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"Au bonheur d'Elise"
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inclusion
6 octobre 2016

Autisme - Portrait de Josef Schovanec, philosophe et autiste Asperger

Carenews INFO - diffuse
[AUTISME] Portrait de Josef Schovanec, philosophe et autiste Asperger
Josef Schovanec est un philosophe, écrivain, ancien élève de Sciences Po Paris, amateur de voyage et polyglotte – il parle sept langues, dont l’hébreu, le persan et l’éthiopien. « Personne avec autisme », comme il préfère être nommé, Josef Schovanec milite pour une meilleure considération des personnes autistes en France. Portrait d’un homme franc et empli d’humour.


Né le 2 décembre 1981, « le même jour et la même année que Britney Spears » aime-t-il à plaisanter, Josef Schovanec est sans aucun doute une personne hors norme, mais pas comme nous nous l’imaginions. Considéré comme le porte-parole des personnes avec autisme en France, Josef Schovanec écume les plateaux de télévision et les émissions de radio, notamment sur Europe 1 où il tient une chronique, « Carnets du Monde ».

Il milite pour protéger l’Autistan

Pour Josef Schovanec l’autisme est davantage une manière d’être qu’une maladie qu’il faut guérir avec des médicaments. De ce fait, il traduit le livre de Stephen Shore et de Linda Rastelli, « Comprendre l’autisme pour les Nuls ». Un projet qui lui tenait à cœur et qui tente de combattre les préjugés sur l’autisme. « Quel talent particulier a-t-il ? », « Et vous quel talent particulier avez-vous ? », leur répond Josef. Pour l’auteur, l’autisme est un monde qu’il qualifie lui-même de bizarre, mais où tout semble amusant, contrairement au monde normal, plutôt ennuyeux. L’Autistan, ce pays dans lequel il a grandi, il le raconte dans deux ouvrages : « Je suis à l’Est » et « Éloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez ». Un homme qui ne manque pas d’humour donc, et qui envisage notre environnement différemment, mais toujours avec logique.

... et pour une meilleure prise en charge de ses "habitants"

Au pays des « gens bizarre », il remarque cependant que toutes les personnes avec autisme ne sont pas traitées de la même façon et note des différences de rapport à l’autisme entre la France et les États-Unis. En effet, au pays d’Obama, tous les enfants autistes vont à l’école, contrairement à la France. Que faudrait-il faire alors pour améliorer l’accès à l’éducation des enfants autistes en France ? « Il y a 628 000 élus en France et quasiment aucun n’est porteur de handicap » répondait Josef Schovanec sur le plateau des Maternelles. Ce docteur en philosophie, autiste de haut niveau, captive aujourd’hui le public qu’il rencontre. Entre conférences et interviews, il sensibilise son auditoire au sujet de l’insertion professionnelle des personnes autistes ou encore au système de soins français, entre bonhomie, politesse et sincérité. Josef Schovanec rassure : « Il y a quelques frémissements, quelques bons premiers pas, mais tout reste encore à faire », déclarait-il à Maïtena Biraben sur le plateau de Grand Journal.

Marion Schruoffeneger pour Carenews INFO - diffuse

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3 octobre 2016

Inclusion des enfants autistes à l'école

 

La série

L'objectif est de fournir aux professeurs, aux AESH, et plus généralement à toute personne intervenant dans le champ de l'autisme et du handicap au sein de l'Education Nationale, un outil de sensibilisation et de formation à l'inclusion scolaire, qui lui permette d'entrer dans la démarche pour faciliter l'inclusion des enfants autistes.

http://www.enfantsautistesbienvenuealecole.com

 

30 septembre 2016

Les formations Autisme Identify ont commencé

vendredi 30 septembre 2016

L'association Autisme PACA de Jean-Marc Bonifay a commencé son programme de formation intitulée "Autisme Identify" .Le but étant de sensibiliser policiers, gendarmes,photo formation pompier de la Garde 2 pompiers, contrôleurs ou encore des agents des services publics à l’autisme afin qu’ils puissent mieux appréhender leurs réactions et avoir des gestes adaptées. Jean-Marc Bonifay précisant: "Le comportement peut paraître bizarre à première vue, par exemple avec des  gestes répétitifs avec les mains. Il y a les cas de panique face à une situation anodine. Lieux publics, bruyants, fréquentés sont souvent sources de stress, parfois intense. Ils peuvent donner l’impression de ne pas comprendre les paroles, les questions, gestes, sourires....Certains ne parlent pas du tout, d’autres parlent, parfois parfaitement ou de façon bizarre. La réaction émotionnelle à une situation peut paraître excessive, ou en inadéquation".  C’est dans ce cadre là que l’association est intervenue voilà quelques jours au sein du Centre de Secours de La Garde. Une formation gratuite se déroulera le 15 octobre à la Seyne, cette fois à l’adresse des AVS, l'association dispensant tout au long de l'année différentes formations sur diverses thématiques avec des professionnels de santé.

Joa.

18 septembre 2016

Autisme :Arthur, 9 ans, prend confiance grâce au sport

article publié sur le site de france info

Cet enfant autiste nage pour canaliser son énergie et arrive ainsi à s'imposer aux yeux des autres. France 3 l'a rencontré.

 

Mis à jour le 15/09/2016 | 22:42, publié le 15/09/2016 | 22:42

Difficile de suivre Arthur lorsqu'il chasse les papillons. Il ne semble jamais fatigué. Cette énergie incroyable qu'il a du mal à canaliser fait partie de son handicap. Cet enfant de 9 ans est autiste et hyperactif. Pour retrouver de la sérénité, il s'est mis au sport. Courir, sauter, battre des records... au club d'athlétisme de Versailles, Arthur s'en donne à cœur joie. "On avait une petite appréhension de savoir comment il allait réagir aux différents exercices, et plus l'année avançait, plus il était à l'aise, et on a vu qu'il avait des super capacités", témoigne son entraîneur.

Un petit champion

Arthur se rend ensuite à la piscine, où il retrouve Émilie, sa professeure de natation formée à l'autisme. Pour qu'il se concentre et écoute bien les consignes, elle joue beaucoup sur le regard de l'enfant, ou sur des schémas qui reproduisent les gestes à faire dans l'eau. Et Arthur maîtrise de mieux en mieux les mouvements. "À chaque fois qu'il réussit quelque chose de nouveau, il s'en rend compte immédiatement et c'est une grande satisfaction", exprime son père. Le petit garçon a pris confiance grâce au sport, et a même été champion des Yvelines sur 400m.

17 septembre 2016

Inclusion scolaire en collège et lycée - une vidéo réalisée par Sophie Robert

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17 septembre 2016

Inclusion scolaire en maternelle et élémentaire - Vidéo réalisée par Sophie Robert

12 septembre 2016

Autisme et insertion professionnelle : ça marche !

article publié sur le site de la Fondation orange

Depuis 2 ans, le Groupe Andros accueille au sein de l’usine Novandie (située à Auneau, dans l’Eure-et-Loir) des salariés avec autisme. En septembre 2016, cette expérimentation prend une nouvelle dimension avec l’ouverture de « La Maison du parc » que nous soutenons : un lieu de vie et d’activité qui répond au besoin de solutions d’accueil de ces salariés avec autisme.

Des salariés comme les autres !

Les adultes avec autisme sont encore trop peu nombreux à pouvoir accéder à l’emploi. Leur potentiel est méconnu et les structures d’encadrement manquent. Pourtant, à l’exception des cas les plus sévères, leur intégration est possible s’ils bénéficient d’un accompagnement progressif et individualisé.

Sous l’impulsion du groupe Andros et de l’association « Vivre et travailler autrement » en 2014, il s’agissait de développer un dispositif alliant un accueil en entreprise, une prise en charge reposant sur des stratégies éducatives et un hébergement, afin de démontrer que l’insertion des personnes avec autisme par le travail est possible et source d’épanouissement. Le dispositif a vu le jour grâce à au fort engagement d’acteurs du secteur privé et un partenariat avec le secteur public (Agence Régionale de Santé) et le tissu associatif (ADAPEI 28).

Aujourd’hui, le projet a permis la création de 7 emplois en CDI à temps partiel pour des adultes avec autisme.

 

Un travailleur avec autisme, au poste de panachage
Les jeunes travailleurs autistes, au poste de panachage
L'usine d'Auneau accueille 7 personnes avec autisme

 

« Nous les voulions aussi productifs que les autres. », nous explique Yannick Bontemps, le directeur de l’usine Novandie (filiale du Groupe Andros), « Nous ne pouvions pas envisager de les intégrer sur les lignes de production en cadence car, bien que les personnes autistes apprécient les routines, les potentiels arrêts de la chaîne peuvent être une source de grand stress pour eux. En revanche, il était tout à fait envisageable de leur proposer des postes sur lesquels nous pouvons tout anticiper : préparation de recettes, emballage, étiquetage, pesées, panachage... »

Au sein de l’usine, des aides visuelles permettent de séquencer les activités et de clarifier le travail à réaliser. Une structuration spatio-temporelle a également été réalisée pour réduire les causes de confusion, apporter un sentiment de sécurité et limiter les manifestations comportementales. L’ergonomie du poste est étudiée avec les chefs d’équipe. Les autres salariés, très enthousiastes et engagés, ont eux aussi beaucoup contribué au succès du projet.

Des journées bien remplies

Bien encadrés, les ouvriers autistes d’Auneau peuvent assurer les mêmes postes que leurs collègues. Toutefois, cela requiert pour eux une grande concentration. Leur temps de travail a donc été aménagé à mi-temps, soit tous les matins de 9h00 à 13h00 (17h00 par semaine).
Le reste de la journée, à la « Maison du parc », est rythmé par des activités de vie sociale (cuisine, ménage, etc.), physiques, manuelles, d’apprentissage ou de détente. Ils prennent également part aux tâches domestiques et s’entraînent aux habiletés sociales.
En outre, les éducateurs ont pour mission de créer des liens avec l’extérieur pour pousser les jeunes à s’ouvrir, à leur rythme, au monde qui les entoure. Ainsi sont organisées régulièrement des sorties culturelles, des rencontres amicales ou encore des activités de loisirs hors les murs.

 

maison du parc autisme insertion professionnelle AndrosLa Maison du Parc possède un jardin aromatique dédié aux activités de l’après-midi

 

Gérée par l’association « Vivre et travailler autrement », la Maison du parc offre aux travailleurs autistes un lieu de vie proche de leur travail, agréable et confortable. Elle comprend deux bâtiments, l’un réservé aux locaux de service et aux salles d’activités communes, l’autre est dédié aux lieux de vie privés et collectifs.
L’ancien corps de ferme entièrement rénové et mis aux normes par Andros. Dans le cadre de notre appel à projet « autisme, insertion sociale et sociétale », nous avons équipé les lieux de vie collectifs de la maison pour offrir les meilleures conditions d’accueil pour ces jeunes travailleurs.

Un bilan déjà positif

Deux ans après l’arrivée du premier jeune travailleur avec autisme et avant même leur installation dans leur nouveau lieu de vie, le bilan est positif à bien des égards. Tout d’abord parce qu’il a permis de créer d’autres postes mais aussi parce qu’il a fédéré les salariés autour de l’intégration de personnes différentes.
L’effectif complet envisagé est de 12 travailleurs autistes et de 9 encadrants soit 20 emplois créés en 2018.

Aujourd’hui, en dehors des coûts générés par l’encadrement spécifique, les salariés avec autisme ont exactement la même productivité que le reste des ouvriers de l’usine. C’est un vrai argument pour parvenir à convaincre d’autres entreprises de suivre le mouvement.

 

Actualité du 12 septembre 2016 - Santé - France

10 septembre 2016

Manuel d'utilisation du GEVASCO septembre 2016

 

Formulaires Geva-Sco| CNSA

Ces formulaires sont mis à la disposition des équipes éducatives des établissements scolaires et des équipes pluridisciplinaires des MDPH pour évaluer les besoins de l'élève en situation de handicap (besoins en matériel adapté, aménagements pédagogiques, transport...). Ils sont accompagnés du manuel d'utilisation du Geva-Sco.

http://www.cnsa.fr

 

10 septembre 2016

La loi de 2005 : une avancée décisive pour les personnes handicapées ? - par Suzanne Maury

 

La loi de 2005 : une avancée décisive pour les personnes handicapées ? - par Suzanne Maury, vie-publique.fr. La loi de 2005 : une avancée décisive pour les personnes handicapées ? - par Suzanne Maury, - Politiques publiques - repères - vie-publique.fr

Extrait de : "Les questions sociales aux concours" - Suzanne Maury. La Documentation française, Collection FAC - Formation, Administration, Concours (à paraître) Depuis 1975, les personnes handicapées bénéficient de droits qui ont amélioré leurs conditions de vie et d'insertion dans la cité.

http://www.vie-publique.fr

 

7 septembre 2016

La juteuse cagnotte handicap dans laquelle l'Etat pioche des centaines de millions d'euros

Fin août, Najat Vallaud-Belkacem a annoncé que pour renforcer la sécurité des campus universitaires à la rentrée, 30 millions d'euros seront piochés… dans les caisses d'un fonds pour l'aide à l'emploi des personnes handicapées. De Sarkozy à Hollande, les caisses des organismes pour le handicap ont été ponctionnés de centaine de millions d'euros en quelques années. Au détriment de l'emploi des invalides.
Depuis 2013, le gouvernement a utilisé pour tout autre chose près de 300 millions d'euros destinés à alimenter le fonds public pour l'insertion des personnes handicapées (FIPHFP). - Blondet Eliot-POOL/SIPA

Entre la sécurité des fac et l'emploi des personnes handicapées, elle a choisi. A la veille d'une rentrée placée sous le signe de la menace terroriste, la ministre de l'Enseignement supérieur Najat Vallaud-Belkacem a promis le 30 août, à l'Université d'été de la Conférence des présidents d'universités (CPU), de débloquer 30 millions d'euros pour sécuriser les campus universitaires. Et comme l'a repéré le blogueur Olivier Ertzscheid, cette somme sera piochée… dans les caisses du Fonds pour l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap dans la fonction publique (FIPHPF).

Le FIPHFP a une double fonction. D'une part, il collecte les amendes dont doivent s'acquitter les administrations publiques qui ne respectent pas l'obligation légale - valable dans le public comme dans le privé - d'atteindre 6% d'employés handicapés. Avec cet argent, il finance ensuite l'adaptation des lieux de travail au handicap. Comme les universités n'ont pas atteint la barre fatidique, elles sont censées lui payer chaque année 45 millions d'euros d'amende. Finalement, donc, le FIPHFP devra se contenter cette année de 15 millions.

Près de 300 millions en moins depuis 2013

Pourquoi cette ponction aux personnes handicapées ? Du côté de l'Etat, on justifie l'"exonération" d'amende par le fait que les finances de l'enseignement supérieur ne sont pas au beau fixe, depuis plusieurs années. Et qu'il faut pourtant bien faire tourner l'institution. Concrètement, les universités n'ont qu'à déplacer la ligne de compte prévue pour l'amende vers une autre case, "sécurité" en l'occurrence. Et le tour de passe-passe budgétaire est légal, puisque Bercy lui a donné son aval. Il dure même depuis… 2013 !  

Le manque à gagner s'élève donc à un total de 120 millions, calcule Jacques Zeitoun, représentant de l’Association des paralysés de France au FIPHFP. Et quand cela ne suffit pas, l'Etat va carrément puiser dans les caisses du fonds. Ainsi François Hollande avait-il décidé en 2015 d'y "emprunter" 174 millions d'euros sur trois ans pour financer les contrats aidés et contrats d'avenir qu'il chérit tant. Au total, durant ce quinquennat, le fonds pour le handicap s'est fait piquer près de 300 millions d'euros.

"Les universités sont les cancres de l'emploi de personnels handicapés"

Le hic, c'est que le gouvernement avait promis que cette exonération d'amende ne serait pas reconduite cette année. "Cette reculade est intolérable !", peste aujourd'hui le secrétaire général du syndicat universitaire Sgen-CFDT, Franck Poreiro. "Les universités sont les cancres de l’emploi de personnels handicapés !” Contactée par Marianne, Marie-Anne Montchamp, secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées sous Jacques Chirac (2004-2005), regrette que l'on annonce "de manière aussi sauvage une atteinte à un budget normalement sanctuarisé". Et l'auteure de la grande loi sur le Handicap de 2005, qui a justement institué la fameuse amende, note qu'on ponctionne encore une fois "ceux qui sont le plus en situation de précarité".

Mais attention, l'aubaine des fonds pour l'emploi des handicapés n'a pas été repérée que par la gauche. Au contraire, c'est même une habitude gouvernementale dans les deux camps. Sous Nicolas Sarkozy, c'était cette fois l'Agefiph, le "frère" du FIPHFP, qui lui aussi récolte les amendes mais dans le secteur privé. A la suite de la crise financière de 2008, le gouvernement de François Fillon s'était naturellement tourné vers lui pour retirer 50 millions d'euros en guise de "participation" à l'effort de réduction des dépenses de l'Etat.

Certes, le FIPHFP possède un "trésor de guerre" conséquent. Mais il n'a été récolté que parce que les administrations tardent à remplir les objectifs légaux en matière d'emploi des personnes handicapées. Et surtout, ses dépenses augmentent d'année en année : en effet, plus il y a de travailleurs handicapés, moins il reçoit d'amendes mais plus il intervient pour adapter les postes de travail. Et de fait, depuis l'année 2013, le fonds présente un déficit chronique. Bien loin des "400 millions" évoqués dans Libération par le cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, son directeur André Montané indique à Handicap.fr qu'il ne reste que 141 millions dans les réserves. Et le besoin est là : plus de 10 ans après la loi Handicap, le chômage reste deux fois plus fort chez les personnes handicapées (22%) que pour l'ensemble des Français (10%).

4 septembre 2016

Uu jeune homme fragilisé meurt de faim dans une tente à Gand

article publié dans LE VIF

02/09/16 à 12:01 - Mise à jour à 14:45

Source: Knack

Le week-end dernier, on a retrouvé le corps sans vie de Jordy Brouillard dans une tente à Gand. Selon le quotidien De Standaard, le garçon de 19 ans est probablement mort de faim et de soif. L'incident tragique relance le débat sur l'accompagnement de jeunes vulnérables.

 

Un jeune homme fragilisé meurt de faim dans une tente à Gand

Gand © iStock

Jordy Brouillard a connu une jeunesse difficile. Tout petit, il a été placé dans une famille d'accueil avant de se retrouver dans un institut. "Non, je ne pense pas que Jordy ait été vraiment heureux un jour", confie son père au quotidien De Standaard.

Le jeune garçon a résidé jusqu'à ses dix-huit ans à Ter Muren, un foyer d'accompagnement à Alost. Quand il a dû partir parce qu'il était devenu majeur, il s'est retrouvé seul dans la rue. Comme il n'avait pas d'antécédents criminels, le juge de la jeunesse n'a pas pu imposer de mesures. Il n'avait pas droit à des soins spécialisés non plus, parce qu'il n'était pas handicapé, même si selon de Standaard il était légèrement autiste et souffrait d'un retard mental. Et il a refusé l'aide et le suivi dont il aurait pu bénéficier.

Peter Jan Bogaert, le porte-parole de l'agence flamande Jongerenwelzijn reconnaît qu'il y a problème : "Il arrive souvent que les jeunes adultes qui sortent de l'aide à la jeunesse ne soient pas suffisamment armés pour affronter la société. Un débat s'impose", déclare-t-il au journal De Standaard.

4 septembre 2016

La mère d'un enfant autiste raconte avoir été humiliée par un steward d'Easy Jet

02/09/2016 à 12h47
Le petit Isaac reste calme pendant la majeure partie du vol mais vingt minutes avant l’atterrissage, il entame une crise d'une violence inouïe
 
Le petit Isaac reste calme pendant la majeure partie du vol mais vingt minutes avant l’atterrissage, il entame une crise d'une violence inouïe - IAKOVOS HATZISTAVROU - AFP

La mère d'un enfant autiste de deux ans raconte avoir été humiliée par un steward de la compagnie EasyJet à bord d'un vol Toulouse-Londres, jeudi 1er septembre. 
3 septembre 2016

Autisme PACA lance le projet A.S.P.I.

article publié dans Ouest Var info

Autisme PACA lance le projet A.S.P.I

Six-Fours - Société jeudi 1 septembre 2016

Constituée essentiellement de familles, de professionnels et de personnes avec un Trouble du Spectre Autistique (TSA), Autisme PACA est la première association enDSC08920 France à être présidée par un adulte Asperger: "Ce qui apporte un regard et des actions associatives nouvelles dans le champ de l’autisme. Notre association a pour but de favoriser l’intégration scolaire et sociale, de soutenir, d’informer, de former, de rassembler et d’accompagner les personnes étant confrontées aux TSA, et cela par toutes les activités susceptibles d’y contribuer" explique le président Jean-Marc Bonifay. Après avoir lancé le programme "autisme identify" (voir notre article), l'association a mis en place un dispositif d'accompagnement socio-professionnel inclusif pour les autistes de haut niveau, nommé projet A.S.P.I: "Le but est de les accompagner dans leur cursus pour les aider à prendre confiance en eux et surtout pour qu'ils obtiennent un travail" précise Jean-Marc Bonifay: "C'est Magali Amiel-Quercioli qui chapeaute ce programme, en collaboration avec Jennifer Solana (psychologue) et Hélène Rigal (coach, consultante et formatrice).  On a pu monter cette opération grâce à la fondation Orange qui nous a apporté un soutien considérable" ajoute-t-il, citant également le Rotary de la Vallée du Gapeau et le Jardin des Oliviers (Cuers): "Tout nouveau partenaire est le bienvenu pour aider le plus d'autistes possibles, APACA ayant l'agrément pour délivrer des reçus fiscaux mécénat d'entreprise". Les adultes avec Trouble du Spectre Autistique rencontrent de grandes difficultés d'insertion professionnelle dont les raisons n'incombent pas à leurs compétences professionnelles et à leurs qualifications et ce dispositif va leur permettre de les aider dans ce chemin de l'emploi.

Infos
0637809210 et Détail du programme:http://autisme-paca.e-monsite.com/medias/files/aspi.pdf

3 septembre 2016

Une classe pilote pour enfants autistes à la maternelle Scaliger

article publié dans LA DEPECHE

Publié le 03/09/2016 à 03:55, Mis à jour le 03/09/2016 à 09:35

Éducation

Visite du recteur d'académie auprès de l'équipe encadrante de la future classe de maternelle pour jeunes autistes./Ph J.-M.Mazet

Visite du recteur d'académie auprès de l'équipe encadrante de la future classe de maternelle pour jeunes autistes./Ph J.-M.Mazet

Une classe de maternelle destinée à accueillir les jeunes autistes dans un cursus scolaire vient d'ouvrir à l'école Scaliger d'Agen. C'est la seule en Lot-et-Garonne et de fait elle en devient pilote. Elle représente un réel espoir pour les parents.

Depuis le temps qu'elles demandaient une vraie chance pour leurs enfants ! Les familles d'enfants autistes commencent à voir leurs espoirs pris en considération par l'Éducation nationale qui a décidé d'ouvrir des classes en maternelle afin de les accueillir dans les meilleures conditions.

Hier matin, le recteur d'académie, Olivier Dugrip, accompagné des élues agenaises à la vie scolaire, visitait l'école Scaliger et saluait l'équipe encadrante de la future classe UME, Unité d'enseignement en maternelle, spécialement dédiée à de jeunes enfants présentant des troubles envahissants du développement dont l'autisme.

C'est l'IME Les Rives du Lot à Casseneuil (gérée par l'Algeei), spécialisée dans l'autisme, qui supervise la classe. Et c'est elle qui en a la direction, même si la classe est située physiquement au sein de l'école Scaliger.

«Afin de favoriser la scolarisation des enfants avec autisme, le troisième plan autisme a prévu l'ouverture d'unités d'enseignements en écoles maternelles. Ceci sous-tend l'implantation de dispositifs médico-sociaux dans certaines écoles maternelles à même d'accompagner et d'étayer cette scolarisation en milieu scolaire» explique Stéphanie Pradier, directrice de l'IME Les Rives du Lot.

«Quand j'ai appelé les familles pour leur annoncer, elles étaient vraiment émues» précise-t-elle. Il reste difficile d'établir les besoins en accueil spécifique dès la maternelle car l'autisme est un trouble souvent diagnostiqué tardivement. «Ou mal diagnostiqué. Des auxiliaires de vie scolaire leur sont parfois attribuées mais elles ne sont pas formées pour répondre aux attentes spécifiques des enfants autistes.»

La classe agenaise accueillera sept enfants à partir du mois d'octobre. Durant le mois de septembre, les professionnels de l'IME et ceux de l'école apprendront à œuvrer ensemble.

C.D.V.

1 septembre 2016

Saint-Lô. Une classe pour les enfants autistes ouvrira à la Toussaint

François Brière a annoncé ce jeudi 1er septembre l'ouverture d'une nouvelle classe réservée à des enfants autistes à Saint-Lô.

François Brière a annoncé ce jeudi 1er septembre l'ouverture d'une nouvelle classe réservée à des enfants autistes à Saint-Lô. | Ouest-France

Une nouvelle classe réservée à des enfants autistes ouvrira à la rentrée scolaire de la Toussaint à Saint-Lô. Elle pourrait accueillir six à sept enfants. Une telle structure existe déjà à Cherbourg depuis 2014.

Une nouvelle classe réservée à des enfants autistes ouvrira à la rentrée scolaire de la Toussaint à Saint-Lô, a annoncé le maire François Brière, ce jeudi 1er septembre au matin, lors d'une visite des écoles. « L'école Raymond Brûlé est ciblée pour devenir la structure d'accueil de cette nouvelle classe. »

Celle-ci pourrait accueillir « six à sept » enfants et autant d'accompagnants. « C'est une première pour la ville », se réjouit François Brière.

La première classe autiste maternelle de la région avait ouvert en novembre 2014 à l'école Robert Doisneau, à Cherbourg, dans le cadre du 3e plan autisme.

Cette section spécifique vise à prendre en charge les enfants le plus précocement possible pour qu'ils puissent être scolarisés en milieu ordinaire par la suite.

1 septembre 2016

Jugement du TCI Saint Brieuc le 17 juin 2016 - Orientation ULIS & attribution de matériel pédagogique adapté

information publiée sur le forum ASPERANSA

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
TRIBUNAL DU CONTENTIEUX DE l'INCAPCITE
3 place du Général Giraud
35000 RENNES

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

Audience VL° 532016000071 du vendredi 17 juin 2016
Recours n° 532016000364HM
Affaire Monsieur et Madame L, agissant en qualité de tuteurs
c/
MAISON DÉPARTEMENTALE DES PERSONNES HANDICAPÉES DES CÔTES D'ARMOR
Bénéficiaire : Enfant Cassandra L
PARTIES EN CAUSE

Demandeur,
Monsieur et Madame Sébastien L, comparants
22220

Défendeur,
MAISON DÉPARTEMENTALE DES PERSONNES HANDICAPEES DES CÔTES D'ARMOR, non comparante
3 RUE VILLIERS DE L'ISLE ADAM cs 50401
22194 PLERIN CEDEX

Composition du Tribunal
Siégeant en audience foraine à SAINT-BRIEUC
Lors des débats et du délibéré,
Monsieur Patrick LEROY, Président de la fomaation de jugement
Monsieur André MARTIN, assesseur représentant les salariés
Monsieur Alain LAUDREN, assesseurreprésentant les employeurs
Assistés de la secrétaire d'audience
Madame Viviane SERRANO

FAITS. PROCÉDURE. PRÉTENTIONS DES PARTIES

Monsieur et Madame L , ès qualité de représentants légaux de leur fille Cassandra L , ont présenté une demande d'orientation en milieu scolaire ordinaire (ULIS) et de mise à disposition de matériel pédagogique adapté le 1er décembre 2015. Par décision en date du 23 février 2016, la C.D.A.P.H. des Côtes d'Armor n'a pas fait droit :

- à la demande d'orientation en milieu scolaire ordinaire (ULIS) au motif suivant : « Les résultats de l'enfant aux évaluations pédagogiques ne sont pas suffisants pour une entrée en ULIS. L'orientation en I.M.E. correspond mieux aux besoins de Cassandra ».
- à la demande de mise à disposition de matériel pédagogique adapté au motif suivant: «Le matériel pédagogique adapté n'est pas la réponse aux difficultés de l'enfant. La gestion en classe représenterait une difficulté supplémentaire. »

Monsieur et Madame L sollicitent la révision des décisions de la C.D.A.P.H.

A l'appui de la demande, ils font valoir que,leur fille Cassandra se trouve déjà dans une école ordinaire, en C.P. avec un E.V.S. (18 heures par semaine).

Ils indiquent que toute l'équipe enseignante et l'équipe de professionnels du SESSAD (éducatrice, orthophoniste, psychomotricienne, chef de service) et enseignant référént de la M.D.P.H. sont d'accord, selon GEVASCO.

Les parents expliquent que leur fille souffre du syndrome de Williams (manque du gène de l'élastine) ce qui l'empêche de tenir son crayon plus de 15 minutes alors qu'elle rentre dans l'apprentissage de l'écriture et de la lecture (d'où la demande d'un ordinateur).

Us demandent un nouvel examen du dossier de leur fille Cassandra afin d'obtenir son orientation en ULIS.

A l'audience. Monsieur et Madame L maintiennent leur demande.

Ils précisent souhaiter pour leur fille Cassandra une orientation en ULIS et non en I.M.E. Ils demandent également un ordinateur pour permettre à leur fille d'écrire car elle ne peut pas tenir un crayon.

Les parents indiquent que Cassandra bénéficie actuellement d'une auxiliaire de vie scolaire en scolarité normale.

A l'audience, la M.D.P.H. des Côtes d'Armor, régulièrement convoquée ne comparaît pas ce jour.

L'avis du médecin expert, le Docteur LEPITRE, désigné en application de l'article R. 143-13 du code de la sécurité sociale, a été rendu en audience.

SUR LA FORME

Aucune discussion n'a été soulevée sur la recevabilité du recours.

Les formalités prévues à l'article R. 143-8 ont bien été accomplies, les parties ne soulèvent aucune contestation sur ce point. La procédure d'instruction est régulière en la forme.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience de ce jour.

SUR LE FOND

Le médecin expert désigné par le tribunal a présenté son rapport oral dont il a dressé, ce jour, les observations annexées au présent jugement.

Il conclut :

"Compte tenu du handicap, l'enfant justifiait d'une orientation en ULIS + auxiliaire de vie scolaire".

"La demande de matériel pédagogique adapté est justifiée, ordinateur pertinent".


Après cet exposé. Monsieur et Madame L maintiennent la demande initiale.

MOTIFS DE LA DECISION

Sur l'irrecevabilité des pièces produites par la Maison départementale des personnes handicapées des Côtes-d'Armor

L'article 16 du Code de procédure civile précise que le juge doit, en toutes circonstances, faire observer et observer lui-même le principe du contradictoire. Il ne peut retenir, dais sa décision, les moyens, les explications et les documents invoqués ou produits par les parties que si celles-ci ont été à même d'en débattre contradictoirement.

L'article 446-1 du même code précise que les parties peuvent être autorisées à formuler leurs prétentions et leurs moyens par écrit sans se présenter à l'audience. Le jugement rendu est alors contradictoire.

La Maison départementale des personnes handicapées des Côtes-d'Armor absente et non représentée produit des pièces transmises par courrier. La procédure étant orale, la comparution des parties obligatoire et n'ayant pas sollicité une dispense de comparution, les pièces produits par la Maison départementale des personnes handicapées des Côtes-d'Armor sont déclarées irrecevables.

Sur l'orientation an sein d'une unité localisée pour l'inclusion scolaire

L'article 3 de la Convention de New York relative aux droits de l'enfant précise que dans toutes les décisions qui concernent le enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale.

L'article 371-1 du Code civil précise que l'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.

Les unités localisées pour l'inclusion scolaire accueillent des enfants handicapés qui nécessitent un enseignement adapté dans le cadre de regroupement et qui ont besoin en inclusion, des apprentissages adaptés à leurs potentialités et à leurs besoins et d'acquérir des compétences sociales et scolaires, même
lorsque leurs acquis sont très réduits.

En l'espèce, il ressort des conclusions claires, précises et non ambiguës déposées par le médecin-expert et des pièces versées aux débats que l'enfant Cassandra L souffre d'une maladie génétique qui exige une surveillance et un accompagnement dans les apprentissages scolaires qui peuvent être parfaitement assurés au sein d'une unité localisée pour l'inclusion scolaire. Elle ne souffre ni de déficience mentale, ni de troubles de développement qui relèveraient d'une orientation au sein l'un institut médico-éducatif.

Surabondamment, il ressort des pièces versées aux débats, confirmées par le médecin-expert le jour de l'audience, que l'équipe pédagogique est unanime pour admettre que l'orientation sollicitée correspond aux besoins de l'enfant.

En conséquence, sans qu'il soit besoin d'exiger des pièces complémentaires, le tribunal dispose d'éléments suffisants pour considérer que l’enfant Cassandra L a besoin d'être orientée au sein d'une unité localisée pour l'inclusion scolaire, à compter de la prochain: rentrée scolaire, pour une durée d'un an.

Sur le matériel adapté

Il ressort des conclusions déposées par le médecin-expert que l'enfant Cassandra L ne peut tenir un crayon de manière correcte et appropriée. Cette restriction fonctionnelle handicape l'enfant dans ses apprentissages et un ordinateur apparaît de manière incontestable totalement adapté au handicap
fonctionnel de l'enfant pour lui permettre de corriger sa déficience.

En conséquence, il convient de faire droit à la demande des parents de l'enfant et d'ordonner la prise en charge d'un ordinateur portable, adapté et limité aux apprentissages scolaires d'un enfant âgé de 9 ans.

L'urgence de la situation commande d'ordonner l'exécution provisoire de la présente décision.

PAR CES MOTIFS

Le tribunal statuant publiquement, par jugement réputé contradictoire, en premier ressort, après en avoir délibéré conformément à la loi, déclare recevable en la forme le recours de Monsieur et Madame L,

infirme les décisions de la C.D.A.P.H. des Côtes d'Armor (Pôle Enfance),

dit que, suite à la demande en date du 1er décembre 2015, l'enfant Cassandra L justifie d'une orientation en. ULIS, pour une durée d'un an, à compter de la rentrée scolaire 2016/2017,

et dit que, suite à la demande en date du 1er décembre 2015, l'enfant Cassandra L doit bénéficier de la prise en charge, au titre du matériel pédagogique adapté, d'un ordinateur portable,

ordonne l'exécution provisoire du présent jugement.

Jugement prononcé en audience publique le vendredi 17 juin 2016 par Monsieur Patrick LEROY, Président qui a signé la minute avec Madame Viviane SERRANO, secrétaire d'audience.

La Secrétaire le Président,

NOTIFIÉ LE 30 JUIN

_________________
parent d'une fille SA de 33 ans
31 août 2016

Inclusion scolaire en collège et lycée

"Inclusion scolaire en collège et lycée" est le premier volet de la série pédagogique de Sophie Robert "Enfants autistes bienvenue à l'école", soutenue par le Ministère de l'Education Nationale. Retrouvez toutes les informations sur le site dédié : www.enfantsautistesbienvenuealecole.com


Inclusion scolaire en collège et lycée par dragonbleutv

31 août 2016

Votre enfant aura-t-il son AVS à la rentrée ?

article publié sur le site de TOUPI

Votre enfant aura-t-il son AVS à la rentrée ?

Vous avez une notification de la MDPH qui prévoit l’accompagnement de votre enfant par une AVS ? N’hésitez pas à vous renseigner dès aujourd’hui auprès des services du rectorat pour vous assurer que l’AVS sera présente.

Si l’AVS n’est pas présente à la rentrée, soyez réactif : votre réactivité montre à l’administration votre détermination.

Petit rappel des démarches utiles :

  • D’abord, contactez l’enseignant référent, et/ou la coordinatrice AVS de votre secteur. Il se peut que le contrat soit en cours de signature, et que l’AVS arrive rapidement.
  • Contactez également la cellule Aide Handicap Ecole (0810 55 55 00), du ministère de l’Education Nationale. Celle-ci peut, dans certains cas, apporter son aide en contactant le rectorat par exemple.
  • Si ces contacts n’aboutissent pas, contactez l’inspecteur ASH
  • Mettez en demeure l’inspection académique : l’Education Nationale a en effet une obligation de résultat concernant l’octroi des AVS aux élèves handicapés. Voici un modèle de courrier de mise en demeure à adresser au DASEN (Inspecteur d’académie). Attention : ce modèle est à adapter selon votre situation (AVS individuelle ou mutualisée, notamment), et votre département de résidence. Si vous vivez en Ile-de-France, vous trouverez en cliquant ici les coordonnées du DASEN ainsi que d’autres contacts utiles. Si vous avez des difficultés à trouver les coordonnées de votre DASEN, n’hésitez pas à nous contacter.

 

Si malgré toutes ces démarches, l’AVS est toujours absente, il est possible de saisir le tribunal administratif. Même si la saisine du tribunal peut se faire sans avocat, nous vous recommandons, dans la mesure du possible, de faire appel à un avocat. Vérifiez avec votre assureur si vous avez souscrit un contrat de protection juridique.

Pour saisir le tribunal, il y a deux cas selon votre situation.

 

Cas n°1 : Votre enfant n’est pas en âge de la scolarisation obligatoire (moins de 6 ans ou plus de 16 ans) ou bien il est scolarisé malgré l’absence d’AVS

Deux mois après une mise en demeure restée sans réponse, vous pouvez saisir le tribunal via un référé suspension. La procédure pour saisir le tribunal est décrite ici. Veillez à indiquer la mention référé sur l’enveloppe.

Attention : pour que votre recours soit recevable, il faut faire deux requêtes en même temps dont voici des modèles :

L’audience se tiendra dans les 48 heures qui suivront le dépôt de votre requête.

 

Cas n°2 : Votre enfant est en âge de la scolarisation obligatoire (6-16 ans) et il ne peut être scolarisé du fait de l’absence d’AVS

Vous pouvez lancer une procédure de référé-liberté immédiatement (sans délai dès la constatation de l’absence de l’AVS). L’audience se tiendra dans les 48 heures qui suivront le dépôt de votre requête.

Vous trouverez ici un modèle de requête en référé liberté. Veillez à indiquer la mention référé sur l’enveloppe.

 

Pour toute question relative à un problème d’AVS à la rentrée, n’hésitez pas à nous contacter.

31 août 2016

Handicap : l'insertion grâce au travail

 

article publié sur France TV Info

Trouver sa place et s'épanouir dans le monde du travail est parfois difficile pour les personnes handicapées. Certaines structures leur viennent en aide, pour les soutenir et favoriser les échanges, comme l'Esat "Le Marouillet". Reportage.

cheval_handicap

France Télévisions

Mis à jour le 29/08/2016 | 17:41
publié le 29/08/2016 | 17:41

Les Etablissements et Services d’aide par le Travail (Esat) permettent aux plus fragiles de travailler dans un milieu protégé, et de reprendre progressivement leur place dans le monde du travail. Mais bien souvent dans les Esat, les travailleurs handicapés n’ont que peu de contact avec la société extérieure. A l’Esat "Le Marouillet", au cœur de la Charente-Maritime, tout a été mis en œuvre pour que ce soit le contraire. Ce centre équestre accueille des palefreniers déficients intellectuels au service des clients, mais aussi d'autres personnes handicapées. De beaux échanges se créent alors.

Douze travailleurs, presqu'autonomes

Depuis neuf ans qu'elle travaille avec les chevaux, Mylène a appris à se faire obéir. Outre le dressage, elle est responsable de l'entretien des chevaux. Un métier qu'elle aime et qu'elle a pu apprendre au centre équestre, à son rythme.

Comme tous les aides-moniteurs de ce centre équestre, Mylène est une travailleuse handicapée mentale. Trouver un emploi stable n'a pas été simple et elle a, pendant longtemps, enchaîné les stages. Douze travailleurs handicapés travaillent au centre équestre. La totalité est presqu'autonome.

Un travail valorisant et enrichissant

Le centre accueille tous les publics, handicapés ou non, afin de favoriser les échanges et l'intégration des ouvriers. L'institution reçoit, par exemple, des cavaliers autistes, pour une séance d'équithérapie. "D'habitude la personne en situation de handicap est toujours dans l'attente qu'on l'aide. Et là, ce sont eux qui aident les autres, qui ont le savoir. C'est enrichissant pour eux, et valorisant", explique Céline Grelet, monitrice d'équitation au centre.

Le travail est un facteur d’insertion et de développement personnel. Après quelques années, certains travailleurs ont pu quitter leur foyer pour vivre seuls en appartement. Ouvert depuis plus de dix-huit ans, cet Esat a accompagné une cinquantaine de travailleurs handicapés. Certains sont là depuis le début et ils comptent bien y rester jusqu'à leur retraite. Malheureusement pour l'instant tous les postes sont pris !

29 août 2016

Trédarzec.Cassandra fera bien sa rentrée à l'école

Cassandra et Alexia, sa grande sœur, sont en vacances sur l’île d’Oléron avec Sandra et Sébastien, leurs parents.

Cassandra et Alexia, sa grande sœur, sont en vacances sur l’île d’Oléron avec Sandra et Sébastien, leurs parents. | ouest-france

Atteinte du syndrome de Williams et Beuren, la fillette était orientée vers l’Institut médico-éducatif. Mais ses parents se sont battus pour qu’elle intègre l’Unité locale pour l’inclusion scolaire (Ulis).

Sandra et Sébastien Lefèvre, les parents de Cassandra qui aura 9 ans en septembre, ont gagné leur bras de fer de deux ans et demi contre la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui orientait Cassandra dans un Institut médico-éducatif (IME) à la rentrée prochaine.

Et ce, « contre les avis de l’équipe pluridisciplinaire du Service d’éducation spécialisée et de soins à domicile (Sessad), des enseignantes et de la psychologue scolaire », dénonce Sandra (Ouest-France du 29 février et du 14 mai).« Un médecin expert a également assuré que la place de Cassandra n’est pas dans un IME », ajoute la maman. Un refus catégorique, à deux reprises, défendu bec et ongles de la part des parents qui ont actionné en juin 2016, le tribunal du contentieux à Saint-Brieuc.

Un ordinateur comme aide pédagogique

La fillette, débordant de joie de vivre, est atteinte du syndrome de Williams et Beuren. Une maladie génétique rare. « Cassandra souffre d’hypertrophie du ventricule droit, avec des sténoses des artères pulmonaires qui nécessiteront une ou plusieurs interventions chirurgicales à l’adolescence », précise sa maman.La maladie se traduit par un retard intellectuel et moteur, des difficultés d’attention et donc d’apprentissage… Qui justifient la présence d’un emploi vie scolaire (EVS), pour assister Cassandra dont le taux d’incapacité est fixé à 80 %.

« Fin juillet, nous avons enfin reçu la confirmation de la rentrée de Cassandra dans l’Unité locale pour l’inclusion scolaire (ULIS), au sein de l’école Anatole-Le Braz, à Tréguier. Cassandra ne serait jamais allée à l’IME de Minihy. Où de toute façon il n’y a pas de place. Elle aurait suivi l’école à la maison », souffle le papa.

Le fruit d’un parcours du combattant.

« De plus, la MDPH a toujours refusé l’aide pédagogique d’un ordinateur portable pour Cassandra, qui manque de tonus dans la motricité fine, pour tenir un crayon. Le tribunal l’a tout de suite accepté », souligne Sébastien, qui, avec son épouse, sont extrêmement reconnaissants envers toutes celles et tous ceux qui les ont aidés dans leur traversée du désert :« Le maire, qui a accepté de garder notre fille durant six ans à l’école, Sylvie Denouel, la directrice, Mme Stievenart, l’inspectrice de l’Education nationale, l’EVS, le personnel scolaire. Mais aussi le service cardio et généticien du CHU Morvan, à Brest… Il y a eu une mobilisation formidable pour Cassandra. »

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