Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
"Au bonheur d'Elise"
Publicité
medias
16 décembre 2015

Le goût des merveilles : Virginie Efira, Benjamin Lavernhe, la belle rencontre

 article publié dans culturebox

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox

Mis à jour le 14/12/2015 à 18H16, publié le 14/12/2015 à 17H42

 Benjamin Lavernhe, Virginie Efira

 Benjamin Lavernhe, Virginie Efira

"Le goût des merveilles", le nouveau film d'Eric Besnard sort en salles ce mercredi 16 décembre. Cette "histoire d'amour" en Drôme provençale entre une jeune veuve et un autiste Asperger met en scène Virginie Efira et Benjamin Lavernhe. Un film où se mêlent humour et émotion et qui porte un autre regard sur l'autisme.

Trois ans après "Mes héros" avec Josiane Balasko et Gérard Jugnot, Eric Besnard nous revient avec "Le goût des merveilles" et  le sentiment d'avoir réalisé "plus une histoire d'amour qu'une comédie romantique..." "C'est un film sur le regard, précise le scénariste de "Entre amis", sur l'évolution du regard que l'on porte sur les gens". "Au début on a un regard sur quelqu'un. Cette personne ne change pas mais c'est le regard de Virginie Efira qui change"

Reportage : N. Hayter / S. Gorny / A. Dupont / J. Nieto-Toro / J. Raynal


"Le goût des merveilles" d'Eric Besnard

 

"Le goût des merveilles" devrait permettre de changer le regard du public sur l'autisme. Voilà qui réjouit Josef Schovanec le philosophe et chercheur, lui même autiste Asperger qui vient de publier "L'amour en Autistan".


Il a particulièrement apprécié le long travail de documentation sur l'autisme du réalisateur. "On le voit dans les rituels, la façon de regarder ou ne pas regarder l'autre". Une façon de souligner la performance d'acteur de Benjamin Lavernhe ("Elle l'adore", "La marche"). " Il y a une musique de la langue à trouver, confirme ce dernier. Il faut trouver la comédie avec la musique de cette phrase"

 


Virginie Effira va délaisser la comédie pour "Elle" un thriller adapté du roman "Oh" de Philippe Djian, où elle joue pour l'occasion sous la direction du réalisateur culte Paul Verhoeven.

Synopsis :
Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Et sa capacité d’émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille.

"Le goût des merveilles"  d'Eric Besnard avec Virginie Efira et Benjamin Lavernhe
Sortie en salles mercredi 16 décembre 2015

 

La rédaction vous recommande

INTERVIEW. Josef Schovanec et l'amour au "pays des autistes"

Trois ans après "Je suis à l'Est" qui l'avait fait découvrir au grand public, Josef Schovanec, autiste Asperger publie "De...

Des Mots de Minuit : Benjamin Laverhne : le drôle de zèbre du goût des merveilles...
Publicité
15 décembre 2015

C'est évident ... mais pas pour tout le monde !

autisme hugo horiot on l'est ou pas

15 décembre 2015

Courez voir -> Le goût des merveilles : une comédie romantique pas commes les autres !

 article publié sur France tv info

France 3 vous fait découvrir ce film qui raconte la rencontre entre une jeune veuve et un homme atteint d'autisme.


"Le goût des merveilles", une comédie romantique pas comme les autres

 

FRANCE 3

Mis à jour le 14/12/2015 | 17:24 , publié le 14/12/2015 | 17:24

Depuis la mort de son mari, Louise vit sa vie comme elle peut. Entre l'exploitation familiale, ses deux enfants, et la solitude, rien n'est simple. Puis un jour, elle fait la rencontre de Pierre, un homme un peu envahissant au début mais qui va rentrer progressivement dans la vie de Louise et de sa famille. C'est l'histoire du dernier film d’Éric Besnard, "Le goût des merveilles", avec Virginie Efira et Benjamin Lavernhe.

L'évolution du regard

Pour le réalisateur, "c'est plus une histoire d'amour qu'une comédie romantique, pour moi, et c'est l'évolution du regard. (...) C'est comment, au début, on a un regard sur quelqu'un, cette personne ne change pas, et par contre le regard du personnage de Virginie Efira change complètement". Pour évoquer cette différence, Éric Besnard a choisi de parler d'autisme, et notamment du syndrome d'Asperger, un mélange d'isolement, d'hypersensibilité, et de génie intellectuel.

14 décembre 2015

Vidéo -> Interview with Hugo Horiot by Aunt Aspie - Rudy Simone -

Ajoutée le 28 nov. 2015

Author and actor Hugo Horiot is interviewed by fellow author, actor and musician Rudy Simone. (In English, for French subtitles click cc.) We discuss his best-selling book, his next book, autism in France and what's next on his agenda. Click here to visit my site and purchase book. http://www.help4aspergers.com/pb/wp_d...

9 décembre 2015

Interview. Josef Schovanec et l'amour au pays des autistes

article publié sur culturebox francetvinfo
Mis à jour à 12h24, publié le 09/12/2015 à 12H20
Josef Schovanec sur le plateau de France2
Josef Schovanec sur le plateau de France2 © France2/culturebox
Trois ans après "Je suis à l'Est" qui l'avait fait découvrir au grand public, Josef Schovanec, autiste Asperger publie "De l'Amour en Autistan" chez Plon. Un livre de rencontres, d'itinéraires de vies qui renverse certaines idées reçues sur l'autisme. Josef Schovanec était l'invité du 13 heures de France 2.
Docteur et chercheur en philosophie et sciences sociales, parlant sept langues, Josef Schovanec est "une personne avec autisme atteinte du syndrome d'Asperger." comme il se définit lui-même.

Avec lui, on découvre l'autisme avec d'autres yeux. Son premier livre, "Je suis à l'Est" en 2012 avait rencontré un vif succès. Il a été suivi de : "Éloge du voyage à l’usage des autistes et de ceux qui ne le sont pas assez" toujours chez Plon.

Invité d'Elise Lucet dans le 13 heures de France 2, il est venu présenter son nouvel ouvrage "De l'Amour en Autistan". "L'Autistan c'est le pays des gens autistes avec un petit parfum de rêve et d'Asie Centrale". Comme Josef Schovanec a beaucoup d'humour, il s'empresse d'ajouter : "Ce n'est pas une cellule terroriste, par les temps qui courrent il faut le préciser !". L'esprit de Jodef Schovanec est là, dans ce recul qui lui permet de proposer chaque dimanche matin sur Europe 1, une visite guidée de l'Autistan. 


Josef Schovanec au 13 heures de France2

S'il a écrit ce livre, c'est "pour créer un électrochoc et montrer la vie intérieure des gens autistes, car pendant longtemps on a cru que cette vie était pauvre, stérile". Il a rencontré pour celà plusieurs autistes, "des gens fabuleux", qui lui ont permis de renverser cette idée reçue.

Dans son livre qui n'est pas un roman, il est question d'amour physique mais aussi d'amour du savoir et des livres. Josef Schovanecd retrace des itinéraires de vie extraordinaires comme celui de cet homme dont la langue maternelle est le latin. "Le véritable amour c'est de découvrir l'autre"

L'ouvrage est un éloge de la différence : "Une société dans laquelle on serait le clône de l'autre serait une société très triste. On a besoin de gens bizarres, de gens divers, de saveurs pour nos sociétés tellement tristounettes".

Et puis Josef Schovanec ajoute, un brin malicieux : " C'est une provocation de ma part, j'ai choisi (comme témoins) une majorité de filles avec autisme parce que l'on oublie toujours l'autisme au féminin". Il a rencontré une fille: Jessica qui rêve de créer une sorte de camp de vacances... en Somalie. "Son  projet de vie c'est de rendre la Somalie paisible". "Vestiaires : aider les gens qui souffrent de non-autisme"

Josef Schovanec participe à la série de France 2 "Vestiaires", dans laquelle les personnes handicapées ont une mission : "aider les gens qui se croient valides, qui souffrent de non-autisme et qui sont un peu tristounets. Il faut les aider !" conclut-il. 
© Plon
© Plon
Josef Schovanec, "De l'Amour en Autistan" 
Plon. 240 pages, 17€90

Par Jean-Michel Ogier

Rédacteur en chef adjoint de Culturebox

Publicité
9 décembre 2015

Peut-on réellement prétendre guérir l'autisme ?

article publié sur le Huffington Post Québec

Marie Josée Cordeau Headshot

 

Publication: 08/12/2015 10:41 EST Mis à jour: 08/12/2015 10:44 EST

 

En matière d'autisme, on pointe sans arrêt un index accusateur en direction de tout ce qui tombe mollement sous la main droite: les vaccins ROR, le bagage génétique, l'âge du père au moment de la conception, les bactéries intestinales, la pollution environnementale de plus en plus omniprésente, certains agents de conservation alimentaires, quand ce ne sont pas les aliments eux-mêmes qui sont mis au banc des accusés. Mais de réponse claire et affirmée, nous n'en avons toujours aucune à ce jour de la part de la communauté scientifique. D'où vient l'autisme? Où va-t-il? Ce sont autant d'intrigantes questions qui demeurent en suspens...

Surgissent alors des hypothèses variées, multipliées à l'infini, auxquelles on ajoute sporadiquement de nouvelles tendances et variantes. Avec quelques adultes autistes de mon entourage, nous avons également fait notre constat personnel plutôt ludique : plusieurs d'entre nous ont abusé des divins biscuits parsemés de pépites de chocolat durant notre tendre enfance. Peut-être devrions-nous mettre alors en alerte des chercheurs bien intentionnés afin de les aiguiller sur cette singulière piste actuellement non explorée? Je badine, bien entendu...

Cependant, même sans connaître les sources de l'augmentation exponentielle de personnes autistes, déjà, milles et deux thérapies sont proposées sans arrêt aux parents en quête d'une salvatrice solution leur permettant de guérir leur enfant. Est-il bien raisonnable de chercher à soigner à tâtons une condition dont on ignore à peu près tout, tant au niveau de l'origine et dont on peut observer à l'œil nu la diversité des manifestations d'un individu à l'autre? Que ce soit la vitaminothérapie, le régime sans gluten et sans caséine, les traitements énergétiques avant l'âge de 5 ans ou l'exorcisme, rien n'a jamais guéri de manière sûre un autiste. En France encore aujourd'hui, le packing, c'est-à-dire envelopper subitement un enfant dans un drap mouillé à plus ou moins 4°C, est utilisé dans certaines institutions médicales. Il ne manque plus que les saignées aux chevilles et le recouvrement à l'aide de gluantes sangsues et le tour du chapeau sera complété.

J'ai été particulièrement interpellée, il y a quelque temps, lorsque j'ai appris l'existence d'un traitement contre l'autisme disponible sur le marché européen constitué en partie d'eau de javel, à utiliser sous forme de lavement. Est-ce là un nouveau moyen de lessiver les parents gorgés d'espoir, de les blanchir au niveau financier, ou tout simplement, au lieu de tenter d'enrayer l'autisme, de s'en prendre à l'autiste directement? Car tous les moyens, raisonnables ou non, semblent bons pour les marchands d'illusions. Les parents étant bien évidemment prêts à tout faire avec bonne volonté pour mieux armer leur progéniture vers l'autonomie et leur offrir une vie saine et meilleure. Les motivations parentales sont toujours louables. Celles des trouveurs de solutions sont par contre discutables.

Puis il y a le gluten. Ce cher damné gluten. Décriés par certains ennemi numéro 1 à abattre, de nombreux parents ont rédigé au tricot des ans quantité de best-sellers. Ils déclarent que d'enrayer entièrement le gluten du régime alimentaire de leur enfant autiste l'a guéri à tout jamais. Je ne suis pas nutritionniste, c'est bien vrai. Ce que je sais cependant, c'est que de nombreux adultes autistes de ma connaissance ont éradiqué le gluten et la caséine de leur alimentation depuis maintes années. Nombre d'entre eux se sont mieux sentis et ont vu quelques-unes de leurs problématiques reliées à l'autisme s'alléger, tout en demeurant néanmoins actives. D'autres n'ont vu que des améliorations au niveau de leur système digestif. Mais ils sont tous encore bel et bien autistes et ils le confirment sans la moindre hésitation.

Mais comment un parent en arrive-t-il à conclure sans l'ombre d'un doute que son enfant n'est plus du tout autiste? A partir du moment où il parait extérieurement moins anxieux? Quand il développe un comportement plus acceptable au regard de l'entourage? Ou bien lorsqu'il s'ouvre à une certaine sociabilité de prime abord inexistante? Car l'autisme est bien davantage que ce qui est facilement observable. Le comportement n'est que la lilliputienne pointe visible d'un iceberg immense comme le Groenland. Car lorsqu'on me regarde aujourd'hui, en comparaison avec la femme renfermée et agressivement sauvage que j'étais il y a à peine une décennie, on pourrait croire à une miraculeuse guérison spontanée. Mais tout au fond de moi, je suis sensiblement la même personne, avec les mêmes différences sociales, la même manière singulière de penser. Du dehors, il n'y a plus de grands écriteaux fluorescents qui annoncent à une pupille non avertie ma différence. Mais elle est là.

Je ne dis pas que certains traitements n'aident pas à pallier certaines difficultés et à amoindrir des manifestations désagréables de l'autisme. Il est souhaitable de transcender certaines limitations qui bloquent la personne dans un cheminement personnel gratifiant lorsque c'est possible. C'est le même but que pour tout être humain de quelque condition qu'il soit. Le but réel de l'exercice est davantage d'améliorer les conditions de vie de l'autiste et celles de ses proches et c'est donc à chacun de voir le bien retiré par une thérapie ou un régime pour l'enfant comme pour l'adulte autiste. Cependant, je ne crois pas en une guérison totale possible de l'autisme, car l'état autistique n'est pas une maladie. On nait autiste, on meurt autiste. Entre les deux, on fait de notre mieux, comme tout le monde.

Mais qu'en est-il de moi, femme autiste, dotée d'un sens aigu de l'obstination? Oui, je consomme des aliments contenant du gluten, car des tests médicaux ont infirmé une intolérance dans mon cas. J'ai développé des stratégies d'adaptation sociales, je pratique la méditation pour me recentrer et réduire mon anxiété, je suis activement à l'écoute de mes besoins, tout autant que de mes aversions. Je me suis extraite partiellement de l'isolement, mais j'apprécie toujours autant la douce solitude qui n'est pour moi jamais vide et fade. Je tolère plus facilement certaines surcharges sensorielles, mais elles me rongent encore intérieurement par leur abrasive agression, même si je les combats avec ardeur. Et l'aspect rationnel chez moi demeure toujours de garde, en première ligne, devant l'émotivité pure. Car l'autisme et moi, nous sommes ligotés, soudés, amalgamés à la vie, à la mort. J'en ai l'intime conviction, car nous sommes mariés déjà depuis près d'un demi-siècle...

Marie Josée Cordeau est l'auteure du livre Derrière le mur de verre aux Éditions Cornac. Pour suivre les activités et conférences de Marie Josée Cordeau, vous pouvez consulter son site internet.

4 décembre 2015

Mark Zuckerberg, père et philanthrope : aidez mon fils autiste. L'Etat français nous oublie

article publié dans Le Nouvel Observateur
Publié le 04-12-2015 à 10h53 - Modifié à 15h15
LE PLUS. Mark Zuckerberg et sa femme Priscilla viennent d'avoir une petite fille. À cette occasion, le fondateur de Facebook a annoncé la création d’une organisation caritative (la Chan Zuckerberg Initiative) dédiée à l’enfance. Marion Aubry est mère d'un fils autiste. Pour elle, cet argent pourrait aidé un grand nombre d'enfants handicapés.

Édité par Louise Auvitu 

 

Mark Zuckerberg et sa femme Priscilla tenant leur fille Max dans les bras. (AFP /COURTESY OF MARK ZUCKERBERG)

Cher Mark,

Félicitations à vous et à Priscilla et bienvenue à Max. Je vous souhaite le meilleur, à elle, à vous et à Priscilla. Et merci beaucoup pour votre générosité. Votre engagement à faire don de 99% de vos actions Facebook est une grande source d’espoir pour nous.

Merci à vous et Facebook pour votre aide

Comme vous, il y a neuf ans, j’étais le parent le plus heureux du monde en accueillant mon fils. Mais deux ans après, mon fils s’est révélé autiste et, à ce moment-là, j’ai su que tout allait être bien plus compliqué (je reste quand même la maman la plus heureuse du monde, car mon fils est extraordinaire. Il m’a rendue meilleure).

Depuis, Facebook m’a aidé à faire face à ma situation de parent d’un enfant handicapé. Il m’a permis d’éviter de me sentir seule car j’ai pu me connecter avec des centaines de parents comme moi.

J’ai rejoint des groupes Facebook où plein de parents merveilleux s’entraident tous les jours (et toutes les nuits !). Avec quelques-unes de ces merveilleuses mamans, j’ai créé une association, TouPI, qui défend les droits des enfants handicapés et qui milite pour l’inclusion des personnes handicapées.

Alors merci à vous et à Facebook pour ça.

Le gouvernement estime que les personnes handicapées coûtent trop cher

J’ai découvert que même dans un pays riche comme la France, de nombreux enfants handicapés ne bénéficient pas d’une éducation et d’une prise en charge adaptées. 12.500 enfants handicapés en France ne vont pas à l’école et n’ont pas d’accompagnement adapté : ils restent à la maison sans aucune aide. 1.500 enfants handicapés de France sont exilés en Belgique car c’est le seul endroit où on les accueille.

Le gouvernement français a récemment fait passer une loi qui réduit les droits des personnes handicapées, car il pense que cela coûte trop cher de s’occuper des personnes handicapées alors que notre pays est touché par la crise économique.

Savez-vous qu’il faudrait 840 millions d’euros par an pour que les 14.000 enfants handicapés sans solution en France puissent avoir accès à l’éducation et aux services d’accompagnement dont ils ont besoin ?

S’il-vous-plaît, aidez-nous encore !

Je n’attends pas de vous que, sur vos 45 milliards de dollars, vous donniez aux enfants handicapés de France 840 millions d’euros par an. Il y a tellement de causes à défendre, et tellement de pays…

Mais j’ai lu dans le journal que le montant d’impôt que Facebook paie en France est de seulement 320.000 euros alors que Facebook a 28 millions d’utilisateurs en France. Le journal dit que le bénéfice généré par les utilisateurs de Facebook en France serait d’environ 105 millions d’euros. Donc le montant d’impôt que Facebook devrait payer en France serait de 35 millions d’euros.

Je ne sais pas si cette estimation est juste, mais je voudrais vous dire que ce montant permettrait à 600 enfants handicapés de bénéficier de l’éducation et des services d’accompagnement dont ils ont besoin.

J’ai adoré votre lettre à Max. Vous dites : "Pouvons-nous construire des communautés accueillantes et inclusives ?". Ma réponse est résolument "oui" et je m’engagerai, toute ma vie durant, à rendre ce rêve possible.

Je sais que vous m’avez déjà beaucoup aidée dans ce parcours. Mais s’il-vous-plaît, aidez-nous encore !

Bien à vous,

Marion

 

4 décembre 2015

Laval, ville inclusive pour les personnes autistes

Stéphane
Stéphane St-Amour

Publié le 03 décembre 2015

laval autisme

Publié le 03 décembre 2015Ville de Laval crée un précédent en devenant la première ville inclusive pour les personnes autistes au pays.Photo TC Media - Stéphane St-Amour

L'administration Demers vient de s'associer à l'école À pas de géant et son centre de ressources et de formation, seule institution d'éducation privée au Québec vouée aux jeunes âgés de 4 à 21 ans atteints des symptômes appartenant au spectre de l'autisme.

L'annonce coïncidait avec la Journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre, dont le thème cette année incite justement à «tendre vers une société inclusive».

Briser l'isolement

Cette nouvelle collaboration «vise à donner un meilleur accès aux personnes autistes et à leur famille à la vie de leur communauté, en favorisant la sensibilisation, l’acceptation et la valorisation de l'autisme», a indiqué le directeur général de l’école, Seiun Thomas Henderson.

L'animateur Charles Lafortune, dont le fils de 13 ans est autiste, a vivement salué l'initiative de Marc Demers et invité, entre autres, les maires Denis Coderre et Régis Labeaume à lui emboîter le pas.

«Être parent d'un enfant autiste, c'est un peu vivre sur la voie d'évitement […] C'est aussi se sentir extrêmement seul», a-t-il témoigné.

M. Lafortune a aussi fait valoir que l'autisme affectait plus de personnes que le cancer, la fibrose kystique et la sclérose en plaques réunis.

À Laval, on évalue à 4000 le nombre de personnes souffrant d'un trouble du spectre de l'autisme.

Vaste projet

Si la première étape consiste à former les intervenants des services d’urgence à interagir correctement avec la clientèle autiste, ce partenariat entend également développer des projets liés au transport collectif, au logement, à l'employabilité, à l’enseignement, au tourisme ainsi qu'aux arts et autres formes de divertissement.

«Il faut couvrir un large spectre d’intervention allant de la formation des policiers à l’adaptation des transports publics jusqu’à la sensibilisation des employeurs de façon à répondre aux besoins particuliers des personnes autistes», a déclaré M. Henderson.

Formation

Déjà, les chefs aux opérations des pompiers et officiers ont reçu leur formation, informe le directeur du Service de sécurité incendie, Robert Séguin.

Ceux-ci verront à former au fil des prochaines semaines les 245 pompiers au combat. Idem pour l'état-major du Service de police de Laval.

Quant aux chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Laval (STL), leur tour viendra en 2016.

Finalement, le registre des personnes autistes sera intégré aux outils de travail des agents du 911.

4 décembre 2015

Traiter l'autisme précocement : Genève pionnière - Vidéo

Les thérapies pour prendre en charge les enfants souffrant d’autisme évoluent. Une nouvelle méthode montre des résultats impressionnants auprès des enfants dès 1 an. Genève est pionnière en Suisse.

3 décembre 2015

Mon petit frère de la lune et de nombreuses autres vidéos sur l'autisme ...

30 novembre 2015

Sélectionné pour vous par Elise & Elo ...

30 novembre 2015

Rappel -> Samedi 5 décembre Ciné-ma différence au Kosmos - Avril et le monde truqué - Fontenay-sous-Bois

samedi 5 décembre - Avril et le monde truqué - au Kosmos -

attention changement d'horaire : la séance commence à 16:00 avec une ouverture des portes à 15:30

A la fin du XIXe siècle, une succession d'événements malencontreux a un impact déterminant pour l'avenir de l'Europe et même du monde : les deux principales conséquences sont la poursuite du règne des Napoléon et la stagnation totale de la science, car, notamment, l'électricité n'a pas été domestiquée. C'est dans cet étrange monde, en 1941, où les savants sont enlevés par une force mystérieuse, qu'Avril et ses parents, scientifiques, sont poursuivis par la police. Alors que ses parents disparaissent aussi, Avril se retrouve livrée à elle-même, en compagnie de son chat doué de la parole, Darwin...

 

Pour voir ce qu'en dit Télérama : ici

 

30 novembre 2015

Les bulles de l'autisme : sensibiliser avec humour

article publié par la Fondation Orange

"Los lunes autismo" est un projet participatif lancé par la Fondation Orange Espagne, dans lequel les parents et professionnels envoient leurs anecdotes. Les dessinateurs les transforment ensuite en bandes dessinées. Objectif : l’humour pour changer le regard.

los lunes de autisme bulle de l'autisme fondation orange

Depuis son lancement à la fin de l’année 2014, les parents, ainsi que les internautes, apprécient cette façon plus légère de parler de l’autisme à travers un sourire.
En alliant la participation et l’humour, Los lunes autismo est un projet qui souhaite sensibiliser, avec des anecdotes authentiques.
En Espagne, le jeu de mot "Los lunes autismo" est tiré d´un film espagnol célèbre qui s´appelle les jeudis miracle. L’idée de publier le lundi n’est pas un hasard. C’est un jour réputé difficile et commencer la semaine avec un sourire, c’est toujours positif.

Aujourd’hui, ces bandes dessinées n’existent qu’en version espagnole. C’est pourquoi nous avons décidé de les adapter en français, et de les relayer sous le titre "Les bulles de l’autisme", pour continuer à sensibiliser autour de l’autisme.
 

bande dessinées los lunes de lautismo autisme fondation orange   bandes dessinées los lunes de lautismo

Entretien avec Véronica Pensosi,
Fondation Orange Espagne

Véronica bulle de l'autisme espagneVéronica, en quelques mots pouvez-vous vous présenter et présenter la Fondation Orange en Espagne ?
 
Bonjour, je suis Veronica Pensosi, responsable de projets à la Fundación Orange Espagne. Ici nous sommes très engagés sur la cause des personnes avec autisme. Nous appuyons surtout des projets numériques en collaboration avec des entités expertes en autisme. Nous avons aussi une ligne de sensibilisation sociale afin de faire connaitre ce trouble de développement qui est encore un grand inconnu.

Vous avez lancé le projet « los lunes autismo », dites-nous comment ce projet est né, et en quoi consiste-t-il ?

Ce projet s’ancre dans notre travail pour diffuser et faire connaître l’autisme à la société, après les courts métrages d´animation Le Voyage de Maria et l’ Académie de spécialistes de libre diffusion sur internet. L´objectif est de faire connaître à la société l’autisme d’une manière agréable et amusante.

L´idée de « Les lundi autisme » consiste à sensibiliser à travers les bandes dessinées, le sens de l´humour et le partage sur Facebook. Ces bandes dessinées illustrent les caractéristiques spéciales des personnes avec autisme et leur façon unique de voir le monde. La diffusion sur les réseaux sociaux est un succès et beaucoup de familles de personnes avec autisme partagent chaque semaine les bandes dessinées avec leur entourage. Les commentaires sont très positifs.

Un groupe de quatre dessinateurs dessinent à tour de rôle les anecdotes que nous envoient les familles et les professionnels à travers un formulaire en ligne. Nous cherchons des anecdotes sympathiques qui montrent certains traits des personnes avec autisme : la littéralité dans l´utilisation du langage, la difficulté à comprendre les doubles sens, l´importance de la routine et l´anticipation, la difficulté à comprendre les émotions, les relations entre parents et enfants avec autisme, etc.

Nous publions les anecdotes tous les lundi, pour commencer la semaine avec un sourire.

Avez-vous un dessin , ou une anecdocte qui vous a touché ou retenu votre attention particulièrement ?

En réalité il est difficile de choisir. J´aime le style de chaque dessinateur : Miguel Gallardo, Martin Tognola, Oriol Malet Muria et Roger Zanni Rivas sont des artistes extraordinaires.

 

Le contrôle de maths, les bulles de l'autisme

 

29 novembre 2015

Bernard Campan, un rôle magnifique sur l'autisme

« Le petit Côme est adorable. Sa maman est une amie du couple Perrin. » | 

Le comédien participe, ce vendredi soir, au Festival du film de télévision à Thalassa. Il y présente Presque comme les autres, bientôt diffusé sur France 2.

Entretien

Comment est né ce téléfilm Presque comme les autres?

J'ai d'abord reçu le scénario de Pascale Bailly. Il m'a beaucoup plu, parce qu'il est sobre et juste. Puis j'ai lu Louis pas à pas, le livre de Gersende et Francis Perrin, dont s'inspire ce scénario.

J'ai ensuite donné mon accord pour tourner aux côtés de Julie-Marie Parmentier et de Marie-Anne Chazel, notamment. Il s'agit là d'un combat artistique pour une meilleure compréhension de l'autisme en France.

Le résultat final est-il à la hauteur de vos espérances ?

Renaud Bertrand, le réalisateur, a donné naissance à un film de 90 minutes beau, dépouillé, sobre. Il passera prochainement sur France 2.

Que raconte ce téléfilm ?

C'est l'histoire de Séverine et Christophe, deux jeunes parents amoureux. Très vite, ils se rendent compte que chez leur fils Tom, contrairement aux propos faussement apaisants des pédiatres et médecins de tous poils, quelque chose ne va pas. Il faudra trois ans avant qu'un diagnostic d'autisme ne tombe.

Avez-vous rencontré Francis et Gersende Perrin?

Même si le personnage que j'incarne n'est pas forcément Francis Perrin, j'ai tenu à le faire. Je voulais m'imprégner de leur parcours difficile, émaillé de beaucoup de souffrances et de joie aussi. Nos deux familles se sont senties beaucoup d'affinités. Nous nous sommes liés d'amitié.

Comment êtes-vous ressorti de ce film ?

Chaque tournage apporte une expérience nouvelle. Je me suis beaucoup informé sur l'autisme. J'ai lu, j'ai écouté. Et j'ai été touché. Ce handicap, qui n'est pas une maladie, est très mal pris en charge par les services médicaux.

La psychanalyse, qui continue d'être utilisée en France, n'a pas sa place dans le traitement de l'autisme. Elle est même à côté de la plaque, mais elle a toujours du poids. Ce n'est pas un moyen fiable, à la différence d'autres méthodes.

Vous avez tourné Presque comme les autres aux côtés d'un enfant autiste. Quels souvenirs en gardez-vous ?

Le petit Côme est adorable. Sa maman est une amie du couple Perrin. Le tournage s'est fort bien passé. Ce n'est jamais facile de tourner avec un enfant, mais là ce fut très agréable.

Francis et Gersende Perrin ont-ils vu le film ?

Oui. Ils ont été très touchés par cette aventure.

Vous tournez très peu pour la télévision, et à chaque fois des sujets graves. Pourquoi ?

Tout est une question d'envie. Rien n'est raisonné. J'aime les sujets graves, mais j'aime également l'humour. J'aime être ému voilà tout.

Est-ce que le film de Zabou Breitman Se souvenir des belles choses, en 2002, a été un tournant dans votre carrière ?

Auparavant, j'étais surtout connu grâce aux sketches des Inconnus. Ce long métrage, traitant de la perte de mémoire, de la maladie d'Alzheimer, a révélé cette envie que j'avais de jouer des films graves, sérieux. Grâce à Zabou, j'ai touché du doigt quelque chose que je portais en moi.

L'humour n'est quand même pas éteint en vous ?

Non, bien sûr ! Je m'apprête d'ailleurs à jouer une pièce de théâtre avec Thierry Lhermitte. Elle s'intitule Le Syndrome de l'Écossais. Ce sera à la mi-janvier au Théâtre des nouveautés. J'ai envie d'entendre des rires.

Je profite de ce Festival du film de télévision pour me détendre un peu en thalassothérapie, avant d'attaquer les répétitions.

Yves-Marie ROBIN.

26 novembre 2015

Les fonctions cognitives, c'est quoi ?

 

article publié sur apprendre à éduquer

Il est de plus en plus courant de lire l'expression " fonctions cognitives " dans des articles ou des livres car les avancées en termes de neurosciences ont participé à vulgariser des notions comme " fonctions cognitives ",
" fonctions exécutives ", " fonctions supérieures du cerveau " ou encore " métacognition ".

 

25 novembre 2015

Une maman engagée dans l'autisme de son garçon

article publié dans Québec Hebdo

Prisca
Prisca Benoit
Publié le 24 novembre 2015

article_large

Marie Julie Paradis et son fils Victor, 6 ans. (Photo gracieuseté)

 

«Pas mal élevé… Juste autiste!»

MOBILISATION. Tannée des regards pesants sur son jeune garçon autiste, une maman de Boischatel a décidé de prendre le taureau par les cornes. Marie Julie Paradis a fait réaliser une série de tuques pour son jeune Victor où on peut lire «Pas mal élevé… Juste autiste!»

 

Le petit garçon de Marie Julie Paradis à 6 ans et depuis l'année passée, il a été diagnostiqué autiste avec un trouble de langage. «C'est un deuil à faire tous les jours, confie la jeune maman. On ne peut pas savoir de quoi va être composé son avenir.» Très mobilisée dans la cause de son garçon, elle fait notamment partie du C.A. de la Fondation Autisme Québec, en plus d'entamer un certificat en spectre de l'autisme à l'Université du Québec à Rimouski, campus Lévis.

Se disant passionnée par la vie de ses enfants, elle a décidé de se lancer dans une nouvelle aventure en voulant combattre les préjugés reliés au handicap de son garçon. Après quelques sorties houleuses où les regards et les commentaires pesaient lourd, elle a décidé de créer une première casquette pour passer son message. «J'ai senti les commentaires changer, affirme-t-elle. Plutôt que de rouler les yeux quand mon garçon faisait une crise à l'épicerie, j'ai reçu plusieurs commentaires positifs et compréhensifs.»

Au moment d'augmenter sa production de tuques, la cause a fait boule de neige. Après près de deux semaines, sa nouvelle page Facebook au nom de son slogan frôle les 300 mentions J'aime. La tuque s'écoule rapidement et trouve des preneurs aux quatre coins du Québec. «Je ne pensais jamais que ça irait aussi rapidement», admet-elle, heureuse du succès de son nouveau produit.

Je comprends la réaction des gens. J'étais moi-même la première à réagir quand je voyais un enfant turbulent. Maintenant, je souhaite briser ces préjugés. Marie Julie Paradis

Toujours du chemin à faire

Bien que le Québec soit bien informé sur ce handicap, Marie Julie Paradis dit rencontrer encore certains préjugés récurrents sur son chemin. «Celui qui est le plus fréquent, c'est quand on me dit "Il est autiste? Ça ne parait pas!", rapporte-t-elle. Comme s'il fallait que ce soit obligé de paraître.»

La jeune mère ne craint pas de stigmatiser le handicap de son garçon. Au contraire, elle préfère que les gens comprennent sa situation. «Il avait déjà une étiquette, on le traitait comme un enfant mal élevé, dit-elle. Maintenant, on peut faire un coucou humoristique aux réactions des gens.»

Pour l'instant, Marie Julie Paradis met de côté l'argent qu'elle fait avec la vente de tuque pour pouvoir breveter son produit. «Je suis encore en réflexion à savoir ce que je vais en faire après le brevet, mais c'est sûr que ça va aller pour la cause», affirme-t-elle. Elle aimerait notamment pouvoir diversifier son offre de produits pour y inclure des bracelets ou des casquettes.

Vous pouvez consulter la page Facebook Pas mal élevé juste autiste pour plus d'information sur les produits de Marie Julie Paradis et la façon de se les procurer.

 

Québec Hebdo

24 novembre 2015

L'échange émouvant entre une mère et sa fille autiste

L’échange émouvant entre une mère et sa fille autiste
23/11/2015

Une maman d’une petite fille autiste a publié une photo d’un échange qu’elle a eu par écrit avec son enfant. Une conversation qui souligne l’importance des mots employés par l’entourage devant les enfants.

Il ne faut jamais sous-estimer la force des mots et ce qu’ils peuvent entraîner. Cadence, une petite australienne de 7 ans atteinte d’autisme, a écrit à sa mère Angela après avoir entendu des discussions de ses parents et des informations médiatiques. Celle-ci commençait à croire qu’elle était méchante malgré elle. « Est-ce qu’être autiste me rend méchante ? », demande ainsi la petite fille à sa mère. Étonnée de cette réaction, Angela entame la conversation par écrit avec sa fille alors qu’elles sont dans le bureau de sa maîtresse d’école, en lui demandant ce qui lui fait penser cela. C’est alors que la petite Cadence écrit que les grandes personnes « disent toujours que c’est dur d’être maman ou papa si ton enfant est autiste », et que « c’est expliqué à la télé que les autistes font du mal aux gens ». Elle ajoute également qu’elle a entendu que les autistes devaient être mis à l’écart des autres et attachés. La maman lui demande alors si elle croit à toutes ces affirmations, et si non, ce qu’elle pense elle. « Je n’aime pas faire du mal aux gens », répond Cadence. « Je suis née autiste mais cela ne signifie pas que je suis méchante. Tu pleures ? » Et la maman de répondre, émue : « Oui. J’ai des larmes de joie de voir que tu sais ce qui est vrai, et des larmes de tristesse de voir que beaucoup de gens ne savent pas la vérité. »

Un appel à surveiller son langage

Touchée par cet échange écrit avec sa fille, Angela l’a publié dans un post Facebook, partagé plus de 2 700 fois. « Quels messages les enfants entendent-ils de notre part, des autres parents, à l’école, dans les médias et dans la société en générale ? Quelles sont les leçons qu’ils ramènent à la maison, de manière parlée ou non, qu’internalisent-ils de ces messages ? », se questionne ainsi Angela sur la page Facebook « I am Cadence » (Je suis Cadence). Pour cette maman, il faut donc surveiller son langage devant les enfants, car ceux-ci risquent de tout entendre, de tout répéter et de tout intérioriser. De quoi entraîner de lourdes conséquences psychologiques.

Source : The Huffington Post

 

What 'messages' are children hearing - from ourselves, from other parents, at school, from media and in the general community? And what are the 'take home' learnings, spoken or unspoken, they are internalizing from these messages?
Cadence's sensory differences means she hears, sees and observes every detail around her - every conversation, every sight, every smell; as many autistic children do. This 'conversation', between Cadence and myself, started under her teachers desk - a 'safe place' where Cadence had put herself in her confusion that she was somehow 'bad' - a belief that had culminated from over-hearing other parents and hearing news stories.

24 novembre 2015

Film Wretches & Jabberers : Vous ne verrez plus les autistes sévères comme avant !

article publié dans l'Express

 

Et si les autistes sévères étaient intelligents ? Et si, malgré leurs tocs, leur quasi-absence de langage, leurs troubles sévères du comportement, leur apparente insensibilité et inconscience des autres et du monde dans lequel ils vivent, étaient aussi intelligents que vous et moi (mais avec une intelligence différente), capables de pensées profondes ?

Je me garderai bien de répondre pour tous les autistes sévères, mais pour ceux que j’ai vu dans le film Wretches and jabberers, je peux affirmer que oui.

Car en visionnant ce DVD  j’ai pris une énorme claque.

Ce film a été présenté vendredi 13 novembre à Bruxelles à The Extraordinary  film festival.

Dans ce film, deux hommes autistes américains (présents à la projection) voyagent dans divers pays pour changer la vision du handicap et de l’intelligence (« voir l’intelligence plutôt que le handicap ») et aider les autistes à briser l’isolement qu’ils ont si bien connu.

Tracy Thresher (42 ans) et Larry Bissonnette (52 ans), autistes sévères avec de gros troubles du comportement, considérés comme retardés mentaux, ont été exclus du milieu ordinaire dès le plus jeune âge et ont passé de longues années en institutions psychiatriques, incapables de transmettre leur intelligence.

Ils n’ont appris à communiquer qu’à l’âge adulte en tapant des mots à l’ordinateur vocal qui prononce leurs mots avec une voix de synthèse, leur donnant ainsi un moyen d’exprimer leurs pensées, les sentiments et les besoins. Ce moyen de communication a changé leur vie de façon spectaculaire.

Il est juste sidérant de voir l’écart entre leur apparence (car ils ont de gros troubles sensoriels, un visage inexpressif et semblent incapables de la moindre interaction) et leurs pensées intérieures, leur conscience aiguë des autres, leur humour, leur compréhension du monde et leur sagesse, que peu de personnes ont.

Si vous le voyez, vous prendrez sans doute une énorme claque et vous ne verrez plus du tout les autistes sévères comme avant…

Extraits

Réponse de Larry, répondant à la question : « Quelle est l’idée la plus fausse la plus répandue sur l’autisme ? »

« Des compétences sociales pauvres dues à un manque d’intelligence. »

« Rien de ce que j’ai fait n’a pu convaincre les autres que j’avais une vie intérieure, jusqu’à ce que je commence à communiquer. »

Tracy : « Nous sommes l’exemple même d’une toute autre intelligence qui s’exprime très différemment »

Naoki (autiste sévère japonais, auteur du livre Sais-tu pourquoi je saute ?)

« Personne ne me comprenait quoi que je fasse, comme faire une crise, pleurer ou hurler. »

Tracy

Tracy : « Entendre ma voix intérieure en tapant a incroyablement changé la manière dont je me voyais »

 

Capture d'écran 2015-11-21 21.06.23

conversationa 4

Helsinki : Tracy, Antti, Larry et Henna, tous 4 autistes, communiquent par ordinateur interposé….

Le titre du film vient d’une anecdote d’Antti, qui déclare avec humour que le monde est séparé entre des personnes qui, comme eux, ont du mal à parler : les wretchers (misérables) et les personnes qui parlent sans difficulté, les jabberers (bavards).

24 novembre 2015

Vidéo -> Le Pack en institution psychiatrique - Dr Thierry Albernhe, psychiatre

Ajoutée le 31 déc. 2014

"Une Histoire des Packs" - Dr. Thierry Albernhe, psychiatre, historien (Antibes, France)

Journée D'étude 2014: Le Pack en Institution Psychiatrique

 

23 novembre 2015

En hommage aux 130 personnes victimes du terrorisme à Paris -> Céline Dion : L'Hymne à l'amour d'Edith Piaf


7780602747_la-quebecoise-a-rendu-a-hommage-vibrant-aux-victimes-des-attenats-a-paris-dimanche-soir-aux-american-music-awardsLes hommages des artistes français et du monde entier ne cessent d'affluer depuis vendredi 13 novembre et les attentats à Paris. Dans la nuit de dimanche à lundi, c'est Céline Dion qui a tenu à chanter pour les 130 personnes victimes du terrorisme. Pour rendre hommage à ces Français en terrasse ou en train de simplement assister à un concert, la chanteuse québécoise a choisi de reprendre L'Hymne à l'amour d'Édith Piaf. 

Sur la scène des American Music Awards, Céline Dion a chanté devant un décor aux couleurs de la France avec des terrasses de restaurants, de cafés, l'Arc de Triomphe, la Tour Eiffel aux couleurs du drapeau tricolore et des murs tagués... L'émotion transmise par la voix de la diva se lit facilement dans les regards des spectateurs. Et même en vidéo, les frissons sont garantis.

Publicité
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Visiteurs
Depuis la création 2 429 128
Newsletter
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Archives
Publicité