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"Au bonheur d'Elise"
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18 septembre 2023

Film 'We have a dream' : 6 enfants handicapés rêvent grand

 

Film 'We have a dream' : 6 enfants handicapés rêvent grand

Handicapés, ils n'ont pas renoncé à leur plus grand rêve. Le docu 'We have a dream' met en lumière ces enfants du monde qui se battent pour l'égalité des chances avec une soif de vivre communicative. A voir absolument en salle le 27 septembre 2023.

https://informations.handicap.fr

 

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29 juin 2023

Autisme : « deux ans de délai » pour obtenir un diagnostic dans les Pays de la Loire

article publié dans Ouest France


Autisme : « deux ans de délai » pour obtenir un diagnostic dans les Pays de la Loire

Le Centre de ressources autisme des Pays de la Loire, qui vient d’emménager dans de nouveaux locaux, a pour mission d’informer et de former autour des troubles du spectre autistique. Il réalise aussi des bilans diagnostics, mais la demande est très forte et une attente de deux ans est nécessaire. Des actions pour réduire les délais ont été lancées.

Matthieu-Pichot-article-ouest-france

Matthieu Pichot, directeur du Centre de ressources autismes (CRA) dans ses nouveaux locaux près de Nantes : « Des actions pour réduire les délais de diagnostic sont lancées. » | OUEST-FRANCE
Ouest-France Philippe GAMBERT. Modifié le 28/06/2023 à 18h14 Publié le 28/06/2023 à 16h55

De la suspicion de troubles du spectre autistique au diagnostic, il se passe parfois beaucoup de temps. Des mois et des mois, voire des années, souvent mal vécus par les familles concernées. « Le délai moyen entre la date de la demande avec un dossier complet et la date de la restitution du diagnostic est de deux ans », a annoncé Matthieu Pichot directeur du Cra, le Centre de ressources autisme en Pays de la Loire, à l’occasion de l’inauguration de nouveaux locaux à Saint-Herblain.

Lire aussi : Le premier patient du monde diagnostiqué autiste est mort à l’âge de 89 ans


Pas assez de professionnels formés

La raison principale ? Le manque de professionnels formés. Des efforts sont réalisés pour réduire les délais, mais la demande augmente. En 2022, le Cra a reçu 412 demandes (+18 % par rapport à 2021 : 348 demandes) ; 84 % concernent des adultes (plus de 17 ans), le reste des enfants. La même année, en 2022 « 259 bilans ont été réalisés (224 en 2021) », en lien avec les CHU de Nantes et d’Angers. Le diagnostic de trouble du spectre autistique est posé dans 52 % des cas (66 % en 2021) quand il s’agit d’enfants et dans 42 % pour les adultes (47 % en 2021).

Présent dans l’ensemble des Pays de la Loire, via des antennes, le Cra est basé à Saint-Herblain, près de Nantes, et a aussi un centre important à Angers. Il a pour mission d’informer (notamment via un centre de documentation) et de former autour de l’autisme. Il emploie 49 professionnels dans la région (trente équivalents temps plein) : médecins, psychologues, psychomotriciens, infirmiers, éducateurs spécialisés, orthophonistes, assistantes sociales, etc.

7 juin 2023

Bouches-du-Rhône : ce rapport qui pointe les lourdes carences de l'aide sociale à l'enfance

 

Bouches-du-Rhône : ce rapport qui pointe les lourdes carences de l'aide sociale à l'enfance

Par Delphine TANGUY Trois mois d'enquête, 450 professionnels, une centaine de mineurs et de jeunes majeurs et plusieurs dizaines de parents entendus, une vingtaine de visites annoncées ou inopinées dans des lieux d'accueil, une analyse de cinquante dossiers individuels : de mi-janvier à fin avril 2022, trois inspecteurs de l' Inspection générale des affaires sociales (Igas) ont mené un contrôle approfondi inédit du service de l'Aide sociale à l'enfance (Ase) des Bouches-du- Rhône.

https://www.laprovence.com

 

22 mai 2023

Mardi 27 juin 2023 à Créteil => Forum de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH)

 

Forum de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) 2023

Toute la journée, vous pourrez poser toutes vos questions aux professionnels de la MDPH, rencontrer des associations et des services spécialisés dans le champ du handicap. Que vos questions portent sur le dossier à transmettre à la MDPH, sur les aides dont vous pouvez bénéficier ou sur la compatibilité entre vie professionnelle et handicap, vous trouverez des éléments de réponse à cet évènement.

https://www.valdemarne.fr

 

13 mai 2023

Création de deux Unité d'Enseignement en Elémentaire Autisme en Hauts-de-France - Académie d'Amiens

 

Création de deux Unité d'Enseignement en Elémentaire Autisme en Hauts-de-France - Académie d'Amiens

La stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement 2018-2022 a pour ambition de donner aux personnes avec autisme une place égale dans la société au travers, notamment, l'engagement consistant à réduire le retard en France en matière de scolarisation des élèves avec des troubles du spectre autistique.

https://www.hauts-de-france.ars.sante.fr

 

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26 avril 2023

CNH 2023 à l'Elysée : les annonces handicap de E. Macron

 

CNH 2023 à l'Elysée : les annonces handicap de E. Macron

26 avril 2023, de 14h à 17h, la 6e Conférence nationale du handicap est organisée à l'Elysée. L'Etat promet 70 annonces en faveur des droits des personnes handicapées. Lesquelles ? * Par Handicap.fr / E. Dal'Secco 26 avril 2023 à 14h, top départ de la 6e Conférence nationale du handicap à l'Elysée, en présence de 27 ministres, dont Elisabeth Borne, et d'Emmanuel Macron.

https://informations.handicap.fr

 

13 décembre 2021

Vers la disparition des IME : des parents alertent en Isère

 

Vers la disparition des IME : des parents alertent en Isère

'Non à la fermeture de places en IME', alertent des parents d'enfant handicapé en Isère. Au nom de l'inclusion à tout prix, ils redoutent des mesures à marche forcée sans accompagnement adapté. Le 15 décembre, ils manifesteront devant de l'ARS.

https://informations.handicap.fr

 

2 avril 2021

Fondation Orange -> 30 ans d'engagements au côté des personnes avec autisme et de leurs familles

 

30 ans d'engagements au côté des personnes avec autisme et de leurs familles

En 2021, la Fondation Orange franchit le cap des 30 années de mobilisation pour les personnes atteintes de troubles du spectre autistique et leurs familles. Notre engagement ? Mieux faire connaitre l'autisme, faciliter l'insertion sociale, professionnelle et le quotidien, grâce au numérique notamment.

https://www.fondationorange.com

 

14 juin 2020

Clémence, interprète d'Anne de Gaulle et atteinte de trisomie, a retrouvé un établissement

 

Clémence, interprète d'Anne de Gaulle et atteinte de trisomie, a retrouvé un établissement

En mars dernier, juste avant le confinement, le film De Gaulle sortait dans les salles. Avec Lambert Wilson dans le rôle de Charles de Gaulle, Isabelle Carré dans celui d'Yvonne de Gaulle et Clémence Hittin dans celui d'Anne de Gaulle. Comme la dernière enfant du couple de Gaulle, Clémence Hittin, 13 ans, est atteinte de trisomie.

https://www.lefigaro.fr

 

4 juin 2020

Pour beaucoup de personnes handicapées, le confinement c'est toute l'année

 

Pour beaucoup de personnes handicapées, le confinement c'est toute l'année

Presque deux mois de confinement lié au Covid-19, dans des logements parfois mal adaptés. Peu de liberté d'aller et venir, pas de vie sociale. Le déconfinement n'a pas marqué la fin de ces conditions de vie pour nombre de personnes en situation de handicap.

https://www.faire-face.fr

 

12 juin 2018

Cinéma et Handicap : personne ne doit être empêché de faire du cinéma !

article publié dans Le Nouvel Observateur

Fabien Héraud et Jacques Gamblin dans le film De toutes nos forces, de Nils Tavernier

  Fabien Héraud et Jacques Gamblin dans le film "De toutes nos forces", de Nils Tavernier. (Nord Ouest)

TRIBUNE. La plupart des artistes en situation de handicap ne se voient pas offrir leur chance, dans le milieu du cinéma et de l'audiovisuel. Encourageons-les à embrasser les carrières des métiers du 7e art !

Par L'Obs

Publié le 09 juin 2018 à 16h02

Douze millions de Français sont touchés, plus ou moins sévèrement, par un handicap. Pourtant force est de constater que la question du handicap demeure taboue dans le cinéma, pire : les artistes en situation de handicap n'ont que très rarement accès aux moyens pour exprimer leur talent.

Les handicapés constituent bel en bien une minorité peu visible, tout particulièrement en France. Car c'est aussi une question culturelle : dans notre pays, les personnes handicapées semblent souvent moins bien intégrées dans la société, presque "cachées". Elles sont souvent les personnes qu'on ne veut pas voir, car le handicap fait peur, même si une prise de conscience semble s'opérer, notamment de la part des pouvoirs publics qui déclarent désormais vouloir favoriser l'inclusion. Comment s'étonner que les films ou les œuvres audiovisuelles − à quelques exceptions notables − évoquent si rarement les personnes en situation de handicap ?

Faire naître des vocations

Si les films montrant des personnages en situation de handicap, ou abordant d'une façon ou d'une autre le quotidien ou les problématiques de ces personnes, sont rares, encore plus rares sont les artistes "handicapés" à avoir pu concrétiser une carrière dans les métiers du 7e art.

Selon de récentes études, les personnes en situation de handicap ont trois fois moins de chances d'obtenir un emploi, c'est hélas la même chose, sinon bien pire dans le milieu du cinéma et de l'audiovisuel. La plupart des artistes en situation de handicap ne se voient pas offrir leur chance, rares sont ceux qui peuvent un jour accéder aux moyens de s'exprimer en cinéma ou en télévision, qu'ils soient comédiens, scénaristes, metteurs en scène...

Julien Richard-Thomson remet le texte de la tribune à Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées. (DR)

Il nous paraît essentiel de donner leurs chances aux personnes de talent en situation de handicap, mieux, de faire naître des vocations et d'encourager ces personnes à opter pour des carrières artistiques, car elles ont elles aussi un point de vue sur le monde. Et pas seulement en tournant des films "sur le handicap" : comédies, drames, thrillers... pas de frontière pour l'imaginaire des scénaristes, des créateurs et des artistes en situation de handicap !

Aider à financer les projets

Le cinéma français est finalement assez conservateur. Tous ceux qui ont tenté l'aventure le confirment : il est si difficile d'obtenir un rendez-vous avec un producteur, de faire lire son scénario, quand on est perçu comme "différent". Nous pouvons en témoigner. Militants de la diversité au cinéma − diversité des sujets, comme de celle des talents − nous le proclamons : personne ne doit être empêché de faire du cinéma. Mieux, les personnes en situation de handicap doivent être encouragées à embrasser les carrières des métiers du 7e art.

A l'heure où les pouvoirs publics envisagent des quotas de financements (par exemple pour des projets portés par des femmes, au nom de l'égalité hommes-femmes) nous proposons un véritable encouragement qui pourrait passer, lui aussi, par un quota : pourquoi pas 1% des subventions réservées à des projets portées par des cinéastes en situation de handicap ? Ou un fonds du CNC destiné à financer ces projets (comme il existe un fonds "diversité" pour les projets émanant des quartiers urbains).

Julien Richard-Thomson

Les intertitres sont de la rédaction.

 

Premiers signataires
(réalisateurs ou scénaristes en situation de handicap)

Julien RICHARD-THOMSON réalisateur, scénariste, producteur - Ely Prudence KINCZYSKI réalisatrice, scénariste, comédienne - Pierre PATFAWL scénariste - Gérard CHARGÉ réalisateur

4 juillet 2018

Handicap, les droits de l'Homme rappellent l'État à l'ordre

 

Handicap, les droits de l'Homme rappellent l'État à l'ordre

Deux réformes dans le collimateur de la Commission des droits de l'Homme. Des articles de la loi Elan et Avenir professionnel vont à l'encontre des droits édictés par l'ONU en faveur des personnes handicapées. - Hébergement, logement (10978) - Handicap.fr

https://informations.handicap.fr

 

11 mai 2017

Une structure pour accueillir sept autistes

article publié dans LA DEPECHE

Publié le 09/05/2017 à 03:53, Mis à jour le 09/05/2017 à 08:31

L'association compte sept salariés dans le département./Photo DDM

L'association compte sept salariés dans le département./Photo DDM

 

L'association Autisme Aveyron SAP, le Pactarim, les élus de Sébazac et quelques riverains participaient à une rencontre concernant l'implantation à Sébazac d'une structure d'accueil pour personnes atteintes de troubles autistes. Florence Cayla accueillait l'assemblée en mettant en avant l'intérêt de la commune face au handicap.

L'Adapei est implantée depuis longtemps dans le village avec une activité d'espaces verts et une section cuisine.

Autisme Aveyron SAP a été créé en 2010 par des parents d'autistes, conscients du manque cruel de structures de prise en charge de ces populations.

M. Filhol insistait sur la longue réflexion qui fut la leur : «Il fallait agir avec ordre et méthode pour être pris au sérieux, avoir la compétence et la crédibilité. Ça ne s'improvise pas».

L'association compte sept salariés dans le département. Créatrice d'emplois, cette dernière participe à l'économie sociale.

La structure de Sébazac, à taille humaine, est destinée à recevoir sept personnes. Des activités y seront organisées. Les personnes qui intégreront la structure sont proches de l'autonomie, le but étant de les rendre progressivement autonomes. Pour ce faire, du personnel les accompagnera et une personne sera présente en permanence dans la structure.

Livraison en 2018

«Tout le monde a une utilité sociale. C'est une chance d'être confronté à la différence», affirmait M. Filhol. Des riverains étaient présents à cette rencontre et des réponses étaient données à leurs interrogations.

Situés à proximité des ateliers municipaux, les bâtiments, prévus et étudiés par le Pactarim, devraient sortir de terre fin mai pour une livraison au cours du premier semestre 2018.

Ils seront composés de sept logements de type 1, d'un espace commun et d'un espace d'activités.

La Dépêche du Midi

10 mai 2017

Travaux de la Commission scientifique internationale sur l'autisme 3 avril 2017

 

Préparation du 4ème plan autisme

Travaux de la Commission scientifique internationale sur l'autisme & conférence internationale du 3 avril 2017. La Commission scientifique internationale sur l'autisme contribue à établir les priorités de la politique publique en matière d'autisme, pour les cinq prochaines années, en tenant compte des dernières recherches et de l'état des connaissances internationales.

http://social-sante.gouv.fr

 

9 mai 2017

Monsieur Macron, les enfants autistes ont besoin de vous, voici ce qu'ils attendent

article publié sur le Huffington Post

Je demande à notre nouveau Président du courage politique parce qu'il lui en faudra afin de faire avancer la prise en charge de l'autisme en France.

08/05/2017 16:15 CEST | Actualisé 08/05/2017 16:15 CEST
sdominick via Getty Images
Monsieur Macron, les enfants autistes ont besoin de vous, voici ce qu'ils attendent

Il y a 5 ans, Ruben avait 6 ans, je participais à la campagne de François Hollande et j'y croyais. Je croyais au travail des associations et de la société civile pour changer les choses. Aujourd'hui Ruben A 11 ans et que s'est-il passé dans notre pays en matière d'autisme? Pas grand-chose.

Quelques annonces médiatiques non suivies d'effets sur le terrain. De la colère, du désespoir, des enfants sans solution que l'on garde à la maison, que l'on met dans des centres loin de son pays parce que cela coûte moins cher à la sécurité sociale. Alors pour ces nouvelles élections, j'ai joué le jeu.

J'ai rencontré les candidats, proposé des mesures qui changeraient la vies de nos enfants. J'ai donné mes idées, celles de mon équipe composée de parents, de personnes autistes, de professionnels de la santé, de professeurs, d'entrepreneurs...Je les ai données à tous ceux qui ont accepté de nous recevoir. Nous avons travaillé collectivement avec de formidables associations avec Brigitte, celle qui est devenue hier soir la "première dame" de notre pays. Elle nous a écoutés avec bienveillance semblant prendre la mesure du chantier colossal qu'il restait à faire en matière de handicap.

Mais Ruben a justement 11 ans et il va rentrer au collège. Les enfants de toutes ces familles, de tous ces gens avec lesquels nous échangeons sur les réseaux sociaux ont grandi et sont dans une urgence qui ne peut plus être ignorée. Alors pour pour tous nos enfants, pour toutes ces mamans qui n'en peuvent plus épuisées de se battre, pour ses papas qui restent parfois et qui se battent aussi. Pour ces présidents d'associations, ces militants qui font des grèves de la faim ou qui montent sur des grues, pour tous ceux qui sont obligés de s'exiler... J'espère que ce travail effectué portera ses fruits. Et que cette militance bénévole servira la cause de tous.

Mais pardon de ne pas fêter allègrement les victoires politiques d'untel ou d'untel. Pardon si je n'ai plus en moi cette légèreté insouciante. Mais je ne serai plus jamais cette optimiste utopiste que j'ai été et qui se contentait de croire aux belles paroles politiques.

Aujourd'hui, et depuis hier soir, je demande des actes: Un Plan autisme d'envergure, l'application des mesures que nous avons écrites collectivement, et ce sans délai parce que nos enfants et leurs familles ne peuvent plus attendre.

Je demande à notre nouveau Président du courage politique parce qu'il lui en faudra afin de faire avancer la prise en charge de l'autisme en France. Je demande à notre Président de ne pas oublier ses citoyens autistes que l'on a privé de leurs droits. Je demande enfin à notre Président de relever un immense défi, rattraper les 40 années de retard de la France en matière de prise en charge de l'autisme.

8 avril 2017

Le nouveau bâtiment des Papillons blancs sort de terre

Les engins de chantier sont à pied d’œuvre.
Les engins de chantier sont à pied d’œuvre.

Les résidents vont déménager dans un établissement flambant neuf de 4 773 m2 érigé sur un terrain de 39 190 m2 situé rue Jean-de-la-Fontaine, à la limite de la cité des Agneaux.

Dédié en grande partie aux personnes autistes, il hébergera quatre-vingts pensionnaires (au lieu de soixante-dix actuellement) dans un internat offrant quarante lits et fonctionnera 24 heures sur 24.

« Un outil remarquable en faveur des pensionnaires »

«  Nous allons non seulement disposer d’un outil remarquable en faveur des pensionnaires mais aussi préserver les emplois existants et lancer une campagne d’embauches  », se félicitent conjointement le maire Jean-Luc Coquerelle et Pascal Huet, directeur général de l’APEI les Papillons blancs du Douaisis. Un projet de 10 millions d’euros avec un engagement financier de l’ARS.

NELLO BENEDETTI (CLP)

18 mars 2017

Autisme : la maladie détectée par prise de sang grâce à un algorithme

Publié le 17/03/2017 à 17:13

article publié dans La Dépêche

Selon l'association de parents SOS Autisme, un nouveau-né sur 100 serait atteint de troubles du spectre de l'autisme (TSA). - RelaxNews - dml5050 / Istock.com

Selon l'association de parents SOS Autisme, un nouveau-né sur 100 serait atteint de troubles du spectre de l'autisme (TSA).

Des chercheurs américains ont réussi à dépister les troubles du spectre de l'autisme (TSA) par une prise de sang, en utilisant un algorithme mathématique, capable de traiter l'association de plusieurs molécules impliquées dans la maladie. Une première, qui ouvre la voie au dépistage précoce de ce trouble du comportement qui touche 650.000 personnes en France.  Ces travaux sont publiés dans la revue Plos One.


Cet algorithme qui scanne 24 molécules sanguines peut prédire de manière fiable, dans près de 97% des cas, si une personne souffre d'autisme et à quel degré, indique une étude menée par l'Institut polytechnique Rensselaer de New York, spécialisé dans les domaines de la science et de la technologie.

Jusqu'à présent, les études portant sur le diagnostic de l'autisme par voie sanguine ont découvert de manière isolée un biomarqueur, un métabolite ou un gène qui identifiait la maladie, mais de manière non significative, souligne l'étude.

L'algorithme développé ici par les chercheurs repose sur des données mathématiques et statistiques récoltées à partir d'échantillons sanguins de 149 patients (dont la moitié de sujets sains), qui permettent de comprendre et analyser les phénomènes biologiques. Concrètement, le mécanisme a étudié de manière précise les interactions des molécules entre elles et leur action sur la cellule.

Deux processus biologiques liés à la maladie ont été mis en évidence : la modification de l'ADN et la réduction de la production d'un puissant antioxydant le glutathion, qui diminue le stress oxydatif.

Ces travaux, publiés dans Plos, ouvrent la voie à un diagnostic plus précoce de la maladie, qui est actuellement posé à l'âge moyen de 4 ans.

Une intervention précoce dès l'âge de 2 ans pour aider les parents à communiquer avec leur enfant autiste permettrait de diminuer les symptômes de l'autisme, avec des résultats qui persistent six ans après la fin de la prise en charge.

Selon l'association de parents SOS Autisme, un nouveau-né sur 100 serait atteint de troubles du spectre de l'autisme (TSA) et "650.000 personnes, dont 250.000 enfants", seraient concernées en France et environ 3 millions aux États-Unis.

Pour consulter l'étude: http://journals.plos.org/ploscompbiol/article?id=10.1371/journal.pcbi.1005385

 

16 février 2017

Le handicap, grand oublié de la campagne présidentielle

article publié dans le Huffington Post

Le 11 février était le 12ème anniversaire de la loi promouvant l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Personne n'en a parlé.

14/02/2017 14:37 CET | Actualisé 14/02/2017 14:37 CET
nullplus via Getty Images
Le handicap, grand oublié de la campagne présidentielle.

Le 11 février était le 12ème anniversaire de la loi du 11/02/2005 promouvant l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

En connaissez-vous la devise ? "Mettons-la en place pour que chacun trouve sa place."

Les candidats à l'élection présidentielle et les médias généralistes ont occulté cet anniversaire. Bon à l'année prochaine avec plus d'espoir!

Je vous fais part de mon témoignage.

Force est de constater que chaque année les médias généralistes ne se font pas suffisamment l'écho de cette date anniversaire pourtant très symbolique du "Vivre ensemble" si prôné par les candidats à l'élection présidentielle.

Dans la sphère médiatique, la "thématique du handicap" devrait être traitée à la même hauteur et de façon équitable en comparaison aux sujets d'actualités prépondérants (les faits divers, l'insécurité, les dessous du sport et bien-sûr le tohu-bohu du monde politique...).

Il est vrai que "80 % des handicaps sont invisibles", le fauteuil étant l'arbre qui cache la forêt de la diversité des situations vécues par beaucoup de nos concitoyens...

Mais pour que notre légitimité sociale soit reconnue comme telle dans les médias, encore faudrait-il que l'on puisse y trouver la place qu'il lui revient de droit sans qu'il soit question ni de privilège ni de compassion.

Notre association "MÉDIAS HANDICAPS", créée dès 2004, a devancé d'un an la "loi handicap".

Elle s'inscrit pleinement dans cette dynamique d'action afin de promouvoir l'image de la personne handicapée dans notre société. Les principes fondateurs de notre association sont : Actions de sensibilisation, Interviews V.I.P et Communication.

12 ans après, et malgré d'indéniables avancées, le bilan de la loi concernant tous les domaines de la vie et de la citoyenneté n'est pas très satisfaisant.

Un texte instaurait une obligation d'accessibilité aux bâtiments et prévoyait une date butoir au 1er janvier 2015 pour leur mise en conformité. Actuellement, un tiers des établissements recevant du public (ERP) n'est toujours pas entré dans le dispositif, ce qui signifie qu'il n'y a aucun travaux d'aménagement en cours. En dépit des agendas d'accessibilité programmée, des dérogations multiples nuisent à la bonne application de la loi.

Dommage que les pouvoirs publics n'aient pas fait preuve du même volontarisme que pour le passage en force de loi travail avec l'arme ultime de l'article 49.3...

Sans oublier que le chômage des demandeurs d'emploi en situation de handicap a augmenté de 65% en 5 ans (2011-2015)!

Tous concernés par le handicap, changeons notre regard, luttons contre les incivilités, et osons faire valoir nos droits afin de revendiquer notre place pleine et entière dans une société plus humaine, responsable et solidaire.

Si vous vous retrouvez dans notre combat contre l'indifférence et dans nos actions bénévoles afin de faire évoluer l'image des personnes en situation handicap que l'opinion publique et les médias véhiculent, suivez nos actualités sur notre page Facebook.

Tous ensemble sur la même ligne de départ avec notre association "médias handicaps"!

26 février 2017

Les Aspie Days - Vidéos en ligne

25 févr. 2017
Par Jean Vinçot
Blog : Le blog de Jean Vinçot

Les vidéos des conférences des Aspie Days sont en ligne. A savourer sans modération.

L'Ass des As' vient de mettre en ligne les vidéos des conférences, avec les débats.

Ceux qui ne n'ont pas pu venir à Lille la semaine dernière peuvent donc en profiter.

Ceux qui étaient là peuvent s'y replonger, pour réfléchir ... et mieux critiquer.

Voir par exemple l'intervention de Vianney, vice-président de l'Ass des As', qui a su lire à 14 ans ... et qui est actuellement en licence.

Il me fait penser à "François" .

L'intervention de Laurent Mottron : Conférence : Des intérêts particuliers à l'expertise : Forces cognitives autistiques de l'enfance à l'âge adulte

00:02:05 L'autisme syndromique.

00:10:57 Différence entre forces relatives et forces absolues, expertise.

00:15:04 Différence entre les forces et les intérêts.

00:21:16 L'exploration des caractères imprimés.

00:27:33 Les fréquences spatiales.

00:31:45  Les cerveaux.

00:42:48 Les forces des autistes sont-elles les mêmes pour tous les autistes ?

00:49:01 Les intérêts des autistes et des Asperger ne fonctionnent pas parei

Débat

00:03:19 Femmes Asperger et femmes surdouées ?

00:08:31 La question du diagnostique chez les adultes.

00:13:21 La cécité conceptuelle ?

L’intervention de Patrick Chambres sur l'inclusion à l'Université

Débat

Marie-José Cordeau - L'Asperger au quotidien : un défi

Blogueuse Canadienne, Auteure, Conférencière et consultante, Marraine de Réseau Bulle France

Amaria Baghdadli

Les recommandations de bonnes pratiques pour les personnes Autistes Sans Déficience Intellectuelle

Débat

Laurent Mottron  : Nouveaux principes pour soutenir une autre intelligence: approche de la guidance parentale

 00:02:23 L'intervention comportementale intensive: les trois courants d'ICIP.

00:07:08 Recommandations d'intervention.

00:12:28 Les cibles de l'ICIP.

00:15:38 Trois grandes classes de comportement répétitif.

00:20:05 Le développement autistique du langage.

00:28:38 L'expertise perceptive.

00:31:40 Des principes alternatifs.

00:42:07 Socialisation effective.

00:46:06 Cibler une exposition non sociale et non les prérequis communicatifs.

00:48:28 La fragmentation de l'information.

00:51:58 La complexité du matériel.

00:53:17 Le temps utile.

00:55:12 Les cibles inspirées des adultes autistes.

00:59:12 La tutelle latérale.

00:59:53 Les comportements de crise.

Questions du public

00:00:10 Groupes d'habileté sociale avant 15 ans?

00:01:39 Autisme syndromique et autisme prototypique?

00:03:03 Les écholalies.

00:05:58 Retards de langage et intelligence.

00:09:11 Recommandations à partir de 4 ans?

00:13:07 Interventions précoces?

Julie Dachez  

Troubles du spectre de l'autisme sans déficience intellectuelle et stratégies de coping

Blogueuse, Thésarde en psychologie sociale

Stéf Bonnot-Briey

Stéf Bonnot-Briey
Stéf Bonnot-Briey

    Neurodiversité et emploi : Besoin et Atouts des Aspies au Travail

 

   Edith Kouba Hreich

Situation clinique de l'autisme au Liban : aspects culturels , évolution des regards et perspectives

Débat

Patrick Elouard Psychologue, Sexologue, Directeur de CCIFA

La sexualité pour les adolescents et adultes concernés par le syndrome d'Asperger et l'Autisme sans Déficience Intellectuelle

Débat

Certaines vidéos des débats ne sont pas encore en ligne. Il manque aussi la conclusion, avec la chanson d'un apsie.

Il manque surtout tous les débats des ateliers !

18 février 2017

Montignies : la maman d'Alessio, autiste, lance un appel à l'aide

article publié dans la Nouvelle Gazette

Par M-g.d.

Publié le 17/02/2017 à 14:38

La vie de Vanessa n’a pas épousé un long fleuve tranquille. Mais cette Carolo de 43 ans, maman d’Alessio, un petit garçon « spécial » comme elle aime à l’appeler, se bat sans jamais renoncer. Malgré les aspérités de l’existence, les problèmes de santé, les difficultés financières…

Vanessa a déjà deux grands enfants quand naît Alessio. «  Quand il a eu 18 mois, je me suis inquiétée, car il ne marchait toujours pas. Et ne parlait pas. Son regard était fuyant…  », se souvient la maman. Le diagnostic tombe comme un couperet : Alessio est autiste. Le petit bonhomme a aujourd’hui 6 ans : il marche, il parle, les applications pour smartphone n’ont aucun secret pour lui…

Alessio est un autiste de haut niveau certes, mais avec des troubles associés. C’est un petit garçon hyperactif, violent avec lui-même et parfois avec les autres, qui présente des comportements atypiques, qui doit respecter certaines routines, notamment sur le plan alimentaire. Alessio a une santé fragile qui l’oblige à de fréquents séjours à l’hôpital… Difficile à gérer sur le plan émotionnel, impayable pour cette maman qui émarge au CPAS. «  L’hôpital me réclame près de 600 euros pour les soins qui ont été dispensés à Alessio. Je ne sais tout simplement pas y faire face…  ».

Des classes adaptées

Depuis l’été dernier… seulement, Alessio a été admis dans un centre de jour de la région. «  Ça ne se passe pas toujours bien. Alessio rechigne à y aller, mais en cas de déscolarisation, le Service d’Aide à la Jeunesse, qui le suit, n’hésitera pas à le placer. Ce serait insupportable pour lui, et pour moi. Alors, on continue, même si c’est dur. Y compris sur le plan financier : les frais de scolarité du centre de jour sont passés de 200 à 300 euros depuis janvier. Mais on n’a pas d’autre choix pour le moment. Il n’y a dans la région qu’une classe à pédagogie adaptée à l’autisme… C’est dire si la liste d’attente est longue. Heureusement, on nous annonce une bouffée d’oxygène pour la rentrée de septembre. Plusieurs classes inclusives devraient être créées dans le cadre du plan autisme  », explique Vanessa.

abîmée par la vie

On l’aura compris, la vie n’est pas simple pour cette maman. Divorcée, elle assume seule ce quotidien très chahuté et jalonné d’embûches.

Abîmée par la vie, Vanessa souffre, elle aussi, de graves problèmes de santé. Victime d’un grave accident de roulage voici quelques années, elle en a aussi gardé des séquelles irréversibles : un dos et des cervicales, sources de douleurs et de paralysies partielles. «    Aujourd’hui encore, je dois être aidée pour les actes du quotidien : le ménage, les courses, les déplacements. Et parfois même pour m’habiller  ».

Mais ici aussi, Vanessa n’est plus en mesure d’honorer les factures afférentes. «  Le CPAS me réclame plus de 800 € en tant que participation aux frais de déplacement de ces aides… Mais où vais-je aller chercher cette somme ?  », s’interroge-t-elle.

A chacun son rôle

Dans son parcours du combattant, Vanessa peut heureusement s’appuyer sur l’Association des Parents pour l’Épanouissement des Personnes avec Autisme. «  J’ai aidé cette maman pour des frais qu’elle ne pouvait pas régler, mais ce n’est pas tenable. Je fais déjà le travail qui incombre à l’État et aux Régions. Je ne peux pas financer en plus à leur place…  », s’insurge Isabelle Resplendino, l’administratrice déléguée de l’association.

Les huissiers viendront bientôt frapper à la porte de la petite maison que Vanesse et son fils occupent à Montignies-sur-Sambre. «  Ils vont probablement saisir le matériel informatique qui sert à Alessio… et la TV, alors qu’un de ses centres d’intérêt est les dessins animés… ça va être terrible pour lui !  ».

5 février 2017

Autisme : l'importance du diagnostic précoce - la Maison des Maternelles - France 5

logo_france5

Ajoutée le 30 janv. 2017

8 000 enfants autistes naissent chaque année en France. Depuis 1995, l'autisme est reconnu comme un handicap. Ce trouble du développement reste souvent mal compris et pourrait être diagnostiqué encore plus tôt. Comment repérer les signes précoces ? Où s'adresser pour une prise en charge adaptée ? À quelles difficultés s'attendre ? Nos invités et Dr Catherine Barthélémy, pédopsychiatre font le point.

30 décembre 2016

Vous avez voté : Julie Dachez est votre personnalité de l'année 2016

29.12.2016 19:14
Photo Chloé Vollmer-Lo

Photo Chloé Vollmer-Lo

Julie Dachez est votre personnalité de l'année 2016. Elle devance Michel Weber et Diarata N'Diaye.

Cette jeune Nantaise a été diagnostiquée autiste Asperger à l’âge de 27 ans. Elle s’en ouvre d’abord sur son blog, en 2012, puis décide d’expliquer son histoire à travers une BD, La différence invisible, parue cet été aux éditions Delcourt.

29 août 2016

La Ferme Nos Pilifs lance un projet d'insertion professionnelle pour jeunes autistes

article publié sur la Libre.be

BELGA Publié le vendredi 26 août 2016 à 15h25 - Mis à jour le vendredi 26 août 2016 à 15h26

La Ferme Nos Pilifs localisée à Neder-Over-Heembeek a inauguré vendredi son nouveau pôle de production de plantes indigènes et sa filière de formation destinée prioritairement aux jeunes autistes, en présence de la ministre fédérale du Budget Sophie Wilmès, de la ministre bruxelloise Céline Fremault, membre du Collège de la Commission communautaire française (Cocof) chargée des Personnes handicapées, et de l'administrateur délégué de Cap 48 Renault Tockert. La Ferme Nos Pilifs est une association qui emploie 140 personnes pourvues de handicaps de différents types, encadrées par une trentaine de personnes supplémentaires. Elle est active dans les secteurs de l'aménagement des jardins et de la production de légumes. Elle dispose sur ses 5 hectares d'une jardinerie ainsi que d'une boulangerie, d'un restaurant et d'une épicerie bio. Elle distribue également des paniers bio.

"La crise économique aidant, certains secteurs sont plus en difficulté et on a décidé d'internaliser la production de plantes, rejoignant ainsi les réseaux d'économie circulaire", a relaté Benoît Ceysens, directeur de la ferme. Ce projet ouvre l'association à la production de plantes condimentaires comme la ciboulette ou l'estragon et de plantes pour toitures vertes.

Pour cette nouvelle orientation, la ferme a construit des installations spécifiques et développé une filière de formation et de mise à l'emploi destinée prioritairement aux jeunes autistes qui sortent de l'école Ados Pilifs. Jusque 4 jeunes peuvent être formés simultanément de manière individualisée.

"Avec ce projet, on met un focus sur les jeunes autistes, car c'est un métier qui peut a priori convenir à ce type de handicap. Reproduire les plantes implique en effet d'effectuer des gestes assez répétitifs. La formation est totalement individualisée. Certains ne mettront que 6 mois à un an pour être formés. D'autres auront peut-être besoin de 3 ans en formation avant d'être assez productifs pour bénéficier d'un contrat de travail à la ferme", a expliqué Benoît Ceysens.

Ce nouveau projet de production de plantes indigènes et d'insertion professionnelle est soutenu à hauteur de 180.000 euros par la Cocof, Cap 48 et la Loterie nationale.

=> Voir aussi http://bx1.be/news/la-ferme-nos-pilifs-lance-un-projet-dinsertion-professionnelle-pour-jeunes-autistes/

9 décembre 2016

A Chambourcy, les adolescents autistes se familiarisent avec le monde réel

article publié dans Le Parisien

Élisabeth Gardet|08 décembre 2016, 16h52|0
LP/EG. Géré par l’association Agir et vivre l’autisme (AVA), l’institut médico-éducatif de Chambourcy accueille des adolescents depuis un an, à titre expérimental. Chambourcy.

Ombeline, 16 ans, pianote sur un clavier d’ordinateur, à l’institut médico-éducatif (IME) de Chambourcy. Cette adolescente atteinte d’autisme adore chanter. Ce jour-là, sous le regard bienveillant de David, son éducateur, elle effectue des recherches sur Internet pour trouver la chanson sur laquelle elle a jeté son dévolu. « Ah, ça ne marche pas », glisse-t-elle. C’était voulu. David intervient immédiatement : « Qu’est ce que tu pourrais vérifier ? » « Ah oui, le clavier n’est pas branché », commente Ombeline, large sourire aux lèvres. Tout en s’adonnant à une activité qu’elle aime — le chant — la jeune fille apprend à gérer la frustration. « C’est son point faible : la frustration la met très en colère. Alors on travaille sur cet aspect avec elle, en douceur », explique Ana Bibay, directrice clinique de l’association Agir et vivre l’autisme (AVA), qui gère l’IME.

Cette association créée dans le cadre du Plan autisme 2008 chapeaute neufs établissement en France, dont quatre en Ile-de-France : Chambourcy, Suresnes (Hauts-de-Seine) et deux à Paris (XIXe et XXe). « Cela répondait à une demande des familles. Il s’agissait de faire en sorte que l’éducatif prenne le pas sur l’orientation psychanalytique, c’est-à-dire la prise en charge des personnes atteintes d’autisme dans les services psychiatriques et les hôpitaux de jour », explique Ana Bibay. Depuis un an, l’IME de Chambourcy fait figure de pionnier au sein de l’association AVA : il est le seul à accueillir des adolescents, alors que la prise en charge concerne majoritairement des enfants âgés de 3 à 14 ans. Huit jeunes y apprennent progressivement à « intégrer la communauté des adultes », d’abord « dans le contexte artificiel de l’IME » puis dans le « monde réel ». « Nous gommons progressivement le côté artificiel, en adaptant notre stratégie d’apprentissage à chaque adolescent », explique Denis Ogee, directeur général de l’association.

L’année écoulée a porté ses fruits : les patients de l’IME commencent à voler de leurs propres ailes dans la « vraie vie », après une succession de « défis ». Certains ont appris à faire des courses, dans le cadre d’un partenariat avec le Carrefour Express voisin. « Ça n’a l’air de rien, mais ça peut prendre des mois », insiste Ana Bibay. Deux jeunes ont même franchi un cap : quelques heures par semaine, ils effectuent la mise en rayon des produits dans ce magasin. A partir de ce lundi, Violette, 17 ans, qui a appris le repassage à l’IME, va travailler deux fois par semaine dans la lingerie d’une crèche. Un de ses camarades, âgé de 13 ans, est en poste à la bibliothèque municipale pour gérer l’étiquetage des livres. Un projet est aussi en cours avec le lycée agricole de Saint-Germain-en-Laye : à partir de mars, des jeunes de l’IME devraient travailler ponctuellement dans le jardin pédagogique de cet établissement.

Contact : 01.30.74.73.28.ou contact@agir-vivre-autisme.org

  leparisien.fr

29 août 2016

L'autisme, un handicap qui peut devenir un atout dans la Silicon Valley

AFP
Modifié le 28/08/2016 à 14:10 - Publié le 28/08/2016 à 09:37 | AFP

Corey Weiss, autiste, travaille comme analyste à Mindspark à Santa Monica, le 24 août 2016
Corey Weiss, autiste, travaille comme analyste à Mindspark à Santa Monica, le 24 août 2016

Corey Weiss ne déchiffre peut-être pas bien certains signaux sociaux, mais il s'y connaît en logiciels: l'hyper attention aux détails de cet autiste de 27 ans lui a valu un poste chez MindSpark, une startup cherchant à faire à la fois des affaires et du social.

MindSpark, basée à Santa Monica en Californie, recrute des autistes comme "analystes" pour tester des logiciels.

"Je vois des choses que d'autres ne verraient pas", explique le jeune homme, diagnostiqué autiste dans son enfance. "La plus grande force, c'est que ça me rend davantage tourné vers le détail; je suis plus concentré".

Selon l'organisation américaine Autism Society, environ 1% de la population mondiale est touchée par ce trouble qui peut se manifester à des degrés divers: les plus touchés fuient les contacts visuels, ne parlent pas ou peu; d'autres maîtrisent le langage et ont même l'esprit très acéré, mais restent incapables de comprendre et de respecter certaines normes sociales.

C'est dans ce second groupe d'autistes sans déficience intellectuelle, dits "de haut niveau", que MindSpark recrute. Leur obsession des détails et leur capacité de concentration sont des atouts dans le secteur informatique, explique Chad Hahn, cofondateur de l'entreprise, évoquant un "énorme réservoir de salariés talentueux que peu de monde regarde".

Gray Benoist, cofondateur et président de Mindspark, dans ses bureaux à Santa Monica, le 24 août 2016 © Frederic J. BROWN AFP
Gray Benoist, cofondateur et président de Mindspark, dans ses bureaux à Santa Monica, le 24 août 2016 © Frederic J. BROWN AFP

MindSpark compte aujourd'hui 27 analystes, dont 5 à temps plein, payés environ 35.000 dollars par an et même près de 50.000 pour les plus chevronnés.

La startup a raffiné depuis sa création il y a trois ans son modèle d'activité et de recrutement, élargissant progressivement la liste des entreprises qui lui sous-traitent les tests de leurs logiciels. On y trouve par exemple la société multimédia Fox Networks ou l'assureur Liberty Mutual; et MindSpark a commencé cette semaine à proposer ses services à l'international.

"C'est un modèle parfait pour entraîner un changement social. Les entreprises peuvent vraiment réussir en faisant le bien", assure Chad Hahn.

- D'autiste à geek, une fine frontière -

"C'est tellement important que les entreprises technologiques créent un environnement qui prenne en considération les aménagements dont les adultes autistes ont besoin", estime Desiree Kameka, une responsable de la Madison House Autism Foundation. "La plupart n'ont pas accès à un emploi alors qu'ils sont désireux de travailler".

Ils vont en effet être dépassés au travail par les aspects sociaux qui sont des routines pour les personnes "neuro-typiques". D'autres n'ont pas l'encadrement nécessaire à la maison pour s'assurer qu'ils mangent, dorment et se rendent à l'heure au bureau.

L'équipe de Fox Networks travaille dans les bureaux de Mindspark à Santa Monica, en Californie, le 24 août 2016 © Frederic J. BROWN AFP
L'équipe de Fox Networks travaille dans les bureaux de Mindspark à Santa Monica, en Californie, le 24 août 2016 © Frederic J. BROWN AFP

Le groupe informatique Microsoft avait estimé qu'environ 80% des autistes restaient sans emploi malgré des talents parfois exceptionnels en sciences, en mathématiques ou en technologie, en lançant l'an dernier un programme pilote visant à en recruter pour des postes à temps plein.

Il s'était fait aider par une organisation danoise spécialisée, Specialisterne, qui a aussi collaboré avec le géant allemand des logiciels professionnels SAP quand il s'est fixé en 2013 l'objectif d'embaucher des centaines d'autistes dans le monde.

Le président de Mindsparks (arrière-plan) Gray Benoist dans les bureaux de son entreprise à Santa Monica en Californie © Frederic J. BROWN AFP
Le président de Mindsparks (arrière-plan) Gray Benoist dans les bureaux de son entreprise à Santa Monica en Californie © Frederic J. BROWN AFP

Si des systèmes de soutien se créent sur les lieux de travail pour les autistes, ceux-ci s'avèrent généralement des salariés très fidèles, avec en outre l'avantage d'aborder les problèmes de manière différente du reste des équipes, assure Jan Johnston-Tyler.

Elle-même mère d'un enfant diagnostiqué Asperger, elle est la fondatrice d'EvoLibri, une société de conseil qui aide les autistes, mais aussi d'autres personnes "neurodiverses" (atteintes de troubles déficitaires de l'attention par exemple), à trouver du travail, un cursus scolaire ou des services adaptés.

"Nous avons des gens qualifiés, alors que la Silicon Valley continue de se plaindre de n'avoir pas de candidats qualifiés", regrette-t-elle. "Ils ne veulent pas embaucher les gens parce qu'ils sont différents".

"La Silicon Valley s'est construite sur la neurodiversité; c'est ce qui nous a conduit à la situation actuelle", fait pourtant valoir cette femme de 57 ans.

Elle raconte ainsi être allée à l'école à Palo Alto avec des camarades qui, avec le recul, était probablement autistes, mais juste considérés alors comme des "geeks" aux lunettes réparées avec de la bande adhésive, sans petites amies, mais appréciés des professeurs quand il fallait réparer un vidéo-projecteur.

Jan Johnston-Tyler dit avoir vu des tas d'entreprises ou d'organisations tenter de placer des autistes de haut niveau sur des emplois liés à l'informatique.

D'après elle, une difficulté est toutefois de leur ouvrir les portes de carrières de long terme, au lieu de juste leur déléguer de petites tâches comme la suppression de bugs dans des programmes.

28/08/2016 14:09:49 -  San Francisco (AFP) -  © 2016 AFP

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