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"Au bonheur d'Elise"

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9 février 2018

L'épilepsie, maladie stigmatisante et mal prise en charge

 

L'épilepsie, maladie stigmatisante et mal prise en charge

L'épilepsie, qui touche 640.000 à 810.000 personnes en France, est une maladie handicapante et mal connue, pour lesquelles les associations demanderont une meilleure prise en charge, à l'occasion d'un premier Sommet national samedi 10 février 2018 à Paris et intitulé " L'épilepsie, une priorité de santé publique".

https://www.sciencesetavenir.fr

 

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9 février 2018

Le 4e plan autisme dévoilé à Bordeaux

article publié dans Sud Ouest

Publié le 09/02/2018 à 17h15 par Isabelle Castéra.

 Le 4e plan autisme dévoilé à Bordeaux La secrétaire d'Etat Sophie Cluzel Déplacement de Sophie CLUZEL, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées au centre Charles Perrens de Bordeaux / Photo Fabien Cottereau 20180209_f.cottereau_FCOT1568

Fabien Cottereau

La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées est venue présenter le dispositif ce vendredi

Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées est en visite ce vendredi à Bordeaux. Le matin, elle s’est rendue au Centre de ressources autisme pour rencontrer les équipes de soins, les équipes de formation et les parents qui participent à la formation "aide aux aidants familiaux" Un moment intense d’échanges, au cours duquel, elle a dévoilé les fondamentaux du 4e plan autisme, qui sera présenté officiellement au mois de mars prochain.

Améliorer le dépistage

Le plan entend répondre de très près, aux besoins actuels des personnes souffrant d’autisme, mais aussi de leur famille. Il est question d’améliorer le dépistage, le diagnostic, l’accompagnement tout au long de la vie des personnes autistes. Il s’agit de travailler sur la formation des soignants, mais aussi de façon transversale des enseignants, des professeurs de sport, des AVS. "Pour une école inclusive, une entreprise inclusive, une société inclusive. Que l’autisme devienne l’affaire de tous, martèle la secrétaire d’état, et c’est pour travailler dans ce sens que mon secrétariat d’état est pour la première fois rattaché au Premier ministre, ceci, afin d’irriguer toutes les politiques publiques."

Ce vendredi après-midi, Sophie Cluzel a rencontré la créatrice et dirigeante d’Handi’Home à Talence, et échangé avec des personnes en situation de handicap.

9 février 2018

Face aux « visions caricaturales de l’autisme », cinq clés de compréhension

1 L’autisme, un handicap

« On pense souvent que les autistes sont soit des génies soit des personnes dans leur bulle, on a une vision trop caricaturale véhiculée sur l’autisme. Entre ces deux extrêmes, se trouve la majorité des autistes. Il n’y a pas une, mais des formes d’autisme avec plusieurs degrés classifiés en sévère, moyen ou léger. C’est un handicap, pas une maladie. Ce n’est pas que nous ne voulons pas aller vers les autres, c’est que nous ne le pouvons pas. Nous percevons et nous pensons différemment.

Pour l’instant, la science ne sait pas expliquer d’où vient l’autisme. Cependant, dans certains cas, il peut être détecté dans les gênes. On ne peut donc pas diagnostiquer l’autisme seulement par une prise de sang, une IRM, ou un caryotype (photographie des chromosomes). »

2 Une hypo ou une hypersensibilité

« Nous percevons différemment les stimuli environnants. Par exemple, le moindre petit bruit peut très vite nous déconcentrer et même devenir intolérable. Nous traitons plus d’informations que les autres car nous devons gérer tout ce qui peut nous parasiter. Nous avons également un défaut de transmodalité, il nous est difficile de faire appel à plusieurs sens en même temps, car nous ne pouvons traiter qu’une information à la fois. Nous avons toujours besoin d’anticiper pour savoir quel sens mobiliser et quand le faire. »

3 Accepter l’autostimulation

« Elle peut être perçue comme des tics dérangeants pourtant elle est essentiel. Mais il ne faut pas qu’elle devienne invalidante. Elle peut nous permettre une stimulation sensorielle quand nous sommes hyposensibles. Nous aider aussi à nous canaliser, à nous concentrer, à une meilleure compréhension de l’environnement ou à exprimer quelque chose, comme tout à chacun finalement. Quand vous vous ennuyez et que vous jouez avec un stylo, par exemple, c’est ce que vous faites. »

4 La pensée en détail

« Elle fait partie de notre quotidien. Nous commençons d’abord par regarder les détails. Par exemple, un enfant autiste va détailler un ballon de foot avant de pouvoir jouer avec. »

5 Autonomie et qualité de vie

« Ce sont les deux mots-clefs à ne pas perdre de vue quand on s’occupe d’un enfant autiste. Avant de prendre une décision, il faut se demander si elle répond positivement à ces critères afin de guider correctement les plus jeunes. Il faut savoir que le moindre détail est un repère pour nous. Chaque détail a un sens et induit un événement. Si quelque chose change, c’est très déstabilisant. La difficulté est d’apprendre à anticiper les imprévus. »

9 février 2018

Christelle, présidente d'ASF 44 - Autisme Ouest 44 a besoin de votre soutien

Autistes Sans Frontières Officiel 7 février, 17:30 · Le beau projet que nous portons dans le cadre des Boucles du coeur nous permet de laisser la parole aux personnes a qui est destiné la formation. Christelle, présidente d'ASF 44 - Autisme Ouest 44 vous en parle ! Votez et partagez : http://www.carrefour.fr/engage…/boucles-du-coeur/inscription

9 février 2018

Traduction de l'article paru dans The Guardian le 8 février 2018 : Autisme : Le "scandale d'Etat"

"LA FRANCE A 50 ANS DE RETARD": LE « SCANDALE D’ETAT » DU TRAITEMENT FRANÇAIS DE L’AUTISME.


A cause de la psychanalyse, les enfants autistes ne sont pas diagnostiqués, ils sont placés dans des unités psychiatriques et même parfois séparés de leurs parents.

article guardian

Comme des milliers d'enfants français dont les parents pensent qu'ils sont autistes, le fils de Rachel, âgé de six ans, a été placé par l'Etat dans une unité de jour de l'hôpital psychiatrique. L'équipe hospitalière, de l'école de psychanalyse post-freudienne, n'a pas donné de diagnostic précis.


Rachel, qui vivait dans un petit village à l'extérieur de la ville alpine de Grenoble, a dit qu'elle irait ailleurs pour faire évaluer ses trois enfants. Mais l'hôpital a appelé les services sociaux, qui ont menacé de lui enlever les enfants. Un psychiatre consultant a dit que Rachel fabriquait les symptômes de ses enfants pour attirer l'attention, qu'ils n'étaient pas autistes, et qu'elle voulait qu'ils aient des troubles du spectre autistique afin de se rendre plus intéressante.


Les enfants de Rachel lui ont été enlevé et placés. Les enfants ont ensuite été diagnostiqués atteints d'autisme, et d'autres problèmes, donnant raison à Rachel. Cependant, malgré une bataille judiciaire très médiatisée au cours de laquelle des groupes de parents ont dénoncé la «vision préhistorique de l'autisme en France», Rachel, qui souffre elle-même du syndrome d'Asperger, n'a toujours pas récupéré ses enfants deux ans plus tard. Ils restent pris en charge avec des droits de visite limités. Les autorités locales insistent sur le fait que la décision était correcte.


«Je suis condamnée à ne rien pouvoir faire pour la perte de ma famille», écrivait-elle après leur dernière visite à Noël, craignant que ses enfants aient régressé. "Je suis détruite, mes enfants sont détruits."
L '"affaire Rachel", entrant dans une autre bataille en appel cet été, est devenue un symbole de ce que les groupes de parents appellent le "scandale d'Etat" du traitement des enfants autistes en France. La crise est si aiguë que le président centriste français, Emmanuel Macron, l'a considéré comme un «défi de civilisation» urgent, promettant un nouveau plan d'action sur l'autisme annoncé dans quelques semaines.


Les Nations Unies ont déclaré dans leur dernier rapport que les enfants autistes en France «continuent d'être victimes de violations généralisées de leurs droits». L'Etat français a été contraint de payer des centaines de milliers d'euros de dommages et intérêts aux familles pour les soins inadéquats prodigués aux enfants autistes ces dernières années.


Les Nations Unies ont constaté que la majorité des enfants autistes n'ont pas accès à l'éducation ordinaire et que beaucoup «se voient encore proposer des thérapies psychanalytiques inefficaces, une surmédication et un placement dans des hôpitaux et des institutions psychiatriques». Les parents qui s'opposent à l'institutionnalisation de leurs enfants "sont intimidés et menacés et, dans certains cas, perdent la garde de leurs enfants".


Les associations autistes en France se plaignent que les adultes autistes sont enfermés dans les hôpitaux, les enfants confrontés à un manque de diagnostic et que persiste une approche psychanalytique post-freudienne qui ne se concentre pas sur l'éducation mais sur les sentiments inconscients de l'enfant autiste envers la mère.


Une loi de 2005 garantit à chaque enfant le droit à l'éducation dans une école ordinaire, mais le Conseil de l'Europe a condamné la France pour ne pas l'avoir respectée. Les groupes de pression estiment que seulement 20% des enfants autistes sont scolarisés, contre 70% en Angleterre.


« La France a 50 ans de retard sur l'autisme », a déclaré Sophie Janois, l'avocate de Rachel. Son livre, The Autists 'Cause, publié ce mois-ci, vise à alerter sur les abus des droits légaux des personnes autistes. "On dit aux parents:" Oubliez votre enfant, pleurez pour votre enfant et acceptez le fait qu'ils seront placés dans une institution ".
"Sous-jacent à cela, il y a un problème culturel en France", dit Janois. "La France est le dernier bastion de la psychanalyse. Dans les pays voisins, les méthodes d'éducation et les thérapies comportementales sont la norme et la psychanalyse a été abandonnée depuis longtemps. En France, la psychanalyse continue d'être appliquée aux enfants autistes et enseignée dans les universités. "
Elle a dit que les parents étaient forcés de mener une bataille administrative constante pour les droits de leurs enfants. "Il y a des suicides de parents d'enfants.


La bataille sur la psychanalyse post-freudienne et l'autisme en France a été amère. Il y a dix-huit mois, un groupe de députés a tenté de faire interdire l'utilisation de la psychanalyse dans le traitement des enfants autistes, affirmant que la vision de l'autisme comme étant le rejet inconscient d'une mère « froide », prétendument «réfrigérateur» était dépassée, et que cela entrainait le refus d’un soutien éducatif approprié pour les enfants.
Les psychanalystes, qui jouent un rôle de premier plan dans les soins de santé mentale en France, ont critiqué la campagne comme étant «préjudiciable» et diffamatoire.


En 2012, l'autorité sanitaire française a déclaré que la psychanalyse n'était pas recommandée comme méthode de traitement exclusive pour les personnes autistes en raison d'un manque de consensus sur son efficacité. Mais la plupart des hôpitaux publics utilisent encore ces méthodes.
En outre, les Nations Unies ont averti en 2016 qu'une technique appelée «packing» - dans laquelle un enfant autiste est enveloppé dans des draps froids et humides - constituait un «mauvais traitement», mais n'avait pas été légalement interdite et serait «encore pratiquée» sur certains enfants atteints d'autisme. Le ministre de la santé de l'époque a publié un mémo informant que la pratique devrait cesser.

Les parents insistent sur le fait que d'excellents professionnels sont présents en France, mais ils sont peu nombreux et très demandés, avec des services inégaux et variables selon les régions.


"Les autorités locales m'ont dit:" Pourquoi insistez-vous sur l'école? Mettez-le dans une institution », a déclaré une mère près de Tours à propos de sont enfant de sept ans, quia un bon niveau et qui se débrouille bien sur le plan scolaire. "En France, il y a un autisme des pauvres, et l'autisme des riches. Si je n'avais pas d'argent et la capacité de me battre, mon fils aurait fini dans un hôpital psychiatrique. "


Le fils de Catherine Chavy, Adrien, a 20 ans. quand il était petit enfant, il a été traité à temps partiel dans un hôpital psychiatrique d'État qui a utilisé une approche psychanalytique. Son autisme n'a pas été diagnostiqué pendant des années. Chavy s'est battu pour un diagnostic et l'entrée à l'école primaire, trouvant plus tard un centre qui a utilisé des méthodes éducatives et comportementales, où Adrien a progressé. Quand il a atteint 15 ans, il n'y avait aucun dispositif. Elle a organisé en privé un soutien permanent pour lui à la maison. "Il cuisine, fait du sport, va chez sa grand-mère pour le déjeuner. Il a une belle vie, sort tous les jours. Si je n'avais pas fait cela tout seul, je pense qu'il serait dans un hôpital psychiatrique pour adultes, ligoté, avec des médicaments », a-t-elle dit. "La situation en France est un scandale de santé et d'éducation"


Pascale Millo a créé une association pour les parents d'enfants autistes en Corse. Elle a un fils de 14 ans, appelé Adrien, avec autisme de haut niveau et une dyspraxie. L'état l'a mis dans une unité de jour d'hôpital psychiatrique pendant des années, mais Millo n'a pas obtenu un diagnostic jusqu'à ce qu'il ait neuf ans. Adrien est académiquement fort mais elle a dû se battre pour son droit, en tant que dyspraxique, de faire tout le travail scolaire sur ordinateur, de suivre la formation et de subvenir à ses besoins, de ne jamais savoir si, d'un mois à l'autre, le système d'éducation signifiera que ses études sont coupées court. "En théorie, la France a tout: les finances de l'Etat et les lois pour nous protéger", a-t-elle déclaré. "Mais ces lois ne sont pas respectées."
Vincent Dennery, qui dirige un collectif d'associations pour l'autisme, a déclaré qu'il espérait des mesures concrètes et pratiques dans le plan d'action sur l'autisme de Macron, et un passage d'une approche médicalisée vers l'éducation. «Il y a encore des milliers d'enfants autistes dans les unités de jour de l'hôpital psychiatrique qui n'ont aucune raison d'être là, mais leurs parents ne peuvent trouver aucune autre solution», a-t-il dit.


Dennery a dit qu'il sentait que la société avait besoin de changer. "Culturellement, la société française a été un lieu d'exclusion. Un grand nombre de pays ont désinstitutionnalisé le handicap ou la différence et ont décidé d'inclure les personnes dans la vie ordinaire, mais pas la France. "

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9 février 2018

Autisme : deux écoles pilotes en Limousin

 

Autisme : deux écoles pilotes en Limousin

ARAMIS, c'est le nom de ce dispositif d'accueil des enfants autistes en milieu scolaire. Testé depuis janvier 2016 à l'école de Saint-Germaine-les-Vergnes en Corrèze, il fait son entrée à l'école élémentaire de Boisseuil en Haute-Vienne pour l'année scolaire 2017-2018.

https://france3-regions.francetvinfo.fr

 

9 février 2018

L’hypersensibilité perceptive des autistes

article publié sur le blogue "Maman pour la vie"

7 février 2018

La majorité des gens croient que l’hypersensibilité des autistes est liée à un système d’intégration sensorielle défaillant et que ces derniers doivent être stimulés pour éveiller leurs sens.

Un autiste aborde son environnement de manière totalement différente d’un non-autiste. Grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM), nous pouvons voir que le cerveau des autistes utilise davantage les aires sensorielles (perceptives) que celui des non-autistes(1). C’est ce que nous appelons une réorganisation des aires cérébrales. Cette réorganisation entraîne un fonctionnement perceptif différent chez les autistes.

Pour faire simple, nous pourrions dire que le cerveau d’un autiste favorise des intérêts sensoriels, concrets, précis et objectifs, alors que le cerveau d’un non-autiste favorise des intérêts généraux, subjectifs et abstraits dont la socialisation fait partie.

Les autistes sont des êtres sociaux comme tous les humains, mais leur cerveau ne priorise pas les informations sociales comme peut le faire celui des non-autistes. De plus, comme leur perception est plus élevée, les autistes voient et ressentent une multitude de détails. Le flux sensoriel devient alors très important pour eux, car c’est ce flux d’information qui peut créer l’hypersensibilité et les surcharges sensorielles des autistes. Il ne s’agit donc pas d’une mauvaise intégration sensorielle.

Comme les autistes perçoivent beaucoup plus de détails, ils n’ont aucunement besoin que l’on stimule et éveille leurs sens; ils sont bien suffisamment stimulés comme ça! En réalité, leurs expériences sensorielles sont bien plus grandes que les nôtres.

Un autiste qui est obnubilé par le tournoiement d’un ventilateur, par les roues de ses petites voitures, par les rayons lumineux ou qui passe constamment ses doigts devant ses yeux n’est pas en recherche sensorielle, du moins pas au sens où les non-autistes l’entendent. Cette « recherche » de stimulation sensorielle n’est pas la conséquence d’un système d’intégration sensorielle non fonctionnel. La personne autiste recherche simplement les attraits sensoriels par plaisir et intérêt, tout comme un non-autiste recherche le bavardage social. Il joue simplement d’une manière atypique.

Il en va de même lorsqu’un autiste fait des alignements, par exemple. Ce n’est pas une mauvaise intégration sensorielle qui l’empêche d’entrer en relation avec le monde « extérieur ». L’autiste est dans le même monde que les autres, mais sa manière d’entrer en contact avec ce monde est différente. Le cerveau perceptif entraîne une pensée en images, une pensée non linéaire. Par les alignements, l’autiste observe, apprend et entre en relation avec son environnement.

Quand un autiste se balance, saute, tourne en rond, fait des bruits de bouche ou est incapable de rester en place, ce n’est pas non plus un problème de proprioception lié à une mauvaise intégration sensorielle. Par conséquent, il n’a pas besoin de se faire balancer pour combler un manque sensoriel. Ces mouvements l’aident simplement à assimiler l’information entrante. Cette bougeotte est un mécanisme que son cerveau utilise pour l’aider à se réguler et à trouver son équilibre interne.

Dans la même optique, certains autistes peuvent sembler indifférents à la douleur ou à la température puisque ce sont là des sensations abstraites qui, de surcroît, sont riches en stimuli perceptifs. Il est parfois difficile pour un autiste d’associer une sensation, par exemple le froid, aux frissons et tremblements de son corps. Les sensations peuvent être très diffuses. Combinées aux autres stimuli ambiants de l’environnement, les sensations deviennent alors à peine perceptibles. De plus, même si l’autiste parvient à faire le lien entre les frissons, les tremblements et le froid, cela ne veut pas dire qu’il saura comment se réchauffer. Il devra aussi apprendre à associer le tout avec les vêtements qui le tiendront au chaud. Il ne s’agit pas de faire apprendre une séquence par cœur à l’enfant autiste, mais bien de lui montrer à reconnaître ces sensations par lui-même et à créer des liens. Il pourra ensuite mieux généraliser ce qu’il ressentira.

Les intérêts et les jeux des autistes ne sont donc pas aussi limitatifs et stéréotypés qu’ils ne le paraissent, pas plus que les comportements « bizarres » et inhabituels que l’on peut observer chez eux en lien avec leurs sens.

Quand un autiste semble avoir un besoin insatiable de stimulation sensorielle, ce n’est pas parce que son système nerveux a besoin de plus de stimuli, mais bien parce que son cerveau perceptif favorise les intérêts liés aux sens.

9 février 2018

L'association lyonnaise TFA, à l'honneur de "Glisse en cœur" 2018

Par Razik Brikh
Publié le 08/02/2018  à 16:56

 

L'association lyonnaise TFA a été choisie par "Glisse en cœur" à l'occasion de sa 11e édition qui se déroulera au Grand-Bornand, les 23, 24 et 25 mars prochain. Explications avec la présidente de TFA, Marie Lextrait.

Marie Lextrait, présidente de l'association TFA ()
Marie Lextrait, présidente de l'association TFA

Lyon Capitale : Pouvez-vous nous présenter l'association TFA ?

Marie Lextrait :TFA est l’acronyme de "Thelma For Anna". Cette association est née suite au décès de Thelma qui a été emportée par une avalanche alors qu’elle participait à une sortie scolaire (en janvier 2016, deux élèves du lycée Saint-Exupéry ont perdu la vie aux 2 Alpes). Elle avait une petite sœur qui s’appelle Anna et qui souffre du trouble du spectre de l'autisme (TSA). On a décidé de créer quelque chose en mémoire de Thelma.

En janvier 2016, ce drame a marqué de nombreux Lyonnais…

Effectivement, beaucoup de journalistes ont couvert ce drame  parce que c’était le contexte d'une sortie scolaire d'un lycée de la ville. A ce moment-là, on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose. Il fallait que Thelma continue d'être présente, d'une autre manière, auprès de sa sœur. Petit à petit, ça nous a semblé être une évidence de travailler autour du répit, puisque Thelma par sa présence apportait du répit à sa famille. Quand elle était là, elle jouait avec Anna, elle s’occupait d’elle, et cela permettait à leur maman d’avoir du temps pour faire à manger ou toute autre tâche du quotidien.

Votre association souhaite vraiment apporter du répit aux parents...

Les familles confrontées au handicap n’ont aucun moment de répit, les enfants ne tiennent pas en place, il faut tout le temps les surveiller. Cela peut paraître tout bête mais ces familles ont besoin de pouvoir aller prendre un café avec des amis, prendre du temps pour faire autre chose… On a donc mis en place un service d’aide à domicile. Des « super-nounous » formées autour du spectre de l'autisme interviennent entre 3 et 6 heures par semaine. Avec l'argent récolté lors de "Glisse en cœur", on espère aider encore plus de familles.

"Lyon se mobilise"

L'événement caritatif "Glisse en cœur" qui aura lieu le 23,24 et 25 mars au Grand-Bornand a décidé de vous soutenir cette année…

Oui et nous en sommes très ravis. On espère récolter 350.000 euros, c'est un objectif réalisable puisque l'année dernière, ELA avait récolté 312.000 euros de dons et chaque année, le compteur augmente. Une heure de répit correspond à 35 euros donc cela peut nous permettre d'aider les familles sur 10.000 heures. Ça serait vraiment une belle opération.

Vous pouvez compter sur l'aide de plusieurs personnalités dont l'entraîneur de l'OL, Bruno Genesio...

Même si notre parrain est Stéphane Thébaut (animateur de l'émission "La Maison" sur France 5), Bruno Genesio est effectivement l’un de nos ambassadeurs. Depuis le début, il est avec nous.  Il a été touché parce qu’il connaissait la famille depuis toujours. Il n’a pas hésité une seconde à nous aider. À Lyon, il y a un autre nom que je peux maintenant citer puisqu’ils ont décidé de s’engager à nos côtés, c’est le Lyon ASVEL Féminin. J’ai rencontré Marie-Sophie Obama (la présidente déléguée du club de basket) la semaine dernière. De nombreuses femmes chefs d’entreprises du Rhône et l'IDRAC ont décidé de s'engager. Cela montre que Lyon se mobilise.

Un dernier mot au sujet de l'événement du 23, 24 et 25 mars au Grand-Bornand ?

Il faut se mobiliser pour nous soutenir et venir skier ou participer à la course aux dons sur le site Internet. Notre objectif par rapport à "Glisse en cœur" est de se faire connaître pour que les gens sachent que l’on peut les aider et leur apporter des heures de répit.

Plus d'infos : www.tfa-repit.org  / www.2018.glisseencoeur.com

8 février 2018

Plus de 20 000 documents de Sigmund Freud et sur la psychanalyse numérisés

 

Plus de 20 000 documents de Sigmund Freud et sur la psychanalyse numérisés

Belle date que ce 1er février : la très prestigieuse Bibliothèque du Congrès aux...

https://www.actualitte.com

 

8 février 2018

Bordeaux: Assistantes auprès d'élèves handicapés, elles demandent un vrai statut

article publié dans 20 Minutes

SOCIAL Des auxiliaires de vie scolaire, qui accompagnent les élèves handicapés au quotidien dans leur scolarité, se sont rassemblées ce mercredi devant le rectorat pour demander une amélioration de leur statut…

Elsa Provenzano

Publié le 07/02/18 à 17h05 — Mis à jour le 07/02/18 à 17h57

Des assistantes de vie scolaire qui aident les élèves en situation de handicap veulent que l'on reconnaisse leur métier.

Des assistantes de vie scolaire qui aident les élèves en situation de handicap veulent que l'on reconnaisse leur métier. — E.Provenzano / 20 Minutes

  • Les auxiliaires de vie scolaire (AVS) de l’académie de Bordeaux ont manifesté ce mercredi devant le Rectorat pour demander la fin de leur statut précaire.
  • La plupart des AVS sont des femmes avec de petits contrats de 20 heures qui leur assurent en moyenne 600 euros par mois. Elles demandent des emplois pérennes avec davantage de volumes horaires.

« AVS en colère, on en a marre de la galère ! » scandent les manifestants venus accompagner la délégation du collectif CGT Educ'Action AESH-AVS-EVS, reçue ce mercredi au rectorat de Bordeaux.

>> A lire aussi : Des milliers d’enfants handicapés toujours en attente de scolarisation

Ces AVS, pour auxiliaires de vie scolaire, accompagnent les élèves handicapés dans leur scolarité alors que la loi de 2005 stipule l’inclusion scolaire de tous les élèves en situation de handicap. La délégation a demandé une amélioration du statut très précaire de ces AVS.

Des contrats de 20 heures à 600 euros

Ces auxiliaires, très majoritairement des femmes, ont des contrats avec de faibles quotas horaires, 20 heures pour la plupart, et une rémunération très basse, de l’ordre de 600 euros par mois. Elles peuvent prétendre à un passage en CDI au bout de six ans de travail en continu. « Je travaille comme AVS à Libourne depuis huit ans et je suis passée en CDI il y a un an, raconte Lydie, 46 ans. Il me manquait 15 jours sur les six années en continu exigées et il a fallu une bataille administrative de deux ans pour que je sois titularisée. Sans le comité, cela aurait été très compliqué ». Si elle fait partie de celles qui ont la chance d’être en CDI, avec un volume horaire d’environ 20 heures, elle a fait une demande pour travailler dix heures de plus, pour gagner un peu mieux sa vie.

>> A lire aussi : Mère d'une fille atteinte de trisomie, militante... Qui est Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées?

Depuis huit ans, Lydie s’occupe d'« un enfant autiste très particulier qui a besoin d’un accompagnement total » et dont elle suit les progrès. « Ses parents m’ont soutenu pour que j’obtienne mon CDI », sourit-elle, glissant qu’elle est vraiment « passionnée par ce qu’elle fait ». Dina, 43 ans, qui exerce depuis huit ans, s’occupe, elle aussi, d’un enfant autiste, scolarisé à Ambarès en classe de maternelle : « je lui propose des supports pédagogiques adaptés, je l’accompagne pendant les repas et je l’aide à devenir plus autonome, notamment pour sociabiliser. » Cette mère qui élève seule son enfant attend une réponse à sa demande de titularisation. « Je croise les doigts », livre-t-elle. Elle aussi souhaite augmenter son volume horaire de travail pour avoir un peu plus de stabilité.

>> A lire aussi : Scolarisation des élèves handicapés: Quel est le bilan du quinquennat Hollande?

Le collectif a attiré l’attention du rectorat sur des cas emblématiques d’AVS présentant 9 à 14 ans d’ancienneté, sans être titularisées, tout en défendant une amélioration du statut pour les 4.000 AVS de l’académie. « Il y a une gestion qui se fait au coup par coup et qui aboutit au maintien d’un pool de précarité, lance Franck Dole, secrétaire CGT éducation. Et aussi beaucoup de mépris vis-à-vis de ces personnels ».

8 février 2018

Musée du Louvre : une semaine dédiée au handicap

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Du 7 au 14 février 2018, se tient pour la troisième fois la Semaine de l'accessibilité au Louvre. L'occasion d'informer le public sur les services mis en place par le musée pour rendre l'établissement et ses évènements plus accessibles.

Par , le 05-02-2018

Malgré un bâtiment séculaire et peu adapté aux personnes handicapées au premier abord, le Louvre souhaite rendre la culture accessible à ce public, que leur handicap soit physique, sensoriel ou mental. Du 7 au 14 février 2018, les professionnels de la culture, les personnes handicapées et les relais du handicap sont conviés à une semaine rythmée par des ateliers, des conférences, des expositions et des formations, au sein du Louvre mais également au musée Eugène Delacroix à Paris 1er (programme détaillé en lien ci-dessous).

Un réseau dédié

Le musée du Louvre fait partie du « Réseau des établissements culturels pour l'accessibilité ». Cette mission, portée par le ministère de la Culture, vise à promouvoir des initiatives permettant à tous les Français, sans exception, d'avoir accès aux différents établissements culturels. C'est dans ce cadre que le Louvre met en place sa Semaine de l'accessibilité. Le but est de répondre aux attentes et aux besoins de chaque visiteur, en termes de confort, d'accueil et de services. Les activités proposées tout le long de cette semaine sont gratuites et accessibles sur inscription (adresse mail ci-dessous).

Quel programme ?

Côté programme, certaines activités sont dédiées spécifiquement aux personnes en situation de handicap, comme celle du musée sous-titré le 7 février 2018. Cette animation propose une découverte du lieu aux personnes sourdes ou malentendantes. Le personnel du musée est également convié à participer. En tant qu'acteur de premier plan dans le fonctionnement de l'établissement, des ateliers lui sont réservés, notamment un quiz handicap (le 8 février). Enfin, le grand public est également convié à cette manifestation, par exemple à l'occasion d'une visite en langue des signes théâtralisée.

Nouveautés 2018

Quelques nouveautés sont prévues pour cette édition… Tout d'abord la visite de la Petite galerie qui propose aux personnes malvoyantes de profiter de l'exposition « Théâtre du pouvoir » en compagnie d'étudiants en arts ou de professionnels de la culture chargés de leur souffler les détails qui leur sont invisibles. Pour la première fois, une journée (le 12 février) est également consacrée à la maladie d'Alzheimer ; professionnels de la culture et de la santé sont conviés à réfléchir à l'accompagnement des personnes atteintes de cette maladie mais également de leurs aidants. Elle est en lien avec le projet « Le Louvre en tête », créé en 2016, qui vise à associer la maladie d'Alzheimer à la culture. D'autres rendez-vous comme l'expérimentation de nouvelles technologies autour de l'audition, la présentation de mini-chevaux guides d'aveugles, un atelier de croquis en famille pour les jeunes autistes, un bar du silence. Une vingtaine d'initiatives inédites ! De son côté, le musée Delacroix propose une visite en compagnie de sa directrice. Pour rendre l'expérience encore plus immersive, tous les sens sont sollicités. Des effets sonores plongent ainsi le public dans le Paris du 19e siècle, sans oublier l'odeur de marmelade à l'orange, pêché mignon du peintre français. La visite de la Petite galerie connaît elle aussi un petit changement pour cette année. Afin de permettre aux personnes malvoyantes de profiter de l'exposition « Théâtre du pouvoir », des étudiants en arts ou des professionnels de la culture sont chargés de leur souffler les détails qui leur sont invisibles. Pour la première fois, une journée professionnelle est consacrée à la maladie d'Alzheimer. Les professionnels de la culture et de la santé sont conviés journée afin de réfléchir à l'accompagnement des personnes atteintes de cette maladie, mais également leurs aidants. Cette journée sera mise en lien avec le projet « Le Louvre en tête », créé en 2016 et visant à associer facilement la maladie d'Alzheimer à la culture.

L'accessibilité du musée

Depuis plusieurs années, le Louvre travaille à une meilleure accessibilité de son établissement. Plusieurs initiatives allant dans ce sens ont été mises en place, à l'image de la Petite galerie. Créée en 1995, cet espace dédié à l'éducation culturelle et artistique permet au public, enfants, adultes ou personnes handicapées, d'apprivoiser l'art par des outils de médiation accessibles, dans un environnement adapté. Ensuite, le Pavillon de l'horloge, véritable colonne vertébrale du musée, retrace l'histoire de l'établissement, d'abord palais des rois puis haut lieu de culture. Pour que tous puissent apprécier ce voyage, il est jalonné de tablettes tactiles qui rendent l'exposition accessible à un public aveugle ou malvoyant grâce à des volumes en 3D ou du texte en braille.
En 2017, 7 125 personnes en situation de handicap ont pu bénéficier d'un accompagnement personnalisé. Près de 140 visites et ateliers pour les publics handicapés ont été organisés par vingt conférenciers spécialisés : lecture labiale, langue des signes française (LSF), tactile…

Inscription obligatoire :  semaineaccessibilite@louvre.fr

©  2012 musée du Louvre / Olivier Ouadah et 2012 musée du Louvre / Florence Brochoire

 

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Sur le web

8 février 2018

2018 : l'année de la médiation animale ?

 

2018 : l'année de la médiation animale ? - Fondation Adrienne et Pierre Sommer

De plus en plus nombreux, des philosophes, des journalistes, des juristes se penchent sur le rôle de l'animal dans notre société. Grâce à cet éclairage nouveau, le statut de la médiation animale passe de pratique méconnue à discipline reconnue. Incontestablement, l'intérêt porté aux effets bénéfiques de la relation humain - animal connaît un développement spectaculaire.

https://www.fondation-apsommer.org

 

8 février 2018

L’association RIAU organise la 3ème édition du Salon International de l’Autisme, les 6 et 7 avril 2018, à Disneyland Paris.

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L’association RIAU organise la 3ème édition du Salon International de l’Autisme, les 6 et 7 avril 2018, à Disneyland Paris.
 
Ce salon est une occasion unique de rencontrer dans un même lieu, sur un même temps donné, les acteurs de l’autisme en France et à l'international.
 
L’objectif est d’offrir une plateforme de rencontres à tous les acteurs de l’autisme pour favoriser les échanges et les projets. Ainsi, des conférences et des ateliers se tiennent sur 2 jours avec différentes thématiques et la présence de plusieurs stands pour mieux s’informer et mieux connaitre les activités de chacun.
 
Voici une vidéo de la dernière édition : https://www.youtube.com/watch?v=xBUH5cmi3wc

  • Pour tenir un stand : vous devez compléter le document en pièce jointe et l'adresser à l'association RIAU (pour toute information, vous pouvez écrire à riau.paris@outlook.fr).

En comptant sur votre présence,
 
Cordialement,
 
Centre de Ressources Autisme Ile-de-France
6 Cour Saint-Eloi - 75012 Paris
Tél. 01.49.28.54.20            Fax. 01.49.28.54.21
contact@craif.org            www.craif.org
 
Suivez-nous sur les réseaux sociaux :
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8 février 2018

'France is 50 years behind': the 'state scandal' of French autism treatment

 

'France is 50 years behind': the 'state scandal' of French autism treatment

A reliance on psychoanalysis sees autistic children going undiagnosed, being placed in psychiatric units and even being removed from their parents ike thousands of French children whose parents believe they have autism, Rachel's six-year-old son had been placed by the state in a psychiatric hospital day unit.

https://www.theguardian.com

 

8 février 2018

Pourquoi les mouvements stéréotypés et répétitifs des autistes sont de petits gestes qu'il faut respecter

article publié dans le Huffingtopost

Mélanie Ouimet Autiste assumée et humaniste dans l'âme
LES BLOGS

Laissez aux autistes leurs petits gestes et rituels, même si vous ne trouvez pas ces comportements assez gracieux et convenables.

30/01/2017 07:00 CET | Actualisé 30/01/2017 07:00 CET

Les petits gestes particuliers (maniérisme moteur, gestes stéréotypés et répétitifs sont les termes néfastes couramment utilisés) comme battre des mains, agitation, se balancer, se taper la tête, faire des mouvements complexes avec son corps, tournoyer sur soi-même, ramasser des objets ronds, etc. sont des comportements retrouvés chez plusieurs personnes autistes.

Dans les postulats éducatifs des thérapies comportementales intensives (ICI), ces comportements sont jugés problématiques et les professionnels jugent essentiel de les supprimer. Ces gestes sont souvent très mal vus par la société et spontanément, nous avons la fâcheuse tendance à demander aux personnes autistes de réprimer leurs comportements jugés inacceptables socialement. Mais, peu importe quel comportement inoffensif une personne autiste a, chercher à le limiter, à le refouler ou à l'ignorer est rarement une bonne solution et même à l'inverse, ces interventions peuvent s'avérer néfastes. Récompenser un enfant parce qu'il n'a pas fait son geste particulier est généralement tout aussi dommageable pour lui que le fait de le réprimer.

Ces gestes ont une raison d'être et ils font partie du fonctionnement neurologique de la personne autiste. Il s'agit généralement de leur manière d'exprimer leurs émotions et leurs ressentis. Que ce soit la nervosité, la colère, la frustration, la joie, le bonheur, la tristesse, la honte, l'amour, la gêne, etc. Ces comportements, lorsqu'ils sont sans danger pour la personne autiste ou pour autrui, doivent pouvoir s'extérioriser librement et sans jugement. Toutes tentatives de contrôle est une contrainte à l'expression saine de leurs émotions. Ce qui est refoulé n'est pas seulement le geste, mais également l'émotion présente. Tôt ou tard, il y aura de lourdes conséquences chez la personne autiste.

Nous détruisons la personne autiste à l'intérieur qui en vient à croire qu'elle est monstrueuse, ce qui nuit considérablement à son développement.

Nous essayons d'empêcher ces comportements parce qu'ils sont soi-disant disgracieux, bizarres et marginaux. Nous voulons que la personne autiste soit acceptée dans la société et qu'elle soit à l'abri des regards désapprobateurs et des moqueries. Cependant, nous oublions ici l'essentiel. Le bien-être de la personne autiste et son intégrité. Nous en ferons une personne «visuellement» acceptable de la société, mais sans estime de soi, sans confiance en soi et sans âme. Peu à peu, nous détruisons la personne autiste à l'intérieur qui en vient à croire qu'elle est monstrueuse, ce qui nuit considérablement à son développement.

Plutôt que de limiter et d'empêcher les gestes particuliers d'une personne autiste, nous devrions tenter de les normaliser afin qu'ils soient acceptés par la société. La tolérance s'apprend. Il est possible d'éduquer une société afin que ces gestes ne soient plus mal perçus.

Par ailleurs, comme ces gestes et rituels sont tous porteurs d'un message, plutôt que de les ignorer, il serait judicieux de leur porter attention afin de décoder ce que la personne autiste essaie de nous exprimer. N'hésitons pas à montrer notre enthousiasme face aux joies que nous confient les autistes et à nous montrer empathique aux peines et colères.

Laissez aux autistes leurs petits gestes et rituels, même si vous ne trouvez pas ces comportements assez gracieux et convenables. L'expression d'une émotion n'a pas de forme, ni de convenance, et surtout, lorsque l'émotion a comme racine la joie. C'est dans la spontanéité qu'émerge l'authenticité.

Mélanie Ouimet est la fondatrice du mouvement de La Neurodiversité - L'autisme et les autres formes d'intelligence autistes qui milite en faveur de la reconnaissance positive de l'autisme.

Ce billet est également publié sur la version québécoise du Huffington Post.

7 février 2018

Cours de boxe adapté aux enfants et adolescents autistes proposé par l'Académie de boxe Christophe Tiozzo à Toulouse

6 février 2018

Que faire si la MDPH refuse de traiter mon dossier de demande d'AEEH ou de PCH pour absence de GEVAsco ?

 

Que faire si la MDPH refuse de traiter mon dossier de demande d'AEEH ou de PCH pour absence de GEVAsco ?

Pour contester, il faut rappeler à la mdph que par nature, une circulaire n'a pas de portée réglementaire en ce sens qu'elle ne peut pas contenir de règle de droit nouvelle. Les circulaires sont des textes destinés à simplement commenter une législation ou une réglementation qui ont une valeur purement indicative comme , par exemple, indiquer quelle sera la ligne de conduite de l'autorité.

https://www.facebook.com

 

6 février 2018

Autisme : 3 messages clés du Pr Bonnet Brilhaut aux généralistes et aux pédiatres

article publié dans Medscape

Aude Lecrubier

31 janvier 2018

Paris, France – La Cour des comptes vient de publier un rapport alarmant sur la prise en charge des personnes présentant des troubles du spectre de l’autisme (TSA) en France.

Pour l’institution, la connaissance des TSA, demeure « lacunaire et doit être améliorée ». Et, « les progrès réalisés dans les prises en charge des enfants et surtout des adultes sont encore insuffisants ».

Pr Frédérique Bonnet Brilhault

Lors du congrès de l’Encéphale 2018, Medscape édition française a demandé au Pr Frédérique Bonnet Brilhault, pédopsychiatre spécialiste de l’autisme (responsable du centre universitaire de pédopsychiatrie du centre hospitalier de Tours) quels conseils elle pouvait donner aux pédiatres et aux médecins généralistes pour optimiser le diagnostic et la prise en charge de l’autisme.

Medscape édition française : Quel rôle peuvent jouer les pédiatres et les médecins généralistes dans le diagnostic précoce de l’autisme ?

Pr Frédérique Bonnet Brilhault : Il s’agit d’un des enjeux majeurs dans la prise en charge de l’autisme. Les pédiatres et les médecins généralistes sont à même de repérer des signes chez l’enfant bien avant les pédopsychiatres. Avec une bonne connaissance des aspects fondamentaux du développement, il devient possible de repérer les dysfonctionnements du développement des systèmes de synchronisation socio-émotionnelle et d’intervenir précocement. Or, l’intervention précoce est un enjeu majeur en termes de pronostic.

En pratique, il faut apprendre à évaluer comment un nourrisson regarde dans les yeux, sa capacité de sourire-réponse. Les études montrent que chez certains bébés on peut être amené à avoir une sémiologie dès deux mois.

Au final, il faut que le médecin généraliste soit le médecin référent pour l’autisme. Il doit être au cœur de la prise en charge de l’enfant, de la coordination des soins. Il ne faut pas oublier que ces enfants ont aussi des difficultés de sommeil, d’alimentation, de croissance, ce qui accentue l’importance de ce médecin référent.

"Les pédiatres et les médecins généralistes sont à même de repérer des signes bien avant les pédopsychiatres."

En cas de suspicion de trouble autistique, y a-t-il des mots ou des comportements à adopter ou à éviter ?

Pr F. Bonnet Brilhault : En tant que médecin, il est important, si un parent exprime une inquiétude, de prendre le temps de réévaluer cette inquiétude.

Aussi, il ne faut pas sauter à pieds joints sur des diagnostics d’autisme à deux mois ou à 3 mois de vie. Il est souhaitable de dire que l’on va évaluer ensemble la trajectoire de développement. On ne peut pas parler d’autisme avant que le diagnostic soit posé par une équipe pluridisciplinaire. Il faut accompagner les parents en disant que l’on voit des atypicités dans le développement et qu’on va aller un peu plus loin dans la compréhension de ces atypicités.

Enfin, en cas de suspicion de trouble, il ne faut pas être culpabilisant pour les parents car ils ne sont pas responsables. Mais, il ne faut pas non plus rassurer sans raison.

Il semblerait que les TSA soient sous-diagnostiqués chez les femmes. Pourquoi et que peut-on faire pour inverser la tendance ?

En effet, nous voyons de plus en plus de jeunes femmes qui n’ont jamais été diagnostiquées. Il est possible de passer à côté du diagnostic parce que la sémiologie est un petit peu moins bruyante, « socialement plus acceptable » que chez les garçons et que les filles ont une capacité d’adaptation un peu plus importante. On ne pensera pas forcément à un retrait relationnel chez une fille timide, un peu isolée, qui travaille.

Aussi, les questionnaires diagnostiques chez l’adulte avec TSA et sans DI permettent mieux de repérer la sémiologie chez les hommes ce qui fait qu’on peut passer à côté des formes féminines.

A l’avenir, l’idée est de bien décrire les spécificités des TSA féminins et de faire des outils adaptés.

"Nous voyons de plus en plus de jeunes femmes qui n’ont jamais été diagnostiquées."

Le Pr Bonnet Brilhault n’a pas de liens d’intérêt en rapport avec le sujet.

 

5 février 2018

Le Gouvernement lance une grande consultation auprès des personnes en situation de handicap

 

LE GOUVERNEMENT LANCE UNE GRANDE CONSULTATION AUPRÈS DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

Le député Adrien Taquet et le conseiller du CESE Jean-François Serres, ont été chargés de mener une mission visant à simplifier le parcours administratif des personnes en situation de handicap.

http://www.aladom.fr

 

5 février 2018

Vidéo -> Autiste et alors ?!

Deux autistes asperger racontent leur expérience et leur quotidien. Un dialogue plein d'humour et de dérision qui casse les clichés et les préjugés sur l'autisme.

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