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"Au bonheur d'Elise"
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association
6 juillet 2014

Une adhérente d'Autisme Paca s'illustre en natation

Marie Bertaina, jeune adulte Asperger est très active au sein de l'association Autisme Paca présidée par Jean-Marc Bonifay. Elle a notamment écrit le texte de sensibilisation à l'autisme illustré par les élèves d'Artotaf. Et Autisme Paca l'a soutenu Marie championne natationdans son projet de participation à la 16ème Traversée de Toulon à la nage qui s'est déroulée le 29 juin plage du Mourillon. Et l'association peut être fier puisque Marie est montée sur la plus haute marche du podium en 200 mètres et en 500 mètres. Une sacré performance et une belle récompense pour cette jeune fille dynamique et aux multiples talents.

D.D

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4 juillet 2014

François Hollande : "le handicap doit toujours être traité au plus haut niveau"

article publié sur Vivre FM

Mercredi 02 Juillet 2014 - 18h46

Elysée

Le Président de la République a reçu ce mercredi 2 juillet les représentants des associations du secteur du handicap en présence de parlementaires et de la Secrétaire d'État Ségolène Neuville. L'objectif : préparer la Conférence Nationale du handicap qui doit se tenir à la fin de l'année.

Quatorze associations étaient reçues à l'Élysée mercredi 2 juillet - Crédit Photo : Grégoire Molle
Quatorze associations étaient reçues à l'Élysée mercredi 2 juillet - Crédit Photo : Grégoire Molle

Accessibilité, jeunesse, emploi, accès au soin, ressources des personnes handicapées, cinq thèmes à l’ordre du jour de la réunion avec François Hollande ce mercredi après-midi à l'Élysée. Le Président voulait entendre ce que les associations avaient à lui dire sur la question du handicap. Quatorze associations (1) étaient autour de la table ainsi que trois parlementaires (2). Le but de cette réunion n'était pas de faire des grandes annonces, mais de prendre le pouls du secteur du handicap au moment où les délais accordés pour l'accessibilité et les restrictions budgétaires sur les allocations sèment le doute sur la volonté du gouvernement de faire du handicap une priorité.

"Fixer des calendriers réalistes"

Sur la question de l'accessibilité, François Hollande soutient la position du gouvernement et affirme qu'il vaut mieux "fixer des calendriers réalistes plutôt que de susciter des frustrations". Mais François Hollande a rappelé à la secrétaire générale en charge des personnes handicapées qu'il ne fallait pas de délais trop longs. "Pas dix ans de plus" a réaffirmé le Président.

Alors que le président de l'Association des Paralysés de France (APF) rappelait le désarroi des personnes handicapées qui vivent avec des niveaux de ressources très faibles, le président a expliqué que le nombre d'allocataires avait fortement augmenté. S'agissant de la prestation de compensation du handicap, François Hollande a ainsi résumé :"de plus en plus de ressources allouées, et de plus en plus de précarité".

Il a rappelé qu'il fallait permettre davantage le cumul des allocations avec les revenus du travail de façon à ne pas décourager les personnes qui reprennent progressivement un emploi. "C'est difficile pour l'emploi de tous, c'est encore plus difficile pour l'emploi des personnes handicapées" a résumé le Président de la République.

Concernant l’école, François Holande veut renforcer la formation des enseignants et se félicite de la mesure prise récemment par Benoit Hamon : dans un décret publié le 27 juin, le ministre de l'Education annonce que les Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) pourront être embauchés en Contrat à Durée Indéterminée (CDI).

La question des ressources au menu de la conférence nationale en décembre

La conférence nationale du handicap (CNH) prévue en décembre reprendra les cinq thèmes abordés aujourd’hui y compris celui des ressources. Le dossier épineux des allocations sera bien sur la table en fin d’année. Le gouvernement avait d’abord voulu écarter ce sujet, jugé trop risqué dans le contexte budgétaire actuel. François Hollande a demandé à la Secrétaire d’État Ségolène Neuville d’inscrire ce thème au programme de la CNH, tout en précisant qu’il s’agirait plutôt de dresser un état des lieux que de s'engager. En outre la conférence nationale du handicap se déclinera en conférences régionales. 

 

(1) APF, UNAPEI, APAJH,,ADAPT, UNISDA, FFDYS, FNATH, CFPSAA, FFAIMC, UNAFAM, AIRE, GIHP, Autisme France, CLAPEAHA

(2) Les députées Martine Carrillon Couvreur, Martine Pinville et la sénatrice Claire Lise Campion.

Grégoire Molle

3 juillet 2014

Ile de la Réunion -> "Quelque chose de plus" : pour la cause de l'autisme

article publié dans Témoignages

Projection à 17 heures à la médiathèque de Sainte-Suzanne

, par Manuel Marchal

Le film ’Quelque chose de plus’ est projeté en présence de sa réalisatrice, Sophie Robert, cet après-midi à l’IRTS de Saint-Benoît et à la médiathèque de Sainte-Suzanne. C´est une initiative de l’association Autisme Bel Avenir présidée par Gélita Hoarau. Ce documentaire montre les avancées concrètes d’une prise en charge de l’autisme, l’ABA. A La Réunion, le taux de prévalence de l’autisme et des troubles envahissant du développement est de 7,5 pour 10.000, et de 17,3 pour 10.000 chez les moins de 19 ans.

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Gélita Hoarau, présidente de Autisme Bel Avenir
et Sophie Robert, réalisatrice.

Selon une étude de l’Agence régionale de Santé publiée l’année dernière, le taux de prévalence de l’autisme et des troubles envahissant du développement est de 7,5 pour 10.000 à La Réunion, soit environ 700 personnes. Chez les moins de 19 ans, le taux atteint 17,3 pour 10.000.
L’ABA est une prise en charge éducative, comportementale et développementale de l’autisme. A l’initiative de l’association Autisme Bel Avenir présidée par Gélita Hoarau, Sophie Robert présente actuellement dans notre île un documentaire qui permet de découvrir cette pédagogie. Des enfants sont filmés en situation, et chacun peut constater des progrès spectaculaires. Hier, c’était la première projection à La Réunion. La salle du Moulin à Café de la Ravine des Cabris était pleine, avec plus de 100 personnes, toutes très intéressées par le film et le débat qui a suivi.

"Quelque chose de plus" bouleverse en effet les dogmes en vigueur dans la prise en charge de l’autisme. Cela ne fait que quelques années que l’ABA a vraiment droit de cité, avec les établissements mis en place grâce au 2e Plan autisme. Le SACS géré par l’association Autisme Bel Avenir en fait partie.
Traditionnellement, c’est l’approche psychanalytique et une certaine psychiatrie qui étaient hégémoniques, avec comme effet un cloisonnement à vie dans des centres.

Dans un film précédent, "le Mur", Sophie robert avait pu lever le voile sur les raisons fondamentales de cette méthode de traitement. Dans ce documentaire, des psychanalystes ont pu exposer leur théorie selon laquelle l’autisme serait une psychose, résultat d’une mauvaise relation entre la mère et l’enfant. Sur la base de cette théorie, la vie dans une institution psychiatrique est la meilleure solution.
Trois psychanalystes avaient alors tenté d’empêcher la diffusion du film. En première instance, la justice avait décidé de censurer plusieurs passages du film. Mais en appel, les juges ont décidé de lever la censure, autorisant la diffusion intégrale du film. C’est par "le Mur" que Sophie Robert s’est intéressée à l’autisme.

L’ABA est une approche totalement différente. Elle permet aux enfants d’entrer dans la communication et même d’aller à l’école. Depuis l’année dernière, l’ABA est devenue obligatoire avec la mise en œuvre du 3e Plan autisme. "Quelque chose de plus" permet de faire connaître à un plus large public cette prise en charge qui donne des résultats positifs.

M.M.

3 juillet 2014

Autisme et Travail. Ensemble c'est possible

information publiée sur le site d'Autisme Europe

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En 2014, les membres d’Autisme-Europe vont mener une campagne afin de sensibiliser l’Europe aux besoins des adultes avec autisme dans le domaine de l’emploi et de l’éducation.

 
Quels sont ces besoins ?
 
  • Education – les personnes avec autisme ont besoin d’accéder à l’éducation tout au long de leur vie qui soit adaptée à leurs besoins, notamment l’éducation postscolaire et la formation ;
  • Emploi – Des études montrent qu’entre 76 et 90 pour cent* des adultes avec autisme sont actuellement sans emploi ; 
  • Compétences uniques – Les personnes avec autisme ont des compétences uniques qui peuvent être utilisées en vue de produire un travail de grande qualité et devenir un atout précieux pour l’employeur ;
  • Investissement – Les initiatives dans l’éducation, la formation et l’emploi destinées aux adultes avec autisme nécessitent tant l’investissement du secteur public que privé.
  • L’inclusion sociale – Les adultes avec autisme sont souvent confrontés à l’exclusion sociale. L’éducation et l’emploi peuvent les aider à prendre un rôle plus actif au sein de leurs communautés plutôt que de dépendre de leurs familles et de l’assistance sociale.
 
3 juillet 2014

25 septembre à Paris Autisme -> Journée UNAPEI "Relever le défi des bonnes pratiques professionnelles ..."

information publiée sur le site de l'UNAPEI

Journée Unapei « Relever le défi des bonnes pratiques professionnelles pour accompagner au mieux les personnes autistes »

Le 25 septembre, à Paris, l’Unapei organise une journée nationale qui réunira de nombreux spécialistes. Des exemples concrets permettront d’illustrer la mise en œuvre au quotidien des recommandations de l’HAS et de l’ANESM

L’avancée des connaissances scientifiques et médicales issues de la recherche sur les troubles du spectre de l’autisme ont permis ces dernières années un meilleur accompagnement des personnes, ainsi que de leurs familles. Des interventions globales investissent ainsi les établissements et services tout en modifiant en profondeur les pratiques professionnelles.

Cette journée donnera la parole à des professionnels du terrain de différentes disciplines qui ont fait le choix d’accueillir des personnes avec autisme et de mettre en place ou d’améliorer un accompagnement spécifique au regard des recommandations de bonnes pratiques professionnelles de l’HAS et de l’ANESM dont l’application sont au cœur du troisième plan autisme.

EN PRATIQUE

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30 juin 2014

Des enfants d'Autisme Paca au spectacle du Pony's ranche

Six-Fours - Vie associative lundi 30 juin 2014

Dimanche le centre équestre de Six-Fours le Pony's ranch a organisé un très joli spectacle réunissant l'ensemble des élèves du club. Plus de 200 spectateurs étaient présents. Le directeur  Jean-Claude Marchetti (directeur du Centre équestre) et ses moniteurs 25poney copydont Stéphanie et "Lulu" ont associé au spectacle des enfants de l'association Autisme Paca qui viennent toute l'année, une attention très appréciée par le président Jean-Marc Bonifay. Lisa, Trisan et Louison ont ainsi effectué de la "voltige équestre", un moment magique pour ces enfants et beaucoup de fierté pour leurs parents qui vivent très rarement ce type de moment. Jean-Marc Bonifay expliquait les bienfaits de l'équitation pour les enfants autistes: "cela améliore la rlation à l'autre au sein d'un groupe et permet une meilleur confance en soi. La voltige équestre permet d'apprendre en plus à faire confiance à l'autre, lâcher prise." C'est une activité qui permet d'améliorer la coordination, la socialisation... Mais cette année l'association a dû se débrouiller avec les moyens du bord: "comme nous n'avons eu aucun partenaire pour ces séances d'équitation, nous les avons offert sur nos réserves. Mais on n'a pas pu faire notre fête du cheval, ou offrir des stages d'été". Un peu d'amerturme dans le discours de Jean-Marc Bonifay, qui a toujours oeuvré pour la gratuité et qui aide un grand nombre d'enfants et de familles dans le département, mais visiblement son association n'est plus à la "mode" pour recevoir des soutiens financiers et poser à ses côtés sur les photos. Un passage difficile pour Autisme Paca qui n'entend pas baisser les bras: "on cherche des solutions pour continuer à proposer des activités, des formations gratuites. Heureusement nous avons eu les Anystiers à nos côtés, la commune devrait aussi nous aider mais la période n'est pas simple".

D.D

 

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30 juin 2014

Autisme. Le Mérite pour Valérie Sochon

24 juin 2014

Valérie Sochon a été décorée de l'Ordre national du Mérite. Valérie Sochon est mère de trois enfants atteints d'autisme. Face aux difficultés qu'elle a rencontrées, notamment quand il a été question d'inscrire ses enfants à l'école, Valérie a décidé de créer, en 2009, l'association Je Ted à aller à l'école. (Ted pour « troubles envahissants du développement »). Vendredi soir, son engagement de ses cinq dernières années a été récompensé. Anne-Marie Duro, présidente de la section départementale de l'Association nationale des membres de l'Ordre national du Mérite, lui a remis l'insigne de chevalier de l'Ordre national du Mérite, par décret du Président de la République en date du 14 novembre 2013. « La création de l'association a permis de faire progresser 35 enfants, quatre enfants sont sortis de l'hôpital, un enfant est maintenant en apprentissage, et Alexis, le premier fils de Valérie, passe en 4e avec les félicitations. Cette décoration récompense un parcours tonique et exemplaire », raconte Mme Duro. L'association s'est fixé comme objectif, pour les prochaines années, de former les auxiliaires de vie scolaire et de développer les activités pour les enfants.
29 juin 2014

Ile de France -> Autisme : que fait la Région

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La Région s’est engagée depuis une dizaine d’années sur la question de l’autisme, consciente du manque de structures permettant la prise en charge des personnes autistes et l’accompagnement de familles très souvent isolées.

Laure LECHATELLIER s’est fortement impliqué sur ce sujet et a décidé de faire de l’autisme la première Grande cause régionale en 2011.

L’autisme : un enjeu majeur

Selon l’INSERM, l’autisme peut-être défini comme : « un trouble envahissant du développement qui apparaît précocement au cours de l’enfance et persiste à l’âge adulte. Il se manifeste par des altérations dans la capacité à établir des interactions sociales et à communiquer, ainsi que par des troubles du comportement. Les personnes souffrant d’autisme semble souvent isolés dans une sorte de monde intérieur ».

En 2011, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, faisait part de son inquiétude concernant l’autisme en déclarant que « « de tous les troubles graves de développement, [l’autisme] est celui qui connaît la plus rapide expansion dans le monde ». Il faut savoir que selon la Haute Autorité Sanitaire l’autisme concerne désormais 0,7% de la population française contre 0,05% en 1960.

Cette expansion a eu des conséquences sur l’accueil et le nombre de places pour les personnes autistes en Ile-de-France. Cela a entraîné une prise de conscience pour la Région sur tous les enjeux liés à l’autisme : former et informer en direction des personnels de santé, développer des actions d’aides à la parentalité pour soutenir les familles, promouvoir les droits et la citoyenneté des autistes, favoriser l’accès à l’emploi des autistes, accompagner socialement et scolairement les enfants et adolescents touchés, etc.

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L’action régionale : 10 ans d’engagement

Alors qu’il ne s’agit pas d’une compétence obligatoire, la Région a financé depuis 2004 de nombreux projets concernant l’autisme pour un montant total de plus de 25 millions d’euros. Le soutien régional a permis la création de 1 184 places dans différents établissement, dont 444 pour les enfants. 449 places ont par ailleurs été rénovées, et 1 397 équipées. La Région a également permis, par son soutien, l’acquisition de 40 véhicules

Sur cette même période la Région a subventionné 57 projets associatifs pour un montant total de 646 692 €.

L’année de la Grande cause régionale a été particulièrement intense avec un appel à projet dédié.  Les projets soutenus par la Région se caractérisent par leur grande diversité, permettant :

  • Le développement de méthodes développementales et comportementales.
  • L’émergence de réseaux médico-sociaux, ville-établissement, favorisant le repérage.
  • La coordination des suivis et le soutien à la parentalité.
  • Le soutien à l’éducation en milieu ordinaire.
  • L’accès aux vacances et aux loisirs, en milieu adapté et en milieu ordinaire,
  • L’emploi en milieu ordinaire.
  • La formation des professionnels de santé aux méthodes développementales et comportementales.

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Deux exemples

Suite à l’appel à projet de 2012, l’association SARA (service autisme relais assistance) a bénéficié d’une subvention de 21 000 € pour un projet à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) concernant l’accompagnement des enfants autistes (et de leurs familles) via :

  • Des sessions de formation des salariés et coordinatrice du service dans le cadre de la formation continue.
  • La mise en place d’un atelier d’arts plastiques pour un groupe de quatre enfants.
  • L’organisation de quatre week-ends de rupture.
  • L’accompagnement des familles dans leurs démarches administratives spécifiques.

Côté investissement, la Région a soutenu en 2012 à hauteur de 726 000 € la création d’un foyer d’accueil médicalisé de 24 places pour adultes atteints d’autisme ou de troubles envahissants du développement (TES) adossé à la ferme agricole et artisanale La Lendemaine aux Molières (Essonne). Il s’agit d’un habitat totalement HQE de taille familiale. Les résidents ont accès à une formation professionnelle à leur mesure en réalisant des petits travaux agricoles, en gérant les vergers, les potagers, en assurant l’entretien des animaux et en participant à des tâches d’artisanat.

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Les besoins dans ce domaine restent bien sûr considérables. Nous continuons d’agir afin d’améliorer les conditions d’accueil et d’accompagnement des personnes autistes et de leurs proches en Ile-de-France et nous encourageons l’émergence d’initiatives innovantes sur tout le territoire.

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A lire sur le site de la Région :

Avril 2011 – Un lieu adapté aux autistes, en Val-de-Marne

Avril 2012 – Le conseil régional illuminé de bleu pour l’autisme. 

27 juin 2014

Des intervenants de grande qualité lors du colloque d'Autisme Paca

Six-Fours - Société jeudi 26 juin 2014

Mercredi l'association Autisme PACA présidée par Jean-Marc Bonifay a organisé un colloque autour du Syndrome d'Asperger. Il s'agissait de sensibiliser le public à cet handicap particulier, souvent invisible: "il y a plusieurs formes, cela peut se traduire par de graves troubles du comportement ou au 25aurisgoodcontraire par de grandes capacités". Lui même atteint du Syndrome d'Asperger, Jean-Marc Bonfiay: "il faut bien avoir en tête qu'il n'y a pas de déficience mentale, et comme pour beaucoup de choses la France affiche un sérieux retard où on va mettre les Asperger à l'écart". La force de ce colloque qui a fait le plein (autour de 250 personnes) fut l'alternance entre expertises cliniques et témoignages poignants "d'Aspis" tels que Julie, Nicolas, Magalie Pignard, Valentin Mérou, Marie Bertena. Loin du pathos, certains ont fait part d'expériences douloureuses tandis que d'autres ont donné les clefs à l'assistance pour mieux les comprendre: "on ne maîtrise pas les codes sociaux, et du coup on se sent en complet décalage, les interactions sociales nous sont difficiles et on peut passer pour des égoïstes, des personnes mal éduquées". Beaucoup regrettèrent les diagnostics tardifs, faute au faible nombre de spécialiste compétent en France, Julie ajoutant:  "j'ai été diagnostiquée à 25 ans et je peux vous dire que cela fut une libération pour moi, j'ai pu revenir sur mon passé, donner un sens, comprendre mes limites".

Ce colloque, gratuit, a eu comme second point fort la présence de très grands spécialistes en la matière tels que Bruno Gepner (psychiatre, chercheur associé au CNRS), Carole Tardif (professeur de psychologie, directrice du Centre de Recherche PsyCLE), Christine Philip (Maître de conférences honoraire en science de l'éducation), Andreia Santos (Docteur en Neuropsychologie) ou encore Marjorie Berthancourt (ostéopathe). Tous ont apporté une expertise originale, loin des sentiers battus, qui ont éclairé le public sur le Syndrome d'Asperger et "ses perceptions différentes". Bruno Gepner et Carole Tardif ont notamment écrit un ouvrage sur l'autisme, et Bruno Gepner dans son dernier ouvrage "Autismes Ralentir le monde extérieur, calmer le monde intérieur" aborde les connaissances en génétique et en neurosciences, l’essor de nouvelles applications thérapeutiques. 25juliPlusieurs intervenants citèrent l'ouvrage de Temple Grandin "dans le cerveau des autistes" afin de donner des clefs de compréhension au public. Christine Philip parla des diagnostics, de la scolarisation: "mettre un enfant dans une CLIS est le début d'un parcours de l'exclusion car les enfants ne peuvent plus ensuite réintégrer une classe ordinaire". Andreia Santos a évoqué la thérapie cognitivo-comportementale (validée par l'INSERM), très utile pour réduire l'état d'angoisse, de stress, d'anxiété. Car les "Aspis" se dévalorisent facilement, et peuvent perdre tous leurs moyens dans des situations qu'une personne "normale" pourrait résoudre. Difficultés professionnels, dans la vie de couple, dans les études, le parcours d'un Asperger est semé d'embûches, Julie parlera de son burn out, la dépression n'est jamais loin, et le suicide non plus. Jean-Marc Bonifay explique: "Il faudra bien un jour qu'en France, on puisse comprendre que mettre un enfant autiste en psychatrie est une hérésie. On pourrait les aider à s'intégrer dans la société avec une prise en charge adaptée et qui aurait un coût largement moins élevé que les sommes astronomiques jetées par les fenêtres actuellement".

Ce colloque a fait l'unanimité auprès des participants, composés de parents, d'enseignants, de professionnels de santé, de chercheurs, d'éducateurs, d'animateurs. Sophie nous disait: "c'était vraiment passionnant". Marc un jeune étudiant précisait: "on a eu à la fois une approche scientifique, très technique, en alternance avec des tranches de vie, des témoignages très éclairant et émouvant". La commune a mis à disposition la salle pour l'association, et la Commanderie Toulon Royale (ordre international des Anysetiers) présidée par Serge Sappino a financé ce colloque. Un partenaire fidèle et précieux en ces temps difficiles. Car Autisme Paca aide des familles dans tout le département, propose une multitude d'activités gratuites et se bat pour faire avançer la cause de l'autisme. Loin d'intérêts particuliers, Jean-Marc Bonifay a une vision globale, mais hélas pour lui son combat est difficile, car il dénonce des discriminations, rappelle le droit des autistes et critique d'une certaine manière le système en place. Bref il ne se fait pas que des amis, et en parallèle les aides financières se font de plus en plus rares. Une situation compliquée pour une association utile, reconnue par les grands professionnels de santé et proche de l'association nationale "Vaincre l'Autisme".

D.D

 

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C.Philip

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B.Gepner

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J-M Bonifay

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Les Intervenants de la journée autour de J-M Bonifay et S.Sappino.

26 juin 2014

Alerte ROUGE de Danièle Langloys, présidente d'Autisme France : CRA, diagnostic, interventions précoces

Décret CRA et Cahier des charges pour le diagnostic et l'intervention précoces : un mauvais coup porté aux familles

Décret CRA et Cahier des charges du triptyque : des projets dangereux pour les familles

Lire le pdf

 

25 juin 2014

Six Fours évènement Halle du Verger - Colloque Autime PACA

Le 25. juin 2014 à 22h54

article publié dans Ouest Var

C'est salle Scarantino, à la halle du Verger de Six-Fours que vient de se dérouler le colloque Autisme PACA, avec cette année pour partenaire l'association des Anysetiers, commanderie de Toulon.

Le président d'Autisme PACA, le président des Anysetiers et tous les intervenants

Le président d'Autisme PACA, le président des Anysetiers et tous les intervenants

Rénové en 1955 à l’initiative d’un groupe de hautes personnalités, l’Ordre International des Anysetiers, qui remonte au Moyen Âge est une association fédérative qui a pour but la création et le développement de relations amicales d’ordre scientifique, culturel et social entre ses membres et les sympathisants de l’association, l’étude et la recherche des qualités de l’anis dans tous ses emplois, l’aide aux organismes, groupements, associations et œuvres poursuivant une action d’entraide et de secours.
Aujourd'hui, les Anysetiers actifs sont près de 4500 dans le monde, répartis dans une centaine de Commanderies à travers une dizaine de pays principalement en Europe et dans les DOM TOM. Les nouveaux membres de l’Ordre sont parrainés sans distinction de race, de sexe de religion, de catégorie sociale ou d’appartenance politique. Toutes les branches d’activités professionnelles y sont représentées.
A l'instar des Rotarys et autres Kiwanis, cet ordre est un club service qui s’inscrit dans la capacité à rassembler des femmes et des hommes de bonne volonté, possédant au plus haut point les qualités de fraternité envers leurs pairs, de solidarité et de charité envers les plus démunis..
La commanderie de Toulon La Royale participe, tous les ans, à des dons ou matériels. Ces instants, souvent émouvants, permettent de découvrir et d’aider une ou plusieurs associations.

Et justement, en ce 25 juin, salle Scarantino, halle du Verger à Six-Fours, elle était partenaire d'une manifestation annuelle organisée par l'association Autisme PACA qu'a créé et préside Jean-Marc Bonifay, administrateur de l'ONG "Vaincre l'autisme". Il sait de quoi il parle puisque son grand-père était autiste, il est autiste lui-même et son fils est également atteint d'autisme.

L'autisme, un trouble du comportement encore mal connu

"Il faut savoir qu'il y a de multiples formes d'autisme. Je suis, moi, ce qu'on appelle un autiste Asperger (du nom du pédiatre autrichien Hans Asperger) avec un haut potentiel intellectuel, qui est une forme mieux intégrée que d'autres. La preuve, nombre de grands chercheurs et scientifiques américains sont autistes. Mon fils l'est aussi mais sous une forme plus dure.
Beaucoup de gens ont ce syndrome, quelquefois sans le savoir car il est mal connu et il y a encore trop de diagnostics erronés. Souvent, les gens pensent que ces gosses sont turbulents, mal élevés ou encore débiles et c'est quelquefois dur à entendre. Par exemple lorsque mon grand-père est revenu de la guerre, longtemps on a pensé qu'il était traumatisé par ce qu'il avait vécu. Aujourd'hui bien sûr, il y a eu des progrès mais l'autisme est encore très mal connu.
Il y a partout des autistes et vous en avez certainement autour de vous mais comme il y a de nombreuses formes, tous ne sont pas égaux devant cette maladie . Une naissance sur 1000 est concernée par l'autisme, 50% vient de prédispositions génétiques mais il y a aussi beaucoup d'autistes qui n'ont pas d'antécédents familiaux. En région PACA 30.000 cas ont été diagnostiqués.
C'est pour cela que, tous les ans, nous organisons un colloque sur un thème différent relié à l'autisme, avec des conférenciers, des intervenants, des autistes qui parlent de leur vécu et qui montrent que malgré le handicap, on peut s'intégrer dans la vie ".
A preuve Valentin Mérou qui est violoniste, Marie Bertaina, passionnée de philosophie, Nicolas Turquet de Beauregard, peintre et sculpteur qui étaient invités.
Nombre d'intervenants, psychiatres, chercheurs, maîtres de conférences, ostéopathe, neuro-psychiatres, psychologues sont intervenus durant cette journée ainsi que des adultes atteints d'Aspergers, parrainés par Mme Christine Philip, responsable de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés (INS HEA)

Un chèque pour aider l'association

A la coupure de midi, l'association des Anysetiers, Commanderie de Toulon la Royale, présidée par Serge Sapino, a remis à Jean-Marc Bonifay un chèque de 1000€ pour l'association, afin qu'elle se fasse mieux connaître en organisant des manifestations comme celle de ce jour
Un petit livret a été conçu, texte et dessins, par des autistes Asperger de Six-Fours, édité par l'association : "Je m'appelle Léo. Je suis un élève autiste de CM1". Il est distribué dans le cadre de "la cellule soutien à la scolarisation des élèves autistes et Aspergers".
Aujourd'hui, peu de structures peuvent encore recevoir les enfants et tout est à la charge des parents qui ont beaucoup de difficultés morales, physiques et financières. On ne peut donc que soutenir de telles associations et de telles manifestations qui font mieux connaître les tenants et les aboutissants et permettent aussi de faire avancer la recherche.

, le 25 juin 2014

25 juin 2014

Un an après : bilan du Plan Autisme 3 - Danièle Langloys, présidente d'Autisme France

23 juin 2014

SAINT-QUENTIN "Mon fils est autiste, il n'est pas malade, il faut l'éduquer"

article publié dans le courrier picard

Publié le

NADIA NEJDA

Carine Canoine se bat depuis dix ans pour offrir une vie normale à son fils, Aurélien, atteint d’autisme. Il passe en CM1, fait du pentathlon. Plongeons dans leur quotidien.

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Il plonge, la tête la première dans le grand bassin extérieur de la piscine Jean-Bouin. «  Aurélien, vient, remonte sur le tapis  », l’appellent ses copains de bassin. Une scène ordinaire dans une vie qui ne l’est pas complètement. Aurélien est autiste. Ses parents se battent pour lui faire vivre une vie ordinaire. Un combat quotidien. «  Du temps pour nous, cela n’existe pas. On est tout le temps, tout le temps, dedans  », indique Carine Canoise, sa maman.

Alors que son premier enfant, Aurélien, a dix-huit mois, elle s’inquiète. «  Il ne répondait pas à son prénom, il avait le regard fuyant et il réagissait à des bruits qui nous paraissaient anodins, comme froisser du papier, cela le faisait hurler.  » Son instinct de mère la pousse à consulter. Médecin traitant, ORL. «  Cela va de fil en aiguille.  »

Puis, le couple arrive au centre d’action médico-sociale. «  Nous avons eu une très mauvaise expérience. On nous a incriminés. Vous êtes déjà dans la douleur. En somme, c’était la faute de la mère , notre fils n’était pas éduqué. » Pour autant, le diagnostic ne tombe pas encore. Il faudra attendre les deux ans et demi d’Aurélien. «  Nous sommes allés au Centre ressources autismes de Reims et là, on nous a parlé de dysharmonie évolutive.  » Cela veut dire quoi ? «  Rien, rétorque Carine Canoine. On ne sait pas ce qui nous tombe sur la tête. »

Déchiffrer les codes d’Aurélien

Elle plonge dans les bouquins pour ne pas sombrer. «  On a fait des kilomètres, on essayait tout pour le faire sortir de là. » Le papa, lui, ne cache pas son soulagement lorsque le diagnostic tombe. «  On savait qu’on entrait en bataille mais on savait ce qu’il avait.  » Il se réfugie dans les forums, les blogs. Le couple recherche les méthodes pour les adapter à leur fils. «  Nous sommes les mieux placés pour le comprendre, l’aider au mieux.  »

Carine Canoine ne range plus la vaisselle pendant que son fils est dans la même pièce, ne reste que quelques minutes au téléphone pour ne pas soulever sa colère. «  On est coupés du monde, sourit-elle timidement. On est désormais très mail.  » Les parents apprennent à déchiffrer les codes d’Aurélien. «  On a des plannings partout à la maison, du jour, de la semaine, du mois. Il se repère ainsi dans le temps, il le met à jour lui-même.  » Avant qu’il ne sache lire, les planning étaient faits d’images.

Pour autant, ses parents ne souhaitent pas installer une routine. «  On va faire les courses, on part en vacances et à chaque fois dans des endroits différents, on va au restaurant  », détaille Carine Canoine, tout en concèdent qu’il laisse peu de place à l’improvisation. «  On est obligé de tout planifier quasi à l’heure près. » Une invitation pour un apéro lancée sous le pouce ? Niet. «  De toute façon, nous n’avons plus d’amis et peu de famille.  » La jeune mère ne s’en cache pas. «  Vous êtes au sein d’une société accusatrice des parents. Il y a des regards, des non-dits. En somme, c’est votre faute. On a perdu des amis. On a été isolé, mis à l’écart.  » Le couple se renforce. «  Vous êtes obligés. La force, le courage, la persévérance, tout ce qu’a Aurélien, il a fallu le décupler, le développer pour avancer à ses côtés. »

Lors de l’entrée à l’école, c’est une autre étape qui attend le couple, la plus «  douloureuse », pour la maman. «  Pour avoir une auxiliaire de vie scolaire, il faut faire un dossier à la Maison départementale des personnes handicapées. Il faut inscrire votre enfant en tant qu’handicapé.  » Le cap est franchi. Aujourd’hui, Aurélien passe en CM1. «  Il n’est pas malade, il ne faut pas le soigner, il faut l’éduquer.  » En l’intégrant justement dans la vie ordinaire. «  On le prépare à la vie d’adulte en forçant le trait pour tout. Rien ne vient naturellement. Tout s’apprend.  » À commencer par garder la tête hors de l’eau.

«Ça peut facilement virer à la tragédie»

« L’association a été créée en 1998 à l’initiative de parents d’enfants et d’adultes avec autisme, suite au constat de situations à risque pour les familles. Épuisement, fatigue physique et mentale… Il y avait un désarroi et un sentiment d’abandon face à des situations qui peuvent facilement virer à la tragédie. Et tout cela est encore d’actualité. Il n’y avait aucune structure adaptée. Aujourd’hui, notre association est gestionnaire de deux structures : un Foyer d’accueil médicalisé ouvert en 2008 et un Service d’éducation spécialisé et de soins à domicile ouvert en 2010. Mais on sature, nous n’avons plus de places. L’accompagnement est aujourd’hui insuffisant. » Si les instances évoquent 2 800 autistes en Picardie, Jacky Giraud évoque plutôt « 2 800 rien que pour l’Aisne. Le nombre de nouvelles familles concernées a plus que doublé de 1998 à 2014. Il nous faut gagner des moyens financiers pour soutenir les familles. La France a 40 ans de retard dans l’accompagnement des personnes avec autisme. »

21 juin 2014

Mieux accompagner et inclure les personnes en situation de handicap : un défi, une nécessité

Information publiée sur le site du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE)

Mieux accompagner et inclure les personnes en situation de handicap : un défi, une nécessité
Vie de l'assemblée

Mieux accompagner et inclure les personnes en situation de handicap : un défi, une nécessité

Plénière du 25 juin 2014, à suivre en direct à partir de 14h30

 
Saisine(s) liée(s)

Mieux accompagner et inclure les personnes en situation de handicap : un défi, une nécessité

 

Projet d'avis présenté par Christel Prado, au nom de la section des affaires sociales et de la santé

En France, une personne sur quatre souffre d’une incapacité, d’une limitation d’activité ou d’un handicap. Le nombre de personnes concernées, les engagements pris par la France en ratifiant en 2010 la Convention internationale des droits des personnes handicapées, nous conduisent à aller au delà de la simple analyse des dispositifs en faveur des personnes handicapées et d’une approche catégorielle. La mobilisation de la puissance publique, du monde du travail et du monde associatif en faveur des personnes handicapées doit désormais être rejointe par les citoyens eux-mêmes.
"Une société inclusive, c'est permettre à chacun de participer pleinement à la vie de la société. Pour la construire, il faut penser en amont les biens et les services pour qu'ils soient accessibles à tous. Cette conception universelle suppose de pérenniser les investissements publics dans la recherche, de promouvoir les innovations technologiques (pôles de compétitivité, plates-formes contributives...), de développer l'accueil et l'accompagnement (numéro vert dédié, formation des intervenants notamment des enseignants…), de proposer des parcours de vie sans rupture (suppression de la barrière d'âge..). La société inclusive, c'est répondre aux défis des mutations en cours (vieillissement de la population, progression des maladies chroniques). C'est surtout, si nous le voulons tous, la société de demain."
Christel Prado est présidente de l’UNAPEI (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis) et attachée territoriale. Elle siège au CESE à la section des affaires sociales et de la santé et à la délégation à l’Outre-mer où elle représente le groupe des associations.

  • Ségolène Neuville, Secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion assistera à nos débats
  • Point presse au CESE le 25 juin 2014 à 12h en présence de la rapporteur Christel Prado et de François Fondard, président de la section des affaires sociales et de la santé
  • L'ensemble des débats sera retransmis en direct sur cette page le 25 juin à partir de 14h30
21 juin 2014

Fonds départemental de compensation du handicap

Question écrite n° 01638 de M. Marcel Rainaud (Aude - SOC) publiée dans le JO Sénat du 23/08/2012 - page 1864

M. Marcel Rainaud attire l'attention de Mme la ministre de la réforme de l'État, de la décentralisation et de la fonction publique sur le fonds départemental de compensation du handicap ou FDCH.
Le fonds départemental de compensation prévu à l'article L. 146-5 du code de l'action sociale et des familles a été créé par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005. Il vient en complément de tous les dispositifs légaux pour aider les personnes à faire face aux frais liés à leur handicap mais restant à leur charge après avoir fait valoir leur droit à la prestation de compensation du handicap.
Or, son financement dépend du conseil général, de l'État, de la caisse d'allocations familiales (CAF), de la Mutualité sociale agricole (MSA) et de la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM).
Depuis 2008, force est de constater le désengagement de l'État qui ne prévoyait plus de crédits dédiés à ce fonds dans les lois de finances.
Aussi l'abondement financier de l'État est arrêté depuis 2011, au motif que les réserves accumulées par les FDCH étaient suffisantes pour poursuivre leurs actions. Le FDCH de l'Aude bénéficie à titre d'exemple d'un seul quart du financement souhaitable et souhaité.
Dans cette situation, il souhaite savoir si le Gouvernement est prêt à prendre des mesures pour que l'État abonde à nouveau ce fonds de financement et augmente son taux de participation.

 

Transmise au Ministère des affaires sociales et de la santé

Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé publiée dans le JO Sénat du 05/06/2014 - page 1303

Chaque maison départementale des personnes handicapées (MDPH) gère un fonds départemental de compensation du handicap chargé d'accorder des aides financières destinées à permettre aux personnes handicapées de faire face aux frais de compensation restant à leur charge, après déduction de la prestation de compensation du handicap. La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a prévu qu'un comité de gestion, composé de l'ensemble des contributeurs du fonds, détermine l'utilisation des crédits que le fonds est amené à verser aux différents bénéficiaires. La volonté du législateur a été de rendre obligatoire la création du fonds départemental de compensation. En revanche, la loi n'a pas imposé au comité de gestion le financement de dépenses spécifiques qui seraient revêtues d'un caractère obligatoire ; au contraire, les aides attribuées par le fonds ont un caractère extra légal qu'il apparaît opportun de préserver, dans la mesure où ces aides viennent compléter les dispositifs légaux existants. Ce fonds a vocation à être financé de façon partenariale. Le conseil général, l'État, les autres collectivités territoriales, les organismes d'assurance maladie, les caisses d'allocations familiales, les organismes régis par le code de la mutualité, l'Association pour la gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH), le fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) et les autres personnes morales concernées peuvent participer à son financement. L'État peut donc décider d'y participer en fonction des crédits budgétaires ouverts ou non à cet effet en loi de finances et ne peut être engagé de façon pluriannuelle que pour autant qu'il dispose des moyens budgétaires nécessaires.

17 juin 2014

Montpellier-Autisme : la minitre face au cri du coeur des parents

article publié dans le Midi Libre
Montpellier / Autisme : la ministre face au cri du cœur des parents Émmanuelle Hernandez, de l’association Equaleh, et Ségolène Neuville, secrétaire d’État aux personnes handicapées, en déplacement à Montpellier.
ALEXANDRE DIMOU

L e manque de places pour enfants est criant dans la région. Ségolène Neuville promet "une solution pour chacun."
 

La scène est poignante. "On pourrait en mettre un dans le congélateur, personne ne s'en apercevrait." Avocate de profession, Sandrine Serpentier-Llinarès, de l'association héraultaise Equaleh (égalité et qualité de vie des enfants handicapés), a saisi ce lundi 16 juin l'opportunité d'une tribune peu commune qui s'offre à elle. Une colère blanche, une voix puissante : à l'agence régionale de santé (ARS), tout ce que la région compte d'acteurs de réseaux spécialisés ne dit mot. Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat aux personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion, semble un instant interdite face à ce cri du cœur. À cette cruelle réalité. La Catalane, dont une conseillère a reçu une dizaine de familles, était à Montpellier dans le cadre du 3e plan autisme.

"Nous avons saisi, en vain, élus, parlementaires et même François Hollande", a insité Emmanuelle Hernandez

CONFIDENTIEL : Atouts et faiblesses
Selon un document confidentiel de l’ARS, Perpignan, Montpellier, Nîmes, Alès sont les bassins les plus concernés dans la région. "Mais la région a de multiple atouts", selon le rapport. Sont cités les efforts financiers conséquents engagés avant la fin du 3e plan : 210 places programmées pour 8 M€, les 5 M€ complémentaires attendus (3,3 M pour des places et 1,8 M pour renforcer les moyens humains actuels). Mais aussi : un centre de ressources, une offre universitaire, un savoir-faire, etc. Parmi les premières actions du plan régional, figure justement une étude pour quantifier "les besoins et l’accompagnement des situations critiques difficiles à gérer".

"On compte plus de 430 enfants autistes rien que dans l'Hérault. En maternelle, ils savent tenir un stylo, être propre mais ils ne peuvent pas aller en grande section", renchérit Sandrine Serpentier-Llinarès. Et quand ils décrochent une place en institut spécialisé, c'est au bout d'un an. Tous leurs acquis se sont envolés. "Et en IME, on nous dit alors : "Votre enfant est trop handicapé pour venir chez nous !"" On connaît le nombre de places mais pas les besoins, a reconnu la ministre. Sur les trente enfants de l'association Equaleh, "aucun n'a trouvé une place. Chacun se renvoie la balle", pointent les deux responsables.

Ségolène Neuville : "Il faut une solution, même intermédiaire, pour chaque enfant autiste"

Faute de places, l'un des deux parents est obligé de s'arrêter de travailler. Certains sont même dans une situation critique. "Dans l'association, disent-elles en aparté, une maman vit avec six enfants dont cinq handicapés et parmi eux deux autistes ; une autre, malade d'un cancer, a deux enfants autistes. La maison des handicapés qui est censée les aider ne trouve rien. On nous laisse seuls. On nous dit parfois d'aller en Belgique..."

"Le but, c'est le parcours de vie personnalisé", a indiqué la ministre

"Les cas individuels critiques sont ma priorité", a réagi Ségolène Neuville. Nommée il y a seulement deux mois, elle évoque une "réorganisation complète de ce qui existe. Il faut une solution pour chacun", fût-elle "intermédiaire". L'accueil de jour dans des centres médicaux-sociaux, dans un Sessad (service d'éducation spéciale et de soins à domicile), par exemple. L'ARS pourra envoyer des renforts dans des structures. "Le but, c'est le parcours de vie personnalisé", a indiqué la ministre, appelant de ses vœux à un décloisonnement des différentes structures et espérant que le secteur est désormais en ordre de bataille. "Il faudra aussi créer des places. Quoi qu'il en soit, le dépistage précoce doit être fait avant 3 ans. C'est ce qui garantit leur insertion sociale."

A Mauguio, en septembre, s'ouvre une unité d'enseignement à l'école Jean-Moulin pour sept enfants de 3 à 6 ans, avec un personnel pour chacun. La ministre l'a présentée. C'est une première en France. Il y aura 30 en 2014, dont trois dans la région, et 100 en 2015. Enfin.

14 juin 2014

Troubles du spectre autistique : que faire en attendant le diagnostic ?

article publié dans le magazine Déclic Version imprimable Suggérer par mail
26-05-2014
TSAPour obtenir (plus vite) un diagnostic et pour commencer (très tôt) la prise en charge, certaines pistes pourront vous être utiles.

Entre le premier doute et le diagnostic définitif, le temps (précieux) est parfois trop long. Pourtant, démarrer une prise en charge précoce permet de diminuer les troubles et d’améliorer l’autonomie d'un enfant. Caroline, la maman de d'Emma, 10 ans, est en cours de diagnostic : « Ma fille a du mal à s'adapter aux autres, ses réactions sont décalées, elle dit ce qu’elle pense à tout le monde, sans filtre. J’ai entendu parler d’autisme pour la première fois il y a un an, et d’un possible syndrome d’Asperger il y a deux mois. Je suis soulagée et inquiète à la fois. En discutant avec les parents sur les réseaux sociaux, je comprends mieux le sentiment de révolte des parents en attente d’un diagnostic depuis des années ».

Que faire ?
  • Faire réaliser le premier « diagnostic simple » par les Camsp, CMP, services de pédiatrie et de pédopsychiatrie de PMI, médecins généralistes, c’est possible.
  • Trouver les bons pros : via le bouche à oreille, les réseaux sociaux, les listes données par les associations de parents.
  • Enclencher des thérapies éducatives, cognitives et développementales, listées dans les recommandations de la HAS.
  • Se connecter sur les réseaux sociaux : « les parents eux-mêmes s’y donnent les bons contacts, les lieux identifiés comme compétents et ceux à éviter », conseille Danièle Langloys, présidente d’autisme France.
  • Utiliser la vidéo : les films de famille, surtout si vous en possédez de plus anciens (dès les 12 mois de votre enfant), peuvent aider les professionnels à affiner leurs observations.
12 juin 2014

"Mon Papa" : message d'un enfant trisomique à son père

A l’occasion de la fête des Pères dimanche prochain, la Fondation Lejeune lance sur les réseaux sociaux une campagne afin de donner un regard tendre sur la trisomie 21.

9 juin 2014

Autisme : mettre fin au gaspillage de milliards d'euros d'argent public

 

J’ai assisté à la projection du film Quelque chose en plus, le jeudi 5 juin à Grenoble aux 6 Rex : 300 personnes présentes, avec applaudissements avant même la fin du film ! En espérant que des représentants des Agences régionales de santé viendront aussi voir le documentaire…
Voici le début du débat, avec des psychanalystes se sentant agressés, alors que ce film ne parle absolument pas de psychanalyse….
(les 15 premières secondes inaudibles mais cela ne dure pas)

Mes impressions sur ce film

Quel parent n’a pas pensé en voyant ce film :  Si seulement mon enfant avait pu/pouvait bénéficier de tout cela  !!  ?

En voyant sur l’écran les extraordinaires résultats (pour les enfants) d’années de travail des parents et professionnels, je me suis rappelée mes terribles débuts dans l’ABA en 2008 (voir cet article ) ; au final je réalise que Julien n’a jamais pu bénéficier d’une prise en charge réellement adaptée intensive et précoce. Durant toutes ces années, il a été sacrifié.

Pour en revenir au présent et surtout à l’avenir, et bien, comme l’a dit une psychologue à la fin du débat : « La situation est terrible car ces parents qui font tout pour que leur enfant progresse, qui se débattent pour ouvrir des structures sur fonds privés, qui financent les formations continues des pros qu’ils emploient, et bien lorsque ces enfants sont à l’âge adulte, ils se retrouvent devant d’autres pros absolument démunis et doivent à nouveau tout refaire, sinon c’est le foyer médicalisé sans stimulation, ou l’hôpital psychiatrique, le tout sous neuroleptiques. » (Comme dans le film Solutions d’espoir)

 

Terreur pure en imaginant cet avenir

Je n’arrive pas à imaginer Julien à 18 ans dans un Foyer d’accueil médicalisé (FAM) non stimulé, ou dans un Hôpital Psychiatrique, sous neuroleptiques…

Pourtant, cela se rapproche, de jours en jours : c’est dans 10 ans….

J’ai un peu le sentiment d’avoir un enfant qui a le cancer détecté précocement mais non traité alors qu’on l’on sait quoi faire mais que cela lui est refusé : on sait que ses compétences vont diminuer, que tout ce que l’on s’est acharné à lui apprendre, il va le désapprendre si cet avenir lui est promis. On sait que ses troubles du comportement augmenteront, s’installeront, et plus ça s’installe dans la durée, plus c’est difficile à réduire. On sait que rien ne sera fait pour réduire les chances de ce futur sinistre mais hautement probable. On veut éviter le pire, qu’il souffre atrocement toute sa vie, à la merci de tous, attaché peut-être toute la journée… Est-ce seulement imaginable ?

Je me raccroche à ce que je souhaite pour lui dans un autre futur : vivre par exemple dans un appartement partagé avec d’autres personnes handicapées, avec des personnes pour l’aider dans le quotidien, et éventuellement un petit travail…

 

L’évolution en France grâce à l’éducation structurée : une goutte d’eau dans l’océan

En voyant des reportages sur l’ABA, les français pensent que les choses ont évolué… En réalité si on compte le nombre d’enfants en France qui bénéficient d’une prise en charge éducative intensive, précoce, réellement adaptée, avec des pros formés et expérimentés, et bien ce nombre est inférieur à 500 pour toute la France, alors qu’il y a plus de 80 000 enfants autistes (impossible de connaître les chiffres en France vu le retard/refus de diagnostic).

Pourtant, il y a tant d’argent public dépensé pour ces enfants…. une journée en hôpital de jour psychiatrique coûte 800 à 1000 € par jour à la sécu. Une journée en institution fourre-tout typique coûte 200 €, pour du gardiennage, donc du défaut d’éducation (ou défaut de soin puisque le soin pour ces enfants doit être de l’éducatif ).

 

La négociation : nécessaire mais pas suffisant

Les parents sont indignés ou résignés, ou bien endormis parce qu’ils font confiance aux pouvoirs publics. Ils ont peur et/ou sont révoltés, mais se révoltent entre eux car leur enfant peut leur être enlevé pour un rien, le pire peut se produire à tout moment…

Tous sont épuisés, beaucoup pensent que la négociation avec le gouvernement suffira pour leur faire prendre les bonnes décisions. C’est nécessaire mais est-ce suffisant ?

Est-ce suffisant face à ces pros d’obédience psychanalytique qui, avec leurs gros moyens financiers, leurs appuis, infiltrations dans toutes les administrations de l’Etat, peuvent faire pression là où il le faut, dès qu’ils se sentent en danger ?

L’autisme est avant-tout pour beaucoup une manne financière, une façon de bien gagner sa vie sans faire grand chose, et l’argent est une puissante motivation, comme l’explique clairement la réalisatrice Sophie Robert sur le plateau de France 3.

Plus de 10 milliards d’euros financés par la sécurité sociale gaspillés : argent public pouvant servir à d’autres pathologies

Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont deux députés qui ont fait le calcul.

Je pense que c’est à nous de faire en sorte que les décideurs prennent les bonnes décisions.

À nous de faire pression pour que ce rapport de force si déséquilibré tourne en faveur de nos enfants, et non plus des professionnels qui en profitent.

Bref, il faut selon moi, quelque chose en plus dans nos actions pour que les choses basculent.

8 juin 2014

Sophie Robert, réalisatrice du film sur l'autisme et l'ABA. France 3

Ajoutée le 8 juin 2014

Invitée sur le plateau du 12/13 de France 3 Alpes le vendredi 6 juin, pour la projection de son film "Quelque chose en plus" aux 6 REX à Grenoble (4 au 18 juin 2014)
http://www.dragonbleutv.com/documenta...

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