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"Au bonheur d'Elise"
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13 juin 2012

Documentaire canadien diffusé sur ARTE le 14 juin 2012

L'énigme de l'autisme : la piste bactérienne

Le 14 juin à 22h20

UN ESPOIR POUR LES AUTISTES ?


Les enfants atteints d’autisme s’enferment dans leur solitude. Les origines de cette maladie encore incurable sont mal connues. Selon un chercheur canadien, l’origine du mal se trouverait dans la flore intestinale. Un espoir pour les malades ?



Un enfant vient au monde. Tout semble normal. Mais, au fil du temps, des signes apparaissent : il évite le regard, sourit à peine, ses mouvements sont stéréotypés. L’apprentissage du langage est laborieux. C’est comme s’il se recroquevillait dans son monde à lui. Souvent, le diagnostic ne tombe que des années après : autisme. Les parents sont choqués, désemparés. Les causes de ce trouble du développement de l’enfant sont encore assez floues. Les chercheurs tâtonnent. On sait seulement que les enfants atteints de cette pathologie ont un patrimoine génétique qui présente d’infimes mais nombreuses modifications qui se répercutent sur le développement de leur cerveau. Une maladie pour laquelle il n’existe encore aucun traitement. La thérapie comportementale et les programmes d’assistance permettent seulement d’atténuer les symptômes.

Face à ce constat déprimant, un Canadien, Derrick MacFabe, chercheur à l’Université de Western Ontario, échafaude une hypothèse audacieuse : ce sont les bactéries intestinales et leurs produits métaboliques qui, selon lui, favoriseraient l’autisme. Ces toxines se formeraient notamment lors de la digestion du blé et des produits laitiers. Si cela se vérifie, cela voudrait dire que l’environnement est un facteur de développement de la maladie, et non pas seulement, comme on le suppose jusqu’ici, le patrimoine génétique. D’un seul coup, le traitement de cette maladie serait à portée de main : il suffirait de combattre les bactéries incriminées (notamment les clostridiums) et leurs produits métaboliques (des acides gras comme l’acide propionique), suspectés de perturber les processus neuronaux, et d’agir sur l’alimentation.



L’autisme serait d’origine intestinale ?
MacFabe cite plusieurs indices à l’appui de sa thèse : tout d’abord, il constate que les cas d’autisme chez les enfants d’immigrés somaliens au Canada sont plus nombreux que chez les enfants restés en Somalie, sans doute parce qu’ils sont exposés à une nourriture et à des bactéries occidentales. Ensuite, beaucoup d’enfants autistes souffrent de problèmes intestinaux. Troisièmement, les rats dans le cerveau desquels on a injecté de l’acide propionique développent un comportement qui rappelle celui des autistes. Et quatrièmement, on diagnostique plus souvent l’autisme aujourd’hui ; or, on prescrit maintenant aux jeunes enfants de plus en plus d’antibiotiques dont on sait qu’ils perturbent la flore intestinale ; parallèlement, la consommation de blé et de produits laitiers est en augmentation. Le microbiologiste et médecin américain Sydney Finegold a trouvé un autre indice confortant cette thèse : à des enfants autistes qui avaient absorbé des antibiotiques à large spectre pour le traitement d’autres infections, il a donné un antibiotique contre les clostridies. Résultat : sur les dix enfants ainsi traités, huit ont vu leurs symptômes autistiques temporairement atténués.

Les critiques aux aguets
Les spécialistes de l’autisme restent sceptiques face aux thèses de MacFabe : « Tout cela est encore très hypothétique », relativise Inge Kamp-Becker, directrice de l’association pour les affections autistiques du CHU de Marbourg (Allemagne). « Les résultats n’apportent pas la preuve que les bactéries influencent le développement neuronal. » Même circonspection chez Christine Freitag, directrice du CHU de Francfort spécialisé dans la psychiatrie des enfants et des adolescents : « On ne peut tirer aussi facilement des conclusions à partir d’expérimentations sur des rats. » Sa collègue Kamp-Becker est d’avis que la multiplication des cas d’autisme est surtout due aux progrès du diagnostic. Même conclusion pour les chercheurs de l’Université MacGill au Canada, qui ont confronté les résultats de 57 études menées sur l’autisme dans 17 pays.

C’est dans la nature des choses : face à des pathologies lourdes et encore mal connues comme l’autisme, les hypothèses, même dénuées de tout fondement, font florès : dans les années 1950, les chercheurs pensaient que la maladie venait de la froideur émotionnelle des parents ! Ensuite, on suspecta le mercure et d’autres métaux lourds, les solvants, les gaz d’échappement de moteurs diesel ou encore les pesticides. Pire, un médecin britannique, Andrew Wakefield, ayant mené une seule et unique étude sur douze enfants, impliqua en 1998 le vaccin combiné contre la rougeole, la rubéole et les oreillons. Résultat : les enfants ne furent plus vaccinés, et certains ont succombé à ces maladies que l’on croyait avoir sous contrôle. On sait aujourd’hui que le travail de Wakefield était erroné, et son étude ne fait plus référence.

On serait malavisé de donner quelque espoir infondé aux parents, prévient Inge Kamp-Becker : « ils se raccrochent à n’importe quoi, et dépensent des sommes énormes pour des thérapies inefficaces ». La piste bactérienne de Derrick MacFabe est encore loin de la réalité scientifique. Pour la vérifier, Christine Freitag, médecin, propose de tester l’impact de l’alimentation sur des groupes à risque – et celui de certaines substances sur les personnes atteintes, ce que compte faire Derrick MacFabe. Les résultats permettront peut-être de mieux étayer cette thèse porteuse d’espoir.

Stefanie Schramm
ARTE Magazin
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10 juin 2012

article publié sur le blog d'anae-revue

Autisme : Pourquoi tant de retard ?

Psychoses infantiles, dysharmonies psychotiques, troubles de la personnalité...


Le Dr Geneviève Macé sur le site d’Autisme France

Le diagnostic de psychose infantile n'existe qu'en France.

La classification internationale des maladies de l’OMS (organisation mondiale de la santé) ne retient le diagnostic de psychose que pour les adultes.

En effet, le diagnostic de psychose implique 3 conditions :

§             la survenue de troubles mentaux sur un sujet dont le psychisme est préalablement normal,

§             un retrait par rapport au réel avec souvent délires et ou hallucinations

§             et, finalement une amélioration de ces troubles (en particulier les délires) par l'utilisation de médicaments que l'on appelle neuroleptiques ou antipsychotiques.

Le modèle de ces psychoses est la schizophrénie qui survient après la puberté sauf exceptions rarissimes, mais jamais avant huit ans, ce qui laisse le temps à la personne atteinte d'acquérir un langage et un développement social normal. Les autres psychoses (psychoses maniaco-dépressives, délires, etc.) interviennent toujours plus tardivement.

Ce qui, en France, est appelé psychose infantile (autistique ou non autistique) est appelé par la communauté internationale " Troubles envahissants du développement ".

Ils sont appelés ainsi pour les raisons suivantes :

§             il y a, pendant la période de développement, des difficultés à construire une représentation du monde et non pas un retrait par rapport au monde

§             il n'y a pas de délire et d'interprétation. Au contraire l'imagination est pauvre

§             les neuroleptiques, qui ont permis à tant d'adolescents ou d'adultes psychotiques de sortir de leurs délires n'ont pas d'action sur la symptomatologie de l'autisme et des troubles envahissants du développement.

Dans ces troubles envahissants du développement on distingue l'autisme typique et les autismes atypiques. Ils ont en commun la même triade symptomatique :

§             trouble de la communication (et pas seulement du langage),

§             troubles de la compréhension et de la gestion de la relation sociale

§             et intérêt étroit et répétitif avec déficit de l'imagination.

Bien sûr, comme dans toutes les maladies, il existe des formes typiques et d'autres légères ou encore d'autres compliquées. Le fait que certaines personnes atteintes de poliomyélite soient sous respirateur alors que d'autres ne présentent qu'une simple boiterie ne retire rien à la légitimité du diagnostic de polio qui leur est commun.

Quelques psychiatres français, qui deviennent minoritaires, s'entêtent à ne pas adopter la classification internationale et sa terminologie, et continue à appeler les troubles envahissants du développement, psychose.

Ceci est grave pour quatre raisons   :

§             Premièrement : ils augmentent l'angoisse des parents qui, pour le même enfant ont souvent reçu, lors de leur pèlerinage diagnostique, toutes sortes de diagnostics différents, psychose dysharmonique, autisme, traits autistiques, dysharmonies évolutives etc.. La plupart des enfants autistes, en particulier ceux qui sont considérés comme " de haut niveau " ou atteints du syndrome d'Asperger ont reçu, en France, un premier diagnostic de psychose.

§             Deuxièmement cette distinction est un obstacle à la recherche scientifique. Au niveau scientifique, les études internationales ont montré une liaison très significative entre les troubles envahissants du développement et un marqueur génétique. Ces résultats ont été obtenus en étudiant des familles présentant deux enfants atteints de troubles du développement, soit autisme typique soit autisme atypique. Le même marqueur génétique a été retrouvé aussi avec une fréquence anormalement élevée aussi bien chez ceux que les Français appellent autistes de ceux qu'ils sont les seuls à appeler psychotiques. On comprend pourquoi la contribution de la France dans cette recherche est restée aussi faible. Pourtant ces recherches sont la source d'immenses espoirs car la génétique nous permettra de mieux comprendre le mécanisme de ces atteintes et peut-être de trouver des traitements spécifiques dans l'avenir. Cela peut aussi constituer un outil intéressant de prévention.

Il est grave que la psychiatrie française ne participe pas (à quelques exceptions notables près) à cette recherche qui représente un grand espoir pour le futur. (On ne peut participer à une recherche et donc l'aider à évoluer que si on donne la même définition aux même entités diagnostiques).

§             Troisièmement cela constitue un obstacle aux prises en charge adaptées. Les prises en charge de personnes atteintes d'autisme et de troubles envahissants du développement sont bénéficiaires de la loi de 75 qui leur reconnaît le droit à une prise en charge éducative, pédagogique, sociale, rééducative et thérapeutique. Le diagnostic de psychose, considéré comme une maladie et non comme un handicap, exclut le plus souvent ces enfants d'une prise en charge pédagogique et éducative. Le diagnostic de psychose infantile conduit dans beaucoup trop d'endroits la commission d'éducation spéciale (CDES) à se récuser en conseillant une prise en charge à l'hôpital au lieu de mettre en œuvre, pour ces enfants victimes d'une déficience handicapante, un programme individualisé d'éducation – seul projet susceptible, à l’heure actuelle, de leur donner une meilleure chance d’intégration, de compenser leurs difficultés de communication et de socialisation, d'éviter leurs comportements violents, et entraîne leurs parents dans des années d'inutiles remises en cause et de culpabilisation.

§             Quatrièmement, la volonté affichée de séparer les psychoses infantiles de l'autisme ressemble malheureusement à la dernière tentative de la pédopsychiatrie psychanalytique, dont les pratiques sont très largement remises en cause en France après avoir été abandonnées partout ailleurs dans le monde. Cela afin de conserver un pré carré d'action avec la même irresponsabilité quant aux conséquences à l'âge adulte pour ces enfants, que celle qu’elle a montrée au cours des vingt dernières années dans le domaine de l'autisme " pur " dit de Kanner.

Finalement, cette différenciation, qui rappelons-le n'est articulée que sur une classification française fortement sujette à caution,

§             sépare les familles,

§             fait croire à certaines que leurs intérêts et besoins de prise en charge sont différents de ceux d’un autre groupe,

§             affaiblissant par là même les mouvements associatifs dans leurs actions pour l'obtention des réformes nécessaires de la part des pouvoirs publics.

Que l'on se comprenne bien, Il ne s'agit aucunement de vouloir s'attribuer tel ou tel syndrome, mais tout simplement de privilégier l'avenir des enfants. On peut s’interroger sur les raisons de cette " rigidité " spécifiquement française. Il semble qu’elle provienne, en grande partie de la séparation entre la pédopsychiatrie et la psychiatrie adulte, qui fait que la plupart des pédopsychiatres n'ont pas de connaissances du futur de leurs patients.

Ce qui est particulièrement atterrant, dans les systématiques démonstrations de la pédopsychiatrie psychanalytique, c'est qu'elle fait systématiquement référence à " une amélioration à l'adolescence ", situation observée dans de nombreux cas, même avec une prise en charge légère, mais sans préciser que cette amélioration à l'adolescence n'entraîne jamais de guérison à l'âge adulte.

Nous, nous restons parents de nos enfants quel que soit leur âge. Je voudrais dire - mais c'est terrible - aux parents de " psychotiques " infantile qu'ils deviendront parents d'adultes autistes, et qu'à ce moment-là les pédopsychiatres ne seront plus là pour jouer à l'interprétation de leurs relations.

En conclusion je souhaiterais conseiller à toutes les familles dont les enfants ont reçu un diagnostic de psychose infantile, de contacter l'un des cinq centres de ressources sur l'autisme (Tours, Montpellier, Reims ou Toulouse) afin d'obtenir une confirmation de ce diagnostic.

 

Dr. G. Macé

 

Source et suite… :   http://autisme.france.free.fr/psychose.htm

    www.autisme.france.free.fr

10 juin 2012

article publié sur le site du CRA Nord - Pas de Calais le 30 mai 2012

L’énigme de l’autisme : la piste bactérienne – 14 juin 2012. ARTE

Comment expliquer l’augmentation foudroyante des cas d’autisme diagnostiqués depuis vingt ans ? Et si l’environnement jouait un rôle ?

L’autisme est aujourd’hui la maladie qui se développe le plus rapidement dans le monde industrialisé : l’amélioration des diagnostics ne peut expliquer à elle seule que les cas recensés aient augmenté de 600 % en l’espace de vingt ans.
La science, qui l’a d’abord attribuée à des causes psychiques, puis génétiques, demeure perplexe devant cette énigme alarmante.
Aussi certaines recherches, pour l’instant peu ou pas connues du public, explorent-elles désormais une piste radicalement nouvelle : l’environnement, et en particulier l’alimentation, pourraient jouer un rôle décisif.
En effet, 70 % des enfants autistes souffrent aussi de symptômes gastro-intestinaux.
C’est la question du lien entre les microbes intestinaux et les fonctionnalités du cerveau qui se pose aujourd’hui d’une manière inédite. Du continent américain à l’Europe du Nord, ce documentaire part à la rencontre des microbiologistes qui s’efforcent de tester la validité de l’hypothèse « bactérienne », et de deux mères qui se battent pour leur enfant autiste.

A voir :
 Jeudi 14 juin à 22h20 sur Arte

http://www.cra5962.org/2012/05/lenigme-de-lautisme-la-piste-bacterienne-14-juin-2012-arte/#more-4222

19 mai 2012

article publié dans RTFLASH le 30 avril 2012

Autisme : de nouveaux gènes impliqués dans le risque de développer la maladie

Lundi, 30/04/2012 -
Autisme : de nouveaux gènes impliqués dans le risque de développer la maladie

Une équipe de chercheurs de l’hôpital Brigham and Women, du Massachusetts General Hospital, de la Harvard Medical School, et du Broad Institute a étudié les anomalies chromosomiques et leur déséquilibre, en cas de trouble du spectre autistique. Ils ont pu montré que des anomalies dans les échanges génétiques et que 22 nouveaux gènes peuvent contribuer au développement ou augmenter le risque d'autisme ou de troubles du développement neurologique anormal.

Lorsque chromosomes se répliquent, expliquent les chercheurs, il se produit un échange de matériel génétique dans un chromosome ou entre deux ou plusieurs chromosomes, sans perte importante de matériel génétique. Cet échange, connu sous le nom d’anomalie chromosomique équilibrée (balanced chromosomal abnormality- BCA), peut entraîner des réarrangements dans le code génétique.

Ces chercheurs constatent qu'en raison de ces réarrangements, cet échange implique un réservoir de perturbations dans le code capable de conduire à l'autisme et à d'autres troubles du développement neurologique. Par ailleurs, ils ont pu identifier, au cours de leur recherche, 22 nouveaux gènes à l’origine de risque d'autisme ou d’autres troubles neurologiques.

L’étude, menée dans le cadre du Developmental Genome Anatomy Project (DGAP) a utilisé les techniques de séquençage sur BCA pour révéler ces gènes puis montrer que ces gènes, au moment des échanges de matériel génétique, sont liés à l'autisme. Les chercheurs ont découvert que le code génétique peut être perturbé à différents sites (loci) distincts, dans différents groupes de gènes, dont certains déjà soupçonnés d'être impliqués dans un neurodéveloppement anormal.

« Cette étape d’échange ou BCA offre une occasion unique d'identifier un gène et de valider sa responsabilité » commente le Professeur Cynthia Morton, directeur de la cytogénétique à l’hôpital Brigham and Women, et chercheur principal du Developmental Genome Anatomy Project.

Cell

http://www.rtflash.fr/autisme-nouveaux-genes-impliques-dans-risque-developper-maladie/article

17 mai 2012

article publié sur le blog Autisme Information Science le 17 mai 2012

Le régime dans l'autisme : un modèle d'ésotérisme
 
Merci au professeur Jean-Louis Bresson qui nous autorise à diffuser son article sur les régimes dans l'autisme. 
 
Le régime dans l'autisme : un modèle d'ésotérisme 
Jean-Louis Bresson Hôpital Necker, Paris Professeur à l’Hôpital Necker Enfants Malades, Centre d’Investigation clinique mère-enfant, Paris -
Université René Descartes, Paris 
Jean-Michel Lecerf - Institut Pasteur de Lille 
Membres du groupe scientifique sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies (NDA) de l’EFSA 
 
L’autisme de l’enfant reste un défi majeur pour les familles concernées
Les interventions disponibles ne constituent pas un traitement curatif et si des progrès importants sont possibles, la disparition complète des symptômes reste rare. Face aux limites de la prise en charge actuelle et aux frustrations qu’elles peuvent engendrer, de nombreux parents se tournent vers des prises en charge alternatives, dont les régimes d’exclusion, d’autant plus volontiers qu’ils les perçoivent généralement comme dépourvues de danger. L’AFSSA a mené en 2009 une évaluation de l’efficacité et de l’innocuité des régimes sans gluten et sans caséine, de plus en plus souvent proposés aux enfants autistes. 
 
Efficacité et innocuité du régime sans gluten et sans caséine au cours de l’autisme 
  • Efficacité du régime sans gluten et sans caséine.
Il a été possible d’identifier 9 articles, relatifs à 8 études, ayant pour objectifs d’évaluer les effets d’un régime sans gluten et/ou sans caséine chez des enfants autistes. Quatre articles proviennent d’un même groupe. 
Six des 8 études identifiées présentent des défauts méthodologiques tels que leurs résultats ne peuvent être pris en considération. Une septième étude applique une méthodologie qui fait défaut dans les précédentes : groupe contrôle (enfants autistes sans régime) et attribution du traitement par tirage au sort. Cependant, le traitement est conduit à la connaissance et avec la participation des parents et des éducateurs qui sont aussi directement impliqués dans l’évaluation des résultats. 
Une seule étude répond aux critères minimums requis pour aboutir à un essai clinique de qualité : groupe contrôle (enfants autistes sans régime), attribution du traitement par tirage au sort et double insu. Cette étude ne montre aucune influence du régime sur la symptomatologie autistique. 
Les données scientifiques actuelles ne permettent donc pas de conclure à un effet bénéfique du régime sans gluten et sans caséine sur l’évolution de l’autisme.
 
  • Innocuité du régime sans gluten et sans caséine.
 Il n’existe pas de donnée sur la croissance ou l’état nutritionnel des enfants autistes soumis à un régime sans gluten et sans caséine. Il est donc impossible d’affirmer qu’un tel régime soit dépourvu de conséquence néfaste à court, moyen ou long terme. La mise en place d’un régime d’exclusion (par exemple, exclusion du gluten dans la maladie coeliaque) comporte toujours un risque pour l’état nutritionnel et la croissance d’un enfant.
L’exclusion simultanée de deux importants groupes d’aliments (ceux qui contiennent du gluten et ceux qui comportent des protéines du lait de vache) ne peut qu’accroître sensiblement cet aléa, d’autant que ce régime pourrait avoir une influence défavorable sur la consommation alimentaire des enfants autistes. 
Il faut insister sur le fait qu’il n’y a aucune raison d’encourager ce type de régime. Cependant, si un tel régime est mis en place, les conséquences nutritionnelles potentielles imposent une surveillance attentive par des médecins qualifiés. L’apparition de conséquences nutritionnelles indésirables devrait conduire à abandonner un régime dont on ne peut attendre de bénéfice.
 
Arguments indirects avancées à l’appui du régime sans gluten et sans caséine 
  • Régime sans gluten et sans caséine et exorphines d’origine alimentaire. 
Le régime sans gluten et sans caséine a théoriquement pour but d’éliminer de l’alimentation les précurseurs (gluten et caséine) de peptides opioïdes (exorphines), dont la présence en excès au niveau cérébral serait responsable des symptômes de la maladie. En réalité, le régime sans gluten et sans caséine est loin d’éliminer toutes les sources d’exorphines. Selon les connaissances actuelles, l’exclusion effective des protéines comportant des séquences peptidiques à activité opioïde impliquerait l’exclusion de la quasi totalité des aliments, y compris le lait de femme dans lequel coexistent précurseurs et formes libres.
La présence de peptides dans les urines, notamment de peptides opioïdes, serait le témoin de leur passage en quantité anormale dans le sang des sujets autistes et constituerait une caractéristique de la maladie. Les méthodes de référence actuellement utilisées pour l’analyse des peptides et des protéines n’ont pas mis évidence de différence significative entre sujets autistes et sujets contrôles en termes de peptidurie. De plus, la caractérisation des peptides urinaires par les mêmes méthodes n’a pas permis d’identifier de peptides opioïdes dans les urines des sujets autistes. En conséquence, l’analyse des peptides urinaires ne saurait être considérée comme un élément du diagnostic de l’autisme, ni comme un examen utile à sa surveillance ou à l’évaluation de sa prise en charge. 
Enfin, la plupart des études réalisées à ce jour n’a pas démontré de modification sensible des symptômes de la triade autistique en réponse aux antagonistes opiacés. L’hypothèse d’un rôle central des peptides opioïdes dans l’apparition et/ou l’évolution des troubles autistiques paraît difficilement conciliable avec l’absence d’effet des antagonistes opiacés sur la triade clinique caractéristique de l’autisme.
 
  • Autisme et troubles digestifs ou de la perméabilité intestinale. 
Certaines publications suggèrent que les troubles digestifs et/ou de la perméabilité intestinale sont particulièrement fréquents au cours de l’autisme. Cela favoriserait le passage dans le sang des exorphines.
Il n’existe aucun élément indiquant que l’autisme soit associé aux maladies inflammatoires chroniques du tube digestif et sa coexistence avec la maladie coeliaque n’est que fortuite. Il est également très difficile de défendre la réalité d’une pathologie inflammatoire qui serait spécifiquement associée à l’autisme ou même à un de ses sous-groupes. D’autre part, la prévalence de l’allergie aux antigènes alimentaires semble comparable à celle de la population générale et les résultats les plus récents ne montrent pas d’altération manifeste de la perméabilité intestinale. 
Finalement, les données disponibles ne permettent pas d’affirmer que la prévalence des troubles digestifs chez les enfants autistes soit supérieure à celle qui est observée dans la population d’enfants de développement normal. 
 
En conclusion, les données scientifiques actuelles ne permettent pas de conclure à un effet bénéfique du régime sans gluten et sans caséine sur l’évolution de l’autisme.
Il est impossible d’affirmer que ce régime soit dépourvu de conséquence néfaste à court, moyen ou long terme. Les arguments indirects avancés à l’appui de ce type de régime ne sont pas étayés par des faits validés. 
Il n’existe donc aucune raison d’encourager le recours à ce type de régime. 
Le corps médical devrait être mieux informé de la nature des prises en charge alternatives utilisées dans l’autisme, afin de pouvoir aborder librement ce sujet avec les familles des enfants malades. Cela permettrait de répondre en partie à leur besoin d’information et, en cas de recours à une PCA, d’éviter qu’il ne s’effectue en dehors de toute assistance médicale. 
 
http://autisme-info.blogspot.fr/2012/05/le-regime-dans-lautisme-un-modele.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+AutismeInformationScience+%28Autisme+Information+Science%29
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16 mai 2012

article publié dans le quotidien du médecin le 16 mai 2012


Institut Pasteur

Des chercheurs de l’institut Pasteur et du CNRS ont découvert chez la souris que les néo-neurones formés par le cerveau adulte servent à l’apprentissage et à la mémorisation.

L’année 2003 mettait fin à un dogme selon lequel le nombre de neurones est défini dès la naissance et que toute perte est irréversible. Cette année-là, on a découvert que de nouveaux neurones sont formés par le cerveau adulte. Restait à identifier leur fonction. Voilà qui est fait, grâce aux travaux de l’équipe de Pierre-Marie Lledo (Institut Pasteur, CNRS).

À l’aide d’un dispositif expérimental utilisant l’optogénétique, les chercheurs ont montré que ces néo-neurones, quand ils sont stimulés par un bref flash lumineux, facilitent l’apprentissage ainsi que la mémorisation de tâches complexes : les souris mémorisent plus rapidement les informations proposées pendant la tâche d’apprentissage et se souviennent des exercices cinquante jours après l’arrêt des expérimentations.

« Cette étude démontre que l’activité de quelques neurones produits chez l’adulte peut avoir un effet important sur les processus cognitifs et le comportement. De plus, ce travail illustre, en partie, comment le cerveau assimile de nouvelles stimulations. Dans notre vie quotidienne, l’activité électrique (mimée par nos flash lumineux) est exercée par les centres de l’attention de notre cerveau », explique Pierre-Marie Lledo.

Cette découverte réaffirme le lien patent entre l’humeur et l’activité cérébrale : « Il est établi que la curiosité, l’éveil et le plaisir favorisent la formation de néo-neurones et, grâce à eux, l’acquisition de nouvelles compétences cognitives. À l’inverse, un état dépressif se répercute sur la production de nouveaux neurones et déclenche un cercle vicieux qui entretient cet abattement », précise un communiqué.

Ces résultats pourraient se révéler très utiles pour la mise au point de protocoles thérapeutiques visant à contrôler le développement des maladies neurologiques ou psychiatriques.

› Dr EMMANUEL DE VIEL

Mariana Alonso, Gabriel Lepousez, Sebastien Wagner, Cedric Bardy et coll., « Nature Neurocience », 13 mai 2012.

http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/neurologie/des-francais-identifient-le-role-des-neo-neurones

2 mai 2012

article publié dans psychomédia le 28 avril 2012

Autisme: un médicament expérimental cible le neurotransmetteur glutamate

Un médicament expérimental cible le glutamate, un neurotransmetteur important utilisé par près de la moitié des cellules nerveuses du cerveau, pour le traitement de l'autisme. La molécule réduit, indiquent les chercheurs dont les travaux sont publiés dans la revue Science Translational Medicine, deux comportements chez la souris qui ressemblent à des symptômes importants de l'autisme : le comportement répétitif et le manque de sociabilité.

La molécule GRN-529 inhibe l'activité d'un type de récepteur du glutamate, le mGluR5. Des médicaments de cette classe sont actuellement testés chez l'humain pour le syndrome de l'X fragile qui partage plusieurs symptômes avec l'autisme. Les neurones qui contiennent le glutamate contrôleraient les comportements répétitifs et sociaux.

 

Jacqueline Crawley et Jill Silverman du National Institute of Mental Health (NIMH) américain et de Pfizer Worldwide Research and Development ont, avec leurs collègues, testé les effets de la molécule sur des souches de souris qui constituent un modèle animal de l'autisme. La molécule réduisait les comportements répétitifs et améliorait la sociabilité sans améliorer la communication.

Ces résultats remettent en question le dogme selon lequel les bases biologiques de la maladie seraient "hardwired" (fixés anatomiquement) durant la période prénatale. "Bien que l'autisme ne soit souvent considéré que comme un handicap nécessitant une réhabilitation, nous pouvons maintenant aborder l'autisme comme un trouble pouvant répondre à des traitements biomédicaux", a commenté Thomas R. Insel, directeur du NIMH.

Des études ayant suggéré que certains gènes impliqués dans l'autisme jouent un rôle dans la formation des synapses (espace de communication entre les cellules où les neurotransmetteurs interagissent avec des récepteurs) ont amené à rechercher des molécules qui pourraient altérer la fonction de ces gènes.

Les experts s'entendent pour souligner qu'il faudra plusieurs années pour vérifier la pertinence d'un tel médicament. Par ailleurs, plusieurs cas d'autisme impliquent d'autres processus qu'une activité excessive du glutamate.

http://www.psychomedia.qc.ca/autisme/2012-04-28/medicament-experimental-glutamate

27 avril 2012

article publié dans libération le 25 avril 2012

Un traitement expérimental réduit deux troubles de l'autisme chez des souris

Un scientifique mène une expérience sur une souris
Un scientifique mène une expérience sur une souris (AFP)
 

Un traitement expérimental a réduit deux des trois grands troubles de l'autisme chez des souris de laboratoire, les comportements répétitifs et le manque de socialisation, selon une étude prometteuse menée aux Etats-Unis et publiée mercredi.

La molécule appelée GRN-529, mise au point par le groupe pharmaceutique américain Pfizer, cible le glutamate, le principal neurotransmetteur présent dans tout le cerveau et qui joue un rôle clé pour activer les neurones, les cellules cérébrales.

Les chercheurs, dont l'étude paraît dans la revue médicale américaine Science Translational Medicine, pensent que cette molécule agit sur un récepteur spécifique du glutamate et décroît son action sur les neurones.

La molécule fait actuellement l'objet d'un essai clinique avec des patients souffrant du syndrome de l'X fragile, première cause de retard mental héréditaire qui présente certaines similitudes avec les troubles du spectre autistique.

Le fait que cette molécule a déjà été testée dans un essai clinique pour des symptômes dont certains sont similaires à ceux de l'autisme augmente les chances qu'elle pourrait aussi agir sur ces troubles.

"Les résultats de ces expérimentations sur des souris laissent penser qu'il est possible d'envisager une stratégie consistant au développement d'un seul traitement pour traiter de multiples symptômes", explique Jacqueline Crawley de l'Institut national américain de la santé mentale (NIMH).

"Un grand nombre de cas d'autisme est provoqué par des mutations dans les gènes qui contrôlent des processus en cours de développement comme la formation et la maturité des synapses qui relient les neurones entre eux", poursuit-elle.

"Si les défauts dans ces branchements entre les neurones ne sont pas structurels, les principaux troubles autistiques pourraient être traités avec des médicaments", juge cette scientifique.

Pour le Dr Thomas Insel, directeur du NIMH, "ces résultats avec des souris confortent les études menées à l'Institut en vue de développer des traitements visant les principaux symptômes de l'autisme".

Comme les enfants autistes, les souris de l'expérience, modifiées génétiquement pour présenter des symptômes similaires, communiquaient moins entre elles et avaient des comportements répétitifs passant beaucoup de temps à se toiletter elles-mêmes. Ce type de comportements étaient moindres chez les souris traitées avec des injections de GRN-529.

Le nombre de cas d'autisme est en nette augmentation aux Etats-Unis depuis la dernière décennie, selon des chiffres officiels publiés fin mars.

Ainsi, les cas diagnostiqués chez les enfants ont augmenté de 23% de 2006 à 2008, pour s'établir à un sur 88 en moyenne, contre un sur 110 précédemment, un phénomène qui s'explique en partie par un meilleur dépistage.

http://www.liberation.fr/depeches/2012/04/25/un-traitement-experimental-reduit-deux-troubles-de-l-autisme-chez-des-souris_814453

24 avril 2012

article publié sur le site Collectif des 39 contre la Nuit Sécuritaire

Je vous laisse juge ... !!! (jjdupuis)

Positionnement des Ceméa sur l’autisme.

16 avril 2012
Par Yves Gigou

DEBAT DE SOCIETE SUR L’AUTISME

 

Positionnement des Ceméa

 

2012 a été déclarée Grande Cause Nationale pour l'Autisme.

Le 8 mars 2012, la Haute Autorité à la Santé (HAS) prononce un avis qui privilégie la prise en charge éducative et comportementale pour les enfants et les adolescents souffrant de Troubles Envahissant du Développement et interdit le "packing", technique d’enveloppement humide et les thérapies d'inspiration psychanalytique.

Dans le communiqué conjoint avec celui de l'ANESM (Agence Nationale de l’Evaluation et de la qualité des Etablissements et Services sociaux et Médico-sociaux), il est écrit qu'il est impossible de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle dans le traitement de l'autisme.

Par cette préconisation délibérément partiale, la HAS donne quitus aux associations de familles qui ne veulent pas entendre la souffrance associée à l'autisme et qui dénoncent la prise en charge des personnes autistes par la psychiatrie.

C’est la dimension thérapeutique qui est ainsi ignorée au motif d’absence de résultats sur son efficacité.

Or l’état des recherches aujourd’hui, contrairement au discours ambiant dominant qui laisserait accroire aux fondements génétiques de l’Autisme et donc aux seules réponses adaptées éducatives et comportementales, ne peut valider en rien ce seul point de vue. Sans nier une dimension biologique et génétique dans l'étiologie de l'autisme, rien aujourd'hui ne le confirme. Par contre, au quotidien l'autisme est un handicap et une pathologie complexe qui génère beaucoup de questions et de souffrances chez les personnes qui en sont atteintes et chez les familles qui les accueillent.

Personne ne le nie et les équipes psychiatriques sont les premières à reconnaître la grande difficulté dans la prise en charge.

Les travaux les plus concluants s’accordent à énoncer que ce sont les approches pluri dimensionnelles qui apportent les meilleures évolutions, autrement dit celles qui allient les réponses éducatives, comportementales et thérapeutiques, sans exclusive.

Les pédopsychiatres et psychanalystes les plus en recherche sur cette question comme Pierre Delion, ne disent rien d’autre… et ne pratiquent rien d'autre. Les familles des enfants dont ils ont eu la responsabilité de prendre en considération les attentes anxieuses et les soins et dans les formes parfois les plus difficiles de l'autisme, ne le leur ont jamais reprochés ces choix.

Les attaques et les pressions de quelques associations de familles d’enfants autistes qui ne représentent qu’elles-mêmes et non l’ensemble des parents, attaques relayées par quelques parlementaires ont réussi à imposer un seul point de vue, une seule approche, plus empreints de prédictions que d'analyses critiques et ont trouvé le champ de la psychiatrie et de la psychanalyse comme bouc émissaire, chose facile en ces temps où la complexité du sujet humain ne correspond pas au modèle néo-libéral de l'homme auto-entrepreneur, toujours adapté, toujours asservi, cette servitude volontaire dont parle Roland GORI.

Les Ceméa ont toujours défendu, dans leurs engagements politiques (Pas de zéro de conduite, Les 39 Contre la nuit sécuritaire, l'Appel des Appels) et pédagogiques les réponses qui prennent en considération la personne dans sa globalité et sa complexité.

L’être humain ne peut se réduire à une collection de comportements qu’il faudrait rééduquer pour une meilleure adaptation. La question de la relation aux autres et au monde est assujettie à la question du désir, des émotions et des intelligences partagées. Et à l'inscription de chacun dans une histoire et une culture dont les aspects inconscients fondent l'humanité. Nos pratiques de formation dans le champ de la psychiatrie et de l'éducation spécialisée ont toujours récusées les réponses univoques.

C'est en cela que l'observation, base de la clinique constitue un élément de réponse, mais aussi que la psychanalyse et la psychothérapie institutionnelle ont permis et permettent encore de considérer l'autre quel que soit son état dans sa dignité d'homme. C’est en cela que les réponses éducatives et soignantes sont nécessairement complémentaires.

Nos propositions de formation dans le champ de la psychiatrie, de la santé mentale et du médicosocial s’inscrivent dans ce courant dont nous pensons aujourd’hui la pertinence entière. La dénonciation il y a quelques jours, par l’association « Egalited », association de familles d’enfants autistes, comme organisme de formation prônant ces approches dites dépassées et dangereuses, dans un courrier adressé au ministère des affaires sociales et de la santé, aux agences régionales de santé (ARS) et aux préfectures de régions illustre bien ces pratiques de délation sans connaissance des réalités de nos actions de formation.

Il est important que les militant(e)s du réseau et pas seulement ceux impliqués dans le champ de la psychiatrie et du travail social mesurent que ces débats de société et ces questions spécifiques sont en fait des attaques construites et relayées d’une pensée adaptative et normative qui touchent aussi les questions éducatives. La commission nationale du secteur Travail Social et Santé Mentale du 8 mars dernier a eu un temps de débat et de positionnement sur ces questions et a constitué un dossier d’articles de références qui permettent de mieux s’informer et de prolonger le débat.

Le catalogue Santé Mentale 2013 paraîtra d’ici la fin du mois d’avril, nous y maintenons ces propositions de formation qui seraient à rejeter ; le prochain édito de VEN portera sur cette actualité et celui de VST à venir en fera écho.

C’est bien le rôle d’un mouvement d’Education Populaire et d’Education Nouvelle de résister à toutes les formes d’aliénation et celles notamment les plus insidieuses.

Dominique BESNARD

http://www.collectifpsychiatrie.fr/?p=3499

23 avril 2012

article publié sur le site Santé Log le 28 février 2012

AUTISME: Découverte de 22 nouveaux gènes responsables

Cell

Ces chercheurs de 15 institutions dans 3 pays ont étudié les anomalies chromosomiques et leur déséquilibre, en cas de trouble du spectre autistique. Ils montrent dans l’édition du 27 avril de la revue Cell que des anomalies dans les échanges génétiques et que 22 nouveaux gènes peuvent contribuer au développement ou augmenter le risque d'autisme ou de troubles du développement neurologique anormal.

Lorsque chromosomes se répliquent, expliquent les chercheurs de l’hôpital Brigham and Women, du Massachusetts General Hospital, de la Harvard Medical School, et du Broad Institute, il se produit un échange de matériel génétique dans un chromosome ou entre deux ou plusieurs chromosomes, sans perte importante de matériel génétique. Cet échange, connu sous le nom d’anomalie chromosomique équilibrée (balanced chromosomal abnormality- BCA), peut entraîner des réarrangements dans le code génétique.

Ces chercheurs constatent, qu'en raison de ces réarrangements, cet échange implique un réservoir de perturbations dans le code capable de conduire à l'autisme et à d'autres troubles du développement neurologique. Par ailleurs, ils ont pu identifier, au cours de leur recherche, 22 nouveaux gènes à l’origine de risque d'autisme ou d’autres troubles neurologiques.

L’étude, menée dans le cadre du Developmental Genome Anatomy Project (DGAP) a utilisé les techniques de séquençage sur BCA pour révéler ces gènes puis montrer que ces gènes, au moment des échanges de matériel génétique, sont liés à l'autisme. Les chercheurs ont découvert que le code génétique peut être perturbé à différents sites (loci) distincts, dans différents groupes de gènes, dont certains déjà soupçonnés d'être impliqués dans un neurodéveloppement anormal.

«  Cette étape d’échange ou BCA offre une occasion unique d'identifier un gène et de valider sa responsabilité » commente le Pr Cynthia Morton, directeur de la cytogénétique à l’hôpital Brigham and Women, et chercheur principal du Developmental Genome Anatomy Project.

Ces découvertes vont permettre d’identifier des voies biologiques qui peuvent être des fenêtres d’opportunité pour de nouvelle thérapie. Les chercheurs remercient également les patients et leur famille qui ont accepté de participer à cette grande étude.

Source: Cell 19 April 2012 doi:10.1016/j.cell.2012.03.028Sequencing Chromosomal Abnormalities Reveals Neurodevelopmental Loci that Confer Risk across Diagnostic Boundaries(Visuel Intragen, vignette Nature)

http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/autisme-decouverte-de-22-nouveaux-genes-responsables_8133.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+SantelogcomLaCommunautDesProfessionnelsDeSant+%28Santelog.com%2C+la+communaut%C3%A9+des+professionnels+de+sant%C3%A9%29

23 avril 2012

article publié sur le site Santé Log le 23 avril 2012

CERVEAU: Découverte de nouvelles cellules souches réparatrices

PLoS ONE

Ces chercheurs de l'Université de Lund en Suède ont découvert un tout nouveau type de cellule souche dans le cerveau, des cellules souches mésenchymateuses (CSM). Non seulement, ces cellules peuvent proliférer et former plusieurs types de cellules différentes mais, surtout, elles peuvent former de nouvelles cellules cérébrales et ont un pouvoir "cicatrisant". Cette découverte ouvre de nouveaux espoirs pour guérir les maladies et réparer les blessures ou lésions dans le cerveau. Des conclusions présentées dans l’édition du 16 avril de PLoS ONE qui peuvent être d’ores et déjà être exploitées dans la recherche, des maladies neurodégénératives à l’AVC.

C’est en analysant des biopsies de tissu cérébral, que ces chercheurs ont identifié ces nouvelles cellules souches situées autour des petits vaisseaux sanguins dans le cerveau. La fonction précise de cette nouvelle cellule n'est pas encore claire, mais ses propriétés plastiques suggèrent un grand potentiel. « Un type similaire de cellule a déjà été identifié dans plusieurs autres organes où elle peut favoriser la régénération des muscles, des os, du cartilage et du tissu adipeux», explique les Drs Patrik Brundin et Jay Van Andel, président de la chaire de recherche sur le Parkinson du Van Andel Research Institute (VARI) et Chef de l'Unité de survie neuronale à l'Université de Lund.

Ces cellules contribuent à la cicatrisation: Sur les autres organes, les chercheurs ont apporté des preuves claires que ce type de cellules -les cellules souches mésenchymateuses (CSM)- contribue à la cicatrisation des plaies et des lésions. Les scientifiques suggèrent que ces propriétés curatives peuvent également s'appliquer au cerveau. La prochaine étape sera donc d'essayer de contrôler et d'améliorer les propriétés auto-cicatrisantes de ces cellules souches dans le but de développer des thérapies ciblées sur une zone spécifique du cerveau.

« Nos résultats montrent que la capacité des cellules est beaucoup plus importante que nous l’avions initialement pensé et que ces cellules sont très polyvalentes»,  déclare le Pr Gesine Paul-Visse, professeur agrégé de neurosciences à l'Université de Lund et auteur principal de l'étude. « Le plus intéressant est leur capacité à former des cellules neuronales, mais elles sont aussi capables de se développer en d'autres types cellulaires ».

Ces résultats contribuent à une meilleure compréhension de la façon dont fonctionne la plasticité des cellules du cerveau et ouvre de nouvelles possibilités pour renforcer les mécanismes de réparation du cerveau et développer de nouveaux traitements pour réparer le cerveau malade. NB. Un premier essai de thérapie cellulaire du cerveau par cellules souches neurales est déjà en cours depuis septembre 2011.

Source: PLoS ONE Published: April 16, 2012 7(4): e35577. doi:10.1371/journal.pone.0035577 « The Adult Human Brain Harbors Multipotent Perivascular Mesenchymal Stem Cells(Visuel 1 “Progenitor cells were isolated from fresh tissue biopsies from the ventricular wall (n = 2) or the temporal neocortex (n = 2)- Visuel 2 “Progenitor cells”)

http://www.santelog.com/news/recherche-medicale/cerveau-decouverte-d-un-nouveau-type-de-cellules-souches-reparatrices_8136_lirelasuite.htm#lirelasuite

20 avril 2012

article publié sur le site Santé Log le 18 avril 2012

AUTISME: Les nouveaux critères diagnostiques, perte de chance pour les patients?

Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry

25% des personnes autistes passeraient à travers ces nouveaux critères diagnostiques à paraître en 2013. Depuis janvier, ces chercheurs de Yale examinent et alertent sur l'impact des nouveaux critères diagnostiques des troubles du spectre autistique (TSA) qui vont être publiés dans la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), de l'American Psychiatric Association (APA). Un ouvrage de référence internationale dont la parution est d’ores et déjà prévue pour 2013. L’étude, publiée dans l’édition d’avril du Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry alerte sur la perte de chance pour les personnes atteintes et sur l’écueil épidémiologique.

Recevoir un diagnostic d'autisme pourrait être moins fréquent en 2013, lorsque la définition révisée du diagnostic des TSA entrera en vigueur. Les modifications proposées pourraient en effet influer sur la proportion d'individus qui reçoivent le diagnostic de trouble du spectre autistique. Les chercheurs du Yale Child Study Center, le Dr Fred Volkmar et ses collègues Brian Reichow et James McPartland suggèrent ici que compte tenu des implications de ces résultats pour l'admissibilité, de nombreux patients pourraient « échapper » au diagnostic. Ce qui n’est pas forcément bénéfique, puisque qu’une prise en charge précoce de ces troubles est largement préférable.

25% des personnes autistes passeraient à travers des nouveaux critères : Le Dr Volkmar et son équipe ont effectué une analyse des symptômes observés chez 933 personnes déjà évaluées pour l'autisme dans l'étude de terrain réalisée pour la précédente édition, le DSM-4. Ils constatent qu'environ 25% de ces patients diagnostiqués avec un autisme « classique » et 75% des patients diagnostiqués avec le syndrome d'Asperger ou un trouble envahissant du développement, ne répondraient pas aux nouveaux critères. L'étude suggère également que les patients les moins atteints seraient aussi les moins susceptibles de répondre aux nouveaux critères que les patients avec déficience intellectuelle.

A ce jour, ces résultats reflètent l'analyse d'un ensemble de données et d’autres résultats devront être analysés à partir des études terrain lancées pour le DSM-5 mais d’ores et déjà les chercheurs alertent : « L'utilisation de ces « étiquettes » peut avoir des implications importantes pour la prise en charge des personnes autistes et, au-delà des changements majeurs dans le diagnostic vont poser des problèmes pour comparer les nouvelles données à celles issues de précédentes recherches ».

Source: Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry Vol. 51, No. 4 (April 2012) “Sensitivity and Specificity of Proposed DSM-5 Diagnostic Criteria for Autism Spectrum Disorder

Cette actualité a été publiée le 18/04/2012 par P. Bernanose, D. de publication, avec la collaboration de P. Pérochon, diététicien-nutritionniste, coordinateur éditorial.

http://www.santelog.com/news/neurologie-psychologie/autisme-nouveaux-criteres-diagnostiques-perte-de-chance-pour-les-patients-_8057_lirelasuite.htm

19 avril 2012

article publié sur le blog Autisme Information Science le 14 avril 2012

Researchers seek 'active ingredients' of early intervention

 
Traduction: J.V.  
Sarah Deweerdt 
 
Eléments constitutifs
Les chercheurs veulent comprendre ce qui fait travailler les programmes d'intervention précoce - et pourquoi certains enfants autistes ne réagissent pas à ces thérapies.
 
L'intervention précoce intensive est la seule thérapie qui a été indiqué comme étant efficace chez les jeunes enfants atteints d'autisme, selon une étude en 2011 des traitements de l'autisme commandée par l'Agence américaine pour la recherche et la qualité des soins de santé (1). Dans cette forme de traitement, les thérapeutes qualifiés passent jusqu'à 40 heures par semaine au cours de plusieurs mois pour aider les tout-petits autistes à acquérir des aptitudes de base sociales, de communication et cognitives. Mais les chercheurs commencent tout juste à démêler ce qu'ils appellent les 'ingrédients actifs’ de l'intervention précoce: pourquoi ça marche, quels sont les éléments essentiels et pourquoi elle ne parvient pas à aider certains enfants. «Nous savons que ces interventions peuvent améliorer considérablement le fonctionnement à tous les niveaux, mais il y a une variabilité considérable en termes de réponse», explique Zachary Warren, directeur du Kennedy Center Treatment and Research Institute for Autism Spectrum Disorders à l'Université Vanderbilt à Nashville, et co-auteur de la critique. "C'est vraiment difficile pour nous de définir quelles sont les interventions optimales." Un nombre croissant d'études soigneusement conçues de thérapie comportementale essayent de répondre à cette question. "Nous avons réalisé que nous pouvons utiliser des normes plus rigoureuses que nous l’avons fait dans le passé," avec un accent croissant mis sur les essais contrôlés randomisés et le suivi à long terme, dit Sally Rogers, professeur de psychiatrie à l'Université de Californie, Davis Mind Institute.  
 
Amélioration du comportement 
En 1987, Ivar Lovaas, psychologue à l'Université de Californie, Los Angeles, a rapporté qu’après que de jeunes enfants atteints d'autisme aient subi un programme de thérapie de longue durée, de 40 heures par semaine, qu'il avait conçu, 47 % d'entre eux avaient atteint les scores de quotient intellectuel normal (QI) et étaient en mesure d'assister à des classes ordinaires dans une école élémentaire (2). Ces constatations ont déclenché une vague d'intérêt pour la méthode Lovaas, maintenant souvent désignée comme l'analyse appliquée du comportement, et ont stimulé le développement de variations sur sa méthode ainsi que d'une variété d'autres formes d'intervention intensive. Les études sur les interventions comportementales ont été incomplètes, tant que les chercheurs en autisme se sont portés principalement sur le travail au sujet des causes de la maladie. Mais en général, ils ont montré des résultats beaucoup plus modestes que Lovaas avait trouvés. C'est une des raisons pour lesquelles travailler sur les « principes actifs » de ces thérapies est si urgent : c’est peut être utile de les rendre plus efficaces. Et, ajoute Warren, même de petites améliorations dans le fonctionnement d'un enfant peuvent avoir de grands effets sur la qualité de vie d'une famille - par exemple, un enfant qui ne parle pas du tout par rapport à un enfant qui dit 20 mots - mais ces améliorations sont difficiles à saisir avec les évaluations existantes. Jusqu'à présent, deux études randomisées et contrôlées d’interventions précoces complètes ont été menées. En 2000, une étude de 28 enfants atteints d'autisme ou de trouble envahissant du développement non spécifié (TED-NS) a constaté que ceux qui ont reçu 25 heures par semaine d'analyse appliquée du comportement ont acquis un QI plus élevé et de meilleures compétences linguistiques par rapport au groupe contrôle (3). À la fin de 2009, un essai de 48 jeunes enfants atteints d'autisme a montré qu'un autre programme, le Early Start Denver Model (ESDM), peut produire des améliorations similaires (4). Les programmes Lovaas et ESDM emploient chacun une variété de méthodes, mais prennent différentes approches globales. La méthode Lovaas est axée sur l'apprentissage par essais distincts, une méthode très structurée, menée par les adultes dans laquelle un enfant est récompensé pour imiter ou suivre les instructions d'un thérapeute. La méthode ESDM s'appuie fortement sur la formation en intervention clé, une approche plus dirigée par l'enfant qui intègre des leçons dans des interactions naturalistes, comme des jeux. "Les résultats sont jusqu'ici très similaires" à travers différents modèles d'intervention précoce, note Tristram Smith, professeur de pédiatrie au Medical Center de l'Université de Rochester, qui a été impliqué dans les études de la méthode Lovaas. "Mais nous ne savons pas s'ils ont fini au même endroit parce que le mélange n'a pas d'importance, ou parce que c'était un groupe différent d'enfants ou quoi." Rogers, qui a aidé à élaborer et à évaluer l'ESDM, est d’accord. "Il y a beaucoup de débat dans le domaine sur l'utilisation de plus d'activités dirigées par les enseignants - par opposition aux activités plus dirigées par l'enfant," dit-elle. "Il y a beaucoup de sentiment à ce sujet, mais aucune donnée vraiment." 
 
 Enfant ou enseignant 
Pour démêler si l'un de ces éléments est plus efficace que l'autre, Smith mène actuellement une étude visant à comparer une intervention de six mois sur la base de l'apprentissage par essais distincts avec une méthode axée sur le jeu développée par Connie Kasari, professeur d'éducation à l'Université de Californie, Los Angeles, et un collaborateur de l'étude. Les chercheurs espèrent recruter 192 enfants, ce qui en ferait un des plus grands essais randomisés d'intervention précoce encore effectué, et s'attendent à rendre compte des résultats en 2015. "C'est vraiment l'une des tout premiers comparaisons directes de deux manières établies de fournir un traitement», dit Smith. Au cours de l'étude, deux groupes d'enfants continueront à recevoir d'autres interventions d'autisme qui sont disponibles dans leurs communautés, et les deux groupes auront accès à un traitement qu'ils ne reçoivent pas habituellement. Dans le passé, les chercheurs ont eu parfois du mal à concevoir des essais contrôlés qui soient attrayants pour les parents de jeunes enfants atteints d'autisme. Surtout dans les études à long terme, les parents peuvent être réticents à être affectés à un groupe contrôle qui rate une intervention. "Je pense donc que c'est plus attrayant pour les familles», explique Smith. Pourtant, les chercheurs conviennent que l'objectif de ces études n’est pas de trouver des thérapies adaptées à tous. "Il n'y a pas qu'un seul type d'intervention comportementale qui serait la meilleure pour tous les enfants», explique Laura Schreibman, directeure du programme de recherche d'intervention en autisme à l'Université de Californie, San Diego. "Nous avons besoin d'identifier les caractéristiques des enfants qui semblent être associés à une réponse positive à différents traitements." Les chercheurs du laboratoire Schreibman ont commencé à travailler sur certaines de ces relations en utilisant des études à un seul sujet, qui comparent le comportement d'un seul enfant, avant, pendant et après une intervention, de sorte que chaque enfant sert à son propre «contrôle». Alors que beaucoup dans le domaine sont axés sur la nécessité d'études plus aléatoires, Schreibman dit que le projet d’un seul sujet peut également apporter une contribution. Par exemple, l'équipe de Schreibman a analysé des vidéos d'enfants autistes enregistrées avant de commencer l’entraînement essentiel aux réponses, et les comportements identifiés, tels que la fréquence de l'enfant en contact avec un jouet, qui ont été associés à si oui ou non l’entraînement essentiel aux réponses aiderait l'enfant. Ils ont constaté qu’en générant d’abord un profil, ils pourraient prédire si un nouvel enfant serait aidé par cette thérapie (5). Mais curieusement, "il n'a pas prédit le résultat d'apprentissage par essais distincts», explique Schreibman.  
 
Effets durables 
En plus de trouver les éléments les plus efficaces de traitement, les chercheurs ont besoin d’évaluer la façon dont les interventions fonctionnent dans la pratique, en dehors du contexte des études universitaires. "Une fois que vous démontrez que l'intervention est efficace, ce doit être quelque chose que les gens peuvent réellement faire», affirme Wendy Stone, directeur du Centre autisme à l'Université de Washington à Seattle. Par exemple, 40 heures de thérapie par semaine, tel que prescrit par Lovaas, est pratiquement et financièrement hors de portée pour la plupart des familles. Les chercheurs conviennent que la thérapie est efficace à petites doses, mais le nombre minimum d'heures nécessaires pour une efficacité maximale est inconnue. Et compte tenu de la relative jeunesse de la thérapie comportementale de l'autisme, on ne sait pas si ses effets sont durables. "Une chose que nous ne savons pas encore est la façon dont les enfants maintiennent les gains provenant de l'intervention comportementale intensive précoce quand ils arrivent à l'âge adulte», explique Svein Eikeseth, professeur de psychologie à l'University College d'Oslo / Akershus en Norvège. Eikeseth va lancer une étude plus tard cette année d'une cohorte norvégienne dont les membres ont reçu la thérapie comportementale intensive quand ils étaient tout-petits et sont maintenant au début de leurs vingtaines d’années, en notant que de telles études sont plus faciles à mener en Norvège, avec sa petite population et l’uniformisation du système de soins de santé, qu’elles ne le seraient aux États-Unis. 
 
Références
1: Warren Z. et al. Pediatrics 127, e1303-e1311 (2011) PubMed 
2: Lovaas O.I. J. Consult. Clin. Psychol. 55, 3-9 (1987) Abstract 
3: Smith T. et al. Am. J. Ment. Retard. 105, 269-285 (2000) PubMed 
4: Dawson G. et al. Pediatrics 125, e17-e23 (2010) PubMed 
5: Schreibman L. et al. Res. Autism Spectr. Disord. 3, 163-172 (2009) PubMed
16 avril 2012

Le cerveau social & l'autisme - Intervention de Monica Zilbovicius au congrès APACA 2012

 

14 avril 2012

article publié sur le blog Autisme Information Science le 14 février 2012

Adult intervention

 
Traduction : J.V.
 
L'intervention auprès des adultes
Par Emily Singer,
24 Février 2012

La thérapie comportementale peut avoir un effet profond sur les enfants atteints d'autisme, et plus tôt elle est lancée, mieux c'est . Mais comment est-elle efficace chez les adultes?

La réponse est un mystère. Une nouvelle méta-analyse montre une pénurie sévère de la recherche sur les interventions pour les personnes âgées de 20 ans ou plus.
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1750946711001930

En analysant 148 études sur les interventions dans l'autisme à partir de quatre revues - « 
Autism », « Focus on Autism and Other Developmental Disabilities », « Journal of Autism and Developmental Disorders » et « Research in Autism Spectrum Disorders »- les chercheurs ont constaté que l'âge moyen des participants variait de 4 à 8 ans. Seulement 1,7 % des participants étaient âgés de 20 ans ou plus.
http://sfari.org/images/blog/InterventionStudiesEmbedGraph.jpg/image_medium

Les chercheurs font remarquer que l'étude comporte des limites : elle analyse les données de seulement quatre journaux, par exemple. Mais les résultats tombent en conformité avec les estimations précédentes, ce qui suggère que les adultes atteints d'autisme ne reçoivent presque pas de thérapie comportementale.
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17404130

En général, on sait très peu sur le parcours de l'autisme chez l'adulte, mais cela est en train de changer. Davantage d'études se poursuivent pour les enfants à l'âge adulte, ou essayent de recruter des adultes avec autisme, afin de mieux comprendre l'évolution de la maladie.

Ces études mettent en évidence à quel point il est important de trouver des traitements efficaces qui peuvent être utilisés au-delà de l'enfance. Au moins 75 % des adultes atteints d'autisme sont sans emploi, et même ceux qui ont des formes légères de la maladie ont peu de chances de se marier ou de s'appuyer sur des emplois.

Heureusement, la communauté de la recherche commence à reconnaître le problème. L'automne dernier, le Groupe de Travail sur l'Autisme chez les Aînés a défini six priorités de recherche. L'une d'elles est d'étudier si les traitements médicamenteux et les interventions comportementales ont les mêmes avantages chez les enfants et les adultes.

Les premières recherches suggèrent qu'il pourrait y avoir une grande différence. Les médicaments peuvent avoir des effets différents selon l'âge, et une étude publiée en Décembre a constaté que le Prozac, qui ne présente aucun avantage chez les enfants atteints d'autisme, améliore certains symptômes chez les adultes.
https://sfari.org/news-and-opinion/in-brief/2012/clinical-research-prozac-may-help-adults-with-autism

Évaluer l'efficacité des interventions comportementales, comme les efforts pour enseigner les habiletés sociales, chez les adultes est une première bonne étape, mais le bon sens suggère que les adultes ont besoin de thérapies spécialement adaptées à leurs besoins. Et cela nécessitera de la recherche. Espérons que les analyses comme celle-ci attireront l'attention sur la pénurie actuelle et davantage de chercheurs dans ce domaine.
 
 
13 avril 2012

article publié sur le blog de la fondation Orange le 12 avril 2012

Le Comité Autisme de la Fondation Orange s’est réuni le mardi 27 mars dernier

Ce comité s'est réuni pour examiner les dossiers présentés dans le cadre de l’appel à projets consacré aux structures d’accueil.
 Le comité est composé d’experts du domaine de l’autisme. Il rassemble chercheurs, cliniciens, responsables de structures et représentants des familles.

Les 53 dossiers présentés ont été analysés à travers une grille de lecture dont le critère principal était l’amélioration des conditions d’accueil des personnes avec autisme dans les établissements. Les demandes concernaient aussi bien l’aménagement d’aires de jeu que l’achat de matériel pédagogique, ou de vélos adaptés.

Pour chaque dossier, le Comité s’est attaché à vérifier la présence d’un projet pédagogique adapté à à la prise en charge de l’autisme ainsi que l’actualisation des connaissances des professionnels dans ce domaine.
Le manque criant de places dans les établissements spécialisés dans l’autisme a été évoqué et des projets de structures non spécialisées, affichant une volonté d’accueilir des personnes avec autisme dans de bonnes conditions, ont été encouragés.
21 dossiers ont finalement été retenus.

Mireille Le Van , secrétaire générale de la Fondation Orange a annoncé le souhait de développer l’usage du numérique pour les personnes avec autisme.
Ces types de projets sont déjà en cours aux Etats-Unis, au Canada et en Espagne.
La Fondation Orange souhaite réaliser un état des lieux  afin de recenser les applications existantes et leur réelle utilité,  ainsi qu’un bilan des besoins. Dans un premier temps  trois établissements volontaires  participeraient au projet.. Elles pourront ensuite être traduite et transposées ou adaptées au contexte français, puis testées et mutualisées entre différents établissements.
A terme, ces applications seront libres de droits et téléchargeables gratuitement.

Un colloque consacré aux dernières avancées de la Recherche, destiné aux familles, aura lieu à l’automne prochain, le 29/09/2012 à l’institut Pasteur.

http://www.blogfondation.orange.com/index.php?post%2F2012%2F04%2F12%2FLe-comit%C3%A9-autisme-de-la-fondation-orange

13 avril 2012

article publié sur le blog Autisme Information Science le 12 avril 2012

Could autism be reversed with a pill?

 
Traduction: J.V.  
 
 
11/04/2012 Par Karen Weintraub, correspondante du Globe 
Que faire si l'autisme pouvait être changé avec un comprimé ? 
Un nombre croissant de recherches chez la souris et une poignée de personnes est en train de découvrir que l'autisme n'est pas une maladie dégénérative comme la maladie d'Alzheimer, mais une condition modifiable, comme, par exemple, l'épilepsie qui peut potentiellement être contrôlée. Une étude sortie mercredi dans la revue « Neuron » a constaté que des médicaments pouvaient corriger les problèmes de santé et le comportement de souris avec une maladie génétique connue pour aboutir à l'autisme dans la population. 
Le médicament, qui agit sur les synapses, ou les intervalles, entre les cellules cérébrales, a modifié une vaste gamme de symptômes souvent associés à l'autisme - comprenant le manque de sociabilité, la maladresse physique, et l'hyperactivité. 
Le plus surprenant, c'est que le médicament a marché sur des souris adolescentes, montrant que ces symptômes sont réversibles, même après la période critique du développement précoce du cerveau. "J'ai été ravi», a déclaré Mark Bear, le neuroscientifique du MIT qui a dirigé la recherche. 
Bear a aidé à fonder une société, Seaside Therapeutics, qui étudie actuellement un médicament similaire chez les personnes atteintes du X fragile, une maladie génétique qui mène souvent à l'autisme. Les souris dans l'étude ont eu le même changement génétique que celui des personnes. 
Roche et Novartis sont également en train étudier d'autres médicaments semblables, avec des essais d'efficacité devant être achevés dans environ un an. "Je ne peux pas vous dire combien c'est passionnant en ce moment, et avec quelle anxiété j'attends l'impact de ces essais cliniques," dit Bear. " Il semble que dans l'X fragile et peut-être d'autres causes d'autisme il s'agit essentiellement d'un problème métabolique." 
Le problème dans l'X fragile, a dit Bear, semble être qu'il y a trop de protéines qui sont produites à des moments entre les cellules cérébrales. Submergés de protéines venant d'une cellule cérébrale, les récepteurs dans une autre ne savent pas quelle protéine accepter, et, essentiellement, un embouteillage en résulte. Bear a dit qu'il avait été étonné, il y a plusieurs années, quand il s'est rendu compte qu'un rapprochement entre les cellules du cerveau pouvait causer la gamme complète des symptômes trouvés dans l'autisme. "Il est vraiment extraordinaire que ce récepteur semble donner lieu à de nombreux aspects de la maladie», a-t-il dit. Celle de Bear n'est pas la seule recherche à suggérer que l'autisme peut être réversible, même au-delà de l'enfance.
Dans une étude réalisée en 2007 dans la revue « Science » (couverte dans le Globe à l'époque), Adrian Bird, de l'Université d'Edimbourg, avait modifié les symptômes chez la souris adulte avec un « bug » [glitch] génétique différent - qui conduit à une autre condition proche de l'autisme, appelée le syndrome de Rett. L'utilisation de médicaments pour revenir en arrière sur le gène qui est désactivé dans le syndrome de Rett "conduit à une perte frappante des symptômes neurologiques élevés chez les animaux adultes immatures et matures," a conclu l'étude de Bird. 
Le mois dernier, une autre étude - cette fois dans Nature - a constaté que les symptômes dévastateurs de Rett pourraient être arrêtés chez les souris si elles ont eu une greffe de moelle osseuse. 
Ceci suggère que le système immunitaire joue un rôle dans le syndrome de Rett. Les souris avec syndrome de Rett vivent normalement pendant des semaines, mais après une greffe de moelle osseuse de souris saines, elles vivent beaucoup plus longtemps - au moins certaines d'entre elles sont encore en vie près d'un an plus tard, a déclaré Noel C. Derecki, le chercheur qui a dirigé l'étude à l'École de médecine de l'Université de Virginie. 
Derecki, et le principal auteur Jonathan Kipnis, professeur associé en Virginie, ont déclaré que leur travail suggère que la perte du gène MECP2 vue dans Rett affecte la capacité du cerveau à "faire sortir les déchets." «Ces cellules ont besoin d'être nettoyées, ainsi les débris ne s'accumulent pas», a déclaré Derecki, dont le grand-père dirigeait une entreprise de collecte des ordures. 
En renforçant le système immunitaire avec une greffe de moelle osseuse, les chercheurs ont restauré la capacité du cerveau de la souris à faire sortir les déchets. Encore une fois, leur conclusion était que l'autisme est probablement modifiable tout au long de la vie - que le comportement que nous voyons chez les personnes atteintes d'autisme est dû à des dysfonctionnements du cerveau, mais qu'il n'y a pas de détérioration du cerveau.
L'étape suivante consiste à faire leurs recherches sur les gens, pour trouver quel type de traitement sera le plus utile. Il n'est pas encore clair non plus si les conclusions sur les syndromes de Rett et de l'X fragile vont s'étendre aux 85% environ des personnes atteintes d'autisme qui ne disposent pas d'un bug génétique évident. 
Bear dit que les découvertes de la réversibilité chez les animaux plus âgés sont de bonnes nouvelles pour le test des médicaments, parce que c'est beaucoup plus facile d'étudier les médicaments sur les adultes que chez les enfants. En outre, a-t-il dit, un seul médicament peut ne pas suffire. 
Les souris ayant reçu le médicament pendant quatre mois se sont améliorées beaucoup plus que celles qui en ont reçu pendant un mois - ce qui suggère, dit-il, que le cerveau a besoin de s'adapter une fois que ses problèmes biologiques ont été résolus. Chez les personnes, dit Bear ; "ce n'est pas seulement le médicament qui va lever le voile [de l'autisme], mais il va permettre au voile d'être levé avec la thérapie comportementale appropriée. Et c'est vraiment ce que nous visons. "
 
13 avril 2012

article publié sur le blog de Franck Ramus FRblog le 6 avril 2012

Le troisième temps du circuit pulsionnel

Certains commentaires à la suite de mon entretien sur le Cercle Psy ont attiré mon attention sur une hypothèse intéressante: celle selon laquelle le bébé à risque d'évolution autistique souffre d'un "ratage du troisième temps du circuit pulsionnel". Cette hypothèse émane de Marie-Christine Laznik et est décrite notamment dans l'article suivant.

Pour le non-initié que je suis, la notion de "ratage du troisième temps du circuit pulsionnel" peut paraître nébuleuse au premier abord. Heureusement, les auteurs traduisent immédiatement: "c'est-à-dire une non-apparition de la capacité à initialiser les échanges sur un mode ludique et jubilatoire." On commence à mieux voir ce dont il s'agit. De fait la suite de l'article décrit de manière assez claire les comportements du bébé en question: "Le bébé [normal] lors du change par exemple se met à instaurer un jeu avec la personne qui prend soin de lui : donne ses pieds à boulotter, cherche le regard pour rire. Le bébé, depuis son parc, appelle par la musicalité de son babil, la personne qui le regarde, se montre, rigole, se cache, essaie de susciter surprise et joie chez son interlocuteur. Voilà les éléments que la conférencière a tenté de mettre en exergue, en commentant des films qui montrent plusieurs scènes de bébés qui ne témoignent pas de cette capacité relationnelle."

Autrement dit, ce qu'avance Marie-Christine Laznik, c'est qu'alors que les bébés humains ont normalement une tendance spontanée à essayer de communiquer et à rechercher l'interaction avec leurs congénères, c'est peut-être moins le cas des bébés qui vont devenir autiste. Sans préjuger des données de Mme Laznik (que je n'ai pas regardées en détail mais qui sont basées sur des analyses rétrospectives de vidéos familiales), on peut dire que cette hypothèse est parfaitement plausible, et elle est d'ailleurs compatible avec les résultats d'études expérimentales longitudinales, dans lesquelles on étudie des enfants depuis la naissance, on effectue toute une série de tests cognitifs au cours des premières années de vie, et on peut ainsi analyser les précurseurs du diagnostic d'autisme (pour ceux qui le deviennent). Donc jusque là, rien à dire, Mme Laznik est à la pointe de la recherche.

Là où nous divergeons, c'est sur l'interprétation théorique qui est plaquée sur ces observations. L'interprétation directe, simple, compatible avec toutes les données connues sur l'autisme, serait simplement de dire que chez le bébé à risque autistique, les capacités de cognition sociale (reconnaissance des visages et de la voix, perception du langage, motivation pour les stimulations et les interactions sociales) sont déficitaires ou déviantes. C'est en fait à peine une théorie, juste une reformulation cognitive des observations comportementales. Quel est l'intérêt additionnel d'invoquer un "ratage du troisième temps du circuit pulsionnel"? Et en premier lieu, quelle est la validité scientifique (le pouvoir explicatif de données empiriques) de cette théorie des trois temps du circuit pulsionnel? Qu'est-ce que cela apporte à l'explication de l'autisme de plaquer sur des observations finalement très simples (un bébé qui ne cherche pas à communiquer et à interagir) des interprétations aussi alambiquées que celles-là? Si on s'autorise de telles interprétations, pourquoi ne pas en proposer de plus extravagantes encore? Pourquoi ne pas émettre plutôt l'hypothèse que ces bébés ne cherchent pas à communiquer parce que leur âme est la réincarnation de personnes qui ont pâti d'être trop bavardes dans une vie antérieure? Et surtout, par quels critères pourrait-on départager toutes ces interprétations? Comment les prouver, comment les réfuter?

Bref, on est dans une situation typique où le principe de parcimonie doit s'appliquer. Toute situation, toute observation, peut faire l'objet d'une infinité d'interprétations. Parmi celles-ci, il faut choisir la plus simple qui parvienne à expliquer l'ensemble des données, la plus parcimonieuse, celle qui fait appel au moins de concepts indépendants de l'observation (qui demanderaient eux-mêmes à être justifiés). L'hypothèse du ratage du troisième temps du circuit pulsionnel illustre donc l'un des grands problèmes de la psychanalyse, sa tendance à plaquer sur des situations ou des observations banales tout un appareillage théorique complexe qui n'est pas nécessaire à expliquer ces observations, et que rien ne justifie par ailleurs (autre que la vénération des textes des maîtres Freud et Lacan).

Je conclurai par cette réflexion des auteurs qui me fait frémir: "La non mise en place de ce troisième temps du circuit pulsionnel oral risquant de ne pas être dépistée par les professionnels qui interviennent en pédiatrie. La possibilité de former les professionnels de la consultation pédiatrique à ce dépistage étant un des points que cette recherche tend à établir." Et pour faire quoi après? Pour mettre les parents en analyse?

Attirer l'attention des pédiatres sur les bébés qui ne cherchent pas à communiquer et à interagir, oui! Et on peut leur donner un certain nombre d'éléments et d'outils pour faire cela de manière fiable. Mais abstenons-nous de les embrigader dans des conceptions théoriques fumeuses qui ne sont nullement nécessaires à cet exercice.

http://franck-ramus.blogspot.fr/2012/04/le-troisieme-temps-du-circuit.html#comment-form

11 avril 2012

article publié dans le quotidien du médecin le 11 avril 2012

L’intelligence cartographiée

lequotidiendumedecin.fr 11/04/2012

Des chercheurs obtiennent une représentation physique de l’intelligence en cartographiant des zones cérébrales à partir de l’étude de patients porteurs de lésions focales.

L’étude est présentée comme « l’une des plus importante et des plus complètes publiées à ce jour des structures cérébrales traitant l’intelligence générale et des aspects spécifiques du fonctionnement intellectuel, tels que la compréhension verbale et la mémoire de travail ».

« Nous observons que l’intelligence générale dépend d’un système neurologique remarquablement circonscrit », écrit Aron Barbey (Université de l’Illinois). Les parties les plus importantes sont constituées de quelques régions cérébrales, mais aussi des connexions qu’elles ont entre elles.

Ces structures sont localisées principalement au niveau du cortex préfrontal gauche, du cortex temporal gauche et du cortex pariétal gauche, et dans les voies d’association de la substance blanche qui connectent ces régions entre elles.

Les chercheurs trouvent également que les régions cérébrales qui sous-tendent la faculté d’organisation, le self-control ainsi que d’autres aspects des fonctions exécutives, chevauchent les régions essentielles pour l’intelligence générale.

« L’étude apporte de nouvelles preuves que l’intelligence repose non sur une région cérébrale unique, ni même sur le cerveau dans sa totalité, mais implique des régions spécifiques qui travaillent ensemble de manière coordonnée », explique l’auteur.

« En fait, ce que nous avons trouvé renforce une notion de la neuroscience, indiquant que l’intelligence repose sur la capacité du cerveau à intégrer les informations verbales, visuelles, spatiales et celles des processus exécutifs. »

class="IN">Des Anciens Combattants blessés.

Barbey et coll. ont étudié une population très spéciale, de volontaires Anciens Combattants du Vietnam présentant des lésions cérébrales très localisées, suites à des blessures pénétrantes.

Ces lésions très focalisées ont permis de désigner les structures cérébrales nécessaires pour réaliser les performances. Les chercheurs ont analysé les scanners des 182 personnes incluses et ont mis les images en relation avec les résultats aux tests cognitifs. Une carte en 3D a été construite. Barbey et coll. ont été ainsi capables de cartographier les régions cérébrales essentielles aux fonctions cognitives spécifiques qui participent à l’intelligence générale.

Ces résultats « vont ouvrir la porte à des investigations sur des bases biologiques de l’intelligence, en explorant comment le cerveau, les gènes, la nutrition et l’environnement interagissent pour formater le développement et l’évolution des capacités intellectuelles ».

› Dr BÉATRICE VUAILLE

« Brain : A Journal of Neurology », 10 avril 2012.

http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/l-intelligence-cartographiee 

 

11 avril 2012

Publication à propos du programme Son-Rise


LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE Vérifie Les TRAVAUX Son-Rise ® Programme!
"Les résultats confirment l'efficacité des relations parent-rendu d'intervention pour la promotion sociale SRP-communicative comportement chez les enfants souffrant de troubles du spectre autistique."

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Former les parents à promouvoir la communication et le comportement social chez les enfants atteints d'autisme: Le programme Son-Rise
Théodore Jenkins, Julia Schuchard, & Cynthia K. Thompson
Département des sciences de la communication humaine, Northwestern University, Evanston, IL
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A, B S T R A T C - S M M U A, Y R
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Le programme Son-Rise (SRP) est un programme intensif, axé sur l'enfant approche pour intervention en autisme, l'intégration de stratégies visant à promouvoir l'enfant à l'initiative des interactions sociales. La formation des parents est un élément important de la SRP, qui est destiné à être mis en œuvre dans des programmes à domicile. Dans la présente étude, les parents d'enfants autistes, qui ont participé à deux de cinq jours de formation des parents cours de l'intervention SRP (séparés par plusieurs mois), les questionnaires remplis et la grille d'évaluation autisme traitement (ATEC) avant chaque cours. Les modifications des scores ATEC ont été examinés pour des parents qui ont la mise en œuvre (1) ne SRP, (2) SRP de faible intensité ou (3) SRP de haute intensité dans leurs maisons dans l'intervalle entre les cours. Les parents qui ont administré l'intervention SRP rapporté des améliorations significatives en matière de communication et de sociabilité, la conscience sensorielle et cognitive de leurs enfants, avec des gains plus importants associés à la haute intensité par rapport à des interventions de faible intensité. Ces résultats confirment l'efficacité des relations parent-rendu d'intervention pour la promotion sociale SRP-communicative comportement chez les enfants souffrant de troubles du spectre autistique.

Télécharger le document complet:
http://www.autismtreatmentcenter.org/LandingPages/Scientific_Research.html

Le Centre de traitement de l'autisme d'Amérique est engagée dans la recherche examinant les effets de la ® programme Son-Rise sur les aptitudes sociales et de la communication pour enfants. Bien que de nombreuses études de cas ont montré que le programme Son-Rise est efficace pour de nombreux enfants atteints d'autisme, comme on le verra dans les livres de Barry Neil Kaufman et Kaufman Samahria Lyte (Kaufman & Kaufman, 1976; Kaufman, 1982; 1995), un objectif actuel est de documenter, dans les études contrôlées de recherche, l'impact du programme.

Nous sommes heureux de présenter les résultats de cette étude récente, réalisée en collaboration avec des chercheurs de la Northwestern University - Ted Jenkins, Julia Schuchard, et Cynthia Thompson. L'équipe de recherche est bien connu pour leurs études examinant les effets du traitement pour les troubles du langage résultant de lésions cérébrales. L'analyse de l'équipe de recherche des données a montré nettement améliorée Grille d'évaluation d'autisme traitement (ATEC) les scores de la communication, la sociabilité, et la conscience sensorielle et cognitive, pour les enfants dont les parents ont été l'exécution d'un programme Son-Rise (de faible intensité et à haute intensité) par rapport à ceux qui n'étaient pas.

Une étude supplémentaire qui est actuellement dans le processus de publication a également été récemment complété à nouveau par l'équipe de recherche à l'Université Northwestern (Etats-Unis) et l'Université de Lancaster (Royaume-Uni). Cette étude examine les effets de la intensif Programme Son-Rise (SRP). Douze enfants atteints d'autisme, entre les âges de 47 et 78 mois, a participé à l'étude. La moitié des enfants ont reçu une semaine intensive du programme Son-Rise, alors que, l'autre moitié n'a pas. Ensuite, les capacités sociales et communicatives des deux groupes d'enfants ont été comparés au fil du temps. Les résultats ont montré une augmentation de la fréquence des orientation sociale spontanée et de la communication gestuelle pour les six enfants qui ont participé à la SRP intensive. En outre, la durée des interactions sociales et le temps total passé engagé dans l'interaction sociale accrue. Toutefois, aucun changement dans les capacités des enfants non traités a été noté. Ces résultats indiquent que l'intervention intensive axée sur la promotion des enfants à l'initiative d'interaction peut augmenter socio-communicatifs comportements chez les enfants atteints d'autisme. Il est important, l'auto-initiés sociale-communication des comportements et des interactions sociales dyadiques sont considérées comme des compétences pivots pour le développement des enfants et l'apprentissage et, par conséquent, des précurseurs pour le développement cognitif continu.

Nous apprécions beaucoup le travail des équipes de recherche à l'Université Northwestern et l'Université de Lancaster dans la création de ces études scientifiques démontrant l'impact du programme Son-Rise.

RAPPEL IMPORTANT :

Extrait des recommandations de la HAS DU 8 mars 2012

"9. Quelles sont les interventions globales non recommandées par la HAS et l’Anesm ?


L’absence de données sur leur efficacité, le caractère exclusif de leur application et leur absence de fondement théorique ont conduit les experts, professionnels et représentants d’usagers, à ne pas recommander les pratiques suivantes (accord d’experts) :

  • programme Son Rise® ;
  • méthode des 3i ;
  • méthode Feuerstein ;
  • méthode Padovan ou réorganisation neurofonctionnelle ;
  • méthode Floortime ou Greenspan, en tant que méthode exclusive ; cette pratique peut être proposée au sein d’un projet d’interventions coordonnées (grade C) ;
  • méthode Doman-Delacato ;
  •  recours au mélange gazeux dioxyde de carbone-oxygène associé à une méthode précédente.

Cette position ne doit cependant pas entraver d’éventuels travaux de recherche clinique permettant de juger de l’efficacité et de la sécurité des interventions de développement récent."

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