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"Au bonheur d'Elise"
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6 octobre 2015

Autisme : Dans deux ans, le paysage aura complètement changé déclare Ségolène Neuville

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 05.10.2015 à 19h19

Mis à jour le 05.10.2015 à 19h20 | Propos recueillis par

Ségolène Neuville, médecin, est secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion. Elle détaille les axes du troisième plan Autisme.

Les stratégies d’intervention précoce, dont le modèle de Denver pour les très jeunes enfants (ESDM), ont démontré leurs bénéfices. Où en est leur développement en France ?

Les interventions précoces et leur préalable, le diagnostic précoce, sont inscrits dans les recommandations de la Haute Autorité de santé de 2005 et de 2012, et font partie des axes forts du troisième plan Autisme 2013-2017. Les professionnels d’excellence, soit une dizaine d’équipes en France, doivent maintenant diffuser ces nouvelles approches, former leurs pairs… Fin octobre, je vais les réunir, ainsi que des spécialistes européens, car je souhaite que nous devenions leader dans ce domaine de l’intervention précoce. Pour cela, il faut aussi encourager la recherche, montrer que la France a pris le ­virage, que nos chercheurs et professionnels peuvent innover en matière d’interventions. Ceux qui publient ­seront ainsi reconnus internationalement et dans notre pays. Des études épidémiologiques sont aussi nécessaires. En France, les données manquent dans le domaine de l’autisme, comme du handicap en général. Or, c’est un prérequis pour la mise en place des politiques publiques. Une cohorte de 1 600 enfants et adolescents avec des troubles autistiques, en cours de recrutement en Languedoc-Roussillon, permettra d’en savoir plus sur leur trajectoire.
Je comprends l’impatience des parents pour accéder aux interventions précoces, dont les résultats suscitent d’énormes espoirs pour leurs enfants. La révolution est en marche dans l’autisme, mais prend du temps. D’ici deux ans, le paysage aura déjà complètement changé.


Concrètement, comment se réorganise le système pour favoriser les prises en charge précoces ?

Le diagnostic précoce nécessite d’abord une formation des professionnels de santé, et pas seulement des hyperspécialistes, car cela créerait un effet entonnoir. Il faut que les professionnels de la petite enfance et du social bénéficient d’un minimum d’enseignements, pour repérer les premiers signes de l’autisme chez de jeunes enfants. Des formations initiales et continues dans ces métiers sont prévues dans le plan Autisme, et nous nous assurons que le programme est respecté dans les écoles, les universités…
Quant aux centres ressources autisme (CRA), qui sont en quelque sorte des centres experts, notamment pour le diagnostic, ils semblent hétérogènes dans leur fonctionnement. Ils font l’objet d’une évaluation par l’Inspection générale des affaires sociales, et un nouveau décret va préciser leur organisation et leurs missions.
Les équipes de soins en pédopsychiatrie ont aussi un rôle à jouer. Mais elles doivent s’adapter aux nouvelles recommandations. Des inspections sont d’ailleurs prévues par les agences régionales de santé. Le plan Autisme prévoit d’ouvrir de nouveaux services d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) pour les jeunes enfants, sur tout le territoire. Jusqu’ici, ces dispositifs étaient réservés aux plus de 6 ans.
Pour le volet scolaire, l’objectif est d’une unité d’enseignement de sept places en école maternelle dans chaque département, pour des formes d’autisme sévère. Soixante ont déjà ouvert. Ce dispositif complète l’ensemble des modalités de scolarisation existantes pour des enfants autistes.
Enfin, nous souhaitons développer des plates-formes où des professionnels libéraux (psychologues, psychomotriciens…) viendront faire des vacations, sans coût pour les familles. Actuellement, faute d’autre solution, beaucoup d’enfants sont accompagnés par des professionnels libéraux. Mais les prestations sont à la charge des familles, ce qui est une énorme injustice.


Les interventions précoces sont coûteuses en personnel. La France peut-elle faire face aux besoins ?

Le facteur financier ne devrait pas être bloquant. Sur les 205 millions d’euros alloués au troisième plan Autisme, 71,4 millions ont été prévus pour des ¬interventions précoces, et 25 millions engagés. En ce qui concerne les Sessad, seulement 3 des 25 millions fléchés pour leur développement ont été dépensés. Il reste donc des budgets pour financer des projets. Le problème récurrent auquel on se heurte pour ouvrir de nouveaux services est plutôt celui de la formation des professionnels.
Tous les enfants autistes n’ont pas besoin d’un accompagnement de vingt heures par semaine, notamment après un premier programme d’intervention précoce intensif. Les besoins sont très variables, quelques heures hebdomadaires peuvent suffire. Dans tous les cas, la guidance parentale fait partie intégrante des interventions précoces. Les professionnels sont là pour montrer la voie, mais les parents ont un rôle essentiel.

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3 octobre 2015

Vidéo Professeur Thomas Bourgeron au Collège de France -> l'architecture génétique de l' autisme

 

L'architecture génétique de l'autisme

Psychologie cognitive expérimentale - Thomas Bourgeron

http://www.college-de-france.fr

 

2 octobre 2015

Vidéo : Eglantine Eméyé témoigne dans C à vous 30 septembre 2015

Le combat d'une mère pour son enfant autiste - C à vous - 30/09/2015


Le combat d'une mère pour son enfant autiste... par C-a-vous

1 octobre 2015

Autisme et handicap : démarches et droits - formation par vidéos en ligne - Association TouPI

article publié sur Canal Autisme

L'objectif de cette formation : permettre aux familles de mieux comprendre le fonctionnement des institutions (MDPH, système scolaire) de connaître leurs droits et les faire respecter. Cette formation s'articule en 4 parties et dure environ 3 heures :

1. La MDPH
2. Autres aides financières et mesures de protection
3. La scolarité
4. Les prises en charge

     
Odile DE VISMES
Présidente de l’association TouPI (Tous Pour l’Inclusion) depuis juin 2013 : association de familles d’enfants ayant un handicap cognitif (autisme, handicap mental, troubles des apprentissages, TDAH, etc). Elle accompagne des familles dans leurs démarches (dossier MDPH, démarches scolaires, etc) et dans leurs recours. Ancienne administratrice de la FCPE 75, elle a été membre de la CDAPH de la MDPH 75 pendant deux ans, ainsi que de la CDOEA de l'académie de Paris.
Le site de l'Association TouPI : http://toupi.fr
   
  • Pré-requis
Aucune connaissance spécifique n'est nécessaire pour suivre cette formation. Elle s'adresse principalement aux familles.

  • Plusieurs thématiques seront abordées pendant cette formation
- La MDPH
- Pourquoi la MDPH ?
- Processus
- Dossier enfant
- Passage à l’âge adulte
- L’organisation académique
- Les types de scolarité
- Les AVS
- ESS et équipe éducative
- Maintiens
- 1er degré : périscolaire, extrascolaire
- 2nd degré : examens, orientation
- Transports
- Aides et recours
- Les prises en charge
- Prise en charge institutionnelle
- Prise en charge en libéral
- Double prise en charge
- Transport


  • Les outils & moyens pédagogiques
Une formation 100% en ligne disponible 24h/24, 7j/7, composée de modules vidéo courts avec :
- un support de formation à télécharger
- des échanges avec les membres de la communauté Canal Autisme sur la Page Facebook

  • Durée
Cette formation dure environ 3 heures


28 septembre 2015

Eglantine Eméyé : Avoir un enfant handicapé, c'est de la faute de personne

Un peu comme Voltaire « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire. » Quand on parle de handicap ... il faut sans doute rester modeste et humble dans le jugement des solutions trouvées par les uns et les autres (jjdupuis)

Depuis deux ans, Samy vit dans une structure spécialisée dans le sud de la France. Eglantine Eméyé va le voir toutes les deux semaines. "Aujourd'hui, on est séparés, quand on se voit c'est que l'un pour l'autre. Ça fait quelques années que j'ai compris qu'il sait qui je suis et qu'il le manifeste". "J'aurai toujours mal à mon Samy", ajoute la journaliste, "avoir un enfant handicapé c'est de la faute de personne mais ce que je regrette, c'est que l'on soit si mal aidé".

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27 septembre 2015

Le Bizarre incident du chien pendant la nuit - Au théâtre de la Tempête, Cartoucherie dans le bois de Vincennes Paris 12

article publié dans médiapart

« Le bizarre incident » à la Tempête ! (jusqu'au 18 octobre)

|  Par Arthur Porto

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Tous les ans, au Théâtre de la Tempête (Cartoucherie Paris 12), le «patron» des lieux, Philippe Adrien, nous propose dans sa programmation (beau répertoire, souvent des créations et un travail de recherche d'un théâtre engageant), une mise en scène. Cette année, il ouvre la saison avec l'adaptation d'un roman de Mark Haddon qui a eu beaucoup de succès à Londres.

 

 

Il s'agit de l'histoire d'un garçon de quinze ans (3 mois et 2 jours) qui trouve une nuit le cadavre du chien de la voisine. Un chien en général n'est pas un sujet d'enquête, mais Christopher persiste et réussi l'investigation pour découvrir le responsable de l'atroce mort de Wellington.

Et Christopher va découvrir plus que les conditions de ce bizarre incident du chien pendant la nuit...

Avec beaucoup d'attention et de respect pour son personnage, Mark Haddon nous fait rentrer dans le monde très personnel de Christopher, jeune garçon autiste.

Nous découvrons avec grand plaisir un acteur, Pierre Lefebvre, qui rend sur scène toute la richesse de la personnalité de ce garçon. Il vit dans son univers avec les possibles et les limites de son comportement et l'intelligence de ses raisonnements et de ses connaissances bien ancrées dans sa recherche et sa curiosité. Christopher est dans cette logique mathématique, qu'il exprime avec brio et dans cette inadaptation de vivre la société autour de lui. Sa difficulté à comprendre les métaphores, son refus du mensonge des histoires le conduit à écrire un roman avec une vraie histoire, celle de ce «bizarre incident» et de son enquête avec précision et sans interprétation.

Et la qualité de l'acteur correspond bien à ce que l'auteur veut nous dire, en permettant de voir avec distance, la révélation d'un secret de famille à travers la recherche de la vérité sur l'assassinat du chien de Mme Shears.

Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit Théâtre de la Tempête - Cartoucherie Affiche

La mise en scène de Philippe Adrien, le décor adopté, la chorégraphie d'ouverture qui nous embarque comme un lever de rideau pour nous situer dans ce très physique spectacle, avec la performance corporelle de Pierre Lefevbre-Christopher.

On sait le comportement, l'attitude toujours décalée d'un jeune autiste, qui plus est ce garçon surdoué confronté néanmoins à la normalité, épuisante et dans sa complexité écrasante de toute différence. Se défendant de la réalité extérieure, occupé qu'il est par sa vie intérieure. La séquence du métro londonien est d'une force, d'une richesse visuelle qui nous fait rentrer corporellement dans l’ambiance de cette promiscuité imposée.

«Rarement j'ai été autant pris d'un bout à l'autre par une pièce de théâtre», nous disait un ami en sortant de la salle. En effet, on est pris par la très grande humanité dans ce qui est donné à voir de ce garçon «pas comme tout le monde». Un infini respect pour ce qu'il est et ce qu'il cherche et réussi à nous dire: la preuve, son roman est même joué au théâtre...! Les émotions de Christopher se mêlent des nôtres, regarder autrement le monde et peut-être nous mêmes. A souligner aussi qu'il n'y a pas de référence médicale. Christopher mène sa vie, accompagné par Siobhan, la jeune qui est avec lui dans le cadre scolaire et l'aide à écrire son récit.

Si vous pouvez, faites un détour par la Cartoucherie, le théâtre la Tempête offre un singulier regard sur l'Autre, celui qui nous côtoyons et que nous ne voyons pas toujours ou dont nous nous écartons. Par ailleurs, le livre de Mark Hoddon, publié dans une édition Pocket, a eu beaucoup de lecteurs dans des collections pour ados, et reste très lu par les adultes.

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24 septembre 2015

Exposition photographique Handi-Répit 94 du 29 septembre au 16 octobre 2015à Créteil

expo handi répit 94

23 septembre 2015

Débat Le Monde en Face du 22 septembre 2015- Autisme & trouble mental

logo france5

En France près de 20.000 enfants …Surtout lorsqu’ils  sont atteints d’un trouble mental… sont exclus de l’école. 
Partout on manque de structure d’accueil …
Les parents lâchés par l’administration se tournent vers la Belgique.
Dans ce pays, on accueille les enfants dont la France ne s’occupe plus. 
Mais est-ce la solution idéale ?

2 invitées pour en parler :

  • Isabelle Resplendino
    Présidente d’Autisme France
     
  • Sonia Menissier
    Mère de Florian, 16 ans qui souffre d’autisme (témoin dans le documentaire).
    Quelle décision cette maman a pris depuis le tournage du documentaire ?

http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face

22 septembre 2015

Josef Schovanec le 19 mars 2015 dans l'émission C à vous

josef schovannec

http://www.france5.fr/emissions/c-a-vous/c-l-actu/les-invites-de-l-actu_311779

C à vous Josef Schovanec a présenté avec humour son livre "L'autisme pour les nuls" et plaidé pour qu"on change de regard sur cette particularité. 19 Mars 2015 France 5 #Cavous

22 septembre 2015

TOP ! => L'autisme qu'est-ce que c'est ? Brochure destinées aux enfants ...

=> cliquer sur l'image pour accéder à la brochure

(Document réalisé par l'association "Sur le chemin des écoliers")

autisme expliqué aux enfants

19 septembre 2015

Quelque chose en plus, film de Sophie Robert, à Saint Etienne - le vendredi 9 octobre 20h00

quelque chose en plus saint étienne

15 septembre 2015

Mardi 22 septembre 20h40 sur France 5 -> Enfants handicapés, de la galère à l'exil

Enfants handicapés, de la galère à l'exil
Résumé

La France compte aujourd'hui près de 670 000 enfants porteurs d'un handicap mental. Autisme, trisomie 21, maladies génétiques : il naît chaque année entre 6000 et 8500 enfants qui ne pourront jamais, pour la plupart, vivre de façon totalement autonome. Pour les parents, c'est un combat qui commence dès la naissance. Sonia s'est exilée en Belgique pour offrir à son fils l'accompagnement qui lui aurait fait défaut en France. Le fils de Bénédicte, porteur du syndrome de Williams et de troubles autistiques, a été renvoyé de l'école à cause de son handicap.

Autres
  • Nicolas Bourgoin / Réalisateur
  • Amandine Stelleta / Réalisateur
11 septembre 2015

Interview de Josef Schovanec : L'autisme ne nous prédestine pas à la déchéance

 

17 août 2015

La jeune trisomique rêvait d'être mannequin, elle défilera à la Fashion Week de New York

article publié dans 20 MINUTES

Madeline Stuart

Madeline Stuart - madelinesmodelling/Instagram

T.L.G.

Publié le 16.08.2015 à 11:58
Mis à jour le 16.08.2015 à 17:02

Le rêve se poursuit. Madeline Stuart souhaitait être mannequin pour bousculer les préjugés. Devenir top model pour changer le regard sur sa maladie, la trisomie 21.

Depuis plus d’un an, la jeune Australienne de 18 ans se prépare. Elle s’est mise au sport de manière intensive et a entamé un régime pour parvenir à son but. Madeline Stuart a été sélectionnée cette semaine pour participer à la prestigieuse Fashion Week de New York, en septembre prochain, rapporte Cosmopolitan.

« Cela est très excitant, ça va lui permettre de franchir un nouveau palier »

fashion top

« Quand on nous l’a proposé, cela ne m’a pas surpris », indique sa mère Rosanne au magazine. « Je pense que plus rien ne me surprendra désormais. On lui a proposé beaucoup de choses et j’espérais qu’on lui propose la Fashion Week. J’espère que cela ne fait pas trop prétentieux ». Elle ajoute. « Cela est très excitant, ça va lui permettre de franchir un nouveau palier ».

Grâce à ses photos publiées sur sa page Facebook, le projet de Madeline est devenu viral sur les réseaux sociaux. Le jeune mannequin a déjà réalisé deux campagnes de mode malgré son handicap. Elle défilera également au show Moda en association avec la fondation Christopher Reeve en septembre prochain.

Quand elle n’est pas sur les podiums, Madeline est une adolescente comme les autres, confirme sa mère. « Elle adore le sport et nous en faisons beaucoup. Si elle n’en fait pas, elle voit des amis ou surfe sur internet ».

 

16 août 2015

Francis Perrin : Louis, son fils, sa bataille

article publié dans Paris Match

Francis Perrin: Louis, son fils, sa bataille

Francis Perrin, Gersende et Louis en 2012 © Alexandre Isard
Le 12 août 2015 | Mise à jour le 12 août 2015

Dans une interview au magazine suisse, Le Matin,  Francis Perrin se confie sur le combat qu’il mène depuis plus d'une décennie. Le comédien et sa femme Gersende, avec laquelle il a eu deux autres enfants, luttent tous les jours pour que l’autisme n’entrave pas le bien être de leur enfant.

Comédien, Francis Perrin est avant tout un père. Habité par l’amour, il explique les difficultés comme les réussites rencontrées par son aîné de 13 ans. Actuellement sur scène dans la pièce «Molière malgré moi», c’est un homme serein qui peut déclarer que son fils va s’en sortir même s’il n’existe pas de guérison à proprement parler pour cette maladie. Très impliqué, le couple qui mène une  véritable guerre contre la discrimination, a écrit un récit témoignage en 2012, «Louis, pas à pas». Ce livre permet notamment d'expliquer l'autisme aux personnes qui ne sont pas directement touchées. Il a également permis d'aider les parents d'enfants autistes et de faire, autant qu’il est possible, avancer les choses. Par la suite, ce livre  a donné naissance au téléfilm «Louis presque comme les autres».

"Jamais je n’aurais pu le laisser tomber"

Le petit garçon a été diagnostiqué autiste à 3 ans. «A cet âge, Louis dormait une heure par nuit, se tapait la tête partout et n’était pas encore propre. Je voulais lui apprendre la dignité et l’autonomie. (…)». Et depuis ce temps, les parents n’ont pas renoncé, se battant avec leur tripes pour offrir à Louis une vie la plus «normale» possible, sans médicament, sans régime alimentaire particulier. Se soutenant mutuellement, ils ont tout fait pour que Louis ne s’isole pas dans son monde : «Jamais je n'aurais pu le laisser tomber et concevoir qu'il soit dans un hôpital, abruti de médicaments». C’est à ce titre que l’acteur revient sur certaines réactions du corps médical qui l’ont choqué.

"Faites le deuil de votre enfant"

A Paris, un grand spécialiste de l’autisme leur aurait déclaré : «Faites le deuil de votre enfant. Laissez tomber». Une phrase tellement choquante que le comédien l’a retirée de l’adaptation télévisée : «France 2, coproductrice du téléfilm, nous a demandé de modifier cette phrase et de l’édulcorer car elle était trop dure et faisait du tort au corps médical.» De fait, privilégiant l’espoir et la ténacité, ils prennent alors la décision d’adopter une méthode d’apprentissage venant d’Amérique qui semble avoir fait ses preuves. Cent pour cent non-médicamenteuse, la méthode ABA (Analyse Appliquée du Comportement) est une technique qui permet de rééduquer les attitudes quotidiennes, par les sens, de façon intensive en stimulant la personne atteinte.

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Et les résultats sont probants, faisant de chaque jour, une nouvelle victoire sur la maladie. Un souvenir riche en émotions pour le comédien, c’est la fois où Louis s’est hydraté sans l’aide d’un tiers: «Louis avait 5 ans et il nous a dit : j'ai soif. Il est allé prendre un verre, c'était déjà un miracle - et est allé se servir de l'eau au robinet. On a pleuré tant on était émus.»

Aujourd’hui, Louis a même obtenu un petit rôle dans le téléfilm inspiré de son histoire. Par ailleurs, «Presque comme les autres» a été sélectionné pour le Festival de la fiction TV à la Rochelle qui se tiendra le mois prochain. Avec l’histoire de Louis, c’est un message de courage qui nous est transmis. Une leçon de vie qui offre un regard neuf sur les solutions et les aménagements requis, encourageant chacun à voir autrement les difficultés engendrés par la maladie.

14 août 2015

Autisme : une réplique censurée dans un télfilm. Elle était réaliste, c'est regrettable

article publié dans le Nouvel Observateur
Publié le 14-08-2015 à 20h21 - Modifié à 21h22
LE PLUS. "Faites le deuil de votre enfant. Laissez tomber". C'est la phrase du téléfilm de Francis Perrin qui a été censurée par France 2. Selon le comédien, la chaîne trouvait qu'elle "faisait du tort au corps médical". Hugo Horiot regrette que Francis Perrin n'ait pas pu rendre compte le plus fidèlement possible de la condition des autistes et lui apporte son soutien.

Édité par Anaïs Chabalier  Auteur parrainé par Rozenn Le Carboulec

 

 Un enfant autiste à Lille, en 2008 (P.HUGUEN/AFP).

 

"Faîtes le deuil de votre enfant !". Combien de parents d’enfant autiste n’ont pas entendu cette phrase ?

 

Si chaque parent encouragé dans ce projet d’abandon par certains "grands spécialistes" de l’autisme devait en produire le témoignage manuscrit, aucun dossier, aucun carton ni même aucune pièce ne pourraient contenir toutes ces attestations. Mises bout à bout, il y aurait de quoi relier Paris à Marseille…

Une phrase jugée trop dure

Or cette même phrase "Faîtes le deuil de votre enfant", fait justement l’objet d’une censure dans un téléfilm de Francis Perrin sur l’autisme. La phrase a été jugée "trop dure" par la production de la chaîne publique en question. Alors, sous prétexte de "privilégier l’espoir et la ténacité", mais surtout de "ne pas nuire à la réputation du corps médical", on "édulcore."

Ne pas nuire à la réputation du corps médical ? Que la production se rassure ! C’est déjà fait. Auprès des usagers ou de la communauté scientifique internationale, d’un point de vue national et international, le corps médical lié à l’autisme en France jouit une réputation exécrable, pour ne pas dire nauséabonde et irrécupérable…

50 de retard, cinq condamnations de l’Europe et des dizaines de recours contre l’État… Ca ne vous dit rien ?

L'affaire Rachel, un triste exemple

Quand un parent se laisse guider par ce que l’État est en mesure de lui proposer, généralement, c’est le deuil ou l’abandon. S'il fait de la résistance et essaie de trouver des médecins compétents, ce n’est pas le corps médical qui s’occupera de son sort, mais un juge, suite à un signalement. Signalement pour maltraitance, mais dans ce type de cas, il conviendrait mieux de formuler "signalement pour refus d’obtempérer".

C’est là que la réalité de nombreuses familles en France prend un tournant judiciaire. L’affaire Rachel en est un des tristes exemples.

Des parents accusés de tous les maux, des diagnostics niés et des experts qui ne sont pas au courant que la psychanalyse a été désavouée par la HAS, mais surtout qu’elle n’est d’aucun secours pour les autistes.

Jamais aucune étude n’a prouvé son efficacité. En revanche, combien de témoignages attestent-ils de sa nuisance à l’égard de la communauté autistique ?

"Ne pas heurter le corps médical"

L’autisme, avec un psychiatre d’obédience psychanalyste, vous déclarant : "Faîtes le deuil de votre enfant, laissez tomber", en France, c’est plutôt la règle que l’exception.

L’enjeu dramaturgique n’était-il donc pas, plutôt, de rendre compte le plus fidèlement possible de la condition des autistes, honteuse et inhumaine en France ?

Ceci est d’autant plus choquant est que le dans le récit "Louis Pas à Pas", d’où est tiré l’adaptation, cette phrase est écrite noir sur blanc et résonne comme un point d’orgue. Prononcée "par un grand spécialiste de l’autisme", dont je tairais le nom aujourd’hui.

Quel est le prochain projet de la production ? Une adaptation de "Hamlet" sans la célèbre réplique, jugée trop spirituelle par la production ? Richard III qui oublie de dire "mon royaume pour un cheval !", pour ne pas nuire à la réputation des tyrans ?

"Faites le deuil de votre enfant". Cette phrase a été censurée dans un film produit par le service public pour ne pas heurter le corps médical. Molière doit se retourner dans sa tombe en se souvenant les représentations du "Médecin malgré lui" ou du "Malade imaginaire" à la cour du roi.

À ce train là, que les compagnies de théâtre se méfient si elles tiennent à leurs subventions : on pourrait leur demander de censurer la scène du clystère…

Des parents trompés et culpabilisés

66,90% des parents ont été menacés d’un enfermement injustifié et déclarent avoir subi des pressions en raison de leur refus de voir des traitements inadaptés être appliqués. L’autisme en France, ce sont des parents trompés et culpabilisés, voire marginalisés.

80% des enfants autistes ne sont pas scolarisés, contrairement à de nombreux pays en Europe et dans le monde, l’autisme en France se passe en dehors des écoles. Dans notre pays, l’autisme n’a rien à voir avec l’apprentissage ou encore le monde de l’entreprise. De l’autre côté des Alpes, les autistes sont en classe. Franchissez le Rhin : un diagnostic d’autiste asperger mettra votre CV sur le haut de la pile dans une multinationale.

77,40% des autistes n’ont pas eu accès à un diagnostic précoce. Criminel et absurde, quand on sait que l’autisme peut se diagnostiquer dès 18 mois, et qu’établir un diagnostic précoce permet de gagner un temps précieux.

43,80% des personnes autistes ont été victimes de mauvais traitements ou de carences en matière de soin. Guère étonnant quand, sous couvert de recherche clinique, on laisse s’institutionnaliser certaines pratiques préoccupantes

Je soutien Francis Perrin

En France, 69,80% des parents déclarent financer tout ou partie de l’éducation adaptée de leur enfant : aucune intervention de ce type n’est prise en charge par la Sécurité sociale et les universités qui les enseignent sont rares. Depuis longtemps déjà, la psychanalyse est classée au rayon histoire dans les universités étrangères.

Francis Perrin et son épouse Gersende se battent depuis des années contre les méconnaissances des pouvoirs publics et la discrimination dont leur fils Louis, autiste, a été l’objet, et ils se battent aussi pour les autres. Les voici aujourd’hui en face d’un autre fléau et non des moindres : la censure.

Il va de soi que malgré cela, je souhaite à ce téléfilm tout le succès espéré car la sincérité et le talent de son réalisateur ne sont plus à prouver depuis longtemps. Mais face à cette censure plus que regrettable, en tant que comédien et écrivain, j’exprime mon soutien à mon ami, Francis Perrin, dont le combat est loin d'être terminé...

13 août 2015

Vidéo -> Au coeur du cerveau autiste

Vidéo rts.ch 36.9°, hier, 20h05

Steven nous révèle en un clin d'oeil le jour de la semaine pour toutes les dates depuis 1752. Laurianne s'est construit un univers imaginaire pour se protéger du monde réel qu'elle juge trop agressif. Anthony lui souffre d'un autisme sévère. Impossible de communiquer par la parole. Que se passe-t-il dans leur cerveau? Les neurosciences apportent de nouvelles réponses: pour certains chercheurs le cerveau autiste est un "supercerveau", une cerveau hyperconnecté dont les fusibles cèdent plus rapidement que dans le nôtre.

13 août 2015

Russie : Natalia Vodianova dénonce les discriminations subies par sa soeur autiste

article publié dans 20 MINUTES

Natalia Vodianova à Londres en mars 2015Natalia Vodianova à Londres en mars 2015 - Beretta/Sims/REX/REX/SIPA

Dolores Bakela

Publié le 13.08.2015 à 13:41 Mis à jour le 13.08.2015 à 13:41

Vague d’émotion en Russie pour Oksana, la sœur de Natalia Vodianova. Cette dernière est autiste. Alors qu’elle se trouvait dans un café avec sa nourrice, elle a été obligée de quitter un café de Nijni-Novgorod par le propriétaire, sur les bords de la Volga, où elle venait de s’installer.

Le top russe, qui n’était pas sur place, a raconté le déroulement de la scène sur Facebook, suscitant des dizaines de milliers de likes et de partages. « Vous faites peur à tous nos clients. Allez vous faire soigner et soignez vos enfants. Et alors seulement, montrez-vous dans des endroits publics », écrit l’égérie d’Etam rapportant les paroles du tenancier.

Deux versions s’affrontent

Toujours selon le mannequin, le seul client du café se serait levé pour demander à Oksana de rester, sans convaincre le propriétaire qui a appelé la police. Il a demandé à un vigile, puis trois, de surveiller l’autiste, puis a porté plainte auprès de la police pour « petite délinquance ». De son côté, le fils du propriétaire a affirmé qu’Oksana avait fait fuir les clients « en se tapant la tête contre le mur », selon des propos recueillis par la chaîne de télévision russe Vesti. Il restait injoignable jeudi matin.

La Russie est régulièrement dans le collimateur des ONG de défense des droits de l’Homme qui l’accusent de ne pas offrir les structures nécessaires pour les personnes handicapées. Environ 45 % des enfants qui vivent à la charge de l’Etat, dans des institutions où ils sont souvent soumis à de mauvais traitements, a dénoncé l’ONG Human Rights Watch dans un rapport publié en 2014 tout rappelant que les médecins russes encouragent souvent les familles à abandonner leurs enfants.

Une enquête est ouverte

Natalia Vodianova, qui a Naked Heart, une fondation caritative venant en aide aux enfants handicapés, a profité de son post Facebook pour faire un plaidoyer pour la tolérance et en appeler à l'« éthique des journalistes » concernant l’autisme, qui ne doit pas être considéré comme une maladie. « Nous avons tous des caractéristiques, nous sommes tous différents, mais cela ne signifie pas que nous sommes malades », a conclu le modèle.

Devant l’émotion suscitée, le Comité d’enquête a ouvert une enquête pour « violations à la dignité d’une personne en raison de son appartenance à un groupe social », un chef d’accusation passible de deux à cinq ans de prison. « Il est difficile de comprendre comment une personne handicapée pourrait nuire aux employés et aux clients, ou à l’image de cet endroit », a souligné le porte-parole du Comité d’enquête, Vladimir Markine, ajoutant que le propriétaire n’avait pas « de raison légitime ».

11 août 2015

Placements abusifs d'autistes : En France, on n'a plus le droit d'avoir des enfants différents ?

Elsa MAUDET 11 août 2015 à 07:23

Un enfant autiste câline un poney à Paris, le 8 novembre 2003.

Un enfant autiste câline un poney à Paris, le 8 novembre 2003. (Photo Philippe Wojazer. Reuters)

TÉMOIGNAGE Sophie a été victime d'un signalement abusif et a failli perdre la garde de son fils, que les professionnels croyaient victime de carences affectives.

Lorsqu’elle décroche le téléphone, Sophie (1) a une petite voix. En Isère, une femme qu’elle aide depuis un moment vient de remettre ses trois enfants à l’Aide sociale à l’enfance pour un placement. L’un a été diagnostiqué autiste et de forts soupçons d’autisme pèsent sur les deux autres. «Ils lui ont arraché ses enfants», lâche-t-elle. La situation lui rappelle sa propre histoire : il y a quelques années, le centre d’action médico-sociale précoce (CAMSP) qui suivait son fils, de 7 ans et demi aujourd’hui, repère chez lui des «carences psycho-affectives». Sophie n’est pas d’accord avec cette accusation et s’interroge : et s’il était autiste ?

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En janvier 2011, on lui reconnaît officiellement des troubles envahissants du développement. Le petit garçon est autiste. Mais «le CAMSP a lancé une information préoccupante. Il disait que j’inventais les troubles de mon fils, que je voulais qu’il soit autiste, que je le manipulais pour qu’il le soit.» Le centre lui «diagnostique» (sans analyse médicale) un Münchhausen par procuration, syndrome dont la réalité est contestée et qui consiste à provoquer de manière délibérée des problèmes de santé chez son enfant. «Des services sociaux se sont pris pour des médecins, dénonce Sophie. Ce sont des personnes qui ne sont pas formées à l’autisme, qui ont une formation archaïque. Dès qu’il y a un problème, c’est la faute de la mère.»  A cette époque, Sophie cherche aussi à comprendre ce qui cloche de son côté. On lui diagnostique finalement à elle aussi une forme d’autisme, Asperger. «Je savais que j’étais différente, mais je ne savais pas ce que j’avais. En tout cas, je savais que je n’étais pas folle.»

Deux ans après, toujours des «stigmates»

Parallèlement, les services sociaux diligentent une enquête. «L’ASE a menti en disant qu’il n’y avait pas de diagnostic d’autisme [sur son fils, ndlr]. Elle a menti sur les liens que j’avais avec le papa, or on est très amis même si on est séparés, elle disait que je changeais mon fils de prise en charge alors que je n’ai pas bougé du CAMSP, elle m’a reproché d’ouvrir mes fenêtres en plein mois de juin en disant que ça donnait des troubles ORL à mes enfants…», énumère-t-elle. Un placement est alors demandé. Lors du jugement, «je m’en suis pris plein la tête pendant trois quarts d’heure». Jusqu’à ce que son avocat – qu’elle s’est endettée pour payer – fournisse les preuves du diagnostic. «Le juge s’est calmé.» Après la mise en place d’une mesure judiciaire d’investigation éducative, la procédure débouche finalement sur un non-lieu. Son garçon peut rester auprès d’elle.

Durant toute cette période, «j’étais anéantie, j’ai eu très très peur, confie-t-elle. En France, on n’a plus le droit d’avoir des enfants différents ? On est tout de suite catalogué comme mauvaise mère ? L’autisme, ce n’est pas de notre faute. C’est déjà dur au quotidien, on n’a pas besoin de ça en plus.»

Deux ans après le non-lieu, elle conserve des «stigmates». Elle qui est au RSA a récemment reçu une facture de 500 euros. «J’ai préféré me mettre dans la merde que de demander de l’aide au conseil départemental, à laquelle j’ai droit.» La peur du moindre faux pas. «Si ma fille de 6 ans se coupe une mèche de cheveux, je panique. Je me dis oh là là, je vais me prendre un signalement. Je ne sais pas si ça passera avec le temps, la vie n’est plus pareille après.»

Au mois de septembre, son fils entrera en CE1. A l’école ordinaire, accompagné d’une auxiliaire de vie scolaire. «Il sait lire, il commence à comprendre les additions et les soustractions, il aime beaucoup l’école, il apprend à se faire des copains», savoure la maman. Elle a décidé de mettre son énergie dans l’accompagnement d’autres familles victimes de signalements abusifs. «J’en vois à la pelle, assure-t-elle. Et je ne suis qu’une maman, pas une professionnelle…» 

(1) Le prénom a été modifié.

8 août 2015

Plus de 100 associations dénoncent le placement abusif d'enfants autistes

AFP 8 août 2015 à 11:18

Un mère d'enfant autiste lors d'un «happening» dans le centre de Toulouse en mars.

Une mère d'enfant autiste lors d'un «happening» dans le centre de Toulouse en mars. (Photo Pascal Pavani. AFP)

Elles prennent l'exemple d'une mère accusée, malgré les diagnostics médicaux, de provoquer les troubles de ses enfants pour «toucher les allocations handicap» et «attirer l’attention sur elle».

Une centaine d’associations dénoncent «des placements abusifs» de jeunes autistes par décision de justice, suite à une procédure de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Elles citent en exemple le cas d’une mère à qui ses trois enfants doivent être retirés.

Sur le même sujet : Décryptage => Autisme : la condamnation de l'Etat va-t-elle changer les choses ? Par Marie Piquemal et Marine Le Gohébel

Le conseil départemental de l’Isère «s’apprête à séparer et placer une fratrie de trois enfants atteints de troubles envahissants du développement (une forme d’autisme)», selon le communiqué de ces 127 associations de familles de personnes autistes, dont Autisme France, Collectif Egalited, Sésame Autisme ou Collectif Autisme. Le juge, d’après le communiqué, nie les diagnostics et la mère est accusée de provoquer les troubles de ses enfants pour «toucher les allocations handicap» et «attirer l’attention sur elle».

Pour sa part, le médecin coordonnateur du centre de ressources autisme Rhône-Alpes, le Dr Sandrine Sonié, citée dans le communiqué, met en garde contre «les risques de traumatisme psychique et d’aggravation des troubles du développement dans une structure collective et non spécialisée». Il s’agit là, s’insurgent les associations, «de l’application d’une mesure dont tout le monde sait qu’elle sera destructrice pour les enfants».

En attendant l’appel, une solution provisoire existe pourtant, souligne le communiqué : un placement familial chez les grands-parents. Mais le conseil départemental n’a pas donné suite à cette requête.

Autisme France a réalisé récemment un rapport pour dénoncer les «dysfonctionnements de l’Aide sociale à l’enfance, portant atteinte aux libertés et aux droits de l’enfant et de sa famille», des «dérapages qui ont déjà fait l’objet de plusieurs rapports officiels depuis 15 ans». D’après les associations, 67% des parents d’enfants «menacés d’un enfermement injustifié» déclarent avoir subi des pressions en raison de leur refus de voir des traitements inadaptés appliqués à leurs enfants.

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