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"Au bonheur d'Elise"
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association
29 octobre 2011

article publié sur le site handi planet echange le 27 octobre 2011

Témoignage de Mme Miriam Sarbac, Présidente de Asperger-Amitié, Le Plessis-Bouchard, France

On constate un déclin flagrant de la considération apportée à la problématique de l’autisme en France au fil des années. L’année dernière, nous, parents, avons été révoltés de voir le peu d’espace de parole consacré aux petites associations comme la nôtre dans les médias et dans la sphère publique lors de la Journée de l’autisme en 2010. Sachant qu’en 2004, la France a été condamnée par le Comité Européen des droits sociaux pour non respect des obligations définies par la Charte sociale européenne à l’égard des personnes autistes, c’est une honte !
 
La volonté de faire avancer les choses n’est pas encore là, malgré les obligations de se mettre aux normes occidentales. Il y a 600 000 autistes en France, mais les moyens qui leur sont consacrés sont de plus en plus réduits. Certes, certaines organisations organisent des conférences et proposent des diagnostic. Mais d’une part, ces diagnostics sont payants et pas toujours remboursés pas la Sécurité Sociale – or, tous les parents n’ont pas les moyens d’assumer ces frais supplémentaires. D’autre part, les conférences, elles aussi, sont payantes, et leur contenu n’est pas toujours accessible par le grand public.
 
Trop de portes restent encore fermées pour les personnes atteintes du syndrome d’Asperger qui veulent s’intégrer socialement et professionnellement dans la société. Malgré le plan autisme 2005-2007, l’autisme et le handicap invisible en général est toujours méconnu, incompris et toujours aussi peu pris au sérieux dans la société française. Par conséquent, les jeunes adultes ont des difficultés à trouver un emploi. Les adolescents sont incompris et souffrent de stigmatisation par leurs camarades et leurs professeurs – parfois cela peut aller jusqu’à la dépression et l’hospitalisation. Les parents continuent à se démener mais ils sont seuls, livrés à eux-mêmes, et ne savent pas vers qui se tourner. Les Asperger, eux-aussi, quand ils arrivent à l’âge adulte, non plus. Nous avons deux personnes atteintes du syndrome qui ont fondé une famille, quelle prise en charge, quel accompagnement leur est proposé aujourd’hui ? Ils vont avoir un enfant, et nous demandons qu’il leur soit attribué un appartement thérapeutique, avec du personnel médical qui accompagne la jeune maman dans les soins qu’elle apporte à son enfant. Nous demandons des actions concrètes et une prise en charge qui aille au-delà du diagnostic. Les efforts qui ont été fait pour l’intégration sociale sont encore incomplets, la plupart des situations dans lesquelles sont les autistes et leurs familles aujourd’hui ne sont pas couverts par les politiques sociales actuelles.
 
J’ai créé cette association en tant que mère d’un enfant Asperger, et nous la faisons tourner avec de petits moyens. Notre souhait est de faire comprendre que les personnes atteintes du syndrome ont besoin d’être stimulés si on veut réduire leur handicap, et donc de faire des activités avec des non-Asperger. Nos initiatives sont totalement innovantes en France : ni les grands groupes de Vacances et Loisirs ni les autres associations ne proposent encore cela. Nous sommes à la recherche d’un local en région parisienne qui soit facile d’accès pour en faire un lieu de rencontre entre Asperger et non-Asperger, où des professionnels formés au syndrome encadrent les activités, pour faire cesser cette ghettoïsation de nos enfants et de ces jeunes adultes.


Asperger-Amitié a été créée à l’initiative de parents d’enfants porteurs du syndrome d’Asperger et de psychologues. Conscients du manque de moyens de prise en charge et d’accompagnement pour les personnes concernées et leurs familles, l’association est à même de les écouter et d’apporter des réponses aux problématiques auxquelles ils sont confrontés quotidiennement.
 
L'esprit d'Asperger-Amitié, c’est aussi de promouvoir les activités, pas uniquement entre adolescents ou adultes atteints du syndrome, mais ouvertes à d’autres participants non-Asperger. L’objectif est double : lutter contre la ghettoïsation des « Aspies » car celle-ci empêche le développement de leurs facultés d’intégration sociale, et faciliter la rencontre entre les professionnels et les familles qui sont souvent désorientées et constituent des proies faciles pour « l’autisme business ». C’est ce dont nous parle Miriam Sarbac, la Présidente de l’association.

http://www.handiplanet-echanges.info/node/25978

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28 octobre 2011

article publié dans Six-fours.net le 28 octobre 2011

Sanary Handicap Autisme PACA: les regards portés vers l'avenir

Mardi l'association autisme PACA était au CCAS de Sanary pour une journée gratuite destinée aux parents. D'autres rendez-vous sont à venir. A noter l'organisation d'un colloque scientifique d'envergure sur l'autisme au printemps prochain.

Ici Jean-Marc Bonifay, président de l'association Autisle PACA.

Ici Jean-Marc Bonifay, président de l'association Autisle PACA.

Malgré la tempête de mardi à Sanary, le président et son équipe d'Autisme PACA étaient bien au rendez-vous pour cette journée gratuite au CCAS destinée aux familles avec du petit théâtre Japonais pour l'aspect ludique, créatif, mais aussi pour capter l'attention: "L'enfant peut participer en prenant la place de l'intervenant, ou en créant une histoire lui-même et en la présentant à ses petits copains. On encourage donc la socialisation, l'interactivité, et la lecture et l'écriture. Les dessins qui sont utilisés ne doivent pas avoir trop de détails pour que leur attention reste sur l'histoire et les personnages" expliquait Jean-Marc Bonifay, président d'APACA. Béatrice Cordier, qui travaille désormais pour l'association, a aussi présenté des outils pédagogiques utilisés pour les apprentissages dans le lieu d'accueil à Jaumard. Même si la foule n'était pas au rendez-vous compte tenu des conditions météo exceptionnelles, certains avaient fait le déplacement. Yannick, un jeune homme "asperger" étudiant à l'université en comptabilité, est venu témoigner de son parcours: "Il était accompagné de son frère qui a lui-même apporté son ressenti en tant que " fratrie" et de sa mère témoin des difficultés de sa jeunesse. Un jeune homme, calme, brillant et désireux de participer aux actions de l'association pour servir les autres".

L'association va organiser un grand colloque

A côté de cela, Autisme PACA a démarré à Six-Fours l'atelier Habiletés sociales par la bande dessinée ainsi que le groupe fratrie avec Anne Violet ou encore l'handidanse avec Mélanie Laurentin début novembre.
L'association travaille sur un gros projet pour le printemps prochain: "on va mettre en place un colloque scientifique d'envergure sur l'autisme qui devrait avoir lieu en avril avec Monica Zilbovicius, une des plus grandes chercheurs du monde sur l'autisme et le cerveau et qui se trouve être notre marraine. Elle a prouvé avec d'autres le fonctionnement neurologique différent du cerveau des personnes autistes. Il est impossible aujourd'hui de dire que c'est une maladie psychiatrique, car la science et non la philosophie a prouvé que c'était un handicap neuro-développemental". Pédopsychiatre, neuropsychologues de très haut niveau viendront apporter leur savoir pour cette manifestation exceptionnelle dont la date et le lieu restent à définir. Ce sera dans tous les cas entre Sanary et Six-Fours, et le président va s'atteler à effectuer les demandes pour voir les disponibilités de salle. L'association aura sûrement besoin d'aides, alors il ne faut pas hésiter à la contacter.

Autisme Paca s'engage avec d'autres associations

L'association APACA est de la partie avec l'alliance nationale des 4A (Alliance des Associations pour les personnes Asperger ou Autistes de haut niveau) pour que le 18 février (date de naissance d'Hans Asperger) soit la journée de ce syndrome du même nom. C'est ce pédiatre autrichien qui a identifié ce syndrome en 1943. Une représentante de l'alliance a d'ailleurs écrit aux 577 députés et aux sénateurs pour les sensibiliser sur la question: "il faut qu'on reconnaisse la spécificité des enfants dits "asperger", car il n'existe aucune structure pour eux. Et pour certains atteints plus gravement on nous propose carrément les "asiles" disait avec amertume le président d'APACA. Son association a également rejoint "vaincre l'autisme" qui réalise un dossier de demande "grande cause nationale" avec diverses associations.
Enfin des enfants du lieu d'accueil et d'apprentissage de Jaumard devraient participer à un atelier cirque à Solliès-Pont: "c'est grâce à Patricia de l'école cirque Pitreries et sa présidente qui s'occupent aussi de Coeur chocolat à Belgentier et le rotary club du Gapeau".

D. D., le 28 octobre 2011

25 octobre 2011

journée de rentrée des Balladins (ABO)

Elise avait reçu son carton d'invitation :

Les vacances sont déjà loin !
Toute l'équipe des Balladins
est impatiente de te retrouver
à l'occasion de la journée de rentrée
au jardin d'acclimatation
le 23 octobre.

au programme : manège, visite de la ferme, pique-nique, sport en tout genre et surtout beaucoup de bonne humeur !

En fait c'est dès samedi matin que nous avons conduis Lisou au rendez-vous habituel ... et bien évidemment nous sommes allés au goûter auquel les familles étaient conviées le dimanche vers 17h00 ... pour partager un grand moment de fraternité ... voir les photos du week-end etc.

Lisou nous a fait un discours et a commencé à chanter une chanson ... reprise en choeur par toute l'assistance ...

Une bonne nuit là-dessus (un peu fatiguée tout de même ...) et le lundi matin je l'accompagnais au foyer où l'occasion m'était donné de rencontrer Blandine Yéyé & Sabrina Houet du cabinet Espas Iddees. L'une et l'autre m'ont fait part à cette occasion des progrès d'Elise ... de plus en plus appliquée et concentrée dans les divers exercices ... et ce qui n'est pas le moindre : elle y prend beaucoup de plaisir !

Je gomme un peu certains moments plus délicats à gérer ... Mais ce qu'il faut retenir c'est la tendance lourde : Lisou progresse dans tous les domaines !

Cette tendance m'est confirmée par l'équipe du foyer "Moi la vie" qui l'accompagne dans les diverses activités : équitation, danse, théâtre, piscine etc.

Nous la constatons aussi à la maison ...

Bravo Lisou & Merci à tous !

 

25 octobre 2011

article publié par Clicanoo.re le 17 octobre 2011

Améliorer la prise en charge des “enfants TED”

Améliorer la prise en charge des “enfants TED”
 

Francette Tsiaranga et l’association Teddy militent pour une meilleure prise en charge des enfants atteints de troubles envahissants du développement.

 

TED comme troubles envahissants du comportement. Un accronyme pour désigner une diversité de pathologies proches de l’autisme avec lesquelles vivent plusieurs milliers d’enfants à la Réunion. Samedi, l’association Teddy qui leur est consacrée organisait une journée de sensibilisation à Saint-Paul. Objectif : rassembler les parents d’enfants atteints de ces troubles et faire également passer un certain nombre de messages, entre autres à destination de l’Éducation nationale. Car la plupart de ces enfants particuliers et leurs familles vivent souvent une véritable galère au sein des écoles et des collèges, faute de formation des enseignants et des personnels éducatifs. A l’image de Thomas, 11 ans, pour qui sa mère a du se battre de longues années pour lui faire suivre un parcours scolaire normal. “Mon fils n’a été diagnostiqué qu’à l’âge de 8 ans et demi. Et jusque-là, on se contentait de me dire qu’il était fou. Dès les petites classes, on a voulu le mettre en CLIS et j’ai refusé parce que je savais qu’il était capable de beaucoup de choses”, explique Francette Tsiaranga, la responsable locale de l’association Teddy. Le pré-ado, aujourd’hui en classe de 6e au collège de Quartier français, excelle dans de nombreuses matières, en dépit d’un blocage en mathématiques. “Il collectionne les 20/20 en histoire-géo ou en français”, poursuit la mère. “Mais c’est son comportement qui n’est pas compris, en particulier dans la cour de récréation. Il a du mal à communiquer avec les autres, alors l’Education nationale continue de penser qu’il n’est pas à sa place”. Thomas a tout de même la chance d’avoir à ses côtés une aide de vie scolaire depuis son entrée à l’école. Mais tous ses camarades de Teddy n’en bénéficient pas. La moitié selon l’association qui milite donc pour des recrutements immédiats, une formation étendue à l’ensemble des établissements scolaires et, plus globalement, une meilleure prise en charge des enfants TED. “Nous avons déjà le soutien actif du sous-préfet Daniel Boisson, membre d’honneur de l’association mais il faut faire plus encore”, explique Francette Tsiaranga

http://www.clicanoo.re/11-actualites/15-societe/300082-ameliorer-la-prise-en-charge-des.html

23 octobre 2011

article publié sur le blog de Libération.fr le 22 octobre 2011

Pas de vrais postes pour aider les élèves handicapés

Marie Lacroix AVS-EVS(2)
Pendant sept ans et demi, Marie Lacroix a été assistante pour des élèves handicapés scolarisés. Elle aurait bien voulu continuer. Mais elle a été remerciée et renvoyée à Pôle emploi. Motif: ce n'est pas un vrai métier mais un petit boulot précaire, et elle était en fin de contrat.

Depuis la loi du 11 février 2005, les enfants en situation de handicap ont droit à être scolarisés en milieu ordinaire, c'est-à-dire en classe avec les autres. Mais pour que cela se passe bien, ils doivent être accompagnés.

Les personnes en charge de cet accompagnement sont appelés des AVS (auxiliaires de vie scolaire ), des EVS (emplois vie scolaire) et aujourd'hui des assistants de scolarisation. Au delà, il y a une constante: ce sont des emplois provisoires - des CDD ou des emplois aidés de type CUI (les contrats uniques d'insertion). Pour l'Etat qui supprime à tout-va des postes dans l'Education, il n'est en effet pas question de créer de vrais emplois pérennes.

Marie Lacroix, 39 ans, originaire de Beaumont de Lomagne, dans le Tarn et Garonne, a voulu témoigner de son itinéraire, pour montrer l'absurdité de la situation. Forte de son expérience, adorant ce qu'elle faisait, elle a dû partir et a été remplacée par des personnes sans aucune formation et souvent arrivées là par défaut.

Marie Lacroix a débuté en septembre 2003. Diplômée d'un BTS Force de vente, elle vendait des spots publicitaires à des radios. Elle veut alors se réorienter.

Elle signe avec le Rectorat un premier CDD d'un an pour être AVS - 35 heures par semaine pour environ le Smic. Le contrat peut durer 6 ans maximum. Elle est ensuite renouvelée deux fois un an, puis elle décroche un contrat de trois ans.

"Ca été la révélation, explique-t-elle, je me suis découvert une vocation. J'apprécie énormément le travail en équipe avec les enseignants et le lien avec les familles. J'ai en plus naturellement de l'empathie et de la bienveillance à l'égard des enfants".

Au fil des ans, elle accompagne un élève autiste en maternelle, un mal entendant au collège, un autre atteint de troubles du comportement, de myopathie, etc. Les premières années, elle a l'occasion de rencontrer et d'échanger avec des professionnels. "Mais ces dernières années, les enveloppes pour la formation ont été réduites à peau de chagrin", regrette-t-elle.

Le 31 août 2009, Marie Lacroix arrive au terme de son contrat. Mais entre temps, le 23 août 2009, un décret a été publié, qui autorise les associations à engager des AVS - l'Etat leur donnant des subventions pour payer les salaires. Elle contacte alors l'Inspection académique qui lui donne son accord, mais à une condition: qu'elle trouve l'association prête à l'employer.

"J'ai cherché et cela a pris du temps. J'ai finalement trouvé une association qui voulait bien reprendre mon contrat. Mais quand je suis retournée à l'Inspection académique, on m'a dit que c'était trop tard et que ma ligne budgétaire avait disparu".

Marie Lacroix se démène alors pour trouver une solution de rechange. Elle obtient une dérogation pour bénéficier d'un contrat aidé, en l'occurrence un CUI. Elle devient alors EVS (un autre statut pour la même fonction auprès des élèves handicapés) - 20 heures par semaine pour 630 euros par mois.

Le contrat peut durer 24 mois maximum. Elle signe d'abord pour 6 mois, puis pour 12 mois. En juin 2011, elle demande une prolongation pour les 6 mois restants. Mais Pôle emploi lui refuse pour d'obscures raisons administratives. 

En juillet 2011, Marie Lacroix décide de lancer une procédure aux Prudhommes contre son employeur, le dernier lycée où elle travaillait. Elle demande que son dernier contrat soit requalifié en CDI, ainsi que des indemnités pour licenciement abusif, pour non respect du préavis, pour n'avoir reçu aucune proposition de formation dans le cadre de son CIU comme le prévoit la loi, etc. Son affaire passe le 17 novembre. 

"Aujourd'hui je me bats pour que notre métier soit reconnu, comme le réclament de nombreuses associations, explique Marie Lacroix, elle-même membre de l'Unaisse, pour que l'on arrête de renvoyer chez elles des personnes comme moi réduites à aller pointer au chômage, enfin pour dénoncer le fossé entre les belles paroles ministérielles sur la hausse du nombre d'enfants handicapés scolarisés et la réalité sur le terrain - on manque de personnels pour les accompagner et certains doivent même rester chez eux faute d'AVS".

http://classes.blogs.liberation.fr/soule/2011/10/pas-de-vrais-postes-pour-les-eleves-handicapes.html

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22 octobre 2011

appel à la mobilisation "L'Autisme: Grande Cause Nationale en 2012"

     
UN CAP DECISIF : « LE MOUVEMENT ENSEMBLE POUR L’AUTISME »

 
Historique : le vendredi 21 octobre 2011, « LE MOUVEMENT ENSEMBLE POUR L’AUTISME » a officiellement vu le jour pour rassembler les associations concernées en vue de déposer un dossier commun pour l’obtention du label de Grande Cause Nationale pour l’Autisme en 2012, grâce à l’accord signé entre VAINCRE L’AUTISME représenté par M’Hammed SAJIDI, Président et le Collectif Autisme, représenté conformément à ses statuts par les Présidents des associations fondatrices à savoir : Vincent GERHARDS, Président d’Autistes Sans Frontières (Président du Collectif Autisme) - Danièle LANGLOYS, Présidente d’Autisme France - Marcel HERAULT, Président de la Fédération Sésame Autisme - Michel FAVRE, Président de Pro Aid Autisme et Elaine TAVEAU, Présidente d’Asperger Aide.
 
Ceci marque un cap décisif pour l’évolution de la situation des enfants, adolescents et adultes atteints d’autisme en France. Pour la première fois,  les associations concernées par l’autisme en France , œuvrant pour la reconnaissance de l’autisme en tant que trouble neuro-développemental et les prises en charge adaptées, se rassemblent pour mener une action commune afin de demander au Premier ministre d’attribuer le label Grande Cause nationale 2012 à la cause de l’autisme.

« LE MOUVEMENT ENSEMBLE POUR L’AUTISME » appelle les associations (qui ne sont pas déjà rattachées aux associations et fédérations citées ci-dessus) qui souhaitent adhérer à cette démarche d’intérêt général à se manifester le plus rapidement possible.
Date limite : 26 octobre 2011
 
POUR VOUS INSCRIRE COMME ASSOCIATION SIGNATAIRE (si vous ne l’avez pas déjà fait)
Merci d'envoyer un mail à vbauge@vaincrelautisme.org
avec le texte suivant :
"Je soussigné xxx, Président(e) de l’association xxx, domiciliée xxx, confirme par la présente rejoindre "LE MOUVEMENT ENSEMBLE POUR L'AUTISME" en tant que signataire de la demande d’obtention au titre de l’année 2012 du label « Grande Cause Nationale » pour l’autisme."
 
L’adhésion à cette démarche n’engage à rien d’autre que la signature pour ce dossier commun de label de grande cause nationale pour 2012.
 
Nous nous réjouissons de cette première avancée pour parler d’une seule voix et vous engageons à rebondir sur cet élan de solidarité pour apporter votre pierre à l’édifice.
 
Comptant sur votre réactivité et votre mobilisation,
 
Amicalement
 
« LE MOUVEMENT ENSEMBLE POUR L’AUTISME »
logo vaincre l'autismelogo collectif ensemble pour l'autisme
21 octobre 2011

article publié sur le site evous le 10 octobre 2011

3ème salon HANDICAP et EMPLOI le 3 novembre 2011 à Magny le Hongre

De gré Diversité organise la 3émé édition du salon Handicap et Emploi sur Marne la Vallée autour du handicap mental.

Le salon Handicap & Emploi en Seine-et-Marne, est organisé conjointement par IPE 77 et de gré Diversité. Il s’agit d’un événement exclusif s’adressant pour la 1ère fois autant aux personnes handicapés qu’aux dirigeants d’entreprises, permettant ainsi à ces deux publics de se retrouver simultanément afin de se connaitre et rapprocher l’offre à la demande.

L’association de gré Diversité a réuni pour ce salon ses partenaires :

Conforama - L’Oréal Cosmetic Active - AG2R La Mondiale - DisneyLand Paris - BUT - Les AGEFOS - MC Donald , et bien d’autres enseignes.

Les thèmes abordés cette année lors des conférences sur le handicap mental :

-  Pourquoi craint-on le handicap mental ;

-  Pourquoi les handicapés mentaux sont-ils généralement employés uniquement en ESAT ?

- Comment travailler avec des personnes handicapées ?

- Comment se cotoyer, comment communiquer ?

Des témoignages de réussite d’intégration de chef d’entreprise et de salariés handicapés.

Télécharger votre invitation en PDF :

PDF - 3.7 Mo

Pour plus d’informations : nous contacter.

Pour la troisième année consécutive, M. Philippe STREIF ancien pilote de Formule 1, conseiller technique handicap à la Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routière est parrain de la journée.

19 octobre 2011

article publié sur le site éducation.gouv.fr le 17 octobre 2011

Luc Chatel a rencontré les inspecteurs de l'éducation nationale chargés de l'adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés (IEN-ASH)
Communiqué de presse - Luc Chatel - 17/10/2011

Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, a rencontré, lundi 17 octobre, les inspecteurs de l'éducation nationale chargés de l'adaptation scolaire et de la scolarisation des élèves handicapés (IEN-ASH), réunis à l’occasion de leur journée de séminaire national annuel, au lycée d'Etat Jean-Zay (foyer des lycéennes), à Paris.

C’est une première, pour ces acteurs majeurs de la politique de scolarisation des élèves handicapés, et Luc Chatel a tenu à rendre hommage au travail des 30 conseillers techniques ASH auprès des recteurs et des 142 IEN ASH, conseillers des IA-DSDEN, tous présents.

Cette rencontre a été l’occasion de revenir sur les principales mesures annoncées par le Président de la République lors de la conférence nationale du handicap (CNH) du 8 juin dernier, et de dresser un premier état des lieux de leur mise en œuvre depuis la rentrée 2011.

Soulignant l’engagement majeur du Gouvernement et la politique volontariste menée depuis 2007 en faveur de la scolarisation des enfants en situation de handicap, Luc Chatel a rappelé qu’en cette rentrée 2011 :

  • 214 000 élèves handicapés sont scolarisés (131 000 dans le premier degré et 83 000 dans le second degré), soit 13 000 élèves de plus qu’à la rentrée 2010, et plus de 60% de plus qu’en 2005, année du vote de la première grande loi pour le handicap (loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées du 11 février 2005) ;
  • plus de 90% des élèves handicapés sont scolarisés à temps complet ; 
  • 2000 nouveaux postes d’assistants de scolarisation ont été ouverts, dont 68% avaient déjà été recrutés au 29 septembre ;
  • 7730 contrats aidés supplémentaires ont été recrutés pour le handicap ;
  • la cellule "aide handicap école", plateforme téléphonique dédiée aux familles, est renforcée par 3 personnes du 20 août au 22 octobre 2011 ;
  • depuis septembre, une réunion hebdomadaire des principales associations mobilisées sur le handicap est organisée au ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, en collaboration avec la direction générale de la cohésion sociale, afin de faire un point sur le suivi de la rentrée.

Saluant les nombreux progrès réalisés depuis 2005, notamment grâce à la mobilisation sans faille des IEN ASH, le ministre leur a par ailleurs fait part de sa volonté de renforcer la coopération de l’éducation nationale avec les associations, ainsi qu’avec le ministère des solidarités et de la cohésion sociale et les acteurs du champ médico-social, afin de répondre aux objectifs fixés par le Président de la République lors de la CNH de juin dernier.

http://www.education.gouv.fr/cid58187/luc-chatel-a-rencontre-les-inspecteurs-de-l-education-nationale-charges-de-l-adaptation-scolaire-et-de-la-scolarisation-des-eleves-handicapes-ien-ash.html
19 octobre 2011

l'association "Sport toi bien" - l'accès au sport pour les personnes en situation de handicap

Un très bel exemple d'activités sportives mise en oeuvre par l'association "Sport toi bien" (avec le soutien de l'association MEUPHINE). Voir l'article de presse :

Ecole_MULTISPORT_Article_Pays_Briard252

16 octobre 2011

le week-end des 15 & 16 octobre d'Elise

Samedi, une matinée complète au Haras du Grand Clos ... Avec pour Elise sa séance d'équitation avec l'association trott'Autrement en compagnie de ses camarades Alexandra & Geoffray ... ils sont partis chercher leurs montures au pré ... qu'ils ont ensuite préparé avec le plus grand soin avant de partir en ballade sur les chemins alentours accompagnés par leurs monitrices Olivia Jami et Fanny Luneau. Un vrai bonheur de les voir partir avec enthousiasme et revenir très satisfaits ! D'autant qu'il faisait un temps ensoleillé.

Très drôle ensuite, alors que je m'attardais pour discuter avec les parents de la reprise suivante, Lisou est allée  détacher "Katia" ... une très gentille poneytte qu'elle a promené en longe à l'intérieur du centre ... lui parlant ... courant même à certains moments ... grande complicité entre les deux ... carottes, paille ... et visiblement beaucoup de plaisir. Difficile d'interwiever Katia mais je pense qu'elle a elle aussi apprécié la récréation. A tel point que je me suis demandé, comme tous ceux qui voyait la scène, si on allait pas inviter Katia à la maison ... (et dommage je n'avais pas mon appareil photo)

Nous sommes rentrés à la maison pour apprendre que la séance de voile avec Envol Loisirs de l'après-midi était annulée ! Et mince, on a zappé la rencontre théâtre prévue avec la Drôle de Compagnie ... pas grave cela a permis à Lisou de se reposer tranquille à la maison ... elle s'est même endormie sur un transat au soleil ... assez inhabituel.

Et ce matin dimanche, ballade de plus de 2 heures sur les bords de Marne ... notre but c'est le centre équestre près de l'écluse de Neuilly sur Marne ... le cirque Jean Richard était installé sur la place avoisinante mais pas de chance la ménagerie ne se visitait pas encore ... Nous avons pu apercevoir des Lamas et des chameaux ... avant de prendre le chemin du retour.

Après-midi cool avant le retour au foyer tout à l'heure après le diner ... Mais pour l'instant nous attendons Elodie qui doit venir nous voir ...

16 octobre 2011

reprise des séances avec la Drôle de Compagnie

La reprise de l'atelier de la Drôle de Compagnie a eu lieu samedi à Champigny (94). Tous étaient très contents de se retrouver. Bienvenue à Karina qui intégre le groupe. Et aussi à Antonin qui reprend le flambeau pour animer les cours avec Didier Berjonneau.atelier drôle de compagnie 15 octobre 2011
 
Prochaine séance le 5 novembre : "Le toucherAfficher l'image en taille réelle: connaitre en touchant". Tout un programme! vous pouver apporter des matières et objets de différents aspects ...
Avec Lisou on avait prévu d'aller à la voile (séance annulée) ... et j'avoue qu'on a zappé ce premier rendez-vous ! (jjdupuis)
 
15 octobre 2011

information publiée sur facebook (voir la liste des associations sur la page)

LETTRE AUX PRESIDENTS D’ASSOCIATIONS CONCERNEES PAR L’AUTISME

par M'Hammed Sajidi, samedi 15 octobre 2011, 12:20

Objet : Appel au rassemblement pour l'obtention du Label Grande Cause Nationale pour l'Autisme

 

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Le Premier ministre a lancé, le 23 septembre 2011, l'appel à candidature pour l’attribution, au titre de l’année 2012, du label "Grande Cause nationale" et des labels "Campagne d’intérêt général".

Déjà active depuis plusieurs années pour l’obtention de ce label pour l’Autisme, VAINCRE L’AUTISME planche d’ores et déjà sur un dossier de demande de Grande cause nationale revendiqué pour l’Autisme et non pour telle ou telle campagne.

Aussi, nous souhaitons vous inviter, toutes et tous, à nous mobiliser ensemble et nous rassembler pour obtenir, cette année, ce label qui sera sans nul doute un élément déclencheur d’une plus grande prise de conscience de la part du Grand Public de cette pathologie qui nous touche tous et nous fait vivre, encore en 2011, un parcours du combattant.

Nous revendiquerons ensemble que chaque association, quelque soit sa taille, puisse utiliser le label de Grande Cause Nationale, même si elle n’a pas de campagne médiatique. La sensibilisation, bien qu’essentielle par le canal des médias, peut également se faire par l’organisation de manifestations locales quelle qu’en soit la nature.

Nous vous proposons, étant donné le délai qui nous est imparti, de revenir vers nous avec vos propositions d’ici le 21 octobre afin que vos manifestations, au moins vos noms, puissent être intégrés dans cette démarche et en être co-signataires.

N’hésitez pas à faire circuler cette lettre auprès des associations qui ne seraient pas dans les destinataires principaux ou à celles qui viendraient d’être créées.

Souhaitant vivement que cette initiative pourra montrer aux pouvoirs publics que nous sommes capables de nous unir, de nous coordonner, pour NOTRE cause.

Dans l’attente d’un retour de votre part, je vous prie de croire à l’expression de nos sentiments les meilleurs.

M’Hammed SAJIDI

Président

https://www.facebook.com/notes/mhammed-sajidi/lettre-aux-presidents-dassociations-concernees-par-lautisme/228831440511421

15 octobre 2011

Le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) se mobilise sur le coût économique et social de l'autisme.

Le Groupe d'études parlementaire sur l'autisme, présidé par le député du Pas-de-Calais Daniel Fasquelle, a entendu la demande du Collectif Autisme de saisir le CESE sur le coût économique et social de l’autisme, sur la nécessité de trouver des financements adaptés et sur le redéploiement des financements actuels. Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale a officiellement saisi le CESE sur cette problématique majeure. Les sujets du coût de la prise en charge et du financement des programmes éducatifs adaptés à l’autisme vont entre autres être débattus. Le Collectif Autisme dont c’est l’un des combats importants se réjouit de cette saisine.

Tous les membres du Collectif remercient vivement Daniel Fasquelle et Bernard Accoyer pour leur soutien ainsi que par avance Jean-Paul Delevoye pour l’éclairage qu’il va apporter sur cette grande question sociétale.

Le Collectif Autisme rassemble les 5 fédérations d'associations de parents d'enfants autistes les plus représentatives en France : Asperger Aide France, Autisme France, Autistes sans Frontières, Sésame Autisme et Pro Aid Autisme.

http://www.collectifautisme.com/

15 octobre 2011

article publié dans le journal Sud Ouest le 14 octobre 2011

Santé : non à la méthode dite du Packing à Biarritz

Une vingtaine de parents d'enfants autistes représentant seize associations de la région est venue manifester contre la méthode dite du Packing jeudi à Biarritz

Photo Muriel Bonneville

Photo Muriel Bonneville

Hier après-midi, devant le casino municipal de Biarritz, où se tient le congrès Corps & Psyché, une vingtaine de parents d'enfants autistes représentant seize associations de la région (comme Chrysalide, Autisme 40, Autisme Gironde, Collectif Handik, Autisme Pau Béarn') est venue manifester contre la méthode dite du Packing.

Une méthode « erronée », selon eux, et qui consiste à mettre les enfants souffrant de sévères troubles du comportement dans une camisole glacée.

Fabien Joly, organisateur du congrès, a assisté à la manifestation, durant laquelle les parents se sont enveloppés dans des draps blancs et étaient masqués, puis est allé à leur rencontre les incitant à venir discuter à l'intérieur avec les professionnels présents. Les parents ont décliné la proposition. Après un dialogue de sourd entre les deux parties, l'idée de se retrouver prochainement lors d'un débat public autour du Packing a finalement été retenue.

http://www.sudouest.fr/2011/10/14/sante-non-a-la-methode-dite-du-packing-a-biarritz-526608-4749.php

13 octobre 2011

la réponse de Madame AUBRY au collectif Egalited 11 octobre 2011

Extrait du site : "Mme Aubry nous a ensuite fait parvenir une première réponse debut octobre puis une autre beaucoup plus détaillée le 11/10/2011: cliquez ici"

Pour en savoir plus : http://www.egalited.org/Actus.B.htm#Courriers.K


8 octobre 2011

article publié sur Six-Fours.net le 7 octobre 2011

Six Fours Handicap Autisme PACA a enfin un vrai lieu d'accueil

L’association autisme PACA, a inauguré son lieu d’accueil pour les apprentissages des enfants autistes et aspergers. Elus, magistrats, professionnels de la santé et naturellement des parents étaient présents au quartier Jaumard.

Jean-Marc Bonifay n'a pas caché son émotion lors de l'inauguration du lieu d'accueil destiné aux enfants autistes. Ici en présence des élus Jean-Sébastien Vialatte,Marion Nicolay et Joseph Mulé.

Jean-Marc Bonifay n'a pas caché son émotion lors de l'inauguration du lieu d'accueil destiné aux enfants autistes. Ici en présence des élus Jean-Sébastien Vialatte,Marion Nicolay et Joseph Mulé.

Avoir aujourd'hui un enfant autiste n'est pas une sinécure, au-delà du bouleversement familial, les obstacles sont nombreux encore dans notre société, comme pour la scolarisation en milieu "ordinaire" (manque d'AVS ou de volonté de certaines équipes éducatives pour accueillir ces élèves) ou la persistance de certaines approches psychanalytiques destructrices dans le milieu médical en sont les meilleurs exemples.
Un enfant sur 150 né en France serait porteur de troubles autistiques d'après l'INSERM, et le député-maire Jean-Sébastien Vialatte a rappelé que la région en recense 30.000 que l'autisme était "un trouble neuro-développemental". C'est donc avec soulagement et avec beaucoup d'espoir que l'association Autisme PACA a pu mettre en place ce lieu d'accueil et d'apprentissages, avec le soutien de la municipalité. Ce centre est totalement adapté pour ces enfants avec des outils pédagogiques qui ont fait leur preuve où les supports visuels ont toute leur place. Interviennent le psychologue Cyril Rolando, l'orthophoniste Anne Violet ainsi que Patricia Peugniez pour un atelier cirque ou Mélanie Laurentin (Arts&co) pour un atelier danse. Grâce au soutien du Conseil général l'association a pu aussi embaucher Béatrice Cordier, éducatrice de jeunes enfants.
Le président d'APACA Jean-Marc Bonifay avec émotion s’est adressé à l'assistance: "Je vous remercie de m'aider à les porter vers une autonomie future en travaillant sur les habiletés sociales, mais aussi sur les apprentissages fondamentaux. Il ne fait pas oublier qu'un enfant autiste n'a pas tous les codes de la société et il est essentiel de lui en fournir les clefs pour lui permettre d'avancer". Il a grandement remercié le député-maire Jean-Sébastien Vialatte et son premier adjoint Joseph Mulé: "J'insiste, car sans eux je n'aurais rien pu faire".
Il a remercié également les nombreux clubs services qui ont soutenu l'association: le Kiwanis Josephine Baker, le Kiwanis Six-Fours/la Seyne/Saint-Mandrier et le Kiwanis Bandol/Sanary ainsi que le Lions club Bandol/Sanary/Six-Fours. Ce projet a également pu voir le jour grâce à la participation de partenaire privées comme les ambulances l'Ourson bleu, Auchan La Seyne, Post'imprimerie ou la SA Orditec. Et lors de cette inauguration, le Kiwanis Sanary-Le Beausset Joséphine Baker a remis un chèque de 2 000 euros à l'association. Et comme une bonne nouvelle ne suffisait pas le maire a confirmé : "Comme je l'avais promis lors d'une remise de chèque à l'école primaire du Brusc, lorsqu'un club services fera un don, la mairie participera à hauteur égal. Nous subventionnerons ainsi l'association Autisme Paca à hauteur de 2 000 euros l'année prochaine. Je fais cela pour dire que seule, l'argent publique ne peut tout faire". Et le maire en a profité pour saluer la ténacité de Jean-Marc Bonifay: "Cest une personnalité rare qui n'abandonne jamais, qui a toujours le sourire et l'ouverture de ce centre lui doit beaucoup".

Trop peu de personnel et notamment au tribunal d’instance

Dans l'assistance il y avait de nombreux protagonistes liés au monde du handicap. Citons Sandrine Oblet (neuropsychologue) venue en représentante du Centre Ressource Autisme qui ouvrira au printemps 2012 à La Seyne, car jusqu'à présent les parents souhaitant établir un diagnostic pour leurs enfants devaient se déplacer à Nice ou Marseille. On retrouvait également des personnes du milieu associatif comme Paul Ben Haïm président du Haricot magique (accueil des enfants présentant des troubles sévères du développement liés ou non à un retard mental à Sanary) ou Isabelle Decitre de Dyspraxique mais fantastique (Var) qui organise samedi matin à Bandol une conférence sur les troubles de l'apprentissage dans le cadre de la journée nationale des Dys . Il y avait aussi de nombreux représentants du monde judiciaire; chose logique dans la mesure où les autistes ont à faire à cet univers dans de nombreuses étapes de leur vie, et le président d'APACA a à cœur de les sensibiliser sur le sujet. Les tribunaux statuent pour le placement des enfants autistes, les mises sous tutelle lorsqu'ils sont majeurs, les défauts de soins et depuis l'été dernier sur l’internement psychiatrique sans consentement. Etaient présents Jean-Paul Patriarche (vice-président du tribunal d'instance de Toulon), Sandrine Reffreger (directrice du service des greffes) et la membre bienfaitrice de l'association Caroline Rietsch, greffier chef.
Jean-Paul Patriarche a expliqué que « l’on s'occupe notamment des tutelles et on est très sensible aux handicaps. Par exemple pour l'autisme, à partir de 20 ans, il y a pénurie de centre dans la région, ce n'est pas facile pour les familles. On essaye de les guider mais notre région est particulièrement en dessous de la moyenne nationale". Les trois magistrats gèrent pas mois 7 000 dossiers qui englobent toutes les personnes mises sous tutelle, des jeunes aux personnes âgées.
Le président d'APACA dira en conclusion: Ces initiatives locales de proximité permettent aux enfants de rester en famille et dans leur villes ou canton, nous sommes fiers de contribuer à souder les familles et c’est une valeur phare d'Autisme PACA que vous partagez avec nous".

Le centre en quelques mots

Les activités ont lieu au centre de loisirs Jaumard et s'adresse aux 6-12 ans répartis par groupe, avec une méthode pédagogique totalement adaptée: « Le cerveau des enfants autistes fonctionnent différemment, nous en tenons compte pour les apprentissages. En effet, ils sollicitent plus que les autres les zones du cerveau dédiées à des traitements visuels spécifiques. On se retrouve donc bien devant des enfants "penseurs visuels" qui ont des capacités supérieures dans ce domaine, et en s'appuyant sur ce point fort, il est possible de compenser les difficultés, et d'éviter un échec dans les apprentissages » a expliqué Jean-Marc Bonifay. Citons la méthode des alphas ou la méthode PECS ou une pédagogie basée sur les supports visuels comme le Kamishibaï. Au de-là des activités à Jaumard qui ne visent pas à remplacer l'école mais apporter un plus, des groupes de parole seront organisés à la Maison des familles ainsi que des ateliers à Sanary lors des vacances scolaires. A noter que toutes ces activités sont gratuites d'où l'importance des aides apportées par les clubs services ou les collectivités.

D. D., le 07 octobre 2011

http://www.six-fours.net/actualite/six-fours-handicap-autisme-paca-a-enfin-un-vrai-lieu-d-accueil-4336.html

7 octobre 2011

article publié sur Agora Vox le 7 octobre 2011

Quelles thérapies pour l’autisme ?

La Haute Autorité de Santé vient de clore une consultation publique portant sur la version provisoire des futures recommandations de bonnes pratiques de prise en charge de l'autisme. En complément, elle a publié également une version provisoire d'un argumentaire détaillé qui comporte une revue exhaustive de la littérature scientifique récente sur ce sujet, utilisée pour élaborer ce projet de recommandations.

Ce document doit encore être finalisé, selon les remarques faites au cours de la consultation publique ; on espère le document définitif au cours du premier semestre 2012.
 
Une bonne surprise à la lecture du document provisoire, c'est qu'enfin, on reconnaît l'importance d'une intervention éducative précoce et intensive, utilisant une approche cognitivo-comportementale de type TEACCH ou ABA. Il s'agit d'une revendication de longue date des associations de parents, qui se heurte toujours aujourd'hui à un blocage institutionnel lié à la prédominance de la vision psychanalytique obsolète de l'autisme dans nos institutions de prise en charge (hopitaux de jour, instituts médico-éducatifs, CMP, Sessad...). Dans ces recommandations provisoires, il est clairement recommandé : « Mise en oeuvre dans les 3 mois qui suivent le diagnostic de TED d’interventions individualisées, précoces, globales et coordonnées, débutées avant 4 ans, qu’il y ait ou non retard mental associé, selon une approche comportementale ou développementale de type ABA, modèle de Denver ou TEACCH ou selon une prise en charge intégrative, dont la thérapie d’échange et de développement ».
 
On y trouve aussi : « équipes formées et supervisées, taux d’encadrement d’un adulte pour un enfant, rythme hebdomadaire d’au moins 20-25 heures par semaine scolarisation comprise, fondées sur des objectifs fonctionnels à court terme, ajustés au cours d’échanges entre la famille, les professionnels qui mettent en oeuvre les interventions et ceux qui en assurent la supervision, visant au minimum l’imitation, le langage, la communication, le jeu, les capacités d’interactions sociales, l’organisation motrice et la planification des actions et les capacités adaptatives des comportements dans la vie quotidienne ».
 
Enfin, donc, on trouve noir sur blanc qu'il est recommandé pour aider les autistes des prises en charge avant tout éducatives, visant à leur apprendre les compétences qu'ils n'ont pas acquis naturellement comme les enfants neurotypiques. Enfin, aussi, on y recommande un volume hebdomadaire minimum de 20 à 25 heures scolarisation comprise, ce qui devrait éviter les sempiternels débats avec l'école ou la MDPH, qui sous prétexte de compassion, limitent au minimum les heures de scolarisation en incitant perpétuellement les parents à ne pas « sur-stimuler ces pauvres enfants ». Au contraire, les autistes sont des enfants qui se noient et qu'il faut aider à sortir la tête de l'eau afin qu'ils apprennent à nager – les laisser couler à cause d’une compassion déplacée serait le pire service à leur rendre.
 
L'argumentaire détaillé, même s'il est très épais et fastidieux à lire, démontre s'il en était besoin l'abondance d'études scientifiques sérieuses qui démontrent l'efficacité des prises en charge éducatives de type comportemental (ABA) et cognitif (TEACCH). Les détracteurs de ces approches ne pourront plus prétendre qu'on ne sait rien, que rien n'est prouvé – c'est faux, on sait très bien, et depuis longtemps, ce qui marche ou non, ce qui aide les autistes ou non.
 
Les parents et leurs associations auraient donc tout lieu de se réjouir de ce projet de recommandations qui a mis si longtemps à voir le jour ; rappelons qu'il devait être publié au début du Plan Autisme 2008-2010, il a donc environ 3 ans de retard ! Mais ce retard est imputable aux impitoyables actions de blocage menées en coulisse par les tenants de l'approche psychanalytique de l'autisme, qui ont beaucoup à perdre à la sortie de ce document. Donc mieux vaut tard que jamais...
 
Cependant, une lecture plus attentive amène certaines interrogations inquiétantes. En effet, le processus de production de ce document repose sur le « consensus formalisé », c'est à dire que pour que sorte une recommandation, suffisamment de personnes parmi celles ayant participé à l'élaboration du document doivent y trouver leur compte. Il s'agit d'une méthode utilisée par la HAS pour tenter de surmonter les divergences de vues irréconciliables entre psychanalystes, cognitivistes et familles ; mais cette méthode a ses effets pervers, comme on va le voir.
 
Reprenons la recommandation citée au début de cet article ; la fin est importante : « ...ou selon une prise en charge intégrative, dont la thérapie d’échange et de développement ». La « Thérapie Echange Développement » est une prise en charge qui ressemble un peu à du TEACCH qui serait axé principalement sur le jeu. Sa définition est : « La thérapie d’échange et de développement est décrite comme une psychothérapie centrée sur l’échange et le développement cognitif, affectif et émotionnel. Prototype des interventions précoces, la thérapie d’échange et de développement est un soin individuel réalisé sous la conduite d'un thérapeute spécialisé, qui permet à l'enfant de développer ainsi ses capacités de contact avec autrui, d'interaction et d'adaptation à l'environnement ». Elle a été mise au point au CHU de Tours par l'équipe du Pr Lelord, aujourd'hui dirigée par le Pr Catherine Barthélémy, par ailleurs présidente du comité de pilotage d'élaboration de ces recommandations. On comprend donc qu'elle soit recommandée, compte tenu de sa similitude avec les prises en charge éducatives validées par les études scientifiques de l'argumentaire.
 
 Mais que signifie donc « prise en charge intégrative » ? Pour cela, il va falloir nous plonger dans l'argumentaire détaillé. La page 83 donne comme définition : « Les prises en charge intégratives font l’objet d’une section distincte en raison de leur éclectisme. Elles empruntent leurs moyens à différents courants théoriques et adaptent leur utilisation au contexte de l’enfant, aux souhaits de sa famille et aux ressources des professionnels de différentes disciplines. Les interventions proposées dans le cadre de ces programmes sont multiples et variables. » Que faut-il en comprendre ? La phrase clé est « elles empruntent leurs moyens aux différents courants théoriques ». En effet, on constate depuis quelques années que le discours des professionnels de la mouvance psychanalytique a évolué en apparence, prônant une « synthèse » ou une « intégration harmonieuse » des « différents courants théoriques » de façon à répondre aux besoins de la personne autiste dans les différents domaines « éducatifs et thérapeutiques ». L'idée serait donc de mélanger par exemple du TEACCH et de l'ABA avec des prises en charge psychanalytiques, sans a priori, au bénéfice de l'enfant. Ce discours est évidemment très séduisant, tout d'abord pour les parents, perdus dans les querelles théoriques entre spécialistes, mais aussi et surtout pour les décideurs politiques chargés de distribuer les financements et encore plus perdus que les parents. Ces prises en charge dites « intégratives » parviendraient donc à réconcilier des spécialités qui s'opposaient jusqu'à présent.
 
D'un point de vue théorique, cela paraît bien hardi. Comment réconcilier en effet l'approche cognitivo-comportementale avec l'approche psychanalytique ? La première considère l'autisme comme un cumul de déficiences qu'il s'agit d'aider l'enfant à surmonter à l'aide d'une prise en charge éducative précoce et intensive, le plus tôt possible et le plus rapidement possible pour tirer avantage de la plasticité cérébrale chez le jeune enfant (d'où les 20 à 25h par semaine préconisées par le projet de recommandations). L'approche cognitivo-comportementale considère aussi qu'une grande partie des angoisses de la personne autiste vont disparaître à mesure que ses facultés de communication et sa compréhension de son environnement s'améliorent. A l'inverse, l'approche psychanalytique considère les angoisses comme la cause première des difficultés de la personne autiste et s'attachent donc à les diminuer, considérant qu'elle ne sera pas « psychiquement prête » pour de l'éducatif tant que les angoisses sont trop présentes. De plus, les tenants de cette approche ne cessent de recommander de ne pas « sur-stimuler » les enfants, préférant attendre « l'émergence du désir de communiquer » - en gros, l'autiste finira par parler quand il en aura l'envie... On ne peut donc échapper à un certain scepticisme quand à la faisabilité réelle d'une telle « intégration » des courants théoriques.
 
 Mais qu'en est-il, d'un point de vue pratique ? Quels sont les résultats obtenus par ces approches, qui sont uniquement mises en oeuvre dans les hôpitaux de jour français, par des psychiatres psychanalystes ? Le même argumentaire donne des réponses (pages 155-156) à cette question. On est d'abord frappé par la pauvreté de la littérature scientifique sur ces méthodes, alors que les hôpitaux de jour existent depuis des décennies : une seule étude réellement utilisable, publiée en 2007. Quels sont ses résultats ? « après 3 ans de prise en charge en service de pédopsychiatrie, l’échantillon d’enfants montre une augmentation du retard de développement d’autonomie de vie quotidienne et du développement de la cognition relative à la personne. En contraste, le rythme de développement de la communication et socialisation et de la cognition relative aux objets demeure stable bien que retardé. » Ce qui veut dire que, en moyenne, les compétences des enfants autistes pris en charge de cette manière, au mieux stagnent, au pire se dégradent.
 
Si le même document note que quelques établissements de ce type proposent néanmoins des prises en charge jugées de bonne qualité (intégrant des éléments éducatifs, comportementaux, et une intensivité suffisante), la plupart de ces prises en charge sont trop « éclectiques » et trop peu intensives pour pouvoir être réellement efficaces : « certaines d’entre elles s’apparentent alors à une juxtaposition de pratiques éducatives et de rééducations peu fréquentes mises en oeuvre avec des techniques très hétérogènes, ce qui n’est pas souhaitable pour l’enfant/adolescent autiste ».
 
Finalement, ces prises en charge dites « intégratives » font plus penser à un vaste fourre-tout dans lequel on trouve fréquemment le pire, rarement le meilleur, compte tenu des résultats disponibles. Pour beaucoup d'associations de parents, il s'agirait donc d'une sorte d'alibi servant à dissimuler, sous une couche peu épaisse « d'éducatif », une poursuite des pratiques psychanalytiques obsolètes et inutiles qui sont la règle dans 80% des hôpitaux de jour et IME accueillant des autistes. L'exception la plus notable étant l'hôpital de Tours où la Thérapie Echange Développement a été mise au point.
 
On voit donc maintenant plus clairement le danger du libellé de ces recommandations provisoires : en amalgamant la Thérapie Echange Développement aux pratiques inefficaces des hôpitaux de jour à dominante psychanalytique, sous une appellation consensuelle de « prise en charge intégrative », ce projet permettrait que la vie continue comme avant et que surtout, surtout rien ne change. Les quelques parents motivés et pugnaces qui se battent dans leur coin pour aider leur enfant en mettant sur pied de l'ABA ou du TEACCH avec quelques uns des rares professionnels disponibles, le plus souvent en payant de leur poche la majorité des coûts, pourraient continuer (tant que leur santé n'y aura pas été usée). Les autres, la majorité, faisant confiance au « docteur en blouse blanche », mettront leur enfant à l'hôpital de jour le plus proche, pensant sincèrement qu'on y fait du bon travail, évidemment, puisqu'il suffit de coller quelques pictogrammes sur les portes pour pouvoir dire que la prise en charge y est magiquement devenue « intégrative » !
 
Heureusement, ces recommandations, issues de plusieurs mois de tractations entre professionnels et associations, ont été comme prévu soumise à une « large consultation de tous les acteurs concernés ». Les associations de parents ont ainsi pu faire entendre leurs voix, et cette tentative d'escroquerie manifeste a été décelée et largement dénoncée par la plupart des représentants du monde associatif (dont le collectif Egalited). L'incohérence entre l'argumentaire, qui conclut au manque de données permettant de justifier ces prises en charge intégratives, et le projet de recommandations, qui les met en avant au même titre que l'ABA ou le TEACCH, est manifeste, et a été signalé à la Haute Autorité de Santé au cours de cette consultation.
 
Ces remarques, venues de tous horizons, sont aujourd'hui en cours d'examen par le groupe de pilotage de la HAS et de l'ANESM qui a la charge de publier ces recommandations. La version finale est prévue début 2012 ; espérons que le bon sens, l’honnêteté intellectuelle et la rigueur scientifique finissent par prévaloir et qu'enfin les parents d'enfants autistes puissent disposer d'une base fiable sur laquelle fonder leurs choix pour leur enfant, au niveau des documents équivalents disponibles dans les autres pays. Ce n’est qu’à cette condition que la situation pourra enfin évoluer favorablement pour les autistes français et leurs familles et que la France pourra enfin sortir par le haut de 50 ans de misérabilisme.
7 octobre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 27 septembre 2011

L’autisme en France: Bienvenue au pays de l’horreur

Autismo DiarioTraduction de l’article « Autismo en Francia: Bienvenidos al país de los horrores« .

Déjà au mois de mars nous nous étions faits l’écho de la situation extrêmement grave des personnes avec autisme et de leurs familles en France. Durant ces derniers mois, nous avons poursuivi la collecte d’informations, en contact avec divers activistes de France qui œuvrent pour les droits des personnes avec autisme. Selon l’information (de première main) transmise par ces personnes, la situation est si grave, voire gravissime,  que nous avons décidé de réaliser ce reportage sur la situation, en France,  des personnes avec autisme et leurs familles.  Nous aurions souhaité réaliser une liste reprenant, pour la France, [uniquement] les droits des personnes avec autisme qui s’amenuisent, mais comme ce sont quasiment tous, nous avons du y renoncer.

L’éducation

« Moi, si l’enfant ne fait rien de toute la séance, et que je somnole à côté de lui, ça m’est égal.  Je suis habitué à ça dans mon travail de psychanalyste ». Laurent Danon-Boileau

En France, un enfant qui a reçu un diagnostic d’autisme se voit pratiquement interdire l’accès à l’éducation. À peine 20 % des enfants autistes ont la possibilité d’accéder à l’école. Et ces 20% d’enfants « chanceux » correspondent en général aux enfants ayant reçu un diagnostic d’Asperger ou d’autisme de haut niveau de fonctionnement.  Mais, quoiqu’il en soit, cet accès à la scolarisation ordinaire ne l’est pas forcément à plein temps. Cette problématique s’applique également aux enfants ayant d’autres difficultés, comme les Troubles de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH), la dysphasie, etc.

Les « chanceux »: les 20% d’enfants « chanceux »  sont supposés aller en classe accompagnés d’une AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) ou d’une EVS (Emploi de Vie Scolaire), et, s’ils s’en sortent bien, ils pourront poursuivre au collège ordinaire (dans le cas contraire ils seront déscolarisés).

Bien que cela paraisse évident, pour que l’enfant fasse connaissance de son AVS, il faut qu’une espèce d’alignement planétaire et cosmique se réalise! Que l’enfant se voie attribuer cette assistance est une question de pure chance et non pas de droit. L’autre problème est qu’un grand nombre de ces auxiliaires n’ont aucune formation et qu’elles changent chaque année. Si vous avez de la chance et gagnez le gros lot, c’est à dire une auxiliaire qualifiée, vous ne savez pas ce qui se passera l’année suivante, au mieux vous ne l’avez pas encore!    »Il y a autant de situations particulières que d’enfants: cela prendrait des années pour établir la liste des cas illogiques et scandaleux. Encore une fois il s’agit plus de chance que de droit, » nous commente-t-on depuis la France à ce sujet.

Nous avons également l’exemple du « Service d’Education Spéciale et de Soins A Domicile » ou SESSAD (c’est-à-dire des professionnels qui interviennent dans le milieu « normal » pour aider et conseiller les professeurs et ceux qui s’occupent de l’enfant). De la même façon que ce qui se passe avec les AVS et EVS, tout est question de l’endroit où vous vivez et de la chance que vous avez. Chaque SESSAD peut utiliser un modèle différent, c’est pourquoi nous trouvons autant de types d’assistance et de soutien que de SESSAD. De nouveau, vous entrez dans un système de roulette russe. Le problème quand on joue à la roulette russe, c’est qu’à un moment on se prend la balle!

À la frontière du Bien et du Mal: quand un enfant atteint l’âge de 7 ans, si l’équipe éducative estime qu’il ne suit pas le rythme adéquat, on enverra l’enfant dans un centre d’éducation spécialisée, ou dans un dispositif d’éducation spécialisée dépendant de l’un de ces centres, que cela plaise ou non à la famille. Cela s’applique non seulement à l’autisme, mais aussi à tout autre type de difficultés fonctionnelles.

L’éducation spécialisée

Les « Instituts Médico-Educatifs » ou IME sont les « présumés » Centres d’Education Spécialisée du pays du Cognac. De nouveau, vous devez vous en remettre à la chance, aux alignements planétaires et à l’horoscope chinois, puisque les IME sont un peu similaires aux SESSAD. Dans certains cas, les IME se résument à une prise en charge de type psychanalytique, aux techniques du parking, aux ateliers « pataugeoire » (vous mettez un enfant en maillot de bain dans une petite piscine gonflable pendant que deux thérapeutes observent son comportement dans l’eau: si l’enfant touche ses parties intimes ou pas, comment il évolue, ses gestes, ses expressions, et ils en tirent des conclusions à partir de ces observations) et autres barbaries d’un autre âge.  Si vous tombez dans un de ces IME, il vaut mieux que l’enfant reste chez lui!  Vous pouvez aussi trouver d’autres IME qui tentent de mettre en place d’autres stratégies éducatives. Cependant, le ratio enfant/soignant frôle généralement le 12/1, sans compter la qualification professionnelle de l’équipe d’intervention thérapeutique qui peut être la pire comme la meilleure. En réalité, les IME se transforment souvent en de vulgaires centres de détention pour enfants, mais avec permission de rentrez chez soi le soir.

L’autre problème est que si un IME fait du bon travail, il sature rapidement, les familles allant même jusqu’à déménager vers d’autres régions pour pouvoir accéder à ces places si rares.

Les « Hôpitaux de Jour », sont un peu comme une espèce de maison des horreurs. Un centre, lié au service psychiatrique d’un hôpital, où l’on maltraite quotidiennement les cas les plus sévères. De même, ces centres se gardent bien de donner une quelconque information sur le genre de prise en charge qui se pratique sur les enfants. Personne ne sait non plus, de façon certaine, et aucune étude sérieuse n’a été réalisée sur ce type de prise en charge, si cela donne des résultats. Comme il n’existe que peu, ou pas, de surveillance in situ du respect des bonnes pratiques de la part du Ministère de la Santé (bien qu’il existe des Agences Régionales de Santé),  les équipes de ces centres font ce qu’ils veulent, du moment qu’ils ne mettent pas en danger les enfants et tant qu’il n’y a pas de plainte des familles (en vérité, il est difficile de déposer une plainte circonstanciée quand on a si peu d’information). Un autre aspect incroyable de ces centres est que beaucoup d’entre eux, en suivant la voie psychanalytique, s’emploie à « étudier » toute la famille pour pouvoir démontrer que le problème vient d’elle, principalement de la mère!

Des professionnels qualifiés

Dans cet incroyable paysage, il y a très peu de professionnels bien formés et qualifiés. Il y a également peu de subvention pour la formation spécialisée dans ce domaine. En pratique, tout le soutien financier du gouvernement est destiné à ces centres dont nous venons de parler. Avec pour conséquence le départ vers des structures privées, donc très chères et loin des possibilités financières de la majorité de la population, des professionnels de qualité qui, au contraire de leurs « collègues », ne vivent plus en 1905.

Ce genre de structure, où l’on peut trouver des prises en charge reconnues au niveau mondial (ABA, TEACHH, PECS…), obtiennent à peine 10% des subventions destinées à l’autisme, ce qui a rendu mission impossible le développement de plans modernes et efficaces dans la prise en charge de l’autisme.

La famille

Au-delà de ce paysage si désolant, il y a des dizaines de millier de familles qui souffrent chaque jour de cette terrible situation. Ces familles sont confrontées à d’innombrables problèmes contre lesquels elles doivent lutter chaque jour, butant dans la plupart des cas contre une véritable « ligne Maginot » sociale et bureaucratique.

Quelle issue? Actuellement les familles françaises se trouvent dans des situations absurdes et qui échappent à toute logique, ce qui rend encore plus difficile la possibilité d’affronter la situation.

D’un côté, ils se retrouvent face à la malchance de ne pas avoir touché le « gros lot » dont nous parlions dans le reportage, et d’un autre côté ils doivent affronter des diagnostics plus que douteux et un modèle de prise en charge plus proche des méthodes du « Dr. Mengele » que des modèles adéquats. Dans beaucoup de familles, l’un des parents doit faire le choix d’abandonner son travail pour s’occuper de façon humaine de l’enfant. Ils doivent, à leur tour, se mettre au niveau nécessaire en un minimum de temps, sans autres moyens et sans capacité économique supplémentaire, pour se convertir en thérapeutes de leur enfant.  Sans oublier qu’ils sont confrontés au rejet social, à l’oubli bureaucratique et à la perte de leurs droits.

Peut être, si vous êtes une de ces familles aisées et trrrrèèèèès chanceuses, la « Maison des Personnes Handicapées » (MDPH) de votre département (il y en a plus de 80) sera quelque peu proactive et pourra vous épauler, à condition toutefois que vous soyez assez habile pour vous extraire du labyrinthe administratif et bureaucratique qui s’impose avant l’obtention d’aides et de compensations économiques. Si vous y arrivez, peut être obtiendrez-vous assez d’argent et d’aide pour parvenir à mettre en place quelques prises en charge. En fonction de l’endroit où vous vivez et de votre habileté, vous pourrez obtenir assez ou… rien. Ainsi, si vous n’avez pas les ressources économiques suffisantes, vous êtes condamnés à ne pas pouvoir donner à votre enfant les opportunités qu’il mérite et, ce faisant, les tensions au sein de la famille augmenteront d’autant plus.  Le sentiment de désarroi et le désespoir minent même les esprits les plus résistants.

Action directe: étant donnée cette terrible situation, les familles s’organisent et entament toutes sortes d’actions de protestation contre cet état de fait qui porte atteinte directement aux droits, à la liberté et à la dignité de milliers de citoyens français. Dans cette lutte pour la dignité, le respect, les droits et l’égalité, ils doivent pouvoir compter sur l’appui de la communauté internationale. Pour que, même en France, il existe une démocratie réelle.

Quelques données

Au jour d’aujourd’hui,  la technique de torture préférée des spécialistes français est peut être le packing. Et en plus ils se permettent de donner des formations, de monter des études, tout cela avec l’argent public,  bien évidemment. Si vous ne savez pas ce qu’est le packing, vous pouvez consulter la vidéo ci-dessous, dans laquelle vous verrez comment on enveloppe un jeune dans des draps humides et glacés, comme s’il s’agissait d’une momie,  laissant seulement le visage à découvert. Ce châtiment corporel et cette agression émotionnelle est supposée être une « thérapie » le saviez-vous ?

Plus d’informations sur les centres menant à bien une « étude » sur le parking sur le site web d’Autisme Infantile, vous pourrez ainsi éviter ces centres de façon à ce qu’ils ne torturent aucun de vos êtres chers.

Une autre des brillantes idées des psychanalystes français et de continuer à culpabiliser la mère pour l’autisme de son enfant. Nous traitons de ce sujet sur la théorie de Bruno Bettelheim et les mères frigidaires Dans l’article « ¿Madres Nevera? o ¿la frialdad de un hombre? Bruno Bettelheim« ,   »Des mère frigidaires? Ou la frigidité d’un homme, Bruno Bettelheim? ».

Dans la même lignée, ne manquez pas Madame Geneviève Loison, qui affirme que les mères ne sont rien de moins que des crocodiles! En dépit de son apparence de « Mamy Nova »1, cette dame a fait et continue à faire un mal considérable à toutes les personnes qui ont la malchance de passer entre ses mains. C’est pour cette raison que des familles françaises ont lancé une campagne à son encontre, sur le thème « Un crocodile pour Geneviève », (pour en savoir plus, allez sur la page Facebook d’Autisme Infantile).

Ceci n’est qu’un bref résumé de la situation actuelle. En réalité l’affaire est suffisamment grave pour qu’on lui réserve beaucoup plus d’espace, mais le but était de vous informer concrètement de cette réalité. Ce n’est certainement pas une situation réjouissante, bien que rendre visibles ces problèmes est de la responsabilité des médias, mais c’est ce qui se passe et c’est pour cela que nous avons voulu en rendre compte.  SI vous souhaitez en savoir plus sur ce thème, vous pouvez consulter les liens suivants (en français) :

http://autismeinfantile.com/informations/ailleurs/lautisme-en-france-bienvenue-au-pays-de-lhorreur/

7 octobre 2011

« C’Est Mon Ecole A Moi Aussi ! »

Marche pour la scolarisation des enfants en situation de handicap organisée par l’association « C’Est Mon Ecole A Moi Aussi ! ». L'association lance un grand appel à témoins.


Scolarisation des enfants handicapés par MDemessine

6 octobre 2011

L' émission « Enquêtes de Régions » de France 3 Nord Pas-de-Calais, diffusée mercredi 5 octobre à 22h55

Une heure de témoignages et de reportages auprès de familles et de soignants. C’est au Centre Camus, situé à Villeneuve d’Ascq, que Christelle Sabarotsrecevra ses invités, parmi lesquels :

- Gersende Perrin, épouse de l’acteur Francis Perrin, qui défend la méthode ABA (Analyse appliquée du comportement) dont a bénéficié leur fils Louis, autiste.
- Des parents,
- Le chercheur Vinca Rivière, la pédopsychiatre Patricia Do Dang,

- Sylvia Spitalieri, directrice de l’école belge l’Arbre Vert,

témoigneront des difficultés et progrès constatés.

Avec Florence Itsweire, maman d’un adolescent autiste, nous verrons également qu’il demeure difficile, en France, d’envisager l’avenir.
Olivier Masson, directeur du Centre de ressources autisme Nord Pas-de-Calais, nous expliquera comment détecter au plus tôt cette maladie qui, malheureusement, n'est toujours pas correctement  prise en charge dans notre pays.

http://nord-pas-de-calais.france3.fr/emissions/enquetes-de-regions-70646548.html

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