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"Au bonheur d'Elise"
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21 mars 2014

Glisse en coeur : Jenifer chante en faveur de l'autisme

article publié sur Handicap.fr

Résumé : 7ème édition de " Glisse en Cœur ", l'événement caritatif n°1 de la montagne, au Grand-Bornand (74). Du 21 au 23 mars 2014, 10 concerts et 24 h de relais à ski pour collecter des fonds en faveur de l'autisme ! A l'affiche : la chanteuse Jenifer.
 
Par le 20-03-2014

 

Alors que les Jeux paralympiques de Sochi se sont achevés le 16 mars 2014, octroyant une 5ème place pour la France au classement des nations, la montagne renoue avec le handicap à travers une très belle initiative : « Glisse en cœur ». Ça se passe sur les pistes enneigées du Grand-Bornand (Haute-Savoie). C'est l'événement caritatif n°1 de la montagne française avec pour slogan : « Skier pour une vie, quel formidable défi... ». En 2014, les dons recueillis lors de la 7ème édition de la course en ski « 24h du Grand-Bornand » seront reversés à l'association OVA (Objectif Vaincre l'Autisme).

Au programme...

La fête débute le vendredi 21 mars 2014 par une grande soirée caritative, festive et musicale (25 euros la place) animée par Stéphane Thébaut avec la présentation d'OVA et l'intervention de François-René Duchâble, pianiste de renommée internationale passé maître dans l'art des performances extravagantes, accompagné de Fabienne Conrad, chanteuse lyrique, Hugues Borsarello, violoniste, le Quatuor Annesci ainsi que le Quintet à corde. Le tout orchestré par Cyril Diederich directeur musical et chef d'orchestre. Le samedi 22 mars, à partir de 13h15, des concerts prendront possession des pistes. Pop, folk et rock musette jusqu'au bout de la nuit ! A 19h30, ce sont 12 000 fans qui se rassembleront pour assister au concert gratuit (dons recommandés) donné par Jenifer. La fête se poursuit le dimanche toute la journée. Au total, 10 moments musicaux !

Une compétition qui vaut de l'or

Pendant que certains se déhanchent, d'autres se lancent dans une compétition tout schuss, un relais de ski tout public par équipes. Du samedi 14h au dimanche 14h : 24 heures non-stop ! L'enjeu, pour les équipes en course, consiste bien évidemment à parcourir le plus de kilomètres à skis, non sans avoir récolté au préalable et tout le week-end durant un maximum de dons au profit l'association OVA. En 2013, 115 équipes avaient répondu présent. A trois jours de cet évènement, 117 000 euros ont déjà été promis par de nombreux donateurs en ligne sur les 200 000 escomptés.

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20 mars 2014

Requête dontre la décision de l'ARS du Val de Marne -> SESSAD confié à l'association ARISSE

20 mars 2014

TOUPI (Tous pour l'inclusion) dépose une requête contre la décision de l'ARS de confier le futur SESSAD autisme du Val de Marne à l'association ARISSE

http://toupi.fr/wp-content/uploads/2014/02/2014-03-20-communiqu%C3%A9-recours-SESSAD.pdf

18 mars 2014

2 avril Journée Mondiale de sensibilisation à l'autisme avec l'APEPA

2 avril Journée Mondiale de sensibilisation à l’autisme

En cette journée du 2 avril 2014, l’APEPA (l’Association des Parents pour l’Épanouissement des Personnes avec Autisme) organise plusieurs événements, en compagnie de Madame Eliane Tillieux, Ministre de la Santé, de l'Action Sociale et de l'Egalité des chances et de l’AWIPH, dont voici déjà un aperçu :

1)    09h00 : Cérémonie « Bell Ringing » de l’Ouverture de la Bourse de Bruxelles pour l’autisme, avec la VVA, notre association sœur en Flandre, en présence de plusieurs personnalités. La Bourse sera éclairée en bleu pour l’autisme, comme les Bourses de New York, Amsterdam, Londres, Paris, Tokyo…

2)    10h30-11h00 : Illumination de l’Élysette en bleu et coup de pouce au plan autisme, en présence de M. Rudy Demotte, Ministre-Président de la Région Wallonne.

« Éclairez en Bleu » est une initiative qui consiste à éclairer les bâtiments du monde entier en bleu pendant la nuit du 2 avril pour sensibiliser à l’autisme.

« Éclairez en Bleu « (Light It Up Blue) » est une initiative d’Autism Speaks, la plus grande organisation américaine dans le domaine scientifique et de soutien pour l’autisme. Dans le cadre de cette initiative, les organisations de l’autisme à travers le monde incitent à illuminer en bleu des monuments symboliques, des hôtels, des complexes sportifs, des salles de concerts, des musées, des ponts, des commerces, des maisons et d’autres bâtiments pour une nuit au début du mois d’avril. Le but est de lancer un mois d’activités et d’événements  de sensibilisation à l’autisme dans le monde entier tout au long du mois d’avril.

3)    18h00 : Cinéma : (Entrée gratuite)

Ø Projection du court-métrage (13 mn) « Les Cerises Bleues »,

Ø Projection du documentaire de Sophie Robert (52 mn) « Le Mur ou la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme »

Ø Débat avec la réalisatrice et des experts en bonnes pratiques actualisées. Avec la participation de Philippe Schpilka, psychologue, Jacques Van Rillaer, Pr émérite de psychologie à l’UCL, Ghislain Magerotte, Pr émérite à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’UMons, Fondateur et Président d’honneur de la Fondation SUSA et, sous réserve, du Dr Eric Willaye, Directeur Général de la Fondation SUSA.

 

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Où ? Au Cinéma « Le Forum »  41, rue du Belvédère à Namur (Ligne TEC 5). Voir l’annonce. Renseignements à l’APEPA :

APEPA asbl, Maison de l’Autisme
Rue de l’Aurore, 98 à 5100 Jambes

Tél/Fax 081 744 350

apepa@skynet.be

 

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               Campagne « Autisme et travail. Ensemble c’est possible. »

 

Voir plus sur le site d’Autisme-Europe. L’APEPA salue à cette occasion l’engagement de Passwerk pour l’emploi des personnes avec autisme en Belgique.

18 mars 2014

Mon Tour de France de l'autisme

article publié dans le Nouvel Observateur
Publié le 17-03-2014 à 17h19 - Modifié à 17h37

Édité par Rozenn Le Carboulec 

Marseille, arrivée le matin dans la cité phocéenne qui a bercé mon enfance lorsque je venais voir, petite, ma famille maternelle qui habitait la vieille ville. Première rencontre fortuite avec Alice Belaidi, marraine de notre Association SOS autisme en France dans le train.

Ce voyage à Marseille avait été planifié, suite à l’invitation de Monsieur Bruno Gilles, Maire UMP du quatrième arrondissement, lequel, m’avait-on dit avait beaucoup apprécié mon livre : « D’un monde à l’autre », témoignage de mon parcours avec mon fils, autiste.

Son équipe m’avait contactée, quelques semaines auparavant, afin de m’expliquer que le Maire tenait à parler de l’autisme, sujet sur lequel son arrondissement travaillait depuis plusieurs années. En effet, c’était grâce au Maire et au neurologue Mr Padovani qu’une école inclusive avait vu le jour.

Présente également ce jour-là, Caroline Pozmentier, Vice-Présidente de la chambre de commerce France-Israël et candidate dans un autre arrondissement de Marseille. Afin de ne pas politiser cette rencontre et heurter ma sensibilité de gauche, le Maire avait eu la délicatesse de retirer les affiches UMP pour ne pas que des photos de moi circulent avec leur logo. Dans la salle, des médecins, des familles, des présidents d’associations ou de fédérations sportives étaient venus afin de me rencontrer. Le Maire commença la conférence, suivie d’un petit discours de Caroline où tous les deux répétèrent leur volonté de ne pas instrumentaliser ce débat à des fins électorales.

Je commençai enfin l’histoire de mon parcours avec mon fils, Ruben, notre parcours de combattant pour obtenir un diagnostic, notre errance d’hôpital en hôpital, notre douleur de voir notre fils ne pas parler à 4 ans, notre épuisement parce que Ruben refusait de dormir la nuit, notre départ pour le centre Feuerstein où il suivit une stimulation cognitive et éducative…Puis sa deuxième naissance où il commença à parler, à manger normalement, à dormir et à me dire son premier : « Je t’aime maman » où je m’effondrai en larmes.

Mais là je m’arrêtai d’un coup. Je n’avais pas remarqué que les papas et les mamans du premier rang étaient en larmes.

« Je ne suis pas venue à Marseille pour vous faire pleurer » disais-je en riant.

Alors je recommençai ma narration d’un ton plus léger en parlant de ses progrès grâce à la méthode Feuerstein mais aussi des difficultés que nous avions rencontrées afin de l’inscrire à l’école en milieu ordinaire, du fait que j’avais dû arrêter toutes mes activités professionnelles pour devenir l’auxiliaire de vie scolaire de mon fils pendant deux années.

Puis ce fut le débat avec la salle. Un débat vivant et chaleureux.

Je fis monter aussi une maman à la tribune afin qu’elle évoque le centre ABA crée par la volonté des familles : « Un centre qui devait être inauguré par Mme la Ministre, qui était annoncé mais qui se fit sans elle. Mme Carlotti étant en tain de signer son livre sur la cannebière » nous raconta- t-elle, un peu gênée.

Bien sûr il y eut des questions portant sur la Ministre, candidate à Marseille. Et mes réponses furent sans équivoque.

« Madame la Ministre a fait une seule chose de valable et il faut le reconnaitre, elle a été en faveur de l’ABA pour le traitement de l’autisme mais cela s’arrête là. Pour s’occuper du handicap, il nous faut un Ministre sensibilisé à la question, une personne touchée et engagée, qui connait bien le milieu du handicap. Un Ministre qui n’aura pas peur de se battre avec les autres ministères pour faire avancer l’inclusion scolaire ».

Un brunch et une séance de dédicace suivirent le débat.

Je rencontrais aussi un petit garçon autiste et ses parents, un petit garçon qui me rappela beaucoup Ruben lorsqu’il ne nous regardait pas encore dans les yeux.

Puis je filais à la permanence de Samia Ghali, candidate PS, pour équilibrer politiquement cette visite marseillaise et surtout parce que de nombreux amis marseillais m’avaient parlée de son engagement pour le handicap. Sensibilisée par son frère trisomique, m’avait-on dit, elle se battait aujourd’hui pour changer le regard que l’on pouvait porter sur les personnes handicapées et pour leur venir en aide dans l’accès au logement, à l’école, au sport.

Parce que c’était tout ce qui comptait pour moi, ne pas faire de l’autisme, un sujet de droite ou de gauche mais un sujet de société qui devait avancer avec le concours de tous les élus de bonne volonté.

Cette rencontre me réconforta sur le rôle à jouer des personnalités politiques. Lors de cette interview-rencontre, nous avons évoqué de nombreux sujets : Le droit à l’école, au logement décent, le travail nécessaire de réhabilitation des quartiers Nord. Tout comme moi, Samia n’aimait pas le mot « Diversité », préférant l’égalité pour tous. Le contact entre nous était tout de suite passé, d’origine algérienne toutes les deux, le tutoiement et la chaleur faisaient parties de nos personnalités fortes.

Pas de langue de bois ou de démagogie avec Samia, ce qui devait être dit, le fut.

En repartant pour aller prendre mon train, je passais devant la permanence de Mme Carlotti par curiosité pour voir si je pouvais la croiser, n’ayant pas réussi à avoir rendez-vous avec elle depuis des mois, « pour des questions d’agenda ». Et ce qui me surprit le plus, ce fut cette planche toute pourrie à l’entrée permettant aux fauteuils roulants d’accéder à la permanence. Ce qui me fit quelque peu grincer des dents.

Une ministre du handicap dont la permanence n’est même pas accessible aux personnes handicapées démontrait encore une fois son faible engagement politique vis-à-vis des personnes handicapées.

Le constat de cette visite fut que ce Tour de France de l’autisme que j’avais entrepris avec l’humoriste Laurent Savard, président d’honneur de SOS autisme en France, était une nécessité afin de rencontrer les familles et les élus et qu’il y avait aussi différentes manières de faire de la politique, l’une au service des citoyens, l’autre à des fins personnelles.

18 mars 2014

Synthèse et conclusions ... introductives - Olivier MASSON, président de l'ANCRA

Le 13 février 2014, j'ai eu la chance d'assister à la conférence organisée par AURA 77 ayant pour thème "l'accompagnement des adultes avec autisme sévère en institutions médico-sociales et sanitaires".
Voir le compte rendu ICI

Les différentes interventions sont maintenant en ligne ... Je vous propose de découvrir celle d'Olivier MASSON président de l'ANCRA & directeur du centre de ressources autismes Nord-Pas de Calais cloturait une journée particulièrement intéressante :

tiret vert vivrefm top

http://www.aura77.org/files/conferences/synthese_conclusion_O_MASSON.pdf

* ANCRA : Association Nationale des Centres de Ressources Autisme

Voir les autres interventions sur le site d'AURA 77 :

http://www.aura77.org/conferences/conferences.php?page=1&orderBy=date&way=DESC

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17 mars 2014

ARS & Autisme -> Ce que nous attendons des Agences Régionales de Santé - Lettre d'Autisme France

tiret vert vivrefm topAutisme : ce que nous attendons des Agences Régionales de Santé

 

qui rappelle notamment :

"Toute personne atteinte du handicap résultant du syndrome autistique et des troubles qui lui sont apparentés bénéficie, quel que soit son âge, d'une prise en charge pluridisciplinaire qui tient compte de ses besoins et difficultés spécifiques.

Adaptée à l'état et à l'âge de la personne, cette prise en charge peut être d'ordre éducatif, pédagogique, thérapeutique et social.

Il en est de même des personnes atteintes de polyhandicap."

 

-> Voir d'autres informations sur le site d'Autisme France

17 mars 2014

En Kabylie -> Akbou Prise en charge des problèmes des enfants autistes

article publié dans la Dépêche de Kabylie

Une association vient de voir le jour

«Ensemble pour vaincre l’autisme », tel est le credo que fait sienne l’association pour la prise en charge des enfants autistes, qui vient de voir le jour à Akbou. « Rayon de soleil de l’autiste », c’est le nom donné à cette structure qui a pris ses quartiers au niveau de Guendouza. « Pour l’heure, nous avons 5 pensionnaires dont l’âge varie entre 3 et 6 ans, mais nos capacités d’accueil nous permettent recevoir jusqu’à 15 enfants », déclare la présidente de l’association, en précisant qu’un programme socio-éducatif et psychothérapeutique sera prochainement mis en application. Une équipe pluridisciplinaire, composée de 5 psychologues, 4 orthophonistes et 1 éducatrice est déjà à pied d’œuvre pour encadrer ces enfants autistes. Une pathologie caractérisée par un trouble du développement psychique, induisant une perturbation de l’ensemble de leurs fonctions cognitives fondamentales. « Nous mettons en pratique la méthode Chopler, appelée aussi programme ‘teach’. Elle se décline en 10 ateliers dont la sociabilité,  l’initiation à la perception, la performance verbale et la motricité fine », nous explique une psychologue de l’association. Cette thérapie, qui a fait les preuves de son efficacité, vise selon notre interlocutrice, à substituer au comportement inadapté  un comportement adapté, par l’entremise de la technique du déconditionnement et de la rééducation. Cependant, le défi de l’intégration de ces enfants, que se proposent de relever les animateurs de l’association, suppose une coopération active des parents. Pour ce faire, des séances de sensibilisations sont envisagées à leur intention. L’objectif poursuivi, nous indique-t-on, est d’aider ces parents, souvent angoissés et désemparés, à mieux accepter la maladie de leurs enfants et, partant, les impliquer pleinement dans leur prise en charge. Un autre écueil susceptible d’obérer la concrétisation de ce plan d’action, réside dans l’absence de moyens. Pour le transcender, les responsables de l’association comptent sur le concours des autorités et l’élan de générosité des investisseurs de la région. « Toute contribution, de quelque nature que ce soit, est la bienvenue », souligne-t-on.

 

N. Maouche

13 mars 2014

Tour de France de l'autisme : Carlotti prend la route !

article publié sur handicap.fr

 

Résumé : Marie-Arlette Carlotti se lance, le 13 mars 2014, dans un Tour de France de l'autisme. Pour s'assurer que le 3ème plan est déployé correctement en région. La tournée débute en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais.
 
Par le 13-03-2014

Le Tour de France de l'autisme débute jeudi 13 mars 2014. Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, s'en va sur les routes de France pour s'assurer que le 3ème plan autisme (2013-2017) se déploie correctement dans les territoires, que ses orientations sont respectées et pour garder le contact avec les réalités du terrain. Le cabinet de la ministre se rendra donc dans chaque région pour aller à la rencontre de l'ensemble des personnes concernées : professionnels, associations, familles. Organisées par les Agences régionales de santé (ARS), ces visites seront l'occasion de faire un point d'étape sur l'avancement du plan et de préparer la suite. Car, de l'aveu des associations et des parents, les choses ne bougent pas assez sur le terrain ou avec de grandes résistances. Et la longue liste des exils forcés vers la Belgique, faute de places en France, ne cesse de s'allonger…

200 millions d'euros débloqués

Certaines mises au point s'avèrent donc nécessaires après le lancement du troisième volet de ce plan en mai 2013. Il s'organise autour de cinq grands axes qui vont du diagnostic à la recherche. 200 millions d'euros débloqués d'ici 2017 ! 3 400 places en établissements spécialisés devraient également être créées d'ici 2017. Ce plan préconise, par ailleurs, un dépistage précoce, dès l'âge de 18 mois.

La psychanalyse fait de la résistance

Le gouvernement rappelle qu'il souhaite donner toute leur place aux méthodes comportementalistes et développementales, qui ont fait leur preuve dans d'autres pays, et notamment aux Etats-Unis, sans pour autant ostraciser la psychanalyse. Alors que la piste génétique semble désormais avérée, des formations continuent pourtant de parler de l'autisme comme d'une psychose infantile. Récemment, le directeur de l'ARS de Corte (Corse) est intervenu lors d'un colloque en déclarant « qu'il faut laisser le libre choix aux familles de soigner par la psychanalyse ou par une autre méthode ». Madame Carlotti s'est alors empressée de lui rappeler que ses propos étaient en contradiction avec les orientations du 3ème plan autisme. Pour « sensibiliser » les ARS, elle va leur adresser une circulaire comportant une proposition de cahier des charges type. A Brest, en février 2014, des parents d'enfants autistes ont investi un colloque organisé par le Service universitaire de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent  pour protester contre les propos d'un éminent professeur octogénaire lacanien qui continuaient de promouvoir l'approche psychanalytique.

En Picardie et Nord-Pas-de-Calais

Sur cette question, comme sur bien d'autres, il devenait donc urgent de se rendre in situ pour faire entendre les préconisations de ce 3ème plan. Les deux premières étapes du Tour de France Autisme se feront en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais. La Ministre précise que « si elle est tenue au respect de la période de réserve, sa détermination à voir le 3ème plan autisme convenablement appliqué est sans faille et ne peut attendre la fin des élections municipales ». Un site dédié à ce plan est également en ligne (lien ci-dessous).

2 avril : Journée de l'autisme

Rappelons que la « Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme » aura lieu le 2 avril et promet de colorer le monde en bleu à l'occasion de la traditionnelle opération  « Light it up blue ». Les plus grands monuments se couvriront d'azur pour rappeler que près de 70 millions de citoyens dans le monde vivent avec un autisme, soit en moyenne une naissance sur 100.

12 mars 2014

L'enfant et la douleur autistique. Entre pulsion et objet. - Bernard Golse

La définition du Larousse me parait claire et adaptée :

Autisme
nom masculin (allemand Autismus, du grec autos, soi-même)

Trouble du développement complexe affectant la fonction cérébrale, rendant impossible l'établissement d'un lien social avec le monde environnant.

Mais si cela ne vous suffit pas vous pouvez toujours lire ce que Bernard Golse et ses amis psychanalystes nous proposent comme explications ... Accrochez vous ! Je note au passage son appréciation sur le travail des équipes cliniques qui travaillent sur le syndrôme d'Asperger. Je vous laisse juge (jjdupuis)

tiret vert vivrefm tophttp://blogs.lexpress.fr/the-autist/files/2014/03/Golse-2014-2.pdf

11 mars 2014

Autisme -> plateforme collaborative pour trouver les applications mobiles adaptées

Publiée le 10 mars 2014

Applications-Autisme.com est une plateforme collaborative qui permet aux accompagnants et parents de personnes avec autisme de trouver les applications mobiles adaptées et ainsi favoriser leurs apprentissages.

Grâce à l'implication des professionnels du médico-social et des familles, Applications-Autisme.com référence aujourd'hui près de 100 applications utiles à l'accompagnement de personnes avec autisme et troubles du spectre autistique !

Développée par Auticiel en partenariat avec la Fondation Orange et l'Unapei.

http://applications-autisme.com/

)

11 mars 2014

La dure vie des familles d'autistes

tiret vert vivrefm topen 2004 !!! Mais les choses ont-elles radicalement changées ???? (jjd)

 

Diagnostic trop tardif, manque de structures d'accueil... Vivre avec un enfant autiste, c'est encore pour trop de familles, le parcours du combattant

12/5/04 - 00 H 00 - Mis à jour le 7/4/05 - 15 H 53

 

Parents-Enfants_2004_PE_20040512

Entretien : « Les parents sont des collaborateurs à part entière»

Témoignages : Deux parcours de vie

Quand Jérémie avait 4 ans, il ne parlait pas, n'avait pas de contact avec les autres, ne prenait pas part aux activités de sa classe, raconte Élisabeth, sa maman. « Il a d'abord été suivi par un psychiatre du centre de guidance, qui nous a clairement dit que "cela dépassait (ses) compétences". Nous avons alors trouvé une école privée qui a accepté de le prendre. Il a appris un peu à lire. Mais il ne décollait pas de sa maîtresse ou se roulait par terre en hurlant, si bien qu'on ne l'a pas gardé longtemps. Un autre médecin l'a envoyé dans un hôpital de jour à Paris, mais comme il y a très peu de place, les cas jugés trop lourds étaient éliminés.» « Il n'y a pas de place pour ces enfants, et il faut se battre très fort pour en avoir», dit-elle encore. Élisabeth a dû alors se rabattre sur une structure pour enfants « à problèmes» qui a accepté de le prendre jusqu'à l'âge de 13 ans, mais où, dit-elle, « les parents étaient particulièrement maltraités». « Nous n'avions aucune information sur ce qu'il y faisait, nous n'avions pas le droit de savoir. Et on nous faisait ce chantage tacite : c'est comme ça, ou vous prenez la porte.» Il a fallu attendre que Jérémie ait 14 ans pour qu'on fasse enfin le diagnostic. Il a alors eu la « chance» d'intégrer une structure parisienne pour adolescents et jeunes adultes où, à 23 ans, il est encore aujourd'hui.

« Nous sommes restés pendant treize ans dans l'incertitude et la suspicion, résume Élisabeth. Aucun médecin ne nous disait rien et, comme c'était notre premier enfant, nous n'étions pas sûrs de nous. À aucun moment, on ne nous a parlé d'autisme ; c'était un mot tabou. C'était le temps de la grande ignorance, terrible à vivre par les parents, car nous ne savions pas quoi faire. Et il fallait être costaud pour résister» « Je fais partie de la dernière génération de parents qui ont été maltraités, espère-t-elle. Aujourd'hui on dépiste mieux l'autisme, les médecins sont mieux avertis, on n'ose plus dire certaines choses aux familles...»

Des progrès ont été faits, il est vrai. L'autisme est désormais reconnu comme un handicap, et non plus comme un trouble psychologique. Les psychiatres sont mieux informés, les parents moins culpabilisés. On a pris conscience de la nécessité de faire un diagnostic précoce pour pouvoir mettre en place, le plus rapidement possible, un accompagnement et une prise en charge adaptés.

Mais, à en croire les associations de parents, il reste encore beaucoup à faire. En matière de diagnostic, d'abord. Il est encore trop rare en France qu'il soit posé suffisamment tôt (avant l'âge de 3 ans) : les médecins de ville, les pédiatres ne sont pas tous informés ; plusieurs « grilles d'évaluation» coexistent, même si l'élaboration d'un protocole scientifique d'harmonisation est en cours. Et il faut souvent attendre des mois pour avoir un rendez-vous dans un centre spécialisé.

Ce sont souvent les parents qui font le diagnostic eux-mêmes, parfois grâce à Internet. C'est en échangeant des informations avec des parents canadiens que Karima Mahi, maman de deux jumelles de 11 ans, a ainsi identifié un syndrome d'Asperger (forme particulière d'autisme) chez sa fille Adela. « Elle hurlait au moindre bruit, les aboiements d'un chien la mettaient dans tous ses états... Mais les médecins mettaient tout sur le compte de troubles psychiques, provoqués par son handicap moteur.»

Les parents font souvent le diagnostic eux-mêmes en échangeant des informations avec d'autres parents.

L'information, en effet, n'est pas passée partout. « Une part importante de la médecine officielle considère encore qu'il s'agit d'une maladie psychologique comme l'anorexie», souligne Évelyne Friedel, nouvelle présidente d'Autisme France. Son fils Thibaud, 8 ans, a d'abord été traité pour une surdité, et appareillé jusqu'à l'âge de 5 ans. « C'est mon prothésiste qui m'a dit : "Pour moi, il n'est pas sourd." On s'est aperçu depuis qu'il a une ouïe très fine.» Et c'est finalement aux États-Unis qu'elle a dû aller chercher le diagnostic.

Une fois le diagnostic posé, le jardin d'enfant pour enfants handicapés où il était alors n'a pas pu le garder, car Thibaud s'automutilait. « C'était l'exclusion de l'exclusion», dit-elle. « Grâce à l'info glanée à gauche et à droite, notamment sur Internet», Évelyne Friedel a découvert alors « Notre école», un IME créé par des parents il y a vingt ans, le premier à proposer une aide éducative à des enfants qui n'étaient jusque-là pris en charge qu'en psychiatrie. Avec 80 demandes pour une place qui se libère. « À ce moment-là, dit-elle, on devient très égoïste : on ne pense qu'à son enfant, on se dit : "Il faut qu'il gagne", et on oublie les autres.» Thibaud, finalement, a « gagné» : il a pu intégrer « Notre école» et a fait depuis des progrès considérables.

Mais Évelyne Friedel continue à se battre pour ceux qui n'ont pas eu cette chance. Recherche de prise en charge encore compliquée, listes d'attente trop longues... « La situation est chroniquement grave depuis vingt ans, s'insurge-t-elle. C'est un drame avec un grand "D". Nos enfants se voient privés d'un droit fondamental : le droit à l'éducation.» Avocate au barreau de Paris, elle est allée porter l'affaire devant le Conseil de l'Europe, qui vient d'épingler la France pour « non-respect de ses obligations éducatives à l'égard des personnes autistes».

Jean-Paul Dionisi, directeur de « Notre école», en acceptant les cas les plus difficiles a l'impression de jouer le rôle du « pompier qui cherche là où cela brûle le plus» ; il comprend le sentiment d'injustice et de révolte des parents. Malgré le plan d'urgence pour l'autisme, lancé il y a une dizaine d'années par Simone Veil, les progrès accomplis sont en effet beaucoup trop lents. On crée à peu près chaque année 200 à 400 places nouvelles, alors qu'il en manque plus de 80 000. À ce rythme-là, il faudrait attendre deux cents ans pour combler le déficit ! Et les familles, déjà pénalisées, ont du mal à accepter qu'on leur demande en plus de créer elles-mêmes des structures. « Vivre avec un enfant autiste, c'est épuisant, dit-il. Les parents ont besoin d'aide, de soutien. Ils auraient besoin d'être relayés le soir, le week-end, pendant les vacances. Les frères et soeurs souffrent aussi de la situation : quand un jeune autiste qui dort peu (ce qui est fréquent), passe une partie de la nuit à taper sur les murs, il y a de quoi péter les plombs.»

« La situation est dramatique. Il y a aujourd'hui des milliers de familles qui ne bénéficient d'aucune prise en charge»

Marcel Herault, président de Sésame autisme, fait un constat tout aussi accablant. « On n'a pas besoin de faire de catastrophisme pour dire que la situation est dramatique. Il y a aujourd'hui des milliers de familles qui ne bénéficient d'aucune prise en charge.»

En particulier quand leurs enfants atteignent l'âge adulte : la plupart d'entre eux ne trouvent que la Belgique comme terre d'accueil. De nombreux établissements ont été installés le long de la frontière, où les parents viennent « placer » leurs grands enfants souvent loin de leur domicile.

Mais la plupart des parents sont contraints de les garder chez eux, 24 heures sur 24, toujours sur le qui-vive, sans pouvoir les laisser seuls cinq minutes. « Beaucoup sont obligés de s'arrêter de travailler, dit-il. Ils se trouvent ainsi condamnés à vivre entre quatre murs, avec une personne qui crie, qui ne dort pas la nuit, qui a des problèmes de sphincter, se cogne la tête contre les murs, peut exploser à tout moment... Les enfants autistes étant très sensibles à l'énervement de leurs parents, on entre dans une spirale infernale, et la situation peut se dégrader très vite. Il arrive que tout le monde devienne fou.»

Certains parents, épuisés, craquent. Tel ce père qui avait enfermé, il y a quelques semaines, son fils dans un garage et menaçait de le tuer. Un fait divers tragique émerge parfois, mais la plupart restent dans le silence.

« Les autistes, on ne les voit pas, on ne les entend pas, souligne Élisabeth. Ce sont des drames cachés que vivent des familles entières.» Des milliers de drames qui se jouent dans l'ombre, et pour lesquels il est urgent de réagir.

 

12/5/04 - 00 H 00 - Mis à jour le 7/4/05 - 15 H 53

11 mars 2014

Portrait du jour : Isabelle Resplendino

Des mots grattent, blog d’Isabelle Resplendino

Sa chaine Youtube

 

Son engagement auprès des associations françaises :

Déléguée d’Autisme-France pour la Belgique

Collabore régulièrement avec les associations françaises suivantes :

Association Nationale de Défense des Personnes Handicapées en Institution

Collectif EgaliTED

Association pour les droits des personnes autistes près de la frontière belge

Son engagement auprès des associations belges :

Administratrice de l’Association des Parents pour l’Épanouissement des Personnes avec Autisme

www.participate-autisme.be

Représentante de la Concertation des 4 associations :

APEPA,

AFrAHM, (Association Francophone d’Aide aux Handicapés Mentaux)

APEM-T21, (Association de Personnes porteuses d’une Trisomie 21, de leurs parents et des professionnels qui les entourent)

AP³ (Association de Parents et de Professionnels autour de la Personne Polyhandicapée)

Représentante de la Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel (plateforme commune avec l’UFAPEC, Union francophone des Associations de Parents de l’Enseignement Catholique)

Membre du Conseil Supérieur de l’Enseignement Spécialisé

Animatrice de la Commission Intégration de la Ligue des Droits de l’Enfant

Membre actif de la Ligue des Droits des Personnes Handicapées

Membre actif du Collectif d’associations « Grandir Ensemble »

Membre actif d’Ensemble pour une Vie Autonome

11 mars 2014

Les enfants autistes et leurs parents ont des droits

article publié sur le site de la ville de SECLIN
JPEG - 30.5 ko
Audrey Rizzon (à gauche) a organisé une journée d’informations juridiques à destination des parents d’enfants autistes, avec l’intervention de Me Sophie Janois, avocate spécialiste du droit de la santé et de l’autisme

L’association EPAJ 59, présidée par Audrey Rizzon, associée à EPAJ 08, présidée par Stéphanie Chassel, a organisé, vendredi 28 février, une journée d’informations juridiques et d’accès aux droits à destination des parents d’enfants autistes, dans la salle Ronny-Coutteure.

Cette journée a été animée par Maître Sophie Janois, avocate spécialisée dans le droit de la santé et de l’autisme, qui parcourt toute la France pour permettre aux parents de pouvoir faire valoir les droits de leurs enfants dans tous les domaines de la vie quotidienne : auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées, auprès de l’Education Nationale pour la scolarisation des enfants, auprès des établissements médico-sociaux, etc… « Beaucoup de parents ont beaucoup de difficultés à faire respecter ces droits fondamentaux. Cette journée est donc très importante pour faire avancer les choses dans l’intérêt des familles et des enfants », constate Audrey Rizzon, soutenue par le maire, Bernard Debreu, et le conseiller délégué à la Santé et au Handicap, Robert Vaillant, venus saluer l’initiative.

9 mars 2014

La JOURNEE BLEUE est un évènement mondial de sensibilisation à l'autisme

La JOURNEE BLEUE - Journée mondiale de sensibilisation à l'Autisme

logo journée mondiale autisme oeil

mercredi 2 avril 2014

PARTOUT (pas de rassemblement, pas de déplacement requis !) - Là où vous conduisent vos occupations du jour !

Bonjour à tous,

Comme l'an dernier (et même celui d'avant !) voici l'évènement facebook pour la JOURNEE BLEUE, journée mondiale de sensibilisation à l'autisme.

LE 2 AVRIL

Pourquoi "LA JOURNEE BLEUE" ?
Le bleu est la couleur associée à l'Autisme. C'est donc une appellation symbolique.

Cette journée est simplement un jour de solidarité, de soutien et d'information concernant l'Autisme.

_____________________________________________

LE PRINCIPE EST SIMPLE :

IL SUFFIT JUSTE DE PORTER
UN VETEMENT OU ACCESSOIRE BLEU
en symbole de solidarité.

(Pas de déplacement ou de rassemblement demandé. Portez cet habit ou accessoire tout au long de cette journée, au travail, chez vous, en faisant vos courses... en vacant à vos occupations habituelles !)
______________________________________________

Si vous en avez envie, n'hésitez pas à poster une photo de vous avec votre vêtement/accessoire bleu sur le mur de cet évènement !
Je vous y encourage trèèèèès vivement !

!!!!!!!!!!!!!

Important:
PARLEZ DE CETTE JOURNEE AUTOUR DE VOUS,

DIFFUSEZ CET EVENEMENT S'IL VOUS PLAIT.

C'est important pour beaucoup de personnes.

MERCI.


Orlane Dso.


---------
Info.
Qu'est-ce que l'autisme ?
L'autisme est un trouble du développement précoce dans lequel la communication et les interactions sociales réciproques sont perturbées ; la personne autiste manifeste des intérêts restreints et/ou s’adonne à des activités stéréotypées et répétitives.

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Info 2.
Nous avons, avec quelques proches, créé une association de soutien aux personnes autistes et à leur famille dans 94.
Son nom : Autisme et cetera (n'hésitez pas à aimer et visiter la page).
Nous travaillons en étroite collaboration avec l'association Sur les bancs de l'école qui nous apporte un important soutien.
N'hésitez pas à soutenir ces associations (et toutes les autres) dans leurs démarches auprès des structures, institutions et familles.

9 mars 2014

Les droits de l'enfant en Russie examinés par l'ONU

article publié par BICE (Bureau Internatinal Catholique de l'Enfance)

mercredi 26 février 2014

Les 23 et 24 janvier dernier, la délégation russe a présenté les avancées de son pays en matière de droits de l’enfant et répondu aux nombreuses questions des experts du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies.

Handicap, justice juvénile et travail des associations au cœur des débats

Handicap des enfants en Russie

Mme Wijemanne, membre du Comité, a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre une éducation inclusive1 alors que 200 000 enfants en situation de handicap ne sont actuellement pas scolarisés et que de trop nombreux enfants sont placés en institutions. L’experte a également interrogé la délégation sur la surmédicalisation de ces enfants. En réponse, la délégation russe considère "l’éducation inclusive comme l’une des formes possibles pour l’éducation des enfants handicapés, mais pas la seule" et cite un programme d’éducation à distance grâce auquel 22 000 enseignants ont reçu une formation spéciale ainsi que des parents pour les aider à accompagner leurs enfants.

Pour en savoir plus : notre article "La face cachée des orphelinats en Russie"

Justice juvénile en Russie

Le Comité des droits de l’enfant s’est montré très préoccupé par la situation des enfants en conflit avec la loi. La Russie a dû s’expliquer sur le rôle joué par la campagne "anti-jeunes" menée par l’Eglise orthodoxe et qui pourrait ralentir l’adoption d’un système de justice juvénile spécifique.

Bien que la délégation ait présenté les mesures adoptées dans ces domaines en faveur d’une meilleure prise en compte de l’intérêt de l’enfant, la Russie a reconnu qu’elle doit faire des efforts pour instituer un système de justice juvénile conforme aux standards internationaux.

Enfin, l’experte Renate Winter est intervenue sur le rôle de la société civile et les difficultés rencontrées par les ONG depuis l'adoption de la loi de 2012. La Russie a aussi été questionnée sur l’indépendance du médiateur et sur son accessibilité aux enfants.

Le Comité des droits de l’enfant se saisit des recommandations exprimées par le BICE

Le BICE avait soumis au Comité en juin 2013 un rapport alternatif élaboré avec l’organisation russe Malenkaya Strana. Les préoccupations exprimées dans ce document ont été amplement relayées dans les conclusions du Comité.

Relations avec la société civile

Alors que le BICE encourage la Russie à favoriser le dialogue avec les représentants de la société civile, il se félicite que le Comité exhorte l’Etat d’abroger la loi de 2012 qui oblige certaines ONG à s’enregistrer en tant "qu’agents étrangers".

Pour un système de justice juvénile spécifique et adapté aux enfants

Préoccupé par la situation des enfants en conflit avec la loi en Russie, le BICE plaide pour la mise en place d’un système de justice juvénile conforme à la Convention relative aux droits de l’enfant. Le Comité abonde dans ce sens et recommande notamment d’accélérer l’adoption de lois sur l’établissement de tribunaux pour mineurs avec du personnel spécialisé, de passer à une approche réparatrice et d’élaborer des mesures visant la réadaptation et la réinsertion complètes pour tous les enfants en conflit avec la loi.

Lutte contre les abus sexuels et les mauvais traitements

La violence contre les enfants est l’une des préoccupations majeures du BICE et du Comité. A cet égard, ce dernier a recommandé d’interdire toute forme de châtiment corporel dans toutes les situations et notamment à la maison et dans les institutions prenant en charge les enfants. Des mesures institutionnelles doivent aussi être mises en place afin de prévenir l’exploitation et les abus sexuels et fournir une réhabilitation aux victimes.

Améliorer le respect des droits des enfants en situation de handicap

Une attention particulière a été portée aux enfants en situation de handicap : le Comité recommande d’empêcher le placement de masse en institution notamment grâce à un meilleur soutien aux familles de ces enfants et l’accès à une éducation inclusive. De plus, le Comité recommande d’adopter le projet de loi sur l’inspection des institutions accueillant des enfants ainsi que de contrôler les diagnostics relatifs aux handicaps mentaux des enfants.

Documents de l'ONU

En parallèle a eu lieu également l’examen du Chili sur les droits de l’enfant : découvrez ici les principales conclusions.

1L’éducation inclusive implique de partir du droit de tous les enfants à une éducation de qualité et non des “besoins” décrétés de certaines catégories d’enfants, qui sont relégués dans des dispositifs qui les isolent des autres.

7 mars 2014

Autisme France -> Lettre à la Ligue des Droits de l'Homme - à propos du soutien au film à ciel ouvert

article publié sur le blog "Des mots grattent"

Lettre à la Ligue des Droits de l'Homme
                                                        Ligue des Droits de l'Homme
                                                        138, rue Marcadet
                                                        75018 Paris
                                                                                                                          Paris, le 4 mars 2014

 

Objet : Votre soutien au film documentaire « A ciel ouvert », de Mariana Otero
  

 

 
Mesdames, Messieurs,
 
Nous avons pu lire que la Ligue des Droits de l’Homme soutenait le film « à ciel ouvert » de Mariana Otero.
 
Autisme France et les parents d’enfants avec autisme sont très choqués qu’un organisme de défense des Droits de l’Homme puisse ainsi faire la publicité d’un film prosélyte sur la psychanalyse prétendant s’appliquer à ce qui serait la « psychose infantile ». Nous rappelons que cette appellation issue de la CFTMEA, classification franco-française, n’est absolument pas reconnue par la communauté scientifique internationale, et que la Haute Autorité de Santé et la CNSA mettent en avant dans leurs documents la CIM, classification internationale de l’OMS.
 
Les enfants du Courtil présentent de l’autisme et/ou une déficience intellectuelle, et/ou sont issus de milieux défavorisés, mais ils sont tous considérés par l’équipe des professionnels du Courtil comme « psychotiques », l’équipe n’est pas là pour les éduquer, mais pour « les accompagner dans leur folie »…
 
Comment peut-on encore accepter ces concepts archaïques et révolus en 2014 ? Que faites-vous du droit à l’éducation, à l’inclusion dans la société ?
 
Vous trouverez ici des propos issus d’une conférence donnée par des responsables du Courtil à propos de l’autisme :
 
Vous trouverez ici le témoignage édifiant d’une famille dont le fils a passé un an et demi au Courtil :
 
Vous trouverez sur ce forum la critique d’un spectateur du film, (pseudonyme « Pifpof »), postée le Mardi 7 Janvier 2014 à 02h06 :
 
Pour rappel, la psychanalyse ne fait pas partie des pratiques recommandées pour les interventions éducatives et thérapeutiques coordonnées chez l’enfant et l’adolescent. Des centaines de milliers de familles françaises vivent des drames car elles n’ont pas ou pas eu accès aux programmes recommandés, les seuls à pouvoir assurer à leurs enfants le soutien éducatif nécessaire : la dignité d’être humain, c’est de pouvoir accéder à la communication, à la compréhension de son environnement, aux interactions avec les autres, la dignité c’est de devenir autonome.
 
Nous ne comprenons pas pourquoi la Ligue des Droits de l’Homme fait de la publicité pour une pratique, fondée sur une croyance, qui ne repose sur aucune démarche scientifique validée et ne respecte pas les droits des enfants autistes. Nous pensons que vous avez été peut-être été abusés par un discours séduisant, comme l’UNAPEI l’a été, dont la Présidente a publié un erratum en haut de la page 2 de sa lettre d’information du 10 février 2014.
 
Nous attendons de vous qui luttez pour les droits de l’homme et du citoyen, un engagement majeur pour défendre l’accès aux droits des personnes autistes : droit au diagnostic, droit à l’éducation, droit à la scolarisation, droit à la vie citoyenne la plus ordinaire possible. Cela procède d’une démarche humaniste que de rechercher la dignité de l’homme par l’apprentissage de l’autonomie, l’éducation, l’accès à la citoyenneté et, selon la déclaration de l’UNESCO en 1977, « la possibilité de participer pleinement à toutes les activités de la Communauté, offertes à ceux qui n’ont pas de handicap ».
 
L’attente d’une utopique « émergence du désir », basée sur le postulat que le handicap serait « le choix du sujet » n’est qu’un délaissement et une excuse à cette inaction et au refus d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de son rôle d’éducateur. Stanislas Tomkiewicz a dit aussi : « La pire maltraitance que l'on peut faire à une personne autiste est de ne pas l'éduquer et de la laisser croupir dans son autisme ».
 
Nous vous remercions de votre attention et espérons que vous prendrez en compte l’émoi que l’appui de votre respectable institution au film de propagande a suscité auprès des familles concernées.
 
Danièle Langloys, Présidente
Isabelle Resplendino, Secrétaire-adjointe, Déléguée aux Français de Belgique
7 mars 2014

Autisme : Le retard français est phénoménal !

article publié dans hopital.fr

[Hopital.fr] - Huit mois après sa présentation, le 3e Plan autisme peine à être mis en œuvre, et le Conseil de l’Europe vient de nouveau de condamner la France pour discrimination à l’égard des enfants autistes. Danièle Langloys, présidente d’Autisme France, exprime l’exaspération des familles.

Hopital.fr : Comment expliquer cette énième condamnation de la France par le Conseil de l’Europe ?

D. Langloys : C’est la 5e condamnation de la France depuis 2004, toujours pour les mêmes motifs : discrimination des personnes autistes, défaut d’éducation, de scolarisation et de formation professionnelle. Ces manquements ont une raison principale : la vision archaïque de l’autisme qui a prévalu chez nous pendant 40 ans, celle d’une maladie psychiatrique due à un problème dans la relation à la mère, et donc abordé sous l’angle de la psychanalyse… Les pays anglo-saxons ont une approche bien plus pragmatique de l’autisme, et mettent en œuvre les mesures éducatives et d’accompagnement adaptées aux difficultés des enfants. Tandis qu’en France, on préfère encore bien souvent investir dans des âneries psychanalytiques plutôt que dans la création de services adaptés et de proximité pour l’intervention précoce et la scolarisation, par exemple les SESSAD (service d'éducation spécialisée et de soins à domicile). Mais ce serait encore mieux si l’Education Nationale se donnait les moyens de scolariser nos enfants avec le soutien nécessaire dans l’école.

Hopital.fr : Le 3e Plan autisme, annoncé en mai 2013 et qui prévoit notamment la création de 3 400 places d’accueil supplémentaires en maternelle d’ici 2017, est-il une réponse adaptée aux besoins ?

D. Langloys : La ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, a eu le courage de s’élever contre la dictature de la psychanalyse, mais elle semble peu soutenue. Créer dans chaque rectorat, d’ici 2015, une unité d’enseignement spécialisée en école maternelle pour quelques enfants autistes, c’est une bonne chose. Mais dispose-t-on des équipes éducatives compétentes ?  Et qu’est-ce que 700 places au total quand 6 000 à 8 000 enfants autistes naissent chaque année ?

Développer l’intervention précoce auprès de ces enfants est indispensable, mais le retard accumulé dans ce domaine est phénoménal.

Hopital.fr : En quoi la situation des adultes autistes est-elle également très préoccupante ?

D. Langloys : Les chiffres donnés dans l’introduction du 3e Plan autisme sont éloquents : 68% des enfants et 90% des adultes n’ont pas d’accompagnement spécifique à leur handicap. Il s’agit là d’une vraie maltraitance par défaut. Or, les deux tiers des personnes autistes n’ont pas de retard mental associé, et seraient donc à même de mener une vie relativement autonome ! Seuls 6 SAMSAH (service d’accompagnement médico-social pour adultes handicapées) existent en France. On ne laisse aucune chance aux adultes autistes.

Propos recueillis par Catherine Holué

4 mars 2014

De la joie, de la chaleur et de la bonne humeur avec l'association A Bras Ouverts

élise abo mon truc en plumes

Comme vous le savez, Elise part depuis de nombreuses années avec A Bras Ouverts ...
Ce fut encore le cas ce week-end où elle a passé de merveillleux moments en compagnies de deux de ses vieilles connaissances Claire-Héli & Xavier qui font comme elle partie "des Balladins" et ont à quelque chose près la même ancienneté dans l'association.

Ils se connaissent depuis longtemps et suffisamment puisque Xavier est un camarade de promotion de l'hôpital de jour du Perreux et Claire-Héli était avec elle dans la section adolescents de l'IPPA de Maisons Alfort ...

ABO leur permet donc de maintenir le lien ...

Merveilleux week-end cette fois-ci encore avec en binôme une accompagnatrice super en la personne de Violaine qui avait déjà croisé Lisou au jour de l'an et qui s'est montrée enchanté de son évolution ... il faut dire qu'à l'époque Elise n'était pas très en forme ... mais bon la période est passée.

Le fait nouveau dans la période actuelle est que les mariages se succèdent au sein des accompagnateurs des balladins, suivis rapidement de naissance ...  et ce sont des couples avec bébé qui pilotent le groupe comme ce fut le cas samedi et dimanche dernier avec Claire et Cyrille & leur petite Charlotte.

Le week-end précédent c'était Florence et Jean avec leur petit Samuel.

Ce ne sont que deux exemples parmi d'autres ... sympa non !!!

PS Quand je fais le point, je note qu'Elise est partie fêter le nouvel an, les 9&10 mars, 8&9 juin, 13&14 juillet + le séjour du 18 au 23 août 2013 etc. Quand je vous dis qu'ABO est sa seconde famille ce ne sont pas de vains mots !

Dites ABO et les yeux d'Elise étincelles !!!

Ci-dessous avec Sabine qui l'accompagnait en week-end ... au mois de juin

élise abo mon truc en plume avec Sabine

 

Et pour faire bonne mesure avec Violaine lors du week-end des 1&2 mars

Elise et Violaine son binôme 1&2 mars 2014

3 mars 2014

Mercredi 2 avril journée mondiale de l'autisme : je porte du bleu

journée mondiale de l'autisme 2 avril

2 mars 2014

Auch. Quand Moussaron bouleverse Jean-Luc Mélenchon

article publié dans la Dépêche

Publié le 02/03/2014 à 03:51 | 

Jean-Luc Mélenchon a été attentif aux discours des membres du Collectif./ Photo DDM, Sébastien Lapeyrère

Jean-Luc Mélenchon a été attentif aux discours des membres du Collectif./ Photo DDM, Sébastien Lapeyrère

La tête entre ses mains, les yeux rougis par l’émotion, Jean-Luc Mélenchon est «bouleversé» par les récits qu’il vient d’entendre.

Avant de monter à la tribune (lire article ci-dessus), le co-président du Parti de gauche a rencontré des membres du Collectif des salariés et anciens salariés de l’Institut médico-éducatif de Moussaron, situé à Condom.

«J’avais lu des choses à ce sujet, notamment le rapport de l’Agence régionale de la santé (ARS), indique l’ancien sénateur. Mais là, je suis choqué par les différentes expériences que ces personnes m’ont racontées.» Salariés, anciens salariés ou familles d’ex- pensionnaires de l’IME, tous ont relaté les «conditions exécrables de travail et de prise en charge des résidents». «Où est la dignité humaine là-dedans ?», interroge une ancienne salariée.

En novembre dernier, suite au rapport de l’ARS faisant état de «maltraitance institutionnelle», Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux personnes handicapées, prend l’initiative de placer l’IME sous tutelle en désignant un administrateur provisoire. Une décision qui, selon le Collectif, «n’a rien changé». «Mais comment est-ce possible ?», interroge Jean-Luc Mélenchon, qui durant près de 45 minutes a écouté attentivement les membres du Collectif pour «essayer de comprendre». «Mais là, il y a quelque chose qui m’échappe, soupire-t-il. Comment peut-on laisser des enfants dans cet environnement ?». S’il ne détient pas la réponse, l’ancien ministre a promis qu’il «ferait du bruit» pour faire évoluer la situation.

Le Collectif, qui a déjà tenté d’alerter les pouvoirs publics, n’attend que ça.

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