Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
"Au bonheur d'Elise"
Publicité
cout
12 novembre 2019

Mont-Saint-Martin. Autisme : le Service d'éducation spéciale inauguré

 

Mont-Saint-Martin. Autisme : le Service d'éducation spéciale inauguré

" Nous sommes l'une des seules villes à avoir à la fois le diagnostic et la thérapie dans un même quartier. Il suffit de traverser la rue ", a salué Serge De Carli, maire de Mont-Saint-Martin, en parlant de l'inauguration des nouveaux locaux du Service d'éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad).

https://www.republicain-lorrain.fr

 

Publicité
7 novembre 2019

Après Hors Normes, le Collectif Autisme fait des propositions

article publié dans Médiapart


Après "Hors Normes", le Collectif Autisme fait des propositions

7 nov. 2019
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Le Collectif Autisme réagit au film "Hors Normes" en demandant la mise en œuvre d'urgence de mesures tenant compte de la situation dramatique des personnes les plus vulnérables.

 

communique-collectif-autisme-7112019

Nous, associations représentant les personnes autistes et leurs familles, membres du collectif autisme « remercions » les réalisateurs du film « Hors Normes » car ils portent à l’écran ce que nous dénonçons depuis des années et notamment la situation dramatique des personnes les plus vulnérables, celles qui ont les troubles les plus sévères et nécessitent un encadrement 24h sur 24

Nous avions fait pendant la concertation préalable à la stratégie autisme l’analyse de leur situation.

  • Pas de repérage, pas de diagnostic, pas d’accès aux soins
  • Pas de plan prévisionnel de création de places
  • L’augmentation des départs en Belgique
  • Des Etablissements et Services sous dotés, en termes d’encadrement, de formation
  • Des listes d’attente dans tous les Etablissements et Services quel que soit l’âge
  • Des centaines de personnes sans réponse à leur orientation Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH)
  • Des adultes maintenus dans des structures pour enfants au titre de l’amendement Creton
  • L’isolement des familles et des personnes elles-mêmes

Malgré nos alertes en amont de la concertation et lors de la concertation, sur l’urgence de répondre à ces concitoyens oubliés, les pouvoirs publics n’ont pas fait le choix d’inscrire dans leur stratégie pour l’autisme au sein des TND les réponses correspondant à l’immensité des besoins. Les budgets restants du 3ème plan (53 millions d’euros) constituent les seuls moyens donnés pour proposer des solutions, soit moins de 1.500 places.

La société inclusive que nous appelons de nos voeux, ne doit pas être une société qui exclut les personnes autistes avec les troubles les plus sévères.

Nous refusons de continuer à dire aux familles qui subissent discrimination dans l’accès aux soins et exclusion des services médico-sociaux, qu’il leur faut attendre 10 ans, dans l’espoir que les prochains gouvernements auront le courage de s’engager pour leurs enfants.

Sans attendre, nous représentants associatifs, au nom des personnes autistes et leurs familles, nous demandons à M. Edouard PHILIPPE, Premier Ministre, Mme Agnès BUZYN, ministre de la santé et des solidarités, Mme Sophie CLUZEL, secrétaire d’état aux personnes handicapées, et Mme Claire COMPAGNON, déléguée interministérielle, de mobiliser d’urgence leurs services pour :

  • Demander un audit auprès de toutes les MDPH pour repérer toutes les orientations non suivies d’effet
  • De programmer immédiatement des appels à projets ou des Appel à Manifestation d’Intérêts pour des lieux de vie et services adaptés, dans leur taux d’encadrement et leur financement, aux personnes les plus vulnérables, en veillant au respect des Recommandations de Bonnes Pratiques Professionnelles (RBPP) par les associations gestionnaires et en concertation avec les territoires (Conseil départementaux)
  • De former des professionnels à la spécificité de l’autisme et des différents programmes d’accompagnement, dans le respect des recommandations existantes
  • De valoriser les salariés de première ligne (Aides Médico-Psychologiques (AMP) et AES (Accompagnement Educatif et Social), Aides-soignants, éducateurs) qui travaillent auprès de ces personnes (ce n’est pas un travail comme les autres et les salaires sont indignes, compte tenu des exigences de cet accompagnement) : cette situation engendre des turn-over et un désengagement des professionnels les plus investis
  • D’avoir une politique de rattrapage de l’offre à mettre en face de l’exil en Belgique

Le Collectif Autisme se donne pour mission prioritaire de défendre la qualité et la spécificité des pratiques de diagnostic et d’accompagnement des personnes autistes.
Sa coordination est assurée par les représentant.es des associations Autisme France et Sésame Autisme
Contacts : Danièle LANGLOYS (...) et Christine MEIGNIEN ( ...)

3 novembre 2019

Quand la réalité de l'autisme est plus dure que la fiction

Alors que sort le film "Hors normes", un enfant de 8 ans, autiste profond, est hospitalisé depuis juillet dans une unité pour adolescents à Marseille. Un service qu'il a fallu vider de tous ses autres patients

Par Sophie Manelli

Alors que "Hors normes", le très beau film sur l'autisme d'Éric Toledano et Olivier Nakache sort sur les écrans, c'est un témoignage bouleversant que livre le Dr Jean-François Hassoun.
Alors que "Hors normes", le très beau film sur l'autisme d'Éric Toledano et Olivier Nakache sort sur les écrans, c'est un témoignage bouleversant que livre le Dr Jean-François Hassoun. MarkPiovesan / Istock.com

Il ne "supporte plus d'entendre cet enfant crier", d'être obligé, parfois, de l'attacher, ultime solution pour contenir son extrême violence ; de le voir "s'enfoncer, de jour en jour dans un rituel de la violence" ; de "ne pas pouvoir, en tant que médecin, lui apporter l'aide dont il aurait besoin".

Alors que "Hors normes", le très beau film sur l'autisme d'Éric Toledano et Olivier Nakache sort sur les écrans, c'est un témoignage bouleversant que livre le Dr Jean-François Hassoun. L'illustration tragique de la défaillance de la prise en charge de ce trouble en France, malgré trois plans autisme successifs. Mais aussi un appel au secours de soignants au bout du rouleau.

L'enfant qui crie a 8 ans. Nous l'appellerons B. Ce jeune autiste profond, souffrant d'une lourde déficience mentale, est hospitalisé depuis juillet dernier à l'Unité de soins intensifs pour adolescents (Usia), gérée par le Centre hospitalier Édouard-Toulouse. Une unité où il n'a pas sa place. "Ce service a été ouvert en 2015 pour accueillir en urgence des adolescents de 12 à 18 ans en crise : comportements suicidaires, entrées en schizophrénie, troubles aigus du comportement", explique le Dr Hassoun qui y travaille.

B. y a été hospitalisé il y a 4 mois, via les urgences où il était arrivé en crise. Sa famille n'était plus capable d'en assumer la garde. "C'est un enfant qui peut devenir très violent, totalement imprévisible, qu'on ne peut laisser seul un instant", explique le Dr Hassoun. Un petit garçon qui aurait besoin d'une prise en charge spécialisée, au long court, dans une structure adaptée.

Or, depuis juillet, hormis un passage dans un centre à Nice, et un court séjour de rupture dans un institut médico-éducatif dans la Drôme, on ne trouve pas de place pour lui. Et ce, malgré plusieurs réunions organisées à l'Agence régionale dde Santé (ARS), spécifiquement sur ce cas.

25 soignants mobilisés autour d'un seul enfant

"B. reste donc à l'Usia, c'est-à-dire dans un couloir, avec 5 chambres, un lieu conçu pour des courts séjours. Pas pour y enfermer un enfant autiste", poursuit Jean-François Hassoun. Aussi, malgré toute la bonne volonté et les trésors d'inventivité déployés par les soignants, qui improvisent chaque fois que possible, des sorties, des jeux d'eau, des tours de l'hôpital, l'état de B. s'aggrave : "On est en train d'en faire un monstre", souffle le psychiatre. Les difficultés de prise en charge sont devenues telles que l'Usia a dû être vidée de la totalité de ses patients. "Dans ce contexte, la sécurité des ados qui arrivent en peine crise comme celle de B. ne peut pas être assurée. Aujourd'hui, nous sommes 25 soignants, infirmières, éducateurs psychologues, et 2 médecins pour s'occuper de ce seul enfant".

Depuis juillet, 40 demandes d'admissions d'adolescents ont dû être rejetées. L'Usia est, pour l'heure, la seule structure à Marseille dédiée aux ados en crise aiguë. 150 jeunes y sont hospitalisés chaque année. Ce service étant devenu inaccessible, "les patients les plus chanceux ont trouvé une place dans d'autres structures ; d'autres sont rentrés chez eux. Quand on connaît le taux de suicide et les comportements à risques chez les jeunes, c'est criminel", alerte Jean-François Hassoun. Quant à l'équipe soignante, "tout le monde est complètement à bout, effondré à l'idée de se sentir impuissant et maltraitant. Certains parlent de démissionner".

"Scandalisé en tant que médecin", le Dr Hassoun l'est aussi en tant que citoyen. À raison de 1 000 euros la journée d'hospitalisation, et compte tenu des patients qui n'ont pu être pris en charge à l'Usia, le maintien de cet enfant dans cette structure se chiffrerait d'ores et déjà à 600 000 euros pour la collectivité. "Toute la hiérarchie a été alertée. Nous avons eu trois réunions avec les tutelles, avec 30 interlocuteurs autour de la table. Mais rien ne bouge". Contactée hier, l'ARS a confirmé l'existence d' "une situation problématique" et s'est "engagée à tout mettre en oeuvre pour qu'une place soit trouvée très prochainement" à cet enfant "dans une structure qui puisse répondre à ses besoins".

Le Dr Hassou a vu "Hors Normes" : "Ce film m'a renvoyé un truc insupportable. J'ai décidé que je ne pouvais plus me taire."

Et aussi Autisme : le monde a les yeux tournés vers Marseille

100 000 enfants dont personne ne veut

"Ces jeunes-là, personne n'en veut", lâche à l'écran Vincent Cassel, qui incarne un éducateur dans le film "Hors normes". Une réplique qui synthétise le quotidien de milliers de vraies familles, désespérées par les problèmes de prise en charge de leur enfant avec un autisme dit sévère ou lourd, c'est-à-dire avec des troubles du comportement, du langage, des accès de violence envers les autres ou contre eux-mêmes. "Ceux qui ne sont pas glamours pour les médias, qui coûtent cher à la société, que ni l'école ni les instituts spécialisés n'acceptent", a confirmé ces jours-ci dans Le Parisien Danièle Langloys, présidente d'Autisme France, saluant un film "qui réussit l'exploit de montrer ceux que l'on ne veut jamais montrer. On se le prend dans la gueule, et c'est tant mieux". Premier signe du retard français, aujourd'hui reconnu et notoire: on ne sait pas quelle est la part des situations complexes parmi les 700 000 personnes autistes (dont 100 000 enfants) de France.

"Oui, il y a urgence à agir. La situation n'est pas satisfaisante. On le sait, et on y travaille", reconnaît Claire Compagnon, déléguée interministérielle en charge de la mise en place de la stratégie nationale pour l'autisme, dotée de 344 millions d'euros et établie pour cinq ans. Depuis quelques mois, des équipes sont formées à repérer les adultes dans les établissements psychiatriques ou médico-sociaux "afin de les amener vers un diagnostic et définir avec leur famille le meilleur plan d'accompagnement possible". D'après le gouvernement, 1 500 ont été créées ou sont en train de l'être pour les adultes. Très insuffisant pour Autisme France, qui pointe en particulier le manque de petites unités d'accueil, plus adaptées à la situation particulière du public attendu. Des structures qui mettent des années à se monter en France, quand cela n'est qu'une formalité en Belgique, où s'exilent de trop nombreuses familles d'enfants autistes.

Selon les associations, il y a 40 ans de retard à rattraper."En matière de politique de l'autisme, la France n'est pas au niveau", admet la secrétaire d'État chargée du handicap. Les familles concernées sont exposées à un parcours du combattant indigne de notre République et la France se trouve loin derrière de nombreux pays de l'OCDE en matière de recherche".

"Les progrès réalisés dans la prise en charge des enfants, mais surtout des adultes, sont insuffisants" soulignait encore la Cour des comptes dans son rapport de janvier 2018. En juillet, un tribunal administratif avait même condamné l'État français pour "des carences" dans la prise en charge d'enfants autistes.

27 octobre 2019

Les Mureaux : coup d'envoi des travaux pour la plate-forme innovante dédiée à l'autisme

 

Les Mureaux : coup d'envoi des travaux pour la plate-forme innovante dédiée à l'autisme

Un terrain vague. C'est ce à quoi ressemble une partie du site de Bécheville, aux Mureaux, qui s'apprête à accueillir la première plateforme multiservice de France dédiée à l'autisme. Projet ambitieux porté par les conseils départementaux des Yvelines et Hauts-de-Seine dans le cadre de la fusion interdépartementale, la plateforme innovante de 9700 m2 doit voir le jour en février 2021.

http://www.leparisien.fr

 

26 octobre 2019

5 ans de bataille contre la fiscalisation de la PCH aidant familial

 

5 ans de bataille contre la fiscalisation de la PCH aidant familial

Jeudi 24 octobre 2019  : L 'Assemblée Nationale vote la fin de la fiscalisation de la PCH aidant familial et supprime la CSG et la CRDS que les aidants payaient sur cette prestation. Retour sur notre travail militant derrière cette petite victoire Création de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH).

https://toupi.fr

 

Publicité
25 octobre 2019

Handicap : l'Assemblée nationale exonère les dédommagements perçus par les aidants

 

Handicap : l'Assemblée nationale exonère les dédommagements perçus par les aidants

L'Assemblée nationale a voté jeudi à l'unanimité une exonération des impôts et prélèvements obligatoires (CSG, CRDS et IR) sur les dédommagements perçus par les personnes aidant un proche handicapé.

https://www.sudouest.fr



 

24 octobre 2019

Faute de structures en France, l'exode forcé des enfants autistes en Belgique

 

Faute de structures en France, "l'exode forcé" des enfants autistes en Belgique

" C'est un exode forcé! " Les mots sont forts, la voix est empreinte d'émotion. Mourad ( tous les prénoms ont été changés ), 54 ans, est le père du petit Bilal, 13 ans. Comme des milliers de familles, Mourad et sa femme Farah ont été contraints d'inscrire leur fils autiste en Belgique, faute de structures adaptées en France.

http://www.leparisien.fr

 

23 octobre 2019

Les autistes français ne volent pas les places des Belges

 

Les autistes français ne "volent" pas les places des Belges

Depuis le rapport de l' Inspection générale des affaires sociales établi en 2016, il ne fait plus aucun doute que la Belgique doit faire face à l'arrivée de nombreux enfants ou adultes français atteints du trouble du spectre autistique. Bien qu'il soit difficile de chiffrer le phénomène, cet exil pour raison de santé concernerait des centaines voire des milliers de familles.

https://www.moustique.be

 

23 octobre 2019

Autisme : Hors Normes, le film qui brise le tabou

article publié dans Le Parisien

Autisme : «Hors Normes», le film qui brise le tabou

La sortie du film « Hors Normes » lève le tabou sur le défaut de prise en charge des autistes sévères. La France tente de rattraper son retard, accumulé depuis des décennies.

 Dans « Hors Normes », Reda Kateb et Vincent Cassel incarnent des responsables associatifs prenant en charge des autistes atteints de symptômes lourds. Dans « Hors Normes », Reda Kateb et Vincent Cassel incarnent des responsables associatifs prenant en charge des autistes atteints de symptômes lourds. PROD


Le 23 octobre 2019 à 06h08

« Ces jeunes-là, personne n'en veut. » Prononcée par Vincent Cassel, la réplique détonne sur grand écran. Malheureusement, elle est bien plus qu'un moment de cinéma. Elle synthétise le quotidien de milliers de (vraies) familles, désespérées par les problèmes de prise en charge de leur enfant avec un autisme dit sévère ou lourd, c'est-à-dire avec des troubles du comportement, du langage, des accès de violence envers les autres ou contre eux-mêmes.

« Ceux qui ne sont pas glamours pour les médias, qui coûtent cher à la société, que ni l'école ni les instituts spécialisés n'acceptent, dénonce Danièle Langloys, présidente d'Autisme France. Le film réussit l'exploit de montrer ceux que l'on ne veut jamais montrer. On se le prend dans la gueule, et c'est tant mieux. »

Si cette dirigeante d'association est si cash, c'est qu'elle est bien décidée à faire en sorte que « Hors normes », en salles ce mercredi, ne soit pas un coup d'épée dans l'eau. Que ce long-métrage réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache marque un tournant positif pour les « oubliés de l'autisme ». Premier signe d'un dysfonctionnement : on ne sait pas aujourd'hui quelle est la part des situations complexes parmi les 700 000 personnes autistes (dont 100 000 enfants) de France.

« 1 500 places créées ou en train de l'être pour les adultes »

« Oui, il y a urgence à agir. La situation n'est pas satisfaisante. On le sait, et on y travaille », n'élude pas Claire Compagnon, déléguée interministérielle en charge de la mise en place de la stratégie nationale pour l'autisme, dotée de 344 millions d'euros et établie pour cinq ans. Comme Sophie Cluzel, la secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées, elle a vu à plusieurs reprises ce film qu'elle juge « important ».

Depuis quelques mois, reprend Claire Compagnon, des équipes sont formées à repérer les adultes dans les établissements psychiatriques ou médico-sociaux « afin de les amener vers un diagnostic et définir avec leur famille le meilleur plan d'accompagnement possible. » Cela s'accompagne aussi de la création de nouvelles places : « 1 500 ont été créées ou sont en train de l'être pour les adultes », indique-t-elle.

Des années de retard à rattraper

Autisme France pointe un nombre trop bas et regrette le manque d'édification de « toutes petites » unités d'accueil, plus adaptées à la situation particulière du public attendu. Des structures qui mettent des années à se monter en France, quand cela n'est qu'une formalité en Belgique, où s'exilent de trop nombreux autistes.

Autre mesure nécessaire, la mise en place d'un dispositif spécifique d'accès aux soins. Aujourd'hui, faute de formation des professionnels et de matériel adapté, de trop nombreux autistes ne bénéficient pas de soins dentaires, ophtalmologiques, gynécologiques. Si le gouvernement assure faire du sujet « une priorité », le chemin s'annonce long. Selon les associations, il y a quarante ans de retard à rattraper.

22 octobre 2019

L'accueil des enfants en situation de handicap dans les modes d'accueil du jeune enfant, données européennes - juin 2019

 

 

17 octobre 2019

Université ARAPI : Travail à l'âge adulte 5

 

Université ARAPI : Travail à l'âge adulte 5

Deux exemples d'emploi de personnes autistes ont été présentés jeudi après-midi 10 octobre. Paradoxalement, alors qu'on peut dire que çà s'adresse aux deux extrémités du spectre, il s'agit dans les deux cas d'emploi en milieu ordinaire de travail, pas dans une entreprise du secteur protégé (ESAT).

https://blogs.mediapart.fr

 

16 octobre 2019

Danièle Langloys -> Retour sur le film Hors Normes, vu hier à l'Assemblée Nationale.

danièle langloys présidente autisme france

Retour sur le film Hors Normes, vu hier à l'Assemblée Nationale. Je ne vais pas faire consensus mais je m'en fous. Mme Compagnon nous a annoncé que nous serions bouleversés et il y en a parait-il qui ont pleuré. Pas moi. Montrer pour une fois ceux qu'on cache, ceux que les FAM et MAS rejettent et envoient en HP, lesquels HP peuvent envoyer en UMD, c'est bien, et je remercie les réalisateurs et acteurs, mais je n'ai pas envie de pleurer à voir notre quotidien. J'ai envie de hurler. Les associations qui représentent les plus vulnérables sont éliminées des groupes de travail au seul profit des auto-représentants qui ont la parole divine. Elles avaient demandé des fonds pour leur ouvrir des lieux de vie dignes de ce nom, que pour une fois on confierait aux associations compétentes : rien, pas un centime pour les plus vulnérables.
La morale du film : il faut aller vers l'autre, c'est le charabia psykk enseigné dans les écoles d'éducateurs et c'est insupportable. La bienveillance, c'est le minimum. Le rappeler ne peut pas faire de mal vu le nombre d'institutions maltraitantes qui shootent, isolent, contentionnent, contraignent à la vie collective dans des unités de 11 ou plus des adultes aux difficultés sensorielles massives.
Il faut des équipes bien formées et expertes pour répondre aux besoins de ces personnes. Il faut un taux d'encadrement élevé. Les derniers et rares appels à projet de FAM ou MAS, les associations sérieuses n'y ont pas répondu, car avec une dotation trop faible, on ne fait que de la maltraitance.
Il faut identifier les problèmes somatiques et sensoriels, apprendre un moyen de communication, structurer l'environnement. Rien de tout cela n'est montré dans le film.
Les adultes autistes méritent mieux que des bons sentiments.
Où est l'argent pour penser des unités de vie de petite dimension, où on respecte leurs goûts, leurs choix de vie, leurs particularités, où les acquis de leur vie d'enfant ne seront pas réduits à néant par l'absence de moyens et de professionnels formés ?
Ah oui, c'est vrai les TSA n'existent pas, il faut penser TND. S'il y a un mérite majeur à ce film, c'est d'inviter nos gouvernants à atterrir : les TSA existent et il y en a de sévères qu'il faut identifier le plus vite possible, aider en soutenant les familles épuisées. Non, le TSA n'est pas soluble dans les TND. Il a refait surface et on le prend dans la gueule. Mais pas de quoi pleurer. Juste hurler d'indignation devant la bêtise, l'oubli, la maltraitance, la cruauté.

14 octobre 2019

L’allocation adulte handicapé augmente, le plafond de ressources pour les couples baisse

article publié dans Le Parisien

L’AAH, dont bénéficient près de 1,1 million de personnes, augmentera de 40 euros à partir du 1er novembre, passant de 860 à 900 euros par mois.

 Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées. Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées. LP/Frédéric DUGIT
Le 13 octobre 2019 à 17h44

La revalorisation de l'Allocation adulte handicapé à 900 euros par mois a été officialisée dimanche au Journal officiel, dans un décret qui abaisse par ailleurs à nouveau le plafond de ressources pour les bénéficiaires en couple, une mesure très critiquée par les associations.

Selon ce décret, l'AAH augmentera de 40 euros à partir du 1er novembre, passant de 860 à 900 euros par mois, conformément à une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

Versée sous conditions de ressources aux personnes handicapées, cette allocation bénéficie à près de 1,1 million de personnes de plus de 20 ans et n'ayant pas encore l'âge de la retraite.

Mais parallèlement à la revalorisation, ce décret modifie à partir du 1er novembre le plafond de ressources pour percevoir cette allocation pour les personnes en couple. En effet, pour les personnes mariées, pacsées ou en concubinage, les ressources du couple sont prises en compte dans le calcul.

Au lieu de multiplier par 1,89 le plafond de ressources annuelles maximales pour une personne seule (12 fois le montant de l'AAH), un couple devra désormais avoir des ressources moins de 1,81 fois supérieures à ce plafond pour pouvoir prétendre à cette allocation.

L'an passé, lorsque l'AAH était passée de 819 à 860 euros par mois, ce coefficient multiplicateur avait déjà été abaissé de 2 à 1,89.

La mesure s'était attirée les foudres des associations de défense des personnes handicapées, qui avaient déploré « une augmentation en demi-teinte » et calculé que 80 000 allocataires n'allaient pas bénéficier de la revalorisation et 1500 00 seulement partiellement.

En octobre 2017, la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, avait affirmé que ces changements dans « les règles d'appréciation des revenus des bénéficiaires de l'AAH » ne feraient « pas de perdants chez les couples » car ceux ayant des ressources supérieures à ce seuil verraient leur situation « strictement inchangée ».

12 octobre 2019

Handicap: les associations contre l'intégration de l'AAH au futur revenu universel d'activité

 

Handicap: les associations contre l'intégration de l'AAH au futur "revenu universel d'activité"

Un collectif de 55 associations défendant les droits des personnes handicapées a exprimé mardi son "refus" que l'allocation pour adultes handicapés (AAH) soit intégrée dans le futur "revenu universel d'activité" (RUA), par crainte que son versement puisse justement être conditionné à l'exercice d'une activité.

https://www.lepoint.fr

 

12 octobre 2019

Consultation du projet À qui le Revenu universel d'activité devra-t-il s'adresser ?

11 octobre 2019

Établissements spécialisés : la fin des départs en Belgique ?

 

Établissements spécialisés : la fin des départs en Belgique ?

Chaque année, plusieurs centaines d'adultes, atteints d'autisme ou d'un autre type de handicap, sont contraints de " s'exiler " dans des établissements spécialisés à l'étranger, faute de place en France. Une pratique à laquelle le gouvernement entend mettre fin en débloquant 90 millions d'euros.

https://hizy.org

 

6 octobre 2019

HANDICAP -> Plus de 2500 familles sans solution d'accueil dans le Val-de-Marne (94)

6 octobre 2019

Mourir d'aider : lorsque les aidants craquent...

article publié sur Handicap.fr

Les aidants accompagnent un proche souvent au péril de leur santé, parfois de leur vie. L'épuisement, la précarité et la culpabilité poussent certains à commettre l'irréparable. Un enjeu sociétal majeur peu médiatisé et encore moins quantifié.

5 octobre 2019 • Par

 

Illustration article

« Il s'occupe à plein temps de sa femme, atteinte de myopathie, totalement paralysée. Il est épais comme un barreau de cage à serins alors qu'elle est bien portante. Pour la soulever, il doit mobiliser toute sa force. Cette femme a beau être fragilisée par son handicap, c'est elle qui, manifestement, donne le cap. (...) Un jour, j'apprends qu'il s'est donné la mort », révèle Suzana Sabino dans son livre Ma vie pour deux (éditions Arthaud). « J'ai toujours senti, en voyant cet homme, que quelque chose n'allait pas. Il se disait très, très, très fatigué, épuisé, vidé... Je l'ai souvent encouragé à chercher de l'aide ; il m'a toujours répondu 'Oui, mais'. C'est sûrement ce 'mais' qui l'a emporté. Le souvenir de cet homme reste très présent car il témoigne de la fragilité de l'aidant et de son immense isolement qui poussent certains à commettre l'irréparable. » Un sujet peu médiatisé et pourtant prégnant, qu'il convient de mettre en lumière à l'occasion des dix ans de la journée nationale dédiée, organisée par le collectif Je t'aide le 6 octobre 2019.

Les origines du mal

« Parfois, ce sont de mamans qui se désespèrent d'être livrées à elles-mêmes, poursuit Suzana. M. est celle d'un jeune garçon trisomique. Elle a enduré le départ de son mari, sollicitant sa fille aînée dans un rôle qui n'est pas le sien. Je la sens fragilisée par l'adolescence un peu compliquée de son benjamin et lis la détresse dans son regard. Elle n'a jamais voulu appeler au secours, j'ai appris sa mort quelques mois plus tard. » Selon une étude américano-australienne réalisée auprès de 120 aidants, 26 % d'entre eux, soit un sur quatre, auraient songé au suicide. Quelles sont les raisons qui les poussent à cette solution radicale ? Au Québec, Audrey Teasdale-Dubé, doctorante de quatrième année en psychologie, s'est penchée sur la question. Elle a réalisé une étude à partir des témoignages de six aidants d'un proche ayant des troubles neurocognitifs. Conclusion : tous se sentent seuls et traversent régulièrement des conflits familiaux. Certains doivent notamment faire face à des reproches sur leur manière de prodiguer des soins ou lorsqu'ils manifestent l'envie d'avoir un peu de répit.

Conséquences sur la santé physique et mentale

Autant de raisons qui font naître les idées noires et une anxiété aux conséquences parfois désastreuses. L'espérance de vie des aidants est plus courte de 15 ans en moyenne et 30 % décèdent avant la personne accompagnée. « Ce qui fait tenir, c'est le sens du devoir. L'amour aussi. Qui leur permettent d'aller très loin. Trop loin ? » questionne Suzana. « Le don de soi n'est pas l'oubli de soi », juge-t-elle bon de rappeler. En France, aucune donnée, aucune statistique officielle, pas même une étude, pour rendre compte de l'ampleur du problème, seulement des témoignages. Certains sont particulièrement éloquents, d'autres plus nuancés, mais laissent entrevoir un mal-être profond. « Mon mari est atteint de la maladie à corps de Lewy. Je n'avais jamais eu de tension artérielle élevée. C'est le cas à présent à cause d'un stress quasi permanent », confie Colette, avant d'évoquer un état « mortifère ». « Je me suis tournée vers l'hypnose médicale et cette pratique m'aide beaucoup », se réjouit-elle. Véronique, quant à elle, est consciente de « mettre en danger sa santé physique et mentale ». L'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) évalue à 20 % la prévalence des problèmes de santé mentale chez les aidants. Les symptômes les plus courants ? L'anxiété et la dépression, a fortiori, pour ceux qui accompagnent une personne souffrant de maladie neurodégénérative. « Noémie Soullier, chercheuse, note huit fois plus de sentiment de dépression (40 %) chez les aidants à charge lourde que chez ceux ne ressentant pas de charge », révèle le collectif Je t'aide dans son plaidoyer 2018 (en lien ci-dessous). Or, la dépression est la première cause de suicide. Selon une étude de l'Académie de médecine (2014), 5 à 20 % des patients souffrant de ce trouble mettraient fin à leurs jours. En cas d'épisode dépressif, le risque de tentative serait multiplié par 21.

Echanger, parler !

« Paradoxalement, les idées suicidaires sont un mécanisme de survie, intervient Alexandra Paroi, psychologue chez Ressources mutuelles assistance (RMA). L'intention première n'est pas de mourir mais de trouver une issue à une souffrance devenue insupportable ». Désabusés, honteux, incompris, nombre d'aidants préfèrent se murer dans le silence. Erreur ! « Il ne faut surtout pas rester isolé ; c'est là que la fragilité prend de l'ampleur », poursuit-elle. Plusieurs organismes tels que l'Association française des aidants organisent des « cafés des aidants » pour permettre aux personnes concernées d'échanger entre pairs et de se renseigner sur les dispositifs proposés. Des formations sont également assurées afin de comprendre la pathologie de l'aidé et découvrir les gestes techniques à effectuer. Pour connaître les initiatives locales, rendez-vous dans le CCAS (Centre communal d'action sociale) le plus proche.

S'identifier en tant qu'aidant

Des solutions existent pour sortir de cette spirale infernale mais encore faut-il avoir conscience d'être un aidant... « C'est l'outil de prévention majeur pour bénéficier d'un accompagnement adapté, affirme Alexandra Paroi. Malheureusement, de nombreux parents, époux, enfants ne s'identifient pas en tant qu'aidants... » Pour changer la donne, une seule solution, selon elle : « informer et sensibiliser le grand public mais aussi les professionnels de santé pour qu'ils puissent les repérer et les orienter ». Certains signaux donnent l'alerte : harassement, repli sur soi, changements brutaux de comportement et d'organisation, communication rompue entre l'aidant et l'aidé... Pour « désamorcer ses souffrances et réduire l'anxiété », l'aidant peut bénéficier d'un accompagnement psychologique en cabinet, au sein d'associations ou auprès de sa mutuelle. « Cela peut paraître étonnant mais ce lieu est plein de ressources, assure Alexandra Paroi. En tant que psychologue, mon objectif est de donner la possibilité à mon patient d'exprimer ses idées noires et leurs causes, avant de trouver, avec lui, des solutions pour les annihiler. D'autre part, certains de nos adhérents peuvent bénéficier du remboursement de leur consultation. » Un coup de pouce non négligeable lorsqu'on connaît les difficultés financières que traversent un grand nombre d'aidants.

Lutter contre la précarité

Dans ce contexte, le PLFSS (Projet de loi de finances de la sécurité sociale) 2020 annonce un congé proche aidant enfin rémunéré à compter de 2020 ; il promet une rémunération de 43,52 euros par jour pour une personne en couple et 52 euros pour une personne isolée, avec un maximum de 3 mois sur l'ensemble de la carrière (article en lien ci-dessous). « Une petite avancée », estime Florence Leduc, présidente de l'Association française des aidants, « mais qui ne concerne que les salariés », regrette Alexandra Paroi. « Qu'en est-il des personnes qui ont été contraintes de quitter leur emploi pour s'occuper de leur proche et de tous les autres ? Ce projet de loi ne touche qu'une petite partie des aidants », déplore-t-elle. La santé, la précarité ; deux préoccupations majeures pour ce public fragilisé. La première était au cœur de la journée nationale 2018, la seconde a été choisie en 2019. Le 6 octobre, de nombreux évènements (conférence, projection de film, débat, spectacle, atelier, ligne d'écoute téléphonique) sont organisés, dans toute la France. Pour faire en sorte qu'aider ne rime plus avec insécurité ?

2 octobre 2019

Budgets 2020 : quoi de neuf pour le handicap?

 

Budgets 2020 : quoi de neuf pour le handicap?

Au sein de l'ONDAM (Objectif national des dépenses d'assurance maladie), les dépenses relatives aux personnes handicapées progressent de 2,6% pour s'établir à 11,7 milliards d'euros. L'AAH fera, de nouveau, l'objet d'une revalorisation exceptionnelle au 1 er novembre 2019. Avec cette seconde revalorisation en deux ans, son montant est porté à 900 euros par mois pour une personne seule.

https://informations.handicap.fr

 

30 septembre 2019

Handicap : 90 millions pour enrayer les départs en Belgique

article publié sur Handicap.fr

Encore trop de départs, pour certains "forcés", vers la Belgique. Pour enrayer l'hémorragie, le PLFSS 2020 prévoit une enveloppe de 90 millions d'euros sur 3 ans afin de développer des solutions en France pour les adultes handicapés.

30 septembre 2019 • Par

 

Illustration article

Plus de 550 adultes handicapés s'exilent en Belgique chaque année faute de solutions en France tandis que 350 places sont créées par an pour accueillir ces transfuges. Une situation souvent « subie » par les familles qui préféreraient, en toute logique, trouver une solution près de chez elles. Fin décembre 2018, ce sont près de 8 000 Français en situation de handicap (1 500 enfants et environ 6 500 adultes) qui sont accueillis dans des établissements wallons, originaires majoritairement des régions Ile-de-France, Hauts-de-France et Grand-Est.


Un plan massif

La politique de prévention des départs non souhaités vers la Wallonie a été mis en œuvre en 2014, qui a permis, via « une bonne mobilisation conjointe des acteurs territoriaux », selon le gouvernement de limiter les départs des enfants vers la Wallonie et de proposer des solutions alternatives en France. Mais qu'en est-il pour les adultes ? Au cours des trois dernières années, le nombre d'exilés a continué d'augmenter. Dans ce contexte, le PLFSS 2020 (Projet de loi de financement de la sécurité sociale) annonce qu'il engage un « plan massif » de 90 millions d'euros sur 3 ans (20 en 2020, 35 en 2021 et 35 en 2022) pour développer, dans les trois régions principalement concernées par ces départs, des solutions alternatives à la hauteur des besoins, et ainsi mettre fin aux séparations non choisies. Cette enveloppe étant exclusivement dédiée aux adultes. Aux 90 millions d'euros annoncés, s'ajoutent les crédits pérennes du fonds d'amorçage (ou fonds de prévention des départs forcés vers la Belgique) dédié à la fois aux adultes et aux enfants et destinés aux autres régions.

Des solutions inclusives ?

« En créant des solutions pour les adultes, cela va permettre de débloquer la situation, notamment pour les 5 700 jeunes en amendement Creton en France (ndlr : qui permet le maintien dans des établissements pour enfants de résidents de plus de 20 ans en attente de solution, article en lien-ci-dessous) », explique le cabinet du secrétariat d'Etat au Handicap qui réunissait la presse le 30 septembre, et donc de libérer des options d'accueil pour les enfants. « On ne raisonne pas seulement en termes de 'places' en établissements médico-sociaux mais de 'solutions' qui doivent être adaptées aux besoins de chacun », insiste-t-il, citant, par exemple, des dispositifs d'habitat inclusif. Charge aux ARS (Agences régionales de santé) de faire bon usage de ces crédits en respectant le processus de transformation de la prise en charge des personnes handicapées et notamment les recommandations de l'ONU qui défend ardemment le principe de vie en milieu ordinaire pour tous…

Une surveillance renforcée ?

Le PLFSS 2020 prévoit par ailleurs d'étendre au secteur adulte l'encadrement conventionnel qui existe au titre de l'accord cadre franco-wallon de 2011 pour les établissements accueillant des enfants et des adolescents. Selon le gouvernement, « ce conventionnement permettra de porter des exigences de qualité complémentaires des critères de la réglementation wallonne, d'organiser un contrôle des établissements, de fiabiliser le recueil d'informations sur les personnes accompagnées et de mieux définir et uniformiser, selon les caractéristiques de celles-ci, les niveaux de financement des établissements ». Une vingtaine d'établissements sur les 200 accueillants des Français sont ainsi « visités » chaque année. « Sept d'entre eux ont montré des défaillances, et, la qualité n'étant pas au rendez-vous, il n'étaient plus autorisés à admettre de nouveaux résidents français. Certains, ont, depuis, réalisé les adaptations demandées… », explique le cabinet de Sophie Cluzel. Pour le moment, seuls 25 établissements sont conventionnés ; le gouvernement français se donne deux ans pour tous les passer au crible. Fin juin 2020, il promet également de fixer un « capacitaire », pour déterminer le nombre de Français qui pourront être accueillis en Wallonie, cette régulation permettant, selon lui, de garantir la qualité de la prise en charge. Quant à la 4ème commission mixte de cet accord cadre, elle doit se réunir bientôt, la dernière datant de mars 2018.

Cette politique permettra-t-elle aussi d'envisager des retours de ceux qui le souhaitent, et combien ? Pas d'estimation du côté du cabinet, la priorité étant surtout « d'éviter d'autres départs ».

Publicité
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Visiteurs
Depuis la création 2 429 128
Newsletter
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Archives
Publicité