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"Au bonheur d'Elise"
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28 avril 2014

Belgique : les chiens aboient et la caravane passe ...

article publié sur le site du GRATH

Libération s'est fait l'écho de certaines pratiques scandaleuses au détriment des personnes handicapées accueillies en Belgique la semaine dernière. Et la nouvelle Ministre a tapé du poing sur la table. Comme ses prédécesseurs à chaque article du même genre, et il y en a de plus en plus.

Voici la réaction de la Ministre, et à la suite, les réactions du Grath et d'Autisme France à la réaction de la Ministre :

Réaction de Ségolène Neuville, secrétaire d’état aux personnes handicapées et à la lutte contre l’exclusion, à l’article du journal Libération sur l’accueil des personnes handicapées françaises en Belgique

Suite à l’article du journal Libération paru aujourd’hui sur l’accueil des personnes handicapées françaises en Belgique, Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion s’est entretenue avec Eliane Tillieux, ministre wallone des affaires sociales.
Dès ce matin les services wallons ont réalisé une inspection dans les centres mis en cause par le journal Libération.
L’article de Libération met en avant une situation intolérable qui touche de manière isolée des établissements wallons : cette dénonciation est salutaire mais le Gouvernement n’a pas attendu cette alerte pour travailler sur ce sujet.
Un accord franco-wallon est ainsi entré en vigueur en mars 2014. Cet accord permet aux inspecteurs français de se rendre en Belgique afin de contrôler, de manière commune avec des inspecteurs wallons, les centres hébergeant des ressortissants français.
Un inspecteur a d’ores et déjà été désigné  par l’ARS Nord Pas de Calais pour se rendre en Belgique très rapidement pour une inspection conjointe.
L’accueil des personnes handicapées françaises en Wallonie n’est pas une « filière » comme le met en avant le journal Libération mais bien une réponse limitée à des situations précises. Il existe en Belgique des établissements de qualité dont certains sont à la pointe dans l’accompagnement des personnes handicapées. L’article du journal Libération et les cas particuliers qu’il pointe ne doivent pas masquer la qualité de la coopération entre la France et la Wallonie en la matière.
Surtout, l’accompagnement des personnes handicapées en France ne se résume pas à ces situations précises : les Français accueillis en Belgique ne représentent que 1% du total des Français accueillis en établissement. On compte 10 000 établissements en France qui accueillent 460 000 personnes handicapées. L’Etat ouvre 4 000 places supplémentaires chaque année pour faire face aux nombreuses demandes.
Ces 460 000 personnes handicapées sont accueillies et accompagnées grâce à un secteur associatif fort, constitué d’associations de parents, qui ne laisse heureusement aucune place au secteur commercial. Il faut saluer le professionnalisme de ces structures et des 280 000 personnes qui y travaillent.
En France, l’exigence en matière d’accueil des personnes handicapées est telle qu’elle ne permet pas le développement d’un secteur lucratif qui pourrait faire des bénéfices avec de l’argent public au détriment des personnes handicapées. C’est pour éviter ces abus en Belgique que Ségolène Neuville et Eliane Tillieux se sont entretenues ce matin et qu’elles se rencontreront sur place au début du mois de mai.

Réaction du GRATH

Madame la Ministre,
Avec d’autres, le GRATH dénonce de très longue date ce scandale qui touche un nombre très significatif de personnes handicapées exilées en Belgique. Outre ces maltraitances dont se fait l’écho Libération après tant d’autres, il ne faut pas oublier que ce sont des milliers d'emplois pour la France qui sont offerts à la Belgique, car les tarifs consentis à ces établissements accueillant des Français sont aujourd’hui très proches de ce qui se pratique chez nous. Sachant la quête de votre gouvernement pour la création d’emploi, nous pensons que cet argument peut aussi vous interpeller.
Nous voulons bien que tout le monde soit en train de réagir, mais il faut quand même savoir que cela fait des années et des années que l’on nous sert cette réponse avec la même conviction et que le nombre de handicapés français accueillis en Belgique ne cesse de progresser inexorablement.
Passons sous silence le déplorable rapport parlementaire de Cécile Gallez qui a contribué à cette progression, et rappelons-nous celui de Jean-François Chossy dont je vous adresse un extrait.
Nous souhaitons que cette fois des actions vraiment exemplaires - et efficaces - soient menées et nous vous accordons pour cela notre confiance à priori.

Réaction d'Autisme France

Les familles ont été très décontenancées par ce communiqué.
Bien sûr il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur les structures belges dans leur ensemble : il reste que leurs critères de qualité sont peu exigeants par rapport aux nôtres, à l’exception notable de quelques services d’excellence.
Nous aurions aimé qu’on se penche sur la “déportation” de 6500 de nos concitoyens en Belgique (dont une bonne partie sont autistes) : leurs familles n’ont pas choisi cette solution, et c’est contraire à la Convention ONU des Droits des Personnes Handicapées. Que dirait-on si ce phénomène touchait des personnes pour un critère de race ou de religion ? Ce serait un tollé, mais quand il s’agit de personnes handicapées, la tolérance semble très grande.
Certes la convention-cadre a été signée mais le comité de suivi ne s’est toujours pas réuni et il n’y aura guère de moyens pour en vérifier le fonctionnement et faire les contrôles nécessaires. Nous risquons donc d’avancer de scandale en scandale...en oubliant au passage les causes de cet exil de masse : services en nombre insuffisant et/ou inadaptés, en particulier pour les personnes autistes. Il faut à cet égard distinguer l’accueil des enfants français en Belgique, très souvent autistes, dicté par le scandale français du refus de leur scolarisation, et l’autre scandale de l’imposition de pratiques d’un autre siècle, refusées par les familles, et l’accueil des adultes dont l’origine est d’abord l’absence de services et parfois l’exclusion subie par certaines personnes autistes de leur structure en France. Accessoirement si les adultes, dans leur enfance, avaient bénéficié comme dans d’autres pays, du soutien éducatif nécessaire, ils ne seraient pas majoritairement dans l’état de dépendance qui est trop souvent le leur.
Enfin nous ne comprenons pas qu’on puisse écrire que les associations gestionnaires sont des associations de parents. La majorité ne le sont pas.
Il y aurait déjà beaucoup à dire sur l’obligation de fait pour certaines associations de parents de devenir gestionnaires, parce que les besoins de leurs enfants ne sont pas pris en compte avec des critères éducatifs conformes à la qualité qu’ils sont en droit d’attendre : le cas de l’autisme est emblématique. Il reste que la parole des usagers et de leurs associations est très peu prise en compte en France que ce soit dans les COMEX des MDPH, les CDAPH, les CRSA (et donc dans les commissions médico-sociales et appels à projets).
Les commissions droits des usagers des CRSA n’ont ainsi nullement l’obligation de prendre en compte la situation dans le médico-social, ce qui en dit long.
Pour notre part, nous avons ouvert une délégation aux Français handicapés de Belgique, devant le nombre croissant de situations de détresse, et notre déléguée a rédigé un guide à leur intention que je vous mets en pièce jointe.
Nous savons pouvoir compter sur votre aide, madame la Ministre, pour faire avancer ces dossiers.

 

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26 avril 2014

Voile avec Envol Loisirs -> Reprise samedi 17 MAI 2014

Calendrier - horaires:

- Accueil 14h – mise en place

- Navigation de 14h30 à 16h30 -17h

2 ou 3 rotations de 15 minutes suivant les conditions météo

 

  • 17 Mai 2014 : Reprise & inscription
  • 24 Mai 2014
  • 31 Mai 2014
  • 7 Juin 2014
  • 14 Juin 2014 (Porte ouverte VGA Volie)
  • 21Juin 2014
  • 28 Juin 2014
  • Option 5 juillet 2014

Essais possible à chaque séance pour les nouveaux arrivants

 

Bateaux :

- Caravelle : loisirs – régate en groupe

- Vent d'Ouest: plus sportifs

 

Inscription :

Chaque participant est licencié à la Fédération Française de Vol. Il est impératif de disposer de vos inscriptions et des documents d’accompagnements pour être assurés et être en règle pour naviguer :

  • Fiche VGA - Autorisation parentale
  • Certificat médical de non contre indication à la pratique de la voile
  • Test aptitude de comportement dans l’eau
  • (délivrer par le centre, la piscine…)

 

A votre disposition pour tout renseignement.

 

A bientôt sur le quai de la Pie.

 

 

P1030422

Thierry

+06 20 31 36 83 & contact@envol-loisirs.org

P1060182

 

 

 

 

 

bulletin inscription Voile Envol-loisirs
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Envol Loisirs_ activité voile 2014 Prése
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25 avril 2014

Le scandale des handicapés en Belgique à la une de Libé

Vendredi 25 Avril 2014 - 09h38

tiret vert vivrefm toparticle publié sur Vivre FM

 Libération a pu se rendre dans l'établissement des "Boutons d'or", à Celles, en Belgique, qui accueille des français. Le quotidien publie des photos chocs qui révèlent les conditions désastreuses des résidents. Les associations dénoncent le manque de places adaptées en France.

Libé dénonce les conditions d'accueil des personnes handicapées en Belgique
Libé dénonce les conditions d'accueil des personnes handicapées en Belgique

La prise en charge "calamiteuse" des résidents fait l'objet de publication de photos chocs dans Libération, vendredi 25 avril. On y voit une jeune résidente enfermée dans une pièce insalubre, allongée sur un matelas, à même le sol, en guise de lit.

D'autres chambres sont photographiées. Le sol y est arraché, des fils électriques sont dénudés, des vêtements sales traînent dans les couloirs. La description des chambres est accablante : elles sont "glaciales", "le chauffage ne fontionne visiblement pas, plusieurs radiateurs sont par terre", "il n'y a pas de volets ni de rideaux aux fenêtres". 

Si les chambres sont équipées de lits médicalisés, ils ne sont pas branchés pour autant. "Les prises traînent par terre"

Pas de réelle prise en charge

Libération décrit son arrivée dans la résidence : "on pénètre par l'entrée de service. Un long couloir étroit et sombre. Au bout, une porte fermée à double tour. Derrière, six personnes, très lourdement handicapées. [...] Après quelques minutes de flottement, nous comprenons qu'ils sont seuls, livrés à eux-même dans cet immense vestibule où tout résonne."

Les résidents errent sans surveillance dans les couloirs, "un homme d'une soixantaine d'années déambule, nu."

La pénurie en France

Le quotidien dénonce les actes "intolérables" de la France. Elle manque terriblement de places dans les centres pour accueillir des personnes handicapées. Alors la France "sous-traite depuis des années la prise en charge d'une partie de ses ressortissants handicapés, surtout mentaux, à la Belgique".

La prise en charge des personnes handicapées est beaucoup moins coûteuse en Belgique. L'accueil des français y est devenu un "business". Un belge dans ce "business" témoigne : "La banque vous prêtera facilement car elle sait que ce business rapporte".

"C'est une bombe qui est en train d'exploser"

Isabelle Resplendino, déléguée de l'association "Autisme France", réagit dans Libération: "On prend le problème à l'envers. Si on scolarisait plus les enfants handicapés, beaucoup deviendraient des adultes autonomes et nous ne serions pas dans cette situation de pénurie. [...] La situation s'aggrave de jour en jour. C'est une bombe qui en train d'exploser. [...] Peut être est -il déjà trop tard..."

Déjà en janvier le journal Le Monde avait dénoncé les conditions d'accueil des personnes handicapées en Belgique. En mai 2013, Marie-Arlette Carlotti avait signé une convention avec l'état belge pour tenter d'améliorer la situation.

Louise Bernard

25 avril 2014

Chronique du scandale ordinaire - Autisme France

Pour protéger les familles, les dossiers figurent avec des initiales, il n'y a que le numéro du département, et quelques lignes pour résumer. L'autisme en France, une honte nationale.


 ► 11/12/2013 - Département 44

B. R.

Parents d'un jeune adulte de 23 ans.

Que faire bien qu'il soit orienté ESEAT par la MDPH et  qu'il ne puisse intégrer une structure ?

Que faire puisque voilà 5 ans il vit à notre domicile, sans rien faire, au point où des tocs, maintenant apparaissent et le font souffrir ?

 A quel titre payons-nous des impôts sur le revenu ?

 N'existe-t -il pas des lois qui obligent : l'état, les collectivités, les associations, les structures adaptées à venir à l'aide à la personne humaine, et aux parents désespérés ?


► 19/10/2013

 C.B.

Un grand merci pour votre très gentille invitation. c'est avec beaucoup de regrets que je vais décliner l'invitation, mais nous déménageons aux Etats-Unis le 29 octobre.

En effet, mon mari a eu une opportunité d'embauche la bas et nous n'avons pas hésité une seule seconde.

Il est très dommage que l'autisme ne soit pas mieux pris en charge en France. Je sais à quel point vous essayez de faire changer les choses et je vous souhaite de tout coeur de réussir dans votre lutte.

Ma fille Stéphanie, asperger est en 3ème cette année et on nous a dit qu'il n'y avait pas de solution pour elle après la 3ème.

Vous comprendrez donc notre soulagement de la savoir prise en charge aux Etats-Unis jusqu'à la fin du Lycée, avec des enseignants qui connaissent et s'adaptent à la différence.

tiret vert vivrefm topLire la suite sur le site d'Autisme France

24 avril 2014

Vaincre l'autisme demande l'annulation du 3eme plan

article publié dans le quotidien du médecin

 24/04/2014 Imprimer  Envoyer par email

L’association Vaincre l’Autisme a saisi le Conseil d’État pour demander l’annulation de la circulaire d’application du 3e plan autisme, datée du 13 février 2014, au motif qu’il réserve une trop grande place à l’approche psychiatrique du handicap, « d’obédience psychanalytique en France ».

Selon l’association, le document « affirme une place prépondérante aux structures de psychiatrie dans le suivi des personnes avec autisme ou autres troubles envahissants du développement (TED) » et « porte atteinte au droit de la scolarisation des enfants autistes ».

La circulaire indique qu’il est « primordial de s’assurer de la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés, notamment les structures de psychiatrie (infanto-juvénile et générale) dont le rôle doit être soutenu et dont l’évolution doit être accompagnée ». « Derrière une bonne volonté affichée, c’est tout un système qui perdure », commente le président M’Hammed Sajidi, rappelant la position de la Haute autorité de santé (HAS) sur les approches psychanalytiques et la psychothérapie institutionnelle, jugées non consensuelles.

Défense de certains psychiatres

L’association reproche également à la circulaire de « bloquer la possibilité de placer les unités d’enseignement au sein des établissements scolaires ordinaires » au profit des structures médico-sociales. Ce plan « ne s’inscrit nullement dans une démarche expérimentale » et cherche à « ménager les spécialistes de la psychiatrie psychanalytique », tranche Vaincre l’autisme.

À front renversé, l’Union syndicale de la psychiatrie (USP) déplore le rejet de la psychanalyse et de la psychothérapie institutionnelle. « Elles ne sont pas interdites, et ont leur place dès qu’elles peuvent soutenir chacun, chaque équipe, et leur travail, dans les entreprises difficiles où ils sont engagés », argumente l’Union. Critiquant la « pensée formatée » des pouvoirs publics, elle dénonce le refus de l’Agence régionale de santé d’accorder une dépense de formation de 80 % pour deux psychologues d’un centre médico-psycho-pédagogique du Val-de-Marne.

Coline Garré

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24 avril 2014

Elise a passé le week end des Pâques avec les Balladins

ABO esprit

Pour le grand week-end pascal, Elise est partie dans une grande maison près de Coulommiers.
Cyrille comme responsable de groupe accompagné par son épouse Claire et leur petite Charlotte (4 mois et 3 we au compteur!) ... et Anne-Laure & Cécile étaient les accompagnateurs.

Elise, Sébastien & Hippolyte des balladins qui se connaissent bien ... Cécile accompagnait Elise.

Week-end top avec de grandes ballades dans la forêt, barbecue, feu de cheminée, danses et chants et le spectacle des chevaliers à Provins !!!  Décidemment avec ABO c'est à chaque fois le grand jeu ...

chevaliers-03

chevaliers014

 

Les activités du week-end (extrait du site ABO - espace accompagnateur)

(Je cherchais une image d'estafette ...)

gifs-sourires super pouce levé

 

"Les accompagnateurs se retrouvent de bonne heure le samedi matin autour d’un café, pour participer au ‘Briefing’. Les enfants ne sont pas encore là. Le responsable de l’activité présente " son " jeune à chaque accompagnateur, en prenant le soin de préciser ce qu’il aime ou ce qu’il n’aime pas. Il redonne également les dernières consignes pour que le week-end se passe parfaitement bien et dans un véritable esprit de rencontre, respect et bienveillance.

Au point de rencontre avec les jeunes, chaque accompagnateur est également attentif aux recommandations des parents.

estafette M&MAprès 1 ou 2 heures de route dans un de nos magnifiques minibus décoré façon A Bras Ouverts et que nous appelons " estafette ", nous arrivons sur notre lieu d’accueil : maison d’un particulier, gîte d’une communauté religieuse…

 

Ensuite nos activités sont très simples…mais passent très vite : supermarché, préparation des repas, chant, ballades, jeux, toilette…."

24 avril 2014

Dans l'affaire de l'enlèvement de Miah à Nancy, l'Unapei dénonce le traitement stigmatisant et incohérent d'une mère handicapée

 

Communiqué de presse

Paris, le 22 avril 2014

 

Dans l'affaire de l'enlèvement de Miah à Nancy,

l'Unapei dénonce le traitement stigmatisant et incohérent d'une mère handicapée intellectuelle

Mentionner dans l'alerte enlèvement la déficience intellectuelle comme étant un signe distinctif puis écrouer une personne reconnue déficiente intellectuelle : l'Unapei s'interroge sur la façon dont est traitée cette mère.

 

Dans l'alerte enlèvement diffusée par le Ministère de la justice le jeudi 17 avril dernier, la déficience intellectuelle est présentée comme étant un signe distinctif permettant d'identifier le suspect : «Déficiente mentale, âgée de 36 ans, elle mesure 1 m 75, porte des lunettes gros foyer, a des cheveux châtain foncé ondulés et légèrement grisonnants ... ».

Pour l'Unapei, mentionner dès l'alerte sa déficience intellectuelle est stigmatisant. La déficience intellectuelle ne se voit pas, quel est donc l'objectif de l'alerte enlèvement si ce n'est pas d'identifier physiquement un suspect Est-ce qu'être déficient intellectuel présente un danger accru ? De plus, s'il s'agit pour les enquêteurs et le procureur de la République d'un signe distinctif, pourquoi ne pas tenir compte de sa déficience en la plaçant en détention provisoire ?

« Le traitement de cette mère handicapée est étrange et nous interroge. Les contradictions se succèdent. La déficience intellectuelle n'est pas visible, elle ne constitue pas un signe particulier qui permet l'identification. Et pourquoi ensuite écrouer une personne qui serait présentée comme n'ayant pas la mesure de ses actes ? Tout cela est incohérent et stigmatise encore le handicap mental » déclare Christel Prado, présidente de l'Unapei.

 

A propos de l'Unapei

Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis :

Créé en 1960, l'Unapei est le premier mouvement associatif français œuvrant pour la représentation et la défense des inrêts des personnes handicapées mentales. Les associations affiliées à l'Unapei agissent pour répondre aux besoins et aux attentes des personnes handicapées mentales, favoriser leur insertion et leur permettre de vivre dignement avec et parmi les autres.

L'Unapei est un mouvement national qui dère 550 associations présentes au niveau local (Apei, Papillons Blancs, Chrysalide, Envol...), départemental (Adapei, Udapei, Association tutélaire) et régional (Urapei). L'Unapei en chiffres :

- 180 000 personnes handicapées accueillies

- 60 000 familles adhérentes des associations affiliées

- 3 100 établissements et services spécialisés

- 80 000 professionnels employés dans les associations et les établissements

Plus d'informations sur : www.unapei.org

 

Contact presse : Coralie Beylot - 01 44 85 50 83/ 06 37 36 21 48 / c.beylot@unapei.org

24 avril 2014

PLan autisme : une association saisit le Conseil d'Etat

Publié le 23-04-2014 à 19h45 Mis à jour le 24-04-2014 à 07h30

Paris, 23 avr 2014 (AFP) - L'association Vaincre l'Autisme a saisi le Conseil d'Etat pour demander l'annulation d'une récente circulaire d'application du 3e plan autisme, lui reprochant notamment de réserver encore une trop grande place à la prise en charge psychiatrique de ce handicap, a-t-elle annoncé mercredi.

Dans sa requête en annulation, dont le dépôt a été confirmé à l'AFP par la haute juridiction administrative, l'association estime que cette circulaire du 13 février 2014 "affirme une place prépondérante aux structures de psychiatrie dans le suivi des personnes avec autisme ou autres TED" (troubles envahissants du développement).

La circulaire envoyée par les ministères de l'Education nationale et de la Santé aux recteurs d'académie et directeurs des agences régionales de santé (ARS) porte sur la mise en oeuvre des plans d'actions régionaux, sur les créations de places en établissements ou services médico-sociaux, et sur les unités d'enseignement en maternelle prévus par le plan autisme 2013-2017.

Concernant les plans d'actions, ce texte indique qu'il est "primordial de s'assurer de la mobilisation de l'ensemble des acteurs concernés, notamment les structures de psychiatrie (infanto-juvénile et générale) dont le rôle (...) doit être soutenu et dont l'évolution doit être accompagnée".

"Derrière une bonne volonté affichée, c'est tout un système qui perdure", dénonce Vaincre l'Autisme dans un communiqué. L'association rappelle qu'en 2012, la Haute autorité de santé (HAS) avait mis sur la touche les approches psychanalytiques, qui considèrent que ce handicap est causé par un trouble de la relation entre la mère et l'enfant, au profit des méthodes éducatives et comportementales, qui travaillent sur les apprentissages.

L'ex-ministre en charge des personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, avait exprimé sa volonté de développer les méthodes comportementales dans le cadre du 3e plan autisme.

Vaincre l'Autisme reproche par ailleurs à la circulaire de "bloquer" la possibilité de placer "au sein des établissements scolaires ordinaires" les unités d'enseignement prévues pour la maternelle.

Globalement, elle affirme que la circulaire "attribue des places nouvelles uniquement au sein de structures médicosociales préexistantes", ce qui "ne s'inscrit nullement dans une démarche expérimentale".

En février, dix mois après l'annonce du plan, plusieurs associations de familles s'étaient plaintes auprès de Mme Carlotti de l'absence de changements concrets sur le terrain.

La date de l'audience publique n'a pas encore été fixée, a-t-on indiqué au Conseil d'Etat.

23 avril 2014

Mon fils est autiste mais il n'est pas malade

article publié dans "côté quartiers" le blog des quartiers populaires

Aline Yapo, maman seule de 51 ans, se bat au quotidien pour faire progresser son fils Kévin, diagnostiqué autiste à l'âge de 2 ans. A ses côtés, la mission handicap de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) a développé depuis 2004 un réseau d'échange et d'information pour permettre aux handicapés de prendre toute leur place dans la cité.

Ce sont des petits riens. De minuscules gestes. Des frôlements de main, des regards protecteurs. Et puis des paroles : « Kéké ! Viens on va ramasser les perles de couleur », lance Aline Yapo énergiquement à son fils Kévin, âgé de 11 et demi. « Quand il était bébé, il avait des problèmes d’équilibre. On lui a fait des scanners, des radios à l’hôpital Trousseau puis à Robert Debré mais on ne trouvait rien. » Kévin a été diagnostiqué autiste par la maison du handicap à l’âge de deux ans. « Moi, je ne comprenais rien. Alors, j’écoute et j’accepte. Quand on m’a dit que mon enfant n’était pas comme les autres, mon mari a voulu qu’on le mette à la DDASS. J’ai cru qu’on m’enfonçait un couteau dans le cœur. J’ai porté Kévin neuf mois, j’ai dit à mon mari que je ne le donnerai à personne. Je garde mon enfant », raconte-t-elle encore sous le choc. Depuis, c’est seule qu’Aline, maman de cinq enfants, fait face.

Femme de ménage à temps plein depuis 23 ans, Aline Yapo a vu sa vie basculer peu après la naissance de Kévin. « Je n’ai jamais été malade. Aucun de mes enfants n’a eu de problèmes de santé. Je ne sais pas pourquoi. Mais je n’avais pas le choix. Je me posais des questions. Je pensais si mon fils est malade, peut-être que moi aussi. » Les institutions, les dossiers à remplir, le vocabulaire spécialisé, les rendez-vous médicaux, les incompréhensions… Aline découvre un monde et se heurte progressivement aux murs des protocoles. Un parcours de combattante pour obtenir les informations sur un handicap, encore trop mal pris en charge en France. « On m’a donné un livre sur l’autisme mais je ne l’ai pas ouvert. Je n’ai pas fait d’études. Mais, comme dit un proverbe de chez moi, en Côte d’Ivoire, ‘je suis tombée dans l’eau, je n’ai plus peur de l’eau froide’ ».

Pas de vacances ni pour Kévin, ni pour sa soeur

Kévin a pu suivre une scolarité classique jusqu’à ses cinq ans à la crèche d'abord, puis dans la classe d'inclusion scolaire maternelle de Fontenay-sous-Bois grâce à une assistante de vie scolaire. Puis à l’âge de 6 ans, il est entré dans un Institut médico-éducatif à Saint-Mandé. « Il est autiste mais il n’est pas malade », explique simplement Aline Yapo. Dans la famille, ce petit garçon calme, doux et élancé tient une place essentielle : « C’est le cœur de tout le monde. Il est très protégé par ses sœurs, elles me soutiennent beaucoup. Si mon enfant pouvait être heureux, c’est tout ce que je demande», lance-t-elle. Lorsque Aline travaille, c’est Kelly, sa fille de quinze ans, qui se charge de Kévin pendant les vacances scolaires. Avec son salaire de 1400 euros par mois, difficile de prendre une garde d'enfants. « C’est dur pour ma fille. C’est une adolescente, elle aimerait sortir avec ses copines. J’ai essayé de voir si Kévin pouvait prétendre aux colonies de vacance de l’IME dans lequel il est suivi mais l’assistante sociale m’a rétorqué : « Ca coûte 3000 euros, vous les avez ? ». Je me suis rendue à l’espace des solidarités pour savoir si on pouvait m’aider financièrement mais on m’a dit qu’il n’y avait plus d’argent… Alors ni Kévin, ni sa sœur n’ont jamais pu partir en vacances ».

Manque de dialogue et d'information

Dans l’appartement de la cité des Alouettes, à quelques minutes de l’A 86, les perles en bois roses, vertes, jaunes, bleues sont éparpillées sur la table de la salle à manger. Pendant que Kévin les trie par couleur et par forme, en chantonnant, Aline dit l’amour et la souffrance mêlés d’avoir à porter à bout de bras sa famille. Lorsque son mari a quitté le domicile, il lui a laissé des tonnes de dettes. Des impayés de loyers, des crédits à la consommation dont elle n’a pas vu l’ombre d’un centime… Alors Aline rembourse en essayant de se défendre. Sur la table basse, les lettres de la banque et les factures se mêlent au cahier de correspondance de Kévin. Dedans, une longue série d’échanges écrits à la main entre Aline et la direction de l’Institut de Saint-Mandé. Pourtant, les informations semblent avoir du mal à passer... « A chaque rentrée, je recevais un dossier à remplir pour Kévin. Il y avait des tas de cases à cocher, savoir si mon fils voyait des spécialistes. C’est là que j’ai compris qu’il fallait aller voir d’autres équipes, qu’il pouvait bénéficier d’autres aides pour progresser. J'avais l'impression d'être la seule à ne pas faire suivre mon fils par des spécialistes ».

Voilà à peine un an que Kévin fait des séances d’orthophonie. « Au bout de deux mois, il a commencé à parler. Vous trouvez normal vous qu'on ne sache pas à quoi on a droit ? ». La prise en charge par des spécialistes ou pour des interventions comportementales intensives sont à la charge des familles. Par conséquent, impossible pour les plus modestes d'accéder à ce que le conseil économique et social, dans son rapport sur l'autisme d'octobre 2012, appelle « l'égalité éducative ». C'est ce pourquoi Marie-Françoise Lipp, de la mission Handicap de Fontenay-sous-Bois, se bat depuis 2004. Dans cette ville communiste, un vaste chantier a été lancé pour faire entrer les questions du handicap dans la cité. Et faire tomber les peurs sur l'autisme qui diagnostiqué tôt peut permettre à l'enfant de progresser. « On peut réduire l'impact du développement de ces troubles, on peut agir sur le langage et sur la communication. Plus on va vite, plus on améliore la qualité de vie future et on atténue les troubles du comportement qui sont une conséquence de la maladie et non une cause », précise Marie-Françoise Lipp.

Un rôle de maman et d'éducatrice

Pour faire face, Aline a joué son rôle de maman et d'éducatrice. Elle chante avec lui, elle joue, elle le stimule. « J'ai réussi à travailler avec Kévin. » Accompagnée à chaque étape, elle a pu s'appuyer sur ce service transversal de la mission Handicap de Fontenay. Et, pour Marie-Françoise Lipp, c'est toute la perception du handicap qui est à revoir. « Je suis partie d'un simple constat. Les handicapés sont invisibles dans la ville. On a une approche trop gestionnaire qui consiste à regrouper les gens qui ont les mêmes problèmes ensemble. Au lieu d'inclure, de mélanger, de s'adapter à cette minorité, on fait l'inverse, on met à l'écart. Alors j'ai proposé un projet aux élus, déjà très sensibles à cette question, pour faire que ce soient les professionnels quels qu'ils soient qui aillent vers les personnes handicapées et non l'inverse. » Concrètement, la ville devrait pouvoir offrir des lieux de proximité et de socialisation : faire du sport, de la musique, aller chez le dentiste, aller chez le coiffeur dans la ville de résidence. Aujourd'hui, beaucoup de parents passent leur temps à courir d'une ville à l'autre, d'un lieu spécialisé à un autre. Rien n'est à proximité. Tout pousse à l'isolement des familles. « En France, on imagine que tout va bien, que tout le monde est bien soigné. Mais c'est faux, s'insurge la chargée de mission. Il y a une réévaluation à mener en profondeur sur la façon dont on prend en compte l'enfant, l'adolescent et l'adulte handicapé ». A Fontenay-sous-Bois, on estime que cinq fontenaysiens par an naissent autistes ou avec un trouble envahissant du développement (TED) chaque année.

Fière et digne, Aline a décidé, peu avant la naissance de Kévin, en 2000, de monter une association de solidarité avec un village de Côte d'Ivoire. Elle choisit un projet de maison de santé. « La santé, c'est essentiel et en Afrique, les centres de soin manquent. Beaucoup de femmes accouchent à la maison ou sur le chemin de l'hôpital et ça se passe mal. J'organise des repas pour récolter des fonds. Il n'y a pas de hasards... La santé, pour moi, c'est la vie. »

Ixchel Delaporte

photo Olivier Coret

23 avril 2014

Autistes : un lieu unique à Toulouse mais menacé

article publié dans La Dépêche

Publié le 23/04/2014 à 03:47, Mis à jour le 23/04/2014 à 08:43

Les thérapeutes du centre géré par le Ceresa (ici une orthophoniste) prennent en charge 38 enfants, de 2 à 20 ans./Photo DDM, Thierry Bordas

Les thérapeutes du centre géré par le Ceresa (ici une orthophoniste) prennent en charge 38 enfants, de 2 à 20 ans./Photo DDM, Thierry Bordas

 

La fondatrice du Ceresa, association qui gère deux lieux de prise en charge d'enfants autistes à Toulouse, explique pourquoi sa pérennité est menacée.

Bernadette Rogé est un chercheur mondialement reconnu dans le domaine de l'autisme. Professeur à l'Université de Toulouse Jean-Jaurès, décorée de la Légion d'Honneur le 14 avril dernier, elle a fondé le Ceresa en 2005. Cette association portée par des parents d'enfants avec autisme est «hébergée» dans des locaux en préfabriqué, qu'elle loue sur un terrain de Lardenne, à Toulouse. Mais le 31 décembre prochain, l'association doit quitter ses locaux. Interview.

Pourquoi le Ceresa doit-il quitter ses locaux de Lardenne ?

Parce que le propriétaire du terrain nous le demande, et c'est tout à fait son droit. Le problème, c'est que nous n'avons pas de solution de repli. Nous sommes propriétaires d'un terrain, mais il n'est pas viabilisé. Dans l'idéal, nous aimerions construire nos locaux sur ce terrain, mais nous n'avons pas les financements.

Par qui sont financées vos structures ?

Notre Sessad, la structure principale qui accueille 38 enfants et emploie 37 professionnels à temps plein, est financée par l'Agence régionale de santé. Donc, par des fonds publics. Mais là, nous parlons d'investissements lourds, de la construction de locaux dignes de ce nom. C'est une autre histoire.

Pourquoi votre structure ne bénéficie-t-elle pas des moyens des autres établissements publics, comme les instituts médico-éducatifs, par exemple ?

Au départ, nous sommes une structure associative. Nous ne sommes pas dans le «moule» institutionnel de la prise en charge de l'autisme. En France, depuis une trentaine d'années, l'autisme est considéré comme une psychose infantile, prise en charge notamment avec des médicaments. J'ai introduit des méthodes de prise en charge innovantes, utilisées dans de nombreux pays. La Haute autorité de santé a donné raison en 2012 à tous ceux qui, comme nous au Ceresa, pensent que la prise en charge adéquate passe par des méthodes comportementales. Donc, on progresse. Mais cela prend du temps. La reconnaissance de notre structure par le financement de son développement serait un pas supplémentaire.


Qu'est-ce que le Ceresa ?

Le Ceresa est une association de parents d'enfants avec autisme, créée en 2005. Elle gère depuis 2007 un Sessad (Service d'éducation spécialisée et de soins à domicile), situé à Toulouse-Lardenne, et qui accueille 38 enfants. Pas moins de 37 professionnels à temps plein s'occupent de ces enfants, au sein de la structure mais aussi à domicile et à l'école. La prise en charge des enfants suit une approche pédagogique, préférée à la méthode psychanalytique. En clair, on n'y cherche pas à guérir les enfants de l'autisme, mais à apprendre aux enfants à vivre avec leur handicap. Des méthodes d'apprentissage axées sur la rééducation, importées notamment des États-Unis, permettent une prise en charge très précoce des enfants.

Propos recueill par Cyril Doumergue


Accéder au site du Ceresa :

tiret vert vivrefm top http://www.ceresa.fr/

22 avril 2014

Decazeville. Autisme Aveyron, une aide précieuse pour les familles

article publié dans La Dépêche

Publié le 22/04/2014 à 03:47, Mis à jour le 22/04/2014 à 08:09

Les éducatrices spécialisées d'Autisme Aveyron, (De g. à dr.) Florence Roumegous, pour le secteur de Millau, Vanessa Filhol, pour Decazeville, et Sandra Andrieu, en charge du Ruthénois.

Les éducatrices spécialisées d'Autisme Aveyron, (De g. à dr.) Florence Roumegous, pour le secteur de Millau, Vanessa Filhol, pour Decazeville, et Sandra Andrieu, en charge du Ruthénois.

 

Créée voilà quatre ans, l'association «Autisme Aveyron» œuvre à accompagner les familles pour améliorer la qualité de vie des autistes et celle de leur entourage.

L'association Autisme Aveyron aide les familles touchées à surmonter leurs craintes et leurs révoltes pour construire un projet éducatif en vue d'améliorer la qualité de vie des autistes, et celle de leur entourage.

Une association qui a vu le jour voici quatre ans, à l'initiative de parents qui souhaitaient apporter leur soutien aux personnes atteintes de troubles du développement et à leurs proches. «Depuis, explique Vanessa Filhol, l'une des éducatrices en charge du secteur du Bassin, Autisme Aveyron a fait du chemin, et si les parents y occupent toujours une place essentielle, notre structure compte également trois éducatrices spécialisées dans l'accompagnement des personnes atteintes par cette maladie, et de leurs familles».

Basée à Decazeville, et présidée par Joël Malbert, Autisme Aveyron rayonne sur la quasi-totalité du département. «Les familles nous contactent, soit par le bouche-à-oreille, ou, le plus souvent, grâce aux unités de soins qui les orientent vers nos services, nous les rencontrons puis définissons ensemble une panoplie d'actions concrètes», renchérit Vanessa Filhol.

Recrutement

Des choses simples en totale adéquation avec les goûts et les capacités de chacun, «cela peut aller du basique soutien scolaire, à la pratique d'activités sportives, en passant par la fréquentation de centre de loisirs», poursuit-elle, «nous les aidons à gagner en confiance pour apprendre à vivre avec leur handicap, et s'intégrer au mieux dans la société».

À ce jour, Autisme Aveyron a accompagné plus de 20 familles dans des projets de vie personnalisés, «nous intervenons de 8 heures à plus de 70 heures par mois pour aider les enfants à progresser tout en rendant les parents plus sereins», conclut-elle. À cet effet, le recrutement d'une quatrième éducatrice est envisagé d'ici l'été. Contact au 09 51 12 47 31, ou «autisme.aveyron.free.fr».


Conférence-débat le 26 avril

Une conférence-débat intitulée «Comprendre l'autisme» est organisée par Autisme Aveyron le samedi 26 avril, de 9 heures à 17 heures dans la salle polyvalente du Monastère, près de Rodez. Une réunion ouverte à tous qui sera animée par Vanessa Lecomte, docteur en psychologie, et par les salariés, et les parents-bénévoles, de l'association qui seront présents.

Inscriptions obligatoires au 06 52 65 56 17.

La Dépêche du Midi

21 avril 2014

ETRE UN ADULTE ASPERGER, UN MARI, et un PAPA, dont l'un des enfants est aussi Asperger

21 avril 2014, 18:56

Objet : Vous faire mieux connaître le ressenti de vos enfants

"Le monde n'est pas adapté à moi, ce n'est pas moi qui suis différent, c'est les autres que je ne comprends pas."

J'analyse toutes les situations, c'est comme si mon cerveau devait digérer chaque information (intellectualiser son ressenti et enregistrer la réponse sociale adaptée), parfois pendant une semaine, je peux recouper des données du passé et faire le rapprochement avec des données actuelles, des détails parfois insignifiant ( on appelle cela la mémoire à long terme évènementielle), ce qui semble difficile aux autres.

Enfant j'étais terrible jusqu'à 6 ans, après, j'ai tout intériorisé, on disait de moi il est sérieux et aime être seul, ce qui était faux (mais la relation est difficile) j'avais un besoin immense d'amour, le sport et la musique était mon équilibre.

Parfois on abuse de ma naïveté et de mon désir, et de mon besoin, de croire en l'amitié, et on se sert de moi.( Il est facile ensuite de dire que c'est la faute de l'asperger !)
Souvent mon cerveau s'emballe et le soir je ne peux pas dormir, car il fonctionne sans s'arrêter, il en est de même pour mon fils, qui au mot prêt exprime la même chose, à mon grand étonnement, on dirait un miroir !

J'ai une vision du monde manichéenne, tout est blanc ou noir, le gris je déteste !
Je conçois le monde comme une quête chevaleresque où l'on doit servir une cause juste, et je suis toujours déçu des autres, car toujours ils finissent par regarder leur intérêt personnel et projette sur moi leur arrivisme, ne pouvant comprendre mon désintéressement total ; je refuse d'ailleurs souvent des fonctions de prestige ou démissionne de celles que j'ai accepté, quand je me rencontre que mes objectifs puristes ne sont pas partagés !

J'ai des capacités supérieures aux autres dans certains domaines, mais je suis nul dans d'autres.
Mon fonctionnement est plus lent que les autres (uniquement) quand je dois décoder avant d'assimiler mes actions, mes paroles, mes pensées !

Sinon mon cerveau est plus rapide (un paradoxe) et il ne cesse jamais de fonctionner, les autres me paraissent des fois trop "mou", peu réactif.

Mon corps est rigide, et mes muscles se raidissent souvent parfois jusqu'à la blessure surtout la nuit.

Le changement est une source de perturbation, je dois me préparer pour chaque événement pour vaincre.
Je suis hypersensible et hyper-anxieux, mais les autres ne le voit pas, se montrer faible est une non maîtrise du monde et une mise en danger, surtout que ce monde se montre souvent impitoyable.

Je montre un visage adapté aux situations, ce n'est pas naturel, je dois être un comédien en permanence...(je pense que c'est ça la thérapie comportementale) et c'est épuisant, tout demande plus d'effort, car il y a la même difficulté que vous, mais se rajoute la difficulté cognitive.


Parfois mon enfant neurotypique a peur de mon visage dur ou inexpressif, et quand je vois dans ces yeux de l'inquiétude, je souris pour le rassurer.

On dirait qu'il essaye de lire mon âme (au fond des yeux) et qu'il cherche qui je suis vraiment.
Je compense en faisant un travail sur moi-même pour lui dire que je l'aime.
J'ai besoin d'être performant sinon je me sens un moins que rien.

Je n'interprète pas toujours correctement mes relations avec les autres, mais j'ai une perception des choses non verbales très poussée et un sens du devoir inné.
Je ressens le négatif des gens et les choses que l'on pense parfois même si la personne est très loin.

J'identifie les choses qui échappent aux regards des autres, par un regard analytique de ce que je vois.
Je peux me forcer à regarder dans les yeux mais c'est difficile, je préfère généralement regarder de côté (je sais maintenant que l'on appelle cela la vision périphérique), pourquoi ?

C'est simple, c'est d'une intensité trop forte, et puis on a peur qu'on lise en nous, mais aussi il est difficile de se concentrer sur la conversation et le regard en même temps, ce qui me vaut en général « mais tu m'écoutes ? », et là surprise de l'interlocuteur car je peux lui répéter mot à mot ce qu'il a dit.

Parfois je suis trop absorbé dans une tâche et là oui je ne vous ai même pas vu, ni même compris, je ne peux faire deux choses en même temps.

 

Il y a des moments d'absence, une mise en retrait face à une surstimulation ou face à un environnement hostile (le bruit, la lumière, le stress etc..), cela nécessite un moment d'isolement pour restructurer tout cela.

L'adolescence est une période critique, car on se sent nul, et on ne comprend pas les « signaux » et les comportements féminins.

La séduction c'est subtil mais un asperger qui a fait un long cheminement sur lui-même apprend, et un homme d'apparence indifférent et fidèle cela séduit.
La moquerie nous « abîme », les comportements « gris » des autres si on leur a donné notre confiance nous détruit.
Ma femme me comprend et à toujours sut que j'étais différent, c'est la seule qui ne m'a jamais trahit, pas de gris !!! ( message d'espoir aux autres aspergers !)
Il est à noter que lorsqu'un asperger a un enfant asperger c'est dur car cela rajoute un stress et une anxiété supplémentaire, et une peur de l'avenir pour son enfant (d'où imprévisibilité si néfaste pour nous).

Sur une vie le travail c'est difficile, car parfois dans certaines fonctions on peut être plus performant que les autres, mais les problèmes relationnels sont inévitables sur la durée, les vérités ne sont pas bonne à dire, et faire le comédien pour être conforme et même parfois avec prestige aux attentes du milieu professionnel est épuisant.

J'ai fait moi-même mon diagnostic « asperger « mais me demandant si je me faisais des idées et projetait le handicap de mon fils sur moi, j'ai demandé l'avis d'un professionnel du sujet pédopsychiatre (j'avais 35 ans), qui a confirmé sans détour, surpris de ma lucidité j'étais le 2° père qu'il rencontrait ayant fait ce cheminement, et il trouvait tellement que le fait que je sois asperger était une évidence alors que personne n'en avait jamais eu l'idée, que je fus surpris !

 

Puis plus tard (09 ans après), très tard j'ai fais confirmé (mon diagnostic initial) mon Syndrome d'Asperger avec la mention "Intelligence normale supérieure" par un expert reconnu et j'ai décidé de révéler ma différence, pour témoigner.

J'ai remarqué aussi que les aspergers Hypo ( et non Hyper comme moi) son totalement différent de moi, les femmes aspergers n'en parlons même pas, elles sont très différentes de nous et encore plus compliquées dans leurs fonctionnements que les femmes neurotypiques.
Je ne pense pas que le Monde deviendra aussi beau de sentiment que je le conçois dans ma tête, d'ailleurs je me crée souvent un monde parallèle.

Que les aspergers qui n'arrivent pas à comprendre où exprimer leur ressenti se rassurent, j'ai dû me livrer à une introspection de plusieurs années et mettre mes capacités intellectuelles totalement aux services de cette action pour comprendre !
Comprendre c'est le maître mot et ce sera le mot de la fin.

L'auteur : Jean-Marc Bonifay-Adulte Asperger- Papa d'un adolescent Asperger et d'un enfant "classique" et Président fondateur de l'association Autisme PACA et Administrateur de l'ONG Vaincre l'Autisme

Jean-Marc Bonifay Adulte Asperger Père d'un adolescent Asperger et Président fondateur d'Autisme PACA

Jean-Marc Bonifay Adulte Asperger
Père d'un adolescent Asperger
et Président fondateur d'Autisme PACA

 

 

18 avril 2014

La page du collectif Egalited consacrée aux guides pour les AVS et les enseignants

logo Egalited

Vous trouverez ici divers guides pratiques à destination des AVS et des enseignants.

Formation EDUSCOL (Education Nationale) à destination des enseignants: "Modules de formation à distance pour les enseignants des classes ordinaires" concernant les TEDs et d'autres troubles, cliquez ici

Un excellent livret de l'Education Nationale (académie de Lyon): "Accompagner des élèves avec des Troubles du Spectre Autistique à la maternelle"

Un guide à l'attention des enseignants et AVS de l'association Autisme 49.

Fiches pratiques pour la scolarisation des enfants TED: bref, concis, précieux : à fournir à votre avs

Un guide de l'AVS

 

Une simple page, brève et concise, à fournir à l'EVS - AVS de votre enfant

Autre page web générale, à destination des AVS 

Guides réalisés par Lydie Laurent, mère d'un enfant autiste: "Epsilon à l'école", cliquez sur l'image ci-dessous:

Epsilon à l'école
18 avril 2014

le collectif Egalited a mis à jour sa page consacrée à l'aide juridique

logo Egalited

Aides juridiques et avocats

Il arrive que les familles touchées par l'autisme se voient contraintes d'aller en justice pour faire respecter leurs droits et ceux de leur enfant. Par exemple, en cas de signalement abusif lorsqu'on tente de quitter une structure jugée non appropriée, ou si la MDPH ne notifie pas les aides que l'on juge nécessaires pour l'enfant (AVS, remboursement de prises en charges...). Dans ce cas il est souvent nécessaire de se faire aider d'un avocat connaissant le sujet de l'autisme. Cette page vous donne quelques pistes pour en trouver en cas de besoin.

Autisme France: cette association propose avec l'adhésion, un contrat de protection juridique spécialement élaboré pour les familles touchées par l'autisme. Les détails sont donnés sur cette page de leur site web. Les adhérents peuvent ainsi obtenir de l'assurance protection juridique une aide financière pour payer l'avocat. Attention: les bénéfices du contrat ne sont acquis que pour les litiges postérieurs à l'adhésion. Le choix de l'avocat est libre.

Par ailleurs Autisme France propose également une assistance juridique par le biais d'un avocat spécialisé, réservé aux adhérents. Contacter l'association directement (coordonnées en page d'accueil de leur site). Cet avocat n'est pas obligatoire, les adhérents peuvent choisir qui ils veulent pour les défendre dans le cadre de la protection juridique.


Vaincre l'Autisme: cette association propose également à ses adhérents un service juridique avec un avocat spécialisé. Voir les détails sur cette page web.


Me Sophie Janois, avocat au Barreau de Paris, se spécialise dans quelques domaines liés à la santé dont l'autisme. Voir les détails sur son site internet.


Il existe également un Collectif d'Avocats spécialisés pour la défense des droits des familles touchées par l'autisme. Ce collectif a vocation uniquement à engager des recours contre l'Etat, en particulier dans le cadre de l'article L246-1 du CASF (explications par exemple sur le site de la SDDA). Nous reproduisons ici un court texte de présentation:
"Collectif d’avocats agissant dans l’intérêt des familles concernées par l’autisme:
Le collectif d’avocats se structure sur les principes éthiques suivants :
- Modération des honoraires pour rester en adéquation avec les moyens souvent modestes des familles ;
- Prudence, et notamment, informer les familles concernées si leur dossier présente des lacunes, afin de ne pas entretenir de fausses illusions sur la réussite potentielle d’un dossier;
- Transparence, lorsque le dossier présente des particularités, nos avocats ne prendront aucun dossier sur lequel ils estiment ne pas avoir les compétences requises, et feront tout pour orienter les familles vers un confrère présentant des garanties de compétences adaptées au dossier ;
- Esprit collaboratif, par la mise en commun de nos connaissances, décisions, et bonnes pratiques ;
- Pédagogie, par la diffusion de nos savoirs auprès du grand public, mais aussi de tout confrère intéressé.
En outre, ce collectif se tient à la disposition de tout avocat de votre choix pour lui transmettre toute matière juridique qui lui serait nécessaire afin d’obtenir gain de cause.
Pour nous joindre, envoyez-nous un email à l’adresse suivante : collectif.avocats.autisme@gmail.com, nous vous répondrons dans les plus brefs délais.

Me GOUSSEAU – Avocat au Barreau de Lozère
Me Sophie JANOIS – Avocat au Barreau de Paris
Me Patricia PEIRANI - Avocat au Barreau de Paris
Me Coline BIED-CHARRETON – Avocat au Barreau de Paris
Me Stefan SQUILLACI – Avocat au Barreau de Lille
Me Pascal NAKACHE - Avocat au Barreau de Toulouse
Me Olivier POINSOT - Avocat au Barreau de Montpellier"
16 avril 2014

Une grande soirée consacrée à l'autisme le 26 avril pour informer et donner à comprendre

article publié dans Le Populaire

Les organisateurs de cette soirée ont bien l’intention d’attirer la foule à l’occasion du débat pour mobiliser le plus grand nombre de personnes.? - Laurent borderie

Les organisateurs de cette soirée ont bien l’intention d’attirer la foule à l’occasion du débat pour mobiliser le plus grand nombre de personnes.? - Laurent borderie

 

Un enfant sur 100 qui naît en France est autiste. Pour mieux parler de cette affection il est important de lever les tabous, parler, soutenir les parents et leurs enfants et ne plus se voiler la face. À Saint-Junien une grande mobilisation aura lieu le 26 avril au ciné bourse.

L'autisme est un problème de santé majeur en France qui touche près de 600.000 individus et dont l'on estime que seuls 10 % des personnes atteintes seraient diagnostiquées.

En France, la prise en charge de l'autisme a pris un retard conséquent à cause de nombreuses querelles de cour qui n'ont fait que des victimes innocentes et supplémentaires.

« L'autisme doit être pris en charge autrement, une véritable révolution doit s'enclencher »

Aujourd'hui, une vraie volonté publique s'est enfin développée et vise à combler l'incroyable retard accumulé au fil des décennies à cause de ceux qui pensaient que l'on pouvait guérir de l'autisme, que tout venait de la relation de la mère et l'enfant. Ces théories dangereuses sont enfin balayées et une vraie prise en charge est en cours aujourd'hui grâce notamment au fort engagement des ARS et notamment de celle du Limousin qui s'implique avec soin dans cette voie. Mais beaucoup de travail reste encore à faire et il faut compter désormais sur les parents d'enfants autistes pour fédérer toutes les forces vives, informer et accompagner des actions menées par des associations. Aude Vallageas mère de deux jeunes garçons autistes et 4 et 5 ans et demi et Aurélia Denis, mère d'une petite fille de 8 ans, vivent sur le territoire et leurs témoignages doivent être entendus. « Avant qu'un diagnostic ne soit posé sur les troubles de ma fille et que l'on comprenne qu'elle était vraiment autiste elle était en hôpital de jour où elle n'était pas prise en charge pour sa pathologie. Il faut communiquer, apprendre à établir un vrai diagnostic, dialoguer pour faire avancer la prise en charge de ces enfants sans les troubler plus encore en se trompant à leur sujet ».

Une soirée film et débat
le 26 avril

Jean-Louis Moulin qui représente à Saint-Junien l'association Autisme 87 est de cet avis : « Il faut que les médecins soient mieux informés et sachent établir un vrai diagnostic, mais nous devons aussi informer l'ensemble des travailleurs médicaux et paramédicaux qui peuvent se trouver désarmés devant un enfant autiste. Notre mission est de poursuivre cette information. L'autisme doit être pris en charge autrement, une véritable révolution doit s'enclencher. Je remercie Marc Riffaud, directeur du ciné bourse de nous avoir proposé de nous retrouver tous pour dialoguer autour de ce problème le 26 avril prochain. Après la projection de deux films documentaire nous pourrons engager un débat de qualité avec Sophie Robert, réalisatrice du film "le mur" et "quelque chose en plus", Sophie Janois, avocate et auteur du guide juridique "les droits des enfants autistes", le docteur Brosset, responsable du RAPCEAL, Le docteur Geneviève Macé, conseillère scientifique auprès de l'ARS et présidente du SERFA et Soizic Guilloteau présidente d'Autisme 87. Tout le monde est invité à cette soirée dont l'objectif est d'informer, accompagner soutenir et diriger tous ceux qui se sentent concernés par ce problème ».

L'organisation de la soirée du 26 avril. La soirée débutera à 17 heures avec la projection du documentaire "Mission to Lars" qui évoque la passion d'un jeune autiste américain pour le bassiste de Métallica, (4,8 euros). Après une pause de 18 heures 30 à 20 heures projection du film "quelque chose en plus" puis débat avec les interlocuteurs cités à partir de 21 heures 30.

Laurent Borderie

16 avril 2014

Autisme : les associations ariégeoises tirent la sonnette d'alarme

article publié dans ariegenews

© midinews - GP

Il y a quelques semaines, Estelle Ast, mère d’un enfant autiste de 8 ans est montée en haut d’une grue à Toulouse pour manifester contre le manque de prise en charge.

Les médias ont beaucoup parlé de l’autisme le 2 avril, à l’occasion de la journée mondiale de l’autisme mais les associations et les parents qui les constituent regrettent un peu que les 364 jours restants on joue la politique de l’autruche.

Ce trouble neuro-développemental toucherait 600 000 personnes en France soit 1% de la population et malgré les grandes déclarations (l’autisme devait être la grande cause nationale de l’année 2012) nous en sommes aujourd’hui au 3ème plan national autisme, les mesures tant attendues par les parents ont des difficultés à se concrétiser.

Reconnu comme handicap en 1996, la définition de l’autisme a été élargie et englobe aussi bien des enfants atteints de la maladie sous sa forme la plus grave que ceux qui ont du mal à entrer en relation avec les autres (ces derniers souffriraient de «troubles du spectre autistique»). Résultat: l’autisme concernait un enfant pour dix mille dans les années cinquante contre un enfant sur cent actuellement.

A cette véritable explosion, s’ajoute pour les parents la douloureuse question de la prise en charge de leur enfant. Qui consulter: un psychanalyste? Un comportementaliste? Un cognitiviste? Un psychiatre? Etc. Les parents de plus en plus désemparés ne savent pas à quel saint se vouer. Sans oublier le manque de structures en France pour accueillir ces enfants.

Dans le département de l’Ariège comme un peu partout dans l’hexagone les parents se mobilisent à travers des associations, on assiste à un véritable esprit d’entre-aide pour monter les dossiers, partager les expériences (comment s’organiser, utiliser certains outils, mettre en place des groupes d’échange…). Tel est le quotidien d’Abel Fernandès et de Nicole Mouchague co-présidents d’Austisme Ariège qui vient de tenir son assemblée générale.
L’inégalité des territoires subsistent«Nous sommes une association de familles et d’usagers, nous ne sommes pas des gestionnaires, on a donc l’esprit plus libre pour faire entendre la voix des parents et rétablir les droits des usagers, pose d’emblée Nicole acquise à la cause depuis de longues années. L’égalité des territoires n’existe pas et penser que tel est le cas c’est d’ores et déjà faire fausse route»

L’association ariégeoise milite en faveur de la reconnaissance des droits des personnes autistes et pour une prise en charge adaptée notamment en milieu scolaire. Le troisième plan autisme a beau en faire une priorité, seules 175 nouvelles places en maternelle sont prévues par an, alors que 80% des enfants autistes ne sont pas scolarisés, déplore le conseil de l’Europe qui a d’ailleurs condamné la France en février 2014, évoquant «une violation des droits de l’Homme»

«Depuis la loi de 2005 c’est une obligation, actuellement trop peu d’enfants sont scolarisés ou de manière partielle. Il faut instaurer un climat de confiance avec le corps enseignant, former des AVS en nombre suffisant… La scolarité est loin d’être à la hauteur de ce que demande les familles alors que c’est un droit pour tous»

Beaucoup de mamans sont obligées de mettre leur carrière professionnelle entre parenthèse ou renoncent à chercher du travail pour s’occuper de leur enfant autiste car le dispositif de prise en charge leur parait insuffisant dans le département.

«Mon fils de 6 ans a atterrit dans un Institut médico-éducatif (IME), là où tous les handicaps sont confondus», résume la mère de ce petit garçon qui évoque en aparté la culpabilisation par la psychanalyse, l’enfermement en HP de son fils, les neuroleptiques, l’impossibilité de trouver une assistante de vie scolaire faute de budget»

D’autres sont obligées d’aller à Toulouse pour poser un diagnostic (cela à un coût) ou pire encore de faire le choix de la Belgique où dès la maternelle on intègre des pédagogies comportementalistes Teacch ou ABA car la recherche avance, il y a des outils mais certains territoires semblent oubliés et les moyens mis en place saupoudrés sur des structures sans résultats concrets.
Il ne faut pas brader l’accompagnement des enfants autistesLes responsables d’Autisme Ariège demandent la mise en place d’un service spécifique dans les territoires ruraux: «Ce service innovant ne va pas combler toutes les attentes du fait de l’éclatement des bassins de vie mais ce CESAD ou cette plate-forme mobile doit venir en ressource des équipes existantes. L’ARS veut accorder quelques places avec des moyens constants et pas de moyens supplémentaires… c’est du saupoudrage. Il faut favoriser la mise en place d’un réseau de professionnels formés car si les familles ariégeoises ne le trouvent pas en Ariège elles iront le chercher ailleurs et ce sont des frais qui ne sont pas pris en charge par la MDPH» regrette la co-présidente.

Alors que la recherche avance partout, le problème du diagnostic reste encore entier en Ariège et ce malgré les recommandations de 2005 et les mesures annoncées l’an dernier par la ministre Arlette Carlotti (un dépistage dès 18 mois), laissant les familles et leurs enfants dans des situations souvent inextricables «la pose du diagnostic permet une meilleure prise en charge du handicap, poursuit Nicole Mouchague. Et plus on retarde l’accompagnement, moins on laisse à l’enfant le choix de l’autonomie, moins il a de chance de se développer... Non il ne faut pas brader la prise en charge de l’autisme. Tous estiment qu’une place à l’année représente pour un enfant en CESAD entre 30 à 40 000€ aujourd’hui les appels d’offres tournent autour de 19 000 euros»
Une représentativité des associations dans les instancesL’association ariégeoise entend faire étendre sa voix en siégeant dans les instances (le comité technique régional de l’autisme ou le conseil des usagers au CRA)… le bénévolat et la bonne volonté ne suffisent plus.

«Quand un territoire ne dispose plus de services adaptés, les gens s’en vont, on le voit avec les services publics, poursuit Abel Fernandès. Ce sont souvent les couches les plus vulnérables de la population qui sont touchées... Nous défendons un plan qui correspond à la gouvernance nationale en demandant la mise en place de structures adaptées, le renforcement du réseau de professionnels, la formation des aidants (professionnels et ouverture sur les familles dont les enfants sont en établissement)… nous sommes conscients que c’est une période transitoire, le plan n’est pas encore décliné mais nous sommes inquiets car il ne faut pas laisser tomber les familles.

Car qui dit absence de diagnostic dit prise en charge inadaptée et plus tard à l’âge adulte, pas d’insertion professionnelle. Il y aura bientôt nous l’espérons un référentiel sur lequel on espère pouvoir d’appuyer pour monter un projet de vie et de handicap
»

En attendant l’association continue à exercer une vigilance de tous les instants pour faire remonter satisfactions et mécontentements des familles, mais un regret demeure en creux, celui du manque de souplesse dans la création, de redéploiement ou la transformation des lieux existants: «Notre système est très institutionnel, peu enclin à travailler en milieu ouvert ou en relation avec les associations. Il faudrait un accompagnement plus concret, passer le cap des bonnes intentions mais est-ce que les moyens suivront... c’est un autre débat»

Laurence Cabrol | 15/04/2014 - 19:08 | Lu: 2485 fois
12 avril 2014

Présentation du documentaire Quelque chose en plus de Sophie Robert à Paris en présence de nombreuses personnalités

PARIS : vendredi 11 avril, à l'initiative de l'association Agir et Vivre l'autisme, présidée par Vincent Dennery, projection à 19H30 à l'hôtel de région Ile de France, salle Paul Delouvier, 35 Bd des Invalides, Paris 7ème. En présence de Sophie Robert, du Collectif Autisme, de Jean-Paul Huchon, Président de la Région île de France et de M. Guillaume Blanco, chef de projet du troisième Plan autisme 2013-2017

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Sophie Robert & Bertrand Jacques

Superbe présentation du film "Quelque chose en plus" de la réalisatrice Sophie Robert toute émue et fière de présenter son film  devant un public nombreux. Bertrand Jacques de la Fondation Autisme anime la soirée à son côté.

Jean Paul Huchon, président du conseil régional Ile de France soutien avec enthousiasme une prise en charge efficace qui répond aux recommandations de la HAS (Haute Autorité de Santé).

L'occasion pour Guillaume Blanco de rappeler le travail du fond qu'il mène avec les associations du Collectif Autisme et autres acteurs du terrain  pour déployer un vrai plan de changement. Le travail est long et la détresse des familles encore énorme, dur d'essayer de rattraper 40 ans de retard !

 

11 avril 2014

A l'occasion de la journée de l'autisme, une maman résidant dans le canton d'Eu témoigne

article publié dans l'informateur-eclaireur

"La France a 40 ans de retard"

A l’occasion de la journée de l’autisme, une maman résidant dans le canton d’Eu a souhaité témoigner de ses difficultés.

Dernière mise à jour : 04/04/2014 à 11:37

Esteban et sa mère. Celle-ci témoigne des difficultés rencontrés par les parents d’enfants autistes.

Esteban et sa mère. Celle-ci témoigne des difficultés rencontrés par les parents d’enfants autistes.

Le 2 avril avait lieu la journée mondiale de l’autisme. Un handicap peu ou mal connu. Habitant dans le canton d’Eu, Esteban, 6 ans, a été diagnostiqué “autiste typique sévère”. Sa mère a souhaité alerter sur les difficultés que rencontrent les parents. “Beaucoup d’entre eux rencontrent les mêmes problématiques mais d’autant plus dans notre région”. Et elle affirme : “Nous parents, nous aimerions informer et sensibiliser un maximum de personnes à la situation de l’autisme, la France ayant 40 ans de retard dans ce domaine par rapport à certains pays étrangers notamment la Belgique et le Canada”.

Un diagnostic tardif

L’autisme est un trouble sévère et précoce du développement de l’enfant. Les conséquences sont importantes : l’isolement de l’enfant, une perturbation des interactions sociales, des troubles du langage, de la communication non verbale et un besoin de routine, d’activités stéréotypées.
“Le diagnostic a été tardif et difficile à obtenir. C’est un vrai parcours du combattant. Sans compter la lourdeur administrative pour obtenir des aides humaines, techniques ou matérielles, liées au handicap. On se sent démunis, pas impliqués et pas assez informés“.
La famille compte trois enfants. ”Nous avons évidemment beaucoup de bons moments. Mais la vie de famille est forcément chamboulée. J’ai dû réduire mon contrat de travail. Car il faut s’occuper d’Esteban mais il faut aussi l’accompagner aux différents soins“. Le manque de soutien, le regard des autres sont d’autres difficultés.

La scolarisation

Mais le principal point noir reste la scolarisation. Sans compter la grande difficulté pour intégrer les enfants à des clubs sportifs, des centres aérés ou à tout atelier.
”La prise en charge n’est pas adaptée. Il n’existe que trop peu d’intervenants pratiquant des méthodes d’apprentissage efficaces comme PECS, ABA ou TEACCH“. Ces méthodes développées dans les pays anglo-saxons ne font pas l’unanimité en France. Les structures sont souvent portées par des associations de parents.
Esteban est actuellement scolarisé en grande section de maternelle, dans une école de la vallée de l’Yères, avec la présence d’une auxiliaire de vie scolaire. Mais se pose le problème de la rentrée prochaine. ”Le CP n’est pas adapté“, explique sa maman. ”Et là nous sommes devant une impasse. Il n’existe que très peu de structures spécialisées. Nous avons fait une demande pour l’Institut Médico Educatif (IME) d’Arques-la-Bataille“. Cet IME a une section dédiée à l’autisme mais le nombre de places est limité. Une autre solution est l’hôpital de jour pour enfants (pédopsychiatrie). ”Mais nous sommes contre cette solution. Esteban a besoin d’être scolarisé, pour continuer à progresser“.
La famille espère donc que la situation va pouvoir se débloquer rapidement. ”Nous ne sommes pas les seuls à rencontrer ces difficultés. Je sais qu’Esteban peut encore progresser. Il nous surprend tous les jours“.

Le bleu est la couleur choisie pour la journée mondiale de l’autisme. Une sensibilisation a été faite au sein de l’école où est scolarisé Esteban pour que les élèves arborent cette couleur, jeudi matin. “Je remercie sincèrement les enseignants, parents et enfants du groupe scolaire de Canehan, Saint-Martin-le-Gaillard, Touffreville-sur-Eu pour leur participation et implication lors de cette journée”, souligne la mère d’Esteban.

Eu, 76
8 avril 2014

Autisme ; cinq places de plus à l'IME de Ma Campagne

article publié dans LO CAMIN

8 04 2014

Autisme : cinq places de plus à l'IME de Ma Campagne - Charente libre.fr dans Association Lo Camin empty
http://www.charentelibre.fr/2014/04/08/autisme-cinq-places-de-plus,1889406.php

empty dans Association Lo Caminpar Céline AUCHER  

L’IME de Ma Campagne pourra bientôt prendre en charge davantage d’enfants autistes, à l’intérieur et hors ses murs. Des formations pour les aidants familiaux sont aussi sur les rails.

IME Joseph-Desbrosse les attendait depuis 2012. C’est chose faite, en tout cas sur le papier. Cinq places supplémentaires viennent d’être accordées par le ministère de la Santé pour accueillir de nouveaux enfants autistes dans l’ancienne école Georges-Brassens à Ma Campagne. « Au plus tôt à la rentrée 2014, au plus tard en 2015″, précise Shannon Murray, le vice-président de l’association Agir et vaincre l’autisme, qui gère l’IME depuis son ouverture en 2010. Ils étaient jusque-là dix enfants de 2 à 14 ans pris en charge par autant d’éducateurs et deux psychologues. « On privilégie l’entrée d’enfants de 2 à 6 ans, reprend Shannon Murray. Quinze enfants, c’est un fonctionnement optimal. »

Cinq éducateurs et un psychologue vont être recrutés. Sachant qu’une partie des cinq places d’IME pourraient être transformées en places de Sessad, service d’éducation spéciale et de soins à domicile. « Une prise en charge externe, avec des professionnels qui interviennent à domicile, à l’école ou au centre de loisirs, partout où se trouve l’enfant », souligne Véronique Hubert, la directrice de l’IME. Une passerelle pour faciliter la transition entre l’Institut médico-éducatif, qui accueille les enfants 32 heures par semaine, et le milieu ordinaire.

Sur les dix enfants de Joseph-Desbrosse, six passent ainsi de quelques heures par semaine jusqu’à un mi-temps en école primaire classique. « L’intérêt est aussi de libérer des places d’IME, d’avoir un turn-over plus important », explique Shannon Murray. Alors qu’une place de Sessad coûte deux fois moins cher qu’une place d’IME, l’association pourrait profiter de l’enveloppe du ministère pour ouvrir encore plus de places de Sessad.

Une première formation fin avril

« Une reconnaissance du travail accompli », pour ce père d’un petit garçon autiste, qui veut aller plus loin en faisant de l’IME également un centre de formation. Autrisme, c’est le nom de la nouvelle association basée à la MJC Louis-Aragon, dont Shannon Murray est président, et qui réunit familles et professionnels (1). Objectif: promouvoir l’inclusion des personnes autistes au sein de la société en apportant notamment des formations aux professionnels et aidants familiaux.

Dans la droite ligne du 3e plan autisme 2014-2017, qui préconise une meilleure utilisation des structures existantes pour la prise en charge éducative et personnalisée des autistes. « On veut faire bénéficier les autres structures régionales de notre expérience », précise Shannon Murray, qui attend l’agrément de la Direction départementale des territoires et prévoit déjà une session de formation fin avril.

Heureux de voir que les choses bougent en Charente. La nouvelle est là encore toute fraîche. L’Agence régionale de santé a choisi l’agglomération angoumoisine pour accueillir la première unité régionale d’enseignement pour sept enfants autistes en école maternelle. « Une nouveauté et même une vraie révolution dans les rapports avec l’Éducation nationale », pour le président d’Autrisme, qui veut positionner l’association comme intervenante dans cette école dont le nom reste encore à connaître.

(1) Site internet: autrisme.org

Le coup de pouce d’Auchan

Auchan La Couronne a remis jeudi dernier un chèque de 5.000€ à Agir et vivre l’autisme, l’association gestionnaire de l’institut médicoéducatif Jean-Desbrosses de Ma Campagne, représentée par son vice-président Shannon Murray et sa directrice Véronique Hubert. «C’est une aide qui perdure depuis deux ans», souligne Christophe Nicolas, chef de secteur et animateur du comité de développement durable du magasin avec Aurélie Gaspalou et Line Groussard.

Via sa fondation Auchan jeunesse, l’hypermarché a apporté l’an passé une aide de 10.000€ à l’association. Complétée par 1.750€ de ventes du miel récolté sur les ruches installées sur le toit et de brioches et 400€ de participation du personnel aux Foulées d’Angoulême.

«Et le personnel s’est également aligné pour nous au départ de l’épreuve cette année», note Véronique Hubert qui met l’accent sur la démarche solidaire de la grande famille des employés de l’hypermarché couronnais. Financièrement, ce mécénat permet à l’IME d’acheter du matériel. «Depuis 2010, les budgets du ministère sont très serrés, il reste très peu de marges.

Très apprécié, cet apport est financièrement et humainement primordial en plus de la prise en charge dont nous sommes acteur dans la Région», précise Shannon Murray.

7 avril 2014

Le CNDH se joint à la cause des autistes au Maroc

article publié dans aujourd'hui Maroc

Venir en aide aux enfants autistes est, certes, une initiative salutaire, mais encore faut-il qu’un travail soit fait sur les mentalités !
Aujourdhui.ma | 3-04-2014 à 04:54:09
Par Salima Guisser

Venir en aide aux enfants autistes est, certes, une initiative salutaire, mais encore faut-il qu’un travail soit fait sur les mentalités ! D’aucuns parents de cette tranche sociale préfèrent sombrer dans la honte au lieu de se prononcer sur la maladie de leurs enfants.

D’où l’intérêt des caravanes régionales qui seront organisées, dès ce mois d’avril, dans le cadre de la campagne nationale de communication sur l’autisme lancée, mardi à Rabat, par le Collectif Autisme Maroc (CAM), la jeune Chambre internationale de Rabat et le Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap au Maroc.

Pour organiser cette manifestation coïncidant avec la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme célébrée le 2 avril, le CAM a trouvé un bon appui chez le CNDH qui veut faire de la situation des autistes une cause nationale en l’abordant d’un angle de droits humains. Son président, Driss El Yazami, a dans ce sens mis l’accent, lors d’une conférence de presse organisée le même jour, sur «la nécessité d’adopter une vision politique considérant la personne autiste en tant que sujet de droit».

Cependant, les efforts ne devraient pas se limiter à l’élaboration d’une approche stratégique. Un travail doit être fait sur plusieurs niveaux.

A commencer par les ressources humaines qualifiées pour dispenser les thérapies adéquates aux autistes. A ce propos, Amina Maâd, présidente du CAM, a cité une étude menée en 2010, dont il ressort un manque en matière de RH dédiées à ces personnes à l’égard desquelles le collectif mène un plaidoyer pour sensibiliser à leur situation.

Outre ces compétences, l’institutionnalisation des droits de ces personnes à travers les systèmes de l’éducation et la santé s’avère nécessaire. Chose qui a été demandée par le président du Collectif pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap au Maroc. «Nos institutions devraient considérer les enfants autistes en tant que citoyens», a martelé Mohamed El Khadiri. De quoi préserver leur dignité !

Ceci étant, les caravanes régionales précitées seront marquées, entre autres, par des actions de communication diverses avec les commissions régionales des droits humains et les associations membres du CAM et les partenaires locaux. Cette campagne, organisée sous le thème : «Je suis différent comme toi», sera également marquée, samedi prochain, par le Light it up Blue event qu’abritera la Bibliothèque nationale du Royaume. De surcroît, un premier congrès international sera dédié, les 29 et 30 avril à Rabat, à l’autisme.

Un événement qui sera organisé en partenariat avec le ministère de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social. Pour information, une convention relative à cette campagne a été signée, lors de cette conférence de presse, entre le CNDH et le CAM. Pour rappel, aucune donnée n’est disponible sur le taux de prévalence au niveau national.

Mais si on part du taux  mondial estimé à 1 naissance sur 100, il y aurait au moins 300.000 personnes autistes au Maroc. Un chiffre alarmant !

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