Corentin est un petit garçon autiste qui vit à Hannut. L'enfant qui n'est pas scolarisé, n'a pas beaucoup d'amis. Il a vécu une expérience traumatisante le jour de ses 6 ans. "L'année dernière, on était à trois devant le gâteau en attendant les copains qui ne sont jamais venus. Corentin était tout seul. Il est monté pleurer dans sa chambre le jour de son anniversaire. Ça nous a brisé le cœur. Je me suis dit non, cette année, il ne va pas pleurer", a raconté Isabelle, la mère de Corentin. Elle a décidé de publier un message sur Facebook afin que les personnes qui le souhaitent, écrivent une lettre à son fils pour ses 7 ans.
Contre toute attente, la boîte aux lettres est beaucoup trop petite pour le nombre impressionnant de lettres. Plus de 5000 personnes des quatre coins du monde ont été touchées par la page "Une carte pour Corentin" et ont répondu à l'appel d'Isabelle en envoyant une carte à Corentin. "Ce n'est plus du tout une salle à manger, c'est un bureau de poste et une salle de jeux", a expliqué la mère surprise par cette incroyable mobilisation au micro de Samuel Ledoux pour Bel RTL.
"Je ne comprends pas comment ça s'est passé"
Corentin a même reçu des cartes en provenance des Etats-Unis, de Thaïlande, de Russie, de Tahiti, d'Indonésie et de Madagascar. Michael, le père du jeune autiste, se charge d'ouvrir le courrier de son fils. "On a entre 500 et 600 cartes par jour. Hier on a reçu 950 cartes et de toutes sortes, musicales ou animées, ça n'arrête pas. Je commence à ouvrir le courrier vers 10h30 et parfois je finis vers 15h", a confié le papa. "On en reçoit tellement que je ne sais plus où les mettre", a ajouté l'homme au micro de Vincent Jamoulle pour RTLinfo 13h.
Des cadeaux d'anniversaire
"On ne gère plus rien. Je ne comprends pas comment ça s'est passé", a précisé la mère. D'autres personnes ont fait des centaines de kilomètres pour lui offrir des cadeaux. "Des policiers de Namur lui ont apporté une chemise d'uniforme et un homme qui habite dans les Ardennes a fait 70 km pour lui offrir la vareuse du Standard", a détaillé Michael. Les habitants du quartier et les pompiers sont également venus souhaiter un bon anniversaire au petit garçon.
"Il sourit tout le temps"
Selon Isabelle, cet élan de solidarité a changé son enfant. Ce dernier est fou de joie. "Il va plus facilement vers les gens. Il ne pleure plus, il sourit tout le temps", se réjouit la femme. Il s'agit sans aucun doute du plus bel anniversaire de Corentin. "Je suis ultra super content. Merci tout le monde pour les cartes et les cadeaux. "Je suis tellement heureux que je pourrais pleurer de joie", a conclu le petit garçon.
Si vous voulez souhaiter un bon anniversaire à Corentin, vous pouvez lui écrire au 81, route de Wavre à Hannut.
Plus de 500 000 visiteurs pour Au bonheur d'Elise ! Et vous êtes de plus en plus nombreux ...
L'autisme ce n'est pas très glamour ... mais le partage d'information est essentiel !
Merci à tous de votre soutien ou de votre visite. Ci-dessous un rappel de la page d'accueil (en vert l'évolution récente ...)
"La connaissance s'élabore contre une connaissance antérieure." [Gaston Bachelard]
Cette citation illustre parfaitement les débats passionnés autour de l'autisme ...
Le point de départ et le fil conducteur de ce blog est la vie avec ma fille Elise, 30 ans
Personne avec autisme & hyperactivité.
L'autisme est un handicap à large spectre (comprenez que les atteintes à la personne peuvent être plus ou moins sévères) ...
Les articles publiés portent témoignage, relatent des faits, donnent des informations ou proposent des pistes possibles ... L'ensemble me permet de me forger un jugement que je veux évolutif.
Ce blog est pour moi un moyen de partager en toute simplicité les informations que je recueille et s'avère un outil efficace.
L'ouverture que nous visons pour notre fille est rendue possible, dans notre cas, par tous ceux qui agissent avec nous de façon positive dans son accompagnement.
Les principaux acteurs, en dehors de sa famille avec qui Elise entretient des liens privilégiés, sont :
- Toute l'équipe de la MAS ENVOL MARNE LA VALLEE (94)
qu'Elise vient d'intégrer. Cette association est partenaire d'Autisme France et nous avons tout confiance en leurs compétences. Cf. les principes du GCSMS AF ; voir aussi ce qui différencie le GCSMS ...
- l'association A Bras Ouverts et ses extraordinaires accompagnateurs/trices qui lui permettent de partir en week-end et de faire de courts séjours dans une ambiance festive ... Elle est toujours partante ;
- l'association Envol Loisirs qui lui permet de pratiquer la voile et de faire de nombreuses rencontres, cette association monte des projets visant à la pratique des loisirs des personnes autistes et TED ;
- l'association Trott'Autrement avec laquelle Elise fait de l'équitation adaptée en petit groupe ;
- la Drôle compagnie avec laquelle elle participe à des séances de théâtre sur des thèmes variés.
Mais aussi toutes les rencontres fortuites que le hasard met sur sa route. La qualité de l'accueil, la richesse des contacts lui apportent beaucoup ...
L
'insertion des personnes handicapées dans la vie de la cité est une des conditions essentielles pour lutter contre l'exclusion et la discrimination qui prévaut le plus souvent.
A chacun sa part d'effort et de compréhension ...
L'évolution des mentalités est un axe incontournable dans le combat contre l'autisme et passe par la connaissance.
Ce blog se veut une modeste contribution à cette prise de conscience majeure.
Top vidéo ! ->PERCUJAM : Artiste Autiste une lettre d'écart ... Olympia le 4 avril 2016
Extraits du film PERCUJAMOLYMPIA 4 AVRIL
Posté par Alexandra Lederman sur jeudi 4 février 2016
Samedi 5 mars 2016 > Le Garçon et la bête au Kosmos à Fontenay-sous-Bois
article publié sur le site de l'association Envol Loisirs
à partir de 9 ans -
Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes... C'est l'histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l'imaginaire...
Critiques des spectateurs :
Chef-d'oeuvre • Publiée le 13/01/2016
Après La Traversée du temps et Les Enfants Loups signés Mamoru Hosoda, celui-ci remet le couvert avec Le garçon et la bête. Je suis allée le voir aujourd'hui au cinéma (en français malheureusement vu que la vostfr n'était pas disponible, mais le doublage français n'est pas trop mauvais pour le coup) et autant dire que j'ai littéralement adoré ! C'est un film rempli de sensibilité, de parallèles, de reflets, de poésie, de sagesse, d'action, d'amitié, d'amour et d'humour. C'est aussi un incroyable parcours initiatique où se mêlent plongée dans un monde fantastique, apprentissage, doutes, tiraillement entre deux mondes, crises d'identité, importance ou non des liens du sang, tolérance ou non, critique de la société et j'en passe. La construction d'ensemble est très bien pensée et chaque petit élément s'emboîte au fur et à mesure que le film progresse avec une belle fluidité Spoiler:. Niveau musiques rien à redire, comme toujours elle emporte le spectateur et laisse parfois même courir quelques frissons. Les dessins, eux, regorgent de couleurs et de vie. En bref, Le garçon et la bête est un petit bijou que je ne peux que vous recommander d'aller voir. Vous en prendrez à la fois plein les yeux et le cœur pour peu que vous soyez un peu sensibles.
Mobilisation pour l'asso SOS Autisme France >Fauve Hautot, Juliette Binoche, AnnaMouglalis... Les stars répondent à l'appel
article publié dans Pure people
"La France a quarante ans de retard concernant la prise en charge de l'autisme", peut-on lire sur le portail web de SOS Autisme France. L'association s'est donné pour mission de faire reconnaître les discriminations dont sont victimes les 600 000 personnes autistes vivant en France. En 2014, un numéro indigo était lancé pour recenser les cas d'"autismophobie". En ce début d'année 2016, de nombreuses stars se mobilisent aux côtés de la journaliste Olivia Cattan, maman d'un garçon autiste et porte-parole de SOS Autisme France.
Le message est simple et s'affiche fièrement en blanc sur un T-shirt noir : "Je suis autiste, et alors ?" Les 7 et 8 février, au studio Invisu à Paris, des personnalités telles que Juliette Binoche (qui était à Madrid le 7 au soir pour la cérémonie des prix Goya et a enregistré sa contribution le 8), Fauve Hautot et Frédéric Michalak ont arboré fièrement ce T-shirt et le message de SOS Autisme en France, le temps du tournage de la nouvelle campagne de l'organisme. "Deux jours de bonheur avec les enfants, les familles et de merveilleux artistes", s'est réjouie Olivia Cattan au terme de cet exceptionnel rassemblement.
Elle peut se féliciter d'avoir réuni pour ce combat un casting quatre étoiles. On y retrouve des comédiens, des personnalités du petit écran, mais aussi du sport. Fauve Hautot fait par exemple équipe avec son collègue de Danse avec les stars Yann-Alrick Mortreuil. Fabienne Carat, qui a fait un beau parcours cet hiver dans la compétition de danse de TF1, les a rejoints. Juliette Binoche, on l'a dit, mais aussi Anna Mouglalis (actuellement dans Baron Noir, série politique événement de Canal+), ont pris la pose aux côtés de Fanny Cottençon, Cyrielle Clair, Catherine Marchal, Arié Elmaleh, Amélie Etasse, Pascal Elbé et Frédéric Diefenthal. À leurs côtés, deux jeunes talents du cinéma français : Ahmed Dramé et Karidja Touré, César du meilleur espoir féminin 2015 pour Bande de filles.
Le regard n'a pas beaucoup évolué et nous, familles, nous battons chaque jour pour que notre enfant accède à ses droits
La bande de SOS Autisme France s'agrandit avec la mobilisation de Francis Perrin, dans l'aventure avec son épouse Gersende et leur fils Louis, qui est autiste, des comédiens Bernard Campan, Olivier Sitruk, Alain Sachs, Samuel Le Bihan et Philippe Bas, des journalistes Ariane Massenet, Céline Géraud, Sophie Brafman et Nelson Monfort, ainsi que des chefs Luana Belmondo et Frédéric Vardon, du coiffeur Franck Provost, de la ravissante Anggun et du guitariste Jean-Félix Lalanne.
"Le regard na pas beaucoup évolué et nous, familles, nous battons chaque jour pour que notre enfant accède à ses droits : celui d'aller à l'école, de faire du sport, de pratiquer l'instrument qu'il aime, écrit Olivia Cattan dans son édito sur le site de SOS Autisme France. Nous sommes confrontés au quotidien par ceux qui, par ignorance, détournent encore les yeux... Il est urgent que la France évolue, que nos regards sur l'autisme évoluent, parce qu'une société qui ne protège pas ses citoyens les plus fragiles n'est pas une société juste et égalitaire." Changer le regard sur les autistes, c'est tout l'objet de cette grande campagne, à découvrir bientôt.
Pour plus d'informations et pour vous procurer le T-shirt pour soutenir l'association, rendez-vous sur le site SOS Autisme France.
Cash Investigation et les pesticides : quand des contrvérités sont diffusées en prime time ...
L’émission Cash Investigation, diffusée le 2 février 2016, était intitulée « Produits chimiques : nos enfants en danger » [1]. Elle s’est attachée à montrer pendant 2h15 que les pesticides présentent un danger imminent pour la santé des agriculteurs, des consommateurs et des enfants. Tout au long de l’émission, la journaliste Elise Lucet a martelé, sur un ton inquiet et alarmiste, que 97 % des produits alimentaires contiendraient des résidus de pesticides.
L’Association Française pour l’Information Scientifique (AFIS) déplore qu’une chaîne publique de télévision ait transmis en prime time un tel message, trompeur et alarmiste, à plusieurs millions de téléspectateurs, et que ce message ait ensuite été relayé par l’ensemble des médias et des réseaux sociaux, sans le souci ni de la véracité des « informations » colportées, ni de l’inquiétude légitime mais injustifiée ainsi propagée dans la population. Sans prendre position pour ou contre les pesticides, l’AFIS entend rappeler, ici, plusieurs éléments qui ont été occultés pendant l’émission et qui donnent un tout autre éclairage au chiffre de 97 %.
L’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) a contrôlé la présence de 685 pesticides de synthèse sur 81 000 échantillons de fruits et légumes, d’aliments transformés et de vins, provenant des 27 états membres de l’UE, d’Islande et de Norvège. L’étude a fait l’objet d’un rapport paru en 2013 [2], une synthèse publiée en mars 2015 étant disponible en français [3].
97 %. Les analyses de l’EFSA montrent que 97,4 % des 81 000 échantillons sont conformes à la réglementation, parmi lesquels 54,6 % ne contiennent aucun résidu détectable de pesticides. Sont considérés conformes à la réglementation, les aliments dans lesquels les pesticides sont retrouvés en quantité inférieure aux seuils fixés pour prévenir d’éventuels effets nocifs sur la santé.
L’EFSA a intitulé sa synthèse : « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales ». Cash Investigation a transformé ce titre en : « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides ». Chacun peut apprécier l’intoxication !
3 %. C’est le pourcentage (2,6 % précisément) des 81 000 échantillons qui, à l’opposé, dépassent les limites légales. Environ la moitié de ces échantillons (1,5 %) dépassent nettement ces limites.
Rien n’a été dit sur ces 3 % pendant l’émission Cash Investigation. Si 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides, alors les téléspectateurs pouvaient logiquement en déduire que seuls 3 % des aliments n’en contiennent pas. Lorsqu’il a été interrogé par un internaute sur ces 3 %, Martin Boudot, le journaliste qui a réalisé l’enquête, a d’ailleurs répondu : « les 3 % restants correspondent au bio ou aux aliments à très faible teneur en pesticide ». Chacun peut apprécier le contresens !
Le bio. L’étude de l’EFSA ne concernait que les pesticides de synthèse et ne portait donc pas sur les pesticides « naturels ». Rappelons que les aliments bio contiennent également des résidus de pesticides « naturels », que le « naturel » n’est pas, pour autant, vierge de tout risque et qu’il ne doit pas être dispensé d’une évaluation du risque. Ainsi, pour ces seuls pesticides de synthèse, l’étude montre que 15 % des échantillons « bio » contiennent des résidus, dont 0,8 % au-dessus des limites légales.
En résumé : Cash Investigation a fait implicitement passer le message que seulement 3 % des aliments seraient vierges de résidus de pesticides. C’est faux. Totalement faux.
Plus de la moitié des aliments (55 %), bio ou non, sont vierges de résidus de pesticides détectables. 42 %, bio ou non, contiennent des résidus détectables mais dans les limites légales et ne présentent pas de risque. Seuls 3 %, bio ou non, dépassent ces limites légales dont 1,5 % les dépassent nettement.
Au-delà de l’émission Cash Investigation et de ces manipulations de chiffres, l’AFIS invite celles et ceux qui souhaitent se forger une opinion éclairée et raisonnée sur les pesticides à se référer au dossier « Pesticides : ce qu’en dit la science », publié dans le numéro du 1er trimestre 2016 de sa revue Science et pseudo-sciences [4].
[1] – Cash Investigation, « Produits chimiques : nos enfants en danger », 2 février 2016
http://www.francetvinfo.fr/replay-m...
[2] – EFSA, The 2013 European Union report on pesticide residues in food
http://www.efsa.europa.eu/fr/efsajo...
[3] – EFSA, communiqué de presse, 12 mars 2015 : « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales »
http://www.efsa.europa.eu/fr/press/...
[4] – AFIS, « Pesticides : ce qu’en dit la science », revue SPS n°315, janvier 2016
http://www.pseudo-sciences.org/spip...
Sur France 2 -> Cash Investigation : Les révélations scandalisent Twitter
article publié dans 20 MINUTES
MÉDIAS Le magazine d'investigation, qui enquêtait ce mardi sur les produits chimiques, a été suivi par plus de 3 millions de personnes, dont une partie a réagi sur Twitter...
Image extraite du numéro de «Cash Investigation» consacré aux produits chimiques. - Premières Lignes - France Télévisions
Publié le 03.02.2016 à 12:11
Mis à jour le 03.02.2016 à 12:11
Peu de monde avait entendu parler de l’atrazine avant mardi soir. Mais, depuis la diffusion de l’enquête de Cash Investigation sur ce pesticide que l’on trouve dans plusieurs nappes phréatiques bien qu’il soit désormais interdit en France, il est sorti de son relatif anonymat.
L’émission consacrée aux produits chimiques a été suivie par 3,12 millions de téléspectateurs (13,2 % de part d’audience), ce qui classe France 2 à la quatrième place des audiences de la soirée, derrière TF1, France 3 et M6 qui diffusaient respectivement la série Person of Interest, le téléfilm Qui sème l’amour… et le film Insaisissables.
Audience en progression
Pour la deuxième chaîne, ce résultat n’est pas forcément une déception, car, le magazine d’investigation incarné par Elise Lucet a rassemblé davantage de téléspectateurs que le précédent numéro diffusé en prime time, le 6 octobre. Le reportage sur les stratégies marketing avait passionné 2,9 millions de personnes (12,2 % de pda).
Sur Twitter l’émission faisait partie des sujets les plus commentés mardi soir. Les internautes ont notamment été scandalisés par les révélations de Cash Investigation.
Des robots aident de jeunes autistes à exprimer leurs émotions
Depuis un an, six adolescents souffrant de troubles du spectre autistique suivent des ateliers avec les robots Nao.L’expérience, concluante, fait désormais l’objet d’une recherche scientifique.
« Avant, j’étais la main de Benjamin. Aujourd’hui, c’est Nao ! » Mère d’un adolescent de 12 ans souffrant de troubles envahissants du développement, Virginie s’émerveille des progrès de son fils depuis sa mise en contact avec ce robot bleu et blanc de 58 centimètres.
À lire : Les Japonais prennent le contrôle du robot français Nao
« Sa rentrée au collège s’est parfaitement passée alors que ce n’était pas gagné, raconte-t-elle. À la maison, on parvient à assouplir certain rituels, comme manger à la même place avec les mêmes couverts ou seulement avec moi. Il arrive aussi à s’habiller seul et fait du foot avec des copains de son âge. Tenir un match entier devient de moins en moins compliqué. Il est dans une belle dynamique. »
À lire : La lutte quotidienne des parents d’enfants autistes
Un CHU, une école d’ingénieurs et un lieu culturel
Durant un an, Benjamin a suivi, avec cinq autres jeunes présentant des troubles du spectre autistique, des ateliers utilisant des robots humanoïdes. Une expérimentation qui va être reconduite cette année et fait l’objet d’une recherche scientifique pour mieux en évaluer les effets.
Elle a la particularité de réunir des acteurs peu habitués à travailler ensemble : le CHU de Nantes, l’école d’ingénieurs Centrale Nantes et un lieu culturel, Stereolux, soucieux de rendre la création accessible à tous. « L’expérience s’est révélée très riche. On se doutait que ces adolescents seraient à l’aise avec cet outil. Mais ils s’en sont spontanément servis pour s’adresser à l’autre », souligne Laura Sarfaty, pédopsychiatre à l’hôpital de jour Samothrace, qui accueille des enfants de 11 à 18 ans ayant des troubles de la relation.
Le robot, « une transition entre soi et l’autre »
La première année, le petit groupe a alterné chaque semaine un atelier de création sonore et un atelier de robotique autour d’un album jeunesse, « Une histoire à quatre voix », d’Anthony Browne. Objectif : enregistrer les voix des adolescents puis leur faire programmer les robots pour qu’ils content cette histoire en sons et en gestes. « Le premier qui a voulu leur prêter sa voix était un jeune d’ordinaire très inhibé. Cela nous a surpris. Cet atelier les rend vraiment acteurs », salue Gwenaëlle Parchantour, infirmière à l’hôpital de jour.
Pour son collègue Renald Gaboriau, orthophoniste, « cet humanoïde à la bonne bouille est à la fois ludique et rassurant. Mais c’est aussi une vraie transition entre soi et l’autre. » Ainsi, au-delà du plaisir que les adolescents prennent à manipuler cette machine, commandée par ordinateur, ils se l’approprient pour exprimer leurs émotions. « Je pense à un jeune qui allait bientôt déménager, confie l’infirmière. Il a fait perdre à son robot sa femme, son chien… C’était un moyen de traduire ses propres angoisses. »
Un spectacle en conclusion
Les ateliers, qui se tiennent à Stereolux, sont toujours organisés de la même manière : les adolescents travaillent en binôme avec un ordinateur et un androïde, en présence de l’équipe soignante. Ils suivent durant une heure les instructions bienveillantes de Sophie Sakka, professeur à Centrale Nantes et présidente de l’association « Robots ! », qui entend diffuser la culture robotique au plus grand nombre.
À lire : Les robots vont-ils nous mettre tous au chômage ?
« La première fois que j’ai vu ces jeunes, ils m’ont serré la main pour me dire bonjour, mais sans aucun contact visuel. Ils étaient là sans être là, décrit-elle. À chaque séance, ils allaient directement vers les robots. Jusqu’à ce jour où, quand j’ai montré quelque chose à l’ordinateur, l’un d’eux a posé sa tête sur mon bras… » La dernière séance a même fait l’objet d’une restitution devant un public restreint. « Cette année, ce sont eux qui ont demandé à refaire un spectacle. Cela peut sembler peu important mais c’est énorme. »
À lire : Autisme, la recommandation favorable à l’approche comportementale validée
« Le robot n’est pas un ami mais un outil »
L’équipe a d’ailleurs choisi de laisser davantage la main aux adolescents. « Ils ont déjà lancé des idées de thèmes. L’une veut faire chanter les automates, un autre veut parler des superhéros et un autre des vacances. On va donc monter des saynètes. »
L’aspect primordial de cette expérience réside dans la grande latitude offerte à ces jeunes. « Le robot n’est pas un ami mais un outil. Ailleurs, on utilise des robots déjà programmés pour discuter avec des patients. Ici, ce sont eux qui les commandent. » Ce qui n’empêche pas de belles interactions. « Lors de la dernière séance, ils les ont couchés dans leur boîte avec une délicatesse infinie », sourit Sophie Sakka.
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De nouvelles mesures attendues
Le 23 janvier dernier, au Congrès Autisme France, Ségolène Neuville, secrétaire d’État aux personnes handicapées, a annoncé un certain nombre de mesures. La Haute autorité de santé (HAS) a été sollicitée pour actualiser les recommandations relatives au diagnostic d’autisme qui datent de 2005. Par ailleurs, le fonctionnement des Centres ressources autisme (CRA) sera amené à évoluer en fonction des conclusions d’une mission de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), attendues fin février. Enfin, une campagne nationale grand public sur l’autisme, accompagnée de la création d’un site Internet, va être lancée.
Corentin, un petit autiste de Hannut, a reçu plus de 6000 lettres du monde entier
"Je suis tellement heureux que je pourrais pleurer de joie" (vidéo)
Corentin, âgé de 7 ans et autiste, a reçu 5.000 cartes d'anniversaire !
Dans l'intimité des autistes - C à vous - 27.1.2016 avec Josef Schovannec
Dans l'intimité des autistes - C à vous - 27/01... par C-a-vous
Présentation sur le site de PLON
Saltimbanque de la différence, amoureux des langues et des cultures, Josef Schovanec nous entraîne dans un nouveau voyage, peut-être le plus surprenant et le plus déroutant qui soit pour une personne autiste : l'amour !
Avec Sonia, Gabriel, Debbie et d'autres, ses héros de l'étrange qui pourtant vivent parmi nous, se réenchante un monde trop normal dont on pensait avoir fait le tour. Par leurs songes et leurs liens, leurs singularités, leurs passions et leurs échecs, ils nous incitent à un voyage au bout de nous-mêmes sur les routes lointaines d'Autistan.
Avec poésie, humour et pudeur, Josef Schovanec nous parle d'amour comme cet aveugle de naissance qui, mieux que nul autre, lui décrivit un soir d'hiver la couleur rouge. Et, tissant cent faits réels, porte au langage un pays qui lui est propre : celui de l'autisme.
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Josef SCHOVANEC
Josef Schovanec est né le 2 août 1981 en région parisienne. Ses parents d'origine tchèque ont émigré dans les années 70. Après une scolarité chaotique, il obtient un bac C à 17 ans avec la mention très bien. Diplômé de Sciences-Po Paris, il continue son parcours étudiant en s'inscrivant en Langues O ou il étudie l'hébreu, le sanskrit, le persan, l'amaric, l'azéri, l'éthiopien... ce qui complète sa maîtrise parfaite du tchécoslovaque, de l'allemand, du finlandais et de l'anglais appris au cours de sa scolarité. |
La presse en parle
| locamin.unblog.fr |
| « Un livre de rencontres, d'itinéraires de vies qui renverse certaines idées reçues sur l'autisme. » - locamin.unblog.fr |
Paris : l'autisme expliqué au grand public

Non, comprendre l’autisme n’est pas réservé aux chercheurs et aux médecins spécialistes. La prochaine « Rencontre scientifique » de l’institut de soin et de recherche Imagine (XVe) vous le prouvera. Ce jeudi, le Pr Arnold Munnich, cofondateur d’Imagine et chef du service de génétique médicale de l’hôpital Necker, et le jeune auteur autiste Josef Schovanec, viennent évoquer les progrès et les perspectives de soin.
« L’autisme est un symptôme, pas une maladie, il n’y a pas de gène de l’autisme », expliquera notamment le médecin. Les deux invités présenteront à cette occasion leurs livres à paraître ces jours-ci. Josef Schovanec signe « De l’amour en Autistan », aux éditions Plon, grâce auquel ce rescapé de la camisole chimique, devenu docteur en philosophie, espère changer le regard sur les autistes. Le professeur Munnich vient quant à lui de sortir « Programmé mais libre », également chez Plons.
Jeudi, à 19 h 30, 24, boulevard du Montparnasse. M° Duroc. Entrée libre mais inscription préalable conseillée sur le site www.institutimagine.org
Josef Schovanec, saltimbanque de l'autisme
Philosophe, écrivain, voyageur polyglotte… et autiste, Josef, 34 ans, parcourt inlassablement le monde pour parler de la différence et de l’indifférence.
31/12/15 - 16 H 24 - Mis à jour le 1/1/16 - 12 H 22
Witi De TERA/Opale/Leemage
Pouvoir rencontrer Josef Schovanec entre ses multiples pérégrinations est une chance qui se mérite. Après un premier rendez-vous – reporté – entre deux avions dans un aéroport parisien, c’est sur le banc d’un square de la capitale, déserté à cause du froid glacial de ce jour de décembre, qu’il a préféré nous parler.
La silhouette longiligne aux allures de séminariste (comme il le dit lui-même), timide et intimidant, mais toujours délicat et courtois, il se confond en excuses pour ses trois minutes de retard, et son humeur plus ténébreuse qu’à l’ordinaire. Il était la veille à Nice, l’avant-veille à Alger, le jour d’avant à Cayenne, et repart le lendemain au sultanat d’Oman.
Cayenne, Alger, Nice, c’était « pour parler de l’autisme », précise-t-il. « Depuis une dizaine d’années, je fais office de saltimbanque. La tâche est immense et les forces sont très limitées. »
« J’ai attrapé le virus des langues orientales »
Le sultanat d’Oman, c’est la parenthèse qu’il s’octroie pour souffler un peu, en suivant des cours d’arabe dans un institut. « J’ai attrapé le virus des langues orientales. Cela m’a porté pendant de longues années et beaucoup apporté. La première fois que j’ai eu des amis, c’était en cours d’hébreu. Pour une raison simple : ils avaient des difficultés avec la grammaire hébraïque ; je les aidais et, en retour, ils m’invitaient ! »
Féru de livres anciens et de bibliothèques, qui ont été longtemps sa « seule activité sociale accessible », il a voulu explorer d’innombrables langues, de l’amharique (l’une des langues modernes de l’Éthiopie) à l’azerbaïdjanais, en passant par le sanskrit classique.
Il décode la Bible en hébreu, le Coran en arabe
« S’il n’y avait pas eu ces petites choses comme l’autisme, dit-il, mon projet professionnel aurait été de devenir enseignant à la fac en philosophie orientale. » Il se dit fasciné aussi par les religions et leurs textes fondateurs, qu’il a lus dans leur langue originale.
« Ce sont des moments jubilatoires quand on se met à décoder la Bible en hébreu, le Coran en arabe, car la traduction des textes religieux est très ingrate et leur fait perdre leur côté poétique. »
Il scande ses phrases d’une voix lente, avec un accent indéfinissable. Mais il est difficile, en l’écoutant, d’imaginer qu’il soit resté « non verbal » jusqu’à l’âge de 6 ans, et qu’il n’aurait pu entrer en CP sans l’insistance de ses parents, car il n’avait pas « les compétences requises ». « Si on avait attendu que je les acquière, je serais sans doute encore en grande section ! »
« Cancre avec de bonnes notes »
« Je suis né à une époque où l’autisme était tout à fait inconnu. J’ai fait partie d’une génération dont j’espère qu’elle sera la dernière… », dit-il simplement. Mais il ne veut pas « s’appesantir » sur son passé. Son parcours, il l’a raconté dans un livre que tous les adultes devraient lire : Je suis à l’Est !
On y découvre de l’intérieur l’histoire de cet enfant « bizarre » passionné d’Égypte ancienne et d’astronomie mais incapable de jouer au ballon. Le cauchemar de la « récré », avec sa sonnerie stridente, les coups reçus de « petit monstres tabasseurs » qui le traitaient de « débile » ou de « taré », ou encore « l’enfer » des sorties scolaires, qui le mettaient dans un état d’angoisse inimaginable.
« Cancre avec de bonnes notes », il corrigeait ses enseignants, avec ce souci extrême qu’ont les autistes pour l’exactitude. Mais il restait incapable d’« apprendre les comédies sociales ». Avec ce franc-parler qu’il a conservé aujourd’hui.
« La pire violence n’est pas de recevoir des coups de poing. C’est d’exclure définitivement un enfant, un jeune, un adulte… »
Diagnostiqué par erreur schizophrène
Plus angoissé par le métro que par les épreuves de maths, il obtient son bac S à 17 ans avec mention très bien, entre à Sciences-Po, un « curieux établissement » qu’il décrit avec un regard désopilant comme un « fabuleux miroir grossissant de la société ». Il prépare aussi un doctorat de philosophie.
Il connaît parallèlement six années « de descente aux enfers » et d’« errance médicale effrayante ». Alors qu’aucun spécialiste n’avait su mettre de mots sur ses « bizarreries », il est diagnostiqué à 19 ans par erreur schizophrène, et mis sous haute dose de neuroleptiques, avant d’être reconnu à 22 ans autiste Asperger.
« Anne Hidalgo, qui ne voulait pas de personne handicapée, m’a viré »
Avec le recul, il admet néanmoins « avoir eu la chance de pouvoir plus ou moins rester dans le système et de faire des études… » Mais il se considère comme un « anti-modèle de non-réussite ». « La plupart des parents espèrent que leurs enfants ne vivront plus chez eux, iront chez le coiffeur et sauront conduire une voiture. Malheureusement, je ne remplis aucun de ces critères ! »
Il a eu aussi la chance, dit-il, de rencontrer plusieurs personnes qui ont cru en lui et l’ont aidé à s’en sortir. Sans elles, il serait resté « dans la poubelle de la société ». Il pense particulièrement à Hammou Boukkaz, un aveugle de naissance, adjoint au maire de Paris Bertrand Delanoë, qui lui a « offert » son premier emploi, en 2010, sans le « prendre en pitié ». Il écrira même des discours pour des hommes politiques…
« Mais Anne Hidalgo, qui ne voulait pas de personne handicapée, m’a viré. » Il a aussi, depuis un an et demi, un « petit boulot » sur Europe 1, où il tient une chronique hebdomadaire dans l’émission « Carnets de voyage ».
« J’interviens là où on veut de moi »
La majeure partie de son temps, il la consacre à l’autisme, écrit et traduit des livres et est invité un peu partout pour donner des conférences aux parents et aux professionnels.
« En France, nous ne sommes que deux ou trois à prendre la parole publiquement sur l’autisme. Alors qu’aux États-Unis ils sont des milliers. J’interviens là où on veut de moi. Des institutions aux petites associations, plus ou moins cachées au fond des bois. » Et il dresse un bilan terrible. « Il n’y a pas de pays parfait, mais en France le retard est particulièrement terrifiant. »
« Comme je suis un représentant non officiel de l’autisme, raconte-t-il, cela m’a valu un privilège : celui d’être invité dans de “mauvais” établissements. Si j’avais une caméra cachée, vous vous croiriez dans des prisons centrales. J’ai connu des lieux où se pratiquaient des maltraitances graves. En Belgique, par exemple, où les petits autistes français sont récupérés par des marchands de sommeil qui en font leur business. »
> Lire aussi : « Le monde de Nathan », l’autisme hors compétition
« Il faut, aujourd’hui en France, payer pour avoir des méthodes qui fonctionnent »
À la question – qu’on lui pose souvent – « Quels points communs entre les autistes dits “haut niveau” comme lui et ceux qui continuent à rester murés dans le silence ? », il répond : « Si certains parlent, c’est simplement parce qu’on leur a permis d’apprendre à parler, répond-il. Pour le dire de façon encore plus cynique, j’ai l’impression que les familles riches ont des enfants de haut niveau – même s’il y a bien sûr des exceptions. C’est là tout le scandale. Il faut, aujourd’hui en France, payer pour avoir des méthodes qui fonctionnent, connues et appliquées dans les pays véritablement civilisés. » Et puis ces classifications n’ont plus cours, ajoute-t-il : « On est tous différents, heureusement ! »
Il dit aussi peiner à nommer dans notre pays une personne autiste qui aurait « une carrière professionnelle habituelle ». Pourtant, ce ne sont pas les talents qui manquent. Parmi ses « camarades » célèbres, il cite volontiers Bill Gates qui, selon lui, ne s’en est jamais caché, mais aussi ces prix Nobel « qui ne sont pas allés à la cérémonie de remise des prix car ils n’ont pas les compétences sociales pour se montrer en public ».
« Des petites impulsions dans la bonne direction »
« Il existe aussi des personnes autistes pas connues, qui ont des compétences humaines, une sensibilité et une créativité tout à fait remarquables qui coexistent avec de grosses difficultés de compréhension des codes sociaux. » Ce sont ces personnes-là qu’il a voulu mettre en lumière dans son dernier livre, De l’Amour en Autistan, « qui n’est pas le nom d’une cellule terroriste », sourit-il.
Du combat qu’il mène depuis près de dix ans, il dresse un bilan modeste. « Je ne prétends pas avoir réussi ma mission, mais j’ai donné des petites impulsions dans la bonne direction. »
Il souhaiterait que « l’action publique se recentre sur les personnes oubliées, c’est-à-dire la majorité ». Il rêve d’« une société inclusive qui commence par des politiques inclusives, des médias inclusifs » et déplore que le handicap soit considéré comme un « non-sujet ». « Combien d’hommes politiques prononcent le mot “autisme” autrement que comme une insulte ? »
« Je suis poussé à aller ailleurs »
« Mes voyages me maintiennent à flot dans un univers où je n’ai pas ma place. Je suis poussé à aller ailleurs et c’est peut-être une chance », dit-il.
Il affectionne particulièrement les contrées oubliées du bout du monde. Ces pays pauvres où on l’accueille avec le respect dû à tout « étranger ». Et d’ajouter : « Ce ne sont pas les pays qui ont le plus d’hydrocarbure qui sont le plus riches sur le plan humain. »
À la fois apatride et citoyen du monde, il fait l’éloge du nomadisme, parle des migrants. « Ce que les Occidentaux ont gagné en confort matériel, ils l’ont perdu en capacité d’accueillir l’autre et à s’imaginer eux-mêmes devenir autre, à changer de pays, à apprendre d’autres langues. »
Il parle aussi de ces attentats terroristes qu’il a frôlés dans diverses régions du monde et le font méditer sur « l’incroyable fragilité de l’existence humaine ». « Nous sommes tous de passage », insiste-t-il. Avant de repartir dans la grisaille parisienne, avec sa part de mystère, dont nous n’aurons pu saisir que quelques bribes…
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Bio express
2 décembre 1981. Naissance à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne) de parents tchèques.
1999. Après une scolarité difficile, obtient son Bac S à 17 ans avec mention très bien. Entre à Sciences-Po Paris.
2001. Début de son « parcours psy ». Diagnostiqué par erreur schizophrène, placé sous psychotropes avant d’être, trois ans plus tard, reconnu autiste Asperger. Poursuit Sciences-Po et son doctorat de philosophie.
2012. Parution de Je suis à l’est !, son premier livre autobiographique (Plon).
2014. Parution d’Éloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez (Plon). Entame ses chroniques hebdomadaires dans l’émission « Les carnets du monde » (Europe 1).
2015. Adapte en français Comprendre l’autisme pour les nuls (First), d’après Stephen Shore.
Novembre 2015. Parution de De l’Amour en Autistan (Plon).
Christine Legrand31/12/15 - 16 H 24 - Mis à jour le 1/1/16 - 12 H 22
Aude: un enfant de 3 ans, jugé insupportable, exclu de son école
La sentence de l'école fait débat, et désespère la jeune maman du garçonnet. Ilyès, un petit garçon de 3 ans, a été radié à la mi-décembre de l'école Jean Moulin, à Limoux, dans l'Aude, quatre mois seulement après la rentrée des classes, rapporte La Dépêche du Midi. Motif de la sanction: l'enfant, scolarisé en petite section de maternelle, aurait eu un comportement "insupportable", et jugé anormal en classe.
Un enfant "poussant à bout" le personnel éducatifLes faits remontent au mois de novembre, lorsque l'enseignante d'Ilyès fait part à sa mère, enceinte, du comportement jugé anormal de l'enfant, qui serait selon elle à l'origine de nombreux troubles dans l'école. Le petit garçon est alors présenté comme un enfant transgressant les règles, au caractère perturbateur nécessitant de l'isoler, et qui "pousserait à bout" le personnel de l'établissement scolaire.
Malgré tous ses efforts pour tenter de défendre son fils, la mère d'Ilyès, âgée de 20 ans, est convoquée dans la foulée devant une commission éducative. Selon La Dépêche, qui a recueilli le témoignage de la mère, celle-ci est alors invitée à s'expliquer devant l'inspecteur d'académie, mais aussi des enseignants et des élus de la commune. La sanction tombe quelques jours plus tard, et est sans appel: Ilyès doit être scolarisé dans un autre établissement.
"C'était comme devant un tribunal""C'était comme devant un tribunal je savais que nous n'avions rien fait de mal pourtant j'avais peur, l'impression aussi que la sentence était déjà établie. Dans les regards et les paroles je me sentais coupable. Coupable d'être une mauvaise mère et d'avoir un mauvais fils", a confié cette jeune mère à La Dépêche. "En sortant de cet enfer je suis allée me réfugier chez mes grands-parents. J'ai fait un malaise dans les bras de mon grand-père. J'ai eu des contractions et j'ai été hospitalisée", a-t-elle également indiqué.
Dans son courrier informatif adressé à la mère d'Ilyès le 17 décembre, et publié par La Dépêche, l'Education nationale indique que celle-ci "a rejeté toutes les propositions d'aide" formulées par le corps éducatif, et a eu "une attitude négative envers toute l'équipe de l'école", avant de l'inviter à scolariser le petit garçon ailleurs.
La jeune maman a pris la décision d'inscrire son enfant à l'école maternelle Jacques Prévert, à Limoux, qu'elle a elle-même fréquenté lorsqu'elle était petite.
Vidéo -> Laurent Savard, un artiste qui rit avec l'autisme
Laurent Savard, un artiste qui rit avec l'autisme
article publié sur le site de France TV info
Ils sont inséparables, papa artiste, son fils autiste. Une petite lettre de différence qui a bouleversé leur vie. Gabin, 13 ans, maîtrise parfaitement le roller, mais il ne parle toujours pas, c'est son père qui le fait pour lui dans un one-man-show. Laurent Savard a écrit ce spectacle quand son fils était tout petit. L'autisme fait peur, mais lui a décidé d'en rire. "Le message, c'est on y va, rock and roll et puis déconnage parce que Gabin il aime bien déconner, moi aussi, et puis c'est mon métier aussi. J'aime beaucoup le deuxième, le troisième degré", explique l'humoriste.
Rire pour se libérer
Sur scène, il raconte la galère des parents et l'incompréhension de la société face au handicap. Dans la salle, beaucoup d'enfants autistes. "On vit parfois des situations tellement difficiles que sur le moment on en pleure. Après coup pour se libérer de ce qu'on a vécu, on est obligé d'en rire. C'est aussi peut-être une force que l'on a en nous pour pouvoir continuer", explique une maman. Depuis cinq ans, le spectacle de Laurent Savard a été vu par 40 000 personnes.
IME = CACA
Les IME, c’est CACA. Complètement Absurde et Carrément Aberrant. Qu’on puisse encore de nos jours y mettre des enfants autistes et espérer qu’ils en ressortent un minimum autonomes me sidère. On dirait qu’on n’a rien appris du présent catastrophique de nos autistes adultes en France.
Alors puisqu’il faut le faire, je vais présenter mon opinion sur ces instituts, et je sais que cela ne va pas plaire à beaucoup de gens mais il est important de marquer le chemin pour les générations futures. Alors Autisme Infantile se dévoue.
Ça va être long, alors accrochez-vous.
Les IME, c’est quoi?
Ce sont des établissements où l’ont met les enfants autistes qui n’ont pas l’air « normaux »: ceux qui ne parlent pas, ceux qui ont du mal à tenir assis en classe et qui dérangent trop la maîtresse, ceux qui n’ont pas encore été aidés pour apprendre un minimum d’autonomie.
Logiquement, les IME à la base sont fait pour accueillir les enfants présentant des retards mentaux. Seulement les autistes, s’ils n’ont pas d’autre handicap associé qui pourrait justifier une déficience intellectuelle, sont tout à fait capables d’apprendre à condition qu’on les mette dans un environnement adapté. Je reviendrai plus tard dans l’article sur la raison pour laquelle l’IME n’est pas adapté pour eux.
On y trouve des éducateurs, des orthophonistes, parfois des psychomotricien(ne)s, et généralement un psychologue ou un pédopsychiatre. Tous les IME n’ont pas de psychomotricien. Les pédopsychiatres qui voient les enfants ans les IME n’ont généralement pas l’occasion de les voir chaque semaine.
Pourquoi les IME c’est CACA pour les enfants autistes?
La première de toutes les raisons, c’est le manque de traitement adapté. La mauvaise prise en charge des enfants fait qu’il n’y a en majorité que deux débouchés pour les enfants en IME: soit ils doivent rester dans ce même genre de structure, à faire de l’occupationnel le reste de leur vie, soit ils vont aller vers un IMPro et auront un travail dans un milieu très protégé. C’est-à-dire, ils vivront leur vie loin du regard extérieur, quand ils ne seront pas condamnés à rentrer chez leurs parents vieillissants qui ne sauront pas les gérer.
Jusqu’à l’année dernière, on pratiquait le packing sur les enfants autistes en IME et hôpitaux de jour. On y pratique encore la pataugeoire. Ce sont des pratiques psychanalytiques barbares d’un autre siècle basées sur des impressions masturbatoires de demeurés qui se prenaient pour des gourous de l’autisme (pardon, de la psychose).
Qu’on m’explique comment ces pratiques monstrueuses aident les enfants autistes à progresser. Qu’on m’explique comment la pâte à modeler, les ateliers contes et le poney vont les rendre autonome dans leur vie future.
Les maltraitances dans les IME
Ce n’est pas la première fois qu’on entend parler de maltraitance dans les IME. C’est simple: prenez un endroit où les patients peuvent être difficiles et où la plupart d’entre eux ne parlent pas, et la probabilité de maltraitance augmente. Entre le packing et la pataugeoire, les attouchements sexuels, les violences sur les enfants, on se demande comment on va bien pouvoir faire pour s’en sortir.
Je m’entends souvent dire que je dis n’importe quoi à propos des IME. La plupart de ces protestations véhémentes viennent des éducateurs qui y travaillent et des parents qui ont leur enfant dans ces instituts. J’entends que je dis n’importe quoi, que les IME c’est trop bien, que c’est pas beau d’amalgammer.
Le 19 janvier 2014 à 20h50, un reportage de Zone Interdite sur le sujet sera diffusé: Enfants handicapés: révélations sur les centres qui les maltraitent. Je serai devant mon écran pour la regarder, et je vous recommande de faire de même afin de savoir ce à quoi vous risquez d’exposer votre enfant.
Depuis quelques semaines, un Institut Médico Éducatif accueillant des enfants handicapés défraye la chronique : des membres du personnel dénoncent de nombreux actes de maltraitance envers les enfants. Les caméras de Zone Interdite sont les seules à avoir pu pénétrer dans cette institution et filmer la maltraitance subie par les enfants. Des images chocs dans lesquelles on peut voir des enfants attachés, enfermés dans des cages de verre, lavés en groupe, garçons et filles mélangés sans aucune intimité.
En France aujourd’hui, près de 700 000 personnes sont porteuses d’un handicap mental. Autisme, trisomie 21, maladies génétiques : chaque année, il naît entre 6 000 et 8 500 enfants qui ne pourront jamais, pour la plupart, être totalement autonomes.
La France manque cruellement de structures adaptées. Une pénurie qui ne laisse souvent d’autre choix aux parents que de placer leurs enfants très loin du domicile familial, voire à l’étranger. Les parents ignorent bien souvent comment leurs enfants sont pris en charge. Un mystère qui laisse la porte ouverte à tous les abus : violences psychologiques, physiques ou même sexuelles. Des milliers d’enfants handicapés seraient ainsi victimes chaque année de maltraitance.
Pendant plus d’un an, les caméras de Zone Interdite ont enquêté sur la prise en charge de ces enfants pas comme les autres. Une enquête accablante. Maltraitance médicamenteuse dans certaines cliniques psychiatriques privées : des autistes y sont attachés et bourrés de neuroleptiques sans aucun accompagnement. Violences physiques et humiliations. Nous avons suivi le procès d’éducateurs violents confondus par des vidéos accablantes…
Brisant la loi du silence, ce film de 90 minutes met en lumière le quotidien d’enfants jusque-là ignorés.
Est-ce impossible de penser que, il y a quelques années, quand je tapais déjà sur les IME, les parents dont les enfants sont concernés par ce reportage m’ont dit, eux aussi, que « C’EST TROP N’IMPORTE QUOI CE QUE TU DIS, AUTISME INFANTILE, L’IME C’EST TROP BIEN KIKOULOL ». Excusez mon amertume, ce n’est pas un sujet amusant. Ce que je veux dire, c’est que VOUS NE SAVEZ PAS ce qui se passe lorsque vous n’êtes pas là.
Tous les IME sont-ils maltraitants? Oui.
Laissez-moi expliquer avant de sauter au plafond.
Non, tous les éducateurs dans les IME ne sont pas des monstres. Il y en a qui prennent leur travail à coeur, qui sont pleins de bonne volonté, qui vont se donner à fond et aiment sincèrement leur métier.
Cela dit, il ne faut pas laisser sa fierté entraver les progrès d’un enfant. Il y a beaucoup d’éducateurs dans les IME avec qui j’ai discuté qui ont confessé leur impuissance et méconnaissance de l’autisme. Toute la bonne volonté du monde ne suffit pas, sinon tous les enfants seraient sauvés ou presque. La bienveillance ne remplace pas la compétence.
Il y en a d’autres qui pensent encore que l’autisme et un souci de relation entre la mère et l’enfant. Oui, en 2014. Il suffit pour s’en persuader de regarder la liste des signataires de la pétition internationale pour l’abord clinique de l’autisme. Tous ces gens sont pro-packing, pro-pataugeoire, pro-séparation de l’enfant de sa maman, et pensent que l’autisme n’existe pas (non non, c’est pas de l’autisme, le reste du monde n’y connait rien: c’est une psychose).
Le fait de proposer une mauvaise prise en charge est une maltraitance. Quelque chose qui serait inacceptable envers un petit enfant cancéreux, par exemple, mais qui apparemment est totalement okay pour nos enfants autistes. Si on ne donnait pas le meilleur traitement possible à un enfant ayant le cancer, les parents feraient un tollé et se battraient pour la vie de leur enfant. Seulement nos enfants ne risquent pas de mourir eux. C’est seulement la perspective de leur vie future qu’on assassine.
Même les IME ABA n’arrivent pas à rendre les enfants autistes autonomes chez eux, la scolarisation est extrêmement réduite voir non-existante, on parque nos enfants dans des classes non-inclusives pour qu’ils restent entre eux.
L’IME, c’est pour les parents non informés
Ou pour ceux qui ont opté pour la solution de facilité. Mais c’est un mauvais calcul, parce que ceux qui espèrent ainsi se libérer aujourd’hui se retrouveront bien mal barrés dans une quinzaine d’année. Il y a très peu de places en Foyers d’Accueil Médicalisés (FAM). Les hôpitaux psychiatriques sont pleins. Même en décidant de « sacrifier » son enfant, ils ne s’accordent qu’un temps limité de répit, car quand leur enfant devenu adulte se retrouvera à la maison faute de place ailleurs, qu’il sera incontinent, aucunement autonome, ne parlera pas et tapera comme moyen de communication, ça sera coton.
Parce que non, l’enfant en IME n’en sortira très probablement pas sans souci. Il y a des séquelles à attribuer à la prise abusive de calmants, à l’absence d’enseignement adapté. Combien d’ados en IME ne sont-ils toujours pas continents? Combien d’entre eux parlent et s’expriment? Combien d’entre eux sont déjà une lourde charge pour leurs parents chaque week-end et pendant les vacances?
Est-ce vraiment à quarante ou cinquante ans que vous aurez le plus d’énergie pour aider votre enfant? Quand il faudra le laver à l’âge adulte? Quand il faudra lui essuyer les fesses? Le faire manger? Quand il fera le bazar la nuit parce qu’il ne dort pas?
Il faut investir dans l’avenir
L’investissement des parents fait toute la différence. Je sais que c’est dur, qu’il faut une énorme abnégation pour mettre sa vie en pause pour aider son enfant. Mais cela paiera quand, lorsque vous serez vieux, vous n’aurez plus à vous en inquiéter. Je sais que c’est difficile, parce que vous n’êtes pas cousus d’or, qu’il est difficile de trouver de bons intervenants, que l’absence de vrais professionnels n’est égalée que par le manque d’aides de la part de l’État.
- Les enfants autistes ont leur place à l’école–même les enfants qui ont un autisme sévère. Battez-vous pour qu’ils y aillent le plus longtemps et le plus souvent possible. Il faut réclamer les AVSi, insister pour avoir un suivi du SESSAD à l’école, demander au CRA de venir parler aux enseignants.
- Une prise en charge à la maison, avec une guidance parentale par des professionnels, sera plus efficace pour aider vos enfants que l’IME.
- Il existe des aides financières (AEEH + complément ou PCH) pour les parents qui souhaitent cesser leur activité pour aider leur enfant. On peut vivre avec ces aides, même quand on est parent solo.
Alors, certes, vous êtes fatigués maintenant. Imaginez comment vous serez dans quinze ans, avec un adulte à gérer qui ne se laisse pas faire, qui se met en danger, et qui devient violent lorsqu’on le frustre.
Ne vous cachez pas les yeux.
C’est le moment.
C’est maintenant.
Faites les démarches pour avoir un soutien financier et sortez votre enfant de cette impasse.
Dans une vingtaine d’année, votre enfant sera-t-il enfermé dans un FAM, ou bien vivra-t-il différent parmi les autres? Tuerez-vous son potentiel pour un soulagement temporaire, ou lui donnerez-vous une solution à long terme? Quel sera votre choix pour l’avenir de votre enfant?
Autisme Infantile, le retour
Ça faisait un bail qu’Autisme Infantile n’avait pas posté… malgré notre superbe réussite de fin novembre! On vous a manqué? 
Autisme Infantile revient, et il n’est pas content!
Depuis qu’avec les copines on a pris notre parti de s’occuper de nos enfants au lieu de se décarcasser pour la petite communauté vocale de parents qui se plaignaient de nos actions, que s’est-il passé?
- Un retour à fond de la psychanalyse, qu’étrangement personne ne semble combattre,
- De nombreux parents collant leurs enfants en structures, bercés par le chant des sirènes des éducateurs, au lieu de se battre pour que leur enfant progresse le plus possible,
- Des pro-psychanalyse qui nous représentent dans les conférences—je pense notamment à Églantine Émeyé, dont je refuse qu’elle me représente car elle prône la torture au lieu des solutions adaptées à nos enfants.
- Des placements forcés en institution, alors que les enfants sont scolarisables.
- Des parents vaillants qui se font arrêter et juger, à qui on enlève leurs enfants autistes… mais quelle horreur!
- Quoi d’autre? Il y a tellement de choses qui se sont passées dernièrement! Rafraîchissez-moi la mémoire en commentaire.
Très sincèrement, y’a a un gros ras-le-bol. Nous qui étions tranquilles, à nous dire qu’au moins nos enfants étaient sauvés, on commence à se faire à nouveau du mourron… Mais où va le monde? Ou plutôt, la France! Car nous horrifions le reste de la planète avec nos histoires sur l’autisme!
Les résolutions de 2016
Cette nouvelle année, on prend un nouveau départ, d’accord?
- On va continuer à s’occuper comme il faut de nos enfants, et on va continuer à refuser de compromettre et d’accepter du moins que parfait.
- On ne va rien lâcher, on va utiliser la puissance que nous avons avec notre communauté pour continuer nos actions coup de poing et mettre des bâtons dans les roues des psychanalystes et des structures.
- On va informer toujours plus, et relancer le système d’entraide qui existait avant… et vous allez participer vous aussi!
- On va discuter plus, parce que ça fait longtemps que j’ai pas eu de vos nouvelles, et vous me manquez.

Il est temps de montrer les dents, mes amis!
Qu’est-ce qu’on fait maintenant?
J’ai besoin de vous, je ne vais pas arriver à tout mener de front toute seule. Voici les étapes pour m’aider à refaire vivre Autisme Infantile et ainsi aider des milliers de parents qui passent ici chaque jour:
- Partagez les articles: sans visibilité, l’information ne passe pas!
- Commentez sur le blog: les commentaires sur Facebook, c’est sympa, mais d’ici une semaine on ne pourra plus les retrouver facilement… Ici, il en restera toujours une trace!
- Envoyez vos témoignages: lire l’histoire des autres est fantastique, ça nous permet de nous retrouver dans leurs mots et dans l’histoire de leur vie. Ça donne espoir, ça relativise, ça encourage. Je posterai sur le blog ceux qui me semblent les plus pertinents. Envoyez un petit mail à nathalie@autismeinfantile.com.
- Envoyez vos questions: Je vais essayer chaque semaine de répondre à vos questions sur le blog dans des articles. Soit en en créant un tout nouveau pour un sujet que nous n’avons pas déjà abordé (ou pas suffisamment), soit en liant vers d’anciens articles et en affinant la réponse. Là aussi, envoyez un petit mail à nathalie@autismeinfantile.com. Essayez de rester succints!

- Participez aux Opérations AI: notre force, c’est d’être si nombreux et si motivés. Ne lâchons rien pour nos enfants! Suivez les instructions des opérations, et demandez à votre famille et vos amis de participer aussi. À nous tous, on va faire pencher les choses en notre faveur!
Prince George : une école pas comme les autres
Voici un nouvel article paru dans Gala.fr qui annonce que le Prince George de la famille Royale d’Angleterre va intégrer une école Montessori.
Ceci est une nouvelle preuve que de plus en plus de parents se rendent compte que la pédagogie Montessori est la meilleure pour le bien être et le plein épanouissement de tous les potentiels de l’enfant. Et c’est aussi la pédagogie qui respecte le mieux le principe de base qui dit que chaque enfant est différent et qu’il est essentiel de respecter le rythme de chacun.
Ma tache de l’année 2016 va être de faire en sorte d’aider le plus grand nombre possible de professeurs des écoles publics et privées pour la mise en place de cette merveilleuse pédagogie pour tous les enfants.
Sylvie d’Esclaibes
Prince George: une école pas comme les autres
LE FILS DE KATE ET WILLIAM VA SUIVRE L’ENSEIGNEMENT MONTESSORI

Avec la diffusion de leur carte de voeux, le prince William et son épouse Kate ont annoncé l’entrée à l’école de leur fils George. À la surprise générale, le petit prince va intégrer un établissement Montessori
Un enseignement unique pour un destin exceptionnel. Les Anglais s’attendaient à suivre la rentrée petit prince George dans une des prestigieuses écoles privées de Londres, elle n’aura pas lieu. Précisément pas au même endroit. Résolu à toujours faire le choix de la modernité, le prince William et son épouse Kate ont décidé d’envoyer leur fils dans une école Montessori dès la fin du mois de janvier 2016.
L’établissement Westcare est situé à quelques minutes en voiture de la résidence du couple à Amner Hall. Un choix plus pratique pour la duchesse de Cambridge qui devra faire ce trajet plusieurs matinées (le prince n’ira pas à l’école l’après-midi pour l’instant) par semaines tandis que le prince William officie toujours comme pilote d’hélicoptère pour Air Ambulance East Anglian. Les jeunes parents révolutionnent les esprits de leurs sujets en offrant au prince George un enseignement Montessori. Fondé par une pédagogue italienne il tend à offrir aux enfants une manière d’apprendre plus libre et basée sur le renforcement de la réussite de chacun. Contrairement à l’école plus “classique” le professeur est discret dans sa classe et observe ses élèves. Pour résumer, l’enseignement Montessori essaye de respecter le rythme et la personnalité de chaque enfant.
Kate et William débourseront 45€ par jour pour scolariser le prince George à Westcare contrairement au double pour une école privée anglaise. Une économie qui devrait rassurer les sujets de sa Majesté, souvent inquiets des dépenses des membres de la famille royale.
Temple Grandin : Autism is an Ability, Not a Handicap
article publié sur le site Amy smart girls

Temple Grandin didn’t speak until she was 3-and-a-half years old. She was diagnosed with autism in the 1950s, an era with far less understanding of the autism spectrum. In spite of any antiquated expectations of her capabilities (at the time some doctors thought she might need to be institutionalized), Grandin went on to forge her own path, one in which her differences aren’t seen as handicaps, but rather as abilities to better the world.
Today, Dr. Grandin is a professor at Colorado State University, a renowned lecturer on autism, and an animal scientist. Her work has led to major changes in the cattle industry, including more humane processes in the handling of livestock. In 2010, she was named one of Time magazine’s most influential people. An award-winning HBO biopic of Temple Grandin, starring Claire Danes, was released the same year. The video of her TED Talk has more than 3.5 million views.
But getting to this point of influence wasn’t always easy.
“When I started in the cattle industry–and being a woman in a man’s industry in the early ‘70s–that was very difficult,” Grandin tells Amy Poehler’s Smart Girls. “There were people that were bad to me, and that was shown in the [HBO] film. But there also were some good people who helped me; some really good cattle people who owned feed yards, a good construction person who actually sought me out because he could see that I was good at designing things.”
Grandin attributes much of her success to her passions and the people who helped support them, like her mother and an elementary school science teacher.
“My mother always pushed me to do new things,” Grandin says. “My ability in art was always encouraged.”
Artistic encouragement helped Grandin to better understand the world. Grandin is a self-described visual thinker. She thinks specifically in series of pictures and, as such, is able to visualize and design in very specific and distinctive ways. That ability is what led to Grandin’s design transformation of the cattle industry. Grandin believes that animals are not “things,” and her writings, lectures and designs reflect a deep understanding of the psychology of animals and the way they see the world. Animals, she notes in her TED Talk, are also visual thinkers.
But she’s quick to point out that the way she thinks is not the way all autistic individuals think. In fact, Grandin strongly believes that the world is filled with all types of different thinkers, whose specific learning styles need to be understood and supported.
“I’m a visual thinker,” Grandin says. “Other kids are going to be mathematical thinkers–they think in patterns. Another kid is going to love words, history, and facts. The world needs all kinds of minds to work together.”
For those wanting to further understand autism and to better promote the gifts of those with autism, Grandin suggests not getting wrapped up in the name.
“The autism spectrum varies from half of Silicon Valley to Einstein, who had no language skills until he was age 3, to Mozart to Steve Jobs to someone who remains severely handicapped and non-verbal and maybe can’t dress themselves,” she says. “And it all has the same name, so don’t get hung up on the labels.”
Rather, she says, expose kids to hands-on learning and activities to find out what interests them. When something piques their interest, allow them to explore it and cultivate skill sets, including those that will help them develop a career. Grandin, who promotes strong involvement in the workforce for those with autism, knows it’s not about what skills someone doesn’t have.
“Build up on the thing that a kid is good at,” she says. “Start thinking: What can this kid do when they grow up? There are lots of people out there in very skilled trades that I know are on the spectrum–good jobs. I went to school with ‘geeks’ and ‘nerds’ who would have been labeled with mild autism today, and some of them own businesses now. So [it’s important] to not let people with autism get a handicapped mentality.”
Smart Girls embrace all abilities.
Learn more about autism, order books or ask Dr. Grandin a question at the Temple Grandin’s Official Autism Website.
Photo Credit: Rosalie Winard, courtesy Temple Grandin
Une vie normale ce soir 26 décembre sur LCP, la Chaîne parlementaire
Vincent, jeune homme de 21 ans, est trisomique. Aujourd'hui, il est surtout ceinture noire de karaté et apprenti serveur en salle. Il aimerait travailler comme tout le monde, vivre de façon autonome et avoir une histoire d'amour. Son père, Edouard, va tout faire pour aider son fils à atteindre cette indépendance qu'il désire temps. Mais dans quelle mesure est-il possible pour Vincent de vivre seul ?
La critique TV de télérama du 21/03/2015
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L'insouciance d'hier s'est muée en douce détermination. Vincent a 20 ans, des rêves d'indépendance, des désirs fous. Ce jeune trisomique, ceinture noire de karaté, veut entreprendre une formation par alternance de garçon de salle. Une semaine en lycée professionnel, une autre autour des tables d'un restaurant : les premiers pas banals d'un apprenti serveur. En réalité, cette promesse d'insertion ordinaire relève de l'exploit. Car si la loi française garantit à toute personne handicapée l'accès à la formation et à l'emploi, c'est au prix de maintes batailles que le jeune homme parviendra à être inscrit en CAP, dans le cursus classique.
Edouard Cuel avait filmé, en 1998, son fils Vincent, scolarisé dans l'unité spécialisée d'un établissement public. Redoutant l'étape cruciale de l'entrée dans la vie active, le réalisateur accompagne son rejeton dans sa confrontation avec les institutions — l'intolérance d'un directeur de centre de formation manque de tout compromettre. Au fil des épreuves, le rapport père-fils s'inverse et la caméra capte le désarroi du paternel, que le fiston console dans ses bras... Tiraillé entre une inspectrice d'académie peu compréhensive et un admirable tuteur de stage, le duo finit par balayer les préjugés. Joliment mis en images, ce film positif et tendre dévoile la sensibilité d'un garçon taiseux, réfléchi. Le voir déployer des trésors d'énergie pour ne pas décevoir la confiance de son entourage prouve que les trisomiques ont beaucoup à nous apprendre sur notre couardise quotidienne. — Hélène Rochette










