Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
"Au bonheur d'Elise"
Publicité
association
7 avril 2014

Vidéo 2005 : Bernard Golse, Francis Perrin & M'hammed Sajidi

émission du 12 octobre 2005

Intéressant de voir ou revoir cette émission de LCI -> On en parle : "l'autisme maltraité" (jjdupuis)

 

Publicité
4 avril 2014

autisme : Le manque de structures d'accueil est toujours criant

article publié sur France 3 Bourgogne

Le 2 avril, c'était la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme : un trouble qui touche 1 enfant sur 100 aujourd'hui, et 10 000 personnes en Bourgogne. Ces personnes sont parfois accueillies dans des structures spécialisées, et encore peu nombreuses, le manque de places y est criant.

F.L.
Publié le 03/04/2014 | 19:06, mis à jour le 03/04/2014 | 19:06

Pour les personnes atteintes de troubles autistiques, certaines tâches simples, comme mettre la table, sont le résultat d'un long apprentissage © FTV
© FTV Pour les personnes atteintes de troubles autistiques, certaines tâches simples, comme mettre la table, sont le résultat d'un long apprentissage

L'autisme, un syndrôme global

L’autisme est rattaché aux Troubles Envahissants du Développement.
Le diagnostic résulte de la seule observation des comportements des enfants. Ils doivent regrouper une combinaison de symptômes, la "triade autistique." Mais différents désordres de nature neurologique, génétique, biologique et aucunement psychologique, peuvent aboutir à l’émergence de cette triade.

L'autisme varie énormément dans son développement

Il affecte avec des intensités variables différents domaines.
Toutes les personnes atteintes d’autisme possèdent un déficit en commun : la difficulté à comprendre les codes sociaux et de communication.
Cela va de l’identification des éléments du visage, et donc des yeux, ce qui explique le manque d’intérêt pour le regard partagé, à toutes les subtilités de mimiques, grimaces, de ce que l’on appelle la communication non verbale et gestuelle.
Cela affecte aussi la compréhension des niveaux de langage, les expressions imagées, les sous-entendus.
Certains enfants n’ont que ce seul déficit, sans autre forme de retard intellectuel ou de langage.

L’autisme dit de « haut niveau » ou le syndrome d’Asperger, ou certains autismes atypiques, peuvent entrer dans ce cadre. L’enfant peut aussi avoir des « pics » de compétence dans des domaines très spécifiques, sa mémoire se focalisant sur des centres d’intérêt avec d’énormes capacités.

Le problème des autistes adultes

"La Résidence du Parc", un foyer d'accueil des papillons blancs de Beaune, a été le premier établissement spécialisé à ouvrir ses portes en Bourgogne. C'était en 1999 et il accueille 11 résidents.
Le foyer d'Agencourt ne dispose que de 11 places, insuffisantes pour répondre à toutes les demandes. Pour les associations, l'accueil des adultes autistes pose un vrai problème.

Le reportage d'Anne Berger et Jean-François Guilmard Intervenants :

 Gérard Boramé, Papa de Sébastien - Deborah Desnoyers, Educatrice spécialisée - Sophie Maréchal, Directrice du F.A.M.des Papillons Blancs - Christine Garnier-Gallimard, Présidente de l'association Respir

Journée de l'autisme
C'était le 2 avril, la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, un trouble qui touche 1 enfant sur 100 aujourd'hui et 10 000 personnes en Bourgogne. Des personnes qui doivent parfois etre accueillies dans des structures spécialisées qui sont encore peu nombreuses et où le manque de places y est criant. . "La Résidence du Parc", un foyer d'accueil des papillons blancs de Beaune, a été le premier établissement spécialisé à ouvrir ses portes en Bourgogne. C'était en 1999 et il accueille 11 résidents.
3 avril 2014

Autisme PACA prépare son colloque

jeudi 3 avril 2014

article publié dans Ouest Var info

Autisme PACA ne chôme pas, loin de là et il y a quelques motifs de satisfactions, déjà la sortie de la bande dessinée pédagogique réalisée avec Artotaf sur l'accueil des enfants autistes à l'école: "on en distribue aux équipes éducatives,Bonifay à la Maison des familles, et on sera présent le 26 mai au collège Marcel Pagnol de Toulon dans le cadre de la journée citoyenne. On est très heureux du résultat*".

 

Lors de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme mercredi, Le président Jean-Marc Bonifay a fait un passage radio à France Bleu et a relayé le message de Vaincre l'autisme**: "Tous les rapports publiés depuis plusieurs années sur la situation de l’autisme en France dénoncent le manquement dramatique de notre pays vis-à-vis de son devoir vis-à-vis des personnes autistes. Pourtant, la France continue de faire le choix d’une politique inefficace. Les pouvoirs publics ne cessent de renforcer un système cruel et aberrant en continuant à le financer par l’argent public sans contrôle ni évaluation. L’Etat français EST responsable des inégalités de traitement que subissent les enfants, adolescents et adultes autistes. L’Etat français EST responsable de la discrimination que vivent chaque jour les personnes autistes dans notre pays ! Après d’innombrables tentatives de dialogue et mises en alerte, les personnes autistes et leurs proches n’ont plus que la voie juridique pour faire évoluer la situation. Suite à la réclamation collective portée par VAINCRE L’AUTISME, la condamnation de la France par le Conseil de l’Europe sur la scolarisation des enfants autistes ne constitue qu’une première étape ... Le combat continue ! Aussi, depuis 2003, VAINCRE L’AUTISME exige la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire portant sur l’état des lieux des prises en charge de l’autisme, leurs conséquences sur la santé publique et leur coût pour le contribuable". Et l'association demande que le ruban bleu devienne le symbole officiel de la mobilisation pour l'autisme en France.

 

Du côté d'Autisme Paca, un nouveau colloque sera organisé cette année (le 25 juin) et les réservations sont déjà très nombreuses. Il sera question du "syndrome d'asperger, tranches de vie et perceptions différentes". Jean-Marc Bonifay expliquait: "on aura la venue de Bruno Gepner (psychiatre, chercheur associé CNRS), Christine Philip (Maître de conférences honoraire en sciens de l'éducation à l'INS HEA), Marjorie Bethancourt (ostéapathe DO), Andreia Santos (docteur en neuropsychologie), le professeur Carole Tardif ". La particularité de ce colloque sera l'intervention d'adultes aspergers. Ce sera salle Adrien Scarantino le 25 juin de 9h à 12h et de 14h à 17h. L'entrée est gratuite, mais les réservations obligatoires (0637809210 ou autismepaca@gmail.com). Ce colloque s'annonce passionnant, et s'adresse tant aux parents qu'aux professionnels (santé, éducation...).

D.D

*http://www.creai-pacacorse.com/4_actus/actus.php?ref=1809

** Jean-Marc Bonifay est également administrateur de Vaincre l'Autisme

 

Colloque AUTISME PACA 2014

 

3 avril 2014

Narbonne : leurs enfants, leur bataille ... leurs récits face à l'autisme

MARIE PINTADO
03/04/2014, 10 h 41 | Mis à jour le 03/04/2014, 11 h 20
Sylvie Bros, Coralie Macia et d’autres mamans ont confié leurs témoignages à Anne-Valérie Delaplace.
Sylvie Bros, Coralie Macia et d’autres mamans ont confié leurs témoignages à Anne-Valérie Delaplace. (© D.R)

Douze mamans audoises et héraultaises ont livré leurs témoignages dans un livre,  "Mamans d'enfants autistes, nos vies, nos peines, nos joies..."

Elles les appellent “mon petit extraterrestre”, “mon loulou”, “mes monstrosors”, “ma princesse”, “mon fils”. Tous ont des surnoms différents. Tous sont différents. Tous sont autistes. Différemment. Tous ont une maman. Une battante. De celles qui défendent bec et ongle leur enfant face à l’intolérance, l’incompétence, les préjugés, la société.

Donner la parole

Douze femmes audoises et héraultaises à qui Anne-Valérie Delaplace a donné la parole. Elles, que professionnels de santé, enseignants, entourage, n’écoutent pas assez. Elles, que la société ne prend pas le temps de connaître. Et pourtant.

Dans ce recueil de témoignages, Laëtitia, Céline, Nadia, Françoise, Coralie, Valérie, Patricia, Catherine, Isabelle, Sylvie, Laurence, et Chrystelle évoquent leur histoire avec leur enfant autiste. Chacune avec ses mots. Sans voyeurisme ni pathos, mais avec émotion, on entre dans leur quotidien. On lit la souffrance, les joies, l’espoir. On comprend. “Enfin !” pourraient-elles dire.

"Laissez-nous venir dans votre société"

"Laissez-nous venir dans votre société", lâche Coralie Macia, maman de Leelou, 13 ans, et de Mila, 3 ans, également présidente de l’association Solidarité Autisme Languedoc-Roussillon, au sein de laquelle se retrouvent ces mamans. "On a voulu montrer la réalité des choses, en restant positives. On y a mis nos tripes. Que l’on arrête de nous juger, et que la parole se libère".

L'enfant autiste aime apprendre

Non, un enfant autiste "ce n’est pas Rain Man ou un être enfermé dans sa bulle". Oui, "on n’est pas une famille comme les autres". Oui, "c’est logique d’être fusionnelle quand il s’agit d’un enfant que tout le monde rejette". Non, la crise n’est pas un caprice "mais un moyen de communication". Oui, l’enfant autiste aime apprendre "pour peu qu’on lui donne les outils pour".

"Comme vous réveiller en Chine"

Sylvie Bros a cette jolie métaphore, quand elle évoque la vie d’Antoine (nom d’emprunt, NDLR), 8 ans. "Imaginez-vous vous endormir dans votre lit et vous réveiller en Chine. Ne pas connaître l’endroit où vous êtes, sa langue, ses codes sociaux, les gens. C’est ça être autiste".

Quelles solutions éducatives ?

Dès lors, quelles solutions éducatives proposer à ces enfants ? De l’isolement à l’institut médico-éducatif, de l’hôpital de jour à l’intégration en milieu scolaire classique, les prises en charges sont diverses, pas toujours adaptées, pas toujours accessibles. Là encore, un parcours du combattant. "A travers les récits de maman d’enfants âgés de 3 à 23 ans, il y a quatre générations de prise en charge dans ce livre", calcule Sylvie. Et les mentalités des professionnels qui "évoluent enfin".

Aujourd’hui, Leelou est en IME à Pépieux, Antoine en Clis dans une école de Narbonne. Une “chance”, presque. "Ici, on obtient une auxiliaire de vie scolaire individuelle (AVSI). Sur l’Hérault, ça n’est pas possible. A Narbonne, la prise en charge de l’enfant à la cantine est possible, dans les centres aérés aussi", compare Anne-Valérie Delaplace, enseignante à la retraite. "Or, une AVSI pour un enfant autiste, traduit Sylvie, c’est comme une canne blanche pour un enfant non-voyant". Un recueil qui transpire d’amour. Et d’espoir.

  • "Mamans d'enfants autistes, nos vies, nos peines, nos joies...", Editions Anne-Valérie Delaplace. 17 euros. En vente chez Libellis, rue Droite, à Narbonne, ou sur www.autismediffusion.com
  • Déjà paru, "Moments de vie", par Anne-Valérie Delaplace, dans lequel l'enseignante livre son témoignange sur son expérience en Clis, auprès d'enfants autistes.
  • Anne-Valérie Delaplace ainsi que certaines mamans seront présentes dans le hall de la Médiathèque de Narbonne, le 12 avril prochain, de 10 h à 18 h.
  • Les droits d'auteur des mamans seront reversés à l'association Solidarité Autisme, 25 rue Nigel-Burgess, à Béziers - Tél 06.95.22.20.29 - solidariteautisme@gmail.com
3 avril 2014

Interview Jean-Marc Bonnifay sur France Bleu - association Vaincre l'Autisme

Mercredi 02 avril 2014 à 16h10

Publicité
3 avril 2014

Porter un autre regard sur l'autisme - Vidéo

article publié dans le Courrier Picard

journée amiens autisme réduiteHier les associations, les artistes et les familles, et même le soleil, se sont mobilisés sur la place Gambetta pour la journée mondiale de l’autisme.

Le soleil était au rendez-vous hier pour la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Une petite dizaine d’associations, d’artistes et d’éducateurs-étudiants sociaux se sont regroupés place Gambetta afin de sensibiliser le grand public à ce handicap peu ou mal connu. Communiquer sur les réalités de ce trouble du développement, ses difficultés au quotidien.

Des associations de répit familial et de soutien face aux troubles de l’autisme comme la SATED ou l’APEA 80 rappelaient notamment qu’autisme ne signifie pas que les autistes ne se développent pas mais simplement qu’ils apprennent d’une façon différente et nécessitent par conséquent une approche pédagogique et thérapeutique appropriée.

Un regard joyeux

sur l’autisme

À 10heures, des stands ornés de livres et de vidéos étaient là pour informer. À 12h30, les artistes Julien Bonnemain, Orange amère, le groupe Ethnimix et Louiz’ sont venus rythmer la journée, tandis que les familles concernées par l’autisme, les professionnels et les associations échangeaient leurs expériences et témoignages. Des petites représentations théâtrales ainsi qu’un spectacle de magie (de Pierre Jaco) ont enfin été présentés dans l’après-midi, juste avant le lâcher de ballons final.

 


Journée nationale de l'autisme à Amiens par courrier-picard

Par Jeanne Bulant

2 avril 2014

Autisme : soutenir les parents

article publié dans le ligueur.be

Pas simple d’être parent d’un enfant autiste aujourd’hui. La journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, ce 2 avril, le rappelle à travers une conférence de presse et diverses manifestations.

Autisme : soutenir les parents

Ce matin déjà, dès 9h, la Bourse de Bruxelles a consacré sa cérémonie « Bell Ringing » à l’autisme, en partenariat avec l’APEPA et la VVA, leur association sœur en Flandre, en présence de plusieurs personnalités. À l’image de ce qui s’est fait simultanément dans les Bourses de New York, Amsterdam, Londres, Paris, Tokyo…

Éclairez en Bleu

Autre initiative prise ce jour : l’éclairage de bâtiments du monde entier en bleu, durant la nuit du 2 avril, pour sensibiliser à l’autisme. « Éclairez en Bleu »(Light It Up Blue) est une initiative d'Autisme Speaks, la plus grande organisation américaine de soutien à l’autisme. À son initiative, sont illuminés en bleu, à travers le monde, des monuments symboliques : hôtels, complexes sportifs, salles de concerts, musées, ponts, commerces, maisons et autres bâtiments... Chez nous, il s’agira notamment de l’Élysette à Namur.

Un enfant belge sur deux

Aujourd’hui, 1 enfant sur 100 naîtrait autiste en Belgique mais, dans certains pays, la prévalence monte à 1 enfant sur 88. Cela s’annonce comme un véritable problème de santé publique ! L’année passée, un Collectif d’une dizaine d’associations, rédigeait et présentait au monde politique une proposition de Plan Autisme. Un article du Ligueur vous détaillait à cette occasion la réalité vécue par les enfants concernés et leurs familles (voir EN SAVOIR +, ci-dessous). Les services existants, les écoles, les institutions ne sont que peu ou pas soutenus et donc peu ou pas outillés pour accompagner les enfants dans ces situations. Or, si l’autisme ne se guérit pas, on peut aider l’enfant à mieux s’adapter au monde qui l’entoure, à mieux le comprendre et se faire comprendre. C’est le but d’une éducation adaptée !

Début 2014, des parents, fatigués d’attendre des mesures qui tardent à se concrétiser, ont interpellé le monde politique. Ils ont rencontré, en premier lieu, la ministre de la Santé Laurette Onkelinx, ensuite d’autres élus. « Ce fut l’occasion d’expliquer la situation d’abandon de ces familles, raconte Cinzia Agoni, d’Inforautisme, le combat sans relâche qu’elles mènent face aux administrations censées les aider, aux écoles censées accueillir leurs enfants, aux professionnels censés être formés à l’autisme… Seules face au handicap, de nombreuses mères arrêtent de travailler pour se consacrer entièrement à leurs enfants. C’est une course contre la montre pour tenter d’éviter le surhandicap. Car si l’enfant ne reçoit pas d’éducation adaptée, fortes seront les chances qu’il termine sa vie d’adulte dans une institution psychiatrique ou dans la rue. Les mamans se forment aux diverses méthodes référencées par les études internationales, elles payent de leur poche les séances de logopédie et les traitements cognitivo-comportementaux non remboursés, elles créent des asbl, vendent des bics, organisent des soirées caritatives et parfois, même si c’est rare mais bien réel, elles lâchent prise et défrayent la chronique par un geste extrême. »

Des avancées

Tout cela, elles l’ont répété ce matin lors d’une conférence de presse organisée avec le soutien de l’asbl Inforautisme au Parlement Fédéral, à Bruxelles, en présence de Laurette Onkelinx, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, et de Philippe Courard, secrétaire d'État aux Affaires sociales, aux Familles, aux Personnes handicapées. Ceux-ci ont eu l’occasion de mettre en avant des avancées. « Je ne vais en citer que quelques-unes, précise Cinzia Agoni, mais importantes pour les parents. C’est ainsi qu’une étude est en cours pour évaluer la possibilité d’accorder le remboursement de séances de logopédie monodisciplinaire qui concerne directement les enfants autistes. Autre avancée : la révision des grilles d’évaluation pour la reconnaissance du handicap, ce qui devrait permettre l’octroi d’allocations majorées aux parents. Troisième point : le KCE, centre d’expertise en soins de santé, réalise une étude des bonnes pratiques en vue de diffuser un rapport vers septembre 2014, avec les lignes directrices d’une bonne prise en charge des patients. Ce rapport devrait s’inscrire dans le cadre du plan autisme que le politique s’est engagé à mettre en place. Et si je peux encore citer une avancée, j’évoquerai les huit centres de références en Belgique, dont quatre francophones, qui ont vu leur capacité doubler, même s’ils présentent des pratiques hétérogènes. » Pour info, ces huit centres de références ont été créés en 2005 pour le diagnostic et le suivi de la prise en charge de l’autisme, dans le cadre de la reconnaissance de l’autisme comme handicap. Enfin, la conférence de ce matin a été l’occasion d’annoncer la mise en ligne d’un tout nouveau site : www.plan-autisme.be. Au-delà de ces avancées, la priorité des priorités reste l’application des quatorze recommandations du plan autisme.

 

Michel Torrekens

2 avril 2014

Autisme : une association porte plainte contre l'agence régionale de santé d'Ile de France

tiret vert vivrefm toparticle publié sur VIVREfm

Une association de parents a déposé une plainte le 20 mars devant le tribunal administratif suite à l'attribution de la gestion d'un service d'accompagnement à une association qui ne serait pas en conformité avec les recommandations de la Haute autorité de santé.

L'agence régionale de santé devra répondre devant le tribunal de sa décision en faveur d'un organisme lié à la psychanalyse
L'agence régionale de santé devra répondre devant le tribunal de sa décision en faveur d'un organisme lié à la psychanalyse

L’ARS Ile-de-France a décidé en janvier de confier la gestion d'un futur service d'accompagenement des enfants autistes dans le Val-de-Marne à l’organisme gestionnaire ARISSE. L’association de parents TouPI, a déposé le 30 mars une requête au Tribunal Administratif de Paris pour demander l’annulation de cette décision. Deux mères d’enfants autistes du Val-de-Marne, Mouna Goubet et Thérèse Rousselot, se joignent à cette requête.

Un organisme qui "vient du monde de la psychiatrie"

 

Selon Maître David Taron, avocat de l'association, l'ARS ne respecte pas ses propres règles de décision. "Les recommandations de la Has ont été rendues obligatoires par le propre cahier des charges de l'ARS. L'agence ne respecte pas les règles du jeu qu'elle s'était elle-même fixées". Interrogée en février par Vivre FM l'Agence régionale de santé par la voix de Marc Bourquin, responsable du Pole Médico-social de l'agence reconnait : "c'est vrai que c'est une association qui vient du monde de la psychiatrie, mais l'engagement qui a été pris c'est d'avoir auprès des enfants une pluralité d'approches et de former les personnels aux méthodes comportementales et éducatives".

Me Taron explique que l'association a modifié son site Internet à la fin de l'année 2013 pour retirer tout ce qui faisait référence à la psychanalyse. L'avocat rappelle que le Vice-Président de Arisse avait signé "l'appel des milles" qui refusait explicitement la mise en application des recommandations de la Haute autorité de Santé. Mais le conseil de l'association pourrait aussi dénoncer des points de la précédure de l'appel à projet qui ne seraient pas conformes : "la commission de selection des appels à projet n'a pas été correctement informée" explique Me Taron.

Lors de l'appel à projet, d'autres associations avaient répondu en faisant des offres sur la base des recommandations de la HAS et disposaient d'une solide expérience en matière d'accompagenment des enfants autistes. Cette offre n'a pas été retenue.

Dans un communiqué l'association Toupi explique :
"La requête déposée aujourd’hui permettra de faire la lumière sur la manière dont a été menée la procédure d’appel à projets. Nous espérons que, dans le souci de permettre aux familles du Val-de-Marne de bénéficier au plus vite d’un SESSAD correspondant aux orientations voulues par le 3ème plan Autisme, l’ARS Ile-de-France constatera rapidement son erreur d’appréciation et retirera sa décision."

Vincent Lochmann

2 avril 2014

Journée mondiale de l'autisme : cap sur l'emploi

tiret vert vivrefm topA l’occasion de la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme du 2 avril, Autisme-Europe et le Secrétaire-Général de l’ONU Ban Ki-moon appellent les gouvernements et le secteur privé à créer des opportunités d’emploi innovantes pour les personnes avec autisme.

Comme l'opéra de Sidney, l'empire state building, le Taj mahal, le Christ du Corcovado à Rio, l'Hôtel de ville de Paris est illuminé en bleu pour la journée de l'autisme.
Comme l'opéra de Sidney, l'empire state building, le Taj mahal, le Christ du Corcovado à Rio, l'Hôtel de ville de Paris est illuminé en bleu pour la journée de l'autisme.

 Des études montrent qu’entre 76et 90% des adultes avec autisme sont sans emploi.

C’est l’une des nombreuses raisons qui ont poussé l’Assemblée Générale des Nations Unies à instituer la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme, afin d’attirer l’attention chaque année sur les besoins urgents des personnes avec autisme dans le monde.

Aujourd’hui, 1 sur 150 est diagnostiqué avec autisme– et l’Union européenne compte aujourd’hui  3,3 millions de personnes avec autisme. Dans la plupart des régions d’Europe, ces enfants devenus adultes, sont confrontés au chômage et au manque, voire à l’absence de totale, de  soutien.

Des difficultés à interagir

Les personnes autistes ont des difficultés  à interagir dans le cadre professionnel, et les obstacles les plus importants auxquels elles se heurtent pour accéder à l’emploi sont le manque de soutien pour trouver et conserver un travail, mais également la stigmatisation liée à l’autisme.

A travers l’Europe et dans le monde, de grandes entreprises innovantes commencent désormais à exploiter les points forts et uniques des personnes avec autisme pour atteindre leurs objectifs.

L’entreprise informatique danoise Specialisterne, par exemple, poursuit l’objectif de créer de l’emploi pour un million de personnes avec autisme à travers le monde. Créée en 2004 par le père d’un jeune homme avec autisme, l’entreprise emploie une majorité de personnes avec autisme travaillant notamment dans le domaine des tests de logiciels, de la programmation informatique et de l’encodage de données en sous-traitance pour des  entreprises. Specialisterne considère les caractéristiques  uniques des personnes avec autisme telles que le sens du détail, le fait d’apprécier les tâches répétitives, la tolérance zéro face aux erreurs, la persévérance et la loyauté comme de précieux atouts pour effectuer un travail de haute qualité. Implantée dans une dizaine de pays, Specialisterne a déjà permis à plusieurs centaines de personnes avec autisme de trouver de l’emploi. A cette fin, Specialisterne collabore avec des multinationales comme Nokia, Deloitte, Cisco, Microsoft et Oracle.

En Italie, le géant des cosmétiques L’Oréal vient de démarrer un projet à long terme pour encourager l’emploi des personnes avec autisme dans l’entreprise, l’objectif étant d’intégrer de jeunes adultes avec autisme à sa main d’œuvre à divers postes, tel que le traitement de données et l’archivage, le conditionnement de cosmétiques et le contrôle de la qualité et de la sécurité. L’entreprise a mis au point des formations pour ses employés avec autisme, pour les autres membres du personnel et les managers et désigné des tuteurs parmi les membres du personnel pour les coacher.

Ban Ki-Moon : "promouvoir le respect des personnes autistes"

Dans son message adressé à l’occasion de la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme, Le Secrétaire-Général de l’ONU Ban Ki-moon insiste sur le fait que « L’éducation et l’emploi revêtent une importance déterminante. L’école rattache l’enfant à son groupe. L’emploi rattache l’adulte à la société. Les autistes méritent de suivre la même voie. En intégrant des enfants ayant des capacités d’apprentissage différentes dans les écoles générales et spécialisées, nous pouvons modifier les comportements et promouvoir le respect. En créant des emplois adaptés pour les adultes autistes, nous intégrons ceux-ci dans la société.»

Il ajoute que : « La Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme ne se limite pas à encourager l’entente ; c’est un appel à l’action. J’invite instamment tous les acteurs concernés à favoriser la réalisation de progrès en soutenant des programmes d’éducation, la création de débouchés et d’autres mesures qui contribuent à la réalisation de notre projet commun consistant à bâtir un monde dont les bienfaits sont plus largement partagés. »

Des travailleurs performants

La présidente d’Autisme-Europe, Zsuzsanna Szilvàsy, encourage d’autres organisations à émuler Specialisterne et L’Oréal : « Nous sommes heureux de constater qu’un nombre croissant d’entreprises publiques et privées prennent des initiatives pour employer des personnes avec autisme. »

Les  personnes avec autisme qui bénéficient  d’un soutien spécifique se révèlent des travailleurs performants qui constituent un atout pour les entreprises. En outre, des recherches ont démontré que les grandes entreprises qui emploient des personnes handicapées affichent de meilleurs taux de rétention de personnel, ce qui leur évite d’importants coûts de roulement de personnel.

Elle estime : « Il ne s’agit pas seulement du droit au travail pour les personnes avec autisme – tel que prévu par la Convention de l’ONU relative aux Droits des Personnes Handicapées – mais d’un investissement dont bénéficient les entreprises publiques et privées. »

Pour les personnes avec autisme, l’emploi, c’est plus qu’un simple travail – cela leur permet de mener une vie plus épanouissante et indépendante. De grandes entreprises du monde entier sont en train de se rendre compte qu’employer des personnes avec autisme dépasse la philanthropie et la responsabilité sociale des entreprises : l’utilisation de leurs compétences et la création d’une main d’œuvre plus diversifiée contribuent à leur succès, pour le bénéfice de toutes les parties prenantes.

Cette année, l‘Europe s’unira au reste du monde pour appeler à davantage d’opportunités d’emploi pour les personnes avec autisme tout au long du mois d’avril. En outre, dans de nombreuses villes européennes,  des monuments célèbres seront éclairés en bleu le soir du 2 avril dans le cadre de l’initiative « Light It Up Blue » pour marquer la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme.

Dans des villes européennes, beaucoup de monuments célèbres seront éclairés en bleu durant la nuit du 2 avril, dans le cadre de l’initiative « Light It Up Blue ».

Informations sur l’autisme et l’emploi :

http://www.autismeurope.org/campaigns/autism-and-employment/

Evénements et activités organisés à travers l’Europe à  l’occasion de la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme 2014 :

http://www.autismeurope.org/activities/world-autism-awareness-day/

Monuments éclairés en bleu dans le cadre de la campagne de sensibilisation à l’autisme « Light it Up Blue » :

http://lightitupblue.org/Markslist/waysToLight.do?pageId=361

Message du Secrétaire-Général de l’ONU à l’occasion de la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme :

Rédaction avec Autisme-Europe

1 avril 2014

Portrait : Anne Buisson, son combat contre l'exclusion des enfants avec autisme en France

Vidéo et article publié sur la chaîne du coeur

Anne Buisson, cette femme débordante d'énergie, est de celles qui forcent le respect et l'admiration. Mère de quatre enfants, dont trois atteints d'autisme ; elle a décidé de se battre avec et pour toutes les familles concernées par l'autisme au quotidien.

Comme beaucoup de parents, elle traverse avec son mari un véritable parcours du combattant pour trouver des prises en charge adaptées et emmener ses enfants sur les bancs de l'école. Sur son chemin, elle rencontre des professionnels dont l'enthousiasme et la détermination lui permette bientôt de constater d'incroyables progrès chez son fils et ses deux jumelles.
Parmi ces professionnels ; la psychologue clinicienne Vanessa Laguardère. Elle accepte d'accompagner Anne dans la création de l'association « Sur les bancs de l'école ».

L'objectif est à la fois d'amener l'enfant vers l'autonomie en passant par une scolarisation en milieu ordinaire mais aussi d'accompagner la famille.
L'association cherche à leur offrir des réponses face aux différentes difficultés qu'ils rencontrent (financières, sociales, psychologiques, administratives...).

Et le travail ne manque pas... En effet, les familles se trouvent bien souvent désemparées. Le constat est aussi simple qu'alarmant : 80% des enfants atteints d'autisme ne sont pas scolarisés.
Il y a 600 000 autistes en France, autant que le nombre d'élus !
Il est grand temps de mobiliser tous les députés et sénateurs afin que chacun d’entre eux parraine individuellement le parcours d’une personne autiste et veille à son parcours éducatif et social, à la formation professionnelle, son accès à l'emploi et à une vie digne.

L'actrice Leïla Bekhti, frappée par ces chiffres, a décidé de rejoindre Anne sur le terrain, en devenant marraine de l'association, pour donner plus de voix à son combat.

   

1 avril 2014

communiqué d'Autisme France pour le 2 avril

Le 2 avril, c'est la Journée Mondiale de l'Autisme

touche pas à mon plan autisme france

 

Communiqué de presse

 

Avec le plan autisme 3, malgré toutes ses failles, les familles ont commencé à reprendre un peu d’espoir dans l’amélioration des pratiques et le respect des besoins de leurs enfants.

 

 

Elles n’accepteront pas qu’il soit remis en cause, et que les quelques acquis en bonne voie soient menacés, pour satisfaire des lobbies.

 

► "Plan Autisme : la volonté politique face aux sabotages" - Agora vox

30 mars 2014

12 avril 2014 : Grande soirée spectacles tout public au profit de Résilienfance

Venez découvrir



D
eux Spectacles

 

Véritable musée de la magie, 576 boites contenant chacune un tour de magie.
Sur l'étiquette le titre du tour, le nom du magicien qui l'a inventé et l'année de création.

Deux assistants aident le spectateur à choisir son tour de magie, puis en historien et en artiste,
le magicien de la Grosse Collection réalise le tour à quelques centimètres des yeux du spectateur !

_________

puis découvrez

La rencontre improbable d'une chanteuse lyrique, d'un musicien électro, d'une danseuse et d'une marionnettiste...

Un nouvel univers prend vie... poétique, drôle et... électro-lyrique...!

_________

 

29 mars 2014

Autisme : une association conteste une décision de l'Agence Régionale de Santé d'Ile de France

article publié sur Agoravox

par EgaliTED (son site) samedi 29 mars 2014

La gestion par les Agences Régionales de Santé de l'argent public pour l'autisme fait depuis quelques mois l'objet de polémiques grandissantes de la part des associations d'usagers. Nous avions ainsi constaté le peu d'adéquation des appels à projets des ARS pour des structures autisme, aux recommandations officielles (lire notre article). La polémique prend une nouvelle tournure avec le recours en justice que viens de déposer l'association Toupi  contre une décision de l'ARS d'Ile de France qui attribue un service d'éducation spéciale pour autistes à une association jugée "quasi-exclusivement psychanalytique". L'association Toupi n'est pas directement partie prenante à l'appel à projets, mais a choisi de déposer un recours dans l'intéret des usagers de ce futur service éducatif.

Nous publions ci-dessous le communiqué de presse de l'association Toupi.

Communiqué de presse :

TouPI dépose une requête au tribunal contre la décision de l’ARS de confier le futur SESSAD autisme du Val de Marne à l’association ARISSE

 L’ARS Ile-de-France a décidé en janvier de confer l’ouverture d’un nouveau SESSAD autisme dans le Val-de-Marne à l’association gestionnaire ARISSE. L’association d'usagers TouPI, conseillée par Maître David Taron, dépose aujourd’hui une requête au Tribunal Administratif de Paris pour demander l’annulation de cette décision. Deux mères d’enfants autistes du Val-de-Marne, Mouna Goubet et Thérèse Rousselot, se joignent à cette requête.

 Par cette action, TouPI, Mouna Goubet et Thérèse Rousselot souhaitent faire entendre la voix des usagers, qui n’a visiblement pas été prise en compte dans le processus d’appel à projets qui a conduit à cette décision. Les familles du Val-de-Marne demandent un SESSAD qui soit en mesure d’assurer l'accompagnement éducatif de leurs enfants. Elles atiendent de l’association gestionnaire qu’elle respecte la mission d’un SESSAD : intervenir sur les lieux de vie (établissement scolaire, lieux de loisirs, domicile) pour accompagner l’inclusion scolaire et sociale des enfants et adolescents autistes qu’il accompagnera. ARISSE n’a pas démontré que son orientation était de nature à répondre aux besoins des familles et de leurs enfants.

 D’une part, l’accompagnement proposé par les SESSAD actuellement gérés par ARISSE est peu inclusif et n’associe guère les parents à leur intervention : l’intervention sur les lieux de vie de l’enfant est extrêmement limitée et la notion de co-construction du projet individualisé d’accompagnement avec les parents n’est pas acquise. Cela est loin des recommandations de bonnes pratiques de l’ANESM de 2011 concernant les SESSAD. D’autre part, l’orientation de l’association ARISSE est aux antipodes des exigences du cahier des charges de l’appel à projets. Ce cahier des charges prévoit que le fonctionnement du futur SESSAD s’appuie sur les recommandations de bonnes pratiques HAS/ANESM de 2012, concernant les interventions auprès des enfants autistes. Rappelons que ces recommandations précisent que « l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permetent pas de conclure à la pertinence des approches psychanalytiques ». Or ARISSE affiche une orientation quasi-exclusivement psychanalytique, et le Vice-Président d’ARISSE a témoigné son hostilité aux recommandations de bonnes pratiques de 2012 en signant l’Appel des Mille, qui demande le retrait de ces recommandations et du 3ème Plan Autisme.
 
 La requête déposée aujourd’hui permettra de faire la lumière sur la manière dont a été menée la procédure d’appel à projets. Nous espérons que, dans le souci de permettre aux familles du Val-de-Marne de bénéficier au plus vite d’un SESSAD correspondant aux orientations voulues par le 3ème plan Autisme, l’ARS Ile-de-France constatera rapidement son erreur d’appréciation et retirera sa décision. Nous espérons que, dans l’avenir, ce genre d’action juridique ne sera plus nécessaire pour que les usagers soient pleinement entendus. Il est indispensable que les familles soient associées à toutes les étapes des appels à projets. Elles doivent être partie prenante dans la conception des projets par les associations gestionnaires. Elles doivent être entendues lors de la mise en œuvre de ces appels à projets par les ARS : au moment de l’élaboration du cahier des charges, puis lors de la sélection des candidats, via leur participation, au moins de manière consultative, aux commissions de sélection. Enfin, comme le prescrit la loi, il est nécessaire que les familles soient associées au fonctionnement quotidien des SESSAD, notamment par leur participation effective à l’élaboration du projet individualisé d’accompagnement de leur enfant.

26 mars 2014

Montgaillard. Un autre regard sur l'autisme

article publié dans la Dépêche du Midi

Publié le 26/03/2014 à 03:52, Mis à jour le 26/03/2014 à 09:13

Josef Schovanec parle avec une franchise mordante de notre société individualiste. /Photo DDM.

Josef Schovanec parle avec une franchise mordante de notre société individualiste. /Photo DDM.

Josef Schovanec, auteur de «Je suis né à l'est», est diplômé de Sciences po et docteur en philosophie, un palmarès impressionnant qui casse l'image préconçue de l'autisme. Il a profité de la conférence organisée par la PEP de l'Ariège pour sensibiliser un auditoire attentif et nombreux. Si l'autisme est reconnu comme un handicap depuis 1996, le chemin est encore long pour ceux qui le vivent au quotidien. En effet, des générations ont dû subir l'obstination de ceux qui voulaient guérir une pseudo-maladie à force d'anxiolytiques. Pour illustrer ces dires, il dépeint le portrait d'autistes qui ont marqué l'histoire : Kim Peek, qui a inspiré les scénaristes du film «Rain Man» ; Bill Gates, JK Rollings, Sophie M., parfaite inconnue, virtuose des mathématiques, Temple Grandin. Les bien-pensants diront probablement que les autistes ne sont pas normaux, il faudrait simplement rappeler que la normalité est déjà loin d'être parfaite dans le monde des gens dits «normaux». Statistiquement, les autistes représenteraient 1 % de la population et 25 % des enfants seraient scolarisés pour une heure de cours journalière. Au collège, seuls trois élèves poursuivent leurs études. On décrit souvent l'autisme par l'intolérance de la luminosité et du bruit, mais on oublie l'application du respect des lois et l'adaptation sociale qui se fait grâce à l'apprentissage, même si celui-ci n'est pas admis dans l'ordre ; un autiste peut devenir prix Nobel mais ne saura jamais faire ses lacets. Josef souligne qu'il faut encourager son enfant à s'investir dans son domaine de prédilection, c'est un autodidacte qu'il faut guider dans ses choix. Quand l'âge de travailler arrive, trouver un emploi reste un obstacle. Le leader européen des logiciels d'entreprise SAP a compris que, malgré le contact difficile avec le monde, les autistes compensent ce manque par une capacité de concentration et de mémorisation nécessaire à l'entreprise : il a créé 1 000 postes.

Josef Schovanec est un personnage attachant, bourré de sincérité et de dérision, qui parle simplement d'un sujet peu connu et décrit la triste réalité des clichés. Durant cette conférence, il donne une belle leçon d'humilité et de vie.

La Dépêche du Midi

25 mars 2014

Plan Autisme : la volonté politique face aux sabotages

article publié sur AGORA VOX

par EgaliTED (son site) mardi 25 mars 2014 -  Ecouter en mp3 (Synthèse vocale par ReadSpeaker)

Lancé début mai 2013, le 3è Plan Autisme est porté depuis à bout de bras par Marie-Arlette Carlotti, Ministre Déléguée aux Personnes Handicapées. Ce plan a fait dès son lancement l’objet de nombreuses critiques de tous bords. Il entre maintenant dans sa phase de croisière avec le lancement imminent de structures dédiées pour accompagner les enfants autistes à l’école.

En raison du choix assumé de se baser sur les recommandations de prise en charge émises par la Haute Autorité de Santé en 2012, les premières critiques étaient venues des professionnels encore attachés à l’approche psychanalytique. Cette approche est désavouée en raison de son absence de résultats. En raison de moyens jugés très insuffisants et de son caractère encore non-contraignant envers lesdits professionnels, d’autres critiques sont venues d’une association de parents connue pour son franc-parler, Vaincre l’Autisme, qui a publiquement rejeté ce plan.

Nous-mêmes constations dans nos récents articles la persistance des situations révoltantes dénoncées par les familles depuis 40 ans : diagnostics obsolètes, cahier des charges de structures autisme ne prenant pas en compte les recommandations, attributions de structures autisme à des associations gestionnaires se réclamant ouvertement de la psychanalyse. Malgré tout, avec d’autres associations, nous avions choisi de soutenir les orientations de ce plan, car la volonté politique de faire bouger les choses semblait enfin présente.

 

Or, une récente instruction interministérielle vient de démontrer la réalité de cette volonté politique. Elle concerne la mise en œuvre concrète de deux mesures très importantes : l’ouverture de 850 places de service d’accompagnement spécialisé (SESSAD) destiné aux enfants autistes scolarisés, et la création de 30 unités d’enseignement en maternelle. Cette circulaire est émise par les Ministères de la Santé et, ce qui est nouveau, par l’Education Nationale. Celle-ci se tenait jusqu’à présent très soigneusement à l’écart des divers plans autisme et ne manifestait aucun empressement à accueillir les enfants autistes dans ses écoles, collèges et lycées – malgré la loi de 2005 qui en théorie l’y oblige.

 Le contenu de la circulaire est remarquablement précis, à un niveau jamais vu, sur le contenu concret des cahiers de charges et des exigences d’accompagnement. On y exige la mise en place concrète et effective des prises en charges comportementales et développementales recommandées par la HAS, en demandant par exemple aux ARS, lors du choix des associations gestionnaires : « Vous devez ainsi, dans la rédaction des cahiers des charges et dans tout le processus conduisant à la notation et à la sélection des projets, veiller à bien prendre en compte les conséquences de la mise en oeuvre des recommandations en vigueur d’un point de vue organisationnel, managérial, en termes de projets associatif et d’établissement. » On exclut ainsi de fait les associations revendiquant l’orientation psychanalytique de leurs prises en charge, comme il en existe beaucoup. Certaines ont encore récemment remporté des appels à projets « autisme », à la grande fureur des associations de familles. On y donne des directives claires de notation des projets permettant, enfin, de privilégier la qualité et la conformité aux recommandations des prises en charges.

 

Outre l’association de l’Education Nationale, on trouve une bonne surprise dès le début du document, s’agissant des « plans d’actions régionaux » : « Il est primordial de s’assurer de la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés, notamment les structures de psychiatrie (infanto-juvénile et générale) dont le rôle dans le suivi des personnes avec autisme ou autres TED doit être soutenu et dont l’évolution doit également être accompagnée. » C’est la première fois qu’on demande, même à mots couverts, aux ARS, de faire bouger les mentalités et les pratiques souvent sclérosées dans les hôpitaux de jour, dont une forte majorité reste influencé par les idées, théories et méthodes psychanalytiques. Ils proposent encore ainsi des « ateliers conte », des « ateliers pataugeoire » ou du « packing » décriés par les associations de familles et non conformes aux recommandations de la HAS, ni aux pratiques internationales.

Le cahier des charges des Unités d’Enseignement en maternelle, quant à lui, semble avoir tenu compte des critiques virulentes que certaines associations ont pu formuler. La principale crainte des familles est qu’on en fasse un « ghetto à autistes », destiné à y évacuer dès la maternelle ces élèves par trop dérangeants, qui poursuivraient par la suite une voie toute tracée en CLIS puis en IME, loin, très loin de l’école ordinaire. On y trouve en effet la phrase suivante, soulignée : « Le projet de l’UE visera la scolarisation des élèves en milieu scolaire ordinaire à l’issue des trois années d’accompagnement, ou en cours. Le projet comprendra par conséquent des temps de décloisonnement en classe ordinaire, accompagnés par un membre de l’équipe (…). Ces temps seront progressivement augmentés et ajustés aux possibilités et besoins de l’élève. » Le projet se positionne donc clairement dans le sens des attentes des familles : un accompagnement précoce et inclusif dans une école, destiné à permettre à leur enfant à terme de suivre une scolarisation ordinaire (éventuellement avec un soutien par une AVS et un SESSAD).

D’un point de vue budgétaire, là encore c’est une bonne surprise : pour les unités d’enseignement en maternelle, on alloue 280.000€ par classe de 7 places, soit 40000€/an par place. Pour les structures médico-sociales dédiées aux autistes, on trouve 807 places de SESSAD à 30000€ par place, et 1425 places en foyer pour adultes à 45000€ la place. Ces budgets sont nettement plus conséquents qu’à l’accoutumée : un SESSAD « généraliste » se voit ainsi en général attribuer 15 à 20 k€ par place, alors qu’on estime qu’une prise en charge éducative précoce et intensive pour un enfant autiste nécessite 40 à 45k€ la place. Pour la première fois, on voit des budgets cohérents avec les besoins spécifiques des personnes autistes.

 Il est vrai qu’il était temps, alors que la France vient d’être condamnée une 5è fois par le Conseil de l’Europe en février dernier, pour « violation de l’article 15§1 de la Charte Sociale Européenne en ce qui concerne le droit des enfants et adolescents autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun » et également « en ce qui concerne l’absence de prédominance d’un caractère éducatif au sein des institutions spécialisées prenant en charge les enfants et les adolescents autistes ». L’apartheid bien français qui veut qu’on évacue les enfants handicapés en institutions où ils passeront le restant de leur vie, au lieu de leur donner une chance par l’inclusion scolaire et sociale, est donc vigoureusement dénoncé. C’est tout un système et les mentalités qu’il va falloir changer.

 

Face à cette volonté politique clairement établie, on constate avec effarement des résistances généralisées sur le terrain. Au-delà des attaques en règle dans la presse par les adversaires du Plan Autisme, notamment nombre de psychiatres « Mandarins » de renom, officiant dans de célèbres hôpitaux parisiens et provinciaux, diverses manœuvres ont lieu pour saboter ce plan et préserver le « désordre établi ».

 

La base de ce plan, ce qui aujourd’hui donne la force aux familles de lutter, ce sont les recommandations de prise en charge de la HAS émises en 2012. On y privilégie les approches développementales et comportementales largement éprouvées depuis 40 ans à l’étranger et on y désavoue l’approche psychanalytique qui perdure en France et en Argentine. Refusant de voir les résultats des nombreuses études internationales (800 articles sont référencés dans le documents de la HAS), l’ALI (Association Lacanienne Internationale) a entamé un recours auprès du Conseil d’Etat en mai 2012 pour tenter d’obtenir le retrait de ces recommandations. Leur volonté est de couper l’herbe sous le pied à toutes les demandes des familles et à l’ensemble du Plan Autisme ; on reviendrait en arrière de 5 ans. La décision du Conseil d’Etat est attendue en avril prochain. En cas de victoire de l’ALI, l’association Vaincre l’Autisme a d’ores et déjà annoncé son intention de faire « tierce opposition » à la décision. Cette voie de recours est juridiquement possible mais rarement utilisée ; ce serait la seule restante. Elle n’est généralement pas suspensive, et le temps que la procédure aboutisse, il est donc possible que les recommandations de la HAS doivent de toute manière être retirées…

Un deuxième axe d’attaque de ce que les familles ont désormais coutume d’appeler « le côté obscur » cible un autre prérequis à la mise en œuvre du plan autisme : l’existence de professionnels formés aux prises en charges éducatives comportementales et développementales. Du fait de la mainmise de l’approche psychanalytique sur la plupart des UFR de psychologie, seules deux Universités proposent des filières avec diplôme d’Etat (type Master) permettant de former des psychologues aux approches TEACCH et ABA recommandées par la HAS. Ce sont le Master d’Analyse Appliquée du Comportement de Lille 3, qui forme à l’ABA, et le Master « Psychologie des Troubles Neuro-Développementaux » à Toulouse 2, qui forme aux approches TEACCH et ABA en particulier.

Or, le Master ABA de Lille 3 est menacé de suppression. La Présidente de l’Université de Lille 3 aurait déjà quasiment entériné la décision de ne plus reconduire cette formation, pourtant reconnue et qui commençait à prendre suffisamment d’ampleur pour fournir les professionnels aptes à répondre aux besoins des familles. Un psychologue qui en sort aujourd’hui met en moyenne 3 mois à trouver du travail, alors que d’une manière générale le taux de chômage des psychologues est de 50% à l’issue de leur formation… Cherchez l’erreur ! Du coup, dans un bel ensemble, toutes les grandes associations et collectifs se sont associés pour protester contre cette décision, dans un courrier envoyé à l’Université de Lille, au Rectorat et au Ministère de l’Enseignement Supérieur. 

Si cette formation devait disparaitre, ce serait dramatique pour les familles qui perdraient ainsi un des rares viviers de professionnels formés, mais ce serait aussi un coup très dur porté au Plan Autisme. S’il n’y a pas assez de professionnels formés à l’ABA ou aux autres approches recommandées, qui pourra-t’on recruter pour faire fonctionner les structures prévues par le plan ?

Le troisième front concerne les Centre Ressource Autisme. Les associations réclament avec insistance qu’on les rende statutairement indépendants des CHU auxquels beaucoup sont rattachés budgétairement et hiérarchiquement, surtout depuis le scandale de l’éviction du Dr Lemonnier du CRA de Brest. Elles demandent aussi à être étroitement associées à la gouvernance des CRA afin de s’assurer qu’ils remplissent bien leur rôle dans le respect des recommandations de la HAS, ce qui est loin d’être le cas partout aujourd’hui. Un projet de décret est en préparation depuis des mois mais les réunions de concertation relèvent de l’accouchement dans la douleur. Les professionnels représentant les CRA lors de ces réunions refusent catégoriquement l’indépendance des CRA et font tout pour limiter la place laissée aux familles ; en face, le Gouvernement tente de résister. Ainsi le projet actuel relève du compromis ne satisfaisant personne et surtout pas les familles.

Le quatrième front concerne les Agences Régionales de Santé, qui sont responsables de l’attribution des budgets de structures pour autistes. Plusieurs attributions jugées inacceptables ont été dénoncées par diverses associations de familles. Par exemple, l’association Tous Pour l’Inclusion (TouPI) vient de déposer un recours au tribunal administratif contre l’ARS d’Ile de France. Elle souhaite faire annuler une décision d’attribution d’un SESSAD autisme à l’association Arisse, dont l’orientation et les pratiques sont notoirement très psychanalytiques. On a aussi vu le directeur de l’ARS de Corse vigoureusement pris a parti par les associations pour des propos jugés pro-psychanalyse. Suite aux protestations officielles des associations il a été convoqué à Paris par Marie-Arlette Carlotti afin de « lever le malentendu ». Même les toutes nouvelles unités d’enseignement en maternelle, un des points clés du plan autisme, font l’objet d’attributions « à la hussarde » par certaines ARS à des organismes gestionnaires pas forcément les mieux formés à l’ABA ou au TEACCH, pour des raisons difficilement compréhensibles et avec peu de transparence. Les habitudes, le « business as usual » entre les ARS et les gestionnaires déjà bien connus des « bonnes personnes », tout cela est difficile à faire évoluer.

Finalement, un cinquième front concerne les adultes autistes, souvent les grands oubliés des plans successifs. Si des recommandations de diagnostic ont bien été émises par la HAS en 2011, rien n’existe encore concernant la prise en charge, même si les recommandations pour enfants peuvent s’appliquer au moins partiellement. Dans certaines régions on relève des cas d’inspections « surprise » par l’ARS de structures pour adultes utilisant des approches comportementales et développementales, tournant assez rapidement à l’acharnement. Peut-être du fait d’une ignorance certaine des ARS des besoins des autistes. Quoi qu’il en soit, il serait bon que ces recommandations existent rapidement pour clarifier ce genre de situations, et éviter aussi la création de nouvelles structures pour adultes mettant toujours en œuvre des approches dépassées. Or, justement, la HAS a été échaudée par la polémique ayant suivi la sortie des recommandations pour les enfants, et ne fera rien tant que le recours au Conseil d’Etat par l’ALI n’aura pas été jugé…

 

La bataille se joue donc sur tous les fronts à la fois, pied à pied, entre les associations de familles et les professionnels d’obédience psychanalytique et leurs réseaux. Il est sidérant de voir une communauté de « professionnels soignants » s’opposer de manière aussi frontale à la communauté des « patients » et refuser ainsi les résultats de la science. Cette bataille est très inégale, les bénévoles des associations étant en permanence au bord de l’épuisement. La volonté désespérée de laisser à leurs enfants autistes des perspectives d’avenir décentes et dignes les soutient, la science aussi par la voix de la Haute Autorité de Santé. Face à eux, c’est l’idéologie et le corporatisme de trop de professionnels de santé qu’il faut combattre, sans parler des intérêts financiers considérables du « business du handicap ».

L’espoir des familles, tient aussi à l’émergence au sein de la classe politique de droite comme de gauche d’une prise de conscience qui a débuté avec Mme Simone Veil et le Député Jean-François Chossy et qui se poursuit aujourd’hui avec des personnalités comme Valérie Létard, Marie-Arlette Carlotti, Gwendal Rouillard et Daniel Fasquelle.

La France est un pays difficile à réformer, espérons que dans le domaine de l’autisme on y parviendra enfin dans un avenir proche. Par humanité – et par simple bon sens.

 


Sur le même thème

L’argent public de l’autisme est-il bien employé ?
ARS et Autisme, la force des (mauvaises) habitudes
Autisme : comment cacher un éléphant
Autisme : réponse ouverte à PsychoMedia Magazine… et à d’autres
La Psychanalyse à l’épreuve de l’Autisme

25 mars 2014

L'obscurautisme : courant français d'opposition à la diffusion du savoir-faire en matière d'autisme

article publié dans l'Express


Qu’est-ce que l’obscurautisme ?

L’obscurautisme est une attitude d’opposition à la diffusion du savoir en matière d’autisme. Ce mouvement prend sa source en France vers les années 1970 et est bien présent encore aujourd’hui car il  est bien propagé par les médias et encouragé par l’Etat français au travers de ses divers services publics (MDPH, ARS, certains CRA, centres médicaux, hôpitaux, établissement médico-éducatifs, universités) et ministères (santé, éducation, justice, culture…).

Il imprègne tous les français, et ceci dès l’enfance,  mais il est davantage présent dans les milieux intellectuels, de l’audiovisuel et de l’édition.

Un obscurautiste prône et défend une attitude de négation du savoir. Il refuse de reconnaître pour vraies des choses démontrées. Il pose des restrictions dans la diffusion de connaissances. C’est ainsi que les obscurautistes ont réussi à garder et utiliser la classification française des maladies mentales pour diagnostiquer l’autisme, classification  obsolète en la matière, tandis que ce sont des classifications standardisées internationales qui sont utilisées dans les autres pays.

Ils sont parmi vous !

Quelles sont les convictions des obscurautistes ?

Ce courant considère l’autisme comme une psychose majeure provoquée par une relation maternelle défaillante. Les enfants autistes sont considérés comme psychotiques, ayant donc une maladie mentale, psychique et donc nécessitant avant-tout du soin psychique. Dans cette croyance, il faut soigner la mère pour pouvoir soigner l’enfant, et il est conseillé pour les professionnels d’effectuer un travail de séparation entre l’enfant et la mère psychogène.

Cette interprétation est tout à fait incompatible avec les avancées scientifiques.

Quelle est la raison de l’obscurautisme ?

L’obscurautiste n’agit pas au hasard : il vit pour garder sa façon de faire des temps passés. Dans les temps passés, on attendait simplement l’émergence du désir de l’enfant autiste de sortir de son autisme, ce qui était très avantageux en termes de travail pour les obscurantistes : en effet, ils étaient rémunérés par l’Etat sans que rien d’autre ne leur soit demandé que d’attendre.

Les avancées scientifiques et dans le domaine de l’éducation mettent en péril l’existence de ce courant  car elles sont en contradiction avec ce qu’il prône. C’est comme cela qu’il a cessé d’exister dans les pays développés, mais pas en France et pays voisins francophones, où il demeure ultra-majoritaire en matière de professionnels reconnus par l’Etat, qui détiennent le pouvoir de coordonner les interventions. Les enfants sont donc, comme dans les temps passés, placés à l’écart de la société et on attend patiemment que quelque chose se passe dans leur cerveau.

Quels sont leurs moyens d’action ?

Pour continuer à imposer ce mouvement, les obscurantistes emploient plusieurs méthodes.

1- L’alliance avec le pouvoir, ce qui permet :

- d’avoir un pouvoir d’influence tel que les multiples condamnations de la France en matière d’autisme restent sans pratiquement aucune conséquence.

-  l’entrave à la liberté d’expression ;  notamment tout récemment la censure d’un film qui compromettait très sérieusement ce mouvement.

-  de faire régner la peur chez les parents, en les culpabilisant, les mettant ainsi à leur merci.  Ils ont pour cela un allié très efficace : il s’agit du service public nommé Action de Séparation de l’Enfant (ASE), particulièrement bien imprégné par les idées des obscurautistes et dôté par l’Etat d’un budget conséquent. L’ASE a le pouvoir, avec le concours du ministère de la justice, également infiltré par les obscurantistes, d’enlever l’enfant aux parents qui ne se plient pas à leurs demandes et recherchent d’autres façons d’accompagner leur enfant, notamment en le mettant à l’école.

2- Etre omniprésent dans les médias et tout récemment par un film de propagande repris par les MDPH, les mutuelles et les villes de France. Une omniprésence également dans les formations initiales et continues des professionnels de santé et d’éducation, malgré des apparences trompeuses.

3- Jeter le discrédit des découvertes scientifiques et dans le domaine de l’éducation.

Leur argument principal est que les approches modernes nient l’individu et sa singularité, le voyant comme une machine à formater, ils considèrent en conséquence les apprentissages et l’éducation comme du dressage. Véritables maître dans l’art de noyer le poisson, ils retournent la situation en  se posant volontiers en victimes d’une dictature totalitaire qui voudrait leur imposer un mode de pensée unique, alors même qu’ils contrôlent depuis des dizaines d’années les hauts-fonctionnaires au gouvernement et ont infiltré de manière notable les administrations françaises. De la même manière, ils se voient comme des penseurs éclairés, clairvoyants, uniques détenteurs de l’humanisme, indispensables dans leur rôle de limiter les conséquences néfastes des avancées scientifiques qui, dans un but purement commercial, pourraient réduire à néant la singularité de l’être humain. 

4- Se rendre présentable et au fait des découvertes des neurosciences.

Une 4ème méthode beaucoup plus efficace que celle-ci-dessus consiste à rendre présentable l’obscurantisme parmi les nombreuses avancées dans le domaine des neurosciences : c’est ainsi qu’ils ont inventé un nouveau mouvement : le neuro-osbcurantisme qui fait illusion parmi beaucoup de chercheurs scientifiques qui prennent leur apparente ouverture d’esprit comme réelle.

D’où vient les principaux dangers ?

Un grand ennemi des obscurantistes est l’existence  d’associations de parents et d’internet, qui permet aux parents l’accès à l’information, de se passer le mot, et donc de limiter leur pouvoir de désinformation et de culpabilisation : car ces parents informés deviennent en conséquence moins influençables et donc présentent le risque de sortir de leur emprise pour trouver des solutions ailleurs et autrement.

Ces parents, qui se regroupent en réseaux d’entraide sont vus comme des parents réfractaires. Pour limiter cela, les obscurantistes conseillent aux parents qui découvrent l’autisme de leur enfant de ne surtout pas aller sur internet, et bien entendu ne parlent pas des associations de parents, car un parent isolé est bien plus malléable qu’un parent averti.

Un autre danger est venu récemment de l’Etat lui-même qui allait publier des recommandations de bonnes pratiques dans lesquelles leur pratique n’était pas recommandée. Les obscurautistes ont pu limiter les conséquences potentiellement néfastes pour eux grâce à leur pouvoir d’action dans les médias, en faisant publier un article dans un quotidien acquis à leur mouvement un peu avant la publication des recommandations. Ils ont ensuite usé de leur pouvoir d’influence pour faire pression sur la Haute autorité de santé qui a alors changé les recommandations à leur demande, passant de « non recommandées » à « non consensuelles« . Cela est resté quand même un danger, mais il a pu être écarté puisque au final ces recommandations n’ont aucune conséquence sur leur quotidien et sur celui des enfants, bien que les apparences puissent laisser penser qu’elles ont été prises en compte dans leur pratique.

25 mars 2014

Millau : le projet d'Autisme Larzac de plus en plus concret


HUGUES CAYRADE
24/03/2014, 18 h 51 | Mis à jour le 24/03/2014, 18 h 55
Marielle Frayssinet et Cédric Boulouis qui suit le dossier à la communauté.
Marielle Frayssinet et Cédric Boulouis qui suit le dossier à la communauté. (Photo ÉVA TISSOT)

La création d’un centre d’accueil temporaire pour ados et adultes est cohérent avec les objectifs du nouveau plan national.

Ça s’est passé vendredi, à Toulouse. La maman d’un enfant autiste de 8 ans est montée en haut d’une grue dans le centre-ville pour dénoncer la précarité de l’accompagnement de son fils en milieu scolaire. Le 2 avril, journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, le collectif Citoyen Handicap a prévu de manifester dans tous les rectorats de France avec pour revendication “l’école pour tous”...

Cette actualité, qui illustre une nouvelle fois les difficultés de prise en charge des personnes autistes à tous les stades de leur vie, vient souligner le bien-fondé du projet de centre d’accueil temporaire porté par l’association Autisme Larzac à Millau.

"Il y a trop peu d’appuis pour les familles et professionnels qui œuvrent au quotidien." Marielle Frayssinet, psychologue clinicienne

"Au cours de mes vingt années de pratique avec des enfants, adolescents et adultes autistes, j’ai pu constater un réel problème de sous-diagnostic, note Marielle Frayssinet, psychologue clinicienne diplômée et auteur d’une thèse de doctorat intitulée Autisme et schizophrénie, à l’origine du projet. Trop peu d’alternatives à l’hospitalisation sont pensées. Il n’existe pas, par exemple, de lieux de vacances spécialisés pour autistes, et il y a trop peu d’appuis pour les familles et professionnels qui œuvrent au quotidien."

Le projet de centre d’accueil temporaire s’inscrit pleinement dans les objectifs du 3e plan national autisme (2014-2017), et la ministre déléguée au Handicap, Marie-Arlette Carlotti, a récemment indiqué par courrier à ses promoteurs qu’il avait retenu toute son attention. "Il pourrait s’inscrire dans la programmation de l’Agence régionale de santé Midi-Pyrénées, et (...) nécessite également une sollicitation de l’ARS Languedoc-Roussillon dans l’éventualité d’un appel à projet interrégional", écrit la ministre.

750 établissements interrogés

Les perspectives sont donc encourageantes, mais, pour en arriver là, l’association, créée en 2011, a beaucoup travaillé. Avec le soutien de la communauté de communes, elle a bénéficié d’un dispositif local d’accompagnement (DLA) qui lui a permis d’affiner son projet et de réaliser une étude de besoins auprès de 750 établissements situés à 2 h 30 de route de Millau, en Midi-Pyrénées, Auvergne, Languedoc-Roussillon et même en région Paca. "Plus de 80 ont répondu à notre questionnaire et se sont dit prêts à travailler avec nous, précise Marielle Frayssinet. À partir de 30, le projet est viable."

Le DLA a également permis d’impliquer la plupart des acteurs sud-aveyronnais qui œuvrent dans le champ social, médico-social et sanitaire (*).

"L’association n’a pas vocation à devenir gestionnaire de structure, mais bien de fédérer les associations gestionnaires reconnues", insiste encore la fondatrice d’Autisme Larzac.

[INT]Une capacité de douze places
Une capacité de douze places
 
La capacité du centre d’hébergement temporaire serait de douze places et une quinzaine de postes en équivalents temps plein, d’éducateurs notamment, pourrait être créée pour assurer des formes d’accueil différenciées en fonction des problématiques spécifiques des autistes qui y seront reçus. "Les usagers de la structure seront des adolescents en provenance d’IME ou des adultes issus d’établissements spécialisés, d’un externat ou sans prise en charge institutionnelle, résume l’association. Le projet vise l’amélioration globale de l’accompagnement des personnes autistes et entend faciliter leur parcours de vie et de soins." Pour chacun, le ou les séjours cumulés ne devraient pas excéder 90 jours par an.
 
Millau-plage, terre d'accueil
 
La création de cet établissement est aujourd’hui pressentie dans le secteur de Millau-plage, où la communauté de communes est en train d’acquérir terrains et bâtiments. "L’un des principes, c’est qu’il y ait de la vie, des échanges, qu’on puisse faire venir à l’intérieur des intervenants, comme par exemple des artisans ou des artistes, et que les autistes puissent profiter des activités extérieures, des sports et loisirs de pleine nature en particulier. De ce point de vue, l’emplacement est idéal", indiquent les promoteurs du projet.

Reste maintenant à affiner le budget pour cet établissement et à se positionner auprès des ARS dans le cadre de leurs appels à projets...

24 mars 2014

Le Grand-Bornand : tous mobilisés contre l'autisme avec Glisse en coeur

article publié sur le site de France 3 - Alpes

Près de 140 équipes se sont élancées ce week-end sur les pistes du Grand-Bornand pour "Glisse en coeur". La station de Haute-Savoie accueille en effet ce grand marathon à skis d'une durée de 24 heures. Un événement solidaire pour sensibiliser à l'autisme. Reportage. 

France 3 Alpes
Publié le 23/03/2014 | 09:26, mis à jour le 23/03/2014 | 09:26
138 équipes ont pris de départ sous la neige pour 24 heures de ski non-stop. © France 3 Alpes
© France 3 Alpes 138 équipes ont pris de départ sous la neige pour 24 heures de ski non-stop.

Reportage. L'événement a battu son record de participation. Pas d'abstention donc quand il s'agit de solidarité. Cette année, "Glisse en coeur" a attiré en effet 138 équipes. Toutes motivées à l'idée de sensibiliser la population à l'autisme, ce trouble neuro-développemental qui touche un enfant sur 150 en France. 

Alors pour faire parler de l'autisme, les équipes de volontaires se sont élancées pour 24 heures de ski non-stop. Une manifestation destinée à collecter également des fonds pour financer la recherche et améliorer notamment le quotidien des enfants malades. 

En vidéo, le reportage d'Ariane Combe-Savary et Christian Matthieu :

Glisse en Coeur au Chinaillon
Intervenants; Thomas Coville, navigateur; Hélène Meyrieux, présidente de l'association OVA
22 mars 2014

A Paris samedi prochain : Marche de l'Espérance organisée par Vaincre l'autisme

   
Bonjour à tous,
 
VAINCRE L'AUTISME  se remet en route pour la 11ème édition de la Marche de l'Espérance le samedi 29 mars 2014 dans les rues de Paris, de 14h à 18h. Nous appelons le plus grand nombre à se mobiliser pour la cause de l'autisme, le but étant d’atteindre une réelle prise de conscience par l’opinion publique, les pouvoirs publics et par les médias.
 
A travers cette Marche, organisée à l'occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, VAINCRE L’AUTISME revendique prévention et protection pour les personnes autistes et leurs proches, mais aussi dépistage et diagnostic précoces qui permettront, grâce à une éducation adaptée, l’intégration dans la société. Nous revendiquons aussi et surtout que les budgets  publics consacrés à l’autisme servent aux prises en charge adaptées que nous attendons depuis si longtemps.
 
En ce début d’année 2014, beaucoup de reportages sont venus dénoncer la situation de l’autisme en France… C’est maintenant qu’il faut nous faire entendre et dénoncer les systèmes qui engendrent l’exclusion des personnes autistes et l’isolement des familles ! La France a été condamnée par le Conseil de l’Europe pour la scolarisation de nos enfants autistes… Ce n’est qu’une première étape, le combat continue !
 
Pour vous inscrire, envoyez nous un mail à  info@vaincrelautisme.org 
 
Nous comptons sur votre mobilisation, ainsi que celle de vos proches et de vos amis pour participer à cet événement !
 
RDV sur notre site pour plus d’infos sur la Marche de l’Espérance 2014.
 
Et pour voir ou revoir la Marche de l'Espérance 2013 en photos et en vidéo !
 
A très bientôt,
 
M’Hammed SAJIDI
Président
 
VAINCRE L'AUTISME
51 rue Léon Frot 75011 Paris
Tél: 01 47 00 47 83 - Fax: 01 43 73 64 49
21 mars 2014

Ollivia Cattan dénonce les préjugés envers les autistes

article publié sur le site de RTS Suisse L'invité du 12h30

Jeudi, 20 mars 2014 à 12:59

Olivia Cattan. [DR]

Olivia Cattan. [DR]

Présidente de l'association Paroles de femmes, la journaliste française Olivia Cattan témoigne avec un livre de son combat contre les préjugés envers les autistes. Dans "D'un monde à l'autre", paru chez Max Milo, elle évoque son combat pour dénoncer la discrimination silencieuse dont sont victimes les enfants autistes et leurs familles. En France, moins de 20% de ces enfants sont scolarisés.

Un enfant sur 160 est autiste dans le monde, selon différentes études cumulées. En Suisse, on compte depuis dix ans 12% d’augmentation des diagnostics d'enfant autiste chaque année, selon les informations données par le site autisme.ch.
Publicité
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Visiteurs
Depuis la création 2 429 128
Newsletter
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Archives
Publicité