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"Au bonheur d'Elise"
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6 juillet 2023

Infos Doc N°537 - Du 1er au 30 juin 2023 Lettre d'informations du Centre de Ressources Autisme Ile-de-France

 

Lettre d'information du Centre de ressources autisme Ile-de-France

HopToys's le blog, Devenir son propre ambassadeur avec un TDAH , publié le 10.06.2023 Identification de l'autisme - Adeline Lacroix, l'invitée du 13h, L'autisme au féminin , France Inter en vidéo. 14min. - Association SensyCap, Lancement des "Samedis tranquilles", temps de répit et d'activités pour les aidants d'enfants âgés de 6 à 18 ans.

http://r.communication.ecedi.fr

 

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27 avril 2023

Conférence Nationale du Handicap 2023 : des déclarations d'intention qui ne répondent pas à la décision du Conseil de l'Europe

 

Conférence Nationale du Handicap 2023 : des déclarations d'intention qui ne répondent pas à la décision du Conseil de l'Europe - Paralysie Cérébrale France

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https://www.paralysiecerebralefrance.fr

 

23 janvier 2023

Pourquoi des Français en situation de handicap migrent vers d'autres pays pour obtenir des soins adaptés

 

Pourquoi des Français en situation de handicap migrent vers d'autres pays pour obtenir des soins adaptés

Comme d'autres pays européens, la France peut s'enorgueillir d'un État-providence solide, que les universitaires spécialisés dans les études sur les migrations ont tendance à considérer comme un " facteur d'attraction " pour les résidents potentiels. Cependant, nous accordons souvent moins d'attention aux limites du système.

https://theconversation.com

 

11 décembre 2022

Un petit tour sur le site d'Autisme France ...

 

Accueil | Autisme France

Environ un million de personnes vivent en France avec un trouble du spectre de l'autisme, mais beaucoup d'entre elles n'ont toujours pas droit à un diagnostic et à des interventions éducatives, scientifiquement validées, tout au long de leur vie.

https://www.autisme-france.fr

 

15 novembre 2022

Saumur. Ecole inclusive : un manque de moyens avéré - Saumur Kiosque

Saumur. Ecole inclusive : un manque de moyens avéré - Saumur Kiosque



Le changement d’école de la classe IME (Instituts Médico-Éducatifs) à Saumur met en lumière le manque de moyens dédiés à l’école inclusive. Ce sujet est au cœur des préoccupations des enseignants comme le constate le SNUDI-FO 49. Le communiqué.

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15 novembre 2022

Handicapé, il faut être solide face à la brutalité de la société

 

" Handicapé, il faut être solide face à la brutalité de la société "

Jean-Luc Simon est l'auteur de Vivre après l'accident. Conséquences psychologiques d'un handicap physique (Chronique sociale, 2010). Il milite pour la " pairémulation ", soit l'accompagnement vers l'autonomie des personnes handicapées par d'autres handicapés engagés plus avant dans cette voie. " "J'espère que tu vas crever de ton handicap !"

https://www.lemonde.fr

 

26 septembre 2021

Je remettais en cause les règles : des autistes mis en chambre d’isolement à la moindre crise ...

Mais que font des autistes en hôpital psychiatrique  !!!??? (jjd)

extrait de l'article ci-après

"Je remettais en cause les règles : des autistes mis en chambre d’isolement à la moindre crise ..."

Abus en psychiatrie : le cri d'alarme des médecins

Il va tirer un trait sur quinze ans d'hôpital. A son grand regret, Mathieu Bellahsen rendra vendredi sa blouse. " Aujourd'hui, il n'est plus possible d'être lanceur d'alerte, les représailles sont immédiates ", déplore ce psychiatre grande gueule, ancien chef de pôle à l'unité d'Asnières (Hauts-de-Seine) de l'hôpital Roger-Prévot-de-Moisselles.

https://www.leparisien.fr

 

26 mars 2021

Adultes autistes sévères : la vie en unités plutôt qu'en HP?

 

Adultes autistes sévères : la vie en unités plutôt qu'en HP?

Des adultes autistes sévères maintenus en psychiatrie ou sans solution, fracassés par le système... Comment y mettre un terme ? La stratégie autisme prévoit la création de petites unités résidentielles, avec 6 personnes maximum... Mais pas avant 2022. * Par Handicap.fr / E.

https://informations.handicap.fr

 

8 septembre 2020

Le bulletin d'information d'Autisme France - Le lien - Rentrée 2020

Pour visualiser la newsletter en version pdf

Logo_08-09_aiw

 

 

Sur le site d’Autisme France


Résultats et Analyse de notre Enquête CMP/CMPP/CAMSP

Nous remercions vivement toutes les personnes qui ont pris le temps de répondre à cette enquête.

AF-Enquete-Analyse-CAMSP_CMP_CMPP-aiw

 

Il ressort de l’analyse des réponses qu’une majorité d’usagers n’est pas satisfaite ou peu satisfaite.

Les nombreux témoignages déposés permettent d’en comprendre les raisons : manque d’accès à des bilans et refus d’engager une démarche diagnostique, manque d’information, intervention ou prises en charge trop peu intensives par manque de professionnels, manque d’écoute et d’empathie, personnels soignants peu formés aux troubles du spectre de l’autisme, persistances d’approches obsolètes basées sur la psychanalyse, et dans certains cas déni des troubles et attribution de ceux-ci aux caractéristiques parentales, ou à la volonté de la personne porteuse d’un trouble.Autisme France a recueilli des témoignages récents concernant les utilisateurs des CMP, CMPP et CAMSP, en relation avec l'autisme et les troubles du neurodéveloppement. 

Résultats et analyse de notre enquête

 

Notre revue trimestrielle

Pour s’abonner, les informations utiles sont en ligne sur notre site internet

 

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Toutes les newsletters d’Autisme France

 

 

Congrès Autisme France


 

Pour les raisons sanitaires actuelles, le congrès 2020 est reporté au  samedi 27 novembre 2021 au Palais des congrès de Dijon.

 

 

Covid-19


Rentrée scolaire 2020

- Recommandations pour l’accompagnement en milieu scolaire des personnes en situation de handicap

Cette fiche présente la conduite à tenir actualisée pour la rentrée scolaire 2020 pour les enfants et jeunes en situation de handicap, dans un contexte où la circulation du virus est redevenue plus importante, sur l’ensemble du territoire.

Lire la fiche

 

- Le nouveau protocole sanitaire de référence

Port du masque obligatoire pour tous les enseignants et tous les élèves à partir de 11 ans à l'intérieur et à l'extérieur, fin de la distanciation dans les cours de récréation, accès aux jeux extérieurs...

En savoir plus

 

Le COVID-19 réduit encore plus les possibilités de scolarisation des élèves autistes en Europe

Autisme-Europe a recueilli des exemples auprès de ses organisations membres sur la manière dont la rentrée scolaire s’organise dans les différents pays et régions d’Europe, sur les principaux défis et sur les mesures spécifiques adoptées par les gouvernements en matière d’éducation inclusive. Ce bilan montre qu’il est impératif que les ressources allouées au soutien des enfants autistes ne soient pas détournées vers des mesures préventives contre le COVID-19, et que les besoins éducatifs des apprenants autistes soient adéquatement pris en compte pendant cette crise de santé publique, quel que soit leur type de scolarité. En effet, jusqu’à présent, leur scolarité a été largement affectée.

En savoir plus

 

Recommandations d’utilisation des masques au sein des Etablissements Médico-Sociaux

Il est impératif, afin de prévenir la contamination au COVID-19, de veiller au strict respect des mesures barrières au sein des établissements médico-sociaux et au contact des personnes à risque de forme grave, en établissement et à domicile.

Fiche consigne

 

Renforcement des mesures de prévention et de protection des établissements médico-sociaux accompagnant des personnes à risque de forme grave de Covid-19

Ce protocole présente les recommandations susceptibles d’être activées ou réactivées dans les établissements médico-sociaux hébergeant des personnes âgées et dans les unités de soins de longue durée (USLD), en cas de dégradation de la situation épidémique.

Lire le protocole

 

Point sur les dérogations mises en place sur le port du masque

Le port du masque « grand public » est obligatoire dans tous les lieux clos : La dérogation au port du masque reste cependant possible pour les personnes dont le handicap le rend difficilement supportable, mais toujours sous deux conditions :

- il sera nécessaire pour les personnes de se munir d’un certificat médical justifiant de son handicap et de cette impossibilité de porter le masque ;

- la personne handicapée sera également tenue de prendre toutes les précautions sanitaires possibles (port, si possible, d’une visière, respect des autres gestes barrières, à savoir rester à plus d’un mètre de l’autre, ne pas toucher son visage et les yeux, se laver très souvent les mains, saluer sans toucher les personnes, tousser ou éternuer dans son coude, utiliser un mouchoir en papier et le jeter).

Une fiche a été  élaborée par le GNCRA pour faciliter les contrôles des forces de l’ordre pour les personnes autistes disposant d’un certificat médical attestant d’une dérogation au port du masque.

Fiche dérogation au port du masque

Se référer à l'article 2 du décret

 

Masques à l'école et dérogation médicale

Protocole sanitaire Education Nationale

Réponse de Sophie Cluzel et Claire Compagnon : Interdit d'exclure

Vous pouvez :

- saisir en urgence le délégué académique du médiateur de l’Education Nationale (coordonnées sur les sites des rectorats et sur le site du médiateur).

- demander au chef d’établissement un écrit formulant le refus d’accueillir l’enfant sans masque, pour engager ensuite une démarche contentieuse

En savoir plus

 

 

Actualités de l’autisme


Habilitation CNIA

Le GNCRA est l’opérateur désigné par l’État pour délivrer des habilitations concernant le Certificat National d’Intervention en Autisme (CNIA), par un décret en date du 17 août 2020

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Une vie satisfaisante pour les adultes autistes et déficients intellectuels

Les adultes autistes et avec déficience intellectuelle peuvent régresser au point de vue cognitif par rapport à leur enfance. Lena Nylander en rend responsables l'absence de stimulation intellectuelle et des activités inadaptées. Quelles leçons en tirer pour leur permettre une vie satisfaisante ?

 

Orientations pour l'identification et le traitement des personnes avec TDAH et TSA 1

L'autisme et le TDAH sont fréquemment associés. Ce guide élaboré en Grande-Bretagne doit aider les professionnels à établir les diagnostics et à préciser les interventions et les traitements pharmacologiques, compte tenu de la complexité des problèmes rencontrés du fait de la présence des deux troubles. Première partie.

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Guide pratique de l'ESCAP pour l'autisme

La Société européenne de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (ESCAP) a adopté ce document qui résume les informations actuelles sur l'autisme et se concentre sur les moyens de détecter, diagnostiquer et traiter cette condition. Une synthèse des recommandations fondées sur des données probantes pour le diagnostic et le traitement maintenant disponible en français :

Guide pratique de l'ESCAP pour l'autisme

 

Perdre le sommeil : comment les chercheurs oublient un facteur clé de l'autisme

Les chercheurs et les cliniciens qualifient communément l'insomnie de comorbidité, Cependant, nous pensons que les médecins et les scientifiques doivent la considérer comme faisant partie intégrante de la pathologie et commencer à étudier le sommeil de manière plus rigoureuse, par exemple en utilisant la technologie au lieu d'enquêtes et de questionnaires.

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Evian : le jeune Aymeric, autiste, vient d’obtenir son permis de conduire

Atteint d’un autisme sévère, Aymeric, 20 ans, a obtenu son permis de conduire à Evian-les-Bains à force de volonté et de persévérance. Retour sur cette belle histoire.

En savoir plus

 

 

Protection de l'enfance


Les signalements abusifs en vue d’une mesure d’assistance éducative

Face au comportement d’un jeune enfant avec autisme ou TDAH, l’incompréhension de l’école ou d’un professionnel amène souvent à une suspicion de maltraitance.

Elle débouche parfois sur l’ouverture d’une information préoccupante ou à un signalement abusif.

C’est souvent le début d’un chemin long et douloureux pour les parents qui doivent démontrer leur innocence.

La protection de l’enfance différencie l’information préoccupante (IP) du signalement des enfants en danger (loi n° 2007-293 du 5 mars 2007).

Lire l’article du cabinet d’avocats Pascale Nakache

 

 

Actualités du handicap


MDPH en ligne

Gérez vos demandes en ligne, disponible dans une partie des départements seulement.

Déposez une demande en ligne

 

Considérations pratiques pour l’évaluation et la prise en charge du Trouble Déficit de l’Attention/Hyperactivité (TDAH) chez l'adulte

Le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble neurodéveloppemental fréquent, affectant 2 à 4 % des adultes. Un premier diagnostic à l'âge adulte est fréquent, bien que dans la plupart des cas un TDAH était présent dès l'enfance, mais non identifié ou bien compensé...

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Ségur de la santé et handicap : un meilleur accès aux soins

Parmi les 33 mesures pour "accélérer la transformation du système" de santé, une est dédiée aux personnes handicapées. Elle promet 12 millions d'euros pour améliorer leur accès aux soins.

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Convention relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH)

- Convention ONU : personnes handicapées, des droits bafoués ?

En ratifiant la Convention de l'ONU relative aux droits des personnes handicapées en 2010, la France s'est engagée à garantir leur effectivité. Pourtant, 10 ans plus tard, le Défenseur des droits publie un rapport qui pointe des lacunes persistantes.

En savoir plus

 

- Rapport du Défenseur des droits sur la mise en œuvre de la CIDPH

En 2019, le handicap est le premier motif de saisines en matière de discriminations avec près de 23 % des réclamations. Il constate, à travers de nombreuses saisines sur des adultes et des enfants, de fréquentes atteintes aux droits. En 2016-2017, environ 40% des saisines relatives aux droits des enfants en situation de handicap concernaient les droits des enfants autistes, pour une large majorité, âgés de plus de 12 ans.

Rapport complet à télécharger

 

Trouble Déficit de l'Attention/Hyperactivité chez l'adulte

Vous êtes à la recherche d'informations sur le Trouble Déficit de l'Attention/Hyperactivité, vous ou l'un de vos proches souffre de TDA/H, vous souhaitez développer vos compétences afin de lutter contre l'impact de vos symptômes de TDA/H.

Site de psychoéducation et de thérapie comportementale pour le TDA/H chez l’adulte

 

Crèches : les bénéfices de l'inclusion dès le plus jeune âge

L'inclusion en milieu ordinaire dès le plus jeune âge, bénéfique pour les enfants handicapés... et les autres. Ce sont les conclusions d'un projet de recherche initié par la Firah, afin de favoriser les crèches inclusives sur le territoire français.

En savoir plus sur handicap.fr

 

Brigitte Bourguignon, ministre en tandem pour plus d’autonomie

La nouvelle ministre déléguée auprès d’Olivier Véran a la charge de porter la réforme du grand âge. Elle lancera en septembre le « Laroque de l’autonomie ».

En savoir plus

 

Sécurité sociale

- Le Parlement donne son feu vert au principe d'une 5e branche "autonomie"

La nouvelle ministre chargée de l'Autonomie, Brigitte Bourguignon, a vanté devant les députés un texte qui "guidera pour longtemps le système de protection sociale".

En savoir plus

 

- 5e branche Sécu autonomie : le handicap a-t-il sa place?

La politique de l'autonomie ne sera pas phagocytée par le grand âge, assure B. Bourguignon, ce que redoutaient les associations du handicap. La création de cette 5e branche de la Sécu fait naître des espoirs mais les moyens seront-ils à la hauteur ?

En savoir plus sur handicap.fr

 

Les personnes handicapées sont plus souvent victimes de violences physiques, sexuelles et verbales

Entre 2011 et 2018, les personnes identifiées comme handicapées dans l’enquête Cadre de vie et sécurité déclarent plus souvent que le reste de la population avoir été victimes de violences physiques, sexuelles et verbales au cours des deux années précédant leur interrogation...

En savoir plus

 

Cncph : ses 1ères universités d'été sur le handicap fin août

Première en France ! Des universités d'été de l'inclusion. Trois jours pour débattre des grandes questions de société liées au handicap. Organisées par le Cncph, ouvertes à tous, elles sont à suivre en ligne du 24 au 26 août 2020.

En savoir plus

Les débats de l'Université d'Eté du CNCPH sont visibles sur leur page Facebook

 

Rapport annuel 2019 : la représentation du handicap à l’antenne et l’accessibilité des programmes de télévision aux personnes handicapées

La loi confie au CSA le soin de veiller à l'accessibilité des programmes télévisés aux personnes handicapées et à la représentation du handicap à l'antenne.

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Handicaps et emploi - Rapport thématique 2019-2020 de l’IGAS

Comment favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap ? Les politiques publiques déployées à cette fin depuis des décennies ont-elles fait leurs preuves et répondent-elles aux besoins et aspirations de ces personnes ? Aux besoins des employeurs ? Avons-nous seulement une idée claire de ces besoins, du nombre de personnes concernées et de la nature de leur handicap ? Que peuvent nous apprendre les voies empruntées par d’autres pays, en recherche, comme la France, d’une société plus inclusive, donc d’un monde du travail plus inclusif ?

En savoir plus

 

Personnes adultes en situation de handicap vers la Belgique

Environ 50 personnes en situation de handicap sont contraintes chaque année de quitter la région Grand-Est pour bénéficier d’une solution d’accompagnement en Belgique. L’ARS s’engage, en associant les 10 conseils départementaux de la région, dans le financement de solutions nouvelles d’accompagnement des adultes en situation de handicap.

Réponses nouvelles et transformation de l’offre médico-sociale en faveur de la prévention des départs non souhaités de personnes adultes en situation de handicap vers la Belgique

 

 

Scolarisation


Rentrée scolaire 2020/2021

Du nouveau pour les élèves handicapés ?

Quoi de neuf pour les élèves handicapés en cette rentrée 2020 ? Jean-Michel Blanquer rend sa copie dans un contexte sanitaire tendu. Plus d'AESH, plus de Pial, plus de collaboration avec le médico-social et aucun enfant sans solution.

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« Monsieur le Ministre, ne les oubliez pas » - communiqué de presse Unapei

L’Unapei et ses partenaires associatifs se mobilisent pour les milliers d’enfants en situation de handicap qui n’ont toujours pas de solution de scolarisation adaptée pour la rentrée

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Suivre aussi le mot dièse #JAI PASECOLE sur les réseaux sociaux.

 

Rentrée élèves handicapés : les mesures 2020 en détail

Quoi de neuf à la rentrée 2020 pour les élèves handicapés ? Le ministère de l'Education nationale a rendu sa copie le 26 août. Toutes les mesures en détail...

En savoir plus

 

Rapport 2019 de la médiatrice de l'Éducation Nationale et de l'Enseignement Supérieur

Catherine Becchetti-Bizot, médiatrice de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, a présenté son rapport 2019 intitulé "Prendre soin : une autre voie pour prévenir les conflits". Il est organisé autour de trois grands thèmes : le harcèlement au travail, la nécessité d'aller vers une administration à visage humain, et celle de prendre soin des élèves et des étudiants.

En savoir plus

 

Plan de continuité pédagogique

Le ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports met à la disposition des directeurs d'école, des chefs d'établissement, des inspecteurs et des professeurs un ensemble d'outils pour la préparation de la rentrée scolaire 2020 dans l'hypothèse d'une circulation active du virus sur tout ou partie du territoire.

En savoir plus

 

La circulaire de rentrée 2020 au Bulletin officiel

La circulaire de rentrée 2020, publiée au Bulletin officiel du 10 juillet 2020, détaille les priorités pour l'année scolaire 2020-2021 ainsi que les moyens mis en place.

En savoir plus

 

Guide national des accompagnants des élèves en situation de handicap Septembre 2020

Télécharger le guide

 

 

Recherche et innovation technologique


Le bumétanide pourrait ne bénéficier qu'à un sous-ensemble d'enfants autistes

Résultats mitigés d'une étude néerlandaise : le bumétanide peut aider certains enfants autistes, mais pas d'autres.

En savoir plus

 

 

Écouter, lire et voir


Autisme : réalités et défis par Frédérique Bonnet-Brilhault

Cet ouvrage propose de faire le point sur les connaissances les plus actuelles en la matière. Sa vocation première est de contribuer à changer le regard porté sur l’autisme.

En savoir plus

 

Les unités d’enseignement pour les enfants avec autisme : UEMA, UEEA et apparentées en Bourgogne Franche-Comté.

Lire l’étude du CREAI  Bourgogne Franche-Comté (Jocelyne TOMASELLI et Isabelle GERARDIN)

 

 

Utile


Le bilan orthophonique du langage oral expliqué aux parents

Le bilan orthophonique permet d’évaluer le langage de votre enfant afin d’affirmer ou non l’existence d’un retard ou d’un trouble dans son développement qui affecterait l’expression et /ou la compréhension. Celui-ci précède la mise en place d’une rééducation...

En savoir plus

 

Programme d'entraînement aux habiletés parentales dans le TDAH (modèle de Barkley)

Séances 5 & 6 : Comment mettre en place le renforcement positif des comportements désirés via un système de points et de jetons à domicile ? Comment gérer la colère de mon enfant en utilisant le time-out ou la mise à l’écart ?

En savoir plus

 

Boîte à outils

Le CRA Bretagne a créé une Boîte à outils mise à disposition des personnes autistes, des familles, des professionnels pour trouver des ressources telles que des modèles de séquentiels, scenarii sociaux, plannings, systèmes d’économie de jetons/tableaux de récompense, infographies, structuration de l’environnement (temps / espace / tâche) …

En savoir plus

 

Cette invention traite les caries des jeunes autistes tout en douceur

Lorsqu'elles ont mal aux dents, les personnes atteintes de troubles du spectre autistique (TSA) ont du mal à s'exprimer, et sont donc moins bien soignées.

En savoir plus

 

 

Appels à projets


Création plateforme de diagnostic autisme de proximité (PDAP) et de coordination et d’orientation (PCO) dans le Val-de-Marne (94)

En raison de la crise sanitaire qui nous mobilise tous, la date limite de dépôt des dossiers de l'appel à manifestation d’intérêt pour la création d’une plateforme de diagnostic autisme de proximité (PDAP) et de coordination et d’orientation (PCO) dans le Val-de-Marne est repoussée au 15 septembre 2020.

Calendrier modifié

 

Appel à projets autisme 2020, numérique et répit pour les familles

Chaque année, nous lançons des appels à projets avec des thématiques en lien avec les besoins des personnes avec autisme et de leur entourage.

En savoir plus

 

Appel à candidatures pour l’attribution du forfait « habitat inclusif » finançant le projet de vie sociale et partagée en Ille-et-Vilaine

L’ARS Bretagne, le Département d’Ille-et-Vilaine et la Conférence des financeurs de l’habitat inclusif lancent un appel à candidatures pour l’attribution du forfait « habitat inclusif » finançant le projet de vie sociale et partagée.

En savoir plus

 

 

Questions administratives et juridiques


Complément d'AEEH et éducateurs

Le guide de la CNSA ne mentionne pas les interventions effectuées par des éducateurs comme des frais pouvant être pris en compte pour le complément d’AEEH. Il considère que ce ne sont pas des « soins ». Les éducateurs ne sont pas mentionnés par le code de la santé publique comme des professionnels de santé, mais ce n’est pas non plus le cas des psychologues ! L’important est pourtant qu’ils pratiquent des interventions recommandées par la HAS.

Décision du tribunal de Lyon, accepte le financement par le complément d'AEEH d'éducateurs pour un enfant autiste

En savoir plus sur le blog de Jean Vinçot

 

Commission pour la lutte contre la maltraitance et la promotion de la bientraitance

Prévue par la loi du 28 décembre 2015 d’adaptation de la société au vieillissement, la Commission pour la lutte contre la maltraitance et la promotion de la bientraitance est une instance conjointe du Haut Conseil de la Famille, de l’Enfance et de l’Âge (HCFEA) et du Comité National Consultatif des Personnes Handicapées (CNCPH), installée le 19 mars 2018 et présidée par Mme. Alice Casagrande.

En savoir plus

 

Répartition des crédits médico-sociaux « enfants » en faveur de la scolarisation des élèves autistes : Instruction  n° DIA/DGCS/SD3B/CNSA/2020/25  du  15  avril  2020  complémentaire  à  l’instruction  interministérielle n°  DGCS/SD3B/CNSA/2019/44  du  25  février  2019  relative  à  la  mise  en  oeuvre  de  la  stratégie  nationale  pour  l’autisme  au  sein  des  troubles  du  neuro-développement 2018-2022

Cette instruction a pour objectif de présenter les modalités de répartition des crédits médico-sociaux qui restait à répartir entre les différentes régions et notamment les mesures relatives au déploiement des dispositifs médico-sociaux en appui de la scolarisation des élèves autistes en collèges et lycées professionnels, représentant une enveloppe de 11,1  M€ sur la durée de la stratégie.

En savoir plus

 

Autisme France
Association  loi 1901 reconnue d’utilité publique. 
1175 avenue de la République - 06550 LA ROQUETTE SUR SIAGNE
e-mail : contact@autisme-france.fr - Tél : 04 93 46 01 77


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Site internet / Website : Autisme France
15 août 2020

Les enfants autistes souffrent d'un recul en raison des contraintes liées à Covid-19

 

Les enfants autistes souffrent d'un recul en raison des contraintes liées à Covid-19

independent.ie Traduction de " Children with autism suffer widespread decline because of Covid-19 restrictions - Irish study" Les enfants autistes souffrent d'un recul généralisé en raison des restrictions liées à Covid-19 - étude irlandaise Katherine Donnelly - 13 août 2020 Selon une nouvelle étude, les enfants autistes ont subi un recul généralisé de leurs compétences et de leurs capacités et une augmentation des comportements difficiles en raison des restrictions imposées par la Covid-19.

https://blogs.mediapart.fr

 

17 avril 2020

Autisme France => Liste des jardins pour familles avec personnes autistes

Bonjour à toutes et tous,

 

Nous espérons que cette période de crise sanitaire se passe au mieux.

Notre équipe de bénévoles et de salariées reste à votre écoute tous les jours.

 

Des personnes généreuses proposent à nos familles avec personnes autistes le prêt de leur jardin, pré, terrain… dans toutes les régions de France.

Nous avons à ce jour 75 propositions et la liste est actualisée au quotidien.

 

Accéder à la liste des jardins

 

En cas de besoin, n’hésitez pas à revenir vers nous et nous vous mettrons en contact.

 

Prenez soin de vous.

 

 

Autisme France

1175 Avenue de la République
06550 La Roquette-sur-Siagne
Tel: 04 93 46 01 77
E-mail: contact@autisme-france.fr
Site internet: www.autisme-france.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

Association reconnue d’utilité publique par décret du 11 juillet 2002

19 février 2020

Seine-et-Marne. Forum handi'cap avenir à Tournan-en-Brie : une trentaine d'intervenants pour handi'scuter

 

Seine-et-Marne. Forum handi'cap avenir à Tournan-en-Brie : une trentaine d'intervenants pour handi'scuter

Samedi 29 février, l'association Meuphine de Tournan-en-Brie , qui accompagne et améliore l'intégration des enfants en situation de handicap, organise un grand forum pour faciliter les échanges entre professionnels et familles. Grâce à cet événement, l'association Meuphine souhaite " ouvrir le champ des possibles ".

https://actu.fr

 

12 novembre 2019

VIDÉO - Le Bercail Paysan, une ferme pour accueillir les autistes

article publié sur France bleu

VIDÉO - Le "Bercail Paysan", une ferme pour accueillir les autistes
Lundi 11 novembre 2019 à 18:07 -
Par , France Bleu Isère, France Bleu

Des familles se sont associées à un agriculteur pour ouvrir un lieu d'accueil destiné aux autistes adultes. La structure devrait ouvrir début 2020. L'association "Bercail paysan" lance un appel aux familles d'autistes et aux mécènes. À terme, elle veut ouvrir un "lieu de vie" sur la ferme.

Gillonnay, France

"Il faut penser à son avenir, quand on ne sera plus là" : Marie-Françoise Gonin est la maman de Simon, un jeune autiste de 26 ans qu’elle garde à la maison, et pas en institution. Il pratique des activités, travaille avec une éducatrice, mais Marie-Françoise rêve d’autre chose pour lui, un projet dans lequel il pourrait s’épanouir. 

Marie-Françoise Gonin a un fils autiste de 26 ans - Radio FranceMarie-Françoise Gonin a un fils autiste de 26 ans © Radio France - Lionel Cariou

Martine Croisier est confrontée à la même problématique mais, à la différence de Marie-Françoise qui est à la retraite, elle travaille. Martine Croisier a donc embauché une personne pour s’occuper de son fils âgé de 19 ans pendant la journée. Les alternatives ? "Nous n’en avons pas car même dans les grandes structures il n’y a pas de place."

Une petite structure de taille familiale

Martine Croisier est la secrétaire de l'association "Bercail Paysan" - Radio FranceMartine Croisier est la secrétaire de l'association "Bercail Paysan" © Radio France - Lionel Cariou

Alors avec une poignée de familles, Martine a lancé l’idée du « Bercail Paysan » : proposer à des autistes un accueil à la ferme, d'abord en journée avant d'en faire un lieu de vie permanent pour un petit groupe. L'expérience devrait débuter débuter 2020. "L'intérêt d'être dans une ferme, c'est que la personne est actrice en prenant soin des animaux, souligne Chantal Bouvier, éducatrice spécialisée. Il y a une valorisation, une responsabilisation et ça c'est très important dans la construction de la personne." 

La médiation animale fait partie du projet porté par l'association - Radio FranceLa médiation animale fait partie du projet porté par l'association © Radio France - Lionel Cariou

Pas de "travail" mais des ateliers avec les animaux

Bien-être, estime de soi, accès à plus d'autonomie, et aussi un répit pour les familles : voilà ce que la ferme peut apporter. Manquait une exploitation... Un jeune agriculteur en cours d'installation à Gillonnay a donc rejoint l'équipe. "Ça donne un sens à ma vie et j'ai espoir que ça donne une plus-value à mon produit, explique Romain Poureau, exploitant de la Ferm'Avenir du Bercail. Non seulement je vais faire un produit bio de qualité mais je ne serai pas seulement agriculteur, j'aurai une autre casquette." 

Romain Poureau, l'agriculteur de la "Ferm'Avenir du Bercail" à Gillonnay - Radio FranceRomain Poureau, l'agriculteur de la "Ferm'Avenir du Bercail" à Gillonnay © Radio France - Lionel Cariou

Les autistes accueillis chez lui ne seront pas là pour effectuer un travail. Ils seront encadrés par Chantal Bouvier, l'éducatrice, dans des ateliers. Ils s'occuperont par exemple des poules pondeuses ; il y en aura bientôt 250. La ferme compte aussi 200 brebis et Romain Poureau mise sur la vente direct pour écouler sa production. À noter que l'association et l'exploitation seront indépendantes l'une de l'autre d'un point de vue financier.

L'exploitation compte 200 brebis et agneaux - Radio FranceL'exploitation compte 200 brebis et agneaux © Radio France - Lionel Cariou

L'association, reconnue d'intérêt général, cherche aujourd'hui des familles intéressées par le projet, ainsi que des mécènes, particuliers comme entreprises. Si son activité doit débuter par de l'accueil de jour, le but à terme est bien de faire de la ferme un lieu de vie permanent pour les personnes autistes. 

Les coordonnées de l'association 

La page Facebook du Bercail Paysan

Courriel : lebercailpaysan@orange.fr

Tél. : 06 26 55 14 17

5 juin 2016

Une maman creusoise de trois enfants autistes a été diagnostiquée en même temps que sa fille

Creuse

 01/06/16 - 14h35

 

Musique, dessin : « Quand aime quelque chose, on s’investit à fond ». - séverine perrier

Musique, dessin : « Quand aime quelque chose, on s’investit à fond ». - séverine perrier

Diagnostiquée autiste Asperger à 39 ans, Véronique (*) était le vilain petit canard de la famille. La petite fille qui ne rentrait pas dans le moule. Aujourd’hui maman de trois enfants Asperger, elle s’avoue plutôt sereine. Fière de sa différence.

«Quand j'étais petite, ma grand-mère m'avait lu plusieurs fois Le vilain petit Canard. Et elle me disait : "Tu vois, à la fin, c'est un beau cygne". Je ne sais pas pourquoi je me rappelle de ça. » Mais elle le sait bien. Le vilain petit canard de la famille, c'était elle.

La petite fille toujours seule dans son coin. « Dans son monde » comme disaient ses parents. « Agressive » pour certains instits. Pas comme les autres. Qui connaissait le solfège avant de savoir lire. Qui dévorait Zola, Stendhal et Flaubert dès la 6 e mais ne pouvait pas prendre le bus si la ligne n'était pas directe. Qui n'a eu qu'une seule amie au collège : « Dyslexique, donc différente. Comme moi. Les autres, ils me jetaient dans les cartables ».

Ses parents ont préféré ignorer

Sa différence, il lui a fallu attendre 39 ans pour mettre un nom dessus. Quand sa fille aînée, alors âgée de 10 ans, a été diagnostiquée autiste Asperger.

« Depuis qu'elle était toute petite, je retrouvais plein de choses qui me faisaient penser à moi. Elle en a bavé avec certains enfants. En CM1 et CM2, elle passait tout son temps, seule, avec un bouquin ! À 10 ans, elle avait la logique d'une personne de 18 ans. J'essayais de la protéger tant bien que mal. Moi, mes parents ont préféré ignorer : il fallait que je rentre dans le moule. Tout ce que j'aimais, le dessin, la musique, c'était pour les saltimbanques ! Je n'ai jamais eu les moindres félicitations pour quoi que ce soit. » Pas question donc pour Véronique de reproduire le même schéma avec ses enfants, tous trois autistes Asperger.

« Pour nous, les Aspi,
il faut que tout soit cadré »

« Il y a un an, on a commencé le diagnostic pour mon fils qui a 8 ans. Pour la petite, qui est encore jeune, c'est en suspens pour l'instant : elle a 5 ans et demi, elle sait lire depuis l'année dernière. Avec mes enfants, j'utilise beaucoup mon instinct. Je sors ma boîte à outils. Je leur explique que pour certaines choses, ils doivent s'entraîner à la maison. Ma plus grande, qui a 13 ans maintenant, apprend à son frère et sa sœur. Elle se sent plus forte : elle aussi a les outils. Oui, il y a des choses qu'ils vivent mal, bien sûr. Le comportement des autres enfants. De certains adultes. Mais ils se confient plus facilement à moi qu'à mon mari par exemple : forcément, je les comprends. Pour nous, les Aspi, il faut que tout soit cadré. Dès que ça sort du timing, on est perturbé. Un imprévu pour nous est très dur à gérer. Je ne vous raconte même pas quand on passe des examens, les entretiens pour un boulot. C'est très compliqué. Et c'est ce qui me soucie le plus pour mes enfants. L'autisme Asperger est encore tabou, mal vu. La France est un vieux pays en terme de mentalité, il y a encore un gros manque d'information et je crains que mes enfants aient à affronter la même chose que moi. Mais quand je vois comment ils évoluent, je me dis que j'ai fait un travail énorme. Le médecin qu'on voit m'a dit qu'ils étaient bien dans leurs baskets. »

Et Véronique aussi d'ailleurs. « Oui, je suis hypersensible. Je ne fais pas les choses à moitié. Mais finalement, c'est une vraie richesse. Je sais faire plein de choses, j'ai une bibliothèque dans la tête et j'apprendrai jusqu'à la fin de mes jours. Je suis fière de ce que je suis. » Le vilain petit canard a pu prendre son envol. Sans y laisser trop de plumes.

(*) Le prénom a été modifié.

Séverine Perrier

22 mai 2016

Plus d'adultes autistes au travail : une réelle avancée ?

Résumé : À l'occasion de la Conférence nationale du handicap le 19 mai 2016, Josef Schovanec fait le point sur l'insertion professionnelle des adultes autistes, sujet sur lequel une mission vient de lui être confiée par le ministère de la santé.

Par , le 21-05-2016

« Il y a des intelligences qui ne demandent qu'à être sollicitées. Pourquoi tant de talents sont-ils gâchés ? Pourquoi des entreprises ne veulent-elles pas de tous ces gens qui ont des compétences tellement superbes ? » Josef Schovanec, écrivain et philosophe porteur du syndrome d'Asperger, vient d'être choisi par Ségolène Neuville pour apporter des solutions sur l'insertion professionnelle des personnes adultes autistes. Selon la secrétaire d'État, les précédents plans autisme ne se préoccupaient pas assez de cette thématique. « Nous devons maintenant y remédier. C'est pour cela que j'ai confié à Josef Schovanec une mission au sein de mon cabinet », a-t-elle déclaré lors de la Conférence nationale du handicap qui s'est tenue le 19 mai 2016 à l'Elysée en présence du chef de l'Etat (intervention en vidéo en lien ci-dessous). Chroniqueur pour l'émission hebdomadaire « Voyage en Autistan » sur Europe 1, Josef déplore être le « seul adulte français autiste à travailler pour un grand média généraliste ».

La France en retard

Auteur de plusieurs ouvrages, dont « Je suis à l'Est ! » il constate : « Parmi mes amis, trop rares sont ceux qui ont un emploi à peu près correct. Malheureusement, l'autisme étant méconnu, comme le handicap en général, le terme peut faire peur, il est sujet d'insultes ». Selon lui, cette méconnaissance des troubles du spectre de l'autisme explique le retard pris par la France en matière d'insertion professionnelle. Il considère aussi que la question n'a pas été étudiée parce que le monde associatif distingue encore trop la scolarisation de l'emploi et du logement, alors que ce sont des dynamiques intrinsèquement liées.

Développer le « job coaching »

Pour améliorer la situation, Josef Schovanec n'a pas tout révélé mais compte soumettre plusieurs propositions, tels que le « job coaching », une méthode d'accompagnement vers l'emploi. Pour l'écrivain, ce dispositif doit être développé partout en France et accessible à toutes les classes sociales : « En fonction de la fortune de leurs parents, les enfants autistes ont des destins très différents. Certains sont vite déscolarisés, et donc exclus de beaucoup d'emplois ».

Beaucoup d'efforts à fournir

En mettant un pied dans la vie politique, Josef Schovanec témoigne d'une belle avancée en matière d'insertion des personnes autistes, inimaginable il y a encore peu. Les entreprises sont plus nombreuses à percevoir le potentiel des adultes autistes, à l'instar de la multinationale Microsoft (lire article ci-dessous) mais le chemin vers une plus grande intégration est encore long. Si de telles initiatives sont louables, elles ne doivent pas pourtant pas prêter à l'idéalisation. La France, dans tous les cas, a tout à y gagner ; Josef, qui se qualifie lui-même de « saltimbanque » de l'autisme, en a fait son combat. « L'autisme est bon pour l'économie et pour les entreprises. La connaissance de l'autre et du fonctionnement de l'autre permettra, j'en suis sûr, de créer une société nouvelle. »

19 mai 2016

CNH 2016 : toutes les annonces de François Hollande !

article publié sur Handicap.fr

Résumé : A l'occasion de la 4e Conférence nationale du handicap du 19 mai 2016, François Hollande a annoncé plusieurs mesures en faveur des personnes handicapées. Toutes les nouvelles en bref, en attendant un compte-rendu plus détaillé sur handicap.fr.

Par , le 19-05-2016

A l'occasion de son discours de clôture de la 4e Conférence nationale du handicap qui s'est tenue à l'Elysée de 9h à 13h jeudi 19 mai 2016, François Hollande a annoncé plusieurs mesures en faveur des personnes handicapées, répondant à certaines revendications des associations. Le chef de l'Etat, en présence de Manuel Valls et de plusieurs ministres, a insisté sur la « mobilisation de la Nation toute entière, dans la durée, et au-delà des clivages (...) pour bâtir une société inclusive ».

Scolarisation

• Pérennisation des emplois affectés à l'Education nationale pour l'accompagnement des élèves handicapés : transformation progressive des 50 000 contrats aidés d'Auxiliaire de vie scolaire (AVS) en contrats d'Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) sur une durée de 5 ans. Cette opération sera engagée dès la rentrée 2016 avec la création de 6 000 postes.

•  Amélioration des conditions d'accès des collégiens handicapés aux filières professionnelles et d'apprentissage.

Accompagnement médico-social et soins

• Définition d'une stratégie quinquennale d'évolution de l'offre médico-sociale, qui lie les créations de places et l'évolution des modalités de prise en charge dans un cadre contractualisé avec les associations gestionnaires. Une enveloppe de 180 millions d'euros (2017-2021) sera consacrée à la création de nouvelles solutions et à la transformation de l'offre (moyens renforcés pour répondre aux situations les plus complexes, développement des services d'accompagnement à l'appui d'un parcours scolaire, d'une vie professionnelle en milieu ordinaire, d'un logement autonome…). Un volet spécifique sera consacré au polyhandicap.

• Cette stratégie s'appuiera sur un soutien exceptionnel du plan d'aide à l'investissement médico-social à hauteur de 60 millions d'euros en 3 ans, sur la modernisation du système informatique des MDPH (aide financière aux départements à hauteur de 15 millions) et sur le soutien budgétaire des MDPH qui s'engagent dans la démarche « Une réponse accompagnée » (proposant des solutions d'accompagnement aux enfants ou adultes handicapés), à hauteur de 8 millions.

• Un quatrième plan autisme est en préparation au second semestre 2016, après évaluation du 3e plan (2013-2017).

Emploi

• Amélioration des conditions d'insertion professionnelle et sécurisation des salariés handicapés : introduction dans le projet de loi Travail du concept « d'emploi accompagné » (porté par le service public de l'emploi et ses partenaires, avec l'appui des Esat) qui s'adresse tant aux salariés qu'aux employeurs en milieu ordinaire, rapprochement au sein d'un opérateur unique des missions relevant du placement et du maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés et nouvelle convention entre MDPH et service public de l'emploi pour évaluer les possibilités et conditions d'emploi des personnes handicapées.

• Mission confiée à Josef Schovanec, auteur et autiste Asperger, auprès de Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat en charge des personnes handicapées, sur l'insertion professionnelle des personnes vivant avec des troubles du spectre autistique.

• Incitation à la négociation collective sur le handicap (pour mémoire, feuille de route arrêtée à l'issue de la table ronde du 4 février 2016).

• Prime d'activité : adaptation des règles de calcul pour les personnes percevant l'Allocation adulte handicapé (AAH), une rentre accident du travail ou d'invalidité, afin que leur effort d'activité soit mieux reconnu.

Logement

• Engagement à lever les obstacles au développement des formes de logement accompagné et d'habitat partagé. Et développement de l'offre de logements accompagnés dans le parc social sur la base d'une convention à conclure entre l'Etat et l'Union sociale pour l'habitat.

• Lancement par l'Union sociale de l'habitat d'un appel à projets « HLM, partenaires des personnes en situation de handicap ».

• Création de 1 500 places supplémentaires par an en pensions de famille.

Simplification

• Allongement du délai de renouvellement de l'AAH pour certains allocataires dont le taux d'incapacité est supérieur à 80 % selon modalités à définir.

• Expertise des conditions de présentation en français « Facile à lire et à comprendre » avec l'objectif de traduire les futures lois en langage simplifié.

Gouvernance et innovations

• Renforcement du rôle de pilotage interministériel du secrétariat général du CIH (Comité interministériel du handicap) pour développer la politique d'accessibilité et pérenniser la démarche « Une réponse accompagnée ».
Mission de suivi confiée à la sénatrice Claire-Lise Campion sur la mise en œuvre des Agendas d'accessibilité programmée (Ad'AP).

• Lancement d'un concours Innovation et handicap, doté de 2 millions d'euros, conduit dans le cadre du programme d'investissement d'avenir sous l'égide du CGI (Commissariat général à l'investissement).

14 avril 2016

Joëlle, maman d'un garçon autiste, devient son institutrice à la maison ...

article publié sur RTL INFO

Joëlle, maman d’un garçon autiste, devient son institutrice à la maison: "Nous sommes les oubliés de l’Etat, je suis désespérée"

Joëlle, maman d’un garçon autiste, devient son institutrice à la maison:
La journée mondiale de sensibilisation à l’autisme se tenait le 2 avril dernier. Ce handicap touche environ 60.000 personnes en Belgique. Joëlle, une maman d’un garçon autiste, dénonce un manque d’aide aux familles et de prise en charge des enfants autistes. Pour assurer à son fils un avenir plus prometteur, elle a décidé de devenir son institutrice à la maison.

"J’ai envie de le crier avec rage. Quand l’Etat va-t-il nous aider ? Réveillez-vous", lance Joëlle, une habitante de Rocourt (Liège). Cette maman âgée de 40 ans nous a contactés via notre bouton orange Alertez-nous pour exprimer son désarroi. Récemment, elle a décidé de s’occuper à temps plein de Logan, son fils de 13 ans. "Quand il était tout petit, il se tapait la tête, il criait. A l’époque, je ne savais pas qu’il était autiste", explique la quadragénaire.

Ce trouble grave du développement est un handicap qui touche les capacités de communication et de relations sociales. Il se caractérise par des gestes répétitifs, stéréotypés, des rituels et des intérêts restreints. "L’autisme est un trouble d’origine biologique et génétique qui apparaît avant l’âge de trois ans. Il y a différents types avec une intensité variable et il peut être associé à d’autres handicaps comme une déficience intellectuelle", explique Cinzia Agoni, présidente de l’association Inforautisme. Les personnes autistes sont donc très différentes les unes des autres. "Le cerveau des enfants autistes fonctionne différemment. Ce qui pose un problème dans la réalité qui est la nôtre. Il faut faire en sorte qu’ils nous comprennent, qu’ils puissent communiquer avec nous", ajoute-t-elle.


Environ 660 nouveaux cas détectés chaque année

En Belgique, environ 660 nouveaux cas seraient détectés chaque année. Il existe huit centres de référence où les parents peuvent se rendre pour obtenir un diagnostic, basé sur les comportements.

Pour Logan, il a fallu du temps avant que son autisme soit décelé. "En première maternelle, il a été scolarisé dans une école ordinaire. Mais il était différent des autres enfants. Il avait un retard manifeste. En deuxième année, on a donc décidé de l’inscrire dans une école spécialisée. Il avait 3-4 ans. En fait, on a mis du temps à faire notre deuil de l’enfant dit « normal », sans savoir ce dont il souffrait exactement", se souvient Joëlle. A cette époque, ni ses professeurs, ni son pédiatre ne reconnaît le trouble dont il est atteint. "L’autisme n’était pas aussi connu que maintenant. Et Logan était le premier enfant autiste pour notre pédiatre." 

Ce n’est qu’à l’âge de six ans que le diagnostic est finalement posé au centre spécialisé pour autistes du CHU de Liège (CRAL). "Je pense que c’est un médecin qui traitait son problème d’audition qui nous a aiguillés", pense Joëlle. "Le test prend du temps. Logan a rencontré plusieurs spécialistes et nous avons dû attendre quelques mois avant d’obtenir un résultat. Mais nous n’avons pas vraiment reçu de suivi", assure la maman.


 

"Je pleurais parce que je ne savais pas qu’il y avait d’autres enfants autistes"

Joëlle et son mari se retrouvent en effet assez démunis face à ce handicap. "Je pleurais parce que je ne savais pas qu’il y avait d’autres enfants autistes sur la Terre. Aujourd’hui, c’est différent, il existe pas mal de témoignages d’autres parents sur internet." La principale difficulté est de comprendre son enfant qui communique de façon différente. "Je me souviens qu’on était dans un magasin. Logan voulait un jouet mais ne pouvait pas l’exprimer. Il a commencé à se taper la tête par terre. J’essayais de déchiffrer ce qu’il voulait, mais je n’y arrivais pas", se souvient la Liégeoise. Et le problème, c’est que l’autisme n’est pas un handicap qui se marque physiquement, comme les trisomiques par exemple. Du coup, les gens qui ne comprennent pas font des réflexions méchantes car ils se disent que c’est un enfant mal élevé."

"La situation se complique quand les autistes n’arrivent pas à se faire comprendre. Cela engendre des troubles du comportement comme de l’agressivité, de l’automutilation, de la destruction, etc. Face à cela, si on n’est pas formé, c’est plus facile de les ligoter ou de leur donner des médicaments", regrette Cinzia Agoni.


Des services d’accompagnement submergés: "C’est hallucinant, mais c’est la réalité" 

La formation à ce handicap est effectivement essentielle, tant pour les parents que pour les professionnels. Depuis 2004, la Fédération Wallonie-Bruxelles a reconnu l’autisme comme handicap et plus comme maladie mentale. Les autorités ont alors dégagé des moyens pour assurer une meilleure prise en charge. En Flandre, cela avait déjà été fait dix ans plus tôt.

Pour soutenir, orienter et accompagner les personnes atteintes d’autisme et leur entourage, il existe donc plusieurs services et associations subsidiés. Basée à Mons et à Bruxelles, la fondation SUSA (service universitaire spécialisé pour personnes avec autisme) est notamment destinée aux autistes de tous les âges. En tant que centre de référence subsidié, le SUSA permet d’obtenir un diagnostic individuel qui détermine les besoins et les forces spécifiques de la personne présentant de l’autisme. Sa mission est également d’assurer un accompagnement psycho-éducatif aux autistes et à leur entourage familial, communautaire (scouts, club de sport,…) ou professionnel (professeurs, médecins, psychologues,…). "On leur donne des conseils ainsi que des outils spécifiques et pratiques à mettre en place. Le but est de permettre l’intégration des autistes en développant leurs compétences et leur autonomie", explique Eric Willaye, docteur en psychologie et directeur de SUSA. La fondation propose aussi des aides à l’emploi et au logement ainsi que des activités récréatives.

Le souci, c’est que ces services sont submergés par les demandes, surtout à certaines périodes de l’année. "Il existe des aides publiques, mais les services sont débordés. Parfois, il faut attendre deux ans avant de pouvoir être pris en charge. Après un diagnostic, les parents doivent attendre six mois avant d’obtenir un rendez-vous avec le service d’accompagnement. C’est hallucinant, mais c’est la réalité de terrain", soupire Cinzia Agoni. "A la rentrée, au mois de septembre, nous avons souvent beaucoup de demandes. Nous devons alors parfois fixer des priorités, en fonction de la gravité du trouble et de la souffrance vécue par la personne", admet le directeur de SUSA.


Un manque "cruel" d’écoles adaptées

Au-delà d’un manque d’une aide concrète, l’accès à un enseignement adéquat est aussi un problème soulevé par de nombreux parents. Lorsque le diagnostic est posé, Joëlle décide de changer Logan d’établissement scolaire. Elle l’inscrit dans une école spécialisée plus adaptée à son profil d’autiste atypique. "A ses six ans, je me suis battue pour qu’il change d’école pour lui apprendre la méthode TEACHH. Une méthode avec des pictogrammes que j’appliquais à la maison sans connaître le nom. J’avais juste mis cela en place pour l’aider à communiquer avec nous. Et un médecin m’a fait la remarque que j‘utilisais une méthode reconnue", explique la maman. Il s’agit en effet d’un programme de formation élaboré aux Etats-Unis pour les enfants autistes. Chez nous, le SUSA, qui développe une série de formations, est la référence en la matière. "A la demande des écoles, des professeurs suivent une formation pendant leurs heures de cours. Pour l’apprentissage de la méthode TEACHH, le module théorique dure 3 jours et le module pratique 2 jours", indique Eric Willaye. Il existe aussi d’autres formations destinées aux parents ou professionnels, comme les psychologues.


"On a vraiment transformé une pièce de la maison en classe"

En primaire, Logan n’éprouve pas trop de difficultés scolaires. Les choses se sont toutefois compliquées l’année dernière. "A ses 12 ans, mon fils devait passer en secondaire. J’ai cherché une école pas trop loin de chez nous, mais aucune n’était adaptée à ses compétences particulières. Les institutions adaptées manquent cruellement", déplore Joëlle. Les réactions du professeur de son fils l’inquiètent également. "Logan disait que le prof criait. Il était perturbé et cela n’allait plus en classe." La Liégeoise décide alors de scolariser elle-même son fils à domicile, à partir du mois de septembre. "Je suis devenue son institutrice. On a vraiment transformé une pièce de la maison en classe avec une bibliothèque, un coin jeu, un tableau. A la base je suis secrétaire, mais j’ai arrêté de travailler pour m’occuper de lui. Ce sont des choix difficiles que j’ai pris pour le bien-être de mon enfant." 


 

En se basant sur des cours gratuits fournis par la Fédération Wallonie-Bruxelles, Joëlle lui enseigne le français et les mathématiques. Elle se débrouille également pour lui donner des cours d’éveil, de logopédie, de sport et diverses activités comme la cuisine et le bricolage. Très vite, Logan fait d’énormes progrès et semble heureux d’apprendre. "Je me suis rendu compte de ses compétences. Et là, j’ai compris que son enseignant s’est trompé à plusieurs reprises. Il me disait que mon garçon était fainéant, qu’il ne voulait pas écrire en minuscule et qu’il était incapable d’apprendre les tables de multiplication. En fait, il n’avait pas appris les bases. C’est pour ça. Aujourd’hui, je vois qu’il est capable de le faire. Pour moi, c’est un manque de formation de la part de son professeur, qui vient de l’enseignement traditionnel", estime la maman.


"Comment voulez-vous gérer une classe avec une formation de quelques jours ?"

La présidente de l’association Inforautisme déplore aussi cette méconnaissance professionnelle. "On vous dit que c’est un enseignement spécialisé mais ce ne l’est pas forcément. Les professeurs ne sont pas tous formés à enseigner à des enfants handicapés car ce n’est pas obligatoire", assure Cinzia Agoni. D’après elle, il existe cependant des écoles de qualité où les professeurs sont motivés pour fournir un enseignement performant, en suivant des formations mais aussi en échangeant des tuyaux pratiques. "Ce genre d’établissements n’est malheureusement pas suffisant en nombre. On a 1.200 places disponibles dans l'enseignement adapté pour les autistes. Or, il y a 11.000 enfants autistes en Fédération Wallonie-Bruxelles", indique la présidente.

Par ailleurs, elle estime que les formations disponibles sont trop courtes pour faire face à la réalité de terrain. "Chaque enfant autiste est différent et, à son handicap, peut s’ajouter parfois de l’épilepsie par exemple. Comment voulez-vous gérer une classe de plusieurs enfants avec une formation de quelques jours ? Je comprends la difficulté pour les enseignants. Dans le cadre de leurs études, ils devraient avoir la possibilité de choisir une formation plus longue et spécifique sur le handicap", préconise-t-elle.

Et les conséquences ne sont pas à sous-estimer. "Si un enfant n’est pas bien suivi à l’école, il ne va pas apprendre et risque de cumuler les handicaps. A l’âge adulte, il peut devenir ingérable. Il sera alors à la charge des parents ou interner dans un hôpital psychiatrique", regrette Cinzia Agoni.

Pour éviter un tel futur à son fils, Joëlle a donc décidé de le scolariser elle-même. "Je n’ai plus le temps de chercher une bonne école et de la tester car c’est du temps perdu par rapport à son apprentissage. Aujourd’hui, Logan lit, écrit, calcule. Il progresse tellement à la maison. J’essaye de lui donner toutes les armes pour qu’il soit autonome", explique l’ancienne secrétaire. Pour y arriver, elle ne peut cependant compter que sur le soutien moral et financier de son mari. "Je suis épuisée car cela ne me laisse plus de temps pour faire mon ménage, ni les repas. J’aimerais pouvoir bénéficier d’une aide bénévole pour me soulager. Mais nous sommes les oubliés de l’Etat. Je suis désespérée", souffle-t-elle. Pour espérer lui offrir notamment des séances de logopédie, qui ne sont pas remboursées pour les enfants autistes, elle récolte des fonds en vendant des crêpes et en organisant des soupers.


Les autorités réagissent: un "Plan autisme" bientôt présenté

Afin d’améliorer la situation et combler ces différentes lacunes, des associations de parents militent depuis de nombreuses années. Suite à leurs actions, l’Etat belge a d’ailleurs déjà été condamné au niveau européen pour manque de prise en charge des personnes handicapées de grande dépendance. Se disant conscient des difficultés rencontrées par les familles, Maxime Prévot, le ministre wallon de la Santé et de l’Action sociale, leur a promis la concrétisation du "Plan autisme", réalisé en collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés. Il sera présenté d’ici quelques semaines. 

De son côté, Joëlle veut rester positive, malgré les coups de déprime. "Je suis persuadée que, grâce à une bonne prise en charge, les autistes peuvent progresser. Ils sont loin d’être cons, c’est juste qu’ils voient le monde différemment. Ils le voient d’ailleurs peut-être de façon plus belle que nous."

4 avril 2016

Le Saint-Siège appelle à une meilleure compréhension de l'autisme

article publié sur radio Vatican

Le Pape François lors d'une rencontre avec des personnes autistes, le 22 novembre 2014. - AP

02/04/2016 14:28

(RV) Il est «essentiel et nécessaire» de soutenir les personnes autistes et leurs familles. C’est le message adressé par Mgr Zygmunt Zimowski, à l’occasion, ce samedi 2 avril, de la 9ème Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Une journée, a souligné le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la Santé, qui se tient cette année juste après Pâques et qui est donc signe d’esperance.

 

«Trop souvent, déplore Mgr Zimowski, la fatigue quotidienne, la désillusion, la solitude, l’angoisse face au futur peuvent prendre le dessus sur l’espérance, qui devrait toujours animer les familles, le personnel médical, les associations scientifiques et de recherche, les bénévoles et tous ceux qui sont proches des personnes autistes». Nous sommes donc appelés à «placer notre confiance en Dieu» et dans cet «horizon de foi» à encourager la recherche, favoriser «l’accueil, la culture de la rencontre, la solidarité».

Mgr Zimowski rappelle l’importance d’«une alliance entre les secteurs médicaux, sociaux et éducatifs pour assurer une continuité dans la prise en charge» des personnes autistes et il insiste sur la nécessité de «promouvoir des politiques efficaces y compris dans les pays les plus pauvres» pour aider les familles qui, comme le soulignait le Pape François en 2014 lors d’une rencontre avec des autistes et leurs proches, peuvent parfois éprouver de la frustration.

«Ce trouble neurologique et comportemental pouvait, jusqu’à récemment, être objet de stigmatisation sociale.» Heureusement, se réjouit le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la Santé, la sensibilisation est de plus en plus importante et l’attention toujours plus grande concernant «le diagnostic, la recherche et l’insertion scolaire et professionnelle». Mgr Zimoswski conclut son message en souhaitant que cette Année Sainte soit l’occasion «pour les croyants et non croyants de redécouvrir les valeurs de l’accueil, de la fraternité et de la solidarité». Un appel à favoriser «la culture de l’inclusion et de l’acceptation des personnes autistes et de leurs familles».

(CV-HD)

20 mars 2016

Autisme : le cri d'alarme de parents auprès de François Hollande

article publié dans Ouest France

Une vingtaine de personnalités ont participé à la campagne de sensibilisation lancée par SOS Autisme.
Une vingtaine de personnalités ont participé à la campagne de sensibilisation lancée par SOS Autisme. | (Photo : SOS Autisme)

L'association de parents SOS Autisme fait notamment dix propositions dans un manifeste qui doit être remis à François Hollande.

Un nouveau-né sur 100 serait atteint de troubles du spectre de l'autisme (TSA), et « 650 000 personnes, dont 250 000 enfants », seraient concernés en France, selon SOS Autisme. 

« On ne guérit pas de l'autisme, mais la précocité du diagnostic, associée à une prise en charge adaptée, suivant les préconisations de la Haute autorité de santé (HAS), permettent de faire progresser l'enfant au point d'avoir une vie " normale " », souligne l'association dans son manifeste.

Meilleure prise en charge par la Sécurité sociale ?La HAS a estimé en 2012 que l'approche psychanalytique, « non consensuelle », n'avait pas fait la preuve de sa pertinence, et a recommandé, dès le plus jeune âge, des méthodes éducatives et comportementales, telles la méthode ABA (Applied Behavior Analysis), qui travaillent sur les apprentissages à l'aide de jeux ou pictogrammes.

Parmi les dix propositions qui doivent être remises au chef de l'Etat, ainsi qu'à plusieurs ministres (Santé, Famille, Handicap) et élus, l'association demande une prise en charge par la Sécurité sociale de soins prescrits par les médecins mais non remboursés (psychologues spécialisés en méthode ABA, psychomotriciens, ergothérapeutes). Seules les séances d'orthophonie sont remboursées.

Des problèmes de coût« La prise en charge correcte d'un enfant autiste se situe entre 2 000 et 3 000 euros par mois, dépenses impossibles pour la grande majorité des familles », souligne le manifeste. « Mon fils Ruben, 10 ans, est aujourd'hui scolarisé en CM1, avec une AVS (auxiliaire de vie scolaire) privée », témoigne auprès la présidente de SOS Autisme, Olivia Cattan. « Il parle avec un vocabulaire élaboré, a 16 de moyenne, mais fait toujours des crises de violence. Il n'a plus de prise en charge psychologique car je n'ai plus les moyens ».

Accueil généralisé dans les écoles ?Le manifeste demande aussi que l'accueil des enfants autistes dans les écoles publiques soit généralisé, réclame des recrutements et une formation spécialisée des AVS publiques, des filières universitaires plus nombreuses pour former les psychologues aux méthodes éducatives, ou encore une campagne d'information pour favoriser l'accès à l'emploi des personnes autistes.

L'association lance par ailleurs une campagne, « je suis autiste, et alors? », diffusée à partir de lundi sur les principales chaînes de télévision et à partir de mardi dans les cinémas. Une vingtaine de personnalités (Juliette Binoche, Anna Mouglalis, Samuel Le Bihan, Frédéric Michalak ...) apparaissent dans ces clips destinés à lutter contre les préjugés, aux côtés de personnes atteintes d'autisme.

21 janvier 2016

Donald Grey Triplett : The first boy diagnosed as autistic

article publié sur BBC News magazine
  • 21 January 2016
  • From the section Magazine

Donald Grey

Donald Grey Triplett was the first person to be diagnosed with autism. The fulfilling life he has led offers an important lesson for today, John Donvan and Caren Zucker write.

After Rain Man, and The Curious Incident of the Dog in the Night-time, the next great autism portrayal the stage or screen might want to consider taking on is the life of one Donald Grey Triplett, an 82-year-old man living today in a small town in the southern United States, who was there at the very beginning, when the story of autism began.

The scholarly paper which first put autism on the map as a recognisable diagnosis listed Donald as "Case 1" among 11 children who - studied by Baltimore psychiatrist Leo Kanner - crystallised for him the idea that he was seeing a kind of disorder not previously listed in the medical textbooks. He called it "infantile autism", which was later shortened to just autism.

Born in 1933 in Forest, Mississippi, to Beamon and Mary Triplett, a lawyer and a school teacher, Donald was a profoundly withdrawn child, who never met his mother's smile, or answered to her voice, but appeared at all times tuned into a separate world with its own logic, and its own way of using the English language.

Donald could speak and mimic words, but the mimicry appeared to overtake meaning. Most often, he merely echoed what he had heard someone else say. For a time, for example, he went about pronouncing the words "trumpet vine" and "chrysanthemum" over and over, as well as the phrase: "I could put a little comma."

Donald Grey bébé

His parents tried to break through to him, but got nowhere. Donald was not interested in the other children they brought to play with him, and he did not look up when a fully-costumed Santa Claus was brought to surprise him. And yet, they knew he was listening, and intelligent. Two-and-a-half years old at Christmas time, he sang back carols he had heard his mother sing only once, while performing with perfect pitch. His phenomenal memory let him recall the order of a set of beads his father had randomly laced on to a string.

But his intellectual gifts did not save him from being put in an institution. It was the doctors' order. It was always that way, in that era, for children who strayed as far from "normal" as Donald did. The routine prescription for parents was to try to forget the child, and move forward with their lives. In mid-1937, Beamon and Mary complied with the order. Donald, three years old, was sent away. But they did not forget him. They visited monthly, probably debating each time they began the long drive home to Forest whether they should just take him back with them after one of these visits.

Donald s parents refused Donald's parents refused to let him be brought up in an institution

In late 1938, that is what they did. And that is when they brought him to see Dr Kanner in Baltimore. Kanner was stymied at first. He was not sure what psychiatric "box" to fit Donald into, because none of the ready-made ones seemed to fit. But after several more visits from Donald, and seeing more children with overlapping presentations in behaviour, he published his groundbreaking paper establishing the terms for a new diagnosis.

From there, the history of autism would unfold across decades, playing out in many and varied dramatic episodes, bizarre twists, and star turns, both heroic and villainous, by researchers, educators, activists and autistic people themselves. Donald, however, had no part in this. Instead, after Baltimore, he had gone back to Mississippi, where he spent the rest of his life, unremarked upon.

Donal Grey adult

Image copyright Triplett family archive

Well, not exactly. Donald is still alive today, healthy at 82, and a major figure in our new book. When we first tracked him down, in 2007, we were astonished to learn how his life had turned out.

He lives in his own house (the house he grew up in) within a safe community, where everyone knows him, with friends he sees regularly, a Cadillac to get around in, and a hobby he pursues daily (golf). That's when he is not enjoying his other hobby, travel. Donald, on his own, has travelled all over the United States and to a few dozen countries abroad. He has a closet full of albums packed with photos taken during his journeys.

His is the picture of the perfectly content retiree - not the life sentence in an institution which was nearly his lot - where he surely would have wilted, and never done any of those things. For that, his mother deserves enormous credit. In addition to bringing her boy home, she worked tirelessly to help him connect to the world around him, to give him language, to help him learn to take care of himself.

Something took in all this, because, by the time he was a teenager, Donald was able to attend a regular high school, and then college, where he came out with passing grades in French and mathematics.

Donald Grey golf

Credit for these outcomes must also go to Donald himself. It was, after all, his innate intelligence and his own capacity for learning which led to this blooming into full potential.

But we saw something else when we went to Forest - and this is where we think the movie of Donald's life would get interesting. The town itself played a part in Donald's excellent outcome - the roughly 3,000 people of Forest, Mississippi, who made a probably unconscious but clear decision in how they were going to treat this strange boy, then man, who lived among them. They decided, in short, to accept him - to count him as "one of their own" and to protect him.

We know this because when we first visited Forest and began asking questions about Donald, at least three people warned us they would track us down and get even if we did anything to hurt Donald. That certainly told us something about how they saw him.


Autism

  • Autism spectrum disorder (ASD) is a condition that affects social interaction, communication, interests and behaviour
  • In children with ASD, the symptoms are present before three years of age, although a diagnosis can sometimes be made after the age of three
  • It's estimated that about one in every 100 people in the UK has ASD - more boys are diagnosed with the condition than girls
  • There's no "cure" for ASD, but speech and language therapy, occupational therapy, educational support, plus a number of other interventions are available to help children and parents

Sources: SourceNHS Choices - Autism spectrum disorder; NHS Choices - Living With Autism


In time, however, as we gained more people's trust, more details came out about how, throughout the years, Donald was embraced. His school yearbook is full of scribbled notes from classmates talking about what a great friend he is. A few of the girls even seemed a little sweet on him.

We learned that he got cheered for his part in a school play, that people regarded his obsessive interest in numbers not as odd, but as evidence that he must be some kind of genius. We met a man Donald knew in college, now an ordained minister, who tried to teach him to swim in a nearby river. When that failed, he tried to give Donald lessons in how to speak more fluidly, which was also something of a lost cause.

That is because Donald still has autism. It did not go away. Rather, its power to limit his life was gradually overcome, even though he still has obsessions, and talks rather mechanically, and cannot really hold a conversation beyond one or two rounds of exchanged pleasantries. Even with all that, though, he is a fully fledged personality, a pleasure to hang out with, and a friend.

Image copyright John Donvan & Caren Zucker Image caption Donald with the authors, John Donvan and Caren Zucker

What Donald's story suggests is that parents hearing for the first time that a child is autistic should understand that, with this particular diagnosis, the die is never cast. Each individual has unique capacity to grow and learn, as Donald did, even if he hit most of his milestones rather later than most people. For example, he learned to drive only in late twenties. But now, the road is still his. Literally.

That is something of a perfect ending. And if the movie of Donald's life gets made, we hope, when the credits roll, that a line on screen will say something like: "The producers would like to thank the town of Forest, Mississippi, for making this story possible." But also, we would like to add, by making all the difference, by doing the right thing.

John Donvan and Caren Zucker are the authors of In A Different Key: The Story of Autism

19 août 2015

Trop d'enfants placés abusivement. On ne peut pas découvrir, savoir ... et ensuite se taire !

article publié sur le site de la Ligue Française des Droits de l'Enfant

petite fille seule

Trop d'enfants placés abusivement ! Trop d'enfants maltraités laissés en risque et sans secours ! En contradiction flagrante avec les objectifs de la Protection de l'Enfance.

On ne peut pas découvrir, savoir ... et ensuite se taire

Trop d'enfants sont remis entre les mains de parents agresseurs, ou retirés à des parents aimants, par détournement des procédures, à la fois par des faux psychologues, par certains procureurs et quelques juges, qui ne retiennent des rapports que ce qui les conforte dans leur conviction préétablie. La parole de l'enfant et du parent protecteur est trop souvent bafouée, les plaintes classées sans suite.

 

Notre objectif est d'aboutir rapidement à un meilleur RESPECT des droits des USAGERS CITOYENS, des droits de la FAMILLE et surtout du RESPECT des droits de l'ENFANT, ET de l'ÉTHIQUE qui doit y être apportée

Rapport de l'association Autisme France sur les dysfonctionnements de l'Aide Sociale à l'Enfance
Ce rapport est dédié à toutes les familles courageuses, souvent monoparentales, qui ont eu le courage de briser l’omerta sur les dérives de l’ASE, à la professionnelle qui a le cran d’expliquer ce qui se passe, et aux associations et collectifs qui les défendent."les services sociaux des départements sont des zones de non-droit, où l’on peut s’acharner contre des victimes innocentes, dont la défense est parfois impossible, sans contrôle. Les personnels n’y ont pas vraiment de formation adaptée, le handicap n’y est pas connu, l’autisme y relève encore souvent d’une vision psychanalytique de comptoir, on peut y accuser sans preuves des mères de pathologies inventées de toutes pièces, avec la complicité de l’appareil judiciaire, et des experts qu’il nomme."
rapport autisme sur placements abusifs.p
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Le placement abusif expliqué aux jeunes
Lutter contre cette maltraitance institutionnelle est une urgence.
Un enfant placé abusivement prend la place d'un enfant réellement en danger avec le risque gravissime que cela comporte.
Il est temps désormais que les dizaines de milliers d’enfants placés abusivement, et illégalement, soient rendus à leurs familles.
Il est temps désormais que des sanctions soient prises contre ceux qui se sont rendus coupables de faux en écriture, de déni de justice, de soustraction d’enfant, d’usage de fausse qualité et de détournement de fonds publics.
Il est temps que les structures associatives en infraction ayant perçu indument les deniers publics rendent l’argent aux contribuables et à l’État.
Nous poursuivrons ce combat, avec l’aide de tous ceux qui se sentent concernés, jusqu’à ce qu’enfin, la vérité éclate au grand jour et que la justice soit rétablie.
LE PLACEMENT ABUSIF EXPLIQUÉ AUX JEUNES.
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Rhumantik, artiste auvergnat installé à Laval balade son hip-hop ragga. L'une de ses chansons a notamment été adoptée par plusieurs associations d'aide aux enfants placés.

 

Il se décrit comme « musicien et à la fois militant ». L'artiste Rhumantik se bat depuis plusieurs années contre les placements abusifs d'enfants. Il a donc mis son son flow et son son hip-hop ragga au service de la cause qu'il défend. Avec Enfant de la Ddass, le musicien installé à Laval, est même devenu le porte-parole des enfants placés.

9 juillet 2015

Elise ou la vraie vie ... Je fais ce que je veux !

Avec tout de même quelques exercices imposés ...

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Elise avec Otello au centre équestre de Gouvernes

Elise est actuellement à la maison ... et elle bénéficie d'un emploi du temps sur mesure genre "Nous improvisons en permanence ... suivant notre humeur autour de quelques thèmes".laragh boy

Hier, c'était une ballade à cheval sur Laragh boy (à droite) au Haras de Maison blanche à Lesigny ...

 

Aujourd'hui nous décidons d'aller faire un tour à Gouvernes et commençons par aller saluer Christiane, la directrice du centre équestre de Gouvernes qui nous accueille chaleureusement ... Elle part en extérieur avec ses cavaliers (stage) et nous l'accompagnons jusqu'à la carrière en papotant.

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Nous poursuivons ensuite par une ballade autour de l'étang de la Loy ... Superbe !

 

P1090207Bref que du bonheur !

19 décembre 2014

Handicap en France : l'école peut-elle être inclusive dans une société qui ne l'est pas ?

Prôner l’école inclusive est le discours que l’on entend aujourd’hui par les décideurs : musique d’ambiance ou danse avec les mots comme dirait Charles Gardou, en tous les cas c’est très à la mode, histoire de tromper les français, de masquer la réalité ?

L’école peut-elle être inclusive dans une société qui ne l’est pas et qui n’est pas prête de l’être ?

J’ai fait cette vidéo en m’adressant à des personnes étrangères qui voudrait en savoir plus sur la condition des enfants/adultes handicapés en France.

Sur le plan international, voici dans ce lien des éléments de la charte sociale européenne révisée, des recommandations du conseil de l’Europe sur la désinstitutionnalisation, une résolution de l’assemblée mondiale de la santé, la convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées.

blabla

29 octobre 2015

Un juge des enfants ose parler des dysfonctionnements de la protection de l'enfance

article publié sur le blog Pédocriminalité

Michel Huyette en appelait alors à une autocritique du travailleur social, une remise en cause de son travail afin de ne pas ajouter un dysfonctionnement supplémentaire à une éventuelle situation de crise familiale mal analysée ...
« Le risque est en permanence de voir apparaître dans les dossiers des analyses hâtives, des avis trop rapidement avancés sur des parents et des mineurs, qui conduisent forcément à des réactions légitimes de méfiance ou de rejet de leur part, et à des décisions inappropriées et peu efficaces car motivées par des arguments non convaincants pour les intéressés. Il faut donc à chaque étape chercher comment réduire ce risque de subjectivité et d’erreur. »

 

Un précieux guide de la protection judiciaire de l’enfant.
Le juge des enfants Michel Huyette est à l’origine d’un guide de la protection judiciaire de l’enfant. La quatrième édition de ce guide, écrite en collaboration, date de 2008 et prend donc en compte la réforme majeure de la protection de l’enfance ayant eu lieu en 2007.  

Le guide reprend à titre préliminaire les différentes introductions des versions antérieures dont la première date de 1997. Déjà à l’époque l’état des lieux ressemble à celui qui saute aux yeux des familles victimes de 2012, je cite :  

« C’est aussi un système qui, sous des apparences trompeuses, ne fonctionne pas bien, et dans lequel, bien que la protection soit pourtant judiciaire, bien des règles, d’abord légales, ne sont pas respectées par les professionnels, avec, pour corollaire inéluctable, le non-respect de certains droits des individus, et, au-delà, un travail auprès des familles moins efficace qu’il ne pourrait l’être. » 

Des travailleurs sociaux qui ne savent pas se remettre en cause.
On retient ici une inefficace de la protection de l’enfance par un non-respect du droit des individus. Le constat est implacable et cette inefficacité tient de l’illégitimité. Il est effrayant de constater que 15 ans après la première mouture de ce guide, les destructeurs de l’institution familiale continuent à sévir dans l’impunité. Dans un tel laps de temps combien de dégâts ont-ils causé ? C’est effarant. 

Michel Huyette en appelait alors à une autocritique du travailleur social, une remise en cause de son travail afin de ne pas ajouter un dysfonctionnement supplémentaire à une éventuelle situation de crise familiale mal analysée :  

« Le risque est en permanence de voir apparaître dans les dossiers des analyses hâtives, des avis trop rapidement avancés sur des parents et des mineurs, qui conduisent forcément à des réactions légitimes de méfiance ou de rejet de leur part, et à des décisions inappropriées et peu efficaces car motivées par des arguments non convaincants pour les intéressés. Il faut donc à chaque étape chercher comment réduire ce risque de subjectivité et d’erreur. » 

La méconnaissance du droit des « professionnels de l’enfance »
Des réactions de méfiance, de rejet des parents qui peuvent être légitimes comme le juge Huyette le dit fort à propos. Et pourtant le refus de collaboration des parents permet de faire basculer dramatiquement des situations en passant d’un traitement administratif à un placement pur et simple. Vous ne comprenez pas la mesure prise dans l’intérêt de votre enfant ? Nous allons donc le placer ! Voila une menace bien souvent entendue et mise à exécution, ajoutant du traumatisme à l’injustice d’une mesure. 

Tout cela se fait au nom de la légalité, les familles sont donc traitées avec la morgue, le mépris de travailleurs sociaux qui savent et qui font n’importe quoi. Bien des parents ont eu l’occasion de se confronter à quelques individus de ce type, armés d’une gangue d’ignorance jusqu’à devoir leur dépêcher un huissier afin de constater leur façon de procéder et d’éventuels faits non conformes à la légalité dont ils se rendaient coupables, et Michel Huyette de constater :  

« Ceux qui arrivent sur le terrain, magistrats et professionnels de l’éducation, ne maîtrisent pas les règles élémentaires de la protection judiciaire de l’enfance. Et comme très peu de juristes figurent parmi tous les intervenants qui gravitent autour des familles, encore aujourd’hui rarement assistées d’un avocat, le débat n’est presque jamais poussé vers le terrain du droit. Pour peu que le juge des enfants n’impose pas un déroulement juridiquement rigoureux de la procédure, ce ne sont que des questions de fait qui sont abordées, sans qu’aucun carton rouge ne sorte de la poche d’un quelconque arbitre en cas de violation de la législation.(…) 

Or de fait, pourtant, dans aucune autre juridiction le droit n’est autant malmené que dans les procédures de protection de l’enfance conduites dans les tribunaux pour enfants. Nulle part ailleurs il n’y a comme ici besoin d’argumenter, de justifier, d’exiger ou de menacer pour obtenir le respect scrupuleux des règles légales élémentaires.» 

L’intérêt de l’enfant, prétexte de tous les abus.
Le seul argument développé par des travailleurs sociaux en devient presque idéologique : il s’agit de celui d’un « intérêt de l’enfant » que les acteurs de la transformation sociale et de la désintégration familiale manient sans avoir la moindre considération pour le principe de subsidiarité. Lequel principe n’admet une compétence étatique en matière de prise en charge de l’enfant que si l’institution familiale a échoué dans sa prérogative première. Si intérêt de l’enfant il y a c’est celui de vivre et de se développer dans le cadre familial, tant il apparaît statistiquement que l’enfant pris en charge par la mal-nommée aide sociale à l’enfance aura les plus grandes difficultés à s’insérer socialement. L’intérêt des travailleurs sociaux ce n’est pas l’intérêt de l’enfant. Pourtant ce terme entendu chez ceux qui en abusent permet d’étouffer la voix des familles et de ne surtout pas aborder des questions de droit dont cette engeance est ignorante. 

Là encore Michel Huyette est assez explicite :  

« Et puis, il faut l’admettre, cette absence de référence à des règles extérieures a bien arrangé les professionnels pendant des décennies. Se préserver du droit pour s’en tenir au fait est un moyen très efficace de faire passer sa vision de la situation sans rencontrer d’obstacle insurmontable, en s’abritant derrière cette notion à géométrie variable et en soi vide de sens qu’est «  l’intérêt de l’enfant  ». Il suffit d’entendre, encore parfois aujourd’hui, ce qui se murmure sur la présence des avocats qui viendraient attiser les conflits alors que tout, affirme-t-on, doit être négocié entre les intéressés, pour comprendre combien il doit être difficile pour certains d’admettre qu’il existe des limites infranchissables à l’arbitraire et au libre choix des pratiques. » 

Encore un effort …
Pourtant ce que Michel Huyette explique par une subjectivité liée à une formation en sciences humaines plutôt qu’en droit des intervenants sociaux ne convainc pas : 

« Et dans le domaine de la protection des mineurs, parce que les professionnels qui interviennent ont, à part le juge des enfants, une formation en sciences humaines ou psychologiques, parce qu’il ne s’agit pas là de sciences exactes, le risque de l’appréciation personnelle et donc de l’arbitraire est plus important que dans tout autre domaine. » 

La suite du guide est tout à fait intéressante car elle est un « rappel à la loi » à l’intention de ces intervenants. Ce guide servira davantage aux familles car il est naïf de penser que les travailleurs sociaux en tiendront compte sinon pour se protéger. En effet, Michel Huyette n’aborde pas l’attitude des travailleurs sociaux sous le seul angle capable d’éclairer leurs comportements : l’angle politique. En effet, c’est sciemment que la profession n’applique pas les règles encadrant leurs tâches, ils peuvent d’ailleurs se permettre de le faire car ils ne seront pas sanctionnés, de la même façon il est rare que les prétentions des parents face à l’atteinte à leurs droits connaissent des suites légales. Le droit n’est en matière de protection de l’enfance qu’un artifice qui cache la véritable nature du système social aliénant la famille au tout-État.

Source : http://comitecedif.wordpress.com/2012/12/24/un-juge-des-enfants-ose-parler-de-dysfonctionnements-de-la-protection-de-lenfance/

16 janvier 2016

ENVOL ISERE AUTISME -> Appel à rassemblement vendredi 22 janvier 2016 à Grenoble

Information publiée sur le site d'Envol Isère Autisme

Appel à un rassemblement vendredi 22 janvier 2016 à partir de 8h45 place Firmin Gautier à Grenoble

Depuis bientôt 6 mois, trois enfants sont séparés de leur mère en Isère, ils ont fait l’objet d’un placement abusif.  

Le 22 janvier 2016, se tiendra au tribunal de Grenoble, le procès en appel du jugement qui a abouti à cette erreur judiciaire.

La parole des enfants n’a pas été entendue. Il est  prouvé, que la Maman n’a pas inventé les troubles de ses enfants. En effet ses trois enfants ont, depuis, été diagnostiqués par le Docteur Sandrine SONIE responsable du Centre de Ressources Autisme Rhône-Alpes.  

Il est urgent que les conséquences de cette erreur cessent, que cette famille soit de nouveau réunie. Noël, pour eux a été une visite médiatisée d’une heure…

Des informations nous parviennent : actuellement, en Isère, ce sont plusieurs familles d’enfants handicapés (tout handicap) qui sont victimes « d’informations préoccupantes ». Cela doit cesser, il est temps que les professionnels acceptent de se former et comprennent les graves conséquences pour ces familles et leurs enfants.

Envol Isère Autisme soutient cette Maman depuis plus de 3 ans

Envol Isère Autisme appelle à un rassemblement, place Firmin Gautier à distance du palais de justice, sous la forme d’une chaîne de solidarité.

Avec le soutien de :

TREMPLIN AUTISME ISERE, SESAME AUTISME RHONE ALPES, PARENTS ENSEMBLE, DELEGATION UNAFAM 38, AUTISTES DANS LA CITE 42, PLANETE AUTISME DROME ARDECHE, AUTISME EVEIL74, AUTISME VIES 08, APESA 26, ...

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