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"Au bonheur d'Elise"
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12 mars 2019

Son-Rise, une "guérison" de l'autisme à n'importe quel coût

11 mars 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Commentaires à partir d'un article de Spectrum News : "Des dizaines de parents abandonnent les traitements traditionnels de l'autisme pour poursuivre Son-Rise, une thérapie comportementale intense, coûteuse et non prouvée." et d'une conférence à Joué-les-Tours

 

Depuis un an et demi, je gardais sur le feu la traduction d'un article de Spectrum News : "A ‘cure’ for autism at any cost ". Cet article critique la méthode Son-Rise.

Cette méthode fait partie des méthodes non conseillées par la Haute Autorité de Santé et l'ANESM dans leurs recommandations de 2012 sur l'accompagnement des enfant autistes.

Ces méthodes ne sont pas déconseillées, contrairement à la communication facilitée ou à la chélation.

Si elles ne sont pas recommandées, c'est :

  • faute de preuves sur leur efficacité;
  • et en l'absence de consensus des experts.

Le CLE-Autistes a publié la traduction de cet article intéressant daté du 20 septembre 2017 sur Spectrum News. Cet article rappelle l'absence de preuves, mais met l'accent aussi sur les enjeux financiers de cette méthode.

Je vous invite à lire cet article (pages 1 à 13) : https://cle-autistes.fr/wp-content/uploads/2019/02/Annexes_Sonrise_CLEA.pdf

Article 8 mars 2019 - Joué-les-Tours © La Nouvelle République
Article 8 mars 2019 - Joué-les-Tours © La Nouvelle République

"Une conférence pour dépasser l’autisme
L’histoire est belle et encourageante : celle d’un enfant diagnostiqué autiste sévère avec un QI inférieur à 30, condamné à passer toute sa vie en institution spécialisée, qui finira pourtant par devenir diplômé supérieur en bioéthique et conférencier international." La Nouvelle République 8/03/19

"Cet Américain né en 1974 a été diagnostiqué comme autiste après avoir reçu un traitement antibiotique dans l’oreille à l’âge de quatre semaines.(...) « Complètement guéri » depuis ses cinq ans, Raun K. Kaufman a réussi à reprendre une vie normale (...) Quand j’étais tout petit, on m’a diagnostiqué un autisme lourd. On estimait mon quotient intellectuel à « moins de 30 »." Le Parisien 2/4/18

"Après presque quatre ans de travail avec leur enfant, il a pu sortir complètement de l’autisme. " Midi Libre 4/5/2016

La communication autour de ce programme est plutôt significative de ce que disaient les pédopsychiatres il y a quelques dizaines d'années - mais parfois encore assez récemment - que d'éléments objectifs : "autisme lourd" ? "QI inférieur à 30"  [calculé comment?]? Que les parents aient fui ce discours, tant mieux. Que les intuitions des parents (intervention précoce, basée sur les parents et le jeu, sur les intérêts de l'enfant) aient été des facteurs d'évolution favorable, je n'ai pas de mal à le croire.

Mais prétendre "dépasser" ou "sortir complètement de l'autisme", sans aucune étude scientifique à l'appui, c'est vendre de l'illusion. Et d'après l'article, ce n'est pas bon marché.

Cela s'accompagne d'une prétention à l’exclusivité de la méthode, une chose qu’aucun programme ne peut réclamer, compte tenu des preuves existantes et de la diversité du Trouble du Spectre de l'Autisme.


Vous trouverez également dans ce document la traduction d'un article issu du blog d’Anthony Warner «The Angry Chef» chef cuisinier et auteur britannique qui démystifie la mode de l’«alimentation propre».

Sur ce point, nous sommes pas seulement dans des méthodes non prouvées, s'appuyant sur des théories complètement fumeuses - tout en étant rémunératrices pour ceux qui les défendent - : ces théories sont aussi nuisibles pour le portefeuille des parents, mais elles peuvent être sérieusement nuisibles pour la santé de leurs enfants - et contraires à leur bien-être.

Il n'y aurait pas de rapport entre ces deux articles ... si ce n'est que l'association Optimautisme, qui promeut en France la méthode Son-Rise, renvoie dans une de ces pages vers le régime alimentaire  GASP. Ce n'est pas la première fois que les partisans d'une méthode discutable car non prouvée s'acoquinent avec d'autres promoteurs de méthodes également non prouvées mais aussi discréditées : par exemple quand l'AEVE (3i) s'appuie sur les psychanalystes. Je ne veux pas donner d'autres exemples pour ne pas me fâcher avec trop de personnes innocent

Mais quand on voit qu'un traitement antibiotique est mis en relation avec l'apparition de l'autisme dans la communication de Son-Rise, je suis en droit de m'inquiéter du niveau scientifique des informations diffusées.


Le dossier publié par le collectif CLE-Autistes vise à demander l'annulation de la réunion que tenait Optimautisme à Joué-les-Tours. Je ne le rejoindrai pas dans cette revendication. Il est normal que les CRA ne diffusent d'information sur les conférences que pour des programmes recommandés par la HAS : il n'en demeure pas moins qu'ils auront des livres et documents sur le sujet dans leur centre de documentation.

Le CRA Nord-Pas-de-Calais avait annoncé une formations sur le packing (d'ailleurs déconseillé par la HAS) il y a un certain nombre d'années : cela était anormal, et cela ne doit plus avoir lieu. Il était aussi arrivé que le CRA de Bretagne, sous l'égide du Pr Botbol (qui a purgé l'ancienne équipe du Pr Lazartigues et du Dr Lemonnier), diffuse l’information sur un colloque lacanien sur l'Affinitive Therapy. Mais il avait été obligé ensuite d'en diffuser une critique argumentée par la Dr Claire Chevreuil.

Je ne rejoindrai pas non plus ce collectif quand il prétend "dénoncer les techniques de manipulation mentale et de reprogrammation neurocomportementales sur les personnes autistes et sur leurs parents". Sauf, bien sûr, si cela vise la psychanalyse tongue-out. Mais la formulation est telle qu'elle peut viser tout programme éducatif.

En ce qui me concerne, j'analyserai un programme éducatif en fonction de plusieurs critères :

  • quel est son objectif ?
  • quelles méthodes utilisées ? sont-elles éthiques ?
  • quelle efficacité ? quelles preuves ?
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8 mars 2019

"J'ai offert la mort à mon fils" handicapé : le témoignage d'une mère ne passe pas

 

"J'ai offert la mort à mon fils" handicapé : le témoignage d'une mère ne passe pas

"Je m'appelle Anne Ratier et je vais vous expliquer pourquoi j'ai décidé d'offrir la mort à mon fils Frédéric." Les yeux droits dans l'objectif, le visage impassible, Anne Ratier, mère d'un enfant lourdement handicapé depuis la naissance, s'apprête à raconter comment, à l'aide de médicaments, elle a provoqué la mort de son fils de trois ans, en 1987.

https://www.lexpress.fr

 

8 mars 2019

"Regarde-moi" : un drame émouvant sur l'autisme

 

"Regarde-moi" : un drame émouvant sur l'autisme

L'émouvant film tunisien "Regarde-moi", de Nejib Belkadhi, présenté le 1er mars 2019 en compétition au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), explore l'acceptation de la différence, celle d'un enfant autiste. 1 mars 2019 * Par L'AFP pour Handicap.fr Lofti, quadragénaire tunisien, a abandonné son épouse et son bébé autiste pour refaire sa vie en France.

https://informations.handicap.fr

 

7 mars 2019

L'illusion d'élitisme en autisme

 

BLOGUE L'illusion d'élitisme en autisme

L'autisme est un diagnostic en constant essor depuis les dernières années tant chez les enfants que chez les adultes. Tristement, par méconnaissance, jugements et craintes de stigmatisation, une certaine forme de hiérarchisation s'est installée au fil des années en matière d'autisme.

https://quebec.huffingtonpost.ca

 

7 mars 2019

Une étude sur 650.000 enfants confirme (de nouveau) que le vaccin ROR ne cause pas l'autisme

article publié dans Le Nouvel Observateur  

vaccin contre la rougeole

Vaccin contre la rougeole en Colombie, le 21 mars 2018 (photo d'illustration). (Schneyder Mendoza / AFP)

L'étude a pris en compte les données de l'ensemble des enfants danois nés de 1999 à 2010, suivis jusqu'en 2013.

Une très grande étude portant sur plus de 650.000 enfants danois suivis sur plus d'une décennie est parvenue à la même conclusion que plusieurs études précédentes : le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR) n'augmente pas le risque d'autisme.

L'étude a pris en compte les données de l'ensemble des enfants danois nés de 1999 à 2010, suivis jusqu'en 2013. Les chercheurs ont comparé le nombre d'enfants ayant reçu un diagnostic d'autisme parmi les vaccinés et les non-vaccinés, et n'ont trouvé aucune différence.

"L'étude soutient fortement le fait que le vaccin MMR [Measles-Mumps-Rubeolus, le nom utilisé dans les pays anglo-saxons notamment, NDRL] n'augmente pas le risque d'autisme, ne déclenche pas l'autisme chez les enfants susceptibles [ayant des facteurs de risque, NDLR], et n'est pas associé avec un regroupement de cas d'autisme après la vaccination", écrivent les chercheurs, dans l'étude publiée dans les Annales de Médecine interne aux Etats-Unis.

Les auteurs soulignent que leurs travaux renforcent notamment une étude de 2002 portant sur 537.000 enfants danois. Ils citent aussi dix études menées sur les vaccins sur les enfants, dont six spécifiquement sur le vaccin MMR, qui n'ont trouvé aucun lien.

Les centaines de milliers d'enfants ainsi étudiés, sur des années, sont à comparer à la petite étude de 1998 souvent citée par les anti-vaccins comme montrant un lien entre MMR et autisme, et qui ne portait que sur 12 enfants. Cette étude a été rétractée par la revue médicale qui l'avait publiée, l'auteur, qui avait falsifié les résultats, a perdu sa licence médicale, mais elle continue d'être citée par les militants anti-vaccins.

Flambée de rougeoles

Cette étude intervient alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment alerté sur une flambée de rougeole dans le monde en 2018, avec un bond d'environ 50% des cas signalés par rapport à 2017.

La rougeole est une maladie grave et très contagieuse, qui peut être prévenue par deux doses d'un vaccin "sûr et efficace", selon l'OMS, qui déplore la diffusion de fausses informations sur le vaccin, notamment dans les pays riches.

Vendredi dernier, l'Unicef a à son tour tiré la sonnette d'alarme devant la recrudescence de la rougeole dans le monde, avec 98 pays ayant signalé un plus grand nombre de cas en 2018 par rapport à 2017.

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6 mars 2019

Teaser #1 Vidéo de Handéo : Comment communiquer avec un enfant autiste ?

Ajoutée le 5 mars 2019
Teaser #1 🗨 Comment communiquer avec un enfant autiste ? Découvrez bientôt la vidéo animée de Handéo… 🎤 En attendant, visionner un extrait de la vidéo après l’interview de Danièle Langloys, experte-usager autisme ▶ Pour en savoir encore plus rendez-vous sur : http://www.handeo.fr/actualites/video...
6 mars 2019

Le phallus et le néant : le film d’utilité et de salubrité publique de Sophie Robert !

article publié sur inclusion à l'école

Le Phallus et le Neant Affichele phallus et le néant

 

5 mars 2019 · LECTURES ET FILMS

Ce documentaire devait être le premier d’une série sur la psychanalyse. Mais c’est « Le Mur » qui dénonçait le traitement psychanalytique de l’autisme qui a fait connaître Sophie Robert en donnant un coup de pied salutaire dans la fourmilière opaque et nocive d’une psychanalyse viscéralement sexiste. Une psychanalyse érigée en pseudo- science avec ses intégristes a été la cause d’un retard considérable dans prise en charge de l’autisme en France.

Pour ce second opus, Sophie ROBERT a retenu 18 psychanalystes freudiens et lacaniens orthodoxes, elle en avait interrogé 52 ! Elle décortique et met en avant les dérives sexistes/homophobes/pédophiles du discours freudien-lacanien orthodoxe. Elle dénonce pour la seconde fois un dogme, voire une religion fondamentaliste qui possède ses codes, son langage et ses prophètes

On découvre combien la psychanalyse peut s’apparenter à une secte, avec la même manipulation mentale.

Ce film démontre enfin parfaitement comme cette idéologie supplante hélas toute raison. Et cette démonstration nous est faite par ces praticiens eux-mêmes.

La salle rit aux premiers propos doctement infligés par ces mandarins

tant le ridicule le dispute à l’ahurissant.

Puis, peu à peu, les rires s’étranglent. Il devient impossible de rester protégé par le second degré tant les propos sont insupportables et scandaleux. Leurs affirmations seraient répréhensibles devant la loi s’ils n’étaient pas enrobés dans un jargon incompréhensible pseudo scientifique, et couverts par des textes sacrés (Freud et Lacan). Dans ce discours, arrive toujours le même salmigondis pornographique, sorte de soupe à la sorcière d’où surnage une haine féroce pour les femmes.

« La femme n’existe pas / la femme c’est un trou / il n’y a que du masculin dans l’inconscient / il n’y a pas de rapport sexuel possible entre un homme et une femme / les homosexuels sont des psychotiques qui s’ignorent / les enfants ont des pulsions sexuelles / seule la perversion permet le rapport sexuel / l’inceste ça ne fait pas tellement de dégâts, ça rend juste les filles un peu débiles. »

Ils parlent ainsi tous d’une même voix dogmatique, solidaires, arc-boutés sur leurs textes sacrés.

Ce film démontre enfin parfaitement comme cette idéologie supplante hélas toute raison. Et cette démonstration nous est faite par ces praticiens eux-mêmes.

Ce serait en effet comique si les gourous qui témoignent n’avaient pas tous pignon sur rue, pédopsychiatres ou pédiatres reconnus, professeurs enseignant en faculté, d’autres intervenant dans des CMPP ou encore dans le système judiciaire. La plupart interviennent en tant que thérapeutes dans des établissements médico- sociaux auprès d’enfants différents/autistes, et/ou des personnes victimes de violences sexuelles.

Alors du rire, je suis passé à la nausée, et suis sortie avec la gueule de bois.

Leur discours vicié transforme les victimes en coupables, par un tour de passe-passe bien rodé. Ils dénigrent les faits, prennent constamment le contre-pied de ce que le patient leur dit, car ils sont déconnectés de la réalité. Les récits de victimes qui témoignent offrent un écho glaçant aux propos tenus.

Sophie Robert endosse le rôle naïf de Candide. Ses questions lancent des ponts entre les non-dits et la jubilation de ces pontes à s’exprimer qui crève l’écran.

Il faut se pincer, souvent, pour réaliser qu’il ne s’agit pas là d’une fiction. Sophie Robert nous livre posément ce scandale, comment nos semblables les plus fragiles, les plus meurtris, peuvent être les proies de ces pratiques et être ainsi définitivement détruits.

Les parents d’enfants autistes avaient ressenti émoi et la colère suite au « Mur ». La psychanalyse n’est pas seulement nuisible et inutile pour l’autisme, cette fois-ci il est clair que nous sommes tous concernés.

Alors, on a juste envie d’aider Sophie Robert à agrandir la brèche qu’elle a réussi avec courage à ouvrir, en solitaire et à mains nues, dans ce Mur en espérant qu’il chute enfin.

Sabine K.

2 mars 2019

Site de Phantom : Comprendre l'autisme

27 févr. 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot


Le site réalisé par une personne autiste, Phantom, est très riche d'informations.
A consulter et à suivre. Quelques exemples récents.

 

 http://comprendrelautisme.com/

Site comprendre l'autisme
Site comprendre l'autisme

 Autisme et expressions faciales

 Les expressions faciales sont des facilitateurs de communication lors des interactions. Par exemple, un sourire peut montrer l’intérêt de la personne pour un sujet de conversation, un froncement de sourcil, de l’empathie. Une méta-analyse de 39 études, publiée en décembre 2018 montre que les personnes autistes ont des difficultés à produire et comprendre les expressions faciales.

http://comprendrelautisme.com/autisme-et-expressions-faciales/

Les compétences cognitives des personnes autistes : difficulté d’évaluation

Les professionnels et les familles constatent souvent qu’il est complexe d’évaluer les compétences cognitives des personnes autistes avec des tests classiques, notamment les tests d’intelligence. Certains enfants ont des compétences et des connaissances mais ils n’arrivent pas à les déployer lors de la passation des exercices formalisés.

http://comprendrelautisme.com/les-competences-cognitives-des-personnes-autistes-difficulte-devaluation/

L’identification de genre chez les femmes autistes

Cet article traite de l’identité de genre dans dans l’autisme, notamment l’identification de genre chez les femmes autistes et les différences par rapport au genre entre les personnes autistes (hommes et femmes) et non autistes.

http://comprendrelautisme.com/identification-de-genre-chez-les-femmes-autistes/

Les recherches scientifiques sur l’autisme : 10 avancées majeures en 2018

Chaque année la revue de vulgarisation Spectrum News opère un classement des articles notables issus  des recherches scientifiques sur l’autisme durant l’année passée.

Cette année encore, ils ont demandé  à des chercheurs d’évaluer les recherches scientifiques sur l’autisme les plus importantes, celles qui ont changé leur point de vue sur l’autisme ou sur la façon de le traiter.

http://comprendrelautisme.com/10-recherches-scientifiques-sur-lautisme-en-2018/

Une analyse massive redéfinie la carte des racines génétiques de l’autisme

Ce texte est une traduction libre d’un article paru dans le magasine Spectrum News :

Massive analysis refines map of autism’s genetic roots de Nicholette Zeliadt  /  December 2018

http://comprendrelautisme.com/la-carte-des-genes-de-lautisme/

L’autisme et le Syndrome de Stress Post-Traumatique

Cet article traite de l’autisme et le Syndrome de Stress Post-Traumatique en détaillant ses manifestations chez les personnes autistes. C’est un résumé de la recherche suivante : Behavioral Symptoms of Reported Abuse in Children and Adolescents with Autism Spectrum Disorder in Inpatient Settings, dont vous trouverez les références complètes en bas de page.

http://comprendrelautisme.com/lautisme-et-le-syndrome-de-stress-post-traumatique/

Utilisation des écrans tactiles chez les personnes autistes

Les écrans tactiles portables ont fait l’objet de beaucoup de recherches durant les dernières années, notamment chez les personnes autistes.

http://comprendrelautisme.com/lutilisation-des-ecrans-tactiles-chez-les-personnes-autistes/

Les facteurs qui augmentent l’utilisation de soins psychiatriques

Aujourd’hui, plusieurs études montrent que les personnes autistes ont davantage recourt aux soins psychiatriques que la population générale. Cependant, on observe aussi des facteurs de risque à l’intérieur de la population des personnes autistes et l’utilisation élevée des soins psychiatriques n’est pas distribuée de la même manière dans le spectre de l’autisme.

http://comprendrelautisme.com/les-facteurs-qui-augmentent-le-risque-dhospitalisation-en-service-psychiatrique/

Les péripéties d’Alice : le monde du travail

http://comprendrelautisme.com/les-peripeties-dalice-le-monde-du-travail/

 © Phantom
© Phantom
2 mars 2019

Groupe, rock et handicap : l’uppercut Percujam

article publié dans Faire-Face

Sur scène, Percujam c'est quinze musiciens et chanteurs, neuf artistes autistes et six éducateurs et un rock indépendant entraînant. ©DR

En salles à partir de ce mercredi 4 avril, le film Percujam nous embarque dans l’aventure d’un groupe de rock atypique composé d’artistes autistes et d’éducateurs. Magie de la musique : sur scène, impossible de savoir qui est handicapé. Attention : vous allez taper du pied et fredonner !

Ils sont bluffants. Ils dégagent une énergie intense. À se demander si l’autisme – lorsqu’ils le domptent par la musique – ne décuple pas leurs talents. Les Percujam existent depuis vingt ans. Mais leur notoriété, à la faveur du documentaire éponyme qui sort ce mercredi en salles, a pris de l’ampleur ces derniers mois. Pour une raison évidente : ce film donne envie d’aller les voir en concert. 

Alternote, foyer unique au monde

Sur scène, ils sont quinze, neuf artistes autistes et six éducateurs musiciens. Tous travaillent dans un foyer d’accueil médicalisé (Fam) unique au monde, Alternote, à Antony dans les Hauts-de-Seine. C’est là que le réalisateur Alexandre Messina (lire ci-dessous) a posé sa caméra pendant quatre ans, de 2012 à 2016. Il a capté leur quotidien, leur travail en studio, leur passion pour la musique, et une parole – forcément inhabituelle à nos oreilles – sur leur métier.

On embarque avec eux en tournée sur les routes de France, on rit et on s’attache à ces rockeurs festifs dotés d’une différence qui nous interpelle. Kévin, le fan de culture américaine. Gilou, la mascotte. Milène et ses mots sans queue ni tête, scandés à la manière d’une poétesse.

Contrastes au quotidien

Dans les scènes du quotidien, l’autisme apparaît ainsi dans toutes ses manifestations : mouvements incontrôlés, paroles incohérentes, angoisses et absences silencieuses de ces jeunes soudains perdus dans leur monde. Le contraste avec les scènes musicales – au moment de composer, en répétition, en concert – est saisissant : de handicap, il n’y a plus. Nous voici incrédules et admiratifs devant leur capacité de concentration et d’apprentissage, leur sens du rythme, leur aisance à jouer d’un instrument.

C’est Jean-Rodrigue dont les doigts glissent, fluides, sur les touches du piano. Et qui, dans la scène suivante, porte péniblement sa fourchette à sa bouche. C’est Kévin, face caméra, qui dit son « rêve d’être chanteur » avec son langage en désordre. Et qui, au plan d’après, apprend – et traduit même – les paroles d’une chanson espagnole. Comment même ne pas voir en Raphaël, qui joue du violon depuis l’âge de 7 ans, de la batterie, de la basse et chante, un “Rain Man” de la musique ?

Lire aussi

De l’émotion à fond

Comment ces artistes gèrent-ils leur handicap pour parvenir – avec ce talent, cette énergie et un tel plaisir – à créer  ? Percujam ne l’explique pas car ce n’est pas un film sur l’autisme. C’est un film sur la musique et son pouvoir de nous mettre en relation les uns avec les autres au-delà de nos différences. C’est ce que font les musiciens de Percujam, alors même que leur handicap les porte en principe à l’isolement.

« Même sans bien connaître l’autisme, je me dis que les personnes qui en sont atteintes ont du mal à gérer leurs émotions. Alors c’est vraiment surprenant de voir comment les Percujam nous en font ressentir de si fortes à travers leur passion du son, témoigne  Joachim qui a assisté à une avant-première en mars au Max Linder à Paris. Percujam ça m’a donné envie de saisir une guitare électrique et de chanter à tue-tête. »

Du rock diablement entraînant

Leur rock alternatif est aussi diablement entraînant. Pour ne pas dire entêtant. « Artistes autistes, une lettre d’écart / artistes autistes, une note d’espoir » Autant vous prévenir : vous allez scander ce refrain pendant quelques heures après avoir vu Percujam sur écran… ou en live. Aurélia Sevestre

Rendez-vous sur Facebook pour connaître le calendrier des projections du film ou des concerts du groupe.

Alexandre Messina, réalisateur : « Ils sont beaucoup plus libres que nous. »

Lorsqu’une éducatrice, amie de son frère, lui propose d’assister à une répétition du groupe Percujam en 2012, Alexandre Messina s’y rend « sans arrière-pensée, mais en m’attendant quand même à voir des particularités. Je ne savais pas ce qu’était l’autisme. Et je ne le sais sans doute pas plus aujourd’hui. Ce jour-là, je n’ai pas vu d’autistes. J’ai vu des musiciens. Jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent de jouer. »

Percujam, son film, s’achève en apothéose par un concert à l’Olympia en 2016. C’était « le rêve » que Kevin, l’un des musiciens, lui avait confié face caméra dès les premiers tournages. Un documentaire en forme de success story ? Le réalisateur s’en défend. « Je n’ai pas cherché à éluder les problématiques. Aujourd’hui, les propositions affluent mais Percujam ne peut faire huit concerts par mois : ses musiciens ont tous des angoisses qui peuvent surgir à n’importe quel moment, aucun déplacement n’est simple. »

On l’oublierait presque à voir ses images, tant la musique semble tout y remettre « en ordre ».  Et nous mettre en lien avec ces artistes particuliers. « J’ai moi-même appris à communiquer avec eux, confie le réalisateur. Et j’ai découvert qu’ils sont beaucoup plus libres que nous. »

2 mars 2019

Ma vie avec l'autisme

 

Ma vie avec l'autisme

Quand URBANIA m'a demandé si j'avais le temps de leur écrire un petit texte de 500 mots pour parler de ma vie en tant qu'autiste, j'ai juste pas répondu. Après quelques jours et une relance, j'ai répondu que j'allais voir si j'ai le temps. Je suis pas mal occupé.

https://urbania.ca

 

2 mars 2019

Dragons 3 : Le monde caché aujourd'hui au Kosmos de Fontenay-sous-Bois

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Ciné-ma différence — 60 rue Didot — 75014 Paris — Tél. +33(0)1 71 20 22 64

Vous avez reçu ce courrier de la part du site : Ciné-ma différence

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Fontenay-sous-Bois Info

Samedi 2 mars 2019 à 16h15

Synopsis : Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou, en tant que dragon, est devenu le leader de son espèce. Ils réalisent enfin leurs rêves de vivre en paix entre vikings et dragons. Mais lorsque l’apparition soudaine d’une Furie Eclair coïncide avec la plus grande menace que le village n’ait jamais connue, Harold et Krokmou sont forcés de quitter leur village pour un voyage dans un monde caché dont ils n’auraient jamais soupçonnés l’existence. Alors que leurs véritables destins se révèlent, dragons et vikings vont se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent.

Cinéma Le Kosmos

243 ter avenue de la République - 94120 Fontenay-sous-Bois
Salle NON accessible pour l’instant aux personnes à mobilité réduite (escalier). Boucle magnétique.

Tarif : 2,3 € avec le code « Envol Loisirs » à la caisse

Contact : Marie-Françoise LIPP

Téléphone : 06 82 01 27 97

Courriel : fontenaysousbois@cinemadifference.com

Grâce au :


 

Ciné-ma différence : des séances de cinéma TOUS PUBLICS, adaptées pour les personnes dont le handicap peut entraîner des troubles du comportement.
Présence de bénévoles / Information de l’ensemble du public / Son modéré / Lumière éteinte doucement / Absence de publicité et de bandes annonces.

1 mars 2019

Samedi 30 mars Paris à l'Institut Pasteur -> 13h30-18h Autisme : que nous enseigne la recherche ?

Autisme : que nous enseigne la recherche ?

Samedi 30 mars 2019 - 13h30 - 18h00
Institut Pasteur, Paris, Centre d'information scientifique

Journée de l'autisme 2019 - Institut Pasteur

Cette journée, organisée à l’initiative de Thomas Bourgeron, chef de l’unité Génétique humaine et fonctions cognitives à l’Institut Pasteur et de son équipe, sera l’occasion, pour le grand public et notamment pour les patients et leurs familles, de rencontrer des chercheurs et des cliniciens intervenant à différents niveaux dans la compréhension et la lutte contre ce trouble qu’est l’autisme.

Les derniers travaux et découvertes sur l'autisme issus des interactions entre les chercheurs de l’Institut Pasteur, les pédopsychiatres de l’hôpital Robert Debré, et plus largement les partenaires français et européens (Fondation FondaMental, AIMS-2-Trials) seront exposés. 

Ces travaux visent à mieux comprendre les bases génétiques de l’autisme et à identifier des cibles pour de nouveaux traitements. 

A l’issue des présentations, chercheurs et cliniciens seront disponibles pour répondre aux questions des participants à cette journée.

En présence d’Erik Orsenna, ambassadeur de l'Institut Pasteur.

#JournéeAutisme

Programme

12h00 - 13h30 Visite libre du Musée Pasteur

À partir de 13h30 Accueil des participants par les chercheurs et cliniciens du projet

14h00 Mot d'ouverture et introduction

Stewart Cole, directeur général de l'Institut Pasteur,

Hélène Gilardi, directrice générale de l'Hôpital Robert Debré AP-HP

14h15 Comprendre l’autisme

  • 14h15 - 14h30 Pourquoi la génétique est si importante pour comprendre l’autisme ? Quels enjeux ?

Thomas Bourgeron, Professeur à l’université Paris Diderot, chef de l’unité Génétique humaine et fonctions cognitives à l’Institut Pasteur 
Richard Delorme, chef du service de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Robert Debré

  • 14h30 - 15h00 Comment y répondre ? De la clinique à la génétique moléculaire.

Claire Leblond, maître de conference à l’université Paris Diderot, chercheuse dans l’unité Génétique humaine et fonctions cognitives à l’Institut Pasteur
Freddy Cliquet, ingénieur bioinformaticien dans l’unité Génétique humaine et fonctions cognitives à l’Institut Pasteur
Anna Maruani, psychiatre à l’hôpital Robert Debré
Thomas Rolland, chercheur CNRS dans l’unité Génétique humaine et fonctions cognitives à l’Institut Pasteur
Frédérique Amsellem, psychologue de l’unité de Génétique humaine et fonctions cognitives à l’Institut Pasteur et à l’hôpital Robert Debré
Anne-Claude Tabet, responsable de l’unité Fonctionnelle de cytogénétique à l’hôpital Robert Debré

  • 15h00 - 15h10 Discussion
  • 15h10 - 15h40 Que faut-il comprendre du fonctionnement du cerveau ?

Roberto Toro, chercheur dans l’unité de Génétique humaine et fonctions cognitives à l’Institut Pasteur et au Centre de Recherche Interdisciplinaire
Anita Beggiato, psychiatre à l’hôpital Robert Debré
Guillaume Dumas, chercheur dans l’unité de Génétique humaine et fonctions cognitives à l’Institut Pasteur et coordinateur scientifique de la plateforme SoNeTAA dans le service de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Robert Debré
Aline Lefebvre, psychiatre à l’hôpital Robert Debré et coordinatrice clinique de la plateforme SoNeTAA dans le service de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Robert Debré

  • 15h40 - 16h00 Pourquoi développer des modèles cellulaires et animaux ?

David Digregorio, chef de l’unité Imagerie dynamique du neurone à l’Institut Pasteur et directeur du département Neurosciences de l’Institut Pasteur
Elodie Ey, chercheuse dans l’unité de Génétique humaine et fonctions cognitives à l’Institut Pasteur

  • 16h00 - 16h10 Discussion

16h10 Visite des stands (clinique, génétique, imagerie, modèles, etc.)

17h00 Intervenir

  • 17h00 - 17h15 Le projet européen AIMS-2-Trials et les essais thérapeutiques

Eva Loth, maître de conference, King’s College, Londres
Richard Delorme, chef du service de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à l’hôpital Robert Debré

  • 17h15 - 17h25 Discussion
  • 17h25 - 17h45 Les partenaires

Samuel Le Bihan et Florent Chapel, Autisme Info Service
Marion Leboyer, Fondation FondaMental
Danièle Langloys, Autisme France

17h45 La stratégie nationale autisme et les troubles du neurodéveloppement.

Claire Compagnon, déléguée interministérielle Stratégie nationale pour l’autisme

17h55 Conclusion

Thomas Bourgeron
Erik Orsenna

18h00 Cocktail et visite des stands

Informations pratiques

Inscription obligatoire ici
 
Nous vous remercions de bien vouloir confirmer votre présence en vous inscrivant au plus tard le 22 mars 2019 (dans la limite des places disponibles).
Une pièce d’identité ainsi que le justificatif de votre inscription vous seront demandés à l’accueil.
 

Télécharger le programme.

1 mars 2019

Dimanche 31 mars 2019, la ville de Bry-sur-Marne organise sa Marche pour l'autisme - 2ème édition

alogo ville de Bry-sur-Marnerticle publié dans La Vie à Bry - N° 453 Mars 2019

 

 

À l’occasion de la journée Mondiale de sensibilisation à l’Autisme, la Ville s’investit pour cette cause nationale en organisant pour la deuxième année une marche solidaire le 31 mars.

L’année dernière, vous étiez presque une centaine à vous mobiliser pour soutenir cette première marche solidaire, aux côtés de Marilyne LANTRAIN, Conseillère municipale déléguée au Handicap, du CMJ et de toute l’équipe du service Social, afin de changer le regard sur le handicap.

Pour la deuxième année consécutive, la Ville organise en parallèle de la journée Mondiale de sensibilisation à l’Autisme, le 2 avril, une marche « Bleue » qui se déroulera le dimanche 31 mars à partir de 9 h 45, pour une durée d’environ 1 h 30.Cette marche sera ponctuée par un lâché de ballons biodégradables sur les bords de Marne. Une navette fermera la marche si certains ne peuvent effectuer la totalité du parcours à pied. Pour ceux qui le souhaitent, des boissons et une collation clôtureront la marche pour un moment d’échange convivial.

Du centre-ville à la passerelle en passant par le boulevard Galliéni, venez vous aussi soutenir cette cause. Vêtu d’un t-shirt bleu, couleur symbolique de l’autisme, participez à cette marche solidaire ouverte à tous. Nous comptons sur vous !

Dimanche 31 mars à 9 h 45 - Code vestimentaire : t-shirt bleu
Sur le parvis de l’Hôtel de Ville

Retrouvez ci-dessous le parcours de la marche :

carte marche journée de l'autisme

26 février 2019

Maltraitance -> Le site du Gouvernement

25 février 2019

RIAU -> Dr Djéa Saravane au salon international de l'autisme les 5 et 6 avril 2019 au Palais des congrès d'Ajaccio

21 février 2019

L'autodiagnostic de HPI, autisme, etc. : dérives et conséquences

 

L'autodiagnostic de HPI, autisme, etc. : dérives et conséquences

Ces dernières décennies, à moins que vous ne viviez dans un tonneau, vous n'avez pas pu échapper à l'explosion des ouvrages et articles...

http://antredelachouette.blogspot.com

 

21 février 2019

Connaissez-vous ? -> L'Analyse du Comportement et ses Applications - Site d'Olivier Bourgueil

L'Analyse du Comportement et ses Applications Site d'Olivier Bourgueil

Bienvenue

Bienvenue sur ce site dédié à la présentation des principes de l’ABA (analyse appliquée du comportement) et à ses applications, notamment auprès des personnes avec autisme.

Sur ce site, vous trouverez des informations sur les principes de l’ABA (éthique, concepts de base, renforcement, pairing, généralisation, approche du langage), différentes applications de l’ABA, pour la plupart en lien avec l’autisme (ex : augmentation de la communication, réduction des comportements problèmes, approche VB etc.), des informations sur les certifications BCBA, BCaBA, RBT, des liens pour des formations en ligne ou des ouvrages recommandés.

Dans la partie téléchargements, beaucoup de documents, supports de formation, articles, alors prenez tout ce qui peut vous être utile !

**************

Bonne lecture. Olivier Bourgueil, psychologue spécialisé en ABA, BCBA.

Février 2019 :

Accéder au site => ici

19 février 2019

"Le Phallus et le Néant", ou les "dérives" de la psychanalyse

 

"Le Phallus et le Néant", ou les "dérives" de la psychanalyse

Avec son dernier documentaire "Le Phallus et le Néant", la réalisatrice Sophie Robert dénonce "les dérives sexistes et sectaires" de la psychanalyse et déplore son "influence" sur la psychiatrie.

https://jeunesmedecins.fr

 

15 février 2019

Stef Bonnot Briey Chevalier dans l’ordre national du mérite - Remise par Sophie Cluzel

Heureuse de reconnaître les mérites de stef Bonnot Briey @StefAspy et sa détermination pour la pleine Participation des personnes autistes. Chevalier dans l’ordre national du mérite

9 février 2019

Freud, fin de partie ? (1)

 

 

Je me trouvais la semaine dernière à la projection d’un film, Le Phallus et le néant, qui n’est pas encore distribué, et emprunte provisoirement la formule du ciné-club : une unique présentation promenée de ville en ville par sa réalisatrice Sophie Robert, qui débat ensuite avec le public. Pénible soirée ! Dont je suis ressorti (sans assister à la fin d’échanges assommants) animé de deux sentiments contradictoires.

Une rumeur pour moi alléchante avait motivé ma venue : après le coup d’éclat du Livre noir de la psychanalyse, annonçait en substance « Le Petit bulletin », arbitre de nos sorties grenobloises, on allait voir ce qu’on allait voir, la mise à mort finale d’une imposture qui n’avait que trop duré ! Cette promesse fracassante n’était pas nouvelle, mais la mention du Livre noir me décida ; j’ai très bien connu son maître d’oeuvre Mikkel Borch-Jacobsen, auteur (fort sérieux) d’ouvrages pour moi fondamentaux comme Le Sujet freudien (Flammarion) ou Lacan, Le Maître absolu… Qu’allait-on nous montrer ?

Une série ou une galerie en effet hallucinante de propos tenus par des praticiens ; les uns lacaniens, d’autres « freudiens », certains médecins et d’autres non, y glosent des notions comme phalluscastration, inceste ou quelques autres proposées par la réalisatrice. Dix-neuf (si j’ai bien compté) psychanalystes se prêtent à ce jeu qu’ils ne devinent pas de massacre, avec une inconscience surprenante touchant la réception de leurs propos. Si la règle d’or du patient sur le divan est de « tout dire », celle du psy prié ici de répondre semblait de dire n’importe quoi.

C’est le premier motif de sidération, comment osent-ils ? Quelle bonne conscience, quelle assurance née d’échanges entre soi, quel mépris de la simple interlocution autorisent ces hommes et ces femmes qu’on suppose intelligents, ou doués d’esprit critique, à proférer devant la caméra de pareilles âneries ? Car on n’entend dans leur bouche, à de rares exceptions, que l’arrogance d’une corporation devenue apparemment indifférente à toute vocation thérapeutique. Abrité, embusqué dans un jargon proféré en boucle, d’une circularité indigente, calé dans son piètre raisonnement fait de mots si étranges ou si pauvres, l’oracle-orateur administre au vulgaire, du haut de sa superbe, un catéchisme sans réplique ; quelque argument qu’on lui objecte, chacun semble parti pour avoir toujours raison. Le Phallus et le néant ou le retour consternant de Diafoirus !

Je ne peux, faute d’avoir pris des notes, produire ici des citations, seulement la liste des thérapeutes interrogés : Richard Abibon, Jacques André, Patrick Avrane, Yann Bogopolsky, Emeline Caret, Guidino Gosselin, Jean-Michel Hirt, Eric Laurent, Marie-Christine Laznik, Christine Loisel-Buet, Geneviève Loison, Aldo Naouri, Claude Parchliniak, Gérard Pommier, Jacqueline Schaeffer, Monique Schneider, Estella Solano-Suarez, Alexandre Stevens, Jean-Pierre Winter. On reconnaît dans ce défilé quelques noms illustres, qui ne se privent pas d’alimenter les médias de leur expertise – pour combien de temps encore ?

Jacqueline Schaeffer, particulièrement ridicule et malmenée dans ses déclarations, aurait intenté à la production du film une action en référé, dont elle fut déboutée. La présence de sa voisine de liste Monique Schneider étonne davantage : La Parole et l’inceste, ou Freud et le plaisir (je cite de mémoire, n’ayant pas d’où j’écris ma bibliothèque) sont des livres excellents, qui m’ont servi à composer mon propre ouvrage Le Fantôme de la psychanalyse, Critique de l’archéologie freudienne (Presses universitaires du Mirail, 1991). Et Monique figurait dans mon jury de thèse, que vient-elle faire ici où ses propos n’ont rien que de raisonnable ?

Un autre volet du film consiste en paragraphes tirés de Freud ou de quelques disciples notoires, Dolto ou Winnicott ; ayant oublié mes lunettes, je n’ai pu déchiffrer ces cartons qui suscitaient quelques ricanements du public. Je soupçonne Sophie Robert d’avoir tronqué à plaisir des phrases douées de sens en contexte, mais qui peuvent étonner ou scandaliser le profane ; c’est le reproche qu’une dame, vraisemblablement psychanalyste, lui adressa, on peut ridiculiser n’importe qui avec votre montage… Cette objection pourtant n’exonère pas les praticiens bavards qui ont bel et bien prononcé, avec quelle emphase, les mots pour la plupart ineptes que nous entendons.

Françoise Dolto

Un troisième élément du film consiste en un petit dessin d’animation narrant les affres d’une jeune patiente qui peine à s’allonger, ou à payer sa psy en liquide – cette dernière caricaturée en matrone aux traits de Françoise Dolto.

À l’issue de la projection, la jeune réalisatrice, douée d’un bagout certain, se lança dans de nouvelles diatribes avant de donner la parole au public. La salle bien garnie, assez jeune, m’a semblé peuplée d’étudiants en psychologie rameutés par leurs enseignants, et tous (ceux du moins qui eurent la parole) très remontés contre la psychanalyse. En une heure de débat, je ne réussis pas à obtenir le micro, qu’aurais-je dit ? Que les propos tenus à l’écran sont en effet accablants, mais que ces tristes représentants ne doivent pas nous détourner d’une discipline que d’autres pratiquent honnêtement, avec des résultats appréciables. Et je revoyais ma femme Françoise, qui exerça plus de trente ans ce métier comme thérapeute, et enseignante aussi auprès de petits groupes réunis dans notre salon : avec quel enthousiasme elle leur faisait partager Dolto, Winnicott et, par tranches pédagogiques, progressivement, l’œuvre de Freud ! J’entends encore les témoignages que ces « élèves » prononcèrent à ses funérailles ; sans langue de bois, sans jargon, ces femmes avaient assimilé quelques notions fondamentales capables de modifier leurs vies. Comme moi-même au contact de Françoise. Qu’aurait-elle pensé de ce film ?

Françoise (avec Mathilde)

Elle s’était durement affrontée à la corporation de ses confrères psychiâtres, et avait dû maintenir son cabinet assez seule, à l’écart des réseaux ; elle exerçait son métier avec passion, sans recourir jamais à un vocabulaire abscons mais avec le souci toujours d’expliquer, de déplier, de défaire les nœuds sans en rajouter du côté de l’intimidation, sans jouer au mage ni s’envelopper d’un voile de mystère. Et je me revois de même, jeune normalien, assister en 1966 à quelques séances du « séminaire » de Lacan dans une salle Dussane bondée ; je revois mon camarade Nassif faisant la cour au Maître, ou Jacques-Alain Miller se plaçant pour épouser sa fille Judith, et hériter de l’édition du Séminaire. Je revois Pierre Kaufmann, chez lequel je déjeunais souvent rue du Vieux-Colombier, entraîné par son fils Jacques alors mon copain de khâgne, qui me renseigna le premier sur Lacan et sur le mimétisme fatal qui plongeait ses « disciples » dans une navrante soumission. Je revois Serge Leclaire, chargé d’un cours du soir à l’ENS, peinant à nous tenir un discours pédagogique ; à celui qui n’était pas encore le praticien-vedette de l’émission de télévision « Psy-show », quelques camarades par ailleurs militants de l’UJC-ML lançaient cruellement des colles de philosophie auxquelles il ne savait répondre comme, dans des écoles de moindre rang, des chahuteurs jettent sur le pion des boules puantes…

Je n’ai pas fréquenté très longtemps le Séminaire, insupportable de mondanités, de vanités puériles et baptisé sans doute ainsi par antiphrase puisque personne, à cette date, n’osait plus y prendre la parole. Mais je me suis moi aussi allongé quelques mois sur un divan, grenoblois et lacanien hélas, sans autre résultat que de confirmer mes doutes. Je revois Hildenbrandt, ou quelques émules de son cercle, pauvres clones d’une parole qui les dépasse, petits porteurs d’un habit trop large qui plisse aux bras, aux genoux. Ceux qui, des années durant, ont pris le train chaque semaine pour aller faire chez Lacan ou l’un de ses proches disciples leur « tranche de contrôle » ne se montraient guère tendres avec les patients, vis-à-vis lesquels ils reproduisaient l’humiliation et les brimades endurées lors de leur formation. On observe aussi chez les cuisiniers, ou divers corps de métiers manuels, ce genre de transmission.

Jacques Lacan

En bref l’éthique de la psychanalyse, tant vantée dans ces mêmes milieux, ne saurait consister  à renchérir de superbe, ni de condescendance dans le cadre d’une relation clinique ou d’un échange intellectuel. Si analyser veut dire dissoudre (des liens abusifs, des nœuds psychiques), le rôle du maître-supposé-savoir n’est pas d’en rajouter en plaçant le sujet dans une dépendance infantile, voire une posture d’addiction. Françoise s’est battue pour libérer ses patients ; et quand j’ai moi-même publié mon livre consacré à examiner quelques difficultés de l’archéologie freudienne, je n’ai pas recherché le bouclier d’un ésotérisme enjôleur : les choses de l’amour, ou de l’inconscient sont assez repliées, confinées ou entortillées pour ne pas les obscurcir davantage ! Hélas, je n’avais pour prendre la plume aucune autorisation institutionnelle, je n’appartenais à nul groupe, et mon Fantôme n’eut aucun écho (sinon de la part de Roger Gentis). Beaucoup plus tard, Pontalis qui apparemment m’avait lu me demanda, presqu’avec reproche, pourquoi je ne lui avais pas proposé d’abord ce livre pour sa prestigieuse « Bibliothèque de l’inconscient » – cher vieux Jibé, si j’avais su ! Mais comment depuis ma province, dans ce climat d’intimidation tenace aurais-je osé ?

Lors du médiocre débat qui suivit la projection du film – médiocre par absence de contradiction, Sophie Robert ayant avec ses propos de guérillère conquis la salle –, j’aurais voulu avancer que la psychanalyse n’était pas une pensée négligeable, ni Freud un chien crevé ; qu’il se rencontre des praticiens honnêtes qui vous conduisent à la cure. Ou que par exemple, moi qui me trouvais la semaine dernière accaparé par un séminaire sur Aragon à l’ENS, je ne vois pas comment rendre compte d’un livre comme La Mise à mort (1965) sans le secours d’un minimum de théorie freudienne. On apprécie bien sûr les romans sans avoir lu Freud – mais une connaissance ou une culture tirées de lui peuvent tellement éclairer certains textes ! Au point que les commentaires qui s’en privent tournent en rond, ou demeurent de surface.

Les étudiants qui peuplaient la salle, peu soucieux de théorie psychanalytique, lui opposaient les mérites de l’hypnose, de la psychologie comportementale, des neurosciences ou de tel médicament… Un précieux outil de culture semble avoir fait son temps, victime de ses gardiens mêmes ; la figure du médecin cultivé, passionné d’art et de littérature comme le furent Freud ou Lacan (qui pétillait au moment du « Discours de Rome », ou du séminaire sur La Lettre volée), semble avoir disparu de notre horizon. Qui s’intéresse encore à un sujet comme « Littérature et psychanalyse » qui fut, dans les années 1970, le titre en fac d’un de mes cours ?

Mais j’ai vu la semaine dernière à Paris l’exposition de Jean Clair au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, « Freud du regard à l’écoute » – plus donc sur ce thème, dans un prochain billet.

 

Daniel Bougnoux

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