Il est le seul parlementaire en situation de handicap. Damien Abad, bientôt 40 ans, président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, se bat pour un monde politique plus inclusif. Quinze ans après la loi Handicap, le chantier reste colossal.
Camille a frappé à toutes les portes, envoyé des dizaines de courriers, au Département deses droits soient respectés, notamment en matière d'aides pour l'éducation de son enfant. Aujourd'hui, elle souhaite être reçue par le président du Département et mardi 25 février 2020 : seule avec son petit carton, elle s'est rendue devant les grilles de la collectivité à Seine-Maritime, dans les ministères...
Âgé de 22 ans, le jeune homme, atteint d'un sévère autisme, est sorti de la salle de bain, nu, alors que le facteur est venu déposer le courrier. Le ministère public avait requis...
Selon nos informations, c'est à 5 heures du matin, vendredi 28 février 2020, qu'une femme est montée sur la flèche d'une grue, à l'angle du boulevard d'Orléans et de l'avenue Jean-Rondeaux, à Rouen.
HANDICAP - Ce que certains qualifient de scandaleux, qui les fait se draper dans les plus beaux habits de la démocratie, pendant des semaines à toutes les heures de grande écoute, ce qu'ils qualifient de scandaleux donc, n'est rien moins que la révélation d'un acte sexuel entre deux adultes consentants.
Elle sera bientôt à l'affiche du film , en salles le 4 mars 2020, dans un rôle qui risque de nous émouvoir. Pourtant, Clémence, 13 ans, porteuse de trisomie 21, est déscolarisée depuis le mois de décembre 2019.
Le Parlement a définitivement adopté une proposition de loi améliorant la prestation de compensation du handicap (PCH). La limite d'âge de 75 ans va être supprimée. Son attribution à vie sera possible. Le contrôle de l'utilisation des heures d'aide humaine deviendra plus souple. Des mesures attendues mais limitées.
Mardi 17 mars a lieu la 7e rencontre "Handicap, Recherche et Citoyenneté" à Paris. Un événement qui met en lumière les travaux des chercheurs dans le domaine du handicap et plus spécialement la question de l' autonomie. Il est organisé par la Fondation internationale de la recherche appliquée sur le handicap (FIRAH).
"Pourquoi la Belgique plus qu'un autre pays frontalier ?
Selon Jean-Marie Duez, médecin conseil auprès de la caisse régionale d'assurance-maladie à Lille, interrogé par Le Monde, la préférence pour la Belgique est historique. Au moment de la Seconde Guerre mondiale, les institutions religieuses et les riches familles ont accueilli et scolarisé des petits Français, orphelins ou enfants de déportés.
Dans les années qui ont suivi, l'assurance-maladie française, confrontée à une forte demande des parents d'enfants handicapés et au manque de structure, a encouragé un "mouvement naturel" vers la Belgique.
Au milieu des années 90, cette tendance est actée : la caisse nationale d'assurance-maladie est mandatée pour passer des conventions avec des établissements belges.
L'échange a perduré car il est bénéfique pour les deux pays :
D'un côté, la sécurité sociale française paye les instituts belges à des prix inférieurs à la journée que ce qu'elle ferait en France et est assurée d'avoir des places qui lui sont réservées. Selon Cristel Prado, présidente de l'Unapei, chaque année, l'Assurance maladie et les départements déboursent "250 millions d'euros" pour financer cette prise en charge.
De l'autre, les établissements belges peuvent compter sur des rentrées stables, supérieures aux versements de la sécurité sociale belge.
Virginie Germain a décidé de s'installer à la frontière belge pour pouvoir scolariser son enfant autiste en Belgique. Une situation loin d'être isolée : elle concernerait plus de 6 000 personnes handicapées installées en Belgique par manque de structures adaptées.
Samedi 29 février, l'association Meuphine de Tournan-en-Brie , qui accompagne et améliore l'intégration des enfants en situation de handicap, organise un grand forum pour faciliter les échanges entre professionnels et familles. Grâce à cet événement, l'association Meuphine souhaite " ouvrir le champ des possibles ".
Nicole Ferroni : « Contre toute attente, quatre des trente-cinq marcheurs ont rejoint dans leur vote tous les groupes de l'opposition dans le camp du pour. »
Les députés ont adopté, jeudi 13 février, une proposition de loi faisant de l’AAH une allocation ne dépendant plus des ressources du conjoint. Contre l’avis du gouvernement. Sur France Inter, ce mercredi 19 février, la chroniqueuse Nicole Ferroni rend hommage, avec humour, aux députés qui ont fait le choix de l’humanité.
Nicole Ferroni a de la suite dans les idées. Il y a trois mois, l’humoriste dénonçait, sur France Inter, le prix de l’amour pour les personnes handicapées. La prise en compte des revenus du conjoint ou de la conjointe pour le calcul de l’allocation adulte handicap les rend en effet dépendantes de lui ou d’elle.
« Pour rendre aux personnes handicapées le choix de l’amour. »
Ce mercredi matin, 19 février, la chroniqueuse a donc salué, sur cette même radio, l’adoption, par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi visant à supprimer ce mode de calcul. « Pour rendre aux personnes handicapées le choix de l’amour, d’être concubin, deux culs dans un même bain, sans entamer l’autonomie ou leur dignité », souligne Nicole Ferroni.
Le texte avait peu de chances d’être adopté
Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, avait expliqué qu’elle était défavorable à la proposition. Et comme les élus de la République en marche, les marcheurs, majoritaires, soutiennent le gouvernement, ce texte avait peu de chances de survivre au débat parlementaire.
Mais « contre toute attente, quatre des trente-cinq marcheurs ont rejoint dans leur vote tous les groupes de l’opposition dans le camp du pour. Contre l’avis du gouvernement ». Est-ce « l’esprit de la Saint-Valentin ? », suggère Nicole Ferroni. Ou « peut-être l’ont-ils fait, juste pour ne pas être ceux qui manquentd’humanité, en obéissant à leur ministre plutôt qu’à leur bon sens. »
L’Assemblée nationale n’est qu’une première étape
L’adoption par l’Assemblée nationale n’est qu’une première étape, comme Faire-face.fr l’a expliqué. La proposition de loi doit désormais passer devant le Sénat. Ce qui suppose qu’un groupe la reprenne à son compte pour l’inscrire à l’ordre du jour. Et elle devra alors absolument être adoptée, par les sénateurs, sans aucun changement pour que la loi devienne effective. Sinon, il reviendra en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Et, là, les députés LREM sauront faire entendre la voix du gouvernement.
Le 11 février 2020, de nombreuses annonces ont été faites, des améliorations quantitatives et qualitatives, mais comme Georges Orwell dans 1984, l'on efface le passé pour vendre comme réussite un échec cuisant. Là où certains ont applaudi, d'autres ont serré les dents et les poings, car eux n'ont pu laisser s'échapper la vérité, sur le handicap, le gouvernement ment, trompe et trahi !
La conférence nationale du handicap du 11 février 2020 a défini 12 nouveaux engagements pour améliorer la vie des personnes en situation de handicap et renforcer l'accompagnement des personnes et de leurs familles.
TROIS-RIVIÈRES - "Je suis un éducateur spécialisé déguisé en professeur d'université", raconte en riant Martin Caouette. Le titulaire de la Chaire de recherche Autodétermination et Handicap et professeur au département de psychoéducation de l'UQTR n'a que 38 ans et déjà, il est en train de créer une véritable révolution, au Québec et en France, sur la façon de loger les personnes déficientes intellectuelles ou en situation de handicap et de les intégrer dans les milieux de travail.
POLITIQUE - "C'était sans doute l'un des meilleurs." Le discours d' Emmanuel Macron en clôture de la conférence nationale du handicap ce mardi 11 février est salué par plusieurs spécialistes, à l'image d'Arnaud de Broca président de Handicaps, un collectif qui regroupe une cinquantaine d'associations liées aux personnes handicapées.
La connaissance s'élabore contre une connaissance antérieure.
[Gaston Bachelard]
Cette citation illustre parfaitement les débats passionnés autour de l'autisme ...