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"Au bonheur d'Elise"
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18 avril 2017

Prise en charge de l'autisme: la France, un pays retardataire?

17/04/2017

 

L'autisme, un mystérieux trouble comportemental. Magali Pignard, la cofondatrice de l'association Le Tremplin à Grenoble, et aussi mère d'un enfant autiste, préfère le voir comme une "particularité". À l'occasion de la journée mondiale de l'autisme le 2 avril 2017, elle a réclamé une meilleure charge de l'autisme en France, un pays "retardataire" en la matière, estime-t-elle. Et surtout, elle entend mettre fin aux idées reçues. Rencontres.


Magalie Pignard et son fils Julien, en photo. Photo (c) Anaïs Mariotti
Magali Pignard et son fils Julien, en photo. Photo (c) Anaïs Mariotti

autisme.mp3 Autisme.mp3  (163.1 Ko)


Julien a le visage d’un ange et le sourire innocent d’un enfant de 11 ans. Mais à la différence des autres, Julien ne parle toujours pas. "[Malgré tout, j’ai le sentiment de mieux le comprendre que d’autres personnes]i", raconte sa mère Magali Pignard, dévouée à la progression de son enfant.

Les causes exactes de l’autisme demeurent très mystérieuses. Toutefois, les scientifiques s’accordent à dire qu’il existe des prédispositions génétiques. C’est pour cette raison que Magalie décide à son tour de réaliser un diagnostic. Coup de théâtre pour cette enseignante alors âgée de 32 ans: les résultats diagnostiquent un léger syndrome d’Asperger. À première vue, rien ne laisse à croire qu’elle est également atteinte de troubles autistiques. Grande et élancée, un peu timide et probablement maladroite, Magalie Pignard s’était souvent sentie différente. "C’est vrai que les codes sociaux, c’est pas mon truc", affirme-t-elle en riant.

Mais on constate aussi chez les autistes Asperger le développement de capacités artistiques ou intellectuelles étonnantes. Musicienne dans l’âme, Magali est par exemple capable de reconnaître les notes de musique dès la première écoute d’un morceau.

La pédagogie ABA proposée par l'association Le Tremplin à Grenoble

A l'association Le Tremplin. Photo courtoisie (c) Marine B Photographies
A l'association Le Tremplin. Photo courtoisie (c) Marine B Photographies

Née dans les années 1960 aux États-Unis, la méthode ABA est adoptée très tardivement en France. Depuis 2012, elle fait finalement partie des méthodes recommandées par la Haute autorité de la santé (HAS). Dans de nombreux cas, des progrès spectaculaires sont remarquables. Comment? Grâce à des programmes individualisés, créés spécialement en fonction des compétences de l'enfant autiste.

C'est pourquoi en 2009, Magalie Pignard décide de fonder l'association Le Tremplin à Grenoble, avec sa mère, Françoise Galletti. Son objectif? Permettre une meilleure intégration des personnes autistes, grâce à l’approche pédagogique ABA (analyse appliquée du comportement).

Un éducateur spécialisé s'occupe d'un élève à la fois. À la clef, des récompenses permettent de stimuler leurs progressions. "D'une personne à une autre, la manifestation des troubles autistiques est totalement différente. L’ABA tient compte de ces particularités", explique Magalie.

Entre autres, les enfants apprennent le langage des signes. "La communication est la première étape pour débloquer d’autres troubles", explique Françoise Galletti, la directrice de l’association. Ainsi, la méthode ABA préconise une prise en charge dès le plus jeune âge. "Plus on le prend en charge tôt, plus il y a des chances d'amélioration", poursuit-elle. Et cette pédagogie semble porter ses fruits: "trois élèves sur huit ont appris à parler à l'association le Tremplin", se félicite Françoise.

En matière d'éducation, la France a 40 ans de retard sur ses voisins européens

"La France a 40 ans de retard sur certains de ses voisins européens", déplore Magali. Alors que son fils était scolarisé en maternelle dans une école "classique", les enseignants ont suggéré à Magali de n'amener son fils que six heures par semaine et de compléter avec l’hôpital de jour pour éviter, semble-t-il, le poids de la prise en charge.

Alors qu'en Italie près de 80% des élèves autistes sont scolarisés en milieu ordinaire, ce taux avoisinait seulement les 20% en France, en 2014. L'Hexagone avait d'ailleurs été sanctionné par le Conseil de l'Europe, accusé d'avoir "délaissé l'éducation des jeunes autistes". Bien que la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des chances avait promis une meilleure intégration scolaire des personnes handicapées, les résultats sont toujours en deçà des espérances.

Pour Magali Pignard, l’Éducation nationale devrait être reformée pour permettre une meilleure intégration des personnes autistes. "À l'école, les jeunes autistes peuvent imiter le comportement des enfants "normaux" et progresser de cette manière. S'ils restent entre eux, ils n'imiteront que le comportement d'autres enfants autistes", explique-t-elle.

En réalité, ces derniers sont souvent orientés vers des IME (Instituts médico-éducatif). Souvent surchargés et en manque d’effectifs, ces instituts ne permettent pas toujours une prise en charge individualisée de l’enfant. Pire encore, des autistes sont dirigés vers les hôpitaux psychiatriques. Une "aberration" pour Magali, compte tenu du fait que la HAS a abandonné l'approche psychanalyste, considérée comme "non recommandée", au profit de l'approche comportementale (ABA par exemple). "On donne encore des neuroleptiques qui, au lieu de faire progresser l’enfant, augmentent ses troubles", estime Magalie. Pour certains, cette politique serait une manière très critiquable de désengorger les IME.

Le réel handicap, c’est presque le regard des autres

A l'association le Tremplin. Photo (c) Anaïs Mariotti
A l'association le Tremplin. Photo (c) Anaïs Mariotti

Quant aux discriminations, Magalie se heurte aux conventions sociales: "le réel handicap, c’est presque le regard des autres". À travers une intéressante métaphore, elle partage sa vision de l'autisme: "Imaginons un extraterrestre, qui débarque sur Terre et qui ne comprend rien aux codes sociaux et aux coutumes. Cela ne signifie pas qu’il n’est pas moins intelligent que les autres".

À ses yeux, l'autisme n'est pas un trouble à combattre: "la variété des personnes fait la richesse d’une société". Il s'agit plutôt de le comprendre, de l'appréhender et de l'intégrer. Finalement, "la définition du handicap dépend du regard que lui donne la société", affirme-t-elle, sagement.

Elle regrette également que l’autisme soit encore trop souvent associé au syndrome d’Asperger qui est, selon elle, "plus attrayant pour les médias". Pour la journée de l’autisme le 2 avril 2017, Magali Pignard a voulu rendre hommage à toutes les personnes du spectre autistique. Et surtout, elle entend mettre un terme aux idées reçues. L’autisme n’est-il finalement pas qu’une différence parmi tant d’autres?

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18 avril 2017

20 mai 2017 à Bussy-Saint-Georges - Journée sportive pour l'autisme organisée par ASMA 77

Affiche journée sportive pour l'autisme 20 mai 2017Bussy

16 avril 2017

Elise poursuit ses séances d'équitation à Neuilly-sur-Marne

Très heureuse de retrouver Kalina sa monture préférée pour des exercices à pied sous la direction de Virginie Govoroff-Regnault de l'association Trott'Autrement

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14 avril 2017

Emploi et handicap, les nouveaux objectifs de l'Agefiph

Résumé : Quels freins et quelles opportunités d'accès à l'emploi pour les personnes en situation de handicap en 2017 ? Didier Eyssartier, directeur général de l'Agefiph, expose le nouveau plan stratégique voté par l'association pour mieux les accompagner.

Par , le 14-04-2017

Handicap.fr : L'Agefiph (Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées) a voté un nouveau plan stratégique. Sur quoi met-il l'accent ?
Didier Eyssartier : Ce plan est relativement ambitieux et graduel. D'abord, il concerne la mobilisation nécessaire de l'ensemble des politiques d'emploi de droit commun au profit des personnes handicapées. Nous souhaitons renouveler notre appui en mettant l'accent sur le champ de la compensation du handicap. Il s'agit aussi de contribuer à la sécurisation des parcours, notamment lors des transitions professionnelles. Enfin, nous avons le souci de prendre en compte, le mieux possible, le point de vue des bénéficiaires, et d'analyser la qualité du service rendu en suivant une logique d'amélioration continue.

H.fr : Comment contribuer à sécuriser d'avantage l'accès à l'emploi en cas de handicap ?
DE : Pour nous, cela passe par une meilleure anticipation des situations à risque, et donc par une intervention plus précoce, qui implique de mobiliser l'ensemble des acteurs de l'emploi. Ce plan consiste aussi à apporter des solutions concrètes aux TPE (très petites entreprises) et aux PME (petites et moyennes entreprises), qui ont des problématiques particulières. Dans ce cas, nous pouvons agir avec du conseil direct aux entreprises. Nous réfléchissons également à des missions de référents handicap mutualisées entre petites entreprises, l'idée étant d'apporter une réponse de proximité pour ces entreprises qui n'ont pas toujours la capacité et les ressources dédiées pour déployer une politique handicap ambitieuse. Nous souhaitons par ailleurs nous adresser à un public plus large, pour ne pas nous limiter aux bénéficiaires directs, avec comme ambition, par exemple, le développement d'outils et de services mobilisables par les acteurs du monde économique et social lors de négociations. En somme, nous souhaitons nous positionner comme une force de proposition en mettant à disposition les expertises de l'Agefiph.

H.fr : Vous évoquez les situations à risque. Quel(s) exemple(s) avez-vous en tête ?
DE : Je pense aux risques de désinsertion professionnelle, par exemple lorsque le handicap arrive en milieu de carrière. Dans ce cas, il est primordial de mobiliser les dispositifs de maintien dans l'emploi, voire d'anticiper et de travailler avec les personnes et les acteurs afin d'éviter trop d'attente dans la recherche de solutions… Nous essayons également de faire abstraction des statuts : dans les phases de transition, certains sont encore salariés, pas demandeurs d'emploi. Pourtant, le besoin d'un nouvel emploi est bien là. Notre idée est de faire sauter le verrou de ces statuts et de fluidifier le recours aux différentes aides.

H.fr : Vous affirmez également vouloir aller plus loin en matière d'innovation.
DE : Nous voulons nous appuyer sur l'innovation pour construire les solutions de demain. À l'image de ce qui se passe en matière d'emploi accompagné, nous avons effectué 11 expérimentations avant la loi de l'été 2016, aujourd'hui transformées en offre pérenne. Avec Science Po, nous mettons également en place un dispositif d'innovation pédagogique pour faire émerger puis diffuser les bonnes pratiques. Nous sommes à la recherche de ce qui pourrait être innovant. Si cela aboutit à des expériences positives, nous essaierons de l'essaimer. Au niveau de la formation, nous avons développé des indicateurs de qualité spécifiques au handicap, qui viennent compléter les indicateurs « classiques » mis en place pour évaluer la qualité d'une formation.

H.fr : Concrètement, à quoi aboutiront ces nouvelles stratégies ?
DE : Elles doivent conduire à la rénovation de nos aides, services et des prestations proposées, l'objectif étant que cette nouvelle offre soit finalisée pour début 2018, dans une logique de simplification et de meilleure visibilité. Nous souhaitons également faire en sorte que ces adaptations permettent aux acteurs de droit commun, tels que Pôle Emploi ou les missions locales, de les mobiliser plus facilement. Nous sommes, par ailleurs, en train d'actualiser, avec l'État et nos partenaires dont le FIPHFP, l'offre de service des organismes de placement spécialisés qui reprendra, en l'améliorant l'offre des CAP Emploi et des SAMETH (service d'aide au maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés), pour qu'elle soit plus adaptée.

H.fr : Quels sont, selon vous, les principaux obstacles à l'accès à l'emploi pour les personnes en situation de handicap ?
DE : Ils sont très variés. D'abord, nous vivons dans un monde où le nombre de personnes handicapées progresse très vite. Aujourd'hui, le taux d'emploi des personnes handicapées au sein des entreprises de plus de 20 salariés n'est que de 3,3% (en équivalent temps plein) et le taux de chômage des personnes handicapées de 18%. L'un des principaux freins réside dans le fait que les idées reçues sur le handicap demeurent chez les recruteurs, qui considèrent qu'une personne handicapée ne peut pas forcément faire le job, alors qu'elle apporte souvent une valeur ajoutée complémentaire.

H.fr : D'autres obstacles viennent également des travailleurs.
DE : Certaines personnes handicapées pensent en effet ne pas être capables d'occuper un poste. C'est là que l'accompagnement doit se faire. En réalité, il y a bien plus d'emplois accessibles au handicap qu'on ne le pense ! D'autres problématiques se situent au niveau de la formation : certaines, trop longues, peuvent impressionner ou décourager, notamment en cas de fatigabilité. Il faut donc pouvoir en simplifier l'accès. Là aussi, il s'agit d'agir sur le droit commun. Enfin, il faut savoir que l'accompagnement doit se faire après le recrutement. Des problématiques apparaissent une fois la personne intégrée dans l'entreprise. Il convient donc d'apporter des réponses personnalisées le plus possible, sur le long terme. Les mesures à mettre en place en priorité consistent donc à mieux cibler les moyens d'accompagnement et à responsabiliser le droit commun. L'intégration des personnes handicapées dans l'emploi doit être au cœur des préoccupations des politiques publiques, sachant que plus de 8% des demandeurs d'emploi sont aujourd'hui en situation de handicap.

© Sylvie Scala

14 avril 2017

État de la recherche sur les spécificités des femmes Asperger et autistes haut niveau

Mon parcours intérieurtémoignages
the-autist, publié le 13/04/2017 à 19:47 , mis à jour à 11:43:29 

Je relaie l’article, pour moi très important, de l’Association Francophone de Femmes Autistes (AFFA) :  « Conférence de Fabienne Cazalis sur les femmes autistes ».

Cette conférence porte sur l’état de la recherche concernant les spécificités des femmes Asperger (par rapport aux hommes), faite au salon international de l’autisme, samedi 8 avril 2017.

La présentation, faite par Fabienne Cazalis, chercheur en sciences cognitives, et Adeline Lacroix,  étudiante Master 1 de  neuropsychologie, a été enregistrée en audio puis mise en ligne sur youtube avec comme support visuel les images du PowerPoint de présentation.

Cette conférence est passionnante, tout est expliqué de manière très précise, avec de nombreux exemples, et illustre extrêmement bien comment les symptômes et stratégies de compensation peuvent s’exprimer différemment chez les femmes, par rapport à leurs homologues masculins.

À visionner absolument :
– pour toutes les femmes qui souffrent de ne pas savoir qui elles sont,
– pour les professionnels, dont les diagnostics sont basés sur des critères élaborés à partir d’études sur les garçons.

Je retiens parmi les questions à la fin de la conférence celle d’une stagiaire en master 2 de psychologie en Centre Ressources Autisme : elle explique qu’ils viennent de faire une évaluation sur une femme se pensant Asperger et qu’ils ont refusé d’aller plus loin sur la piste du syndrome d’Asperger… Et cette personne réalise, après avoir écouté la conférence, qu’ils se sont peut-être (sans doute) trompés.

 

À diffuser autour de vous…

femme-autiste-AFFA

 

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12 avril 2017

Autisme France : 15 années d'actions qui ont permis d'avancer.

LOGO autisme francearticle publié sur le site d'Autisme France

L’objet du présent article est d’effectuer un récapitulatif très synthétique des principales mesures et des principaux événements qui ont jalonné l’existence de notre mouvement au cours de ces 15 dernières années, de la création d’Autisme France à nos jours. Il s’agira là de tenter, tout en évitant de tomber dans le piège de l’auto-célébration, d’articuler ce rappel des faits avec l’évolution de notre mouvement lui-même, afin qu’un regard quelque peu structuré sur notre passé nous aide à mieux éclairer le futur.


Tout d’abord, un bref avant-propos : Avant la naissance de notre mouvement, le milieu des années 80 est marqué par l’existence de quelques premières réalisations, méritoires mais isolées, notamment en région parisienne, concernant l’application concrète de pratiques éducatives spécifiques pour les personnes autistes : Autisme Ile de France, Aidera, Pro aid autisme, Appedia …

Certes L’ARAPI (née en 1983) avait-elle su également, lors de son congrès 1985, « secouer le prunier » et contribuer ainsi à une nécessaire dissidence vis-à-vis des attitudes mandarinales de la psychiatrie psychanalytique de l’époque. Cela donna sans doute des idées à certain(e)s, quant à la construction d’un mouvement de masse, outil destiné à atteindre un jour les objectifs sous-tendus par cette première pulsion.

La création d’Autisme France, d’abord sous la seule forme d’une coordination (1989), puis d’une association nationale (1990/1991), s’effectua au départ dans un climat fait de scepticisme, d’incrédulité…et parfois de mépris , qu’il se soit agi à l’époque des pouvoirs publics, des milieux professionnels (à quelques exceptions près), et même de l’environnement pluri-associatif de l’époque. Cette situation d’adversité, qui aurait pu provoquer découragement et défaitisme, déboucha au contraire sur une véritable galvanisation du noyau des parents fondateurs. L’environnement précité n’avait en effet pas tenu compte d’un facteur fondamental : ledit noyau était profondément en phase, à ce moment-là, avec le désespoir et la colère de l’immense majorité des parents, qui se reconnaissaient dans le « radicalisme responsable » assumé par notre mouvement. Nous avions décidé de soulever la chape de plomb des écrits bettelheimiens, et de faire voler en éclats le consensus mortifère et inavoué qui sévissait à l’époque en France, quant à la main mise « psy » sur le domaine de l’autisme.

Ce qui suit est donc destiné à fournir aux lecteurs et lectrices des éléments de repérage chronologique. Ceux-ci leur permettront de mieux saisir les tenants et aboutissants d’une aventure qui débuta il y a 15 ans…et continue aujourd’hui.

Février 1989 : 1er appel à la « constitution d’un mouvement pour le droit à une prise en charge éducative et non psychanalytique des personnes autistes », qui débouche sur la tenue d’une première assemblée constituante en juin 1989, à Lyon. Un premier « manifeste des parents d’enfants autistiques » est rédigé. Il s’articule autour de 4 points principaux :
  • Le droit au diagnostic
  • Le droit à l’éducation
  • Le droit à l’information
  • Le droit à la réparation des carences (causées par une prise en charge inadéquate)
Septembre 1989 : 2ème (et dernière) assemblée constituante à Toulouse. Création des premières commissions de travail, et mise au point de la version définitive du manifeste fondateur.

Mars 1990 : réunion plénière à Nice. Signature du manifeste par 245 familles, 107 professionnels et 2571 amis. Parution du 1er n° du « bulletin de la coordination », ancêtre de l’actuelle « Lettre d’Autisme France ».

Juin 1990 : Le Manifeste d’Autisme France est signé par 310 familles et 4460 amis et professionnels.

Tout en ayant consacré environ un an à se constituer, à se structurer, à se doter de premiers outils de travail (commissions, bulletin…) et à diffuser ses idées, notre mouvement a également entamé depuis ses débuts une série d’actions revendicatives, sous la forme d’envois massifs de lettres, par tous les adhérents, vers un centre de décision choisi au départ. Il s’agit à chaque fois d’un cas particulier, mais jugé comme exemplaire. (le premier en date : soutien à la classe intégrée de Meudon, auprès du Ministère de l’éducation nationale). Viendra ensuite le soutien à M. Hance, à la recherche d’un accueil pour son fils. Plus tard, ce sera (déjà !) le soutien à l’unité de Bernadette Rogé, menacée de disparition dans le cadre de la réorganisation consécutive à un incendie survenu dans le service hospitalier qui hébergeait cette unité. A chaque fois, ces actions débouchent sur des résultats concrets immédiats et satisfaisants.

Septembre 1990 : Une délégation d’Autisme France est reçue, seule, au secrétariat d’état aux personnes handicapées (représentants Ministère : MM. Lafay et Coyer). A la suite de cette rencontre, M. le Ministre Gillibert se déclare officiellement favorable au principe de la reconnaissance de l’autisme comme un handicap.

Janvier 1991 : France Télécom, qui vient de décider de faire de l’autisme un de ses axes de mécénat, reçoit une délégation AF (représentant F.T : Francis de Chambure). France Télécom nous fait part de son intention de travailler en partenariat avec les associations représentatives, suivant trois axes : bénévolat, aide à la recherche médicale et pédagogique, formation des parents, bénévoles et professionnels.

Ce même mois, à l’initiative de l’association départementale Autisme Loire (association partenaire d’Autisme France), une question écrite (relative à la scolarisation des enfants autistes) est posée au Ministre de l’éducation nationale par M. Rochebloine, député de la Loire.

Mai-Juin 1991 : Autisme France organise un vaste mouvement de soutien épistolaire autour du cas de M. Jansen (qui avait entamé une grève de la faim afin d’obtenir une solution éducative en institut spécialisé pour son fils autiste). La lettre type d’Autisme France est envoyée , pour répercussion auprès du Ministère, à tous nos adhérents. Le Ministère, inondé de lettres, finira par céder (Le Ministre Gillibert reçoit personnellement M. Jansen le 26.06, et lui procure une solution éducative pour son fils).

Octobre 1991 : Autisme France regroupe plus de 30 associations départementales partenaires, et a des délégations dans plus de 50 départements.

Décembre 1991 : Conférence de presse du Ministre Gillibert (02.12), qui promet que « la commission [qu’il avait créée auparavant, et à laquelle Autisme France avait régulièrement participé es qualité] sur la prise en charge des personnes autistes » ne servirait pas à enterrer le problème ».

…Pourtant, 5 mois plus tard, on ne verra toujours rien venir… C’est dommage : l’une des propositions de la commission était (déjà !!) de « promouvoir […] la création d’établissements pratiquant une prise en charge de type cognitif et éducatif de l’autisme, exclusive, à la demande des parents qui le souhaitent ,de tout environnement psychanalytique »... Mais ceci n’est sans doute pas sans rapport avec cela…

1ère « journée nationale Autisme/Education » à la Sorbonne (07.12 /Amphi Richelieu – plus de 800 personnes)

Ce premier congrès rencontre immédiatement un vif succès, mais nous commençons déjà à prendre conscience du black-out médiatique dont nous allons faire ensuite systématiquement l’objet, pour toutes nos manifestations publiques à dimension nationale.De plus, les obstacles s’accumulent déjà sur le terrain, quant à l’application des propositions de la commission précitée.

Devant cet état de fait, nous décidons, pour l’année 1992, de « mettre le paquet » sur la préparation d’une deuxième journée « Autisme Education », à dimension internationale.

Janvier 1993 : 2ème « journée (inter)nationale Autisme/Education », à la Sorbonne (23.01, grand amphithéâtre), avec les meilleurs spécialistes mondiaux (notamment : Eric Schopler, fondateur du programme TEACCH, U.S.A, Caroline du nord). Plus de 1600 participants.

Ce succès tout à fait exceptionnel dépasse nos espérances, et contribue à « doper » le mouvement.

Novembre 1993 : Il est décidé d’organiser chaque année une réunion nationale des associations partenaires.

Janvier 1994 : 2ème congrès international (« Autisme et Communication ») à la faculté de médecine de Limoges (28 et 29.01 / Près de 1000 personnes, dont 600 professionnels venant de 13 pays différents). Autisme France ouvre une enquête sur les conditions de versement du complément de 3ème catégorie de l’allocation d’éducation spéciale, et effectue auprès des parents une première mise en garde contre la pratique de la « communication facilitée ».

Autisme France, qui compte maintenant plus de 40 associations partenaires, se trouve représentée dans plus de 80 départements. Des contacts réguliers sont établis avec les Ministres Douste Blazy, puis Simone Veil, succédant aux contacts pris auparavant avec le Ministre Gillibert en 1990/1992. Notre mouvement continue de mener, à un rythme trimestriel, des actions collectives de soutien à des cas concrets isolés à forte valeur symbolique.

Février 1994 : ouverture du n° vert « Autisme Info Accueil ». Nous recevons plus de 5000 appels au cours des trois premières semaines. Autisme France écrit à Mme la Ministre Simone Veil, pour lui demander de reconnaître aux familles le libre choix de la prise en charge de leurs enfants. Tous les parents adhérents de notre mouvement sont invités à accompagner cette démarche en écrivant eux aussi à la Ministre.

Mars 1994 : Publication dans notre Bulletin trimestriel d’un article approfondi de Bernard Rimland (Directeur de l’Autism Research Institute aux Etats-Unis) portant sur les dangers de la « communication facilitée ».

Une délégation d’Autisme France rencontre une délégation d’Autisme Europe. Le constat est fait d’une communion d’idées sur la prise en charge éducative des personnes autistes.

Mme la Ministre Simone Veil reçoit des centaines de lettres de la part des parents d’Autisme France

Avril 1994 : Simone Veil reçoit Autisme France le 12 avril, et nous annonce sa décision, conformément à notre demande, de diligenter des enquêtes (IGAS, ANDEM…) et de publier un texte sur l’autisme, dans un délai d’un an. Cette promesse sera tenue.

Juin 1994 : Autisme France publie son « Rapport sur le vécu des autistes et de leurs familles en France à l’aube du XXIème siècle ». Ce document inspirera largement le rapport de l’IGAS.

Juillet 1994 : première « Journée annuelle des associations partenaires ».

Les medias, et notamment la télévision, commencent à effectuer de temps à autre des reportages et/ou des émissions de qualité sur le thème de l’autisme (ex : « La vie en miettes », dans le cadre de l’émission « Envoyé spécial » de France 2, le 20.01.94, et « La marche du siècle » (Fr3) le 14.09.94 ).

Autisme France travaille de plus en plus en liaison avec la recherche scientifique, notamment dans le domaine neuro-cognitivo-comportemental, ainsi que dans ceux de la neurobiologie et de la génétique.

Décembre 1994 : Simone Veil déclare, devant ses collègues députés à l’Assemblée Nationale, « qu’en matière d’autisme tout est largement à construire ».

L’ANDEM publie son rapport, contenant notamment une définition de l’autisme « en progrès », au regard des définitions préexistantes, en France.

Janvier 1995 : 3ème congrès international (« Autisme et Informatique / enjeux et apports des technologies nouvelles dans l’éducation et la recherche ») à Nice.

Février 1995 : Le député de la Loire Jean-François Chossy propose à ses collègues députés un amendement à la loi de 1975, destiné à déboucher sur la reconnaissance de l’autisme comme un handicap.

Mars 1995 : Autisme France reçoit du Ministère (27 mars) le projet de circulaire promis par Simone Veil. Trois jours après, les associations de parents sont convoquées au Ministère. Le texte de la circulaire présente de graves carences. Nous sommes les seuls à proposer des amendements.

Trois d’entre eux sont acceptés, dans leur principe (reconnaissance du libre choix des parents quant à la nature de la prise en charge, possibilité de créer des structures expérimentales, reconnaissance explicite des classes intégrées comme mode de prise en charge).

Les deux autres sont refusés (libre choix du contenu de la thérapeutique, reconnaissance d’une alternative éducative (SESSD) (dénommé plus tard SESSAD) pour les petits.

Avril 1995 : Mobilisation générale en six jours : Nous interpellons les medias et les candidats à la présidence de la République, une lettre ouverte, signée par nos 42 associations partenaires, est adressée à la Ministre. Son Directeur de cabinet (M. Levert) nous reçoit dans la foulée, accepte de différer quelque peu la parution de la circulaire, et accepte également d’y insérer notre amendement concernant l’alternative éducative pour les tout-petits. Cette parution, prévue à l’origine le 7 avril (devant un congrès de psychiatres !) aura finalement lieu le 27 avril. La circulaire prévoit, dans son application sur les 5 ans à venir, la mise en place d’un réseau de prise en charge, dans le cadre de plans d’action régionaux pour l’autisme. Des créations de places en établissement et des moyens financiers sont également prévus.

Cette circulaire(dite « circulaire Bauduret ») , inadmissible dans sa version initiale, n’est certes pas devenue idéale dans sa mouture finale, loin de là. Elle représente toutefois un tournant décisif, quant à la reconnaissance des droits des personnes autistes, et à la possibilité de pratiquer des prises en charge pertinentes. Ce combat, nous l’avons mené seuls, alors que les autres associations de parents, estimant à tort que « mieux valait une mauvaise circulaire que pas de circulaire du tout », avaient baissé les bras dès le départ. Autisme France venait là de faire la preuve, devant à tous ses détracteurs, que la radicalité de son engagement assumé de façon responsable face à des interlocuteurs ministériels ouverts et peu sensibles aux pressions de la psychiatrie psychanalytique, pouvait s’avérer à la fois légitime et payante.

Septembre 1995 : Autisme France soutient le développement de l’ARAPI

Dès la fin de l’année 1995, notre mouvement « prend un tournant » : après la priorité donnée à l’action politique, ces six dernières années, la venue de la circulaire Bauduret fait apparaître une nouvelle priorité, celle de l’action de terrain, afin d’entériner et de développer les acquis de ladite circulaire : « Les acquis légaux doivent s’incarner en réalisations concrètes, sinon notre victoire légale ne changera pas le désespoir quotidien ». Autisme France se donne cinq ans pour appliquer cet ambitieux programme.

Janvier 1996 : La Présidente d’Autisme France prononce le 26 janvier une allocution devant le CCNE (Comité consultatif national d’éthique). Celui-ci, officiellement saisi par Autisme France (lettre du 19.09.94), avait déjà rendu le 10 janvier un avis conforme à nos recommandations, notamment vis-à-vis du développement de la recherche et de l’évaluation des prises en charge en matière d’autisme. Le CCNE recommande également « d’éviter tout ce qui, dans une méthode thérapeutique, serait de nature à culpabiliser les parents et leur famille, et à aggraver leur souffrance ».

Février 1996 : Le projet de loi déposé par le député de la Loire Jean François Chossy (en lien étroit avec les associations départementales Autisme Loire et Autisme Forez, partenaires d’ Autisme France), est adopté à l’unanimité en première lecture à l’Assemblée Nationale le 26 février.

Des CTRA (Comités techniques régionaux sur l’autisme) ont été créés dans toutes les régions, avec pour mission, entre autres, de veiller à l’application de la circulaire du 27.04.95. A cette occasion sont mises en évidence les disparités entre régions, ainsi que les multiples difficultés présentées par l’application en question.

L’enveloppe budgétaire de 1995 a permis la création de plus de 600 places, deux nouvelles enveloppes de 100 millions de francs sont prévues pour 1996 et 1997. C’est à la fois beaucoup (par rapport au vide existant préalablement en la matière) et très peu (au regard des besoins réels).

La charte européenne sur l’autisme, adoptée par le parlement européen à la suite de diverses contributions dont la nôtre, demande que soit reconnu à toute personne autiste le droit à l’éducation

Septembre 1996 : Autisme France annonce la mise en place d’un réseau d’avocats, destiné à aider les familles dans leurs démarches juridiques.

Il ne s’agit là que d’une première tentative en la matière, qui ne débouchera que beaucoup plus tard en 2003) sur l’existence d’un véritable service juridique.

Décembre 1996 : Loi n° 96-1076 du 11 décembre 1996 modifiant la loi n° 75-535 du 30 juin 1975.

Cette loi, dite « Loi Chossy », tend à assurer une prise en charge mieux adaptée pour les personnes autistes. L’autisme est enfin reconnu officiellement comme un handicap.

Autisme France a accompagné depuis ses débuts (cf précédemment le rôle initiateur de notre association locale partenaire Autisme Loire) le processus qui a mené à l’élaboration de cette loi, dans le cadre d’un combat plutôt solitaire.

Dans un souci d’unité et d’efficacité, nous accepterons toutefois de cosigner avec d’autres associations (qui ont « pris le train en marche ») les derniers documents relatifs à l’accompagnement dudit processus. Cette concession au mythe d’une « action unitaire des associations » paraît à l’époque indispensable pour assurer le résultat. Notre mouvement va procéder à un remaniement de la rédaction de notre manifeste, afin de s’adapter à ce nouvel environnement législatif.

Mai 1997 : M. Jacques Barrot, Ministre du travail et des affaires sociales, adresse au Président AF une lettre très circonstanciée, destinée à préciser de quelle façon sera poursuivie, en matière d’autisme, la politique promus par Simone Veil.

Juin 1997 : Journée Nationale Autisme France, à la cité des sciences (Paris-la Villette) : Vivre Autiste, quel avenir ?

Après quelques années centrées essentiellement sur l’action politique, et ponctuées de résultats indéniables (Rapport de l’IGAS en octobre 1994, rapport de l’ANDEM en novembre 1994,rapport de la DAS en décembre 1994, circulaire Bauduret en avril 1995, avis du CCNE en janvier 1996, loi Chossy en décembre 1996), nous tentons de renouer avec la tradition des congrès annuels.

Après l’immense espoir suscité par les textes précités, naissent les premières déceptions et les premiers désenchantements devant la dilution (pour ne pas dire, le plus souvent, le dévoiement) des moyens octroyés à l’occasion de l’application de la circulaire d’avril 1995. Il apparaît que la volonté politique (réelle) de Simone Veil en matière d’autisme va être le plus souvent trahie, au profit de la concrétisation cynique, de la part des pouvoirs publics, de deux objectifs :

  • Utiliser la manne des « crédits autisme »pour procéder au replâtrage d’un grand nombre d’établissements « psys » en perte de vitesse (de nombreux établissements vont découvrir soudainement qu’ils prenaient en charge auparavant des personnes autistes, sans le savoir( ?!)…et vont réclamer les crédits correspondants).
  • Créer un « nuage communicationnel » destiné à persuader l’opinion publique « qu’on s’occupait beaucoup des autistes ».

Il existe bien sûr quelques heureuses exceptions à cet état de fait, mais qui ne font que confirmer la règle.

Octobre 1997 : Autisme France participe à la « Journée de la dignité » (tous handicaps confondus ) initiée par l’UNAPEI

Décembre 1997 : Autisme France participe à la « Semaine de l’autisme » organisée par Autisme Europe.

A cette époque, nous commençons à initier un (long !) processus de recensement des structures et établissements des associations partenaires d’Autisme France. Nous continuons également à participer régulièrement aux réunions du comité d’entente des associations représentatives de personnes handicapées et de parents d’enfants handicapés.

Juin 1998 : Autisme France suscite (par l’intermédiaire du député du nord Georges Hage) une question posée à M. Bernard Kouchner (Secrétaire d’Etat à la santé) lors de la séance de l’Assemblée Nationale du 23 juin.

L’application de la circulaire d’avril 1995 prévoyait des crédits d’un montant de 1OO millions de francs annuels, pendant 5 ans. En 1998, avant que la question ne soit posée, la réalité s’établit comme suit :

1995 : 100MF

1996 : 0 MF

1997 :50 MF

1998 :0 MF

prévision pour 1999 : une subvention réduite

… à la suite de la question posée, B.Kouchner promet 100 MF pour 1999…

Novembre 1998 : Une délégation d’Autisme France est reçue par Martine Aubry, Ministre des affaires sociales (03 .11).

Autisme France contribue à la naissance de l’O.M.A (Organisation Mondiale de l’Autisme - le Secrétaire Général de l’O.M.A est l’un des co-fondateurs d’Autisme France).

Autisme France entame une enquête sur les besoins et attentes des parents.

Après le « désanchantement » des années 1997/98, au cours desquelles l’équipe dirigeante d’Autisme France a eu le grand mérite de « tenir bon », et de démarrer des travaux d’enquête préparant l’avenir, notre mouvement éprouve le besoin de faire le point, et de redémarrer sur de nouvelles bases.

Janvier 1999 : l’axe prioritaire de ce redémarrage est la professionnalisation de notre outil associatif, avec notamment :
  • L’embauche de deux « emploi- jeunes », salariés à plein temps, permettant l’existence d’un siège administratif ouvert en continu, disposant entre autres d’un accueil téléphonique permanent en semaine. Cette situation sera effective dès janvier. Plus tard sera engagée, à mi-temps, une neuropsychologue.
  • La parution de « la Lettre d’autisme France » sous une forme rénovée .
  • L’organisation de congrès à un rythme réellement annuel.
  • La mise au point d’un système de diffusion de divers ouvrages et documents concernant l’autisme : A.F.D (Autisme France Diffusion). 
  • La création d’un site internet, lieu d’information et d’échange.
  • La systématisation de l’usage d’internet pour les échanges entre les administrateurs, les adhérents, les associations partenaires…
Tous ces objectifs sont atteints dès courant 1999. Les travaux d’enquête entamés en 1998 sont poursuivis et approfondis.

Novembre 1999 : Congrès annuel Autisme France, en présence de Mme Dominique Gillot, Secrétaire d’Etat auprès des personnes handicapées.

Ce congrès permet entre autres de faire le point sur 3 enquêtes :

  • Une enquête AF, réalisée en 1998 (plus de 400 réponses de la part des familles), portant sur les prises en charge.
  • Une enquête AF réalisée en 1999 auprès des associations partenaires, portant sur les besoins en places. 
  • Une enquête réalisée par l’UNAPEI, avec la participation d’Autisme France, portant sur la prise en charge des personnes autistes par l’UNAPEI.

Les insuffisances du « plan de rattrapage autisme », initié par Simone Veil, sont également soulignées, ainsi que les dévoiements dans l’application de ce plan sur le terrain.

Le nombre des associations partenaires présente une croissance significative (69 a.p début 1999, 87 a.p fin 1999).

Mars 2000 : Signature d’un accord (29.03) entre Autisme France et Dominique Gillot, débouchant sur la création de 150 emploi-jeunes, destinés à « compléter les actions des services médico-éducatifs, sanitaires, et ceux relevant de l’Education Nationale.

Juin 2000 : Organisation, sous la bannière d’Autisme France, du « Tour de Corse / Autisme » (5 équipes de 10 personnes se partagent 180 kms en course à pied pendant 4 jours, avec arrivée à Bastia le jour de la fête de la musique).

Novembre 2000 : congrès annuel (18/11) « Les stratégies éducatives, un espoir pour l’autisme - principes, contenus, applications ».

Ce retour des congrès annuels réguliers, entamé depuis 1999, répond à un triple objectif :

  • Faire le point sur un thème général relatif à l’autisme.
  • Renforcer, par la convivialité née du rassemblement, les parents, amis et professionnels impliqués dans notre mouvement.
  • Effectuer, auprès des pouvoirs publics, une démonstration de force « pacifique mais déterminée ».

Mai 2001 : Autisme France participe aux 1ères « Journées nationales de l’autisme » (19 et 20.05), organisées à l’initiative de France Télécom.

Une délégation AF est reçue par le chargé de mission de Ségolène Royal (20.05).

Juin 2001 : Le Président d’Autisme France est reçu successivement par Bernard Kouchner (01.06) et Ségolène Royal (05.06). Les points essentiels abordés sont :

  • Obligation de poser les diagnostics d’autisme conformément à la classification internationale, et si possible avant l’entrée en classe maternelle (dépistage systématique).
  • Accès à l’éducation.
  • Droit des personnes autistes à une vie digne.
  • Investissement de la médecine dans la recherche sur l’autisme.
Octobre 2001 : Congrès annuel « autisme et troubles du comportement » (13.10).Depuis leur reprise en 1999, nos congrès annuels rencontrent régulièrement un vif succès (plus de 1300 participants au congrès 2001).

Suite à nos entrevues des 01 et 05 juin derniers, présentation par Ségolène Royal du « plan pour mieux accueillir et prendre en charge les enfants et les adultes autistes ». La Ministre s’engage à « prendre toutes les dispositions nécessaires pour qu’aucun enfant handicapé ne soit maintenu à l’écart de l’obligation éducative à la prochaine rentrée scolaire ».

Novembre 2001 : Participation d’Autisme France à la journée européenne de mobilisation sur le handicap (26.11).

Mars 2002 : 1er colloque « Approches biologiques de l’autisme »

Mai 2002 : 2ème édition (à l’initiative d’Autisme France, avec un soutien renouvelé de France Télécom) des « Journées nationales de l’autisme » (25 et 26.05).

Octobre 2002 : A l’occasion de la rentrée parlementaire, Autisme France organise une action de sensibilisation de tous les députés « Autisme : désembouteillons la situation française ».

Novembre 2002 : Congrès annuel d’automne « Les personnes autistes s’expriment, la communication s’enseigne » (23.11), avec la participation de la Secrétaire d’Etat M. Thérèse Boisseau.

Notre action commence enfin à disposer d’une certaine reconnaissance, à la fois de la part des médias et de la part des pouvoirs publics.

Au cours de l’année 2002, Autisme France a également initié une démarche, portée ensuite par Autisme Europe, auprès des instances européennes. Il s’agit d’une réclamation collective, déposée le 26.07.02 auprès du Conseil de l’Europe L’objet de cette action est de faire constater par le Conseil de l'Europe, organisation garante du respect des droits de l'Homme en Europe, que la France ne respecte pas ses engagements internationaux pris au titre de la Charte sociale européenne, en n’offrant pas aux personnes autistes l’éducation dont ils ont besoin..

Le 12.12.02, Le Comité Européen des droits sociaux rend une première décision déclarant recevable cette action. L’analyse des arguments au fond sera conduite au cours de l’année 2003.

Janvier 2003 : Démarrage du « service juridique Autisme France ».

Après avoir fonctionné à cet égard, pendant de nombreuses années, de façon approximative et épisodique, nous allons enfin arriver à créer un outil professionnel et fonctionnel, sur le plan du conseil juridique aux familles.

Février 2003 : Publication d’une enquête menée par Autisme France auprès des familles adhérentes, portant sur la prise en charge éducative des jeunes avec autisme.

Cette étude permet de vérifier que, dans la majorité des cas, le principe du libre choix des parents (quant à la nature de la prise en charge de leur enfant) n’a pas été respecté..

Avril 2003 : Publication, à l’initiative d’Autisme France, du livre « Bruno Bettelheim ou la fabrication d’un mythe » (R. Pollak / trad. A. Fonbonne - Co-édition AFD).

Mai 2003 : Co-organisation des 3èmes « Journées nationales de l’autisme » (24 et 25.05).

Septembre 2003 : A l’occasion de la parution du « Rapport Chossy », Autisme France entame une analyse critique de ce rapport, diffusée à partir de fin décembre .

Octobre 2003 : Congrès annuel d’automne « L’autisme en Europe / La situation en France » (18.10).

Au cours de ce congrès est lancée la diffusion de la nouvelle mouture du manifeste de notre mouvement (« Ce que nous voulons »).

Novembre 2003 : Le Comité Européen des droits sociaux conclut au non respect par la France de ses obligations éducatives à l’égard des personnes autistes, telles qu’elles sont définies par la Charte sociale européenne (Cette décision, prise le 04.11.03, ne sera rendue publique que le 11 mars 2004, le lendemain de l’analyse effectuée par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe).

L’année 2003 est « l’année européenne des personnes handicapées ». Autisme France participera à de nombreuses manifestations organisées dans ce cadre. Nous participerons également, entre autres, à la « commission autisme » créée cette année là par le Ministère, avec pour objet la rénovation de la circulaire d’avril 1995. Les réunions de cette commission s’effectueront à un rythme mensuel, du printemps 2003 au début du printemps 2004. Ces réunions devraient reprendre à la fin de l'automne 2004.

Mars 2004 : Le Conseil de l’Europe rend publique (11.03) la décision du Comité Européen des droits sociaux (prise le 04.11.03), concluant au non respect par la France de ses obligations éducatives à l’égard des personnes autistes.

Cette décision, qui fait suite à une démarche initiée au sein d’Autisme France, va marquer un tournant dans l’histoire de notre mouvement : devant l’inertie (pour ne pas dire plus) des instances nationales, l’Europe constitue dorénavant un recours possible. Autisme France procédera aux côtés d'Autisme Europe au suivi attentif de l'exécution de cette décision.. A ce titre, des observations seront transmises au Comité Européen des droits sociaux en 2006, en réponse au rapport que la France devra lui soumettre pour faire état des progrès accomplis …

Autisme France organise ce même mois une conférence sur l’intégration scolaire des enfants avec autisme (Issy les Moulineaux / 27.03.04).

Mai 2004 : Co-organisation des 4èmes « Journées nationales de l’autisme », avec la participation de Marie-Anne Montchamp (Secrétaire d’Etat aux personnes handicapées).

Novembre 2004 : Congrès annuel d’automne « C’est possible en France - expériences et réalisations positives ».

De nombreuses actions sont menées auprès des autorités publiques, au cours de l’année 2004, notamment :
  • Rencontre avec Patrick Gohet, délégué interministériel.
  • Entretiens avec Marie Anne Montchamp, Secrétaire d’Etat aux personnes handicapées, ainsi qu’avec l’ensemble de l’équipe de la Direction générale des affaires sociales.
  • Relations avec le Parlement dans le cadre du projet de loi relatif à la modification de la loi de 1975 (nombreux dépôts d’amendements).
  • Rencontres avec Autisme Europe et diverses instances européennes.
Le combat conduit par Autisme France non seulement avec détermination mais aussi vec professionnalisme a indiscutablement permis de faire avancer les choses depuis 15 ans en France. Même s'il reste encore beaucoup à accomplir, il est clair que le processus du changement a été enclenché grâce à notre mouvement. Ce professionnalisme et le sérieux de l'engagement d'Autisme France lui ont valu d'être reconnue d'utilité publique et d’élargir l’éventail de ses moyens d’action, notamment sur le plan juridique.

Ce récapitulatif de 15 années d’actions d’Autisme France se termine ici provisoirement.. De nombreux domaines n’ont volontairement pas été (où très peu) évoqués, tels nos rapports avec les milieux professionnels et la recherche, avec les milieux associatifs, avec les organismes de formation, avec les associations locales…En effet, ce n’était pas notre objet. Ce texte, qui ne vise évidemment pas à l’exhaustivité, n’est qu’un ensemble de repères chronologiques destinés à faciliter la réalisation d’un travail plus approfondi, par la suite.

En effet, cet aperçu chronologique permet de dégager l’évidence de quelques tendances « lourdes » qui accompagnent notre mouvement depuis ses débuts : affrontement avec la psychiatrie psychanalytique, progression permanente et significative au niveau des textes légaux, (mais difficultés également permanentes lors de leur application sur le terrain), reconnaissance, lente mais continue, de notre action auprès des pouvoirs publics, efficacité des actions collectives …Ceci est destiné à être analysé de façon approfondie,, point par point, dans les futurs numéros de « La Lettre ». Ainsi seulement ce bref retour sur notre passé pourra-t-il contribuer à mieux préparer notre avenir.

P. Fouquet (relecture par Max Artuso, Evelyne Friedel, Chantal Tréhin, Marie-Claude Urban)
 

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11 avril 2017

Cher monsieur Force63

article publié dans Agoravox

Suite à la découverte de ce tract, à l’initiative de la Fédération de l’enseignement FO du 63 et du Syndicat départemental FO du 63, appelant à une pétition contre la systématisation de l’inclusion scolaire, un membre du Collectif EgaliTED a rédigé cette lettre ouverte que nous vous partageons.

Le tract de FO63 vient en réponse à la signature d’une convention « en faveur de l’école inclusive pour donner plus de chance à des enfants en situation de handicap de réussir leur scolarité » entre l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes et les académies de Lyon, Clermont-Ferrand et Grenoble, ce que nous saluons. Pour plus d’informations sur cette convention, c’est ICI.

Nous espérons au plus vite une réaction de la Fédération Nationale de Force Ouvrière mais restons sceptiques au vu de ce texte datant de janvier 2017 et de ce post sur le blog du Syndicat National Unifié des Directeurs, Instituteurs et Professeurs des Ecoles du 35.

Cher Monsieur Force63,

Tu m'en voudras pas de t'appeler par ton pseudo, j'espère, mais dans ton milieu où tout le monde se tape sur l'épaule et manie le 'camarade' à tour de bras, cette familiarité ne devrait pas te choquer outre mesure.

Cher monsieur Force63, donc.

C'est quoi ce torche-cul ?

Quand je suis tombé là-dessus, j'ai failli m'étouffer avec ma Danette. Oui, des fois, je mange des Danette le soir, juste avant de dormir, ce sont mes instants de douceur égoïstes et honteux, et je déteste que ces moments-là soient interrompus (sauf par ma femme qui, parfois, le regard alangui, me fait comprendre qu'il est plus que temps de me glisser sous les draps).

Donc, je te cite : « nous constatons tous les jours les dégâts de l'inclusion scolaire systématique. »

Cher Force63, est ce que tu connais le point commun entre l'inclusion scolaire systématique et les licornes qui clignotent ?

BAH ILS N’EXISTENT PAS.

L'inclusion scolaire systématique est une belle idée sur le papier, tout le monde en rêve, mais on n’y est pas vraiment encore arrivés. A peine aux préliminaires. Et des fois, les préliminaires, c'est long. Plus c'est long, plus c'est bon. Mais pas toujours. Là, pas du tout, en fait.

Bon, contrairement à toi, monsieur Force63, je ne suis pas spécialiste de tous les Handicaps, juste de l'autisme. Enfin, je n’ai pas de diplômes, juste un enfant avec autisme. C'est moyen reconnu par ta hiérarchie, je sais, mais je vais quand même tenter le coup.

En fait, c'est quoi, le problème avec l'inclusion systématique ? 

Normalement, un élève doit être accompagné d'un AVS (enfin, un AESH). Dans l'idéal, elle est formée spécifiquement au handicap du petit bout qu'elle accompagne, suivie et conseillée par les parents afin qu'elle puisse s'adapter aux spécificités du loulou.

Bah revoilà les licornes. Parce que ce n’'est pas comme ça dans la vraie vie.

Actuellement, les AESH ont une qualification proche de zéro, et une résistance aux difficultés de la tâche proche du néant. Oh, ce n’est pas de leur faute. Cet emploi est accessible à quasiment tout le monde, sans formation préalable, sans même souvent avoir l'envie de travailler dans le médico-social. Ces personnes veulent juste bouffer, en fait. Comme toi, comme tout le monde. Alors, quand tu es projeté dans un domaine professionnel avec lequel tu n'as aucune affinité, dans le seul but d'avoir ton paquet de pâtes quotidien, il faut pas s'étonner que tu te contentes du minimum syndical (tiens, jolie expression).

Sauf que, pour nos enfants, c'est là que tout se joue. Les premières années de scolarisation devraient servir à acquérir des compétences scolaires, certes, mais également des compétences sociales. Ils doivent être accompagnés, poussés, sollicités, stimulés, tout le temps. TOUT LE TEMPS. Même quand l'AESH a mal à la tête, ou doit répondre au sexto de son copain.

TOUT LE TEMPS, je te dis.

Donc normalement, la maîtresse (ou le maître, pour l'égalité des sexes) doit diriger la pédagogie, l'AESH doit adapter les exercices au loulou, et l'ATSEM doit aider. Enfin, ça c'est dans le monde des licornes qui clignotent.

Ainsi, donc pour toi, tout le monde est perdant.

- Les enfants eux-mêmes.
Là, je t'avoue que j'ai du mal à suivre. De toute façon, ils ne sont pas moins bien à l'école que dans un institut dit « spécialisé » à augmenter leur « skills » de pâte à modeler jusqu'à l’âge de 25 ans.

- Les enseignants qui ne peuvent plus enseigner et sont souvent culpabilisés.

Alors là, mon con, (désolé, je me laisse aller), on ne va pas être tout à fait d'accord. 

Quand tu signes pour être enseignant, tu sais que tu vas pas au club Med (bah oui, si tu veux aller au club Med, tu signes au club Med). Donc tu sais que tu vas parfois rencontrer des enfants à prob... casse-coui... pénib... handic... bon, pour le parler-propre, on va dire 'à spécificités'. Bah figure-toi qu'un enfant A SPECIFICITES, ça demande un enseignement SPECIFIQUE. Donc ADAPTE. 

Bon, si t'as suivi, je t'ai déjà dit que normalement, l'AESH doit faire cette adaptation, sauf si elle répond au sexto. Bin dans ce cas-là, si tu estimes un minimum ton métier d'enseignant, tu te sors les doigts du derrière et tu rames pour faire avancer le gamin et l’AESH. Sauf que quand tu en as plusieurs, bin tu peux pas être au four, au moulin, au marché et au restaurant. Donc, ça a tendance à tourner assez rapidement à la double dose de Lexomil.

- Les autres élèves, dont les conditions d'apprentissage sont aggravées.

Bin oui, si les maîtresses se voient sucer leur cosmo-énergie par les quelques enfants à spécificités cannibales, elles ont moins de temps et d'énergie pour les autres, c'est logique.

Bon, maintenant, tu as une proposition qui a le mérite d'exister : virez-moi tout ça de là, on les mets dans un coin, là où on les verra pas trop, sous couvert de prêchi-prêcha du genre 'c'est pour leur bien'.

En fait, si tu réfléchis bien, stigmatiser une population spécifique pour les reclure là où on les verra pas, en disant que c'est pour leur bien, ça a déjà été fait, et on n’en garde pas des souvenirs folichons-folichons.

La solution, elle est ailleurs. Enfin, une des solutions. Parce qu'on n’est pas au pays des licornes qui clignotent.

Tu te souviens, l'AESH qui réponds aux sextos et qui a la migraine ? Elle est une des clés, mais genre LA grosse clé. Donc tu la prends. Enfin non, tu la prends pas, justement. Tu l'embauches, tu la sélectionne, tu la formes, et tu l'inclus au sein de la team pluridisciplinaire qui suit l'enfant, au titre de professionnel. Pas au titre de « je recopie, je fais des photocopies, je ramasse et j'aide les autres ».

Donc, un enfant, un AESH, formé, en contact avec les professionnels du suivi de l'enfant, agissant en collaboration étroite avec l'enseignant, et aussi avec l'aide des parents. Payée à sa juste valeur (qui de toute façon, si elle est bien choisie, sera inestimable aux yeux des enfants). Et tu verras que tout roulera déjà mieux.

Ensuite, il faut aussi FORMER les enseignants. Y'a des associations qui font ça très bien, tu n’auras pas besoin de chercher très loin. Et tu verras que le corps enseignant, quand tu ne lui donnes pas l'impression qu'il est le dernier maillon de la chaine et qu'il supporte sur son dos tout le poids d'une hiérarchie millefeuille, bin il est capable de gérer ce genre de chose. Souvent, c'est même pour ça qu'il a choisi ce métier, avant d'avoir eu son énergie sucée jusqu’à la moelle par l'inertie du système scolaire.

Et voilà ! Le tour est joué.

Ah oui, NOUS EXIGEONS blablablablabla...

Déjà, exiger quelque chose, ce n’est pas poli. On dit 'nous aimerions'. C'est plus sympa, et ça fait moins peur.

En plus, tu l'exiges deux fois, dont une fois en gras.

En fait, tu exiges d'un côté une prise en charge la plus adéquate adaptée au handicap, et de l'autre côté, tu ne veux pas d'inclusion. Incohérent.

Alors, attention, je vais faire de la magie.

Suis bien.

Les enfants avec autisme ont un problème très particulier. En fait, c’est un trouble des interactions sociales.

Donc, la prise en charge la plus adaptée, c'est de favoriser ces interactions.
Devinette : dans quel lieu social un enfant a-t-il le plus de chances de tisser ces interactions sociales et de les renforcer ?

Réfléchis...

La normalement, tu commences à comprendre que t'as écrit une grosse connerie, monsieur Force63 : L'ECOLE !

Mind-fucking, isn't it ?

Bon, je t'accorde la possibilité de te corriger, même si je n’y crois pas trop. Histoire de licornes.

Allez, des bisous. Sans rancune.

11 avril 2017

Clip de sensibilisation à l'Autisme [Autistik] Manon Tanguy

Ajoutée le 30 mars 2016

La jeune et belle Manon interprète une personne avec autisme.
Elle veut vivre avec les autres, mais elle n’a pas les clefs, pas le mode d’emploi.
Manon déploie beaucoup d’efforts dans ce monde qu’elle perçoit différemment de nous.

Mais nous, que voyons-nous ? Quelle est notre place ? Que lui offre-t’on ? Pouvons-nous agir pour accéder à sa réalité et à ses désirs ?
Pouvons-nous vivre ensemble avec nos différences ?
Ce magnifique clip nous montre avec beaucoup de poésie que la réponse est évidente !
En visionnant ce clip, le 02 avril dans le cadre de la Journée Mondiale de Sensibilisation à l’Autisme,
Vous allez changer votre regard sur l’autisme.

Autistes sans Frontières 85
contact@asf85.fr

9 avril 2017

Congrès réussi pour Autisme PACA

article publié dans Ouest-Var.info

samedi 8 avril 2017

L’association Autisme PACA a organisé son congrès vendredi au Casino Joa dans une salle pleine à craquer, avec des spécialistes dans leurs domaines telle que Dorota Chadzynski (psychométricienne, psychologue clinicienne), qui a évoqué «la sensori-motricité » comme « enjeu dans1d l’autisme », Marie-Constance Ruiz  (Kinésithérapeute) a elle abordé le bilan diagnostic kinésithérapeute dans la prise en charge de la fonction motrice des TSA. Durant toute la journée des intervenants se sont succédé tels qu’Olivier Gorgy (psychométricien), Laura Balmat, Marjorie Bethancourt, Anne Chipot,  Christine Gac, Brigitte et François Boni de Monseignat (Monaco). Une journée spéciale et riche en échanges, qui a été marquée par une très belle cérémonie d’ouverture, avec Hélène Mallet au violon et Marie Bertaina à la danse, le tout chorégraphié par Mélanie Laurentin autour d’une performance artistique symbolisant l’espoir. Le président d’Autisme PACA Jean-Marc Bonifay a remercié l’ensemble des personnes présentes et les partenaires (Casino Joa, Rotary International, Club Rotary Solliès-Vallée du Gapeau, le Jardin des Oliviers…), soulignant le succès de ce rendez-vous, et saluant également la présence du député Jean-Sébastien Vialatte et de la Conseillère Régionale Hélène RIgal. L’élue seynoise Any Baudin a également pris la parole tout comme Machiko Wakaï, gouverneur du Rotary District 1730 qui rassemble 73 clubs du Var à Monaco. A noter que l’association Autisme Paca organisera le samedi 22 avril une formation « ABA/VB appliquée à l’inclusion scolaire » à Draguignan, avec Sophie Laurent (inscription obligatoire à secretaire.autismepaca@gmail.com)

Joa

(photo DR)

photo congres 2017 marie helene mallet  photo congres 2017 moi 
 photo congres 2017 violoniste a bulle  
   
   
8 avril 2017

Le nouveau bâtiment des Papillons blancs sort de terre

Les engins de chantier sont à pied d’œuvre.
Les engins de chantier sont à pied d’œuvre.

Les résidents vont déménager dans un établissement flambant neuf de 4 773 m2 érigé sur un terrain de 39 190 m2 situé rue Jean-de-la-Fontaine, à la limite de la cité des Agneaux.

Dédié en grande partie aux personnes autistes, il hébergera quatre-vingts pensionnaires (au lieu de soixante-dix actuellement) dans un internat offrant quarante lits et fonctionnera 24 heures sur 24.

« Un outil remarquable en faveur des pensionnaires »

«  Nous allons non seulement disposer d’un outil remarquable en faveur des pensionnaires mais aussi préserver les emplois existants et lancer une campagne d’embauches  », se félicitent conjointement le maire Jean-Luc Coquerelle et Pascal Huet, directeur général de l’APEI les Papillons blancs du Douaisis. Un projet de 10 millions d’euros avec un engagement financier de l’ARS.

NELLO BENEDETTI (CLP)

8 avril 2017

Vidéo -> Entretien avec Jack Lang (SOS Autisme France)

7 avril 2017

Autisme : un trouble neurologique qui reste mal connu

A l'occasion de la 9e édition de la Journée mondiale de l'autisme, les associations de familles ont souhaité sensibiliser le grand public à cette maladie neurologique.

Autisme : un trouble neurologique qui reste mal connu Dubova/epictura
Publié le 03.04.2017 à 12h42

La Marche pour l’espérance, organisée par l’association Vaincre l’autisme, a réuni plus de 450 personnes dans les rues de Paris, à la veille de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, le 2 avril. Pour cette 14e édition, les famille de personnes autistes avaient toujours les mêmes revendications : améliorer le quotidien de leurs proches. Une journée qui leur a également permis d’interpeller les candidats à la présidentielle. Dans le même esprit, l’association SOS Autisme France a diffusé une campagne télévisée soutenue par des célébrités dans laquelle ils font 10 propositions aux prétendants de l’Elysée.

Les associations ont aussi voulu sensibiliser le grand public. Avec Enzo, un autiste non verbal de 5 ans, Vaincre l’autisme a illustré toutes les difficultés auxquels sont confrontées les enfants et adultes autistes. On peut voir le petit garçon s’entraîner pendant 30 jours et 116 heures pour diffuser un simple message d’appels dons. Pour celui qui n’a jamais prononcé le moindre mot, ce message est « son Everest ».

Qu’est ce que l’autisme ? Comme le petit Enzo, 1 % des enfants sont atteints de troubles du spectre autistiques (TSA) dans le monde. En France, on estime que 650 000 enfants et adultes sont touchés. Ce trouble chronique n’est pas une maladie psychiatrique mais un dysfonctionnement neurobiologique. L’autisme est en effet un trouble précoce du développement du cerveau touchant notamment la formation des connexions neuronales.

Les garçons sont plus touchés que les filles (environ 4 garçons pour 1 fille). Lorsqu’un enfant est touché dans une fratrie, ses frères et sœurs ont plus de risque d’être atteints par un autisme, un syndrome d’Asperger ou un trouble du spectre autistique, ce qui semble indiquer une origine génétique à ce trouble. Mais ce facteur ne suffit pas, à lui seul, à expliquer l’apparition de la maladie. La littérature scientifique confirme que l'autisme résulte de la combinaison de facteurs génétiques et environnementaux (toxiques, causes infectieuses...).

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Comment se manifeste-t-il ? Les troubles du spectre autistique sont caractérisés par des altérations des interactions sociales, des troubles du langage et de la communication ainsi que des troubles du comportement. Ces signes peuvent être perçus dès l’âge de 2 ans. Les parents évoquent souvent le regard fuyant des enfants ou une absence de réactions lors de sollicitation, un retard du langage ou à la marche.

Existe-t-il des traitements ? A l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement préventif ou curatif de l’autisme. En revanche, des prises en charge précoces ont montré qu’il était possible d’atténuer les troubles du langage ou du comportement. La sévérité des troubles varie selon les enfants. Il existe autant de forme d’autisme qu’il existe de personnes autistes. Grâce à cet accompagnement éducatif et pédagogique adapté, certains autistes réussiront à mener une vie quasi-normale et même s’insérer dans le vie professionnelle.

6 avril 2017

Plan autisme, " la volonté politique ne doit pas faillir "

article publié dans Handicap.fr

Résumé : Ségolène Neuville, secrétaire d'État en charge du handicap, a souligné le 3 avril 2017 que la volonté politique ne devait pas faire défaut dans les mois qui viennent, afin d'assurer la mise en œuvre du 4e Plan autisme.

Par , le 04-04-2017

« Il faudra, dans les mois qui viennent, ne pas faillir sur la volonté politique et l'engagement militant, pour qu'un nouveau Plan autisme puisse entrer en vigueur au 1er janvier 2018 », a souligné Ségolène Neuville lors d'un colloque au ministère des Affaires sociales, qui a réuni plusieurs experts et associations le 3 avril 2017. « Son budget se décidera à l'automne 2017 », a-t-elle précisé.

Les bases d'un budget

Lors de la Conférence nationale du handicap de mai 2016 (CNH), François Hollande avait annoncé qu'un nouveau plan viendrait, au 1er janvier 2018, prendre le relais du troisième, doté de 205 millions d'euros pour la période 2013-2017. « Nous en posons les bases, même si nous savons tous que ce gouvernement ne sera plus là le mois prochain », a ajouté Mme Neuville, au lendemain de la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme.

Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), évaluant le 3e plan, « doit être rendu courant avril et sera rendu public », a-t-elle rappelé. Parmi les priorités à prendre en compte, le soutien aux familles a été cité, ainsi que le renforcement de la politique de diagnostic, la formation des professionnels et l'inclusion sociale et citoyenne des personnes atteintes de troubles du spectre de l'autisme (TSA) : « Nous devons aller plus loin dans la mise en œuvre de méthodes efficaces, qui ont fait leurs preuves en France et à l'étranger ». Mme Neuville a par ailleurs annoncé que pour la première fois, l'Inserm (Institut  national de la santé et de la recherche médicale) serait associé à la  construction du futur plan.

650 000 personnes touchées

Parallèlement au colloque, où a été comparée la prise en charge des personnes autistes dans plusieurs pays (Suisse, Belgique, Norvège, Royaume-Uni), une commission scientifique internationale s'est réunie au ministère le 15 mars (lire article en lien ci-dessous). Les débats lors de cet événement sont destinés à nourrir ce plan.
En France, quelque 650 000 enfants et adultes seraient atteints de TSA, et un nouveau-né sur 100 serait concerné, selon les associations.

© Fotolia

6 avril 2017

Autisme : à quand une meilleure prise en charge de l'adulte ?

article publié dans l'observatoire de la santé

Le 3 avril 2017 - Par Vanessa Bernard

Aujourd’hui, en l’absence de diagnostic et d’intervention précoces et de soutien éducatif depuis le plus jeune âge, la situation des adultes concernés par l’autisme est catastrophique. A l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme qui s’est tenue hier, Autisme France a rappelé les enjeux du passage à l’âge adulte pour ces publics

Beaucoup d’adultes avec des formes sévères d’autisme, et ne pouvant accéder au milieu ordinaire, ne trouvent pas de place dans les établissements spécialisés. Beaucoup sont obligés d’être exilés en Belgique. Cette situation est d’abord due à l’abandon de ces personnes : pas de soutien éducatif pendant l’enfance, ou rupture avec ce soutien, pas de moyen de communication, pas de structuration de l’espace et du temps. Par ailleurs, très peu de structures développent des projets éducatifs de qualité prenant en compte les besoins spécifiques des adultes avec autisme.

Une insertion professionnelle difficile

L’insertion par le travail pourrait pourtant, peut-être, se faire en milieu protégé, dans des Établissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT), selon Autisme France. Seulement voilà, les associations gestionnaires sont réticentes à les accueillir, et les projets spécifiquement dédiés à l’autisme sont rarissimes. « L’insertion professionnelle reste exceptionnelle et anecdotique » appuie Valérie Letard, sénatrice du Nord ayant transmis un rapport en la matière au ministère de la Santé. Les adultes autistes restent souvent à la charge des familles, sans solution, sans pouvoir bénéficier d’un accompagnement spécifique qui leur permettrait de progresser à tout âge de manière digne.

Encore trop de personnes autistes adultes se retrouvent enfermées en hôpital psychiatrique

Il n’existe que très peu de structures spécifiques pour les personnes autistes vieillissantes et cela devient préoccupant, les maisons de retraite classiques n’étant pas en mesure de leur fournir l’accompagnement adapté dont elles ont besoin. Encore trop de personnes autistes adultes se retrouvent enfermées en hôpital psychiatrique, ce qui aggrave leur état et les coupe de toute vie sociale (près de 60 % des personnes placées en isolement de plus de 30 jours pendant leur séjour en hôpital psychiatrique sont autistes). Cette psychiatrisation abusive est associée à un abus de médicaments (neuroleptiques) qui sont dangereux pour la santé.

« L’insertion professionnelle reste exceptionnelle et anecdotique »

Tendre la main à des adultes autistes « oubliés »

L’association parle ainsi des mesures nécessaires à cette insertion professionnelle : « Il faut ouvrir massivement des services et lieux d’accueil pour les adultes, adaptés à leur spécificité, avec des objectifs qui peuvent être différents en fonction du profil de la personne, car le caractère hétérogène des troubles du spectre de l’autisme appelle à des réponses diversifiées à l’âge adulte. Il faut réparer les dégâts pour ceux qui n’ont jamais eu de diagnostic, de soutien éducatif et ont été maltraités en psychiatrie, car hospitalisés sur de très longue durée. Des réponses spécifiques pour sortir ces personnes de psychiatrie sont nécessaires mais elles peuvent se faire avec succès si les moyens sont donnés comme le montre le cas de Dimitri, sorti après 17 ans d’hôpital psychiatrique dans des conditions épouvantables. » Il faut répondre aux nouveaux besoins de ceux qui ont bénéficié au moins partiellement de soutien éducatif et de scolarisation, en n’interrompant pas brutalement ces prises en charge à l’âge de 20 ans.

5 avril 2017

Clichy : une épicerie sociale et un centre pour enfants autistes arrivent à Léon-Blum

article publié dans Le Parisien

Anne-Sophie Damecour|04 avril 2017, 16h10 | MAJ : 04 avril 2017, 16h41|0
Clichy, le vendredi 24 mars . L’ancien pôle commercial Léon-Blum est désormais tourné vers l’économie sociale et solidaire (ESS). ( LP/Anne-Sophie Damecour)
Anne-Sophie Damecour

Un atelier de réparation de vélos, une coopérative d’entrepreneurs dédiée au numérique, un café associatif, une radio alternative… Et, bientôt, une épicerie sociale et un centre d’accueil pour enfants autistes. Petit à petit, le pôle commercial Léon-Blum, à Clichy, poursuit sa mue en s’orientant vers l’économie sociale et solidaire.

Actuellement, c’est la future épicerie sociale qui est en travaux. Un espace qui accueillera chaque semaine une soixantaine de familles clichoises parmi les 2 000 suivies par le Centre communal d’action sociale (CCAS). L’objectif est de leur proposer de faire leurs courses à moindres frais - environ 10 % du prix réel des denrées - pour les aider à sortir d’une situation financière difficile.

« Il s’agit de familles qui sont en difficulté mais qui ne peuvent pas prétendre aux Restos du cœur, précise Evelyne Lauer, adjointe au maire en charge des affaires sociales. Et l’objectif est de leur apprendre à mieux gérer leur argent. » Les familles bénéficieront d’un suivi personnalisé avec une assistante sociale et des conseils d’une diététicienne pour établir des menus équilibrés et pas chers. Dans un premier temps, l’épicerie sera ouverte deux jours par semaine.

 

Une douzaine d’enfants autistes accueillis

Autre arrivée programmée au centre Léon-Blum, celle de l’association Ebullescence qui ouvrira un centre d’accueil pour enfants autistes. La structure occupera le 1er étage de la maison de quartier Serge-Gainsbourg pour accueillir, en septembre prochain, une douzaine d’enfants âgés de 18 mois à 3 ans. Sept professionnels seront présents pour favoriser le développement des petits : art-thérapeute, psychologue, psychomotricien, éducateur spécialisé, enseignant Montessori, assistante maternelle et auxiliaire de puériculture.

« Nous avons axé le projet sur les Hauts-de-Seine qui a une politique départementale à l’écoute de cette problématique, explique Aliénor Comier, psychologue clinicienne et cofondatrice de l’association. Et Clichy a immédiatement répondu oui pour l’ouverture du centre ». Pour les parents, le coût de la prise en charge est d’environ 1 350 € par mois. Montant qui pourra être réduit « grâce aux différentes aides auxquelles ont droit les familles », précise la cofondatrice d’Ebullescence.

 

  leparisien.fr

4 avril 2017

Le bulletin d'information d'Autisme France - Le lien mars 2017

Pour accéder au bulletin d'information d'Autisme France, version pdf : Cliquez ici

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Pour adhérer à Autisme France (adhésion et service de protection juridique)

 

  • Journée Mondiale de Sensibilisation à l'Autisme

La France en Bleu : Tous les évènements

Diaporama : Quelques photos de cette journée

 

Le dossier de presse d’Autisme France pour le 2 avril. Le télécharger

 

Article Huffington Post : Faut-il vraiment une conférence internationale pour faire enfin ce qu'il faudrait faire pour les personnes autistes?

Pour la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme 2017, les familles espèrent plus qu'une simple conférence

 

Autisme Europe : Campagne du 2 avril, boîte à outils

 

INSERM : Journée Mondiale de l’Autisme

 

  • Sur le site d’Autisme France

Elections présidentielles : Les questions d’Autisme France pour les élections présidentielles

 

Haute Autorité de Santé : Recommandation pour la pratique clinique

 

Newsletters d’Autisme France : Retrouvez toutes nos newsletter ici

 

Nos parrains et Ambassadeurs

En 2016, un artiste au grand cœur, Gilbert Montagné, nous a fait l’honneur de devenir notre Parrain. Il a décidé avec générosité et bienveillance de porter notre cause afin de mobiliser le grand public sur la détresse de toutes nos familles.

 

En 2017, quatre artistes se sont engagés à ses côtés pour devenir les ambassadeurs des personnes avec autisme et porter les messages d’Autisme France :

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Gerald Dahan, humoriste et imitateur,

 

Olivier Lejeune, chansonnier, auteur, producteur et comédien,

 

Patrice Amate, chanteur bien connu des téléspectateurs,

 

Jean-Pierre Savelli, chanteur, compositeur et producteur.                               

 

Gérald DAHAN qui est aussi propriétaire et directeur artistique du  Bateau Théâtre LE NEZ ROUGE est heureux d'offrir à nos  adhérents, un tarif préférentiel (10€) pour tous les spectacles programmés.

 

  • Colloques, formations, évènements

Formations et colloques : En ligne sur le site d'Autisme France

 

L’association RIAU et le CRAIF organisent la 2nde édition du Salon International de l’Autisme, le 8 et 9 avril 2017, au Centre des Congrès de la Cité des Sciences et de l’Industrie

En savoir plus

 

Séminaires de formation Ketty Schwartz

La Mission Associations Recherche & Société organise pour les associations un séminaire sur le thème "neurodéveloppement, troubles du neurodéveloppement" qui sera démultiplié en plusieurs dates.

Programme et formulaire d'inscription

 

15e congrès SOINS SOMATIQUES et DOULEUR en SANTÉ MENTALE 2017.

21, 22 et 23 juin, Cité Universitaire de Paris. Ouverture de la journée du 22 Juin par Danièle Langloys, présidente d’Autisme France.

Renseignements complémentaires

 

EDI Formation : Il reste des places sur plusieurs formations spécialisées pour l’autisme de mai à septembre 2017 sur Paris et Sophia Antipolis (Septembre)

Toutes leurs formations

 

Université d’Automne de l’ARAPI 2017, 2-6 octobre 2017, Le Croisic :

Autisme, actualités et perspectives - Autisme et Environnements : Parlons-en !

 

Ile de France, du 22 avril au 16 décembre 2017

Formation sur l'autisme pour les aidants familiaux, S'informer pour mieux comprendre

 

Diplôme d’Université Pau-Pays de l’Adour (2017-2018) : L’accompagnement des personnes avec autisme.

Présentation, programme et informations complémentaires sur ce DU

 

Pau, les 12, 13 et 14 juin 2017

"Autisme : Mieux comprendre pour mieux prévenir les troubles du comportement"

Programme et inscription

 

Montpellier, 6 avril 2017

"Intérêts de l’Activité Physique Adaptée dans les interventions éducatives et thérapeutiques des personnes autistes : De la recherche à l’expérience pratique" : Journée des activités physiques adaptées – JAPA organisée par l’Université de Montpellier, Master 2 Activités Physiques Pour la Santé (APPS) - En savoir plus

 

La Seyne sur Mer, 7 avril 2017

"Autisme et motricité" : Congrès organisé par l’APACA (association Autisme PACA) et ses partenaires - En savoir plus

 

Suresnes, 26 avril 2017

"JO04 L'école inclusive, mode d'emploi" : Journée de formation organisée par l'INS HEA en partenariat avec des associations de parents d'élèves et de parents d'enfants handicapés - En savoir plus

 

  • Actualités de l’autisme

Politiques de lutte contre les "départs non souhaités" vers la Belgique

L'objectif du rapport établi par l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) est d‘assurer le suivi et l’évaluation, de la mise en œuvre du dispositif visant à mettre un terme aux « départs non souhaités » de personnes handicapées en Belgique, et plus précisément en Wallonie. 

Il est constaté que la politique des départs reste forte, notamment au premier semestre 2016, "les augmentations de places d’accueil en Wallonie sont souvent des réponses à des absences de solutions adaptées en proximité en France, mais elles sont aussi des réponses de proximité transfrontalière ou à des choix convenant aux familles." L'inspection propose donc dix recommandations visant à améliorer l'efficacité de la politique engagée :

Lire le rapport IGAS : Appui au dispositif visant à mettre un terme aux "départs forcés" de personnes handicapées en Belgique

 

Guide PCH Aides Humaines : La CNSA publie la version officielle de son guide :

 "Accès à l’aide humaine de la prestation de compensation du handicap (PCH)"

 

Rapport sur le devenir professionnel des personnes autistes

Remise du rapport de Josef Schovanec à Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion

Lire le rapport

 

Réunion de la commission scientifique internationale sur l’autisme

La commission scientifique internationale, qui regroupe également des spécialistes français, a pour mission de faire des propositions pour améliorer l’accompagnement des personnes vivant avec des troubles du spectre de l’autisme (TSA) dans l’ensemble des dimensions de leur existence. La commission pourra ainsi proposer des visions d’avenir sur le diagnostic, l’accompagnement des personnes, l’inclusion sociale et citoyenne, le soutien aux familles ou la recherche.

Réunion de la commission scientifique internationale sur l’autisme

 

Elections présidentielles :

- L'autisme touche tout le monde, et les candidats à la présidentielle font la sourde oreille

- Les questions d’Autisme France pour les élections présidentielles

 

Utilisation du mot Autisme par François Fillon, réactions

- Autisme France

- Ségolène Neuville

- Fillon «pas autiste» : «Il faut enlever cet élément de langage de notre vocabulaire», interview de Danièle Langloys dans le journal Libération

 

Le Docteur Saravane décoré de la Légion d’honneur

Ce praticien hospitalier spécialiste de la douleur et responsable du Centre régional douleur et soins somatiques en santé mentale et autisme de l'EPS Barthélemy Durand à Etampes, a été nommé, sur liste du premier ministre, chevalier de la Légion d’honneur par décret du 1er janvier 2017 – En savoir plus

 

Le Centre régional douleur et soins somatiques en santé mentale et autisme, sur le site de l'Etablissement Public de Santé (EPS) Barthélemy Durand à Etampes, labellisé par l'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Ile-de-France, accueille des patients souffrant de pathologie mentale et a pour objectif de lutter contre la douleur, physique et psychique.

- Plaquette d'information

- Echelle de douleur

- Informations complémentaires

 

Un habitat partagé pour les personnes autistes, Aveyron

SeLoger et l’association SOLHIA lancent une opération de financement, dédiée aux personnes atteintes d’autisme, qui verra le jour en Aveyron – En savoir plus

 

Risque de décès par accident plus élevé chez les personnes autistes

Selon une étude américaine, les décès par accidents de personnes atteintes de troubles du spectre autistique ont été multipliés par sept au cours des 16 dernières années. Lire l'article sur Top Santé

 

Appel vibrant déclamé lors de l'inauguration des nouveaux locaux du CRAIF

Paris, le 27 février 2017 au Centre de Ressources Adultes Autisme Ile-de-France (CRAIF) devant un parterre de parents, d'élus, de professionnels et de personnalités. Cet appel a été lu par l'une des trois administratrices de l'association gestionnaire du CRAIF à avoir constitué un groupe de réflexion sur le sort des adultes autistes.

Lire Urgence...adultes avec autisme en péril…

 

Appel d'Envol Isère Autisme suite à la fermeture d'un service hospitalier

Courrier adressé à Monsieur MARIOTTI, Directeur du Centre hospitalier Alpes Isère

 

L'Adapei lance une équipe mobile dédiée à l'autisme en Haute-Saône

Une équipe de spécialistes pourra désormais se déplacer dans les établissements qui accueillent des autistes. En Franche-Comté, 7 adultes autistes sur 10 ne sont pas accompagnés par des structures dédiées à l'autisme – Lire l'article de F3 Bourgogne-Franche-Comté

 

  • Scolarisation

Scolarisation en milieu scolaire ordinaire des élèves en situation de handicap

En savoir plus

 

Conférence de Philippe Tremblay : "Qu'est-ce qu'un enseignement spécialisé ?"

Voir la vidéo

 

Préparer la rentrée 2017

À l’occasion de la publication de la circulaire de rentrée qui fixe les grandes priorités dévolues aux établissements d’enseignement pour l’année scolaire 2017-2018, Najat Vallaud-Belkacem a présenté les grands axes et principales mesures qui entreront en vigueur la rentrée prochaine et mobiliseront comme chaque année tous les acteurs de l'École pour une année scolaire réussie.

- Lire l'article sur le site education.gouv.fr

- Dossier de Presse de l’Education Nationale

 

Rodez : inauguration de la première unité d'enseignement pour enfants autistes

Lire l'article sur F3 Occitanie

 

 

  • Écouter, lire et voir

Vidéo, Autisme et quotidien professionnel

Tour d'horizon, d'une quinzaine de structures qui accueillent des travailleurs souffrant d'autisme ou de troubles envahissants du développement.

Voir la vidéo

 

Newsletters du CRAIF :

N° 455

N° 456

 

Newsletter d’AFD - Lire

 

Newsletter d’EDI-Formation - Lire

 

Blog de Jacques Van Rillaer

- Un déconverti du lacanisme : Dylan Evans

Dylan Evans est un universitaire anglais qui a été psychanalyste lacanien. En travaillant à la rédaction d’un dictionnaire des concepts lacaniens, il a constaté le flou et les contradictions de la pensée de Lacan. En faisant de la thérapie, il a constaté la stérilité de la théorie lacanienne. Il s’est donc réorienté et a entrepris notamment des travaux de psychologie, puis de robotique – En savoir plus

 

- Une déconvertie du freudisme et du kleinisme : Melitta Schmideberg

M. Schmideberg, fille de Mélanie Klein, est devenue psychiatre-psychanalyste. A partir de 1933, elle a formulé de plus en plus de critiques essentielles à la théorie et à la pratique du freudisme. Elle a fini par quitter le Mouvement freudien et a développé une psychothérapie qui annonce les thérapies cognitivo-comportementales – En savoir plus

 

CREAI et ARS - Centre Val de Loire : Situations complexes/difficiles dans le champ des personnes âgées et du handicap et coopération avec le secteur de la psychiatrie - Martineau Laëtitia, Demoustier Séverine (Dir.)

Dans ce cadre et en lien avec le Programme Territorial de Santé (PTS) du Département de l’Indre-et- Loire 2013- 2016, le CREAI a été sollicité pour réaliser une étude-diagnostic autour de la coopération entre le secteur du handicap et des personnes âgées et le secteur de la psychiatrie. Le questionnement est le suivant : quelle coopération entre le secteur psychiatrique et ces établissements médico-sociaux pour améliorer la fluidité du parcours et la qualité de la prise en charge ? Quels accompagnements sont menés par les ESMS auprès de personnes en situation  dite complexe ? CREAI Centre-Val de Loire, 2016, 90p. - Texte intégral

 

Questions d'économie de la santé : Les soins sans consentement en psychiatrie : bilan après quatre années de mise en œuvre de la loi du 5  juillet 2011 - Coldefy M., Fernandes S., Lapalus D. (Collab.)

Réalisée à partir de données médico-administratives, cette étude analyse l’évolution du recours aux soins sans consentement en psychiatrie, depuis la mise en place de la loi en 2011. 92 000 personnes ont été prises en charge sous ce mode en 2015, soit 12 000 de plus qu’en 2012. Cette hausse est expliquée par plusieurs facteurs : l’extension de la durée des soins sans consentement en dehors de l’hôpital, dans le cadre des programmes de soins, et la montée en charge des soins pour péril imminent. Utilisé pour faciliter l’admission dans un contexte d’urgence et décharger le tiers de cette difficile démarche, ce dispositif est déployé de façon disparate selon les territoires. Questions d'économie de la santé Irdes, 2017, n° 222, 8p. - Texte intégral

 

Livre à Paraître :

TCC dans l'autisme et le retard mental : Aider l'adulte à s'épanouir - Ayman Murad

Informations complémentaires

 

FILM :

Pourvu Qu’on M’aime - Résumé : Un road-movie tendre et drôle sur fond d'accompagnement sexuel. Enea, autiste et déficient mental, est en quête de la femme idéale.

Handicap.fr : Pourvu qu'on m'aime : jeune autiste cherche femme idéale !

20 minutes : Autisme et sexualité: Un docu-fiction sur les traces d'un jeune Italien en quête d'amour

 

Le désarroi d'Eglantine Éméyé faute de place pour son fils autiste et épileptique - Rediffusion du documentaire sur France 5 - En savoir plus

 

 

  • Utile 

Les comportements-problèmes : Recommandations des bonnes pratiques professionnelles

Lire le document de l'ANESM

 

Guide pratique sur l'attribution de l'AAH

Ce guide doit permettre une harmonisation de l’interprétation de la réglementation afin d'éviter les disparités des pratiques permettant l’ouverture de droit à l’AAH. Il s’adresse aux EP et aux CDAPH des MDPH ainsi qu’à tous leurs partenaires, accompagnant la personne en situation de handicap.

 Guide pratique sur l'attribution de l'allocation aux adultes handicapés

 

Préparer la consultation à l’hôpital

Accueillir et être accueilli en consultation nécessite des aménagements pour l'apaisement et le bien-être de chacun.  Un document réalisé et établi au CHU de St Etienne au sein des services d'urgence et de consultations en pédiatrie –  En savoir plus

 

Projet ParticipaTIC 2016-2019

Développement des compétences des acteurs de l’inclusion sociale des personnes handicapées.  Face à la pauvreté de l’offre et à son manque d’accessibilité, dans la dynamique de la Stratégie européenne 2010-2020 en faveur des personnes handicapées et de la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH, ONU, 20006), les partenaires construisent un environnement médiatisé d’apprentissage collaboratif et répondant aux normes d’accessibilité universelle. Il vise à améliorer les compétences des personnes exerçant une fonction de représentation des personnes handicapées.

En savoir plus

 

  • Appels à projets et à contributions

Bourgogne-France-Comté : La région renforce ses dispositifs d'appui pour les adultes autistes

L'ARS Bourgogne-Franche-Comté a publié une série d'appels à projets pour l'installation de dispositifs d'appui aux établissements et services médico-sociaux accompagnant des adultes avec autisme ou troubles envahissants du développement (TED). Lancés pour l'Yonne, la Saône-et-Loire, la Nièvre et la Côte-d'Or, ces projets prévoient la création d'un établissement expérimental sur chaque département pour le second trimestre 2017.

Appel à projet dans l'Yonne

Appel à projet dans la Saône et Loire

Appel à projet dans la Nièvre

Appel à projet en Côte d'Or

 

Un appel à projet pour créer deux unités de FAM dans la Somme sans hébergement.

Elles seront destinées à des adultes de plus de 20 ans présentant un autisme ou des troubles apparentés. La date limite de candidature à cet appel à projet est fixée au 29 mai 2017. En savoir plus

 

Bretagne : L'ARS prévoit l'adaptation et le renforcement de l'offre d'IME pour les enfants atteints de troubles envahissants du développement – En savoir plus

 

 

Neuro-développement de l'enfant et/ou Autisme

Appels d'offres Recherche médicale 2017 - Fondation de France – En savoir plus

 

  • Recherche

Autisme : Le liquide céphalo-rachidien pourrait être un biomarqueur prometteur

Lire l'article

 

Un médicament utilisé jusqu'ici comme diurétique au secours des autistes ?

Un médicament est testé, notamment à Limoges, pour améliorer la réceptivité des jeunes autistes. Les premiers résultats sont concluants, selon le Dr Lemonnier, qui a lancé l'expérimentation.

Lire l'article du Monde

Lire l'article se Sciences Avenir

Lire l'article de France Bleu

Lire l'article du Quotidien du médecin

 

La découverte de 18 nouveaux gènes liés à l'autisme.

Un projet international auquel participent des chercheurs de l'Université McGill a annoncé la découverte de 18 nouveaux gènes liés à l'autisme. Ces résultats accéléreront les recherches sur la source et le traitement de ce trouble et pourraient servir au dépistage. Lire l'article

 

Autisme Information Science

Blog d'information et de nouvelles scientifiques sur l'autisme

 

  • Actualités du handicap 

"Présidentielle et handicap : demandez le programme"

L’association Toupi analyse les programmes des candidats à la présidentielles pour les questions concernant le handicap – Lire la partie 1Lire la partie 2

 

Guide PCH Aides Humaines

La CNSA publie la version officielle de son guide : "Accès à l’aide humaine de la prestation de compensation du handicap (PCH)" Comme annoncé fin janvier, le document est désormais allégé de l'annexe concernant le minutage et sera diffusé à l'ensemble des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH).

Le guide

 

PCH et RSA

La PCH aide humaine pour un enfant est cumulable avec le RSA. Un arrêt du Conseil d'Etat du 10 février 2017 – En savoir plus

 

Les UMD doivent-elles être régies par un droit spécifique ?

Les conseillers d'État ont examiné lors d'une audience ce 1er mars une demande d'annulation contre le décret de février 2016 sur le fonctionnement des unités pour malades difficiles (UMD).

Lire l'article de Mediapart

 

Le niveau de vie des personnes handicapées : des différences marquées selon les limitations - Études et résultats – En savoir plus

 

Handicap : l'IGAS appelle de nouveaux investissements pour enrayer les départs en Belgique

L'assurance-maladie et les départements dépensent plusieurs centaines de millions d'euros pour répondre aux départs "forcés" de personnes en situation de handicap qui ne trouvent pas de structure en France. Les mesures visant à stopper ces départs vers des établissements en Belgique devront continuer à faire l'objet de crédits dédiés "pendant plusieurs années" pour avoir un effet – lire l'article d'E1

 

Guide pratique sur l'attribution de l'AAH : Outil d'aide à la décision 2017

Télécharger le guide pratique

 

L'habitat inclusif se développe en l'absence de modèles juridiques et économiques dédiés

Démarche nationale en faveur de l’habitat inclusif pour les personnes en situation de handicap

Démarche de consensus sur les besoins fondamentaux de l’enfant en protection de l’enfance

 

 

  • Documents administratifs

Arrêtés, décrets et questions parlementaires

Maison des sciences sociales du handicap (MSSH)

Le Conseil d’Etat, dans son arrêt de rejet du 17 mars 2017, consacre une avancée importante pour les droits des personnes hospitalisées sous contrainte en unités pour malades difficiles en leur ouvrant de plein droit la possibilité de se faire assister par avocat lors des séances des Commissions de suivi médical – En savoir plus

 

Certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive (CAPPEI)

• Organisation de l'examen pour l'obtention du certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive – Texte intégral

• Formation professionnelle spécialisée et certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive – Texte intégral

• Organisation de la formation professionnelle spécialisée à l'intention des enseignants chargés de la scolarisation des élèves présentant des besoins éducatifs particuliers liés à une situation de handicap, de grande difficulté scolaire ou à une maladie – Texte intégral

• Création et définition du certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive, commun aux enseignants du premier degré et du second degré – Texte intégral

 

Organisation sanitaire et sociale

Montant des reports de crédits issus de la section V bis du budget de la CNSA pour 2016 – Texte intégral

Le total reporté est de 675 986 376€

 

Etablissements et services sociaux et médico-sociaux (ESMS)

• Organisation et indemnisation de la continuité des soins et de la permanence pharmaceutique dans les  établissements publics de santé et dans les EHPAD – Texte intégral

• ESMS : signalement des infections associées aux soins et organisation de leur prévention – Texte intégral

 

Droits de la personne handicapée

Défaut d’accessibilité numérique des logiciels métiers utilisés par les agents publics (Défenseur des droits, 9 février 2017) – Texte intégral

 

 

Isabelle RESPLENDINO

Danièle LANGLOYS

Anne FREULON

Christian SOTTOU

 

 

Autisme France
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1175 avenue de la République - 06550 LA ROQUETTE SUR SIAGNE
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Tél : 04 93 46 01 77 - Fax : 04 93 46 01 14


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4 avril 2017

Vidéo Replay de l'interview d'Olivia CATTAN sur LCI samedi 1er avril

4 avril 2017

Autisme - 3/04/17 - Conférence scientifique internationale

3 avr. 2017
Par Jean Vinçot

Blog : Le blog de Jean Vinçot


Ségolène Neuville a décidé de réunir une commission scientifique internationale pour préparer les orientations du 4ème plan autisme. Quelles conclusions tirer de cette conférence ?

La commission est composée de :

  • Pr Tony CHARMAN, psychologue clinicien (King’s College - Royaume-Uni)
  • Pr Jonathan GREEN, pédopsychiatre (Université de Manchester - Royaume Uni)
  • Pr Christopher GILLBERG, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent (Université de Göteborg - Suède)
  • Dr Francesco CUXART, Docteur en psychologie (Université de Barcelone - Espagne)
  • Dr Pierre DEFRESNE, pédiatre, neuro-pédiatre, réadaptation fonctionnelle et professionnelle (Centre de Référence pour les Troubles du Spectre de l’Autisme "J-Ch Salmon" – Belgique)
  • Pr Herbert ROEYERS, Ph.D, spécialiste en psychologie clinique (Université de Gand – Belgique)
  • Pr Carmen DIONNE, Professeure psychologue (Université du Québec à Trois-Rivières - Canada)
  • Dr Annalisa MONTI, neuropsychiatre (Italie)
  • Pr Laurent MOTTRON, MD, Ph.D, psychiatre (Centre de Recherche en santé mentale de l’Université de Montréal – Canada)
  • Pr Kerim MUNIR, psychiatre (Hôpital pour enfants de Boston - USA)
  • Pr Fred VOLKMAR, psychologue (Université de Yale – USA) - absent ce 3 avril
  • Pr Catherine BARTHELEMY, pédopsychiatre (INSERM – France)
  • Pr Thomas BOURGERON, généticien (Université Paris Diderot / CNRS - France)
  • Pr Marion LEBOYER, psychiatre (UPEC – France)
  • Pr Nadia CHABANE, pédopsychiatre (Centre Cantonal Autisme – Suisse)
  • Pr Bernadette ROGE, psychologue (Université Jean Jaurès, Toulouse – France)
  • Pr Ghislain MAGEROTTE, psychologue (Université de Mons – Belgique)
  • Pr Amaria BAGHDADLI, pédopsychiatre (Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier – France)
  • Dr Amaia HERVAS ZUNIGA , Ph.D, pédopsychiatre (Espagne)
  • Pr Francine JULIEN-GAUTHIER, Professeur de Sciences de l’Education (Québec, Canada)

Une première réunion par visioconférence avait eu lieu le 15 mars. Les associations représentant les personnes autistes et les familles avaient préparé collectivement des questions. Les 9 premières ont pu être discutées le matin, pendant une heure 30. L'ensemble de la conférence a été filmée, et devrait être mis en ligne sur le site du Ministère. Chacun pourra en juger.

Les questions posées

20170403-1
20170403-2

Remarques sur quelques points :

 1 - Psychanalyse


S'il y a bien un point où l'unanimité des experts s'est manifestée de façon évidente, c'est bien celle-là. Jonathan Green a rappelé qu'il n'y a aucune étude sur l'efficacité de la psychanalyse, et que les bases théoriques de la psychanalyse sont fausses. 

Il rappelera que la question des effets indésirables des pratiques est peu traitée, mais que la psychanalyse peut avoir des incidences négatives,  par ces théories et ce que l'on dit des parents. Il y a un consensus sur les risques potentiels de la psychanalyse.

La question sera réabordée en public à la conférence de l'après-midi. Kerim Munir se fera l'interprète de tous les experts pour écarter la psychanalyse dans l'autisme : "elle ne doit pas être remboursée par la sécurité sociale, ce serait jeter l'argent par les fenêtres !"

Nadia Chabanne interviendra sur les troubles de l'attachement, qui n'ont aucun parallèle avec l'autisme, sur le Syndrome de Munchausen "by proxy" qui n'a rien à voir avec ce trouble neurodéveloppemental. Les traits de caractère partagés par certains parents avec leurs enfants montrent qu'il y a une base génétique qui passe d'une génération à l'autre.

Elle s'appuie sur l'hétérogénéité de l'autisme et indique comme intervention d'abord les outils de communication fonctionnelle, la formation des parents (guidance parentale, coaching), le modèle de Denver - ESDM , l'ABA surtout en cas de déficience intellectuelle ou de troubles du comportement.

Un intervenant indiquera que la France est victime d'un ralentissement de la recherche, du fait du poids de la psychanalyse. La France est différente ... et "c'est problématique".

2 - Repérage et intervention précoces

Laurent Mottron indique qu'il faut découpler interventions et diagnostic. Le diagnostic peut intervenir plus tard. Catherine Barthélémy estime aussi nécessaire ce découplage pour les très jeunes enfants, ce qui ne doit pas empêcher d'accéder aux services spécialisés.

Amaria Baghdadli rappelle que cela faisait déjà l'objet d'un consensus dans les recommandaitons de 2005. Il faut identifier l'existence de troubles neuro-développementaux et inscrire une prise en charge dans une filière non spécialisée, telles que les CAMSP.

A l'interrogation de Tony Charman, Danièle Langloys répondra que depuis 2005 (recommandations HAS/FFP sur le diagnostic des enfants), le maillage territorial pour le diagnostic est inégal et défaillant, et qu'il n'y a pas d'intervention précoce dans la plupart des cas.

Munir, Magerotte, Dionne, Mottron, Monti, Green
Munir, Magerotte, Dionne, Mottron, Monti, Green

3 - Adaptation des interventions

Laurent Mottron s'appuie sur les recommandations de NICE (Grande Bretagne), privilégie la guidance parentale, estime qu'il n'y a pas d'effet dose (plus d'intervention donne plus de résultats) et qu'il n'est pas possible ni utile de donner 25 h d'intervention par semaine à chaque enfant, comme c'est préconisé par la HAS et au Canada.

Carmen Dionne indique qu'il faut réinvestir en soutien en milieu de vie naturel des enfants, soutenir le projet éducatif en milieu scolaire.

Pour Christopher Gillberg, il faut une approche individualisée. Les symptômes ne déterminent pas le résultat. Ce sont plus les troubles épileptiques, le trouble déficitaire de l'attention etc... qui peuvent donner une prévisibilité.

Jonathan Green est d'accord. Avant d'aller à l'école, il faut se concentrer sur le développement des bases sociales. Il faut traiter les comorbidités.

  • Note : sur la période pré-scolaire, il développe le contraire des thèses de Laurent Mottron, qui estime qu'il n'est pas prouvé que le développement de la socialisation doit avoir lieu entre 2-5 ans et que c'est d'autres compétences (comme l'exposition massive à la lecture) qui doivent être développées à cet âge.

Bernadette Roger insistera aussi sur l'intervention précoce en milieu naturel, dans les familles, à la crèche, à l'école, de façon intensive.

J'avoue que ces réponses me laissent sur ma faim. On voit que manifestement, les chercheurs n'apportent pas d'éléments déterminants pour préciser des interventions adaptées à certains "profils".

Mais la question des interventions va rebondir de façon curieuse lorsque la commission a rendu compte de ses travaux en séance publique. Ce sont Jonathan Green et Laurent Mottron qui sont venus présenter la position de la commission, "du consensus".

Jonathan Green indique qu'il n'y avait aucun modèle prouvé scientifiquement jusqu'à récemment, mais que çà commence à se faire depuis 10/15 ans. Un essai randomisé coûte 2 millions d'€ : K. Munir expliquera que c'est le coût de la prise en charge d'un autiste sur toute sa vie.

Laurent Mottron rebondit alors en critiquant les 25 h préconisés par la HAS, "cible commode". Il estime qu'il ne faut pas raisonner en intensité. Que le modèle de Jonathan Green de guidance parentale (le PACT) est efficace avec 30 h par an. Qu'il ne nécessite pas de renforcement positif . Selon lui, il faut commencer par une intervention immédiate avec les parents pour traiter les problèmes alimentaires, les troubles du sommeil, les crises. Et traiter seulement après les problèmes proprement dits de l'autisme.

Que cela ne représente pas le point de vue de tous les experts, "le consensus", se voyait sur les têtes de certains. Jonathan Green est le créateur du PACT, que promeut Laurent Mottron avec un argument économique détestable. Ce sont des scientifiques de sociétés riches qui étaient représentés là : les moyens d'investir existent. C'est un calcul à court terme de ne pas investir aujourd'hui, ce qui a pour conséquence d'entraîner demain de lourdes dépendances.

Carmen Dionne, du Québec aussi, a lourdement insisté ensuite sur le fait qu'il n'y avait pas de consensus entre experts sur l'intensité de la prise en charge. Et sur le fait de tenir compte des priorités de la famille dans l'intervention.

A part Laurent Mottron, seul Jonathan Green est intervenu dans ce sens ("il n'y a aucune preuve scientifique sur l'efficacité de l'ABA"), ainsi que l'expert britannique présent à la table ronde sur l'inclusion l'après-midi.

Militant principalement pour les personnes autistes de haut niveau (Asperger ou non), j'ai (dans mon association) peu pratiqué l'ABA de façon intensive. Nos associations militent essentiellement pour la scolarisation en milieu ordinaire, puissant moyen d'apprentissage des interactions sociales et préparation de l'avenir dans la vie adulte.  Le diagnostic est fait plus tardivement, et la scolarisation permet l'évolution. Cela n'empêche pas l'intérêt d'une pratique comme celle du réseau Epsilon à l'école, inspirée par l'ABA avec du matériel Montessori.

Il est assez fréquent que des enfants avec différents niveaux de sévérité des troubles liés à l'autisme se trouvent dans la même famille. Les interventions ne seront évidemment pas les mêmes. Il ne faudrait pas que sous un prétexte économique à court terme, les moyens ne soient pas mis sur ceux qui en ont le plus besoin.

Et quand je vois ce qu'arrive à faire la MAS de Saint-Sétiers (Corrèze), c'est grâce à l'analyse appliquée du comportement qu'elle arrive à réparer près de 10 années d'exclusion scolaire et sociale.

8 - Différence homme/femme

Laurent Mottron propose de travailler avec les CRA sur le sujet. Le diagnostic pour les femmes se fait plus tard, et il faut plus de signes. Il propose de relâcher en attendant les critères du DSM pour les femmes, d'abaisser le seuil du diagnostic.

Il préconise l'utilisation des auto-références féminines, qu'il estime solides et "sémiologiquement intéressantes". Les auto-références, ce sont les récits de vie rédigés par les personnes elles-mêmes dans le cadre du processus de diagnsoitc.

Christopher Gillberg va dans le même sens. Il utilise un questionnaire de 15 questions pour les femmes et jeunes filles. On ne sait pas si l'autisme est surreprésenté chez les hommes, en fait.

En Suède, depuis l'année dernière, le seuil de l'autisme est passé de 8 symptômes à 4.

Nouvel espace site internet

La conférence a été aussi l'occasion de nous montrer le déroulement de la mesure 39 du plan autisme, la communication, avec l'ouverture récente de l'espace accompagnants sur le site autisme du Ministère :

http://social-sante.gouv.fr/grands-dossiers/l-autisme/espace-accompagnants-10709/

Discours de Ségolène Neuville

Sur le site du Ministère

Ségolène Neuville - conférence scientifique internationale - 3 avril 2017
Ségolène Neuville - conférence scientifique internationale - 3 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A lire le commentaire de Danièle Langloys avant la conférence.

Pour la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme 2017, les familles espèrent plus qu'une simple conférence

3 avril 2017

Liberté, égalité, diversité - Autisme : la France en retard - Replay

http://www.numero23.fr/programmes/liberte-egalite-diversite/

Date d'enregistrement : 29/03/2017 Date de publication : 02/04/2017 Durée : 53:02 Catégorie : TV

Retrouvez Adile Farquane et ses invités pour un nouveau grand débat : Eglantine Eméyé, maman du petit Samy; M’Hammed Sajidi, président de l’association «Vaincre l’autisme»; Philippe Van Den Herreweghe, délégué ministériel à l’emploi et à l’intégration des personnes handicapées auprès des ministères de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et la Recherche et Hugo Horiot, écrivain et comédien, lui-même autiste Asperger. Tous ensemble ils aborderont 3 grandes thématiques : qu’est-ce que l’autisme, la vie de l’autiste et de son entourage ainsi que la prise en charge et les traitements. 


Liberté, égalité, diversité - Autisme : la... par numero23

2 avril 2017

Séance d'équitation à Neuilly-sur-Marne avec Trott'Autrement

Après les portes ouvertes à l'IME ECLAIR le matin, nous avons repris une activité normale avec la séance d'équitation dédiée à Neuilly-sur-Marne à 15h00 au sein de l'association Trottt'Autrement.

Nous sommes depuis notre arrivée dans ce magnifique centre équestre dans une période où Lisou refuse de monter à cheval "j'ai pas envie" et oppose une fin de non recevoir à toutes les sollicitations ... qu'importe le plaisir est bien là et la complicité avec Virginie Govoroff-Regnault est évidente ...

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