas du tout skier. J’étais obligé de skier avec des sangles pour le retenir dans la pente. Aujourd’hui on descend la piste Mangard sans problème. Il m’emmène parfois sur les bords de pistes. C’est incroyable les progrès qu’il a faits. »

Un véritable confort pour les parents

Pour les parents, c’est un véritable confort de savoir qu’en venant aux sports d’hiver, il existe des solutions pour leur enfant ayant un handicap. Gilles, le papa, se réjouit de ces cours. « Ça fait plaisir, il a énormément progressé. Au départ, c’était un peu compliqué, maintenant il suit Philippe presque partout. Je pensais que ça allait être beaucoup plus long. C’est très bien qu’il y ait ça à Val-d’Isère. » On trouve de nombreuses écoles, en station, qui proposent des cours adaptés, notamment en ski assis pour les personnes à mobilité réduite.

Philippe, moniteur à l’ESF, enseigne un ski dynamique à des élèves ayant un handicap. Son engagement va plus loin. Possédant une maison d’été dans la Creuse, il souhaite créer un centre d’accueil pour personnes handicapées en vue de leur offrir la possibilité d’exercer un métier.

Par Benoit LAUNAY | Publié le 18/03/2015 à 06:02

19 mars 2015

Saint-Quentin : Même avec un enfant autiste, on peut vivre comme tout le monde déclare Sandrine DIDIER

article publié sur Aisne nouvelle

Publié le

Par Propos recueillis par Nasséra LOUNASSI

Chaque samedi après-midi, Sandrine Didier propose aux enfants autistes et à leurs parents des ateliers artistiques ainsi que des temps de parole, destinés à rompre l’isolement.

aisne nouvelle

On la connaissait comme présidente de Sandycapdanse, comme conseillère municipale de la majorité déléguée au Handicap. Depuis un an, Sandrine Didier, 44 ans, s’occupe également d’une autre association, encore méconnue dans la cité des Pastels : Hop’autisme 02. Celle-ci offre chaque week-end un moment privilégié aux familles touchées par l’autisme.

Comment est née l’idée de Hop’autisme 02 ?

De nouvelles mamans sont arrivées avec des enfants autistes au sein de Sandycapdanse (association qui promeut la danse dans le milieu du handicap, ndlr). J’ai vu leur désarroi, à quel point elles se sentaient isolées. Avec elles, j’ai décidé de lancer cette nouvelle association. Hop’autisme 02 est là pour répondre aux besoins des parents et permet d’avoir un moment pour parler, échanger. Mais n’a pas de vocation médicale où il existe des choses.

Vous évoquiez le désarroi des familles face à la pathologie… Comment se traduit-il ?

C’est une maladie qui désociabilise. Les parents d’enfants autistes coupent peu à peu les ponts avec leurs amis, leurs proches parce qu’ils se sentent gênés, jugés, incompris. Et de ce fait, ils se retrouvent isolés. Ceux que je rencontre me disent qu’ils ont honte de la maladie de leur enfant, ils ont l’impression qu’autour d’eux on ne l’accepte pas.

Les séances du samedi comprennent un temps de parole. Que dites-vous aux participants ?

Il faut tout d’abord les rassurer. J’aimerais leur prouver que lorsqu’on est dans cette situation, on peut vivre comme tout le monde. Il y a un temps de parole avec les parents, mais également avec la fratrie. Il ne faut pas oublier qu’il y a une grosse souffrance chez les frères et sœurs qui peuvent se sentir délaissés, moins aimés car toute l’attention de leurs parents est focalisée sur l’enfant malade.

D’autres activités tournées vers l’art sont également proposées au cours de l’après-midi…

Oui, on fait des activités durant une heure. Ça peut être de la danse, du chant ou de la musique. J’envisage même de lancer le théâtre par la suite. On travaille en binôme : parent/enfant. Ce qui permet de développer une autre relation entre eux, et aide les adultes à reprendre confiance en eux.

Avez-vous suivi une formation particulière pour travailler avec ce public ?

J’ai suivi une formation handidanse pour enseigner la danse aux personnes handicapées ainsi que d’autres sur l’autisme. Depuis 12 ans j’accueille des enfants autistes à mes cours à Sandycapdanse. Je connais bien ce public.

Combien d’enfants accueillez-vous chaque samedi ?

Six enfants, âgés de 4 à 10 ans. Leurs troubles sont différents. Il y en a pour lesquels ça va se ressentir au niveau du langage, d’autres qui vont se cacher sous la table et qu’on aura du mal à approcher… Il m’arrive de réussir à leur faire faire quelque chose au cours d’une séance et la fois d’après, ils ne veulent plus. Mais grâce à ces ateliers, les enfants quittent tout doucement leur bulle, l’art apporte beaucoup de choses quel que soit le handicap. Et surtout, je travaille avec eux de la même manière qu’avec des valides. Je ne veux surtout pas qu’on mette de barrières.

Hop’autisme 02 se réunit chaque samedi de

14 à 17 heures, à la salle du centre associatif à Oestres.

 

17 mars 2015

Lille : Les personnes autistes peuvent suivre des cours de piano spécifiques

article publié dans 20 Minutes

Arthur Piquemal et sa professeure de piano Anne Kablé-Lalande, lors d'u premier cours de piano pour personnes autistes, à Lille.

Arthur Piquemal et sa professeure de piano Anne Kablé-Lalande, lors d'u premier cours de piano pour personnes autistes, à Lille. - G. Durand / 20 minutes

Gilles Durand

Publié le 15.03.2015 à 15:55 Mis à jour le 15.03.2015 à 16:48

«J'adore la musique». Arthur Piquemal a des difficultés à lire une partition, mais il sait reconnaître les notes. Cet adolescent de 14 ans est le premier élève à intégrer la classe de piano pour personnes autistes qui s'est ouverte, samedi, à l'école de musique de Lille Centre*. L'enseignante, Anne Kablé-Lalande, est spécialisée dans la méthode Dolce, conçue pour les personnes avec autisme ou souffrant de troubles psychiques.

Peu à l'aise avec leurs mains

«Cette méthode douce permet de contourner les difficultés que peuvent rencontrer les enfants autistes. Ils sont parfois peu à l'aise avec leurs mains et leurs bras. Nous effectuons un travail corporel spécifique», explique Anne Kablé-Lalande, au sein de l'association Apte-Autisme. Pour preuve, lorsqu'Arthur -qu'elle a comme élève depuis quatre mois- interprète La Symphonie du nouveau monde d'Anton Dvorak, il lui arrive d'utiliser uniquement le pouce pour frapper une touche.

Une classe de pianos pour personnes autistes vient d'ouvrir à Lille. - G. DURAND / 20 Minutes

 

Stimulé tout le temps

«Un enfant autiste doit être stimulé tout le temps pour faire quelque chose. Apprendre le piano met en jeu la concentration, le toucher, la mémoire, la motricité ou encore l'échange: autant de choses très utiles pour ces enfants», précise Anne Kablé-Lalande. Et de la mémoire, Arthur en a. «Il fait de rapides progrès dans le jeu des morceaux», note sa prof.

«Nous ne sommes pas du tout mélomanes»

«Regarde où tu mets ta main», lui conseille-t-elle. L'ado s'applique. «Généralement, les personnes autistes adorent la musique», assure l'enseignante musicale. Ce que confirment les parents d'Arthur. «Il a une bonne oreille musicale, alors que nous ne sommes pas du tout mélomanes», souligne sa mère, Elodie Piquemal. Prochaine étape pour lui: assister à un spectacle à l'Opéra de Lille.

* 120 € par mois pour un cours hebdomadaire de 30 minutes.

15 mars 2015

Ciné-ma différence au Kosmos hier avec les nouveaux héros !

Super séance hier à Fontenay-sous-Bois !!!! avec Envol Loisirs

Petits et grands ont apprécié un film tout en rythme ... Elise y a retrouvé de nombreuses connaissances et s'était choisit une famille d'accueil.

Merci à Marie-Françoise Lipp et son équipe de bénévoles "La norme c'était bien nous ..."

Prochaine séance samedi 28 mars 15h00 avec 108 ROIS-DEMONS (ouverture des portes 14h30)

les-nouveaux-heros-decouvrez-les

13 mars 2015

Osons la différence ! ... Avec Queen - We are the champions !!!!

10 mars 2015

Rappel -> Ciné-ma différence à Fontenay-sous-bois samedi 14 mars à 15h00

7 mars 2015

VIDEO. L'étonnant don de Tom, 9 ans, autiste et pianiste

article publié dans Le Parisien

L'enfant « a appris en deux mois » ce que les autres ont assimilé en un an, constate son enseignante au conservatoire.

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Corbeil. Doté d’une oreille absolue, Tom réalise des progrès fulgurants au conservatoire, encadré par son enseignante, Véronique Durville. (LP/M.O.)

Dans la salle de cours du conservatoire de Corbeil, sous l'œil exigeant de sa professeure, Tom pose délicatement les mains sur les touches. Parfois hésitant, il se concentre pour rester souple et respecter le rythme. Bref, « jouer avec noblesse », aime-t-il à répéter. Mais lorsque Véronique Durville s'absente dix minutes, le garçon de 9 ans se laisse emporter par la mélodie, croisant avec habilité les mains, sautant sur un clavier dévalé en quelques secondes. Ce mercredi-là, il n'est plus l'élève studieux de tout à l'heure. Le voilà dans une salle de concert. « Je ne l'ai jamais vu aussi bien jouer », confie sa mère. « Il a appris en deux mois ce que les autres ont appris en un an », commente avec fierté son enseignante, qui vient de rentrer discrètement. Des talents de pianiste innés chez cet enfant autiste, révélés par Véronique Durville mais décelés dès son plus jeune âge par ses parents.


Tom, enfant autiste et surdoué du piano par leparisien

5 mars 2015

14 mars 15h00 : cinéma LE KOSMOS ciné-ma-différence à Fontenay Sous Bois -> Les nouveaux HEROS

Un petit génie de la robotique nommé Hiro Hamada découvre qu’un complot criminel menace de détruire la ville de San Fransokyo. Avec l’aide de son plus proche ami, Baymax le robot infirmier, et de ses compagnons qu’il va transformer en une bande de superhéros high-tech, Hiro va tout faire pour sauver la ville et sa population de l’infâme Yokai…

2 mars 2015

Eurovision 2015 : PKN, le groupe de trisomiques punk qui représentera la Finlande

article publié dans 20 Minutes

arPertti Kurikan Nimipaivat ou PKN représentera la Finlande à l'Eurovision

Pertti Kurikan Nimipaivat ou PKN représentera la Finlande à l'Eurovision - Markku Ulander/AP/SIPA

T.L.G.Publié le 01.03.2015 à 19:14 Mis à jour le 01.03.2015 à 21:15

Ils sont déjà les favoris du concours de la chanson de l’Eurovision 2015. Le groupe punk PKN (Pertti Kurikan Nimipaivat) a été sélectionné pour représenter la Finlande samedi. Sa particularité? Les quatre membres du groupe souffrent d'autisme et de trisomie 21. Pertti Kurikka, Kari Aalto, Sami Helle et Toni Välitalo se sont rencontrés lors d'un atelier pour personnes souffrant de déficience intellectuelle en 2009. Le groupe a été le sujet d'un documentaire en 2012, intitulé «The punk syndrome».

«Toute personne infirme doit être courageux», a lancé Kari Aalto après la victoire.«Il ou elle devraient pouvoir dire ce qu'ils veulent faire, et ce qu'ils ne veulent pas faire». PKN sait ce qu'il veut: conserver l'esprit punk du groupe.

«Notre style, c’est le punk rock. Nous n’en changerons pour personne car c’est comme ça qu’on est», a déclaré le bassiste du groupe Sami Helle au journal britannique The Guardian. «Nous nous rebellons contre la société mais pas de manière politique. Beaucoup de gens viennent à nos concerts, nous avons beaucoup de fans. Mais nous ne voulons pas que les gens votent pour nous par ce qu’ils sont désolés pour nous. Nous ne sommes pas si différents des autres, juste des gars normaux avec un handicap mental».

PKN interprétera sa chanson «Aina mun pitaa» (Chaque fois que je le dois) en finnois à Vienne en mai prochain. C'est la première fois qu'un groupe punk est sélectionné pour la finale de l’Eurovision.

25 février 2015

Des chevaux pous s'ouvrir au monde - Virginie GUILLON, équithérapeute

Publié le

article publié par La Voix du Nord

| VIRGINIE GUILLON, ÉQUITHÉRAPEUTE |

À Preux-au-Bois, Virginie Guillon, maman attentive et sensible, aide des enfants autistes à communiquer grâce au poney.

équithérapie

 

Pourquoi avoir choisi l’Avesnois ?

Nous sommes originaires de Trith-Saint-Léger mais nous souhaitions trouver une maison dans l’Avesnois. Le travail de mon mari (éducateur spécialisé près du Quesnoy) nous en a approchés. Et puis, nous avons trouvé cette ferme à Preux-au-Bois, avec ses écuries et la forêt de Mormal juste à côté.

Qu’est ce que l’équithérapie ?

C’est un soin médiatisé par le cheval dispensé à des enfants, des adultes ou des ados manifestant ou traversant des difficultés psychologiques, sociales, comportementales et/ou physiques. L’équithérapeute n’est pas un moniteur d’équitation sensibilisé au handicap. C’est un professionnel du soin avec un solide bagage en équitation.

Quelles menaces pèsent sur votre emploi ?

Voici trois ans que nous avons créé Equi Libre. Je suis régulièrement douze enfants en prise en charge individuelle. Je reçois aussi un foyer d’accueil médicalisé. Mais ce n’est pas suffisant pour me verser un salaire. Trop peu d’institutions travaillent avec nous. Si cela continue, je devrai chercher un travail à l’extérieur et ne pourrai recevoir les enfants que le week-end ou les vacances. Je suis concurrencée par des centres équestres qui prennent des institutions à des tarifs que je ne peux concurrencer. Ce n’est pas de l’équithérapie : les personnes qui le proposent ne sont pas formées.

Quelles sont vos plus belles réussites ?

Leur sourire quand ils arrivent, leur apaisement au contact du poney, le développement du langage, leur entrée en communication avec nous… Quelque chose se passe entre eux et le cheval de l’ordre de l’indescriptible. Je dirais un pouvoir médiumnique ! C’est ce qui permet aux petits cavaliers de se sentir compris et de trouver au travers du cheval un outil de communication plus efficace que la parole. Je citerai ce petit garçon autiste qui, arrivant dans la voiture de ses parents, a prononcé le nom de son poney de façon claire et compréhensible. Pour la première fois de sa vie, il s’exprimait autrement que dans son jargon personnel.

Propos recueillis par CÉCILE LEGRAND-STEELAND

Photo HANNELORE B.

22 février 2015

Vidéo -> Etats-Unis : Aucun invité ne vient à l'anniversaire d'un enfant autiste, la ville se mobilise

SOLIDARITÉ L'histoire de l'enfant a ému toute sa ville...

Glenn Buratti, au volant d'un camion de pompierGlenn Buratti, au volant d'un camion de pompier - capture d'écran Instagram

T.L.G.

Créé le 21.02.2015 à 15:42 Mis à jour le 21.02.2015 à 16:02

Glenn se faisait une joie de célébrer son 6e anniversaire avec ses camarades de classe. La mère de ce garçon autiste avait pris soin d’envoyer l’invitation à plusieurs parents d’élèves de la ville de Saint-Cloud, aux Etats-Unis, rapporte le Huffington Post.

«A peine réveillé, il voulait déjà savoir quand ses amis arriveraient. Mais aucun parent n’avait répondu à mon invitation. Pourtant, je gardais espoir que certains se manifestent», indique sa mère, Ashlee Buratti au journal local New-Gazette. Finalement, aucun enfant ne vient à la fête d'anniversaire.

"Ajoutée le 19 févr. 2015

Invitations were sent out to his classmates, but on the day of 6-year-old Glenn Buratti’s birthday party, no one showed up. “To see the look on his face killed me inside,” the boy’s mother Ashlee Buratti told WKMG-TV. The heartbroken St. Cloud, Florida, mother took to Facebook to vent and her post quickly garnered the community’s attention and ended with a surprise the autistic boy with epilepsy probably never would have imagined.“I know this might be something silly to rant about, but my heart is breaking for my son. We invited his whole class (16 kids) over for his 6th birthday party today. Not one kid came,” Buratti wrote on Facebook, according to the Osceola News-Gazette.

It wasn’t long after her post went up that strangers in her area began asking if they could come celebrate with Glenn. Among the offers to help make the boy’s day special was a treat from the Osceola County Sheriff’s Office.

According to the News-Gazette, the sheriff’s office sent out its helicopter for a fly over.“They circled the house, flew low and waved,” Buratti told the newspaper. “You don’t know how much this meant to us today,” Buratti wrote later on Facebook, according to the News-Gazette."

 

«C’est probablement la plus grande peine que vous pouvez ressentir: voir qu’on laisse tomber votre enfant» raconte la mère. Effondrée, elle explique la triste situation de son fils sur un groupe Facebook local. Très vite, les internautes se prennent d’affection pour Glenn, qui souffre d’épilepsie et d’une légère forme d’autisme.

Hélicoptère et camion de pompiers

Quelques minutes plus tard à peine, plusieurs parents indiquent leur intention de passer avec leurs enfants dans la soirée. Des voisins qui ne connaissaient pas la famille déposent même des cadeaux devant la maison.

La nouvelle trouve également écho au bureau du shérif local. Une heure plus tard, un hélicoptère de la police tournait autour de la maison pour souhaiter un bon anniversaire à Glenn. Quelques jours plus tard, c’est les pompiers de la ville qui lui font une surprise en apportant l’un de leur camion devant la résidence. «Son visage était tout illuminé. Depuis, il sourit tout le temps», a expliqué Ashlee Buratti. «Les enfants autistes sont des enfants comme les autres. L’important est de les aimer».

20 février 2015

Talange : un enfant autiste privé de centre aéré

Hier à 20:15 par Charline POULLAIN
 
« Ils n’accepteront plus notre enfant au périscolaire et au centre aéré tant qu’il ne sera pas accompagné par une AVS, Mais pour l’instant, il n’y a pas de solution », résume la famille d’Esteban. Photo Marc WIRTZ.

Le petit Esteban, 5 ans, n’est plus accepté au centre aéré ni au périscolaire de Talange. Car il présente des troubles autistiques que la structure estime trop difficiles à gérer. Un cas loin d’être isolé en Moselle.

Esteban, 5 ans, souffre de troubles autistiques. Pour qu’il puisse aller à l’école, une auxiliaire de vie scolaire le suit sur les bancs de la moyenne section, à la maternelle Irène-Curie de Talange. Mais pas au-delà. Pas à la cantine, pas le soir en accueil périscolaire, ni au centre aéré pendant les vacances. Or ses parents travaillent tous deux.
« Avant les vacances, on nous a refusé la cantine et là, il n’est plus admis au centre aéré, explique son père, Anthony Jeitz. Ça fait longtemps qu’ils nous font comprendre qu’ils n’allaient pas le garder, au moins un an et demi ». Son épouse envisage même de quitter son emploi.


Le centre socioculturel de Talange (qui a la délégation de l’accueil périscolaire dans la commune), n’en fait pas mystère : « C’est une situation compliquée. Il s’agit d’un enfant que l’on accueille depuis un certain nombre d’années, mais il est de plus en plus ingérable. Il devient violent envers les autres enfants et les animatrices », explique le directeur, Bernard Vienne.
« Ce n’est pas ingérable », estime pour sa part le père d’Esteban. Reconnaissant que son fils « se braque, s’énerve ». Et d’ajouter : « Le pire, c’est qu’il comprend tout, il se sent rejeté ».


« Au niveau de la réglementation et aussi du budget, on ne peut pas continuer, assure le directeur du centre socioculturel. Il faut un animateur pour dix enfants. Or Esteban nécessite une personne rien que pour lui . C’est d’un accompagnement individuel dont il a besoin. »
Le conseil d’administration du centre socioculturel talangeois a donc décidé de ne plus accueillir l’enfant tant qu’il ne sera pas accompagné. « Ce n’est pas de gaîté de cœur, ça nous a perturbés. Mais c’est mieux pour sa sécurité et celle des autres enfants. »
Le CA a été plus loin, excluant du même coup le petit frère d’Esteban, mais cette fois pour défaut de paiement de la part de la famille.


Un problème bien plus large


« Nous sommes face à une difficulté que rencontrent de nombreux parents en Moselle », assure Sandrine Pellenz, de la Ligue de l’enseignement, à laquelle est affilé l’accueil de loisirs de Talange (dont le petit nom est CLTEP, Centre laïque talangeois d’éducation permanente).


Les limites du transfert du périscolaire aux communes émergent. Car l’enfant n’est plus pris dans sa globalité. Les tutelles diffèrent : Éducation nationale pour l’école et ministère de la Jeunesse et des Sports dans le cas talangeois. Ce qui ne facilite pas la mise à disposition de l’AVS d’une institution à l’autre. Le problème est simple : qui paie ? Il est aussi profondément humain. Les familles concernées sont démunies. Et les animateurs tout autant. « C’est comme pour les enseignants, ils ne sont pas formés à accueillir ces enfants porteurs de handicap », explique Sandrine Pellenz. « Il faut réfléchir à une prise en charge globale, cela renvoie au projet éducatif territorial », poursuit-elle. En Moselle, les différents acteurs pourraient se retrouver prochainement autour d’une table.


In fine, les familles ont la loi pour eux. Il est question de discrimination : impossible de refuser l’accès à un centre de loisirs pour cause de handicap. Mais il revient aux parents de signaler à la Maison départementale des personnes handicapées que leur enfant va à l’école et au périscolaire. La MDPH précisant au passage que c’est aux communes de prendre en charge cet accueil et de payer leur personnel en conséquence.
Le maire de Talange doit recevoir la famille Jeitz dès vendredi matin.

Charline POULLAIN

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