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"Au bonheur d'Elise"

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5 janvier 2014

La situation des enfants dans le Monde 2013 - Les enfants handicapés, Rapport UNICEF

Information publiée sur le site Handiplanet

unicef children with disabilities

"Le rapport examine les obstacles [...] qui privent les enfants handicapés de leurs droits et les empêchent de participer pleinement à la société. Le rapport examine également quelques-uns des éléments clés des sociétés inclusives qui respectent et protègent les droits des enfants handicapés, leurs fournissent un soutien adéquat ainsi qu’à leurs familles, et supportent leurs capacités - afin qu'ils puissent s'épanouir et apporter leur contribution au monde."

L'UNICEF a consacré l'édition 2013 de ses rapports sur 'La Situation des enfants dans le monde' aux enfants handicapés.

Extrait du rapport :

"Dans de nombreux pays, les seules réponses à la situation des enfants handicapés sont souvent le placement dans des établissements spécialisés, l’abandon ou la négligence. Elles constituent le véritable problème et sont basées sur des a priori paternalistes ou négatifs entretenus par l’ignorance, concernant l’incapacité, la dépendance et la différence.
Si cet état de fait ne change pas, ces enfants continueront d’être privés de leurs droits, de souffrir de discrimination, de violence et de mauvais traitements, de disposer de possibilités réduites et d’être exclus de la société.
Il est donc nécessaire de s’engager en faveur des droits et de l’avenir de ces enfants en privilégiant les plus défavorisés, dans un souci d’équité et dans l’intérêt de tous.

De l’exclusion à l’inclusion
Les enfants handicapés se heurtent à différentes formes d’exclusion et en souffrent à des degrés divers en fonction du type de handicap, de l’endroit où ils vivent et de leur culture ou classe sociale."

Pour voir le rapport complet, téléchargez-le ci-dessous ou consultez-le en ligne sur le site de l'UNICEF - avec version accessible en anglais : http://www.unicef.org/french/sowc2013/report.html (résumé en version vidéo également disponible)

Langue d'origine : Français
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5 janvier 2014

Premier bilan du plan autisme 3 par Autisme France

article publié sur le site d'Autisme France

Le plan 3 est sorti depuis 7 mois : premier bilan.

 

tiret vert vivrefm top

Lire le Bilan

 

Avec un extrait qui m'a interpellé (changement attendus par les familles page 3) :

"L'arrêt immédiat des expulsions d'ESMS dont nos enfants font très souvent les frais. Les grosses associations gestionnaires sont toutes puissantes.
Les problèmes éventuels doivent être remontés aux MDPH et aux ARS pour une aide à l'établissement : formation, équipe mobile, renfort éducatif par exemple.
A contrario, il convient de soutenir les ESMS déjà fortement investis dans l'accompagnement éducatif de qualité, reconnu par les familles, et pas de s'acharner contre eux, comme le font un certain nombre d'ARS au motif de "soin".

5 janvier 2014

Goûter du Nouvel An : Association Meuphine le dimanche 26 janvier 2014 14h30 à Tournan-en-Brie

INVITATION 26 JANVIER 2014 MEUPHINE

Chers Amis, Chères Amies,

L'Association Meuphine est heureuse de vous convier à son "Goûter du Nouvel An", qui aura lieu le Dimanche 26 Janvier 2014 à 14h30 à la salle des Fêtes de Tournan-en- Brie (entrée libre).

Nous vous attendons nombreux et nombreuses car votre présence reste un encouragement pour la poursuite de nos actions. N'hésitez pas à en parler à vos familles et amis.

Et cette année encore, un beau spectacle vous y attend !

Associativement vôtre.

 L'équipe Meuphine

3 janvier 2014

Handicapés mentaux en Belgique : On voit des gens qui sont comme des zombies

article publié dans Le Monde.fr | 03.01.2014 à 12h42 • Mis à jour le 03.01.2014 à 16h44 | Par

Depuis le 4 novembre, Amélie Locquet, 19 ans, passe ses journées à la maison d’accueil spécialisée de Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) où elle semble s’être suffisamment adaptée pour participer à certaines activités. Désormais, ses parents osent raconter ce que leur fille a vécu à deux reprises lorsqu’elle a été hébergée dans des institutions belges. Témoignage rare tant les familles craignent de ne pas retrouver de place si elles se plaignent. A l’Unapei, on parle même d’« omerta ».

Lire notre reportage : L’exil forcé de handicapés français en Belgique

« Difficile pour une famille de dire ce qu’elle a vu et pourtant de ne rien faire parce qu’elle n’a pas d’autre solution que la Belgique, parce qu’elle est totalement épuisée par le quotidien vécu avec l’enfant handicapé. Elle ressent une forme de culpabilité », souligne Thierry Nouvel, le directeur général de cette fédération d’associations.

En 2010, Marie-Claire et Jacques Locquet ont en effet bien besoin de souffler lorsqu’ils se voient conseiller par la Maison du handicap du Val-d’Oise un placement en Belgique. L’Institut médico-éducatif qui accueille Amélie depuis ses 7 ans ne peut plus la garder. Trop âgée. Et aucune autre structure environnante n’est disposée à prendre en charge une jeune fille polyhandicapée qui nécessite une surveillance absolument constante et n’est pas propre.

Amélie, qui a alors 15 ans, passe deux semaines à l’Espérandrie, un ancien couvent situé sur la commune de Bonsecours, en Wallonie, à 300 mètres de la frontière française. Cet Institut médico-pédagogique prend en charge, en pension complète, plusieurs centaines d’enfants et jeunes handicapés mentaux français (âgés de 4 à 20 ans). Le système est bien rodé. Des cars viennent chercher les pensionnaires français sur une aire d’autoroute de la région parisienne, et les y ramènent un week-end tous les quinze jours.

« SHOOTÉS AUX MÉDICAMENTS »

« Vous arrivez à l’Espérandrie, vous perdez tout espoir, se souvient Marie-Claire Locquet. C’est sinistre. On voit des gens qui sont comme des zombies, shootés aux médicaments, assis toute la journée, couchés à 18h30. » Pour une première période d’essai, Amélie est installée dans un appartement, constitué d’une salle commune sur laquelle ouvrent toutes les chambres.

« Ce sont des chambres-dortoirs de 4 à 6 lits, poursuit Mme Locquet. Contrairement à ce qui est imposé en France, il n’y a pas de salle de bain individuelle. Les pensionnaires n’ont aucune intimité. » C’est l’été, le personnel est réduit. Amélie ne prend pas correctement son traitement médical. Son comportement se dégrade. « Elle n’a pas pu rester mais on ne l’y aurait pas laissée de toute façon…»

Deuxième tentative belge en 2012, au foyer « Le Partage » d’Estaimpuis, toujours en Wallonie. La mère d’Amélie revoit encore la « vieille bâtisse tout juste rénovée, en pleine ville ». « Les conditions de sécurité nous semblaient bien limites. Les moyens aussi. Il y avait peu d’espace, une petite cour intérieure avec un bout de jardin qui n’était pas fait. Les résidents étaient les uns sur les autres. Vingt-quatre personnes dans une cinquantaine de mètres carrés de salle commune ! En tout, avec le personnel, ils étaient trente-six. »

Lire également notre entretien avec Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées : « Ces expatriations de handicapés français en Belgique sont choquantes »

En face du foyer,  Marie-Claire Locquet remarque un supermarché discount. Et entre les deux, de fréquentes navettes de Caddie remplis de pain de mie. « Les repas n’étaient pas vraiment diététiques. On servait beaucoup de tartines… Il n’y avait quasiment pas d’activités, à part peinture dans la salle commune. Et aucun endroit où s’isoler. »

Le soir même du jour où elle entre dans cet établissement, Amélie fait une crise. Ses parents ne sont pas rentrés chez eux qu’on leur demande de venir la récupérer. « Ils étaient soi-disant spécialistes de sa pathologie, le syndrome de Prader-Willi. Mais ils n’ont pas su gérer sa crise. Contrairement à ce qu’ils affirmaient, ils n’étaient pas formés. » 

Pascale Krémer
Journaliste au Monde

3 janvier 2014

La comédie de la normalité : Joseph Schovanec

Il dit en badinant être 'né le même jour que Britney Spears'... intrigant. Pourquoi nous dit-il cela ?

josef schovannec

Josef Schovenec est un peu 'ailleurs', alors il aime à nous parler de ce qui nous est familier. Il souffre d'un « trouble envahissant du développement », entendez « autisme Asperger ».

Aller à la rencontre de Josef Schovenec, c'est entrer en contact avec un monde aux contours abscons pour nous autres, animaux sociaux. Bien qu'auréolé de prestigieux diplômes, voici quelqu'un dont le plus grand combat est d'interagir avec les autres. « Pour éviter le rejet, il faut mettre en place tout un tas de petites stratégies d'intégration sociale ». Mêlant des tonnes d'humour à quelques grammes de tristesse, il se qualifie d'« intermittent du spectacle », tant son personnage 'visible' est construit et conditionné.

Il milite pour que le trouble dont il souffre soit mieux connu en France, notamment au travers de son livre « Je suis à l'Est ! ». On devine derrière son témoignage, une vie mâtinée d'incompréhensions et du haut de laquelle il nous parle aujourd'hui avec sincérité et générosité.

bibliographie :
Je suis à l'est !, Editions Plon, 2012

 

Il dit en badinant être ‘né le même jour que Britney Spears’… intrigant. Pourquoi nous dit-il cela ? Josef Schovenec est un peu ‘ailleurs’, alors il aime à nous parler de ce qui nous est familier. Il souffre d’un « trouble envahissant du développement », entendez « autisme Asperger ».

Aller à la rencontre de Josef Schovenec, c’est entrer en contact avec un monde aux contours abscons pour nous autres, animaux sociaux. Bien qu’auréolé de prestigieux diplômes, voici quelqu’un dont le plus grand combat est d’interagir avec les autres. « Pour éviter le rejet, il faut mettre en place tout un tas de petites stratégies d’intégration sociale ». Mêlant des tonnes d’humour à quelques grammes de tristesse, il se  qualifie d’« intermittent du spectacle », tant son personnage ‘visible’ est construit et conditionné.

Il milite pour que le trouble dont il souffre soit mieux connu en France, notamment au travers de son livre « Je suis à l’Est ! ». On devine derrière son témoignage, une vie mâtinée d’incompréhensions et du haut de laquelle il nous parle aujourd’hui avec sincérité et générosité.

- See more at: http://www.tedxalsace.com/speaker/josef-schovanec/#sthash.qDQIzMeS.dpuf

Il dit en badinant être ‘né le même jour que Britney Spears’… intrigant. Pourquoi nous dit-il cela ? Josef Schovenec est un peu ‘ailleurs’, alors il aime à nous parler de ce qui nous est familier. Il souffre d’un « trouble envahissant du développement », entendez « autisme Asperger ».

Aller à la rencontre de Josef Schovenec, c’est entrer en contact avec un monde aux contours abscons pour nous autres, animaux sociaux. Bien qu’auréolé de prestigieux diplômes, voici quelqu’un dont le plus grand combat est d’interagir avec les autres. « Pour éviter le rejet, il faut mettre en place tout un tas de petites stratégies d’intégration sociale ». Mêlant des tonnes d’humour à quelques grammes de tristesse, il se  qualifie d’« intermittent du spectacle », tant son personnage ‘visible’ est construit et conditionné.

Il milite pour que le trouble dont il souffre soit mieux connu en France, notamment au travers de son livre « Je suis à l’Est ! ». On devine derrière son témoignage, une vie mâtinée d’incompréhensions et du haut de laquelle il nous parle aujourd’hui avec sincérité et générosité.

 


bibliographie :
Je suis à l'est !, Editions Plon, 2012

- See more at: http://www.tedxalsace.com/speaker/josef-schovanec/#sthash.qDQIzMeS.dpuf
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3 janvier 2014

Le Monde dénonce le manque de moyen pour le handicap mental en France

Dans son édition datée du Samedi 4 janvier 2014, le quotidien consacre une page entière à l’accueil des personnes handicapées mentales en Belgique, faute de place en France. Le journal dénonce les conditions d’hébergement chez nos voisins belges dans les structures privées.

Le Monde lance un appel à respecter la dignité des personnes handicapées mentales
Le Monde lance un appel à respecter la dignité des personnes handicapées mentales

« Le traitement du handicap n’a jamais été traité comme une priorité budgetaire ». L’éditorial du journal Le monde daté de samedi 4 janvier n’y va pas par quatre chemins. A l’occasion de la publication d’un reportage en Belgique où de nombreux français sont contraints d’aller pour trouver une place en établissement, le quotidien alerte sur ce qu’il considère comme « un des secrets qu’on garde pudiquement par devers soi ». On manque de place en France pour accueillir ces personnes explique le journal qui estime que près de 140 établissements ont ouvert en Belgique depuis 2000 pour accueillir les français handicapés.

Des établissements privés qui ne sont pas soumis aux normes françaises de qualité

Si certains sont des établissements sans but lucratif, d’autres sont gérés par des entreprises privées qui visent la rentabilité et le profit avant tout. Les normes d’accueil françaises  ne s’appliquent pas en Belgique,  les coûts peuvent donc être moins élevés là bas que chez nous. Conséquences : des conditions d’accueil déplorables dénoncées par le journal. Ainsi la famille d'Amélie Loquet (qui a réussi depuis à faire condamné l’état français) raconte qu’elle a refusé une place pour leur fille en Belgique, la structure vers laquelle l’avait adressé la MDPH du Val d’Oise ne présentant pas les conditions d’accueil nécessaires.

« Il est temps de considérer ces personnes comme des citoyens à part entière » conclut l’éditorialiste du journal. »

 

Rédaction

3 janvier 2014

Entraide et guéguerre dans le petit monde de l'autisme ...

article publié sur le blog "Être autiste aujourd'hui"

Je me rends compte que l'entraide joue un rôle majeur. On le sait depuis bien longtemps que l'union fait la force mais comme à mon habitude, il me faut vivre les choses pour les comprendre.

Un jour on est aidé, et puis le lendemain on aide quelqu'un, avant d'être soutenu à nouveau... J'ai l'image d'individus sur un escalier géant, qui s'aident les uns les autres à gravir progressivement les marches...

On peut essayer de gravir seul ces marches, mais non seulement on devra faire beaucoup plus d'efforts, mais en plus on ne sera utile à personne... ou peut-être qu'une fois arrivé en haut on peut donner des conseils oraux sur la manière de faire pour accomplir la même prouesse.

Mais je considère que le plus intéressant, c'est de partager ce que nous découvrons. Cela en vient à faire la courte échelle à un voisin qui a du mal à s'en sortir seul dans l'escalier géant...

Nous devons faire face à beaucoup de difficultés dans le milieu de l'autisme. Je me rends compte que Josef Schovanec a bien raison quand il parle de la "guéguerre des associations" et ça me choque beaucoup...

Les autistes sont des êtres humains, pas un business ! En France celui ou celle qui a des connaissances particulières et utiles dans le domaine de l'autisme devient le roi ou la reine du pétrole, d'un certain or recherché pour l'autisme. C'est révoltant.

Des gens font gonfler leur EGO (et leur compte en banque) ainsi. Cela me dépasse sûrement, ou je suis peut-être trop naïve pour le comprendre, mais pourquoi les associations et professionnels sont-ils constamment à se chamailler alors qu'il serait bien mieux de chercher des solutions ensemble ?

Quel est le but ? Le bien-être des personnes avec autisme et de leurs familles, ou l'accroissement de pouvoir et de renommée de telle ou telle organisation ou personne ?

Quand j'étais danseuse, cette mentalité du milieu professionnel m'a donné envie de fuir ! Je n'ai pas tenu bien longtemps (mais j'étais aussi plus jeune et moins avertie). Au final est-ce que le milieu de l'autisme aura le même effet sur moi ? Ce "petit monde de l'autisme" comme le nomme Josef...

Ca me révolte, ça me met en colère d'entendre parler de ces luttes internes qui font perdre toute crédibilité à plusieurs des actions menées... C'est comme si un pays en guerre civile avait des réclamations à faire à la communauté internationale pour son développement ! Aberrant non ?

Peut-être que si la France a autant de retard dans le domaine de l'autisme, c'est aussi parce que l'Etat préfère nous regarder régler nos comptes, plutôt que de s'immiscer dans ce conflit interne. Quelle association soutenir dans ce risible spectacle ?

Laisser de côté notre EGO pour agir pour une cause plus grande que notre propre nombril... n'est-ce pas un meilleur moyen d'être efficace, tous ensemble ? Nous demandons la tolérance mais nous ne sommes même pas tolérants les uns avec les autres dans le "petit monde de l'autisme". Alors bon, comment faire face à de telles contradictions ?

Si je n'avais pas été aidée par plusieurs personnes qui restent chères à mon cœur, je ne serais sûrement pas en train d'écrire pour ce blog... j'aurais bien mal évolué. Mais j'ai eu de la "chance", une bonne étoile comme certains la nomment...

J'ai l'impression de m'investir à fond mais pour pas grand chose. Tant que les associations n'auront pas réglé leurs comptes entre elles, les petits pions comme moi ne pourront pas être utiles à une échelle plus grande que le local et l'immédiat.

Triste paysage d'aujourd'hui en France pour des familles en attente de solutions...

Voilà c'est mon ressenti. Vous pouvez partager si vous êtes d'accord... ou critiquer dans le cas contraire, pas de souci !

Je reste malgré tout optimiste !

Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !

 

 

Entraide et guéguerre dans le "petit monde de l'autisme"
3 janvier 2014

La dignité due aux handicapés mentaux

LE MONDE | 03.01.2014 à 15h42

C’est un de ces secrets honteux que l’on garde pudiquement par-devers soi : il n’y a pas assez de place, en France, pour les handicapés mentaux nécessitant une prise en charge permanente en dehors du foyer familial. La Belgique offre, depuis cinq décennies, une solution de secours aux familles françaises en détresse, avec des institutions spécialisées prêtes à accueillir ces personnes, soutenues par un financement public français.

Comme le montre l’enquête que nous publions aujourd’hui, cette délocalisation du handicap est en expansion. Le gouvernement français évalue à 6 500 environ le nombre de handicapés mentaux actuellement accueillis dans des établissements belges. Une partie de ces expatriations est le fait de familles de jeunes autistes, qui préfèrent le mode de traitement pionnier proposé en Belgique à celui pratiqué en France. Mais la majorité des personnes placées en Belgique le sont parce qu’elles n’ont pas pu trouver d’accueil en France.

Cette situation choquante pose deux problèmes. L’éloignement géographique, d’abord ; pour les familles qui ne vivent pas à proximité de la Belgique, il ajoute des difficultés sociales aux difficultés du handicap lui-même. La question, ensuite, de la supervision de la qualité des établissements concernés, dont seulement une minorité relèvent du secteur public conventionné belge.

Sur les 6 500 personnes accueillies en Belgique, 5 000 sont placées dans des institutions gérées par des associations à but lucratif, dont certaines sont devenues des « boîtes à Français » et qui ne respectent pas tous les critères de confort et de sécurité imposés par la réglementation française.

Les autorités françaises sont conscientes du problème. Nicolas Sarkozy avait lancé un plan prévoyant, sur la période 2008-2016, la prise en charge de 40 000 handicapés mentaux ; la mise en œuvre de ce plan se poursuit, mais on sait déjà qu’il sera insuffisant. Paris a négocié avec Bruxelles, qui était demandeur, un accord-cadre permettant aux autorités françaises de contrôler les établissements privés belges dans lesquels sont placés les handicapés français. Ces contrôles, espère-t-on, vont amener progressivement les institutions privées belges à adopter les normes françaises.

Par ailleurs, les familles sortent du silence et commencent à se tourner vers la justice administrative pour contraindre l’Etat à trouver une prise en charge en France pour leur enfant. Deux d’entre elles ont récemment obtenu gain de cause.

Tout cela va dans le bon sens, mais ne résout pas le problème de fond : celui du manque de moyens pour le soutien aux handicapés mentaux en France. Les gouvernements successifs n’ont pas anticipé l’impact de l’allongement de l’espérance de vie des personnes handicapées. L’exigence d’une qualité d’accueil optimale a, paradoxalement, renchéri et ralenti le processus de création d’établissements.

Mais, surtout, hormis sous la présidence de Jacques Chirac, le traitement du handicap n’a jamais été considéré comme une priorité budgétaire. L’absence même de chiffres officiels sur le nombre de handicapés mentaux en France est révélatrice. Il est temps de considérer ces personnes comme des citoyens à part entière, de protéger pleinement leur dignité, d’exiger pour elles le droit de vivre près de leur famille.

2 janvier 2014

Autism Speaks : Le top 10 des découvertes scientifiques 2013 dans l'autisme

logo fondation autisme

article publié sur le site de la Fondation Autisme

Autism Speaks publie comme chaque année les 10 découvertes scientifiques qui ont, selon les experts de cette association US, marqué l’année passée.

A l’honneur cette année :

  • les progrès dans le séquençage du génome humain et la découverte de réseaux d’anomalies génétiques combinées qui permettent d’accroitre les dépistages précoces et la mise en oeuvre de programmes de prévention auprès des enfants concernés,
  • la confirmation solide du rôle des folates / vit B9 en période prénatale dans le déclenchement futur de certains types d’autisme,
  • l’identification de signes ultra précoces de risque d’autisme, liés à des anomalies de la conduite oculaire,
  • de nouvelles preuves du rôle de l’épigénétique dans l’autisme, donc de la façon dont s’exprime le capital génétique dans un environnement donné. Cela met en évidence le rôle de susceptibilités génétiques s’exprimant de façon différente, et avec des degrés de gravité variable, compte tenu d’évènements de l’environnement biologique de l’enfant.
  • l’obtention de progressions parfois spectaculaires chez des enfants diagnostiqués avec autisme typique et retard avéré de langage. Des résultats qui feraient, sur les critères de diagnostic actuels, potentiellement sortir l’enfant du spectre de l’autisme. Quels critères de diagnostic plus spécifiques et de traitement permettent de déboucher sur de tels résultats ? D’autres études sont lancées pour mieux comprendre tout cela.

La Fondation Autisme, très attachée aux enjeux biomédicaux de l’autisme, salue la publication inédite par Autism Speaks de 2 études  importantes sur le rôle de la sphère intestinale dans des troubles associés à l’autisme :

  • Une étude qui prouve que les désordres intestinaux sont plus fréquents dans l’autisme. Ils se caractérisent par des intolérances ou désordres chroniques de la flore. Ces troubles associés seraient à l’origine d’une augmentation de certains problèmes comportementaux (irritabilité, obsessions, stéréotypies, déficit d’attention,…).
  • Une 2ème étude montre que, chez la souris « autiste » (présentant des comportements proches de l’autisme…pour une souris), le fait de rééquilibrer la flore intestinale par des bonnes bactéries (probiotiques) réduit les symptômes d’autisme .
30 décembre 2013

Elsa Bouet, une jeune femme différente, entre LE MUR et le syndrôme d'Asperger

Logo Dragon BleuTVVidéo publiée sur Dragon Bleu

La WEBTV des gens différents Lanceuse d’alerte et pourvoyeuse de solutions

Publiée le 29 déc. 2013

Il y a deux ans, Elsa a eu deux révélations simultanées : le film LE MUR, et son syndrome d'Asperger. Témoignage.

29 décembre 2013

Meilleurs Voeux 2014

bonne-annee-2014

28 décembre 2013

Cinéma : La Reine des neiges avec Envol Loisirs à Fontenay-sous-Bois 94 - 4 janvier 2014 15h00

cinéma le kosmosLe samedi 4 janvier à 15h00 ->  Au cinéma Kosmos, 243 ter avenue de la République, 94120 Fontenay-sous-Bois

une séance ouverte à tous et adaptée pour les personnes dont le handicap s'accompagne de troubles du comportement qui rendent difficile l'accès au cinéma.

Bonjour à tous,

Meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Nous la commencerons avec une séance ciné-ma différence avec
l'animation des studios Disney, LA REINE DES NEIGES.
La séance est à 15 h (début du film) et l'ouverture des portes est à
14 h 30.

Il est possible de commander à l'avance des places (je pense qu'il va y
avoir du monde) en s'inscrivant sur le formulaire sur internet
http://www.envol-loisirs.org

N'hésitez pas à venir en famille.


Bonne semaine

Marie-Françoise Lipp et nos bénévoles : Patricia, Audrey, Irène,
Faiza.
http://www.envol-loisirs.org

28 décembre 2013

Daryl Hannah révèle son autisme

article publié sur Vivre FM

Daryl Hannah révèle son autisme

L’actrice américaine Daryl Hannah vient d’expliquer les raisons pour lesquelles elle s’est éloignée de Hollywood et du devant de la scène. La comédienne notamment connue pour son rôle de sirène dans Splash a confié souffrir d’autisme depuis l’enfance.

L'actrice hollywoodienne est atteinte d'une forme d'autisme.
L'actrice hollywoodienne est atteinte d'une forme d'autisme.

C’est aujourd’hui à l’âge de 52 ans que l’actrice, récompensée à plusieurs reprises, explique ses difficultés et son incapacité à assurer la promotion de ses films. Elle confie avoir été « terrifiée à la perspective de rencontrer la presse ou le public » et ajoute avoir souffert d’une « timidité maladive » durant l’enfance. Au point que « je m’enfermais », conclut-elle.

Malgré « quelques trucs » qui lui permettent de vivre mieux aujourd’hui qu’il y a 20 ans, la vedette hollywoodienne est contrainte par son autisme de s’éloigner de l’espace médiatique. Elle est pourtant actuellement en tournage aux côtés de Mickey Rourke dans le film Skin Traffik. Bien que le fait d’être au centre de l’attention « l’ait toujours fait paniquer ».

Une soixantaine de films à son actif malgré son handicap

Daryl Hannah a appris le métier d’actrice dès l’âge de 12 ans. Après un petit rôle en 1978 dans le film Furie de Brian de Palma, elle est révélée au grand public en 1982 par Blade Runner, le long métrage de Ridley Scott avec Harrison Ford. Au total, l’actrice tourne dans une soixantaine de films et devient l’une des stars hollywoodiennes des années 80. Puis s’illustre de nouveau en 2002 et 2003 dans les deux volets de Kill Bill, réalisés par Quentin Tarantino. Malgré son handicap, qu’elle tait.

Au moment du diagnostic de sa maladie, à l’adolescence, le médecin de famille avait conseillé à sa mère de la placer dans une institution spécialisée. Mais à l’âge de 17 ans, Daryl Hannah a préféré partir pour Hollywood.

Olga Loïs

28 décembre 2013

Emission Zone interdite sur M6 le 19 janvier 2014 sur la maltraitance des personnes avec handicap

zone interdite M6

Emission du dimanche 19 janvier 2014 20:50

Enfants handicapés : révélations sur les centres qui les maltraitent

Depuis quelques semaines, un Institut Médico Éducatif accueillant des enfants handicapés défraye la chronique : des membres du personnel dénoncent de nombreux actes de maltraitance envers les enfants. Les caméras de Zone Interdite sont les seules à avoir pu pénétrer dans cette institution et filmer la maltraitance subie par les enfants. Des images chocs dans lesquelles on peut voir des enfants attachés, enfermés dans des cages de verre, lavés en groupe, garçons et filles mélangés sans aucune intimité.

En France aujourd'hui, près de 700 000 personnes sont porteuses d'un handicap mental. Autisme, trisomie 21, maladies génétiques : chaque année, il naît entre 6 000 et 8 500 enfants qui ne pourront jamais, pour la plupart, être totalement autonomes.

La France manque cruellement de structures adaptées. Une pénurie qui ne laisse souvent d'autre choix aux parents que de placer leurs enfants très loin du domicile familial, voire à l'étranger. Les parents ignorent bien souvent comment leurs enfants sont pris en charge. Un mystère qui laisse la porte ouverte à tous les abus : violences psychologiques, physiques ou même sexuelles. Des milliers d'enfants handicapés seraient ainsi victimes chaque année de maltraitance.

Pendant plus d'un an, les caméras de Zone Interdite ont enquêté sur la prise en charge de ces enfants pas comme les autres. Une enquête accablante. Maltraitance médicamenteuse dans certaines cliniques psychiatriques privées : des autistes y sont attachés et bourrés de neuroleptiques sans aucun accompagnement. Violences physiques et humiliations. Nous avons suivi le procès d'éducateurs violents confondus par des vidéos accablantes…
Brisant la loi du silence, ce film de 90 minutes met en lumière le quotidien d'enfants jusque-là ignorés.

Réalisateur : Nicolas Bourgoin. Productions : Zed

27 décembre 2013

Adultes avec autisme sévère - conférence gratuite - le 13 février 2014 à Saint-Thibault les Vignes 77

L’accompagnement des adultes avec autisme sévère en institutions médico-sociales et sanitaires, conférence organisée par le réseau Aura 77 le jeudi 13 février 2014 de 9h à 17h à Saint-Thibault les Vignes (77, Centre culturel Marc Brinon). Conférence gratuite ouverte à tous. Inscription en envoyant un courriel à formation@aura77.org en précisant nom, prénom, fonction et établissement.

http://www.aura77.org/files/conferences/Pre-programme_conference_Accompagnement_des_adultes_avec_autisme.pdf

25 décembre 2013

Petit reportage sur le Noël de Trott'Autrement ...

Le dimanche 22 décembre 2013 au centre équestre de Bry-sur-Marne ... Le petit reportage photos du Noël organisé par l'association Trott'Autrement

=>ICI

Centré bien évidemment sur Lisou mais montrant aussi la convivialité et l'esprit festif qui ont animé cet évènement du début à la fin de l'après-midi.

 

23 décembre 2013

Le Noël de Trott'Autrement au centre équestre de Bry-sur-Marne

Noel Trot 2013Hier après-midi Elise a participé au Noël de l'association Trott'Autrement au centre équestre de Bry-sur-Marne ... Nous avons osé la différence parmi tous ces Mères&Pères Noëls ... et c'est en zombie à la mode marocaine qu'elle est arrivée (maquillée par son frère David) ...

Grand moment de convivialité avec exercices équestres réalisés par les cavaliers de l'association : voltige, parcours ludique etc.

Suivi d'une remise de cadeaux et d'un buffet craquant ...

Les cavaliers et leurs parents se souviendront avec plaisir de ce grand moment !

noël de trot les fées

 

 

Un évènement rendu possible grâce sans doute à la magie de Noël mais aussi grâce au talent et à l'engagement des deux bonnes fées organisatrices : Alice Legrand & Herveline Allemoz ----------------->

tiret vert vivrefm top

Plus d'infos ICI

20 décembre 2013

Dans l'agglomération de Grenoble, une structure unique d'accueil pour les enfants atteints d'autisme

article publié sur le site de France 3 Alpes

Depuis quelques années, l'association "Autisme Besoin d'Apprendre Isère" accompagne les parents des enfants atteints d'autisme. En septembre 2012, cette association a ouvert, à Seyssinet, un accueil éducatif destiné "aux cas les plus sévères." France 3 Alpes s'en est fait l'écho dans "Entre nous".

  • Yoann Etienne
  • Publié le 18/12/2013 | 16:00, mis à jour le 18/12/2013 | 16:00
© France 3 Alpes
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L'association, Autisme Besoin d'Apprendre Isère, créée en septembre 2009, a ouvert trois ans plus tard, près de Grenoble, un centre éducatif baptisé "Le tremplin".

Au sein de cette structure d'accueil, les enfants sont suivis en séances individuelles mais aussi à domicile par une équipe constituée d'éducateurs et de psychologues formés aux approches éducatives et comportementales.

La méthode dite ABA, suivie par cette association, a fait ses preuves dans de nombreux pays anglo-saxons. Elle permet un suivi personnalisé. Chaque programme est adapté au rythme de l'enfant. Ce n'est que depuis mars 2012 que cette méthode comportementale est préconisée par la Haute Autorité de Santé en France.

Entre nous du 17 décembre 2013 : une structure unique d'accueil pour les enfants atteints d'autisme


"Le tremplin" est une structure privée unique en Isère. Elle ne peut accueillir qu'une dizaine d'enfants de trois à 14 ans. Malgré un manque de budget chronique, l'association tente de poursuivre sa mission en attendant la mise en place d'établissements publics.

19 décembre 2013

Fonctions cognitives chez l'enfant, clés de compréhension

informations publiées sur le site de l'INSERM

inserm

 

Destiné aux associations de parents concernées par les troubles de la cognition chez l'enfant, ce séminaire de formation est organisé à l’initiative de la Mission Inserm Associations. Il a été conçu et animé par Michèle Mazeau, médecin en rééducation, spécialisée en neuropsychologie infantile et Pierre Laporte, psychologue clinicien spécialisé en neuropsychologie, docteur en psychologie.

Le séminaire de formation "fonctions cognitives chez l'enfant" a répondu aux souhaits des associations de parents de mieux appréhender ce que recouvrent les fonctions cognitives dans le développement et les apprentissages de l'enfant, afin de mieux comprendre la nature des troubles qui handicapent certains enfants. Dans cette optique le séminaire a abordé de manière transversale les principales fonctions cognitives en synthétisant les avancées scientifiques et en dégageant les notions de base et les connaissances incontournables sur la cognition de l'enfant. 358 personnes ont participé à ce séminaire en 2012 et en 2013. Ce séminaire a été filmé et séquencé en 8 parties. Trois responsables d' associations participantes ont accepté de donner leur point de vue sur l’intérêt et l'apport de ce séminaire pour les associations de parents, Nathalie Groh, Vice-présidente de la Fédération Française des Dys (FFD), Christine Gétin, Présidente de l’Association HyperSuper TDAH France, Françoise Revest, Présidente de l’Association Dyspraxique Mais Fantastique (DMF).

Ressources documentaires

Feuilletez le dossier documentaire

Voir les séquences vidéos enregistrées lors de ce séminaire.

Introduction, avec Dominique Donnet-Kamel, responsable de la Mission Inserm Associations

Le Cerveau, organe d’apprentissage, avec Michèle Mazeau & Pierre Laporte

  • Quelques notions de bases sur les réseaux neuronaux et la plasticité cérébrale, leurs relations avec les fonctions cognitives et les comportements.
  • Interroger les bébés pour comprendre leurs compétences précoces : les fonctions cognitives présentes à la naissance
  • Tout n'est pas inné, tout n'est pas acquis : le "recyclage neuronal"
  • La cognition sociale, une fonction fondamentale dans le développement du bébé

Le langage oral, avec Michèle Mazeau

  • Les fonctions du langage
  • Langage et parole lLa "boite à outils" dont disposent les bébés
  • Le mamalais, le babillage....
  • Les troubles du développement du langage

Le langage écrit, avec Michèle Mazeau

  • La conscience phonologique
  • L'organisation du regard et l'identification des mots
  • Les voies de la lecture
  • Les troubles de l'apprentissage de la lecture

Le geste, avec Michèle Mazeau

  • Un programme d'action : de l'intention au passage à l'acte
  • Les neurones miroirs et l'imitation
  • Une "boites à outils" innée et universelle
  • Transmission des gestes culturels : les praxies
  • Lenteur fatigabilité et double tache

Les fonctions attentionnelles, avec Pierre Laporte

  • Le système attentionnel : alerte, vigilance, attention soutenue, attention partagée, contrôle attentionnel
  • Filtrer et rehausser les informations pertinentes, inhiber les distracteurs
  • Orientation exogène ou endogène de l'attention
  • Les troubles de l'attention 

Les fonctions mnésiques, avec Pierre Laporte

  • Traces mnésiques, synapses et neurones
  • Les mémoires transitoires dont la mémoire de travail et les mémoires à long terme
  • Développement de la mémoire : repères chronologiques
  • Les troubles du développement de la mémoire chez l'enfant

Les fonctions exécutives, avec Pierre Laporte

  • Un chef d'orchestre pour :
    • inhiber les réponses automatisées
    • une bonne flexibilité cognitive
    • planifier, organiser, contrôler l'action...
  • Les troubles des fonctions exécutives

Conclusion, avec Michèle Mazeau

  • Plasticité /vulnérabilité cérébrale
  • Les compétences précoces, les compétences apprises
  • Repérer précocement et diagnostiquer
  • la double tâche / double peine

Suivez également l’interview de 3 présidentes d’associations ayant participé au séminaire.

Nathalie Groh, Vice-présidente de la Fédération Française des Dys (FFD)

Christine Gétin, Présidente de l’Association HyperSuper TDAH France

Françoise Revest, Présidente de l’Association Dyspraxique Mais Fantastique (DMF)

Informations complémentaires

Informations générales : Fonctions cognitives chez l'enfant (22,2 ko) 

18 décembre 2013

L'UE avertit contre les risques neurotoxiques de deux pesticides

L'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) a estimé mardi que deux insecticides pouvaient affecter le développement du cerveau humain et elle a préconisé la réduction de leur seuil d'exposition aux hommes. Ces deux produits - l'acétamipride et l'imidaclopride -, appartiennent à la classe d'insecticides des néonicotinoïdes, récemment mis sur le devant de l'actualité en raison de leurs liens avec le déclin des abeilles. L'imidaclopride, de Bayer, est l'un des pesticides les plus utilisés au monde. /Photo prise le 14 mai 2013/REUTERS/ Dominic Ebenbichler
(c) Reuters

L'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) a estimé mardi que deux insecticides pouvaient affecter le développement du cerveau humain et elle a préconisé la réduction de leur seuil d'exposition aux hommes. Ces deux produits - l'acétamipride et l'imidaclopride -, appartiennent à la classe d'insecticides des néonicotinoïdes, récemment mis sur le devant de l'actualité en raison de leurs liens avec le déclin des abeilles. L'imidaclopride, de Bayer, est l'un des pesticides les plus utilisés au monde. /Photo prise le 14 mai 2013/REUTERS/ Dominic Ebenbichler (c) Reuters

LONDRES (Reuters) - L'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) a estimé mardi que deux insecticides - dont l'un à l'usage très répandu fabriqué par Bayer - pouvaient affecter le développement du cerveau humain et elle a préconisé la réduction de leur seuil d'exposition aux hommes.

Ces deux produits - l'acétamipride et l'imidaclopride -, appartiennent à la classe d'insecticides des néonicotinoïdes, récemment mis sur le devant de l'actualité en raison de leurs liens avec le déclin des abeilles. L'imidaclopride, de Bayer, est l'un des pesticides les plus utilisés au monde.

En avril, la Commission européenne a suspendu pour une période de deux ans l'utilisation de trois néonicotinoïdes dont l'imidaclopride, après la publication d'une étude de l'Efsa estimant qu'ils présentaient un risque élevé pour les abeilles, même si la communauté scientifique reste divisée sur le sujet.

Dans son avis émis mardi, l'Efsa préconise d'abaisser davantage le seuil d'exposition de ces produits aux hommes le temps de mener des recherches sur leurs risques neurotoxiques.

"L'acétamipride et l'imidaclopride peuvent affecter le développement des neurones et des structures cérébrales associées à des fonctions telles que l'apprentissage ou la mémoire", dit l'Efsa dans un communiqué émanant de son siège à Rome.

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