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"Au bonheur d'Elise"

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3 mars 2017

Personnes handicapées => Les comportements-problèmes. Recommandations des bonnes pratiques professionnelles

logo ANESM

 

 

 




 

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2 mars 2017

Virez-moi ces putains de journalistes !

1 mars 2017
Par HUGO HORIOT
Blog : Le blog de HUGO HORIOT


Conne, pas très en forme et décevante, c'est un problème. Comment "dormir sur ses deux oreilles" quand "On est pas couchés" vous insulte?

#ServicePublic
#ServicePublic

 

L’amalgame, dans la bouche d’une personnalité politique révèle souvent son ignorance ou parfois son cynisme.

Dans la bouche d’un journaliste, il est aveu d’ignorance. En l’état, cela relève de la faute professionnelle.

Vanessa Burggraf, lors du dernier numéro de « On est pas couché »,  a associé le fait d'être autiste à : « con », puis « problème » puis encore « d’abruti pas en forme ».

Ce faisant, elle a heurté une communauté de plusieurs millions de personnes, à savoir toutes les familles et les personnes concernées par l’autisme, en entretenant un cliché meurtrier que de nombreuses associations de parents, de personnes autistes et de professionnels vertueux peinent à faire disparaître depuis plusieurs décennies.

On peut certes rire de tout mais pas avec n’importe qui. Sur les grands médias, on parle souvent de n’importe qui n’importe comment en disant n’importe quoi sans savoir de quoi on rit. Vaut-il mieux en rire ou en pleurer ? L’ignorance et la discrimination appellent le rire des stupides, les pleurs des victimes et la colère des justes.

Être, de par sa particularité génétique, régulièrement qualifié de « con », « d’abruti pas en forme » ou de « problème » à heure de grande écoute dans de nombreux médias et, qui plus est sur le service public, révèle un grave problème de discrimination. Cette névrose collective nationale nommée ignorance atteint de nombreuses administrations et service publics, comme l’Education Nationale qui fait de la France le pays condamné systématiquement par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, CEDH, pour discrimination à l’égard des enfants autistes : pour défaut de scolarisation.

Bien sûr, tout cela n’a qu’une valeur symbolique et reste sans conséquence… Voilà  pourquoi la France demeure le pays s’illustrant par le record de placements abusifs débouchant parfois sur des tragédies familiales, allant parfois jusqu’au suicides de leurs parents, victimes tout autant directes du fléau de l’ignorance. 

Dans un pays dont le taux de chômage bat tous les records, les personnes autistes postulant pour un emploi ne savent comment affronter l’ignorance des recruteurs. Cacher son autisme au risque d’être tôt ou tard découvert et stigmatisé ? L’annoncer en prenant le risque d’être disqualifié ? Triste réalité d’une population dont notre nation se prive des compétences largement ignorées, pendant que d’autres pays se battent pour les engager.

Difficile de s'étonner du phénomène de la fuite des cerveaux, quand le qualificatif autiste n’est employé par la classe politique ou la majeure partie des journalistes que comme une insulte pour moquer et dénigrer un adversaire ?

En ma qualité d’écrivain, de comédien, et de Vice-Président du Comité Consultatif National d’Autistes de France, CCNAF, et de parrain de l’Association SOS Autisme France, mais surtout et avant tout en tant que personne autiste, j’appelle l’émission « On est pas couché » à me permettre d’user d’un droit de réponse afin de rétablir quelques vérités

En dépit des nombreux témoignages de personnes autistes et d’une littérature scientifique abondante sur le sujet, il n’est toujours pas établi dans les consciences que la souffrance d’un autiste n’est pas due à l'autisme mais aux préjugés. On ne souffre pas d’autisme, on souffre du regard des autres. L’autisme n’est pas un problème pour les personnes autistes. L’autisme est le problème des « ignorants », des « cons » et des « abrutis pas en forme. »

2 mars 2017

Le bulletin d'information d'Autisme France - Le lien janvier & février 2017

Pour accéder au bulletin d'information d'Autisme France, version pdf : Cliquez ici

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Pour adhérer à Autisme France (adhésion et service de protection juridique)

 

  • Sur le site d’Autisme France

La France en Bleu

 

Fiche projet de vie - Dossier MDPH

 

Formations et colloques

 

Toutes les newsletters d’Autisme France

 

  • Colloques, formations, évènements

Colloque international des 25 ans du SUSA les 23 et 24 mars

 

La journée nationale du Syndrome d’Asperger, le 18 février

 

Newsletters d’Edi-Formation

 

  • Actualités de l’autisme

Catherine Barthélémy, Prix d’Honneur Inserm 2016

 

Étude :comment favoriser des parcours fluides et éviter des ruptures pour les personnes avec autisme en région Centre-Val de Loire ?

 

Emission :l’importance du dépistage précoce

 

Mise en œuvre du Plan Autisme en Basse-Normandie

 

  • Scolarisation

Baccalauréat : Être autiste et passer son bac

 

Arrêté du 10 février 2017 relatif à l'organisation de laformation professionnelle spécialisée à l'intention des enseignants chargés de la scolarisation des élèvesprésentant des besoins éducatifs particuliers liés à une situation de handicap, de grande difficulté scolaire ou à une maladie

 

Arrêté du 10 février 2017 relatif àl'organisation de l'examen pour l'obtention du certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive (CAPPEI)

 

CAPPEI : Certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive et formation professionnelle spécialisée

 

  • Écouter, lire et voir

Podcast France Culture : Autisme :quelles origines, quels traitements ?

 

Conférences « Aspie Days » - Vidéos du 17 et 18 février 2017

 

Discours de Ségolène Neuville :ouverture du 6e colloque de la Fondation Jacques Chirac

 

Newsletters du CRAIF :

- N° 449

- N° 450

- N° 451

- N° 452

- N° 453

- N° 454

 

Lettres de l’ASH-hebdo :

- 3 février 2017

- 10 février 2017

- 17 février 2017

 

Newsletter d’AFD

 

Newsletters de Handicap.fr :

- Edition du 19 janvier

- Edition du 2 février

- Edition du 16 février

 

Reportage sur France 3Picto Task

 

Communiqué de l’Association Française pour l’Information Scientifique : Position de l’AFIS sur l’invitation au parlement européen pour un débat sur la vaccination

 

Déclic : Newsletter

 

Handéo : Baromètre Handéo'scope

 

  • Utile 

Effet suspensif des recours contre les orientations MDPH : un arrêt de la Cour de Cassation appelé à faire jurisprudence, la précédente orientation reconnue comme légitime et évitant les ruptures de parcours :

Billets d’analyse :

- Des Mots qui grattentUn combat de gagné, un grand, et qui fera date !

- Médiapart : Conséquences de l'effet suspensif d'un recours contentieux contre la CDAPH

Publication au bulletin : Cour de cassation, Chambre civile 2, Audience publique du 19 janvier 2017, 16-13.394.

 

Article de la Nouvelle République : Le combat de Philippe Cantet reconnu

 

Allocation : La PCH aide humaine pour un enfant est cumulable avec le RSA

Lorsque la PCH aide humaine est versée pour un enfant, elle ne doit pas être prise en compte dans le calcul du RSA. Un arrêt du Conseil d'Etat du 10 février 2017.

 

MDPH : Obtenir des moyens de compensation avant le diagnostic de TED - Le Blog de Jean Vinçot.

Les délais pour obtenir un diagnostic de troubles du spectre de l'autisme (ou TED) sont souvent extravagants. Mais il est nécessaire de ne pas attendre le diagnostic pour demander l'accès à des aides à la MDPH. Revue de quelques arguments pour défendre son dossier à la MDPH.

 

Ordre National des Chirurgiens-Dentistes : Les principaux réseaux de soins dentaires

 

Service Universitaire Spécialisé pour Personnes avec Autisme : Le nouveau site de la Fondation SUSA

 

Association de Parents pour L'Épanouissement des Personnes avec Autisme : Le nouveau site de l’APEPA

 

Blog Hop’toys : utiliser les pictogrammes en langage expressif

 

C’est ma vie ! Je la choisis : le cahier des éditions H

Ce cahier des éditions h s’adresse aux professionnels, familles et proches des personnes handicapées concernées par la question du choix et de l’autodétermination, ainsi que par l’élaboration du projet de vie.

 

Plateforme pour l’innovation : Pour l’auto-détermination et l’inclusion sociale des personnes avec une déficience intellectuelle

 

Déclic : Financez vos vacances adaptées

Le surcoût lié au handicap peut peser lourd dans le budget des vacances adaptées. Pour compenser, des aides financières existent. On vous dit quels organismes solliciter pour faire baisser la facture.

 

Accessibilité : Le ministère de la Culture publie un guide sur l'organisation d'expositions

 

Discours de Ségolène Neuville : signature du contrat de filière Services à la personne- 23 février 2017

 

  • Appels à projets et à contributions

Appels à projets autisme 2017 dela Fondation Orange

 

ANESM : Dans le cadre de l'élaboration des recommandations de bonnes pratiques professionnellesintitulées « Pratiques de coopération et de coordination du parcours des personnes handicapées » l'Agence nationale de l'évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) publie sur son site un appel à contribution

 

Appels à projets : FIRAH 2017

 

 

SAE 2016 : Site de collecte de l’enquête statistique annuelle des établissements de santé

 

Enquête : Coûts SERAFIN-PH sur les données 2016

 

  • Recherche

Prédire le risque d’autisme avec une IRM :

Top Santé : A aide de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et d'un algorithme, des chercheurs ont conçu un processus qui pourrait aider à prédire si un bébé sera autiste dès ses 6 mois.

 

Huffington Post : La croissance trop rapide du cerveau des bébés pourrait permettre de diagnostiquer très tôt l'autisme. Grâce à cette découverte, l'autisme pourrait être détecté avant l'âge de 2 ans.

 

Sciences et Avenir : Cerveau : dépister précocement l'autisme par IRM ? En examinant par IRM le cerveau d'enfants à risque de développer des troubles du spectre autistique, des chercheurs pensent avoir trouvé un marqueur cérébral permettant de les dépister dès l'âge de 1 an.

 

Le Trouble du déficit de l’attention se voit dans le cerveau : Des chercheurs ont constaté que le volume du cerveau et de cinq régions cérébrales sont plus petits chez les personnes atteintes d'un trouble du déficit de l'attention.

 

Educavox : Stanislas Dehaene présente le projet LUDO : LUDO, un logiciel open source pour l'apprentissage ludique des fondamentaux sur les nombres et la lecture en grande section de maternelle.

 

Autisme Information Science : Blog d'information et de nouvelles scientifiques sur l'autisme.

 

  • Actualités du handicap 

La Charte sociale européenne : La discrimination reste répandue dans les États parties de la Charte sociale européenne : Le Comité européen des Droits sociaux a publié ses conclusions 2016 sur les dispositions de la Charte relatives à l’emploi, la formation et l’égalité des chances dans 34 États.

 

Recommandation ANESM : Les espaces de calme-retrait et d’apaisement

 

CNSA : Publication du tronc commun du métier des maisons départementales des personnes handicapées : Ce document pose un cadre qui définit les points structurants du métier des MDPH dans une logique d’harmonisation des pratiques...

 

Handéo devient un organisme certificateur

 

Médicosocial : L'aide à domicile aux personnes âgées ou handicapées passe à l'autorisation par les départements : Un décret du 28 décembre 2016 tire les conclusions de l'article 47 de la loi du 28 décembre 2015 relative à l'adaptation de la société au vieillissement. Cet article supprime en effet le régime de l'agrément pour les activités d'assistance aux personnes âgées, aux personnes handicapées ou atteintes de pathologies chroniques - dès lors qu'elles sont exercées en mode prestataire -, au profit d'une autorisation délivrée par le président du conseil départemental. Ce même article supprime également l'équivalence entre l'autorisation et l'agrément…

 

Droit de vote et handicap : Menace sur le droit de vote en cas de handicap mental ?  La Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) plaide pour qu'on ne retire plus le droit de vote à des personnes en situation de handicap, notamment mental et psychique, et que les campagnes électorales soient enfin rendues accessibles à tous.

 

AAH 2017 : conditions et plafonds, montant, versement et démarches

 

Réforme des minima sociaux : Marisol TOURAINE et Ségolène NEUVILLE annoncent de nouvelles mesures pour faciliter l’accès des Français aux dispositifs de solidarité : Développement des démarches en ligne, meilleure prise en compte des changements de situation, accompagnement plus adapté du handicap, renforcement des démarches d’insertion professionnelle.

 

Le FIPHFP : Le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique tire à nouveau la sonnette d’alarme à propos de son financement en 2017

 

Start-up et handicap :

- Quand les start-up tentent d'améliorer le quotidien des personnes handicapées : Neuf projets ont été récompensés lors d'un concours, dans le cadre du programme d'investissements d'avenir. Objectif : financer des travaux parfois boudés par les investisseurs et susciter des vocations.

 

- L'Etat récompense 7 projets IT innovants au service du handicap : Sur les 9 projets sélectionnés à l'issue du concours « Handicap et innovation : autonomie à tous les âges de la vie et conception universelle », lancé par le gouvernement dans le cadre du programme d'investissements d'avenir, plusieurs sont centrés sur l'IT.

 

  • Documents administratifs

HCFEA : Programme de travail pour l’année 2017 du Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge

 

Décret no 2016-1899 du 27 décembre 2016 relatif à la mise en œuvre dudispositif d’emploi accompagné et au financement du compte personnel de formation des travailleurs handicapés

 

Arrêté du 15 décembre 2016 relatif aumontant des plafonds de certaines prestations familialeset aux tranches du barème applicable au recouvrement des indus et à la saisie des prestations

 

 

Arrêté du 26 décembre 2016 relatif au calcul des aides personnelles au logement et à l'évaluation forfaitaire des ressources

 

Décret n° 2016-1813 du 21 décembre 2016 relatif àl'obligation de signalement des structures sociales et médico-sociales

 ► Arrêté

 

Décret n° 2016-1895 du 28 décembre 2016 relatif aux activités de services à la personne

 

Arrêté du 23 décembre 2016 modifiant l'arrêté du 12 mai 2016 modifié fixant pourl'année 2016 les dotations régionales mentionnées à l'article L. 174-1-1 du code de la sécurité sociale, les dotations régionales de financement des missions d'intérêt général et d'aide à la contractualisationprévues à l'article L. 162-22-13 du code de la sécurité sociale et à l'article 78 de la loi n° 2015-1702 du 21 décembre 2015 de financement de la sécurité sociale pour 2016, ainsi que le montant des transferts prévus à l'article L. 174-1-2 du code de la sécurité sociale

 

Arrêté du 26 décembre 2016 modifiant l'arrêté du 31 mai 2016 fixant pourl'année 2016 le montant des dotations des régimes obligatoires de base d'assurance maladie au fonds d'intervention régional des agences régionales de santé

 

Arrêté du 22 décembre 2016 fixant le montant de la dotation financière desrégimes obligatoires d'assurance maladie du groupement d'intérêt public« Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux » (ANAP) pour l'exercice 2016

 

Arrêté du 27 décembre 2016 modifiant l'arrêté du 27 avril 2016 fixant pourl'année 2016 la contribution des régimes d'assurance maladie, l'objectif de dépenses et le montant total annuel des dépenses pour les établissements et services relevant de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie mentionnés à l'article L. 314-3 du code de l'action sociale et des familles et fixant le montant mentionné à l'article L. 314-3-4 du même code

 

Décret n° 2016-1943 du 28 décembre 2016 relatif àla création de la Commission professionnelle consultative du travail social et de l'intervention sociale

 

Arrêté du 27 décembre 2016 fixant les modalités del'organisation de l'urgence médico-psychologique

 

Arrêté du 19 décembre 2016 portant modification de l'arrêté du 6 novembre 2012 fixantla liste des associations ou organismes représentés au Conseil national consultatif des personnes handicapées

 

Arrêté du 23 décembre 2016 relatif auxprix des prestations de certains services d'aide et d'accompagnement à domicile

 

Circulaire n° DGOS/R1/2016/407 du 23 décembre 2016 relative à lacampagne tarifaire et budgétaire 2016 des établissements de santé

Instruction

 

Décret n° 2016-1815 du 21 décembre 2016 modifiant les dispositions financières applicables aux établissements et services sociaux et médico-sociauxmentionnés au I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles

Arrêté du 22 décembre 2016 relatif au plan comptable applicable aux établissements et services privés sociaux et médico-sociaux relevant du I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles

Arrêté du 22 décembre 2016 relatif au plan comptable M. 22 applicable aux établissements et services publics sociaux et médico-sociaux

 

Arrêté du 22 décembre 2016 modifiant l'arrêté du 9 décembre 2005 pris en application de l'article R. 314-13 du code de l'action sociale et des familles, relatif à la transmission par courrier ou support électronique des propositions budgétaires et des comptes administratifs des établissements et services sociaux et médico-sociaux

 

Arrêté du 27 décembre 2016 fixant les modèles de documents mentionnés aux articles R. 314-211, R. 314-216, R. 314-217, R. 314-219, R. 314-223, R. 314-224, R. 314-225, R. 314-232, R. 314-233, R. 314-240 et R. 314-242 du code de l'action sociale et des familles

Arrêté du 27 décembre 2016 fixant lesmodèles de documents transitoiresmentionnés à l'article 9 du décret n° 2016-1815 du 21 décembre 2016 modifiant lesdispositions financières applicables aux établissements et services sociaux et médico-sociaux mentionnés au I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles

 

Décret n° 2016-1940 du 28 décembre 2016 relatif aux dispositifsd'appartements de coordination thérapeutique « Un chez-soi d'abord »

 

Arrêté du 29 décembre 2016 fixant le modèle dela carte de stationnement pour personnes handicapées, prévu à l'article R.241-20-2 du code de l'action sociale et des familles

 

Décret n° 2016-1899 du 27 décembre 2016 relatif à la mise en œuvre dudispositif d'emploi accompagné et au financement du compte personnel de formation des travailleurs handicapés

 

Décret n° 2016-1876 du 27 décembre 2016 portant diversesdispositions relatives à l'aide juridique

 

Décret n° 2016-1896 du 27 décembre 2016 portant diverses dispositions relatives auxmandataires judiciaires à la protection des majeurs

Décret n° 2016-1898 du 27 décembre 2016 portant diverses dispositions relatives auxmandataires judiciaires à la protection des majeurs

 

Arrêté du 19 décembre 2016 portant création par la direction générale des entreprises d'untraitement automatisé de données à caractère personnel permettant la gestion des demandes d'attribution de la marque « Tourisme & Handicap »

 

Mandataire judiciaire : la rémunération est liée à l'exercice de la mission(Cour de cassation, 11 janvier 2017, 15-27784)

 

Creai Centre et ARS Centre-Val de Loire : Comment favoriser des parcours fluides et éviter des ruptures pour les personnes avec autisme en région Centre-Val de Loire ?

 

Décret n° 2017-122 du 1er février 2017 relatif à la réforme desminima sociaux

Décret n° 2017-123 du 1er février 2017 relatif à la réforme des minima sociaux

 

Décret n° 2017-137 du 7 février 2017 relatif aux informations nécessaires à l'élaboration desplans d'accompagnement globaux des personnes handicapées

 

Décret n° 2017-121 du 31 janvier 2017 relatif à l'expérimentation permettant à desconseils territoriaux de santé d'être saisis par les usagers du système de santé de demandes de médiation en santé, de plaintes et de réclamations

 

Réponse à une question parlementaire surla situation financière des associations de services d'aide à la personne

 

Instruction ministérielle n° DGCS/5C/DGCL/DGFIP/2016/412 du 28 décembre 2016 relative aucadre budgétaire applicable aux établissements et services sociaux et médico-sociaux publicsmentionnés à l’article L. 315-1 du code de l’action sociale et des familles et relevant des articles L. 313-12 (IV ter) ou L. 313-12-2 du même code (cadre budgétaire M22)

 

Question/réponse sur la prise en charge de soins en libéral via les CAMSP

Un article à ce sujet

 

Décret n° 2017-169 du 10 février 2017 relatif aucertificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive et à la formation professionnelle spécialisée

Arrêté du 10 février 2017 relatif à l'organisation de l'examen pour l'obtention du certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive (CAPPEI)


Décret n° 2017-173 du 13 février 2017 précisant les modalités d'information descandidats à l'assurance-emprunteur lorsqu'ils présentent du fait de leur état de santé ou de leur handicap un risque aggravé

 

Instruction n° DGOS/R4/2017/30 du 27 janvier 2017 relative à la mise en œuvre d’uneenquête nationale sur le déploiement de la prise en charge des activités de soins, d’enseignement et de recherche sur les troubles du comportement alimentaire (TCA) dans les établissements de santé.

 

Arrêté du 6 février 2017 rectifiant l'arrêté du 4 novembre 2016 fixant pour l'année 2016 lemontant des reports de crédits issus de la section V bis du budget de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie

 

Instruction n° DSS/2A/DGOS/R1/2016/370 du 1er décembre 2016 relative à la réforme ducircuit de facturation des soins psychiatriques dispensés aux personnes écrouées

 

Délibération n° 2016-11-01 du 16 novembre 2016 portant composition de lacommission des aides du fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique

Délibération n° 2016-11-02 du 16 novembre 2016 portant composition de la commission des finances du fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique

Délibération n° 2016-11-03 du 16  novembre  2016 portant composition de la commission du partenariat et de la communication du fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique

Délibération n° 2016-11-04 du 16 novembre 2016 portantcomposition de la commission évaluation du fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique

Délibération n° 2016-11-05 du 16 novembre 2016 portant sur lacommission d’appel d’offres de l’établissement public administratif du fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique

Procès-verbal des élections du 16  novembre  2016 du président et des vice-président(e)s du Comité national du fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique(conformément aux dispositions du décret no 2006-501 du 3 mai 2006 modifié relatif au FIPHFP)

 

 

Isabelle RESPLENDINO

Danièle LANGLOYS

Anne FREULON

Christian SOTTOU

 

Autisme France
Association  loi 1901 reconnue d’utilité publique. 
1175 avenue de la République - 06550 LA ROQUETTE SUR SIAGNE
e-mail : autisme.france@wanadoo.fr
Tél : 04 93 46 01 77 - Fax : 04 93 46 01 14


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2 mars 2017

Melman, Botbol, Dolto, Laenik et compagnie : un anniversaire

2 mars 2017
Par Jean Vinçot
Blog : Le blog de Jean Vinçot

Il y a 3 ans, les associations de Bretagne manifestaient contre un colloque de psychanalyse à Brest. Aujourd'hui, le CRA n'est plus géré par l'HP.. " "L'approche lacano-doltoïenne de l'autisme infantile n'a pas la cote".[Melman]. Encore heureux.

Il ya 3 ans, nous manifestions à Brest contre les prises en charge psychanalytiques de l'autisme. La venue de Marie-Claude Laznik, à l'invitation du Pr Botbol, médecin coordonnateur du CRA à l'époque, dans le contexte de l'interview du dinosaure Melman le principal journal de la région  était une provocation insupportable.

L'ARS de Bretagne avait obligé le Pr Botbol à retirer le label du CRA à ce colloque.

Nous étions interdits de participer à ce colloque, nous avons donc manifesté. Vidéos et articles.

A la surprise de l'ARS, M. Botbol annonçait à la presse locale qu'il abandonnait le CRA. Ce n'était que la suite des manoeuvres pour le refiler à Sylvie Tordjman, à Rennes. La suite aboutissant à un nouveau CRA.


Les participants au colloque se désolaient des propos de Melman, se demandant même si ce n'était pas un complot du "Télégramme" !

Mais il venait pourtant de demander à Françoise Dolto de ressusciter. Tous les thèmes de son interview du "Télégramme" y figuraient. Je souligne des extraits, mais c'est tout  qui est ASTAP.

Dolto, reviens !
Charles Melman - Psychiatre, psychanalyste

L'approche lacano-doltoïenne de l'autisme infantile n'a pas la cote. On comprend aisément pourquoi quand on sait qu'elle consiste à donner la parole au bébé autiste, à lui faire dire par thérapeute interposé ce qu'il n'a jamais pu formuler faute de l'adresse qui l'aurait institue en interlocuteur, lui aurait assigné sa place dans le langage. Autrement dit il ne suffit pas pour naître de venir à l'air mais d'apprendre à respirer à l'intérieur du langage dès qu'on en est partie prise. Ah ! ces bronchiolites à répétition des bébés destinés à devenir autistes. Le plus surprenant évidemment est de vérifier que cette interprétation articulée par le soignant des difficultés ou des carences qu'il a subies, éveille l'attention du bébé, fixe le regard qui désormais suit, anime la motricité, en particulier des membres inférieurs jusque-là inertes, fait attraper un doigt du thérapeute pour le sucer, et surtout inaugure une modulation vocale jusque-là absente. Il suffit de suivre le film des séances assurées par M.-C. Laznik pour partager le bonheur de cette éclosion. Bien sûr cette intervention, faite en présence de la mère sinon des parents, et éventuellement filmée avec leur accord pour analyser et suivre les progrès, nécessite le tact nécessaire pour essayer de les concilier avec leur enfant, c'est-à-dire l'élever non par devoir mais par amour. Certes, celui-ci ne peut être forcé mais sa difficulté à s'exprimer n'est pas toujours insoluble. On imagine en tout cas les circonstances où un tel forçage et l'exhumation de difficultés refoulées ou cachées ont pu provoquer la révolte de familles organisées ensuite par Internet en lobbies. Elles étaient venues pour un bébé malade, voilà qu'on les accuse d'héberger le microbe et de propager le mal. Il est bien normal pourtant qu'une mère ait un inconscient et que puisse lui échapper ce qui se trouve en cause alors même qu'elle se trouve accomplir, sa fatigue en étant le témoin, les gestes nécessaires.

Or un bébé pour une femme est au carrefour de sa vérité, et celle-ci parfois peut chercher à être évitée. Le seul reproche qu'on puisse faire à ces lobbies est une passion persécutrice de mauvais aloi et revancharde à l'égard d'une méthode qui leur l'ut malheureusement insupportable mais dont ils pourront, quand ils y seront prêts, vérifier sur film le potentiel. Ce qui est certain, en revanche, est que la méthode comportementaliste pourra, dans les bons cas, leur fabriquer un golem, voire un génie mathématique, mais pas l'enfant inscrit dans une filiation et apte à la poursuivre. Le matériel cérébral est certes apte à toute une série d'éducations et de rééducations et cette possibilité dans le cas d'autisme infirme les thèses organicistes mais celles-ci ne peuvent rétroactivement créer le sujet qui aurait à les mettre à son service. L'homme nouveau sera-t-il celui d'un organisme capable de répondre aux attentes de l'entourage sans plus rien demander pour lui-même, sinon de l'impossible ?

Un très vieux débat - qui amuse un neuropsychiatre familier des spéculations sur le rôle de telle ou telle formation intracérébrale - sépare la médecine et la psychiatrie. Elles ont peu à voir ensemble s'il est vrai que l'une est le domaine du signe et l'autre du signifiant. Mais à chaque occasion la pensée médicale revient à la charge pour occuper le territoire qui met en cause la simplicité de sa méthode. Et cette occasion lui est favorable avec l'autisme infantile puisqu'il s'agit d'une affection prépsychotique. Si la psychose en effet est le résultat des démêlés avec le langage, l'autisme infantile est le fait d'avoir été démêlé du langage.

Traiter de problèmes aussi graves avec un jeu de mots pourra paraître primesautier. Mais n'est-ce pas le jeu des mots qui fait de nous un bon ou un mauvais partenaire ? Ceux du rapport de la HAS qui exclut la pratique analytique du champ des pratiques recommandables, à l'occasion d'une démarche dont il faudra demander à des scientifiques ce qu'ils en pensent, laisseraient penser à un jeu de massacre plutôt qu'à un partenariat. In jeu avec les psychanalystes certes bons à écarter des lieux de soin et de recherche, mais avant tout des innocents qu'il semble pourtant possible de sortir du marasme. La santé qu'est chargée de surveiller la Haute Autorité est-elle d'abord celle de monsieur Harousseau [président de la HAS en 2012] ?

PS : Une étude norvégienne parue dans un dernier numéro du Journal of American Medical Association rapporte que l'administration d'acide folique (vitamine B9) avant et pendant la grossesse diminue de moitié la proportion d'enfants autistes. Mais il est impératif que la candidate s'[y prenne quatre semaines avant la conception. Le nombre d'études du même type qui se sont révélées porteuses de faux espoirs ne décourage pas la recherche de crédits par les labos. Nous souhaitons bonne chance à nos collègues norvégiens.

La Revue Lacanienne, N° 14 juin 2013 : Autismes

En paraphrasant Melman, je ne peux résister à écrire : "La santé mentale qu'est chargée de surveiller la Haute Autorité est-elle d'abord celle de monsieur Melman ?"

C'est donc en toute connaissance de cause que Michel Botbol, du CRA, et Maria Squillante (le chef de l'autre service de pédopsychiatrie brestois - du réseau PREAUT et de la CIPPA) faisait des joies à MC Laznik et à C Melman, cinéphile ébahi des productions de sa disciple.


Le 27 février 2014 - Collectif Autisme Bretagne
Trop, c’est trop ! Ni Golem, ni parent de Golem !

Les propos de Charles Melman, de l’Association Lacanienne Internationale, dans « Le Télégramme » sont insultants pour les personnes autistes et pour leur famille :

Ces enfants autistes sont vides comme un golem au sens où leur capacité combinatoire n'a pas de maître ni de limites. Ils ont des capacités de calcul souvent stériles, comme un ordinateur laissé à lui- même.Il n'y a pas d'instance morale ni réflexive venant leur donner une identité.
Le bébé autiste a souffert d'une chose très simple. Sa maman, qui peut être fort aimante au demeurant, n'a pas pu transmettre le sentiment du cadeau qu'il était pour elle et qui dès lors lui donnait sa place dans le discours qu'elle lui adressait, voire qu'elle lui chantait. Car la prosodie du discours maternel joue un rôle dans le développement de l'autisme.

Le SUPEA (service universitaire de psychiatrie de l’enfant et l’adolescent) de l’hôpital de Brest va continuer dans le même sens lors de la journée scientifique sur le « Traitement précocissime d’un bébé à haut risque d’autisme ».

Comment mettre en oeuvre le 3ème plan autisme, insuffisant mais qui va dans le bon sens, tout en invitant systématiquement seulement ceux qui se sont exprimés contre ce plan : Berrnard Golse (mai 2013), Pierre Delion (septembre 2012), Jacques Constant et Moîse Assouline (décembre 2013), et maintenant Marie-Christine Laznik – dont l’association veut faire annuler les recommandations 2012 de la Haute Autorité de Santé ?

Journée interdite aux usagers, journée soldée aux lacaniens

Pour la première fois, ce colloque est interdit aux personnes autistes et à leur famille. Il est soit-disant réservé aux professionnels, mais les partisans de la psychanalyse non professionnels (membres de l’Ecole Psychanalytique de Bretagne) ont droit à un rabais de 66% (60 € au lieu de 180 €).

Il est vrai que lorsqu’on continue à affirmer que le bébé devient autiste à cause de son « environnement », que ce terme (environnement) est une manière de désigner la mère, il est normal de se protéger des usagers qui ont subi et subissent ce type d’interprétations sans aucun fondement scientifique. Léo Känner s’est excusé il y a 50 ans de ses premiers propos concernant les mères froides. Quand un pape ou une papesse de la psychanalyse franco-lacanienne le fera-t’il ?

Nous n’attendons pas de miracle du babillage d’un-e psychanalyste avec un bébé. Aujourd’hui, il n’y a pas de moyen identifié de définir un bébé à haut risque autistique entre 3 mois et 18 mois. Prétendre le « guérir » est d’autant plus aventureux !

Ce dont nous avons besoin Nous voulons des professionnels capables de détecter le plus tôt possible les signes d’un trouble autistique.

Nous voulons des professionnels capables d’en parler aux parents, pour mettre en oeuvre ensemble des méthodes éducatives permettant à l’enfant et à l’adulte de trouver une place dans la société.

Nous ne voulons pas d’un enfermement dans des hôpitaux ou dans des institutions spécialisées.

Nous voulons que la société accepte les personnes autistes avec leurs différences.

Nous avons besoin de l’application du 3ème plan autisme
L’application du 3ème plan autisme, que nous avons attendu trop longtemps, est bloquée en Bretagne. La mesure concernant la formation des « aidants familiaux » n’a pas été relayée par le Centre de Ressources Autisme (CRA). L’administration fiscale poursuit une association parce qu’elle organise
un accompagnement et des formations pour les familles : « à but lucratif » pour mettre en oeuvre les recommandations de la HAS combattues par des professionnels .

Toujours pas de comité des usagers au CRA – promis depuis octobre 2012.

Le CRA doit sortir du pôle psychiatrie de l’hôpital : c’est ce que réclament les associations d’usagers depuis septembre 2012. Le maintien de la situation actuelle – jusqu’en septembre 2015 - , après l’épuration du Dr Lemonnier et de la coordinatrice du CRA, n’est plus possible.
Florilège
Interview de M-C Laznik par Sophie Robert (« Le Mur »)
http://www.youtube.com/watch?v=FvYV1MaSGEY

Propos du 9 mars 2013 de Pierre Delion
Le risque pour une pédo-psychiatrie qui se couperait de la psychiatrie générale serait d'oublier que l'enfant est l'enfant de quelqu'un, qu'il est inséré dans un milieu familial et social qui lui-aussi est en souffrance. Les parents sont très souvent aux prises avec des difficultés psychopathologiques, soit parce que la maladie de leur enfant les rend malades dans leur parentalité, soit parce qu'ils sont eux-mêmes en difficultés psychopathologiques. Ce dernier point est toutefois de plus en plus difficile à aborder, voire même interdit!)

XLIème Colloque des hôpitaux de jour psychiatriques - Les 11 et 12 Octobre 2013 à Brest - Le travail avec les familles en hôpital
de jour - Atelier n°5 : « Wanted : famille idéale ! »
Il ne fait pas l’ombre d’un doute que les familles carencées, négligentes (voire maltraitantes), les familles apparaissant comme « manipulatriceset utilisant des mécanismes de toute puissance et maîtrise, ou encore celles aux caractéristiques « perverses » sont monnaie courante dans les modèles familiaux rencontrés en hôpital de jour. Dans de telles situations, la prise en charge globale est souvent questionnée et remise en question, quitte à revisiter notre rôle de soignant et nos possibilités (limites) thérapeutiques. Peut-on travailler à n’importe quel prix ? Que doit-on accepter de perdre (lâcher), pour espérer gagner ? http://www.hopitaldejourbrest2013.fr/atelier-5-titre-de-latelier/#page

« Qui sont les autistes aujourd’hui ? » conférence animée par les psychanalystes du Courtil, Institut médico-pédagogique en Belgique près de la frontière française - Le 20 février 2014 – Voir film « A ciel ouvert » dont la promotion est assurée par les services publics de psychiatrie.
« Quel dommage que les autistes soient sortis du champ de la santé mentale pour être dans celui du handicap »
« L’autiste a un double et il faut parler au double si l’autiste veut pas communiquer ça permet de rentrer en contact »
« Un ‘sujet’ a choisi l’électricité comme job pour se connecter aux autres »
« On a choisi de pas éduquer l’autiste parce que le faire rentrer dans notre monde c’est une violence terrible »
"L'autisme, c'est le choix du sujet" puis « Il ne parle pas parce qu’il ne VEUT PAS parler »
« Il se regarde dans le miroir sur la porte puis il va voir derrière la porte. »
L’éducatrice : « On ramassait des orties pour faire du purin d’orties, avec les gants mais ça faisait mal quand même. Je me pique aux orties, je crie. Je ‘théâtralise’ et là Henri parle. Parce qu’à cause des orties, ça lui rappelle son père qui était jardinier et qui est parti de la maison quand il était petit. Plus tard, Henri est allé à l’école et là il a fait des progrès : les progrès c’est grâce à mon cri qui a provoqué un déclic ».
« Mais on fait des tas de choses, on n’a même que 10 minutes pour les repas des enfants car il y a : atelier théâtre, atelier eau, atelier promenades, atelier gares, atelier poterie, etc. Alors hein, avec tout ça le temps d’école il est partiel hein, enfin pour ceux qui vont à l’école ».
Source : http://desmotsgrattent.blogspot.fr/2014/02/ca-faitpeur.html

Asperansa - Autisme Breizh Autonomie - Autisme Cornouaille - Autisme Côte d’Émeraude - Autisme Ecoute et Partage - Autisme Ouest 22 - Autisme Trégor Goëlo – Goanag - Je ted à l'école - Lud’autisme - Maison Lud’eveil - S’éveiller et sourire - Ted-dit autisme pays de Fougères – Autisme France Bretagne-Pays de Loire


Un peu lâché en silence par certaines de ces troupes (seule MG Crespin a pris position publiquement, ainsi qu'un étudiant lacanien de Rennes), Charles Melman a persisté, tout en se défendant de traiter la mère de coupable (mais responsable : "l’agent d’une transmission involontaire").

Auteur : Charles Melman 11/03/2014
À propos des débats sur l’autisme et de la position de notre Association

Prenons un exemple figuré dans la littérature. Un bébé souffre de vives régurgitations œsophagiennes de sorte que le visage maternel et la tétée ne lui annoncent rien de bon. Il a faim pourtant, pleure et se détourne du visage et du sein qui approchent. Résigné au bout de quelques jours il devient inerte et indifférent. On conçoit que ce refus opposé à la maternité la décourage en retour. Un cycle est amorcé qui peut conduire à l’autisme.

On reconnaît dans ce propos l'influence de Marie-Christine Laznik. Mais cela reste de la "littérature". Parce qu'aucune étude scientifique ne valide cette conception de la genèse de l'autisme.

Le rapport de la HAS leur promet ainsi des programmes poly-rééducatifs de 40 heures par semaine. Depuis, dit le père d’un tel enfant, il ne se roule plus par terre, sait lire, écrire et compter. On peut s’en réjouir avec lui, de bon cœur ; sauf lorsqu’on sait que, pris au départ, le défaut aurait pu être corrigé et aurait été évité qu’on aboutisse à une créature à peu près docile, faisant bonne figure peut-être, mais déshabitée.. À son propos j’ai avancé le terme de golem et j’ai été bouleversé par la réaction de parents criant leur refus de ce qu’ils prenaient pour une insulte.

Mais comment peut-il dire qu'un autiste soit déshabité, sous prétexte qu'une éducation lui a permis d'acquérir certains comportements !


Hébergé pendant un an et demi dans le service de dermatologie du CHRU de Brest, le Dr Eric Lemonnier est devenu directeur du centre expert autisme du Limousin et du Centre de Ressources Autisme de Limoges. Pour ne pas désespérer de tous les pédopsychiatres :

Questions au Dr Éric Lemonnier  - lettre d'Autisme France – 25 avril 2014 

Les enfants autistes sont mieux pris en charge en Limousin - reportage de France 3 - 17/12/2015

2 mars 2017

Pour rappel -> L'autisme c'est quoi ?

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article publié sur le site d'EgaliTED - Autisme

 
 
Les Troubles Envahissants du Développement (TED) sont un groupe de troubles du développement du cerveau affectant la personne dans trois domaines principaux :
  1. anomalies de la communication orale et/ou non verbale
  2. anomalies des interactions sociales 
  3. centres d'intérêts restreints. 

 

=> On parle de triade autistique.

L'autisme (infantile) est l'un de ces troubles. Par abus de langage le terme "autisme" est le plus souvent utilisé pour désigner n'importe quel type de TED. C'est pourquoi on tend aujourd'hui à remplacer l'appellation de TED par celle de Trouble du Spectre Autistique (TSA). La classification internationale des maladies de l'OMS (CIM-10) identifie les catégories suivantes au sein des TEDs :
  1. F84.0: autisme (ou autisme infantile)

  2. F84.1: autisme atypique (également appelé TED Non Spécifié)
  3. F84.2: syndrome de Rett
  4. F84.3: autre trouble désintégratif de l'enfance
  5. F84.5: syndrome d’Asperger

Les liens ci-dessus renvoient à un site, choisi pour sa clarté d'explications. Le site Autisme France est également très interessant.

Il existe cependant un autre trouble, qui, lorsque l'enfant est légèrement atteint, est difficile à dissocier du TED NS: le Trouble du développement psychologique (F80 à F80-9 dans la CIM10), ces troubles demandent généralement le même type de prise en charge que les troubles envahissants du développement, avec souvent de meilleurs résultats.

La Haute Autorité de Santé a publié en mars 2010 un Etat des Connaissances Scientifiques sur l'autisme et les TEDs

 

  • Les TEDs présentent tous comme points communs des anomalies dans les 3 domaines cités plus haut. (la triade autistique).
  • Néanmoins, les personnes porteuses d'un TED seront toutes très différentes, les manifestations de ces troubles étant très diverses.

- Certains seront mutiques et repliés sur eux-mêmes (on les appelle "autistes de Kanner"), pouvant avoir une sévère déficience intellectuelle associée.

- D'autres auront un développement du langage normal (syndrome d'Asperger), voire supérieur à l'âge réel de l'enfant, mais seront socialement très déficients.

 

- D'autres encore seront très agités (pouvant faire penser à de l'hyperactivité). La plupart seront réfractaires aux changements et se complairont dans des rituels rassurants. Il n'est pas rare que certains enfants se "calment" avec l'accès à la communication.

- De manière déroutante, beaucoup d'autistes sont très sociables, vont volontiers vers les autres, mais leur difficulté sera qu'ils ne sauront pas comment maintenir une relation ou entretenir une conversation, une fois le contact initié.


Les Troubles envahissants du développements sont classifiés de deux manières : dans la classification américaine DSM4 (la 5 étant sur le point de paraître) et dans la classification internationale de l'OMS, la CIM 10. C'est la CIM10 qui fait référence.
  • L'autisme infantile est le plus connu. Il se caractérise par des déficiences marquées dans les 3 domaines cités plus haut, ces déficiences apparaissant avant 3 ans. Pour une définition détaillée on se réfèrera au document de la HAS donné plus haut, "synthèse" annexe 2.

 

NB : Lorsqu'il n'y a pas de déficience intellectuelle associée on parle "d'autisme de haut niveau".

 

  • L'autisme atypique (ou TED NS dans le CIM10) se diagnostique soit lorsque les troubles apparaissent après 3 ans, soit lorsque seuls 2 critères sur 3 sont déficients.
  • Les troubles désintégratifs de l'enfance se caractérisent par un développement normal suivi d'une régression vers 2 ans. Cette catégorie est floue et mal connue; on soupçonne l'implication pour certains d'entre eux d'encéphalopathies.
  • Le syndrome d'Asperger se différencie des autres TEDs par l'absence de retard de langage significatif ainsi que l'absence de déficience intellectuelle. La distinction entre autisme de haut niveau et syndrome d'Asperger n'est pas claire ni même forcément pertinente ou utile ; la tendance actuelle est de rassembler ces troubles dans une même région du spectre autistique.
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1 mars 2017

La PCH aide humaine pour un enfant est cumulable avec le RSA

28 févr. 2017
Par Jean Vinçot
Blog : Le blog de Jean Vinçot

Lorsque la PCH aide humaine est versée pour un enfant, elle ne doit pas être prise en compte dans le calcul du RSA. Un arrêt du Conseil d'Etat du 10 février 2017.

Un arrêt du Conseil d'Etat qui contredit les circulaires de la CNAF (caisse nationale des allocations familiales) et de la CCMSA (Caisse centrerale de MSA) de 2012.

Contrairement aux circulaires précédentes, depuis 2008, ces nouvelles circulaires, sans aucune information publique, avaient considéré que désormais, la PCH aide humaine enfant serait prise en compte dans le calcul du RSA.

A charge pour les bénéficiaires à réclamer des rappels de prestations et l'annulation des retenues faites.

Voir https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/270716/lettre-ouverte-au-directeur-de-la-cnaf-pch-et-rsa

https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/041116/pch-prestation-de-compensation-du-handicap-aide-humaine-et-droits-sociaux

https://blogs.mediapart.fr/jean-vincot/blog/041216/pardonnez-leur-daniel-ils-ne-savent-pas-ce-quils-font

Voir aussi la lettre de TOUPI : http://toupi.fr/fiscalisation-de-la-pch-lettre-au-ministre-des-finances/


 Conseil d'État

N° 395536   
ECLI:FR:CECHS:2017:395536.20170210
Inédit au recueil Lebon
1ère chambre
Mme Dorothée Pradines, rapporteur
M. Jean Lessi, rapporteur public
SCP COUTARD, MUNIER-APAIRE, avocats

lecture du vendredi 10 février 2017

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS


Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Mme A...B...a demandé au tribunal administratif de Rouen d'annuler la décision implicite par laquelle le président du conseil général de la Seine-Maritime a rejeté sa demande de remise d'une dette de revenu de solidarité active indûment versé, et de lui accorder la remise totale de sa dette. Par un jugement n° 1404218 du 27 octobre 2015, le tribunal administratif de Rouen a annulé la décision attaquée.

Par un pourvoi, enregistré le 23 décembre 2015 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, le département de la Seine-Maritime demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Rouen du 27 octobre 2015 ;
2°) de mettre à la charge de Mme B...la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Dorothée Pradines, auditeur,
- les conclusions de M. Jean Lessi, rapporteur public.

La parole ayant été donnée, avant et après les conclusions, à la SCP Coutard, Munier-Apaire, avocat du département de la Seine-Maritime.

Considérant ce qui suit :

1. Il ressort des pièces du dossier soumis au juge du fond que, par une décision du 4 septembre 2014, la caisse d'allocations familiales de la Seine-Maritime a décidé de récupérer à l'encontre de MmeB..., bénéficiaire du revenu de solidarité active, la somme de 11 506,48 euros qu'elle estimait lui avoir indument versée pour la période de septembre 2012 à avril 2014, en raison de la perception simultanée de la prestation de compensation du handicap, en qualité d'aidant familial de sa fille. La demande de remise gracieuse de cette dette formée par MmeB..., par un courrier du 15 septembre 2014, a été rejetée par une décision implicite du président du conseil général du département, dont l'intéressée a saisi le tribunal administratif de Rouen. Le département de la Seine-Maritime demande l'annulation du jugement du 27 octobre 2015 par lequel le tribunal administratif a annulé cette décision implicite.

2. En vertu du neuvième alinéa de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, la créance résultant d'un paiement indu de revenu de solidarité active peut être remise ou réduite par le président du conseil général, devenu conseil départemental, " en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d'une manoeuvre frauduleuse ou d'une fausse déclaration ". Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active, il appartient au juge administratif d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Si le débiteur ne peut utilement invoquer, à l'appui de son recours, des moyens tirés de l'illégalité de la décision de récupération de l'indu, la circonstance qu'une omission de déclaration a porté sur des ressources dépourvues d'incidence sur le droit au revenu de solidarité active ou sur son montant fait toutefois obstacle à ce que cette omission puisse être regardée comme une manoeuvre frauduleuse ou une fausse déclaration, laquelle doit s'entendre comme visant les inexactitudes ou omissions délibérément commises par le bénéficiaire dans l'exercice de son obligation déclarative.

3. L'article L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles dispose que l'ensemble des ressources du foyer est pris en compte pour le calcul du revenu de solidarité active, dans des conditions fixées par un décret en Conseil d'Etat qui détermine notamment " les prestations et aides sociales qui ne sont pas incluses dans le calcul des ressources à raison de leur finalité sociale particulière ". Aux termes de l'article R. 262-6 de ce code : " Les ressources prises en compte pour la détermination du montant du revenu de solidarité active comprennent, sous les réserves et selon les modalités figurant au présent chapitre, l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient, de toutes les personnes composant le foyer, et notamment les avantages en nature ainsi que les revenus procurés par des biens mobiliers et immobiliers et par des capitaux (...) ". L'article R. 262-11 du même code précise toutefois que : " Pour l'application de l'article R. 262-6, il n'est pas tenu compte : (...) 6° De l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé et de ses compléments mentionnés à l'article L. 541-1 du code de la sécurité sociale, de la majoration spécifique pour personne isolée mentionnée à l'article L. 541-4 du même code ainsi que de la prestation de compensation du handicap lorsqu'elle est perçue en application de l'article 94 de la loi n° 2007-1786 du 19 décembre 2007 de financement de la sécurité sociale pour 2008 ; (...) 9° De la prestation de compensation mentionnée à l'article L. 245-1 ou de l'allocation compensatrice prévue au chapitre V du titre IV du livre II du code de l'action sociale et des familles dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 (...), lorsque l'une ou l'autre sert à rémunérer un tiers ne faisant pas partie du foyer du bénéficiaire du revenu de solidarité active (...) ".

4. Il résulte de ces dispositions, et en particulier du 6° de l'article R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles, que lorsque la prestation de compensation du handicap est perçue en application de l'article 94 de la loi du 19 décembre 2007, qui a ouvert le droit à cette prestation au profit des enfants, en complément de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé, il ne doit pas en être tenu compte pour le calcul des ressources déterminant le montant du revenu de solidarité active. En revanche, lorsqu'elle est perçue sans être cumulée avec cette allocation, sont applicables les dispositions du 9° du même article, qui excluent sa prise en compte dans le seul cas où elle sert à rémunérer un tiers ne faisant pas partie du foyer du bénéficiaire du revenu de solidarité active.

5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier soumis au juge du fond que Mme B...ne percevait plus l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé, pour sa fille Charlène, depuis le mois d'août 2010, et qu'elle entrait ainsi, pour la prise en compte de la prestation de compensation du handicap, dans le champ du 9° de l'article R. 262-11 du code de l'action sociale et des familles. Dans ces conditions, en jugeant, sur le fondement du 6° de cet article, qu'il ne devait pas être tenu compte de la perception de cette prestation pour la détermination du montant du revenu de solidarité active de leur foyer, le tribunal a commis une erreur de droit.

6. Il résulte de ce qui précède que le jugement du tribunal administratif de Rouen du 27 octobre 2015 doit être annulé. Le moyen d'erreur de droit retenu suffisant à entraîner cette annulation, il n'y a pas lieu d'examiner les autres moyens du pourvoi du département de la Seine-Maritime.

7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par le département de la Seine-Maritime au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :
--------------
Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Rouen du 27 octobre 2015 est annulé.
Article 2 : L'affaire est renvoyée devant le tribunal administratif de Rouen.
Article 3 : Les conclusions du département de la Seine-Maritime présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente décision sera notifiée au département de la Seine-Maritime et à Mme A...B....

28 février 2017

URGENCE ... Adultes avec autisme en péril ! Appel vibrant déclamé lors de l'inauguration des nouveaux locaux du CRAIF

Logo-CRAIF

Paris, le 27 février 2017 au Centre de Ressources Adultes Autisme Ile-de-France (CRAIF) devant un parterre de parents, d'élus, de professionnels et de personnalités. Cet appel a été lu par l'une des trois administratrices de l'association gestionnaire du CRAIF à avoir constitué un groupe de réflexion sur le sort des adultes autistes.

Il a recueilli un tonnerre d'applaudissements (j'y étais)
Jean-Jacques Dupuis

Mrs les députés, Mesdames et Messieurs les représentants du ministère, Mesdames, Messieurs.

C'est un véritable cri que nous voulons pousser, cri que nous avons intitulé

Urgence...adultes avec autisme en péril.....

Les adultes autistes...Existent-ils ? C'est qui, c'est quoi, un adulte autiste pour la plupart de nos concitoyens ? Et un adulte autiste vieillissant ? Qui, de nos jours encore, peut répondre à cette triple  question : Combien sont-ils ? Où sont-ils ? Quelle existence ont-ils ?

Et puis, il y a l’angoisse des parents qui prennent de l’âge et se sont usés à pallier le manque de structures adaptées, le manque de formation et donc de savoir-faire des divers intervenants : « Après-nous, combien de temps vont-ils nous survivre? Et dans quelles conditions? » C'est la question qui nous tue à petit feu, nous les mères et les pères.

Les médias mettent volontiers en avant les problèmes de socialisation, d’emploi, des personnes Asperger ou avec un autisme de haut niveau, mais rares sont les évocations des autres, pourtant bien plus nombreux. Il faut que cesse le silence, la chape de plomb  sur les épaules des familles.

Actuellement, beaucoup d'adultes autistes souffrent de sur-handicap dû au déficit de prise en charge adaptée et éducative depuis l'enfance. On n'en parle pas ou si peu...et on ne propose guère de moyens pour compenser ce sur-handicap.

Beaucoup sont au domicile de leurs parents, souvent d'ailleurs d'une famille monoparentale, avec parfois, au mieux, des aides plus ou moins ponctuelles de personnes compétentes et formées. On parle un peu, si peu, de l'épuisement des familles...On y fait face comment ?

Certains ont pu trouver une place en établissement...parfois encore en Belgique d'ailleurs....Mais là encore, quelle réalité?

Trop souvent, pour  entrer ou pouvoir rester dans une structure, il faut être un autiste sans grands troubles de comportement, sans pathologie associée trop invalidante. Trop souvent les professionnels en institutions attendent de la personne qu’elle s'adapte à la structure, et non l'inverse ..... alors que ce serait aux projets individualisés d'évoluer avec la personne, afin de l'aider à progresser quel que soit son âge. Trop souvent le personnel est peu formé, voire pas du tout, à la spécificité de l'autisme et se heurte à des troubles de comportement auquel il ne sait répondre, encore moins les anticiper. La première des conséquences est le turn-over de ces professionnels, dont on sait qu’il génère l'instabilité et renforce les difficultés des résidents.

Pourtant, il y a eu, ces deux dernières décennies, de grandes avancées et l’on sait maintenant qu’il faut différencier la prise en charge de l'autisme de celle du handicap psychique ou mental.

Trop souvent, les structures restent des lieux fermés, loin de la "vraie vie" où le manque d'activités variées et adaptées pour chacun a des effets délétères sur les individus. Car, à la différence de toute autre personne capable de meubler son temps libre, la personne avec autisme s’angoisse dans l’inactivité, et développe des comportements inadaptés.

Un autre problème majeur est le manque de lieux où les personnes autistes peuvent avoir accès à des examens somatiques sérieux et approfondis. Dans les quelques rarissimes établissements médicaux spécialisés dans notre pays, on sait quelles sont les pathologies récurrentes liées à l’autisme, et ce sont celles-là qui sont ciblées en premier, alors qu’un hôpital classique aura déjà bien des difficultés à accueillir, puis  à poser un diagnostic et à proposer un suivi des soins.....   Il est enfin admis que bien des troubles de comportement ont des causes somatiques. Et l'on sait aussi que la vie des personnes avec autisme continue à être mise en danger lorsque des pathologies parfois simples ne sont pas détectées à temps. Cependant, trop souvent encore, la prescription de neuroleptiques précède, voire remplace la recherche de troubles somatiques et de facteurs déclenchants dans l'environnement.

Nous, parents vieillissants de personnes avec autisme  adultes, eux aussi destinés à vieillir, avons beaucoup de questions et beaucoup de souhaits.

Pourquoi faire de la quasi-totalité des adultes autistes des exclus ?

Comment faire pour que l'urgence de remédier à la détresse de leur situation soit audible  et entendue ?

Pourquoi ne pas commencer par repenser leur accompagnement, et admettre que la personne autiste adulte a le droit d'habiter au plus proche de ce qu’elle a toujours connu, sa ville, si possible son quartier, sans rupture avec son environnement familial et social ,  tout en n' occultant pas l'impérieuse nécessité d'un accompagnement adapté et sécurisé?

Il y a urgence à réinscrire la cause des adultes et des adultes vieillissants avec autisme comme un des enjeux prioritaires.

Une famille ayant participé à la formation des aidants s'exprimait ainsi:

"Ce n'est pas l'utopie d'une mère ou d'un père mais le souhait réaliste partagé par tous qui peut nous permettre d'œuvrer ensemble et d'offrir à toutes les personnes avec autisme un avenir meilleur."

Mrs les députés, c'est à vous que nous souhaitons nous adresser tout particulièrement, afin que vous puissiez relayer notre combat pour cette population d'adultes avec autisme en grande souffrance, en vous proposant l'organisation d'une séquence  de  sensibilisation  qui serait destinée à l'ensemble des parlementaires. Nous sommes à votre disposition.

Nous vous remercions.

28 février 2017

Vanessa Burggraf dérape et s'attire les foudres d'SOS autisme (vidéo) - émission ONPC

article publié dans closer

Par Anne-Yasmine Machet Le 27 février 2017 à 18h27

Samedi 25 février dans "On n'est pas couché" sur France 2, les qualificatifs employés par Vanessa Burggraf pour désigner les problèmes d'un personnage d'un film ont provoqué la colère d'SOS autisme.

Décidément, l'émission On n'est pas couché diffusée samedi 25 février et Vanessa Burggraf auront fait le buzz. Après la polémique sur l'hilarité de la chroniqueuse face à Philippe Poutou - que d'aucuns auront jugé méprisante - un autre extrait du programme, diffusé sur YouTube (à partir de la 7e minute), a choqué certains téléspectateurs. Nicolas Bedos et Doria Tillier étaient en plateau pour présenter leur film, M. et Mme Adelman. Alors qu'elle donnait son opinion sur l'histoire et sur le personnage du fils du couple interprété par les deux stars, Vanessa Burggraf a dérapé...

"Vous allez peut-être avoir les associations d'handicapés sur le dos !", a lancé la chroniqueuse. "Il n'est pas handicapé", lui ont répondu Nicolas Bedos et Doria Tillier. "Il est autiste !", s'est repris Vanessa Burggraf, qui s'est fait encore corriger par les cinéastes. "Il est décevant", lui a expliqué le réalisateur. "Abruti", "con", "pas en forme" : Yann Moix et Laurent Ruquier ont également eu leur mot à dire sur l'enfant du film.

Une "légèreté déplacée"

Cet échange n'est pas passé inaperçu : l'association SOS autisme a publié un communiqué ce lundi 27 février, dénonçant les propos de la chroniqueuse. "Un autiste, Madame, n'est ni un enfant 'pas en forme' ni un 'con ou un abruti' ou une personne 'éteinte'", a relevé l'organisation. "Le Handicap n'est pas une bonne blague de fin de soirée à faire avec cette légèreté déplacée", a fustigé SOS Autisme, avant de réclamer des excuses de la part de Vanessa Burggraf : "nous espérons que Mme Burggraf aura l'intelligence de s'excuser publiquement sur ces mots qui nous ont blessés", a-t-on demandé.

Sur Twitter, les critiques ont aussi fusé : "#ONPC, l'émission où l'on utilise le mot #autiste, pour dire #con!! Scandaleux ! @ruquierofficiel honteux !", "donc pour Vanessa Burggraf, un autiste est con???", ou encore "Vanessa Burggraf dans #onpc à propos de l'enfant dans le film de Bedos. - il est handicapé - non -autiste - non - Enfin il est con #choqué", pouvait-on lire sur le site de micro-blogging.

27 février 2017

Un déconverti du lacanisme : Stuart Schneiderman

21 févr. 2017
Par Jacques Van Rillaer
Blog : Le blog de Jacques Van Rillaer


En 1973, l’Américain Stuart Schneiderman a abandonné sa carrière de professeur d’anglais pour venir se former à la psychanalyse chez Lacan. Après avoir pratiqué l’analyse et écrit plusieurs livres à la gloire de Lacan, il s’est totalement réorienté. Aujourd’hui, il pratique à New York une forme de coaching d’orientation cognitivo-comportementale. Les raisons de sa déconversion sont ici expliquées.

En 1973, l’Américain Stuart Schneiderman a abandonné sa carrière de professeur d’anglais pour devenir psychanalyste. Il s’est rendu à Paris pour une analyse didactique chez Lacan. Après quatre années d’analyse, il a enseigné la psychanalyse au département de psychanalyse de l’université de Vincennes, puis est retourné à New York et y a pratiqué l’analyse.

1. PERIODE LACANIENNE

Dans l’article « Mon analyse avec Lacan » [1], Schneiderman a raconté comment Lacan menait ses analyses : « Pendant une séance d'analyse, Lacan n'est jamais un observateur passif, impersonnel, jouant le rôle proverbial de l'écran sur lequel se projettent les fantasmes du patient. Il ne reste pas tranquillement assis sur sa chaise ; il marche de long en large dans la pièce, il gesticule, tantôt il fixe le patient, tantôt il ferme les yeux. Il peut vous accueillir un jour comme si vous étiez l'un de ses amis intimes et remarquer tout juste votre présence le lendemain. » [2]

A cette époque, Schneiderman justifiait la pratique des séances à durée variable, invariablement beaucoup plus courtes que la durée réglementaire prescrite par Freud et l’Association Internationale de Psychanalyse : « Les séances courtes servent à intensifier la relation entre l'analyste et l'analysé, en la rendant plus imprévisible. Avec Lacan, la durée d'une séance peut varier d'une fois à l'autre. C'est encore un moyen qu'utilise Lacan pour détourner l'esprit du patient vers l'inconscient ».

Schneiderman a publié plusieurs ouvrages psychanalytiques, notamment la traduction d’articles de Lacan et de lacaniens célèbres : Returning to Freud : Clinical Psychoanalysis in the School of Lacan (Yale University Press, 1980, 263 p.).

A l’occasion de cette publication, il a été interviewé par la revue lacanienne Ornicar ? Bulletin périodique du champ freudien [3]. Il déclarait alors être un des seuls lacaniens aux États-Unis, mais il espérait faire école : « Les Etats-Unis ont accepté tellement de  choses et ils ont si peu tendance à exclure qu’il semble tout à fait raisonnable de penser qu’un jour il y a aura des lacaniens partout ici, et il se pourrait bien qu’une fois que ça arrive, ça se répande assez vite ». Il notait plusieurs difficultés à cette diffusion :

• « La psychanalyse américaine est en crise, en faillite. Les analystes ne font presque plus de psychanalyse. La crise est là depuis cinq ans environ. […] Pour gagner leur vie, ils font de la psychothérapie, de la psychiatrie, ils travaillent dans les hôpitaux. » (p. 175)

• Le cloisonnement des Écoles : « Ce n’est pas la même orthodoxie à New York, à Chicago ou à Los Angeles. Celui qui est orthodoxe dans le Middle West, ce n’est pas la peine qu’il mette les pieds à l’Institut de New York. A New York, c’est Arlow, Brenner, Edith Jacobson qui donnent le ton, et ils sont toujours assez attachés à Hartmann, Löwenstein et Kris. C’est ce qui fait finalement l’unité à New York. A Los Angeles par contre il y a plein de kleiniens. Et ça n’existe pas, Mélanie Klein, à New York. » (id.)

• La rigidité des responsables de la formation psychanalytique : « Ce sont tous des grands obsessionnels, tout le monde le sait, ils aiment ça, ils aiment se réunir entre eux. » (p. 176)

• Les traductions d’une sélection des Écrits et des Quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse « sont assez mal faites, plutôt illisibles, et le peu d’intérêt que l’éditeur y a mis n’a rien aidé. » (p. 175)

• Un « préjugé » à l’égard de Lacan : « Il est manifeste que les gens d’ici pensent que Lacan est une sorte d’aristocrate de la psychanalyse, et que eux sont des démocrates, des egos égaux, et donc qu’ils ne pourront pas apprendre Lacan. » (p. 176)

2. DÉCONVERSION

Après une trentaine d’années de pratique psychanalytique, Schneiderman s’est réorienté vers une pratique de coaching inspirée de l’approche cognitive-comportementale. Ses clients ont joué un rôle important dans ce changement : ils voulaient s’engager de façon plus productive dans la vie. Ils disaient : « Voilà mon problème, que devrai-je faire pour cela ? » De moins en moins disaient : « Voilà mon problème, qu’est-ce que cela signifie ? » Manifestement les gens voulaient de la guidance, non des interprétations. Ils avaient rejeté la conception traditionnelle de la thérapie. Ils voulaient des avis pratiques. [4]

En 2014, Schneiderman a publié The last psychoanalyst. [5] Le titre fait référence à une des thèses de l’ouvrage, à savoir que Lacan est le dernier psychanalyste qui a cru en l’efficacité de la cure freudienne, mais qui a fini par constater que c’était un leurre. Lacan en est venu à déclarer en 1977, quelques années avant sa mort, que la psychanalyse est « une escroquerie » :

«Notre pratique est une escroquerie, bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué. […] Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession ; c'est bien d'ailleurs pour ça que j'en suis malade, parce que j'ai un surmoi comme tout le monde. […]Il s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi. Dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse. Il est clair que l'homme passe son temps à rêver qu'il ne se réveille jamais. Il suffit de savoir ce qu'à nous, les psychanalystes, nous fournissent les patients. Ils ne nous fournissent que leurs rêves.» [6]

Schneiderman fait remarquer que Lacan ne se contente pas de dire qu’il s’est trompé. Le mot « escroquerie » est lourd de sens. Il indique que Lacan a continué à pratiquer des cures alors qu’il avait constaté qu’elles n’avaient guère d’effet thérapeutique. Lacan semble en avoir éprouvé de la culpabilité.

Une des principales thèses de Schneiderman est que Freud a voulu faire de la science, mais a produit une pseudoscience, qui s’est finalement transformée en pseudo-religion, avec un culte, des « novices » qui s’initient par le rite de la didactique, des textes sacrés, des dogmes, des « schismes » et la mise à l’index de livres. Avec Lacan, la situation a empiré. Le gourou parisien a réussi à se faire suivre, comme leader d’un culte, alors que les disciples ne comprenaient pas grand chose de ce qu’il énonçait :

«Dans l’Église freudienne, les paroles de Lacan sont devenues l’objet d’un rituel sacré — une sorte de communion — où des autorités sacerdotales récitent ses paroles comme si elles étaient son corps et son sang. […] Si vous assistez à une réunion dirigée par les grands prêtres du mouvement lacanien, vous entendrez des discours servant à s’épancher avec des paroles de Lacan. Toutes les sentences commencent par “Lacan a dit” ou par “Mais Lacan a dit”. » (p. 228)

«Dans la Sainte Église lacanienne quasi personne ne comprend réellement l’enseignement de Lacan. Ainsi l’ignorance est une glu qui unifie les membres. La plupart des membres sont capables de marmotter quelques formules et citations vides, mais dans l’ensemble ils ignorent et ont toujours ignoré ce que Lacan essayait d’enseigner. Ils sont unis par la passion, non par la raison. […] Cela ne choquait pas Lacan. Il savait que la plupart de ses disciples ne comprenaient pas ses idées. S’il l’avait voulu, il aurait pu recalibrer son enseignement pour qu’on puisse le comprendre. Il ne l’a pas fait. Cela n’a pas semblé le préoccuper. » (p. 234)

La situation de la psychanalyse aux États-Unis est loin de s’être améliorée depuis les années 1970 : « Aux États-Unis, de moins en moins de psychanalystes pratiquent encore la psychanalyse. Certains continuent à s’appeler psychanalystes, mais ils passent de plus en plus de temps à rédiger des prescriptions et à coacher plutôt qu’à pratiquer la “dangereuse méthode” [7] de Freud. » (p. 257)

Schneiderman passe en revue une série de traits de la personnalité de Freud et de Lacan, ainsi que les principaux aspects du freudisme et du lacanisme. Voici quelques exemples.

• Freud est le père que la psychologie négative : « Freud a inventé la psychologie négative en se focalisant sur le côté sombre des l’esprit humain. Il a privilégié les mauvais rêves, les traumatismes horribles et des motivations dépravées » (p. 253). Son nom évoque la sexualité refoulée ou frustrée, non la sexualité joyeuse. Pour lui, la sexualité c’est avant tout le désir de commettre l’inceste.

• La cure freudienne n’est guère efficace dès qu’il s’agit de problèmes sérieux. Le seul cas d’hystérie, traité par sa propre méthode, que Freud a présenté en détail est un échec : Dora [8]. Il a essayé de convaincre ses confrères et ses lecteurs qu’il avait raison contre elle. « Freud appelait la psychanalyse “la cure par la parole”, mais elle a toujours été plus des paroles qu’une cure » (p. 3).

• La psychanalyse est aliénante : « La psychanalyse est un processus d’extraction. Elle cherche à vous extraire de votre vie et de vous introduire dans la psychanalyse. Un bon freudien veut que vous travailliez avec lui afin qu’il devienne l’expérience la plus significative de votre vie » (p. 61).

• Le psychanalyste ne se laisse jamais remettre en question : « Selon la règle du transfert, vous exprimez votre colère à la mauvaise personne au mauvais moment au mauvais endroit dans de mauvaises circonstances » (p. 63).

• Schneiderman évoque l’absence de règles pour l’admission à l’École freudienne de Paris, au début de sa création, par Lacan en 1964 : « Il n’y avait pas de procédures d’admission, pas de curriculum, pas de remise de diplôme. Les gens venaient et partaient, suivaient les cours comme ils voulaient, sans s’encombrer d’exigences académiques. Les aspirants analystes poursuivaient la connaissance, non des références » (p. 160).

• Schneiderman rappelle son expérience de la didactique avec Lacan : «Contrairement à la plupart des psychanalystes, Lacan ne faisait pas semblant d’être l’écran vide [blankscreen] proverbial (ou préverbal). Actif, animé, en mouvement, il semblait plus intéressé à faire un show qu’à rester tranquillement dans un fauteuil. Parfois Lacan recevait des patients en pyjama ou en peignoir. Parfois il lisait le journal ou mangeait un repas. Parfois il comptait des billets de banque et les assemblait avec des agrafes. Parfois il faisait ou défaisait des nœuds. Parfois il semblait écouter intensément ; parfois il semblait perdu dans ses propres pensées. Parfois il était affable ; plus souvent il était grossier et dédaigneux.» (p. 141) [9]

• L’interprétation que donne Schneiderman des séances raccourcies a sensiblement changé : « En modifiant de façon unilatérale sa pratique et en omettant d’en donner l’explication, Lacan faisait comprendre qu’il pouvait faire ce qu’il voulait parce qu’il était celui qu’il était. Des collègues croyaient qu’il représentait la vérité freudienne. D’autres y voyaient une pure provocation. Assurément, son intention était de montrer sa surnormalié » (p. 146).

• Schneiderman analyse l’évolution de l’École lacanienne, notamment les conflits et sa dissolution : « Tandis que les véritables religions enseignent la camaraderie et l’amitié, la pseudo-religion freudienne était destinée à produire le conflit et le psychodrame » (p. 165).

Schneiderman évoque beaucoup d’autres thèmes, notamment les conditions socioculturelles du développement de la psychanalyse en Europe et aux États-Unis, l’interprétation des rêves et des désirs, la vie conjugale de Freud, les manipulations de patients par Freud, les mœurs de Lacan, ses relations avec Heidegger, la dissolution de son École (« du grand Guignol »), la thérapie cognitive de Beck, le film « Le Mur. La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme », etc.

BLOG de S. Schneiderman : http://stuartschneiderman.blogspot.be

 

Schneiderman a participé au FILM “LES DECONVERTIS DE LA PSYCHANALYSE” réalisé par Sophie Robert :

http://www.dragonbleutv.com/reperes/147-les-deconvertis-de-la-psychanalyse

ou

https://www.dailymotion.com/video/x37mnmz_les-deconvertis-de-la-psychanalyse_school

——————

[1] Psychologie, 1978, 102 : 31-36

[2] Notons le décalage avec la technique freudienne, que Lacan lui-même avait prescrit : « Quel souci conditionne l’attitude de l’analyste ? Celui d’offrir au dialogue un personnage aussi dénué que possible de caractéristiques individuelles ; nous nous effaçons, nous sortons du champ où pourraient être perçus cet intérêt, cette sympathie, cette réaction que cherche celui qui parle sur le visage de l'interlocuteur, nous évitons toute manifestation de nos goûts personnels, nous cachons ce qui peut les trahir, nous nous dépersonnalisons, et tendons à ce but de représenter pour l'autre un idéal d'impassibilité » (“L’agressivité en psychanalyse”. Rééd. in Écrits, 1966, p. 106).

[3] 1981, 21 : 175-177.

[4] http://www.stuartschneiderman.com/about-stuart-schneiderman/

[5] Amazon Digital Services, 281 p.

[6] Intervention de Jacques Lacan à Bruxelles, 26 février 1977. Publié dans Quarto. Supplément belge à La lettre mensuelle de l’École de la cause freudienne, 1981, n° 2. Réédité dans Le Nouvel Observateur, sept. 1981, n° 880, p. 88).

[7] Allusion au film A Dangerous Method de David Cronenberg (2011) mettant en scène Jung, Freud et Sabina Spielrein (patiente et maîtresse de Jung).

[8] Les cas présentés dans Les Études sur l’hystérie (1895) ont été traités par la méthode de Breuer. Freud dira plus tard que les résultats ne se maintenaient pas. Cf : J. Van Rillaer (2014) Les désillusions de Freud sur l’efficacité thérapeutique de sa méthode. Science et pseudo-sciences, 2014, 309 : 64-70 ; 310 : 46-53. En ligne : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2367

[9] Pour des témoignages semblables d’autres analysés de Lacan : J. Van Rillaer (2010) Comment Lacan psychanalysait. Science et pseudo-sciences, 293 : 96-106. En ligne : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1553

Pour d’autres publications de J. Van Rillaer sur la psychologie, la psychopathologie, les psychothérapies, les psychanalyses, l'épistémologie, l'esprit critique:

1) http://www.pseudo-sciences.org

2) Site de l'université de Louvain-la-Neuve:

1° Taper dans Google : Moodle + Rillaer + EDPH

2° Cliquer sur : EDPH – Apprentissage et modification du comportement

3° Cliquer “Oui” à la page suivante : Règlement

27 février 2017

Reportage photos -> Travail à pied ce dimanche pour Elise - Association Trott'Autrement

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Comme d'habitude, Elise a retrouvé Virginie Govoroff-Regnault, monitrice de l'association Trott'Autrement, au centre équestre de Neuilly-sur-Marne ...

La complicité est évidente et le plaisir bien présent.

Voir le site de Trott'Autrement ici

 

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26 février 2017

Les Aspie Days - Vidéos en ligne

25 févr. 2017
Par Jean Vinçot
Blog : Le blog de Jean Vinçot

Les vidéos des conférences des Aspie Days sont en ligne. A savourer sans modération.

L'Ass des As' vient de mettre en ligne les vidéos des conférences, avec les débats.

Ceux qui ne n'ont pas pu venir à Lille la semaine dernière peuvent donc en profiter.

Ceux qui étaient là peuvent s'y replonger, pour réfléchir ... et mieux critiquer.

Voir par exemple l'intervention de Vianney, vice-président de l'Ass des As', qui a su lire à 14 ans ... et qui est actuellement en licence.

Il me fait penser à "François" .

L'intervention de Laurent Mottron : Conférence : Des intérêts particuliers à l'expertise : Forces cognitives autistiques de l'enfance à l'âge adulte

00:02:05 L'autisme syndromique.

00:10:57 Différence entre forces relatives et forces absolues, expertise.

00:15:04 Différence entre les forces et les intérêts.

00:21:16 L'exploration des caractères imprimés.

00:27:33 Les fréquences spatiales.

00:31:45  Les cerveaux.

00:42:48 Les forces des autistes sont-elles les mêmes pour tous les autistes ?

00:49:01 Les intérêts des autistes et des Asperger ne fonctionnent pas parei

Débat

00:03:19 Femmes Asperger et femmes surdouées ?

00:08:31 La question du diagnostique chez les adultes.

00:13:21 La cécité conceptuelle ?

L’intervention de Patrick Chambres sur l'inclusion à l'Université

Débat

Marie-José Cordeau - L'Asperger au quotidien : un défi

Blogueuse Canadienne, Auteure, Conférencière et consultante, Marraine de Réseau Bulle France

Amaria Baghdadli

Les recommandations de bonnes pratiques pour les personnes Autistes Sans Déficience Intellectuelle

Débat

Laurent Mottron  : Nouveaux principes pour soutenir une autre intelligence: approche de la guidance parentale

 00:02:23 L'intervention comportementale intensive: les trois courants d'ICIP.

00:07:08 Recommandations d'intervention.

00:12:28 Les cibles de l'ICIP.

00:15:38 Trois grandes classes de comportement répétitif.

00:20:05 Le développement autistique du langage.

00:28:38 L'expertise perceptive.

00:31:40 Des principes alternatifs.

00:42:07 Socialisation effective.

00:46:06 Cibler une exposition non sociale et non les prérequis communicatifs.

00:48:28 La fragmentation de l'information.

00:51:58 La complexité du matériel.

00:53:17 Le temps utile.

00:55:12 Les cibles inspirées des adultes autistes.

00:59:12 La tutelle latérale.

00:59:53 Les comportements de crise.

Questions du public

00:00:10 Groupes d'habileté sociale avant 15 ans?

00:01:39 Autisme syndromique et autisme prototypique?

00:03:03 Les écholalies.

00:05:58 Retards de langage et intelligence.

00:09:11 Recommandations à partir de 4 ans?

00:13:07 Interventions précoces?

Julie Dachez  

Troubles du spectre de l'autisme sans déficience intellectuelle et stratégies de coping

Blogueuse, Thésarde en psychologie sociale

Stéf Bonnot-Briey

Stéf Bonnot-Briey
Stéf Bonnot-Briey

    Neurodiversité et emploi : Besoin et Atouts des Aspies au Travail

 

   Edith Kouba Hreich

Situation clinique de l'autisme au Liban : aspects culturels , évolution des regards et perspectives

Débat

Patrick Elouard Psychologue, Sexologue, Directeur de CCIFA

La sexualité pour les adolescents et adultes concernés par le syndrome d'Asperger et l'Autisme sans Déficience Intellectuelle

Débat

Certaines vidéos des débats ne sont pas encore en ligne. Il manque aussi la conclusion, avec la chanson d'un apsie.

Il manque surtout tous les débats des ateliers !

25 février 2017

Une IRM avant un an prédit l'autisme chez les enfants à risque élevé

article publié dans Psychomédia

Publié le 19 février 2017

L'imagerie cérébrale permet de prédire l'autisme chez les enfants à risque élevé, selon une étude publiée dans la revue Nature.

« Généralement, un diagnostic d'autisme ne peut être fait qu'entre deux et trois ans. Mais pour les bébés qui ont des frères et sœurs autistes plus âgés, l'approche par imagerie peut aider à identifier, dès la première année, ceux qui sont les plus susceptibles de recevoir un diagnostic à 24 mois », explique Joseph Piven, professeur de psychiatrie à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill.

Il est estimé qu'un enfant sur 68 développe l'autisme aux États-Unis. Pour les nourrissons qui ont des frères et sœurs plus âgés ayant un diagnostic d'autisme, le risque peut atteindre 20 naissances sur 100.

À ce jour, malgré de nombreuses recherches, il n'est pas possible d'identifier ceux qui sont à risque très élevé avant l'âge de 24 mois, soit le moment où les caractéristiques comportementales commencent à pouvoir être observées.

Piven et ses collègues ont effectué des examens par IRM chez des nourrissons âgés de 6, 12 et 24 mois. Ils ont constaté que ceux qui ont développé l'autisme présentaient une hyperexpansion de la surface du cerveau entre 6 à 12 mois comparativement à ceux qui avaient un frère ou une sœur plus âgés atteint d'autisme mais ne rencontraient pas eux-mêmes les critères diagnostiques à l'âge de 24 mois.

Cette croissance accrue de la surface pendant la première année était liée à une croissance accrue du volume cérébral global et à l'apparition de déficits sociaux autistiques au cours de la deuxième année.

Un programme informatique a été utilisé pour établir le meilleur algorithme de prédiction à partir des données recueillies. Cet algorithme a été testé avec un groupe différent de participants.

Les différences cérébrales entre 6 et 12 mois prédisaient correctement l'autisme à 24 mois chez 8 nourrissons sur 10.

La recherche peut commencer à examiner l'effet des interventions chez les enfants pendant cette période où le cerveau est le plus malléable, disent les chercheurs. De telles interventions pourraient avoir de meilleurs résultats que celles débutant après le diagnostic, font-ils l'hypothèse.

24 février 2017

Ploërdut. Autiste, Camille apprend son métier à la ferme

Dans l'étable, Camille est à l'aise avec les animaux dont elle connaît chaque trait de caractère.
Dans l'étable, Camille est à l'aise avec les animaux dont elle connaît chaque trait de caractère. | Ouest-France

Camille a le don avec les animaux.
Camille a le don avec les animaux. | Ouest-France

Impensable lors de son premier stage, Camille conduit désormais le tracteur.
Impensable lors de son premier stage, Camille conduit désormais le tracteur. | Ouest-France

Marie Carof-Gadel

Camille, 18 ans, est autiste Asperger. La jeune fille, élève en lycée agricole, réalise son stage dans une ferme pas comme les autres à Ploërdut.

Dans l’étable, la magie opère. Camille se libère, ne quitte plus son lumineux sourire, parle avec passion de son quotidien à la ferme. « Le matin, au réveil, on va nettoyer l’étable, on donne du foin aux bêtes. Je dois faire attention à ce que leurs cornes ne restent pas coincées. Et puis on fait attention aux veaux qui sont sortis de leurs paddocks et se baladent… »

Fière de montrer ses progrès

Au contact des bêtes, les bottes dans le foin, on sent la jeune fille de 18 ans aux anges. Fière de montrer ses progrès. « Je conduis le tracteur maintenant, avant je n’avais jamais été derrière un volant. Là, j’ai passé une journée à arracher toute seule de vieilles clôtures. » Il y a un an, ce geste aurait été impensable. " Cette année, je vais apprendre à conduire le gros tracteur de l'exploitation et le quad. "

 

Impensable lors de son premier stage, Camille conduit désormais le tracteur.

Une sacrée étape pour Camille, diagnostiquée autiste Asperger à l’âge de 2 ans. C’est la deuxième année que Camille vient en stage dans l’exploitation de David Guillemet à Ploërdut. Autiste lui-même, David a repris un élevage en 2014 sur ces plateaux du Centre Bretagne et est à la tête d’un cheptel d’une centaine de vaches Salers en bio. " C'est une race rustique avec un comportement placide, explique David. C'est la race idéale pour notre activité. " 

Apprentis et stagiaires handicapés physiques et mentaux

Particularité de la ferme ? David y accueille des apprentis et des stagiaires handicapés. « Il n’y a souvent pas de place pour eux dans les métiers de l’agriculture. Je leur offre la possibilité de se former. » Une évidence tant la ferme croule sous les demandes de familles. « On ne reçoit pas d’aides pour ce que l’on fait. Tous les aménagements, on les a financés nous-mêmes. Cet endroit est un tremplin. Mais il faudrait maintenant convaincre les différents organismes comme le conseil régional de nous aider. Ce n'est pas aux parents, aux familles de payer." 

Avec ses stagiares, David procède avec douceur. " Il y a toujours une période d'observations, dans les deux sens ! Je fais preuve de pédagogie mais je ne suis pas psy. J'élabore ensuite une stratégie, on repousse chaque jour un peu plus les barrières... "

 

Camille a le don avec les animaux.

Etre avec les autres

Pour Camille, élève dans un lycée agricole du Nivot à Lopérec dans le Finistère, l’expérience va au-delà de la simple formation professionnelle. « Avec les animaux, j’ai tout de suite été à l’aise. Le plus dur au début, c’est d’être hébergée en famille chez David. J’ai besoin de mon espace, cela me demande des efforts d’être avec les autres. A l'internat, c'est la même chose. J'adore mes amis mais j'ai besoin de temps pour m'isoler, d'une chambre à moi." 

Alors parfois, la jeune fille prend du temps pour elle. Dans les prés, elle souffle, se confie. " Ici, c’est calme, serein. Je me sens bien. Mais je sais que je dois travailler à aller vers les autres. Je veux devenir soigneuse animalière dans les zoos. Je serai confrontée au public. " David, lui, a déjà vu les progrès spectaculaires de la jeune femme. « Dans cinq ans, on ne se doutera plus qu’elle est autiste… »

23 février 2017

Question au Gouvernement de M. Dino DINIERI au sujet de la double prise en charge & Réponse de Ségolène NEUVILLE

Séance en hémicycle du 22 février 2017 à 15h00

Questions au gouvernement

Prise en charge des enfants en situation de handicap

 

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La parole est à M. Dino Cinieri, pour le groupe Les Républicains.

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Ma question s’adresse à Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé.

J’ai été alerté par des parents d’enfants en situation de handicap, qui se sont vu refuser par certaines caisses d’assurance maladie le remboursement de soins effectués par des professionnels libéraux pour leurs enfants, pris en charge par des centres d’action médico-sociale précoce – CAMPS. Ces centres ont des équipes pluridisciplinaires qui suivent ces enfants de leur naissance jusqu’à l’âge de six ans. Il leur arrive d’adresser les familles à des kinésithérapeutes ou à des orthophonistes libéraux lorsque les délais d’attente sont trop longs, ou lorsque les familles vivent trop loin.

Cette prise en charge rapide et régulière est fondamentale, car plus elle est précoce, plus les conséquences du handicap seront limitées pour les enfants, mais aussi dans la vie de leurs parents. Traditionnellement, ces séances étaient remboursées par la Sécurité sociale, car un article du code de l’action sociale et des familles autorise les CAMPS à faire appel au secteur libéral lorsque, pour des raisons d’intensité ou de technicité, ils ne peuvent pas répondre à tous les besoins des enfants.

Mais on note depuis quelques années, de la part de certaines caisses primaires d’assurance maladie, un refus de ces prises en charge en libéral. Les associations sont mobilisées depuis plus de deux ans mais, malgré les promesses de la secrétaire d’État en charge du handicap, et en l’absence d’instruction réglementaire officielle, la situation est toujours bloquée. Les parents sont donc obligés de payer eux-mêmes ces séances – parfois plusieurs centaines d’euros par mois – ou de renoncer à ces soins, pourtant essentiels à leurs enfants, faute de moyens financiers suffisants. Il est inadmissible que cela se produise dans notre pays, où le principe de la solidarité nationale est fondamental.

À plusieurs reprises, notamment lors de l’élaboration du troisième plan autisme, ou sur la question de la scolarisation des enfants porteurs de handicap, nous avons su trouver des points de convergence sur tous les bancs et dépasser les clivages politiques, avec pour seul objectif l’intérêt de ces familles en souffrance. C’est pourquoi, madame la ministre, à l’occasion de cette dernière séance de questions de la législature, j’espère que vous nous confirmerez que vous allez donner, dès aujourd’hui, des instructions aux caisses d’assurance maladie, afin que les remboursements soient pris en charge.

Applaudissements sur les bancs du groupe Les Républicains.

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La parole est à Mme la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion.

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Où sont passés les ministres ? Ils sont en voyage ?

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Mme Touraine n’est pas là ?

Ségolène Neuville, secrétaire d’état chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion

Monsieur le député, je vous remercie de votre question, et je tiens à saluer votre engagement dans le groupe d’études sur l’autisme, et pour le handicap en général. Je veux aussi saluer l’engagement de tous les députés ici présents sur la question du handicap et de l’autisme, car je les sais tous très impliqués sur ces questions.

Les centres d’action médico-sociale précoce jouent un rôle essentiel dans la prise en charge des enfants en situation de handicap, car ils permettent, au-delà d’un diagnostic précoce, une intervention précoce, qui permet de réduire les conséquences du handicap, et donc d’offrir aux enfants une vie qui soit la plus ordinaire possible. C’est donc une priorité du Gouvernement que de soutenir ces centres, et je tiens à vous dire qu’entre 2012 et 2016, ce sont plus de 20 millions d’euros qui y ont été investis, auxquels se sont ajoutés 17 millions, au titre du troisième plan autisme.

Ce que vous signalez est tout à fait exact, et nous avons effectivement un problème avec ce que l’assurance maladie peut considérer comme une double prise en charge. Il arrive que les centres d’action sociale précoce acceptent de prendre en charge certains enfants, alors même qu’ils n’ont pas assez de professionnels. Ils les orientent alors vers des professionnels libéraux, et certaines caisses primaires d’assurance maladie refusent de prendre en charge ces consultations. C’est un problème au sujet duquel j’ai été alertée dès l’année dernière. J’ai donc demandé, en 2016, que l’on me remette des rapports d’activité sur ces centres. Je vous annonce que la ministre de la santé, Marisol Touraine, a demandé le 20 février au directeur général de la CNAM que tous les enfants soient pris en charge au mieux et que leur intérêt prime. Une réunion aura lieu dès ce soir avec l’assurance maladie, dans mon ministère, pour mettre en oeuvre les directives de la ministre de la santé.

Vous pouvez donc être rassuré, monsieur le député : le Gouvernement est très attentif à la prise en charge des enfants en situation de handicap.

Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, écologiste et républicain.

23 février 2017

Notre société doit être inclusive et solidaire, pour les personnes handicapées aussi

Du souffle. C'est ce dont a besoin notre pays pour réussir la métamorphose dans laquelle il est désormais engagé.
21/02/2017 18:45 CET | Actualisé 22/02/2017 00:27 CET
FatCamera via Getty Images
Notre société doit être inclusive et solidaire, pour les personnes handicapées aussi.

Nous souhaitons une société où accéder à l'éducation, à la santé, au logement, au travail ne soit plus un privilège réservé aux uns et interdit aux autres. Nous souhaitons une société sans privilèges et qui lutte contre toutes les formes persistantes d'exclusion. Une société inclusive et solidaire.

Du souffle. C'est ce dont a besoin notre pays pour réussir la métamorphose dans laquelle il est désormais engagé. Comment passer d'une société dont la mécanique nous montre chaque jour qu'elle est enrayée, à une société inclusive et solidaire? Une nouvelle nuit révolutionnaire d'abolition des privilèges? Non, un lent processus de transformation où chacun de nos concitoyens joue son rôle en pleine responsabilité.

Aujourd'hui en France malgré la loi de 2005, les personnes handicapées qui représentent le cinquième de nos concitoyens, sont toujours victimes de discrimination. Cette loi, à vocation universelle, a posé deux principes simples qui forment les piliers d'un nouveau contrat social: l'accessibilité généralisée pour tous les domaines de la vie sociale - éducation, emploi,.. - et la compensation des conséquences du handicap qui peuvent tous nous concerner.

Depuis 10 ans, nous avons progressé à petits pas, sans que les moyens consentis par l'État soient à la hauteur des ambitions collectives et des promesses formulées. La dernière rentrée scolaire a encore montré que l'école, premier lieu d'égalité, est capable de laisser des enfants handicapés devant sa porte. Pourquoi face à deux enfants, l'un handicapé et l'autre pas, notre société choisit-elle d'investir uniquement sur le deuxième et pas sur le premier? Est-ce vraiment une affaire de moyens?

Aux enfants handicapés, comme à tous les autres, la société devrait permettre un plein accès à l'éducation. Une éducation inclusive représenterait finalement un coût financier et humain moindre qu'une exclusion définitive décrétée dès le plus jeune âge. Pourquoi décide-t-on, a priori, que la vie d'un enfant handicapé est une vie mineure? Le handicap n'interdit pas de faire de grandes choses de sa vie, pour soi-même et pour autrui.

Pour parvenir à une société inclusive et solidaire, l'Unapei accompagne au quotidien des égéries improbables: les personnes handicapées dont les fonctions intellectuelles sont affectées et qui, pour la plupart de nos concitoyens, sont des "bizarres", des "débiles", des "légumes", des "moches".

Il ne faut pas croire qu'une société inclusive et solidaire soit une utopie. Elle s'amorce à travers des milliers d'initiatives et de projets portés par les associations et les professionnels du médico-social. Depuis près de 60 ans, des hommes et des femmes se mobilisent. Grâce à eux, les modèles éducatifs et économiques classiques ont été bouleversés pour créer ce qu'on appelle aujourd'hui: l'accompagnement.

Accompagner, c'est permettre à chaque individu d'aller au plus loin de ses capacités pour mettre en œuvre ses propres choix, et ce, tout au long de la vie. Accompagner, c'est investir tôt sur l'avenir du collectif d'hommes et de femmes d'un pays. Cet accompagnement, nous en avons tous besoin à un moment de notre vie. Certains d'entre nous en ont plus besoin que d'autres. La réalité d'une vie humaine n'est possible que dans l'interdépendance. La société doit bien accompagner les personnes vulnérables pour que ces personnes puissent vivre avec tout le monde.

Nous croyons qu'une société inclusive et solidaire est nécessaire. Comment y parvenir? Ne pensons plus catégoriel: les pauvres, les vieux, les handicapés, les femmes, les autres. Nous devons faire en sorte que la loi de 2005 soit effectivement appliquée, mais également que chaque loi à venir soit pensée et construite de façon universelle, c'est-à-dire qu'elle réponde à l'ensemble des citoyens.

Et plutôt que de se demander comment réparer les maux que notre société engendre inéluctablement au quotidien, demandons-nous plutôt comment chacun d'entre nous peut contribuer à réaliser cette société inclusive et solidaire, véritable marqueur de la fraternité républicaine?

Faisons ensemble campagne pour une société inclusive et solidaire!

1. L'application de la loi de 2005 :

Pour appliquer la loi de 2005 il faut plus d'argent.

Il faut aussi montrer et parler des solutions nouvelles.

Partout en France des associations et des professionnels motivés travaillent pour les personnes handicapées et leurs proches.

Ces associations et ces professionnels trouvent des solutions nouvelles.

2. D'autres lois pour tous :

Les lois doivent aider tous les citoyens, handicapés ou pas.

Quand on fait une loi qui prend en compte tout le monde, on dit qu'on fait une loi universelle.

Les nouvelles lois doivent êtes universelles.

3. Une société qui accompagne les personnes vulnérables :

Pendant longtemps on a mis les personnes vulnérables dans des établissements à part.

On pensait que les murs de ces établissements protégeaient les personnes vulnérables.

Maintenant nous avons compris que la meilleure façon de protéger les personnes vulnérables, ce ne sont pas les murs.

C'est bien accompagner les personnes vulnérables qui protège ces personnes.

Unapei, association représentante des personnes handicapées et de leurs familles, vous y invite en partageant avec vous ces propositions. Elles sont « faciles à lire et à comprendre*».
*Facile à lire et à comprendre : Langage universel simplifié qui permet la compréhension d'un texte par tous, y compris les personnes handicapées cognitives.

Liste des signataires

Yves Agid, Professeur Emérite de Neurologie, membre de l'Académie des sciences ; Jean-Louis Bancel, président du groupe Crédit coopératif ; Philip Boëffard, producteur de cinéma ; Thomas Bourgeron, membre de l'académie des Sciences, professeur à l'Université Paris Diderot et chercheur à l'Institut Pasteur ; Roger-Pol Droit, philosophe et écrivain, chercheur au CNRS ; Serge Ebersold, Sociologue, professeur titulaire de la chaire Accessibilité au Cnam ; Vincent des Portes, chef du service de neuro-pédiatrie à l'Hôpital Femme-Mère Enfant à Lyon et professeur de pédiatrie à l'Université Claude Bernard Lyon I ; Eglantine Eméyé, journaliste, réalisatrice du documentaire " mon fils un si long combat" et auteure du " voleur de brosses à dents" ; Charles Gardou, anthropologue, Professeur à l'Université Lumière Lyon 2 ; Luc Gateau, Président de l'Unapei ; Serge Guérin, sociologue, directeur du MBA "Directeur des établissements de santé", Inseec Paris ; Marcel Jaeger, Professeur du Cnam, Chaire de Travail social et d'intervention sociale ; Marion Leboyer, Professeur de Psychiatrie, Université Paris Est-Créteil ; Philippe Lefait, journaliste à France Télévisions ; Jean-François Mattei, Membre de l'Académie nationale de médecine et Président honoraire de la Croix-Rouge française ; Henry Noguès, Professeur émérite, Université de Nantes ; Christel Prado, Présidente d'honneur de l'Unapei ; Christophe Rossignon, producteur de cinéma ; Christian Sanchez Président d'ARPEJEH ; Elisabeth G. Sledziewski, Philosophe, Espace Éthique Région Île-de-France / Université Paris Sud-Saclay ; Benoît Thevenet, présentateur et rédacteur en chef du Magazine de la santé sur France 5 ; Serge Thomazet , Maître de conférences en sciences de l'éducation.

22 février 2017

Mélatonine - Remboursement ou non pour les personnes autistes

22 févr. 2017
Par Jean Vinçot
Blog : Le blog de Jean Vinçot

Il y a bien une absence du pic de sécrétion de mélatonine pour beaucoup de personnes autistes. Ils doivent donc pouvoir le compenser, si elles le désirent. Le point également sur le remboursement du Circadin (forme à libération prolongée).

J'ai présenté pour commencer la discussion par une traduction de l'article de Michelle Dawson sur la « prison circadienne ».

Sa vision paradoxale de la question de la mélatonine mérite d'être connue.

La mélatonine est utile en fonction de son propre rythme de vie (école, travail) ou de celui de l'entourage. Nous sommes bien dans une « situation de handicap » : ce n'est pas l'absence de pic de sécrétion de mélatonine qui pose en soi problème. Ce sont les conséquences sur la vie quotidienne pour pouvoir être inclus dans la société.

La mélatonine est bien un moyen de compensation de la situation de handicap.

C'est un moyen simple et peu onéreux (sauf pour ceux qui sont aux minima sociaux). Son utilisation est généralement efficace : il suffit de quelques jours pour le savoir (en augmentant les doses, de 1 à 5 mg pour trouver la dose efficace). Cela peut représenter une révolution pour la personne ou son entourage.

S. me l'a récemment raconté : il était insomniaque depuis la naissance (et sous divers médicaments depuis 20 ans). Quand il était bébé, les médecins ont donné des somnifères à ses parents pour qu'ils puissent supporter son insomnie. La mélatonine lui a permis de se libérer des multiples prescriptions médicamenteuses. (1)

La mélatonine n'est pas systématiquement remboursée par la Sécurité Sociale et/ou les mutuelles.

Le Circadin (version à effet retard de la mélatonine et plus chère) est cependant remboursé depuis octobre 2015 pour les enfants autistes (de 6 à 18 ans) ! 7 enfants autistes inclus dans le protocole en un an … ASTAP (à se taper le cul par terre).

ENFANTS DE 6 A 18 ANS TRAITES PAR CIRCADIN POUR UN TROUBLE DU RYTHME VEILLE-SOMMEIL ASSOCIE A UN SYNDROME DE RETT, DE SMITH-MAGENIS, D’ANGELMAN, D’UNE SCLEROSE TUBEREUSE OU A DES TROUBLES DU SPECTRE AUTISTIQUE

Conditions de prescription et de délivrance
Dans le cadre de cette RTU, la prescription initiale de CIRCADIN est réservée aux pédiatres, neurologues et psychiatres. Les renouvellements de prescription peuvent être faits par tout médecin.

Exemple d'un refus de remboursement de la mélatonine après recours gracieux d'une CPAM :

Refus mélatonine - CPAM
Refus mélatonine - CPAM

Dans le cas où la Sécu refuse de rembourser la mélatonine, il est possible de la faire prendre en compte dans le complément d'AEEH ou la PCH aides techniques. (2)

 

Pour les adultes, cela suppose d'être éligibles à la PCH – et de toute façon, le plafond mensuel des aides techniques est de 100 € tout compris.

Les vendeurs de mélatonine sont très satisfaits de la situation actuelle : grâce à leurs actions juridiques, la mélatonine n'est pas considérée comme un médicament, mais comme un complément alimentaire. Le prix est libre, il n'y a pas besoin de prescription, et la qualité du produit n'est pas contrôlée.

HAS : Troubles du sommeil
En cas troubles du sommeil retentissant sévèrement sur les capacités d’apprentissage ou la qualité de vie de l’enfant/adolescent ou de son entourage, et en l'absence ou insuffisance d’efficacité des interventions alternatives non médicamenteuses, la prescription de mélatonine
sous forme magistrale peut être justifiée sous réserve d’une stricte surveillance médicale du rapport bénéfice-risque

La mélatonine sous forme magistrale (préparation par la pharmacie) peut être remboursée si la formule " prescription à but thérapeutique en l'absence de spécialités équivalentes disponibles" accompagne la prescription

Et pour les adultes ?

On sait qu'il y a plus de psychose infantile chez les adultes que chez les enfants (voir études ARS et CEKOIA en Bretagne).

Il devrait y avoir plus de prescription de mélatonine ou de Circadin chez les adultes autistes, mais l'ANSM/HAS semblent considérer que l'autisme ou la psychose infantile disparaissent à 18 ans. Il suffirait peut-être d'abaisser la majorité pénale à 16 ans pour faire apparaître miraculeusement un pic de sécrétion de mélatonine.

Comme je ne suis pas pessimiste, je crois dur comme fer que les prochaines recommandations de la HAS sur les adultes autistes recommanderont également la mélatonine entre 18 et 55 ans (le Circadin est déjà remboursé à partir de 55 ans). Et que cela se traduira immédiatement par un remboursement par la  sécurité sociale. Après tout, il n'a fallu que 3 à 5 ans pour que cela intervienne partiellement (Circadin) pour les enfants. Les adultes, il est vrai, c'est moins sexy.

  1. Accessoirement, elle a été utile à sa mère. Thomas Bourgeron mentionne le problème du pic de sécrétion de mélatonine chez les parents, même si'ls n'ont pas de manifestation « pathologique ».

  2. Voir 2ème colloque CNSA-CRA MDPH 2014


Mélatonine et autisme
Compte-rendu de l’intervention de Thomas Bourgeron
Professeur à l’université Denis Diderot Paris 7, responsable du groupe « Génétique humaine et fonctions cognitives », Institut Pasteur, Paris.
Rédigé par Sophie Biette, Virginie Schaefer et René Tuffreau.
le Bulletin scientifique de l’arapi — numéro 27 — printemps 2011 – pp.19-21
http://www.arapi-autisme.fr/pdf/BS/27/BS27-4Bourgeron.pdf

Extrait du magazine de l'institut Pasteur- septembre 2007 - dossier sur l'autisme, la part des gènes (5 pages)
Déficit en mélatonine : la cause génétique en lumière

Deux groupes dans le monde avaient mis en évidence des taux bas de mélatonine dans le sang des enfants autistes. Jusqu’à deux fois moins que la moyenne chez 60 % de ces enfants, selon une étude publiée en 2005. L’équipe de Thomas Bourgeron explorait une région des chromosomes X et Y, plus particulièrement celle ou est localisé le gène codant l’enzyme qui permet la synthèse de la mélatonine, le gène ASMT. Cette étude a abouti en 2007 à la découverte d’une mutation du gène étudié qui s’accompagnait d’un taux très bras de mélatonine chez les patients autistes.

Il semble que le déficit en mélatonine, déjà observé, mais plus faiblement, chez les parents, est dû à une déficience de l’enzyme codée par le gène étudié. Le déficit se situe en amont. Si un taux bas de mélatonine n’est pas obligatoirement associé à l’autisme, il est important de rechercher quel va être le rôle de ce déficit en mélatonine. A-t-il des répercussions sur le sommeil ou directement sur la modulation des réseaux neuronaux via cette hormone, voire sur les deux ? « C’est un sujet passionnant car beaucoup d’articles scientifiques ont porté sur le sommeil dans l’autisme, s’enthousiasme Thomas Bourgeron. Nous voulons avancer dans la connaissance de la composante génétique de cet aspect. » (...)

La mélatonine est une neuro-hormone sécrétée principalement dans la glande pinéale, une petite glande conique attachée à la partie postérieure du troisième ventricule dans le cerveau. Elle est exprimée très fortement la nuit et très faiblement le jour. La lumière inhiberait la production de mélatonine. En fait, le mécanisme d’action de la mélatonine est peu connu si ce n’est qu’elle indiquerait probablement à l’organisme s’il fait nuit ou jour. Les scientifiques n’ont pas encore d’informations sur les conséquences de pertes de mélatonine.
http://www.pasteur.fr/actu/news/extrait ... _21-25.pdf

Mise en garde contre l'utilisation de la mélatonine sans contrôle médical 07/02/2011 - traduit de l'espagnol.

Notimex - Un participant au deuxième Congrès mondial de la médecine anti-vieillissement, qui s'est achevé dimanche dans le Centre National Médical XXI siècle, a souligné que le produit doit être prescrit par un médecin pour éviter le surdosage. "L'excès peut provoquer des convulsions et si vous souffrez de dépression, (pourrait) augmenter les symptômes, alerte l'expert, qui a indiqué que la mélatonine est utilisée pour trouver le sommeil ou traiter l'insomnie. De plus prescrit pour traiter le syndrome de retard de phase du sommeil ou l'insomnie associée à des troubles de déficit d'attention avec hyperactivité ( TDAH), à l'autisme, à l’infirmité motrice cérébrale et à l'arriération mentale. Russel Reiter, qui a reçu plusieurs prix, dont trois fois docteur honoris causa en médecine et le Presidential Distinguished Scholar Award du Centre des sciences de la santé à l'Université du Texas (UTHSCSA, pour son sigle en anglais), a montré les avantages de ce médicament ainsi que ses inconvénients. Je note que, bien que la plupart des gens ne ressentent pas d'effets secondaires avec l'utilisation de la mélatonine, quand d'autres l'ingérent par voie orale ou l'appliquent sur la peau, cela peut provoquer des maux de tête ou des symptômes de dépression pendant une courte période. En outre, certaines personnes peuvent éprouver de la somnolence diurne, des étourdissements, des crampes d'estomac et de l'irritabilité, aussi il est recommandé de ne pas conduire ou d’utiliser des machines à quatre ou cinq heures après l'ingestion. De même, elle peut interférer avec l'ovulation, ce qui rend plus difficile de déclencher une grossesse », et il n'y a pas suffisamment de preuves scientifiques pour montrer que c’est non nocif pendant la lactation, de sorte que son utilisation n'est pas recommandée à ce stade." ..
Source : http://www.info7.com.mx/a/noticia/24699 ... /ultimo/24

21 février 2017

Ouverture du premier Diplôme Universitaire pour l'accompagnement des personnes autistes

article publié sur Zinfos974

"Comment communiquer à propos et avec des personnes ayant des difficultés à communiquer ?" Ce vendredi 17 février à la Technopole a été officialisé l'ouverture du diplôme universitaire "Approches théoriques et pratiques de l’accompagnement des personnes avec Troubles du Spectre Autistique (TSA) ".

Cette nouvelle formation prend ce "problème de société à bras-le-corps" , entame Gilles Lajoie, président du Conseil Académique de l’Université de La Réunion. Ce diplôme s’étale sur deux ans et a pour but la "professionnalisation des acteurs de santé", selon Valérie Robilliard, directrice adjointe du Centre de Ressources Interrégional pour l’Autisme (CRIA). Il valorise les apports théoriques complémentaires, mettant en jeu différents acteurs de la santé, la capacité à s’adapter aux recherches autour de ces troubles du développement mais aussi les pratiques locales, ajoute Marie-François Petersen, pédopsychiatre et responsable pédagogique du DU. Ces recherches et les ouvrages se multiplient ces dernières années pour pallier le retard de la France dans ce domaine.

C’est donc après deux années de travail et de nombreuses réunions avec les différents acteurs universitaires et associatifs que le nouveau DU ouvre ses portes. Le début de la formation est prévue pour le 6 mars, la première promotion se compose d’une vingtaine de personnes pratiquant divers métiers de la santé dont des éducateurs spécialisés, psychomotriciens, médecins et infirmiers.

Pour Rachelle, travaillant à l’IME de Levavasseur, "ce DU arrive à point nommé", de part la situation actuelle de l’autisme comme sujet de débats. De plus, cette formation "permet d’avoir un socle théorique solide pour mieux accompagner" face à "des demandes quotidiennes ", selon Geneviève, éducatrice spécialisée.

C’est grâce à ce "volontarisme de synergie", explique Marie-Françoise Petersen, que ce diplôme vise le "partage et la réflexion sur les connaissances" pour améliorer l’aide des personnes atteintes de troubles du spectre autistique. 

Samedi 18 Février 2017 - 01:17
Léa Fleuricourt
21 février 2017

Consultation médicale : un médecin refuse mon enfant handicapé !

maman réconfortant son enfant qui pleure

Certains médecins, gynécologues, spécialistes de santé refusent des consultations : « On n’est
pas formés au handicap! » Côté parents, cette impression de rejet fait mal. Que faire face à un refus de soin ou à discrimination liée au handicap ?

Accessibilité du cabinet médical…

« Mon local n’est pas accessible, j’aurais bien aimé, mais je ne peux pas! » S’il n’y a effectivement pas de moyen d’accéder au cabinet, trouvez un autre professionnel plus accueillant. « Je ne suis pas formé au handicap et j’ai peur de ne pas savoir quoi faire. » C’est entendable. Vous pouvez lui parler de la manière de procéder avec votre enfant en le rassurant : « Ce n’est pas si compliqué, je peux vous expliquer comment l’aborder ». Votre enfant est atteint d’autisme? Suggérez au pro la lecture du document Votre prochain patient est peut-être autiste, réalisé par le CRAIF en partenariat avec l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (APHP).

Refus de la visite médicale sans explication

Quelles que soient les circonstances, la continuité des soins aux malades doit être assurée (article R.4127-47 du Code de la santé publique). Lorsque le médecin ne souhaite plus prendre en charge votre enfant, il peut vous fournir les raisons de sa rupture, mais le Conseil de l’Ordre des médecins indique qu’il n’est pas obligé de le faire, celles-ci lui étant strictement personnelles, et pouvant relever d’une « clause de conscience ». S’il se dégage de sa mission en cours de route, il doit transmettre à un autre médecin les informations utiles à la poursuite des soins. Un professionnel de santé refuse de prendre votre enfant pour un premier rendez-vous, sans vous donner d’autres contacts malgré votre demande? Il s’agit d’une faute professionnelle que vous pouvez dénoncer à l’Ordre des médecins, à l’Ordre des chirurgiens dentistes, des masseurs-kinésithérapeutes ou de toute autre profession médicale ou paramédicale concernée par votre plainte, Vous pouvez également saisir le Défenseur des droits si vous estimez être, par exemple, victime de discrimination liée au handicap et à la santé de votre enfant.

Droits des patients handicapés

Le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) regroupe 43 associations intervenant dans le champ de la santé: personnes malades et handicapées, âgées, consommateurs et familles. Il fournit de nombreuses informations, y compris des fiches pratiques sur les droits des patients handicapés.

-Vous pouvez être accompagné(e) par la personne de votre choix à tout rendez-vous médical. Cette « personne de confiance » doit être désignée par écrit et peut vous aider à mieux vivre certains rendez-vous importants ou difficiles.

-Un médecin recommande une seconde intervention chirurgicale lourde et vous doutez de sa pertinence? La loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé indique la possibilité d’avoir accès au dossier médical de votre enfant. Cela fait partie de vos droits et vous n’avez pas besoin de demander d’autorisation. Vous pourrez ensuite transmettre ce dossier à un autre professionnel si vous souhaitez obtenir un deuxième avis médical.

-« Si vous avez le sentiment d’être face à une discrimination, signalez-la au médecin, il n’en a peut-être
pas conscience », explique Martin Winckler, auteur de l’ouvrage Les brutes en blanc. Si le médecin tente
de faire pression sur vous (verbalement ou moralement) ou se comporte de manière non professionnelle, dites-lui que vous ne l’acceptez pas. S’il persiste, sortez et partez sans payer », poursuit l’auteur. Si vous jugez vraiment inacceptable le comportement d’un pro, vous pouvez le signaler à la direction de l’établissement de soins ou de santé par écrit, au Conseil de l’Ordre de la profession concernée, mais aussi au Défenseur des droits.

-En cas de conflit grave, de menaces proférées par un professionnel de santé, vous pouvez porter plainte dans un tribunal de droit commun, au civil ou au pénal.

Les parents d’enfants handicapés doivent être écoutés !

Claude Simonnot, médecin de médecine physique et de réadaptation.

« Les parents sont davantage dans l’espérance, les pros dans le réalisme, et l’ajustement entre ces deux conceptions ne va pas de soi. Il est légitime pour les familles d’être dans une vision plus intime du fonctionnement de leur enfant, et s’ils racontent qu’il arrive à tenir sa cuillère à la maison ou à faire quelque chose
que le pro n’a jamais vu, ils ne doivent pas être disqualifiés trop vite. Parfois, les équipes se tirent un peu dans les pattes en critiquant
le choix de tel ou tel collègue, ce qui n’aide pas les familles à avoir confiance en eux. Les parents ont aussi envie qu’on parle à leur enfant directement et pas à la troisième personne ou en faisant comme s’il n’était pas là. »

Isabelle Malo


Références

  • (1)
    -Les brutes en blanc, Martin Winckler, éd. Flammarion, 16,90 €.
  • (2)
    -C’est dans la tête et autres réflexions sur la douleur , par Margot, une jeune femme atteinte du syndrome d’Ehlers Danlos.
Suivez-là aussi sur son blog !
  • (3)
    -Documents de l’association Sparadrap pour l’enfant et sa famille, et aussi pour les professionnels
de santé ou paramédicaux.
Exemples : « Quelle place, quel rôle pour les parents lors d’un soin ? »,
« Distraire les enfants lors d’un soin », « Soulager la douleur de l’enfant ».
  • (4)
    -Séminaire du Réseau R4P (Rhône-Alpes), co-organisé avec
le Réseau-Lucioles  et l’association Une souris verte les 17 et 18 mars 2017 à Lyon : « Parent-enfant-professionnel : comment construire ensemble
avec le handicap ? »
21 février 2017

Mélatonine - La prison circadienne - Michelle Dawson

21 févr. 2017
Par Jean VinçotBlog : Le blog de Jean Vinçot

Michelle Dawson, chercheuse autiste canadienne, travaillant dans le groupe de recherche de Laurent Mottron estime qu'il faudrait une pilule anti-mélatonine, pour briser le cycle circadien du sommeil.

La prison circadienne - 17 mai 2010
The circadian prison

http://autismcrisis.blogspot.com/2010/0 ... rison.html

The Autism crisis / Michelle Dawson The Autism crisis / Michelle Dawson

Traduction Asperansa : Je n'avais aucune idée que mon cycle veille-sommeil était pathologique jusqu'à ce que je voie une présentation il y a quelques années faite par le généticien Thomas Bourgeron. Un de ses intérêts est les gènes de l'horloge dans l'autisme. En fait, c’est seulement en parlant avec lui qu’a surgi en moi l'information que je n'avais pas un rythme circadien.

Comme cela s'avère, les autistes sont réputés avoir des horloges circadiennes "qui ont mal tourné." Deux commentaires (Bourgeron, 2007; Glickman, 2010) couvrent les éléments de preuve à l'égard de l'autisme et des rythmes circadiens, la plupart dans la direction d’atypacités complètes. Glickman (2010) résume le problème : « Les troubles du sommeil-éveil et les profils hormonaux anormaux chez les enfants avec autisme suggèrent une déficience sous-jacente du système de chronométrage circadien. »

Et le mauvais calendrier des enfants autistes, quand il s'agit de sommeil et la veille, est considéré comme perturbateur ou pire, à la fois pour eux et leurs familles qui manquent de sommeil. Bourgeron (2007) soulève la préoccupation que les modèles typiques du sommeil-éveil sont essentiels pour un développement «approprié», pour le fonctionnement de la mémoire, et ainsi de suite. Apparemment, il n'y a rien de bon au sujet des mauvais rythmes circadiens des autistes .

Les autistes dont les cycles veille-sommeil se déroulent indépendamment de l'environnement et des indices sociaux sont dits "de fonctionnement libre" [freerunning]. Ma forme de fonctionnement libre est extrême. Je peux dormir quand je veux - quelques heures ici, douze heures par là, si besoin, peu importe le moment du jour ou de la nuit. J'aime la lumière du soleil, mais son absence n'a pas d'effet sur mon humeur, ou sur mon sommeil. Je peux travailler toute la nuit, sans problème, et décaler les jours en un clin d'oeil. Je n'ai jamais souffert de décalage horaire. Et ainsi de suite. Jusqu'à ce que je sois tombée sur Bourgeron, je n'avais aucune idée que c’était considéré comme pathologique, au moins chez un autiste.

La réponse habituelle au fonctionnement libre dans l'autisme, c'est de voir cela comme un trouble du sommeil relié à l'autisme. Il existe des preuves très préliminaires que les autistes au fonctionnement libre peuvent être traités avec succès par la mélatonine. Bourgeron (2007) fait référence à une brève étude de cas au sujet d'un autiste dont le fonctionnement libre a été assaini par un traitement de mélatonine.

Bien entendu, des non-autistes prennent aussi de la mélatonine. Ils se soumettent à des routines d'hygiène du sommeil et ils vont aux cliniques du sommeil en masse. Ils souffrent terriblement du travail posté et du décalage horaire, et des efforts insuffisants pour éradiquer cette souffrance sont partout, des nouveaux médicaments aux applications du nouveau Phone .

Il y a un énorme marché pour les produits et services qui peuvent traiter les individus qui s'écartent du bon cycle prévu de veille-sommeil. Fait remarquable, l'objectif n’est jamais de libérer les gens de leurs prisons circadiennes mais de les y ramener et de les y maintenir . Le calendrier peut être modifié, avec un effort, mais la prison reste la même.

La prochaine fois que je parlerai à Bourgeron, je lui dirai qu'il devrait y avoir une sorte d'anti-mélatonine qui permettrait aux gens de fonctionner librement comme moi, d’abord pour éviter les maux de décalage horaire, de travail posté, et tout çà. Il semble possible que personne n'ait sérieusement songé à cela.

J'ai proposé l'idée de l’anti-mélatonine à certains collègues non-autistes. Ils se sont répandu dans des histoires sur des carrières détruites,des vies brisées. En contraste avec les autistes comme moi, mes collègues ont parfaitement de "bonnes horloges circadiennes" - qui se révèlent incompatibles avec leur vie difficile [stimulante ?]. Ils ont souffert, pour être normalement enchaînés à leur rythme circadien normal.

S'il y avait une pilule qui pourrait leur donner mon horloge très dysfonctionnelle afin qu'ils puissent fonctionner librement à l'extrême, ils l'achètent en vrac. Mais ce n'est pas le cas. Au lieu de cela il y a l'idée que chacun doit vivre dans une prison circadienne.

Glickman (2010) spécule que l'échec de certains autistes d'enchaîner nos cycles veille-sommeil à des indices environnementaux (vous pouvez trouver des informations sur l'enchaînement, comme ce processus s'appelle ici) peut provenir de notre perception atypique. Mon hypothèse totalement sauvage pourrait être qu'un phénotype "de fonctionnement libre" [freerunning] extrême dans l'autisme peut être contribué en partie par la polyvalence cognitive dans l'autisme, ce qui entraînerait des indices environnementaux perçus affectant les cycles veille-sommeil de manière facultative plutôt qu' obligatoire.

Le célèbre Bora Zivkovic, qui, contrairement à moi, sait tout sur les horloges circadiennes, a récemment écrit que - contrairement à moi - les gens typiques ont "des systèmes circadiens complexes qui sont faciles à sortir d'un grand coup » avec des conséquences désastreuses:

    « Dans l'état de jet-lag presque permanent dans lequel beaucoup d'entre nous vivent, beaucoup de choses vont mal. On retrouve des troubles du sommeil, des troubles de l'alimentation, de l'obésité, des immunités compromises, des problèmes de reproduction, des problèmes psychiatriques, des troubles affectifs saisonniers, de la prévalence des ulcères d'estomac et du cancer du sein chez les infirmières de nuit ... »

Bora Z écrit avec envie sur les rennes qui vivent avec des changements audrastiques de saison, mais qui ont échappé à ce genre de misère, peut-être en ayant une «faible amplitude» de l'horloge. Ils sortent justement de leurs prisons circadiennes, chaque fois que c'est nécessaire à l' adaptation. Comment les pauvres humains souffrants de cette prison peuvent-ils le faire, c'est la question – enfin de compte. C'est une très bonne question.

 

References:

Bourgeron, T. (2007). The Possible Interplay of Synaptic and Clock Genes in Autism Spectrum Disorders Cold Spring Harbor Symposia on Quantitative Biology, 72 (1), 645-654 DOI: 10.1101/sqb.2007.72.020

Glickman, G. (2010). Circadian rhythms and sleep in children with autism Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 34 (5), 755-768 DOI: 10.1016/j.neubiorev.2009.11.017

21 février 2017

Intégration de jeunes adultes autistes par emploi accompagné

article publié sur le site de Papé Papoul

La commercialisation des produit Papé Papoul doit permettre à moyen terme l’intégration au sein de l’activité de personnes autistes dont l’autonomie n’est pas tout à fait possible sans assistance et sans soutien quotidien.
L’expérience nous prouve que les difficultés d’intégration professionnelle des adultes autistes ne sont pas liées à leurs aptitudes professionnelles – la majorité est capable de travailler –, mais à leurs lacunes en termes de compétences sociales.
La démarche s’inscrit dans la continuité d’une prise en charge éducative individualisée de la personne atteinte d’autisme : c’est l’aboutissement du parcours d’un autiste de la petite enfance à l’âge adulte. Il est évident qu’un adulte autiste qui a pu bénéficier d’une prise en charge éducative adaptée a nettement plus de chance de s’intégrer au sein de l’entreprise avec l’aide d’un " emploi accompagné ".
C’est pour cette raison que nous travaillons avec les services expérimentaux éducatifs mis en place lors du dernier plan autisme afin que les enfants pris en charge puissent ainsi bénéficier d’une entrée dans le monde du travail.
L’emploi accompagné met ensemble un adulte autiste et un poste de travail en milieu ordinaire de la manière la plus adaptée et la plus harmonieuse possible. Sur le plan pratique cela implique un travail préalable avec l’adulte autiste pour évaluer ses compétences et ses difficultés. Il faut adapter bien sûr progressivement le jeune adulte autiste à sa tâche mais aussi adapter le poste de travail.


Jeune autiste dans un travail d'agencement de rayon dans un supermarché. Elle est guidée dans ses tâches par son Coach.

C’est le rôle de « l’accompagnant » ou chaperon : une fois l’embauche effective, le « chaperon » se rend sur le lieu de travail chaque jour pour aider la personne à apprendre ses responsabilités et assurer l’ajustement nécessaire à l’emploi occupé. Le chaperon aide également l’encadrement et les salariés non handicapés à comprendre la personne autiste et à travailler avec elle : il profitera aussi de cette période d’adaptation pour enseigner éventuellement aux collègues de travail de façon pratique la conduite à tenir en cas de troubles du comportement.
Ce modèle permet aux personnes autistes, dont l’autonomie n’est pas tout à fait possible sans assistance et sans soutien quotidien, de travailler dans un mileu ordinaire .

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