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"Au bonheur d'Elise"
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26 mai 2020

Le financement de la recherche sur l'autisme : explications

 

Le financement de la recherche sur l'autisme : explications

spectrumnews.org Traduction de " Funding for autism research, explained" par Giorgia Guglielmi / 25 mai 2020 La recherche biomédicale coûte de l'argent. Pour comprendre les causes d'un problème de santé ou pour mettre au point des traitements, les scientifiques mènent des expériences qui nécessitent des réactifs et des équipements coûteux.

https://blogs.mediapart.fr

 

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8 mai 2020

Covid: une prime pour les pro du médico-social

article publié sur Handicap.fr

Les professionnels du médico-social auront-ils droit à une prime pour bons et loyaux services ? Le gouvernement vient de l'annoncer. Pour autant, certains la méritent-ils autant que d'autres, s'interrogent des parents.

6 mai 2020 • Par

 

Illustration article

Dernière minute du 7 mai
Lors de la conférence de presse de déconfinement du 7 mai 2020, Olivier Véran, ministre de la Santé, confirme que les professionnels du médico-social percevront une prime, le montant restant à déterminer. Elle sera versée dans les prochaines semaines et défiscalisée. 

Article initial du 6 mai
En cette période de crise sans précédent, les professionnels du médico-social accueillant des personnes handicapées auront-ils droit à une prime pour bons et loyaux services, comme c'est le cas pour les soignants mais aussi, selon la décision d'Edouard Philippe du 15 avril, les professionnels des EHPAD et des SAAD (services d'accompagnement à domicile) ? Le 3 mai, Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat au Handicap, s'est dite « extrêmement attachée » à ce principe et assure que le « gouvernement donnera des précisions très prochainement ».

Revendication commune

Le 22 avril, les fédérations et associations des secteurs personnes âgées et personnes handicapées membres du GR31 se fendaient d'un communiqué pour interroger sur le périmètre et les modalités de versement de cette prime, considérée comme un « premier pas vers la reconnaissance du travail des professionnels du champ de l'autonomie » qui, « pour garantir la continuité de service », se sont exposés « au risque de contamination ». Une « mobilisation exceptionnelle qui a permis et permet encore de sauver de nombreuses vies », selon ce collectif. Point de vue partagé par Jean-Louis Garcia, président de l'Apajh, qui souhaite que l'implication de ces professionnels soit valorisée ; ils ne sont pas considérés comme étant en « première ligne » mais, dans les MAS (maison d'accueil spécialisée) ou les foyers, ils ont  pourtant travaillé durant des semaines sans masque et sans protection, sans faire valoir leur droit de retrait et se sont donnés sans compter avec un « tout petit salaire », selon lui.

Le soutien de la CNSA

Le secteur réclame donc l'extension de cette prime à l'ensemble des professionnels employés par les établissements et services médico-sociaux (établissements et services du secteur du handicap, EHPAD, résidences autonomie, services à domicile), avec un montant « au moins identique à la celle des agents hospitaliers » et versée avant l'été. Cette revendication est portée par le conseil de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) qui a récemment adopté à l'unanimité des parties prenantes (hors État), une motion pour la soutenir, ajoutant qu'elle ne devait pas, pour autant, « masquer les problèmes structurels du secteur et notamment la revalorisation des métiers et l'amélioration des conditions de travail des professionnels à long terme ». Selon la caisse, il doit s'agir d'un « prélude à une réforme de fond ». 

Des investissements à divers degrés ?

Face à cette perspective, des voix se font néanmoins entendre, en off, sans que personne n'ose aborder la question publiquement. Elles sont surtout celles de parents exaspérés, laissés sans solution après le retour de leur enfant au domicile… Ils distinguent les professionnels sur le terrain, dans les internats restés ouverts H24, de ceux des externats et services qui ont parfois assuré un suivi minimum au téléphone ou en visio, réservant la  présence auprès des familles pour des cas graves déjà cristallisés. « C'était parfois la décision de la direction qui a agi par prudence envers des salariés qui n'avaient aucune protection », tempère Marion Aubry, présidente de l'association TouPi. « Chacun a fait comme il a pu, souvent sans sécurité. On a même vu des familles coudre des masques pour les pro qui en étaient dépourvus », confirme Danièle Langloys, présidente d'Autisme France. Selon elle, si certains couacs ont surtout eu lieu au démarrage du confinement, ils tenaient avant tout à la situation d'urgence ». Elle ajoute, « globalement, tous ont essayé de faire leur travail », même si elle salue particulièrement les professionnels des FAM et MAS accueillant des personnes avec des troubles sévères qui ont été « exemplaires ».

Disparité des interventions

Face à la disparité des interventions, faut-il néanmoins faire le distinguo, récompenser l'un plus que l'autre, au mérite ? La grande distribution alimentaire a récemment fait ce choix puisque plusieurs enseignes ont fait savoir que son montant, au maximum de 1 000 euros, dépendrait du temps de présence, d'autres privilégiant les employés effectivement sur le terrain en excluant ceux restés en télétravail. « Impossible » dans le médico-social répondent en cœur les personnes interrogées, « ce serait indécent » ajoute Danièle Langloys. Cyrielle Claverie, cheffe de projet handicap au sein de la Croix-rouge française, abonde : « Oui, certains éducateurs de Sessad, par exemple, ne se sont pas déplacés au domicile, certaines personnes  sont restées dans leur périmètre de sécurité mais qui peut savoir pour quelle raison : un proche vulnérable au covid,  la peur de contaminer ? A contrario, partout, des choses merveilleuses se sont produites, par exemple des éducateurs d'Esat qui se sont déplacés au domicile pour rompre la solitude des travailleurs et les rassurer ou des directeurs d'établissements qui ont dormi sur place pour assurer la garde ».

Toute la chaîne de soin

Faudra-t-il, dans ce cas, redonner la main aux directeurs qui sont les plus à même d'évaluer l'investissement de chacun ? Option qui semble difficile à mettre en œuvre dans un contexte où le dialogue social peut être tendu. « Symboliquement, cette prime est importante, ajoute Cyrielle Claverie, car c'est « toute la chaîne de soin qui a œuvré pour maintenir l'état de santé de la personne qu'il faut valoriser ». Pour elle, cette prime enverrait un message très positif, qui confirmerait que «  le soin n'est pas seulement à l'hôpital mais aux côtés de la personne ». Dans la définition de la santé de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) figure aussi la notion de bien-être, de bientraitance et d'auto-détermination. « C'est aussi important que la santé somatique, et reconnaître l'implication de ces professionnels médico-sociaux et sociaux est nécessaire », conclut-elle.

Prêter main forte

Nombre d'entre eux ont en effet été réquisitionnés pour prêter main forte dans les secteurs en tension. Le GRAAL 35 (Groupe de recherches et d'actions des associations locales) met en lumière le parcours de ceux qui se sont portés volontaires dans de nouveaux établissements et parfois sur de nouveaux postes. Voici comment Jean-Paul Morel, 57 ans, moniteur d'atelier menuiserie, est devenu agent d'entretien et de restauration dans un foyer d'hébergement. « Un principe d'éthique, selon lui, la base de notre engagement. Ma plus grande récompense, c'est de me sentir utile, de permettre aux personnes en situation de handicap de déjeuner, de se coucher dans une chambre propre. » La présidente d'Autisme France atteste, de son côté, que certains « professionnels ont découvert les familles sous un autre angle et dans un rapport différent à celui de l'institution ». « Quand on a affaire à l'humain, ça change les choses », se félicite-t-elle.

Travailleurs d'Esat et auxiliaires de vie ?

Le personnel d'encadrement du médico-social serait-il le seul à être « récompensé » pour son dévouement ? Des travailleurs d'Esat (établissements et services d'aide par le travail) revendiquent à leur tour : « Nous aussi, nous risquons nos vies, en livrant les repas des enfants dans les foyers, parce qu'il est hors de question pour nous de renoncer à notre devoir. Nous souhaitons une prime, pour notre engagement. » Une autre question est sur toutes les lèvres : qu'en sera-t-il des auxiliaires de vie qui interviennent à domicile via un particulier employeur ? Tout comme ceux qui  sont embauchés via des mandataires et prestataires, entreront-ils dans le champ d'application de cette future prime ? Rien ne semble prévu pour le moment. « Elles, puisque ce métier est éminemment féminin, n'ont aucune reconnaissance sociale, elles sont payées au lance-pierre. Il faut reconnaître leur action, elles sont et seront un maillon essentiel de la mise en œuvre effective de la transition inclusive. », conclut Cyrielle Claverie. Dernière interrogation : quid des aidants familiaux rémunérés ? La réponse reste en suspens.

24 avril 2020

Crise sanitaire : AEEH/AAH, aides au logement, prime exceptionnelle, EF, RSA/PCH

 

Crise sanitaire : AEEH/AAH, aides au logement, prime exceptionnelle, EF, RSA/PCH

Nouvelles mesures concernant les prestations suite à l' ordonnance du 22 avril 2020 portant diverses mesures d'ordre social. L'AEEH (Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé) peut être maintenue au-delà de 20 ans dans l'attente d'une décision concernant l'AAH. La mesure concernant l'AJPP (allocation journalière de présence parentale) permettant la prolongation pendant 3 mois sans certificat médical, connue depuis le 3 avril, est légalisée.

https://blogs.mediapart.fr

 

23 mars 2020

Grande-Bretagne : poursuite pour mauvais traitements sur des personnes autistes

 

Grande-Bretagne : poursuite pour mauvais traitements sur des personnes autistes

spectrumnews.org Traduction de " U.K. government faces lawsuit over mistreatment of autistic people" Le gouvernement britannique est poursuivi en justice pour mauvais traitements infligés à des personnes autistes par Michael Marshall / 23 mars 2020 Suite à une série de scandales au Royaume-Uni concernant des personnes autistes détenues contre leur volonté et maltraitées dans les hôpitaux, un groupe de surveillance a lancé un défi juridique au gouvernement.

https://blogs.mediapart.fr

 

19 mars 2020

Parents d'enfants handicapés : des indemnités journalières sans limite d'âge pendant l'épidémie

 

Parents d'enfants handicapés : des indemnités journalières sans limite d'âge pendant l'épidémie

Tout parent contraint de s'arrêter de travailler pour s'occuper de son enfant handicapé durant l'épidémie de coronavirus percevra des indemnités journalières quel que soit l'âge de celui-ci. Même s'il a 35 ou 40 ans. La limite, initialement fixée à 18 ans en cas de handicap contre 16 ans dans le droit commun, est donc supprimée.

https://www.faire-face.fr

 

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12 mars 2020

La politique inclusive ne suffira pour solutionner la situation des jeunes sous amendement Creton

7 mars 2020

LOI n° 2020-220 du 6 mars 2020 visant à améliorer l'accès à la prestation de compensation du handicap | Legifrance

 

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LOI n° 2020-220 du 6 mars 2020 visant à améliorer l'accès à la prestation de compensation du handicap | Legifrance

A la fin du 1° du II de l'article L. 245-1 du code de l'action sociale et des familles, les mots : " , sous réserve de solliciter cette prestation avant un âge fixé par décret " sont supprimés. I. - Le deuxième alinéa de l'article L.

https://www.legifrance.gouv.fr

 



3 mars 2020

Autisme : des studios en construction à Avoine

article publié dans La Nouvelle République

Publié le 03/03/2020 à 06:25 | Mis à jour le 03/03/2020 à 11:19

Ces studios, répartis dans quatre maisons, seront situés près de la rue du 11 novembre et de la caserne des pompiers.

Ces studios, répartis dans quatre maisons, seront situés près de la rue du 11 novembre et de la caserne des pompiers.
© (Illustration ADMR Samva)

A l’initiative de l’ADMR Samva, seize logements sont en construction  près de la caserne de pompiers. Ils doivent accueillir des adultes autistes début 2021.

Face au manque de solutions, elle a décidé d’agir. Depuis sa création, en 2017, à Avoine, l’association Aide à domicile en milieu rural (ADMR) de Service d’accompagnement mutualisé vers l’autonomie des personnes avec autisme (Samva) œuvre pour défendre la cause des personnes souffrant d’autisme.

Parmi ses combats, celui de trouver des logements adaptés aux handicaps. Son président, Didier Rocque, déplore une situation de « pénurie. À l’heure actuelle, il n’existe quasiment aucune perspective d’accueil d’adultes avec autisme, souligne-t-il. Et aucun projet de construction de places, dans toute la France ». Ce qui crée, selon lui, une situation « scandaleuse » : en conséquence, des jeunes seraient maintenus en institut médico-éducatif (IME), en Indre-et-Loire, « malgré leur âge, parfois à plus de 25 ans, limitant ainsi l’accueil d’autres personnes ».

Aux Maisonnées 55 demandes en attente

Pour tenter d’insuffler une nouvelle dynamique, l’ADMR Samva a lancé un projet d’habitat dit inclusif. Depuis plus d’un mois, près de la caserne de pompiers, à Avoine, seize studios, répartis dans quatre maisons, sont en cours de construction. Bâtis au titre de logements sociaux, ils permettront d’accueillir des jeunes adultes autistes, un par logement. Une salle à manger sera commune à chaque maison, pour avoir une « vie sociale partagée. On est tout près du centre-ville, de la maison de santé, des infrastructures commerciales et du tissu associatif de la commune », note Didier Rocque.

Des studios s’adressant à des jeunes « relativement autonomes. Cela ne règle surtout pas la situation des plus déficients et moins autonomes ». Et la demande est forte : une quarantaine de candidatures sont étudiées par la commission d’examens des dossiers, soit plus du double de places proposées. Une situation symptomatique de l’urgence de trouver des remèdes, selon Didier Rocque. « Vous vous imaginez être parent d’un autiste entre 15 et 18 ans, sans perspective d’avenir ? À l’ADMR Les Maisonnées (qu’il préside également, à Azay-le-Rideau), on a 55 demandes en attente, et aucune nouvelle place… »
Pour ces studios, le rythme de l’accompagnement par des professionnels, de jour et de nuit, dépendra des besoins de chaque jeune. À ce titre, entre vingt et trente agents seront recrutés en fin d’année (lire par ailleurs). Financés en partie par du mécénat, ces logements, évalués à deux millions d’euros, doivent être construits pour la fin de l’année, avec une installation début 2021. Avec ce projet, la Samva espère prouver que les « adultes autistes peuvent être indépendants ». Et susciter des vocations. « On aimerait que d’autres structures s’en inspirent ailleurs. Je sais qu’à Tours, par exemple, il y a plusieurs projets en cours. »

en savoir plus

Des recrutements fin 2020 au Greta

Pour les besoins de ce projet, l’ADMR Samva va recruter « entre vingt et trente agents » spécialisés dans l’accompagnement de l’autisme. Recruter, mais aussi former, en passant par le Greta. Deux mois de formation seront organisés à la fin de l’année 2020. Parmi les documents demandés pour les futurs candidats, un diplôme d’accompagnant éducatif et social (AES) et/ou d’aide-soignant. Contact : didier.rocque@wanadoo.fr

2 mars 2020

Bayeux. Faute de place dans des institutions adaptées, son fils est en Belgique depuis 4 ans

 

Bayeux. Faute de place dans des institutions adaptées, son fils est en Belgique depuis 4 ans

Steven a 23 ans. Sa vie et celle de sa famille basculent alors qu'il n'a que 6 ans. En début de CP, le petit garçon ne voulait pas travailler et préférait jouer. Comme beaucoup d'enfants pense sa mère, Rachel. Mais le diagnostic tombe.

https://actu.fr

 

1 mars 2020

La mère d'un enfant autiste manifeste devant le Département pour les droits de son fils

 

La mère d'un enfant autiste manifeste devant le Département pour les droits de son fils

Camille a frappé à toutes les portes, envoyé des dizaines de courriers, au Département deses droits soient respectés, notamment en matière d'aides pour l'éducation de son enfant. Aujourd'hui, elle souhaite être reçue par le président du Département et mardi 25 février 2020 : seule avec son petit carton, elle s'est rendue devant les grilles de la collectivité à Seine-Maritime, dans les ministères...

https://actu.fr

 

27 février 2020

Compensation du handicap : un petit toilettage pour la PCH

 

Compensation du handicap : un petit toilettage pour la PCH

Le Parlement a définitivement adopté une proposition de loi améliorant la prestation de compensation du handicap (PCH). La limite d'âge de 75 ans va être supprimée. Son attribution à vie sera possible. Le contrôle de l'utilisation des heures d'aide humaine deviendra plus souple. Des mesures attendues mais limitées.

https://www.faire-face.fr

 

23 février 2020

Accueil des personnes handicapées -> Pourquoi la Belgique plus qu'un autre pays frontalier ?

Extrait de l'article publié sur France 3 Hauts-de-France le 21.2.2020 (tableau en fin d'article)

"Pourquoi la Belgique plus qu'un autre pays frontalier ?

Selon Jean-Marie Duez, médecin conseil auprès de la caisse régionale d'assurance-maladie à Lille, interrogé par Le Monde, la préférence pour la Belgique est historique. Au moment de la Seconde Guerre mondiale, les institutions religieuses et les riches familles ont accueilli et scolarisé des petits Français, orphelins ou enfants de déportés.

Dans les années qui ont suivi, l'assurance-maladie française, confrontée à une forte demande des parents d'enfants handicapés et au manque de structure, a encouragé un "mouvement naturel" vers la Belgique. 

Au milieu des années 90, cette tendance est actée : la caisse nationale d'assurance-maladie est mandatée pour passer des conventions avec des établissements belges. 

L'échange a perduré car il est bénéfique pour les deux pays : 
 

  • D'un côté, la sécurité sociale française paye les instituts belges à des prix inférieurs à la journée que ce qu'elle ferait en France et est assurée d'avoir des places qui lui sont réservées. Selon Cristel Prado, présidente de l'Unapei, chaque année, l'Assurance maladie et les départements déboursent "250 millions d'euros" pour financer cette prise en charge.
     
  • De l'autre, les établissements belges peuvent compter sur des rentrées stables, supérieures aux versements de la sécurité sociale belge. 

Selon Christel Prado, présidente de l'Unapei, "outre les 6 500 personnes exilées en Belgique", la France compte "plus de 47 000 personnes" sans solution d'accueil."
 

23 février 2020

TÉMOIGNAGE. Elle déménage de Lyon pour scolariser son fils autiste en Belgique : - En France, il y a trop d'attente

 

TÉMOIGNAGE. Elle déménage de Lyon pour scolariser son fils autiste en Belgique : "En France, il y a trop d'attente"

Virginie Germain a décidé de s'installer à la frontière belge pour pouvoir scolariser son enfant autiste en Belgique. Une situation loin d'être isolée : elle concernerait plus de 6 000 personnes handicapées installées en Belgique par manque de structures adaptées.

https://france3-regions.francetvinfo.fr

 

19 février 2020

AAH en couple : l’humoriste Nicole Ferroni salue les députés qui ont voté contre l’avis du gouvernement

Nicole Ferroni : « Contre toute attente, quatre des trente-cinq marcheurs ont rejoint dans leur vote tous les groupes de l'opposition dans le camp du pour. »

Lire aussi

Les députés ont adopté, jeudi 13 février, une proposition de loi faisant de l’AAH une allocation ne dépendant plus des ressources du conjoint. Contre l’avis du gouvernement. Sur France Inter, ce mercredi 19 février, la chroniqueuse Nicole Ferroni rend hommage, avec humour, aux députés qui ont fait le choix de l’humanité.

Nicole Ferroni a de la suite dans les idées. Il y a trois mois, l’humoriste dénonçait, sur France Inter, le prix de l’amour pour les personnes handicapées. La prise en compte des revenus du conjoint ou de la conjointe pour le calcul de l’allocation adulte handicap les rend en effet dépendantes de lui ou d’elle.

« Pour rendre aux personnes handicapées le choix de l’amour. »

Ce mercredi matin, 19 février, la chroniqueuse a donc salué, sur cette même radio, l’adoption, par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi visant à supprimer ce mode de calcul. « Pour rendre aux personnes handicapées le choix de l’amour, d’être concubin, deux culs dans un même bain, sans entamer l’autonomie ou leur dignité », souligne Nicole Ferroni.

Le texte avait peu de chances d’être adopté

Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, avait expliqué qu’elle était défavorable à la proposition. Et comme les élus de la République en marche, les marcheurs, majoritaires, soutiennent le gouvernement, ce texte avait peu de chances de survivre au débat parlementaire.

Mais « contre toute attente, quatre des trente-cinq marcheurs ont rejoint dans leur vote tous les groupes de l’opposition dans le camp du pour. Contre l’avis du gouvernement ». Est-ce « l’esprit de la Saint-Valentin ? », suggère Nicole Ferroni. Ou « peut-être l’ont-ils fait, juste pour ne pas être ceux qui manquent  d’humanité, en obéissant à leur ministre plutôt qu’à leur bon sens. »

L’Assemblée nationale n’est qu’une première étape

L’adoption par l’Assemblée nationale n’est qu’une première étape, comme Faire-face.fr l’a expliqué. La proposition de loi doit désormais passer devant le Sénat. Ce qui suppose qu’un groupe la reprenne à son compte pour l’inscrire à l’ordre du jour. Et elle devra alors absolument être adoptée, par les sénateurs, sans aucun changement pour que la loi devienne effective. Sinon, il reviendra en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Et, là, les députés LREM sauront faire entendre la voix du gouvernement.

17 février 2020

Conférence nationale du handicap : la CNSA se mobilise

 

Conférence nationale du handicap : la CNSA se mobilise

La conférence nationale du handicap du 11 février 2020 a défini 12 nouveaux engagements pour améliorer la vie des personnes en situation de handicap et renforcer l'accompagnement des personnes et de leurs familles.

https://www.cnsa.fr

 

14 février 2020

Les assos saluent le discours de Macron sur le handicap, sans doute l'un des meilleurs ...

 

Les assos saluent le discours de Macron sur le handicap, "sans doute l'un des meilleurs"

POLITIQUE - "C'était sans doute l'un des meilleurs." Le discours d' Emmanuel Macron en clôture de la conférence nationale du handicap ce mardi 11 février est salué par plusieurs spécialistes, à l'image d'Arnaud de Broca président de Handicaps, un collectif qui regroupe une cinquantaine d'associations liées aux personnes handicapées.

https://www.huffingtonpost.fr

 

14 février 2020

L'Assemblée adopte une proposition de loi sur le handicap contre l'avis du gouvernement

 

L'Assemblée adopte une proposition de loi sur le handicap contre l'avis du gouvernement

Divine surprise pour les oppositions parlementaires. L'Assemblée nationale a adopté, jeudi 13 février, contre l'avis du gouvernement et de la majorité une proposition de loi traitant notamment du handicap, après un débat tendu émaillé d'allusions à l'épisode récent du congé pour deuil d'enfant.

https://www.lemonde.fr

 

11 février 2020

Conférence nationale du handicap : des annonces présidentielles séduisantes sur le papier

 

Conférence nationale du handicap : des annonces présidentielles séduisantes sur le papier

Lors de la Conférence nationale du handicap, Emmanuel Macron a fait aujourd'hui des annonces susceptibles, si elles se concrétisent, d'améliorer quelques aspects de la vie quotidienne des personnes handicapées. En particulier en matière de compensation et de ressources. Mais sans que ne se dessinent encore les modalités de financement.

https://www.faire-face.fr

 

11 février 2020

Handicap : les 12 travaux de Macron en faveur de l'inclusion

article publié sur Handicap.fr

11 000 postes d'AESH supplémentaires, 45 unités d'enseignement autisme, un numéro d'appel unique, 1 000 places en établissements pour en finir avec l'exil belge... Macron dévoile 12 nouveaux engagements pour un acte 2 du quinquennat plus inclusif.

11 février 2020 • Par

 

engagements-macron-inclusion-12608

« Il y a eu un avant et un après la loi de 2005, même si le chemin n'est pas terminé... Revalorisation de l'Allocation adulte handicapé (AAH), droit de vote accordé aux majeurs sous tutelle, attribution des droits à vie, école inclusive, stratégie autisme... Toutes ces mesures participent à une philosophie nouvelle où l'on ne considère plus les personnes handicapées comme des figures d'altérités, eux, mais comme des citoyens à part entière, nous. Il n'y a pas, d'un côté, des personnes handicapées et, de l'autre, celles que le destin ou l'existence auraient épargné. » Quinze ans, jour pour jour, après la loi du 11 février 2005, qui a reconnu, pour la première fois, l'égalité des droits et des chances et la participation des personnes handicapées, Emmanuel Macron se veut rassurant et optimiste en matière d'inclusion. Après avoir dressé un bilan des mesures « phares » mises en œuvre à mi-mandat, le président de la République dévoile 12 nouveaux engagements pour l'acte deux du quinquennat. « L'AAH demeurera. Jamais l'Allocation adulte handicapé ne sera transformée, diluée ni supprimée au bénéfice du revenu universel d'activité », assure-t-il en préambule.

Premier engagement : réussir l'école inclusive. « En septembre 2020, aucun enfant ne doit se retrouver sans solution de scolarisation », exige Macron. Et de rappeler le numéro de téléphone de la cellule nationale aide handicap école (0800 730 123) qui informe les familles sur les dispositifs existants. Fin 2020, tous les nouveaux enseignants seront formés pour mieux prendre en compte les besoins éducatifs particuliers des élèves handicapés, via un module obligatoire en formation initiale. D'autre part, 45 unités d'enseignement autisme, en plus de celles déjà prévues dans la stratégie nationale, seront créées. Un livret numérique de parcours inclusif , regroupant l'ensemble des adaptations nécessaires aux enfants handicapés, sera également proposé. Pour améliorer les conditions d'emploi des accompagnants, une instance dédiée et un agenda social programmé seront mis en place au premier trimestre 2020. Dès le 1er janvier 2021, le forfait d'intervention précoce sera étendu à 12 ans pour les enfants ayant des troubles du neuro-développement (actuellement limité à 6 ans) et aux enfants « dys ». Par ailleurs, 11 000 postes d'AESH (accompagnant de l'élève en situation de handicap) supplémentaires seront créés en 2020.

Deuxième engagement : gagner le pari de la qualification et de l'emploi. Pour ce faire, l'Etat se fixe notamment un objectif de 10 000 apprentis en situation de handicap d'ici fin 2021 et au moins 6 % accueillis dans la fonction publique. En 2017, 24 000 étudiants étaient handicapés, contre 35 000 en 2020. « Un bond historique », estime Macron. Pour continuer à progresser dans ce sens, un Comité national de suivi de la politique inclusive de l'enseignement supérieur, décliné en territoire par un conseil académique dédié, sera mis en place « à court terme ». Afin de lever les freins à l'activité professionnelle, le gouvernement souhaite définir, avant l'été, les modalités du relèvement du seuil de 17,5 heures pour le cumul de l'AAH avec un contrat de travail à temps partiel. Pour simplifier l'accès aux emplois passerelles vers le milieu ordinaire, à compter du 1er mars 2020, il suffira seulement d'être reconnu travailleur handicapé pour avoir accès aux CDD « tremplin » dans les entreprises adaptées.

Troisième engagement : prendre en compte le handicap dans le système universel de retraite. Pour prendre en compte leur spécificité, certains travailleurs handicapés pourront bénéficier d'une retraite progressive dès 55 ans ou encore d'un départ anticipé sans décote. Le gouvernement s'engage également à garantir des droits à la retraite pour les aidants, pour toutes les périodes, indemnisées ou non, pendant lesquelles l'assuré accompagne une personne handicapée.

Quatrième engagement : accélérer la mise en accessibilité universelle. Pour vivre dans une ville accessible, 1 000 « ambassadeurs » du service civique seront chargés d'accompagner les commerçants, les gares etc. pour renforcer l'accès aux services du quotidien. Autre promesse : accéder aux campagnes électorales, quel que soit son handicap. D'autre part, le projet de loi audiovisuel renforcera l'accessibilité des programmes essentiels, tels que les campagnes électorales et autres évènements « d'importance majeure », tandis que l'accessibilité de la communication gouvernementale et de l'Elysée sera également améliorée. « A compter de la fin du premier trimestre 2020, les principaux discours du président de la République seront intégralement accessibles et ceux du Premier ministre sous-titrés sous 24h et traduit en langue des signes française (LSF) », précise Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.

Cinquième engagement : sensibiliser pour mobiliser. A ce titre, une grande campagne nationale de sensibilisation sera lancée prochainement pour « accélérer le changement de représentations associées au handicap ».

Sixième engagement : organiser l'inconditionnalité de l'accompagnement et rompre l'isolement des familles, via la mise en place du numéro d'appel unique (le 360), dès le 1er janvier 2021, dédié à l'accompagnement et à l'accès aux droits des personnes handicapées. « Quand on est en situation de handicap, on devient recordman du nombre d'administrations interpellées et champion de l'acronyme », déplore Emmanuel Macron.

Septième engagement : accélérer le déploiement des solutions adaptées aux personnes ayant les besoins les plus soutenus et stopper l'exil en Belgique. Le plan de prévention des départs en Belgique permettra notamment la création de 1 000 places supplémentaires dans trois régions prioritaires (Ile-de-France, Hauts-de-France, Grand-Est), en plus des 2 500 places déjà programmées sur tout le territoire pour 2021-2022.

Huitième engagement : accompagner les projets de vie en créant 2 500 places supplémentaires, en établissements ou en services, pour accompagner les transitions et garantir le retour vers le milieu spécialisé si nécessaire. Des travaux sur le « logement inclusif » seront également engagés, à travers la mission confiée à Denis Piveteau et Jacques Wolfrom pour identifier les freins juridiques et financier à lever pour pouvoir « vivre en autonomie mais sans isolement ».

Neuvième engagement : engager une réflexion devant aboutir, avant 2022, à une meilleure prise en charge par l'Assurance maladie des parcours de soin de rééducation, sans reste à charge pour les familles.

Dixième engagement : étendre la compensation individuelle des besoins et reconnaître les personnes handicapées dans leur rôle de parents. Pour ce faire, les besoins attachés à la parentalité seront intégrés en 2021 dans la prestation de compensation du handicap (PCH), avec un plan d'aide gradué selon les besoins. 184 millions d'euros seront mis sur la table d'ici 2022 pour financer ce nouveau droit. Le gouvernement annonce également deux lancements, tout d'abord, celui de travaux pour une adaptation effective de la PCH au handicap psychique et aux troubles du neuro-développement et celui d'un débat sur l'accompagnement à la vie intime et sexuelle, « qui ne doit pas être un tabou », souligne le président de la République.

Onzième engagement : lancer un grand programme national pour l'innovation technologique au service de la vie quotidienne et de l'autonomie des personnes. Et d'annoncer la mobilisation d'un plan d'investissement d'avenir, à hauteur de 30 millions d'euros pour communiquer, apprendre, se déplacer et vivre chez soi.

Douzième et ultime engagement : mettre en place une « garantie de délai » pour l'octroi des prestations. « Aujourd'hui, une demande d'AAH peut par exemple être traitée en deux mois dans certains départements et en huit mois dans d'autres », déplore le gouvernement. Pour changer la donne, il entend mobiliser les MDPH pour favoriser une « équité » sur tout le territoire. Pour concrétiser les engagements réciproques de l'Etat et des départements, différents acteurs ont signé un accord de méthode qui prévoit notamment la transparence sur la qualité du service rendu aux personnes. 25 millions d'euros sont prévus chaque année, en 2021 et 20222, dont 10 millions pour résorber les retards les plus importants dans le traitement des demandes. « Au 1er janvier 2021, aucune demande d'AAH ne devra être traitée en plus de trois mois, dans aucun département », exige Macron.

« Le handicap ne touche pas simplement 12 millions de Français, chacun d'entre nous peut y être confronté au cours de sa vie (...) Ils sont tous concernés et doivent tous se mobiliser », conclut le président de la République, en écho au slogan de cette 5e CNH : « Tous mobilisés, tous concernés ». On ne doit jamais être de ceux qui détournent le regard ou qui consistent à dire 'qu'il s'adaptent'. »

10 février 2020

L'acteur Samuel Le Bihan sur sa fille autiste : - Que deviendra-t-elle quand je ne serai plus là ?

 

L'acteur Samuel Le Bihan sur sa fille autiste : "Que deviendra-t-elle quand je ne serai plus là?"

Acteur et héros de la série Alex Hugo, Samuel Le Bihan est aussi le créateur de l'association Autisme info service. Intégration à l'école, autonomie... au JDD, il raconte son combat quotidien pour permettre à Angia, sa fillette autiste, de s'épanouir.

https://www.lejdd.fr

 

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