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"Au bonheur d'Elise"
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21 juillet 2019

Vidéo -> Spécialiste de l'autisme, le docteur Djéa Saravane médecin de la douleur invité du JT Midi

Guyane la1ère Ajoutée le 7 févr. 2019

Spécialiste de l'autisme, le docteur Djéa Saravane médecin de la douleur invité du JT Midi donnera une conférence sur le traitement de la douleur sur les personnes autistes

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18 juillet 2019

Quand les personnes autistes commettent des crimes sexuels

 

Quand les personnes autistes commettent des crimes sexuels

Un journaliste vient de publier un article qui commence par : " Le prévenu est atteint d'un syndrome d'Asperger, une forme d'autisme qui provoque chez lui une frustration sexuelle. Il a agressé une femme et une adolescente, au Coudray et à Chartres." C'est un sacré scoop scientifique, mais plutôt un raccourci ...

https://blogs.mediapart.fr

 

15 juillet 2019

12 coups de midi : Paul rentre dans le top 10 et fait découvrir l'autisme à Jean-Luc Reichmann

 

12 coups de midi : Paul rentre dans le top 10 et fait " découvrir l'autisme " à Jean-Luc Reichmann

À seulement 19 ans, Paul vient de faire son entrée dans le top 10 des maîtres de midi de l'émission de Jean-Luc Reichmann. L'occasion pour ce dernier de revenir sur la relation de l'animateur avec l'étudiant grenoblois atteint d'un syndrome d'Asperger.

https://www.lavoixdunord.fr

 

5 juillet 2019

L'école pour les enfants porteurs de handicap est un droit, avec ou sans AVS

04/07/2019 07:00 CEST | Actualisé 04/07/2019 07:00 CEST


L’école est un DROIT, l’AVS un aménagement, une aide, une compensation au handicap. En aucun cas la présence de l’AVS ne peut être une condition pour scolariser l’enfant.


Début juillet. Certains parents rapportent déjà qu’ils entendent, de la bouche de certains responsables d’établissements scolaires, cette phrase : “En revanche, si son AVS n’est pas là à la rentrée, on ne le /la prend pas en classe”. 
Martelons-le: c’est illégal. 

L’école est un DROIT, l’AVS un aménagement, une aide, une compensation au handicap. En aucun cas la présence de l’AVS ne peut être une condition pour scolariser l’enfant.

De même, si votre enfant ne dispose d’une AVS que 6h par semaine, il a le DROIT d’aller à l’école à plein temps. Là encore, vous prétendre le contraire est illégal.

Les enfants avec handicap ne sont pas les variables d’ajustement d’un système qui manque de moyens ou est mal organisé. L’école pour eux n’est pas la charité, elle est un droit inscrit dans la loi depuis 2005. 

Alors oui, certaines écoles ont peur. Oui, ça peut être compliqué pour une équipe d’accueillir votre enfant et son handicap sans AVS. Suggérez-leur une chose se battre avec vous, parents, pour davantage d’aide humaine, plutôt que de renvoyer votre enfant à la maison.

Que faire, concrètement, si dès maintenant on vous sert ce genre de discours? Parlez-en à l’enseignant référent handicap, appelez les fameuses “cellules d’information” mises en place récemment, essayez de discuter au maximum, rappelez avec fermeté les principes de la loi 2005 et rapprochez-vous des assos comme Toupi ou Trisomie 21 France

Et ne vous laissez pas impressionner. Tenez bon. Oui, les classes sont bondées, les enseignants pas bien formés pour le handicap, les AVS mal payé.e.s et il n’y en a pas assez. MAIS ce n’est pas aux enfants avec handicap de payer à eux seuls pour un système qui va mal. On ne demande pas aux élèves valides, par tirage au sort, de rentrer chez eux parce qu’il n’y a pas assez d’effectifs pour gérer des classes. Alors on n’a pas à vous demander de VOUS débrouiller pour pallier aux manques de l’institution.

La loi existe, elle a quatorze ans ( QUATORZE!) et dit ceci: “Le service public de l’éducation assure une formation scolaire, professionnelle ou supérieure aux enfants, aux adolescents et aux adultes présentant un handicap ou un trouble de la santé invalidant. (...) L’Etat met en place les moyens financiers et humains nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicapés.” Battons-nous ENSEMBLE, parents, associations, et enseignants, pour que les moyens soient là, enfin.

Nous ne publions pas ce rappel à propos de Louise, pour qui cette transition en deuxième année se passe avec fluidité. Mais on entend trop cette phrase “ils disent qu’ils ne me le prendront pas sans AVS en septembre, j’en suis malade”.

Alors courage, force et patience à tous ceux qui sont concernés pour l’été qui vient. Nous souhaitons à vos enfants la chance de fréquenter l’Ecole de la république dès le 2 septembre. C’est leur droit. 

Merci de partager.

Ce billet est également publié sur la page Facebook Extra Louise.

4 juillet 2019

Villers-sur-Mer : Lucie Hodiesne photographie le quotidien de son frère pour sensibiliser à l’autisme

article publié sur actu.fr

Étudiante en 3e année à l’école des Gobelins, la Villersoise Lucie Hodiesne a réalisé une série de clichés sur Antoine, son frère autiste.

À Issy-les-Moulineaux, une quarantaine de photos seront exposées : des scènes de vie d’une rare et belle profondeur.
À Issy-les-Moulineaux, une quarantaine de photos seront exposées : des scènes de vie d’une rare et belle profondeur. (©Lucie Hodiesne)

Étudiante en 3e année à l’école des Gobelins, Lucie Hodiesne, originaire de Villers-sur-Mer (Calvados), a réalisé une série de clichés sur Antoine, son frère autiste. Pour ses photos réunies sous le nom Lilou, elle a reçu le Prix de la Vocation et expose en région parisienne.

« Avec mon frère, on est une équipe, un duo de choc », sourit Lucie Hodiesne, 23 ans. Et sur l’un des rares clichés où la photographe se met en scène avec son frère autiste de 30 ans, Antoine, dit « Lilou », cette complicité n’a pas besoin de légende pour transparaître. D’ailleurs pendant très longtemps, elle était la seule à pouvoir le prendre en photo.

"Comme l’appareil photo, c’est mon langage, et qu’Antoine a le sien, par le biais d’objets, ça nous a énormément rapprochés sur une fibre artistique. Il y a des relations qui sont tellement fortes qu’il n’y a pas besoin de mots. Et c’est ce qui se passe entre nous deux."

« Quand j’ai vu les clichés, j’en ai pleuré »

Ce langage et ces échanges non verbaux se sont concrétisés par des photos. Des clichés en noir et blanc du quotidien d’Antoine pris par Lucie.

"Avant d’intégrer les Gobelins, je n’avais pas forcément pensé à raconter la vie d’Antoine en images. Mais avec ma mère on avait déjà pensé à écrire un livre sur lui. Il y avait quand même cette idée de mettre en avant son autisme."

Antoine âgé de 30 ans, est un adulte autiste, qui réside dans un foyer médicalisé à Verson, en Normandie.
Antoine âgé de 30 ans, est un adulte autiste, qui réside dans un foyer médicalisé à Verson, en Normandie. (©Lucie Hodiesne)

Pendant sa première année à l’école des Gobelins, où elle se forme à la photographie, on lui a demandé de réaliser une « narration en 36 poses à l’argentique ».

"C’est là que raconter le quotidien d’Antoine pendant une journée, du réveil au coucher, m’est apparu comme une évidence."

Après le tirage des premiers clichés, les retours de ses proches sont plus qu’encourageants. Et Lucie aussi est séduite par le rendu.

"Je crois que c’est la première fois que j’étais autant satisfaite d’un travail. Toute la part d’amour que j’y avais mis se ressentait à l’image. Quand j’ai vu les clichés, j’en ai pleuré dans le métro."

Faire parler de l’autisme

Elle poursuit alors sur sa lancée.

"Au festival Visa pour l’image, à Perpignan, j’ai eu beaucoup de retours de photographes et de la directrice artistique du magazine du Monde, Lucy Conticello, qui m’a aidée à avoir un axe pour mon travail."

Lucie Hodiesne a photographié le quotidien de Lilou. Une manière de faire parler de l'autisme.
Lucie Hodiesne a photographié le quotidien de Lilou. Une manière de faire parler de l’autisme. (©Lucie Hodiesne)

C’est à ce moment-là que Lucie comprend que la photographie pouvait être l’interprète de Lilou enfermé dans un monde de silence.

Pour elle, son travail est une manière « de rendre justice à Antoine ». Une manière de parler de ce que vit Antoine et, indirectement, de ce que vivent les autres personnes autistes qui partagent son quotidien au foyer médicalisé de Verson (Calvados). Cette touche « humaniste », elle l’explique par le manque d’informations en France.

"On parle très peu d’autisme, du quotidien des personnes qui sont touchées, des facettes du trouble, des différents cas."

Avec son projet Lilou, elle a reçu le prix de la vocation 2018.
Avec son projet Lilou, elle a reçu le prix de la vocation 2018. (©Lucie Hodiesne)

Quand elle a su qu’elle était retenue pour le Prix de la Vocation de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet qui aide et récompense des jeunes souhaitant dédier leur vie à la réalisation de leur vocation, et que cette fondation voulait monter une exposition à partir de ses photos, Lucie raconte tout à Antoine.

"Il a tout de suite été dans une posture de reconnaissance et même, il a commencé à jouer davantage avec l’appareil photo. C’est assez drôle car c’est un grand charmeur, il dégage une certaine aura. Comme un James Dean."

Le message veut être passé clairement par le frère et la sœur. « Je me suis toujours promis que quoi qu’il m’arrive dans la vie, je ne le lâcherai jamais et de le mettre en avant. » Et Lucie a tenu sa promesse.

 

Pratique
Photos à retrouver sur la page Facebook de Lucie Hodiesne et sur www.luciehodiesne.com. Exposition du 26 juin au 26 juillet 2019, à l’espace Andrée-Chedid, à Issy-les-Moulineaux.

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2 juillet 2019

Enfants autistes : la relation avec un chien d'éveil transforme leur vie

 

Enfants autistes : la relation avec un chien d'éveil transforme leur vie

L'autisme apporte son lot de difficultés : pour la communication et les interactions sociales, des activités et des centres centres d'intérêt restreints, ainsi que des comportements stéréotypés répétitifs. Cela peut mettre en situation d'échec parents et professionnels qui ne parviennent pas à aider l'enfant comme ils le souhaitent.

https://www.mieux-vivre-autrement.com

 

22 juin 2019

Dossier Hans Asperger et le nazisme

 

Dossier Hans Asperger et le nazisme

Echange étonnant hier sur Twitter entre le journaliste JP Elkabach, vraiment mal informé, et une réponse de Sophie Cluzel au sujet d'Hans Asperger. Ci-dessous le dossier complet. Le pédiatre Hans Asperger est mondialement connu pour le syndrome qu'il a d'abord diagnostiqué.

https://blogs.mediapart.fr

 

20 juin 2019

Avec Molière, Francis Perrin et son fils se jouent de l'autisme

 

Avec Molière, Francis Perrin et son fils se jouent de l'autisme

Gradignan (France) (AFP) - "C'est un portrait de Molière...", lance Francis Perrin, "en 50 minutes", enchaîne aussitôt son fils Louis. Diagnostiqué autiste sévère à 3 ans, le jeune homme donne pour la première fois jeudi, près de Bordeaux, la réplique à son père, étonné et heureux d'un tel parcours.

https://www.nouvelobs.com

 

20 juin 2019

Francis Perrin et son fils autiste jouent Molière au festival Arts Musez Vous de Gradignan

article publié sur France info

Père et fils ont créé ensemble cette pièce pour combattre les préjugés sur l'autisme.

Louis et Francis Perrin jouent Molière à GradignanLouis et Francis Perrin jouent Molière à Gradignan (P. Lécuyer / France Télévisions)

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Cécile MathyRédaction CultureFrance Télévisions

Mis à jour le 20/06/2019 | 13:03
publié le 20/06/2019 | 13:00

 

Francis et Louis Perrin brossent Un portrait de Molière en 50 minutes à deux voix, dans le cadre du festival Arts Musez Vous de l'Institut Don Bosco à Gradignan. Une création originale émouvante pour repousser les préjugés sur l'autisme.

Depuis le jour où le diagnostic est tombé, il y a 14 ans, Francis Perrin et son épouse se battent pour donner à Louis les mêmes chances qu'aux autres enfants. Ils se battent aussi contre la fatalité, et contre les assertions définitives. En 2004, un spécialiste de l'autisme leur enjoint de "faire le deuil de leur enfant". Une phrase indélébile qu'ils n'acceptent pas. Ils optent pour l'Analyse appliquée du comportement (Applied Behavior Analysis), un traitement de stimulation non médicamenteux.

Ils ont raconté leur combat dans un livre Louis, pas à pas (JC Lattès, 2012) qui donna ensuite naissance à Presque comme les autres, un téléfilm de France 2, en 2016.

Aujourd'hui, Louis a 17 ans et se produit sur scène avec son père dans cette pièce inspirée de la vie de Molière. "Je suis vraiment étonné de ce que fait Louis maintenant, quand je sais d’où il est parti…de son autisme sévère, jusqu’à maintenant, c’est une belle réussite pour lui et surtout il est heureux", confie Francis Perrin. 

Père et fils se produisent ce jeudi 20 juin à 21h à Gradignan, dans le cadre de la huitième édition du festival Arts Musez Vous, organisé par l'Institut Don Bosco.

L'institution oeuvre dans le domaine médico-social et accueille plus de 850 jeunes et adultes. "Nous sommes toujours surpris par les capacités de ces enfants ou de ces jeunes qui, au-delà de l’idée que l’on s’en fait, sont avant tout des hommes et des femmes qui ont des potentiels et il est important que le public les regarde", estime Michel Labardin, le directeur général de l'Institut Don Bosco.

20 juin 2019

Autisme et emploi : les besoins et les atouts des personnes autistes

 

Autisme et emploi : les besoins et les atouts des personnes autistes

Avant la période estivale des mois de juillet et août, j'ai dédié ce mois de juin à la thématique de l'autisme et l'emploi. Je vous ai proposé un article qui permettait de faire un état de la recherche dans ce domaine, ainsi qu'une petite Bande-Dessinée pour illustrer en partie les difficultés d'intégration que peuvent rencontrer les personnes autistes en entreprise.

https://comprendrelautisme.com

 

19 juin 2019

Hors Normes sortira nationalement le 23 octobre prochain

HORS NORMES En attendant les avant-premières (septembre) et la sortie officielle du film le 23 octobre 2019, vous pouvez (re)visionner le magnifique documentaire réalisé en 2015 et qui a inspiré à Eric Toledano & Olivier Nakache le film Hors Normes.

 

Cannes 2019 : le nouveau film des réalisateurs d'Intouchables en clôture du Festival

A lire sur AlloCiné : Un film "Hors Normes" pour clore pour la 72e édition du Festival ! "Hors Normes", la nouvelle comédie du tandem Eric Toledano - Olivier Nakache, a été choisie pour la "Dernière Séance" du samedi 25 mai, présenté à l'issue de la cérémonie de clôture.

http://www.allocine.fr

 

19 juin 2019

Autisme, QI en baisse et pesticides : tout comprendre du scandale du chlorpyrifos

 

Autisme, QI en baisse et pesticides : tout comprendre du scandale du chlorpyrifos

D'abord utilisé comme gaz innervant pendant la seconde guerre mondiale, le chlorpyrifos est pulvérisé depuis les années 1960 sur les cultures pour éliminer les pucerons et les chenilles. En 2005, son utilisation a été reconduite pour quinze ans par l' Union européenne.

https://www.sciencesetavenir.fr

 

12 juin 2019

Projet mondial : le handicap s'expose dans les rues de Lyon

Des centaines de portraits de personnes en situation de handicap psychique ou mental sont exposés en plein cœur de Lyon. En les mettant en lumière, l'artiste contemporain JR entend délivrer un message de tolérance.

12 juin 2019 • Par

 

Illustration article

288 portraits ornent les murs de la rue Jarente, en plein cœur de Lyon. Leur particularité ? Tous ses visages immortalisés en noir et blanc sont ceux de personnes en situation de handicap mental ou psychique ou du personnel qui les accompagne. A la manœuvre ? L'artiste français JR -connu pour avoir fait disparaître la pyramide du Louvre en 2016, avant de la faire resurgir de ses fondations en mars 2019-, pointure du collage photographique. Grâce à cette technique, il expose ses œuvres librement sur les murs du monde entier pour rendre la culture accessible à tous, y compris à ceux qui ne fréquentent pas les musées. Séduits par sa démarche, les résidents de l'association Adélaïde Perrin, qui accompagne près de 200 personnes handicapées, ont accepté de poser dans le cadre du « Inside out project », un concept participatif qui vise à transformer des messages personnels en œuvres d'art. Une expo en plein air à découvrir jusqu'à la fin de l'année 2019.

Afficher la différence

Avec cette ribambelle de portraits, JR souhaite « transformer le monde ». Rien que ça ? Il espère surtout délivrer un message de tolérance. Selon lui, « la différence ouvre des possibilités ». Au lieu de la cacher, il choisit de la placarder. « Jusque dans les années 60, les personnes qui vivaient dans cette résidence étaient enfermées (…). Les choses ont beaucoup évolué. Aujourd'hui, elles peuvent être à l'extérieur et s'afficher fièrement », explique à France Info Aline Pichon, co-organisatrice du projet et psychologue de l'association. Comme de nombreux participants, Anne-Françoise Berger n'est pas près d'oublier cette expérience, selon elle, source de « bonheur » et de « bonne santé ».

Message de tolérance

L'ambition de JR ne se limite pas au handicap et s'étend à toutes les formes de « différences » : origine, religion, culture, orientation sexuelle... « Nous voulons que les gens apprennent à se voir sans tenir compte des différences. Nous pouvons apprendre les uns des autres et ainsi enrichir nos propres vies, revendique son équipe sur son site web. Nous n'avons pas besoin d'être tous égaux pour vivre ensemble. Et, parfois, nous sommes plus égaux que nous ne voulons l'admettre. » Depuis la création de l'« Inside out » en 2011, 362 000 frimousses ont ainsi été exposées, permettant à des anonymes des quatre coins de la planète d'être mis en lumière dans le cadre d'un projet artistique gigantesque.

5 juin 2019

Un papa et son fils autiste vont parcourir 400km à vélo pour sensibiliser au handicap

 

Un papa et son fils autiste vont parcourir 400km à vélo pour sensibiliser au handicap

Frédéric Grard et son fils autiste ont relevé le défi de parcourir plus de 400 kilomètres à vélo. L'objectif? Sensibiliser les députés régionaux et européens à la prise en charge des enfants autistes, et montrer que l'autisme ne s'arrête pas aux frontières. Partis d'Auchy-les-Hesdin (dans le Nord Pas-de-Calais), leur but est de rouler jusqu'Amsterdam.

https://bx1.be

 

3 juin 2019

Handicap : Cluzel lance une large consultation pour trouver des solutions concrètes

22h33, le 28 mai 2019

Les organisateurs se sont fixé comme objectif de convaincre 500.000 personnes de prendre part à l'initiative.
Les organisateurs se sont fixé comme objectif de convaincre 500.000 personnes de prendre part à l'initiative. © JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Les Français ont jusqu'au 31 août pour proposer des "solutions concrètes" afin d'améliorer la vie des personnes en situation de handicap.

"Comment la société peut-elle garantir une vraie place aux personnes handicapées ?" : des millions de Français sont invités à répondre à cette question et à proposer des "solutions concrètes", dans le cadre d'une "grande consultation nationale" lancée mardi par la secrétaire d'État Sophie Cluzel.

"Le handicap, c'est l'affaire de tous"

Emploi, mobilité, accès aux transports ou au logement, lutte contre les préjugés : les Français ont jusqu'au 31 août pour proposer leurs idées sur le site handicap.make.org, a précisé Sophie Cluzel, qui s'exprimait lors d'un point presse depuis le Salon "Handicap, emploi et achats responsables" au Palais des Congrès à Paris.

"Le handicap, c'est l'affaire de tous. Il faut sortir de l'entre-soi du handicap, faire comprendre que tous les Françaises et Français sont impliqués, qu'ils peuvent changer la donne", a résumé la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées. Les résultats de cette consultation nourriront la réflexion dans la perspective de la Conférence nationale sur le Handicap (CNH), prévue au second semestre 2019, a-t-elle encore précisé.

Objectif 500.000 participants

Les organisateurs se sont fixé comme objectif de convaincre 500.000 personnes de prendre part à l'initiative, soit en formulant directement une proposition, soit en donnant leur avis sur les idées des autres, a expliqué de son côté Axel Dauchez, le président de Make.org. "Ensuite, nous allons peut-être obtenir 10 ou 20.000 propositions, que nous allons trier, décrypter, regrouper, puis soumettre à des ateliers, partout en régions, pour pouvoir proposer dans un an un plan d'action de la société civile", a ajouté Axel Dauchez.

L'idée n'est pas forcément de mettre au point un plan d'action gouvernemental, mais bien de déterminer des actions qui pourraient être mises en oeuvre par la société civile, a-t-il précisé.

Par avec AFP
1 juin 2019

Chez Naturalia, une tisane pour sensibiliser au handicap

Antoine Favier Le 27/05 à 06:00

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Dans l'Essonne, près de 80 travailleurs en situation de handicap produisent toute unne gamme de tisanes biologiques vendues ensuite par Naturalia. - DR

Business case En matière de handicap, l'enseigne bio joue sur deux tableaux. L'entreprise cherche à augmenter l'emploi direct de personnes en situation de handicap, tout en ayant recours à des achats responsables par le biais d'une sous-traitance auprès du secteur du travail protégé et adapté (STPA).

Savourez cette tisane, vous soutiendrez l'insertion dans la vie professionnelle de Sébastien et de ses collègues », peuvent lire les clients de Naturalia au dos d'un paquet de tisane. Ces herbes aromatiques, distribuées dans les rayons du distributeur bio, sont le fruit d'un partenariat de plus de vingt ans entre l'enseigne et La Vie en Herbes, un établissement et service d'aide par le travail (Esat). « C'est en partie grâce à lui que l'on peut exister », confie Philippe Ferrer à la direction de l'Esat. Herbe sacrée protégeant la vie chez les Romains, la sauge - entre autres plantes - permet ainsi d'infuser de la diversité chez Naturalia. Et  les prestations de l'Esat de répondre aux besoins de l'enseigne en matière d'achats responsables . Les valeurs de Naturalia s'articulent autour de quatre points cardinaux : l'audace, la responsabilité, la transparence et la diversité. « Elles guident toutes nos décisions à court, moyen et long terme, avec la volonté d'intégrer toutes les parties prenantes de l'entreprise », défend Chistophe Vengeon, directeur des ressources humaines de l'enseigne. « Nous sommes engagés de façon historique en faveur de la diversité sous toutes ses formes », ajoute le DRH avant de reconnaître qu'il n'est pas toujours aisé d' accueillir des personnes en situation de handicap dans le commerce de détail. « Ce n'est pas toujours aussi simple qu'il n'y paraît », explique le DRH, « certains travailleurs en situation de handicap doivent faire face à un important stress lorsqu'ils sortent d'un milieu protégé ».

Une politique d'achats responsables

Avec ses 1.400 collaborateurs, dont une trentaine déclarés handicapés, Naturalia _ dans le giron du groupe Casino, dont la maison mère vient d'être placée en procédure de sauvegarde pour six mois _n'atteint pas les obligations légales de 6 % de représentativité. Loin d'être découragé, Christophe Vengeon espère changer la donne et augmenter ce pourcentage. « Nous accueillons des stagiaires en situation de handicap, ce qui peut aboutir à des embauches en CDI », appuie-t-il pour affirmer sa volonté d'augmenter le nombre de recrutements. Le 16 mai dernier, à l'occasion de la journée nationale DuoDay et sur la base du volontariat, des collaborateurs de Naturalia ont accueilli des travailleurs en situation de handicap dans leurs magasins. A l'inverse, lors du Duo2 organisé par la Fondation des Amis de l'Atelier, des volontaires de l'enseigne ont été invités à partager la journée d'un travailleur en situation de handicap en Esat. « Nous essayons de faire changer les représentations dans l'entreprise, et sur ce sujet, nous avons eu d'excellents retours de la part des volontaires », relate le DRH qui entend mobiliser encore plus largement pour l'année à venir. Naturalia mène aussi une politique de sous-traitance auprès du secteur du travail protégé et adapté (STPA). Cela permet de remplir, en partie, son obligation d'emploi de travailleurs en situation de handicap, et de réduire sa contribution handicap. Avec, comme fournisseur, l'Esat La Vie en Herbes, l'enseigne réalise ainsi des achats responsables. « Ce genre d'initiative fédère et donne du sens à ce que l'on fait au quotidien », s'enthousiasme Christophe Vengeon, satisfait de ce « partenariat historique ». L'année dernière, il a fait visiter l'Esat à une dizaine de collaborateurs de Naturalia. Une telle visite s'inscrit bien entendu dans la volonté du groupe de sensibiliser et former ses collaborateurs aux enjeux du handicap. De son côté, le directeur de l'Esat se félicite, lui aussi, de cette collaboration qui « permet de développer un accompagnement très professionnalisant pour répondre à des exigences en termes à la fois de qualité et de rentabilité ». C'est dans la zone périurbaine de la commune de Marcoussis, dans l'Essonne, que près de 80 travailleurs en situation de handicap produisent, transforment et conditionnent toute une gamme de tisanes biologiques. « Ce partenariat offre les moyens de leur redonner confiance, car ils confectionnent des produits à succès », conclut fièrement Philippe Ferrer.

31 mai 2019

Eh oui, l'autisme aussi est un business... : Entretien avec Maxime Gillio

 

Eh oui, l'autisme aussi est un business... : Entretien avec Maxime Gillio

J'ai lu avec beaucoup de plaisir " Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres ", de Maxime Gillio. Superbe déclaration d'amour d'un père à sa fille. Au fil des pages, on ressent à quel point il est important pour ce papa d'entrer en contact avec son enfant.

https://monhandicapamoinesevoitpas.blogspot.com

 

29 mai 2019

Autisme. La leçon de piano de Nathalie Gaillard

Publié le 29 mai 2019 à 06h00

 

Âgé de sept ans et demi, autiste et aveugle, Victor suit les cours adaptés de Nathalie Gaillard depuis le mois de février. Âgé de sept ans et demi, autiste et aveugle, Victor suit les cours adaptés de Nathalie Gaillard depuis le mois de février. (Photo C. M.)

Nathalie Gaillard est une professeur de piano peu ordinaire. Elle compte, parmi ses élèves, des enfants autistes. À Lanester (56), le temps de leçons un peu particulières, les notes nouent et dénouent les émotions. Et la musique adoucit les maux.

Jeudi matin, 10 h, à la porte du studio Le Piano de Nathalie, à Lanester (56). Victor est ponctuel. Comme toutes les semaines, le petit garçon de sept ans et demi vient prendre son cours de piano avec Nathalie Gaillard. Il s’installe devant les touches blanches et noires et, rapidement, les premières notes résonnent. La leçon est un peu particulière, sans partition. Victor n’est pas un enfant ordinaire : autiste, il est également aveugle de naissance.

La méthode « douce »

Dans le petit salon attenant au studio, Clément, son petit frère de trois ans, Mathieu et Fanny, ses parents, suivent la leçon dont ils n’ont que le son. De l’autre côté du mur, Victor déploie ses doigts, travaille son oreille, s’exprime… Des phrases, verbales ou musicales. Nathalie le guide d’un mot, l’accompagne d’un geste. Joignant parfois sur le clavier ses deux mains à celles du garçon.

" C’est plus une approche qu’une méthode : tout en douceur, il s’agit de trouver comment entrer en communication avec l’élève autiste. "

« Ce ne sont pas des cours qu’on peut préparer », sourit la professeure de piano. « Il faut s’adapter… À l’humeur de l’enfant, à ce qui s’est passé avant qu’il ne franchisse le seuil du studio. C’est du sur-mesure, c’est différent chaque fois ». C’est en 2017 que Nathalie Gaillard s’est formée à la méthode Dolce auprès de l’association Apte (*). « C’est plus une approche qu’une méthode : tout en douceur, il s’agit de trouver comment entrer en communication avec l’élève autiste ».

Rassurer et calmer

À 56 ans, après des années d’enseignement du piano, la Bretonne d’adoption, formée à la Schola Cantorum de Paris, a eu envie d’apporter autre chose à ses cours. Elle avait déjà travaillé avec des enfants en situation de handicap… « C’était resté dans un coin de ma tête ». Aujourd’hui, dans son studio de la rue Pasteur, elle dispense ses leçons de piano particulières à cinq enfants atteints de troubles autistiques.

Avec ces élèves pas ordinaires, âgés de 7 à 18 ans, « les cours sont très aléatoires d’une semaine sur l’autre », explique Nathalie Gaillard. « Parfois, ils font des progrès incroyables. Puis d’un seul coup, il y a blocage… ». Certaines fois, aucune note n’est jouée pendant la leçon. « Je dois juste rassurer, calmer… ». Dans ces cas-là, l’usage des bols tibétains, que la professeure de piano a appris à utiliser dans le cadre de sa formation en sonothérapie, peut se révéler utile. « Ces enfants sont extrêmement réceptifs à la vibration ».

Après des années d’enseignement du piano, Nathalie Gaillard a eu envie d’apporter autre chose à ses cours. En 2017, elle s’est formée à la méthode Dolce auprès de l’association Apte. (Le Télégramme/Claire Marion)

Un point de repère

Les vibrations, les sons, la musique… « Depuis qu’il est tout petit, Victor adore jouer, écouter, chanter », confirme Fanny, sa maman. Des jeux sonores, le petit garçon est vite passé aux instruments de musique. Il y a deux semaines, ses parents ont fini par louer un piano. « Nous l’avons placé au centre du salon », explique Mathieu, son papa. Aujourd’hui, « Victor accepte que nous en jouions avec lui, et même sans lui ». Toute la famille s’y est mise.

C’est un éducateur du centre psychothérapique pour enfants et adolescents où est suivi Victor qui leur a parlé de Nathalie Gaillard et ses cours adaptés. « Dès la première leçon, on n’a senti aucune peur, aucune réticence de la part de Nathalie », apprécie Fanny. De son côté, Victor s’est laissé guider par sa professeure, l’a acceptée dès le début. « Cette leçon hebdomadaire, c’est devenu un point de repère ».

Un apaisement

La leçon de piano de Nathalie est « un apaisement pour l’enfant. De tout son corps, il le montre », expliquent ses parents. Et cette demi-heure de musique chaque semaine, c’est un apaisement pour ses parents aussi. « C’est la première fois de sa vie qu’on propose à Victor une activité qui ne soit ni médicale ni paramédicale… Nathalie est sans jugement. Elle ne s’arrête jamais sur ce qui ne se passe pas bien. Juste sur ce qui est positif. Ça nous change d’un quotidien où on passe beaucoup de temps à lutter, pour lui, et pour nous », souffle Fanny.

" C’est la première fois de sa vie, qu’on propose à Victor une activité qui ne soit ni médicale ni paramédicale. "

Ces leçons de piano particulières pour des enfants extraordinaires ont modifié profondément les choses pour la professeure de piano, jusque dans ses cours habituels. « J’ai un autre regard aujourd’hui », explique Nathalie Gaillard. « Je suis plus sensible, plus à l’écoute dans mon enseignement… Je laisse plus de place à l’improvisation chez mes élèves par exemple ». Victor et les autres « m’apportent beaucoup. Il y a énormément d’échanges. Je leur donne… Et je reçois au centuple ! ».

(*) Apte : Autisme, piano et thérapie éducative. www.apte-autisme.net


29 mai 2019

Bernard Golse, Hans Asperger, le nazisme et l'autisme

28 mai 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Une tribune dans "Libération" de Bernard Golse, au sujet du livre d'Edith Sheffer "Les enfants d'Asperger". Broderies sans avoir lu le livre. Ce qui permet n'importe quel délire.

 

Professeur émérite, certes, mais pas bon lecteur, le Pr Bernard Golse se permet une tribune (plus exactement, Libération lui offre une tribune) pour commenter un livre qu'il n'a manifestement pas lu.

 © Luna TMG
© Luna TMG

« Asperger, en tant qu’obédient du régime fasciste autrichien de l’époque, envoyait au Spiegelgrund de l’Institut psychiatrique du Steinhof à Vienne les enfants qu’il avait décrits comme présentant ce trouble relationnel soi-disant spécifique afin qu’ils y soient purement et simplement exterminés « 

Si Hans Asperger était nationaliste, il n'a pas été d'obédience fasciste, parce qu'il était d'obédience strictement catholique (nul n'est parfait). Bernard Golse peut-il citer un seul cas d'envoi au Spiegelgrund d'un enfant présentant ce « trouble relationnel » ?

Il n'a qu'à lire le livre d'Edith Sheffer pour éviter de répéter un tel propos.

« Ce syndrome dit d’Asperger a-t-il la moindre réalité scientifique ?

Rangé dans la rubrique des «troubles envahissants du développement» dits «atypiques» dans le cadre du DSM4, l’une des classifications internationales des maladies somatiques et mentales qui fait autorité dans le monde (1), et dans le cadre du DSM5 (dernière version de cette même classification), ce syndrome se trouve noyé dans la rubrique des «troubles du spectre autistique» dont il représenterait seulement une forme légère… »

Un premier scoop : le DSM IV serait une classification des maladies somatiques et mentales. Ce ne serait pas une confusion avec la CIM-10 ?

Un deuxième scoop : le syndrome d'Asperger comme un TED dit « atypique ». Le syndrome d'Asperger est pourtant une forme typique de l'autisme, avec les caractéristiques suivantes :

  • pas de déficience intellectuelle (cela n'a jamis été un critère de l'autisme) ;

  • pas de retard du langage.

Une personne TED atypique est une personne dont les symptômes n'atteignent pas le niveau requis dans un des 3 critères du diagnsotic : troubles des interactions sociales, de la communication, comportements répétitifs ou intérêts restreints.Ce n'est pas le cas pour une personne Asperger, pour laquelle les 3 critères doivent être réunis.

Considérer que le syndrome d'Asperger est une forme légère des troubles du spectre de l'autisme est un raccourci, car ce n'est pas nécessairement vrai.

«  des sujets par ailleurs le plus souvent extrêmement intelligents » Ah bon ? Est-ce que notre prof ne confond pas les aspies avec les personnages de séries TV ?

«  à la différence des classifications dans le champ de la médecine somatique, nos classifications psychiatriques ne sont encore que descriptives, d’où la nécessité de les revoir périodiquement afin de tenir compte des nouveaux consensus qui émergent parmi les spécialistes »

Le Pr Golse est mal placé pour parler de consensus, alors qu'il se mélange allègrement les pinceaux.

« Tel fut le cas de la pédagogie dite «curative» prônée par Asperger et ses funestes collègues. Dès que l’on dispose d’une classification, il y a possibilité de sélection, et chacun sait à quoi ce terme a donné lieu dans les camps de concentration nazis. Nous apprenons aujourd’hui que le terme de syndrome d’Asperger a également conduit des enfants vers la mort ! »

La pédagogie curative d'Asperger et de ses collègues ne visait pas à l'extermination, bien au contraire. Il suffit de lire le livre d'Edith Sheffer pour éviter de dire cette ânerie. Mettre un lien entre toute classification et la sélection à l'entrée des camps d'extermination, c'est un point Godwin dans la discussion.

Le terme de syndrome d'Asperger ayant été proposé un an après la mort d'Hans Asperger, il n'a pas pu conduire à la mort 40 ans avant.

Ces remarques étant faites, je rigole en lisant le Pr Golse disant  qu'il faut « changer définitivement de paradigme épistémologique en psychiatrie et en pédopsychiatrie, domaines particuliers du savoir dans lesquels les spécificités qualitatives de la rencontre interhumaine se doivent absolument de prévaloir sur toute démarche d’étiquetage dangereuse et intrinsèquement porteuse de menaces de dérives politiques »

La première fois que je l'avais entendu, en 2006, il avait réussi à me culpabiliser avec sa prétention de lier l'autisme à la dépression maternelle et à l'absence de stimulation, mais çà n'a pas duré longtemps. Je n'ai pas été très réceptif à cette rencontre interhumaine avec lui, mais plutôt avec Catherine Barthélémy.

Pitié pour les enfants et les parents qui rencontrent ce type de prof non émérite !

27 mai 2019

L'univers post-apocalytique de Manon Toulemont

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