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"Au bonheur d'Elise"
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14 novembre 2018

Pour rappel -> Handicap, il est urgent d'agir !

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14 novembre 2018

Les entreprises adaptées vont recruter davantage et différemment

article publié dans Faire-face

Les entreprises adaptées devraient créer près de 3 000 emplois tremplin en 2019. Dans le support et le développement informatiques, par exemple, chez APF entreprises.

L’État a décidé d’augmenter son soutien financier aux entreprises adaptées. Elles vont donc pouvoir embaucher plus de travailleurs handicapés. Sur des emplois tremplin notamment, destinés à leur permettre de se préparer à l’emploi en milieu ordinaire.

Les recruteurs des entreprises adaptées (EA) ne vont pas chômer. Le projet de loi de finances (PLF) 2019 prévoit d’augmenter de 15 millions d’euros les aides que l’État verse à ces entreprises employant en grande majorité des travailleurs handicapés. De quoi contribuer à financer 5 500 postes équivalent temps plein supplémentaires. Ils viendront s’ajouter aux 24 000 déjà existants. Et ce n’est qu’un début.


Les activités traditionnelles des entreprises adaptées, comme le recyclage, continueront à perdurer.

40 000 postes supplémentaires en cinq ans

Le PLF concrétise en effet l’engagement national “Cap vers l’entreprise inclusive 2018-2022” conclu en juillet entre le gouvernement et les représentants d’EA. Il prévoit la création de 40 000 postes supplémentaires en cinq ans. En contrepartie, l’État s’est engagé à accroître son soutien financier.

Mais le modèle va évoluer. Il s’appuiera toujours sur l’entreprise adaptée “socle” qui emploiera, grâce à l’aide financière de l’État, des salariés ayant vocation à y rester. Mais s’y ajoutera une activité d’accompagnement vers l’emploi ordinaire : les emplois tremplin, conclus en contrat à durée déterminée (CDD).

30% des CDD doivent déboucher sur l’emploi ordinaire


La plupart des travailleurs en emploi tremplin suivront une formation.

Ces contrats, de quatre à 24 mois maximum, seront à priori destinés à des personnes moins éloignées du travail que les salariés recrutés par l’EA socle. Les établissements volontaires devront leur offrir un parcours d’insertion débouchant, autant que possible, sur un poste en milieu ordinaire. Cela passera, souvent, par une formation.

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Pour ces emplois tremplin, l’État a fixé un objectif de sortie : qu’au moins 30% des salariés soient embauchés par une entreprise “classique” à l’issue de leur CDD. Pour comparaison, aujourd’hui, seuls 1% des travailleurs handicapés d’entreprises adaptées passent dans le milieu ordinaire.

3 000 CDD tremplin en 2019

Sur les 5 500 aides au poste supplémentaires budgétisées en 2019, près de 3 000 sont destinées aux emplois tremplin. « Nos 25 EA se sont portées volontaires pour en créer », explique Serge Widawski, le directeur national d’APF entreprises.

« Vu la durée limitée du contrat et l’objectif de sortie, les emplois tremplin vont être positionnés sur des métiers porteurs, où les entreprises ont du mal à recruter et auxquels il est possible de se former rapidement », poursuit-t-il.

Par exemple, dans le support et le développement informatiques, la qualification de logiciels ou bien encore la conception assistée par ordinateur. APF entreprises va sélectionner des travailleurs handicapés de niveau bac à bac +2 qui suivront une formation de 400 heures, voire au-delà, si nécessaire.

Une arme anti-chômage moins coûteuse pour L’État

Ces CDD tremplin, à rotation rapide, sont donc conçus pour servir d’arme anti-chômage. Pour le gouvernement, ils présentent un autre avantage : ils coûtent moins cher que les emploi classiques de l’EA socle. Le montant annuel de l’aide au poste versée par l’État s’élève à 11 400 € pour les premiers contre 15 500 €, en moyenne, pour les seconds.

2 200 aides supplémentaires pour les emplois classiques en EA

Le gouvernement n’a toutefois pas renoncé à développer ces derniers. Le projet de loi de finances 2019 prévoit en effet 2 200 aides au poste de plus pour des emplois occupés par des travailleurs handicapés ayant vocation à rester dans les EA socles. C’est deux fois plus que les meilleures années passées. 2019 s’annonce comme un bon cru pour les entreprises adaptées.

Deux fois plus de postes… mais seulement un tiers de subventions en plus

L’engagement signé par l’État et les EA stipule que les aides augmenteront jusqu’à 500 millions d’euros, en 2022, pour doubler le nombre d’emplois. Or, leur montant s’élève aujourd’hui à 380 M€. Les EA devront donc employer deux fois plus de personnes avec seulement un tiers de fonds publics supplémentaires.

Comment ? En développant les emplois tremplin, plus faiblement subventionnés Mais aussi en employant davantage de salariés valides, sans aucune aide d’État. Aujourd’hui, les EA ont l’obligation d’employer 80 % de travailleurs handicapés dans leurs personnels de production, c’est-à-dire hors encadrement. Demain, le pourcentage devrait être abaissé à 60 %/70 % de l’ensemble de l’effectif.

« L’objectif est double, détaille Cyril Gayssot, le président de l’Union nationale des EA (Unea). D’abord, accroître la mixité au sein des EA pour en faire des entreprises inclusives. Mais aussi nous autoriser à recruter des salariés valides ayant le savoir-faire nécessaire pour développer des activités à forte valeur ajoutée, comme l’informatique ou bien encore la communication, pour lesquelles nous embaucherons des travailleurs handicapés que nous formerons. C’est un cercle vertueux. »

13 novembre 2018

Savoie : la première école pour autistes de France soutenue par Brigitte Macron

article publié sur France Bleu

lundi 5 novembre 2018 à 6:01 Par Sarah Gilmant, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

La fondatrice de l'école Bleue de Montmélian en Savoie ne s'attendait pas à une telle reconnaissance. Brigitte Macron soutient la première école pour autistes de France.

L'école Bleue  accueille 25 élèves âgés de 3 à 10 ansL'école Bleue accueille 25 élèves âgés de 3 à 10 ans © Radio France - Sarah Gilmant

Montmélian, France

L'école Bleue, première école de France pour les enfants autistes, est ouverte depuis le mois de septembre à Montmélian en Savoie grâce à la détermination d'une mère. Julie Blanc a voulu créer cette école pour son fils Charly, sept ans, atteint du syndrome d'Asperger. Recevoir ce soutien de poids, celui de la première dame, "c'est le plus beau des cadeaux" avoue Julie Blanc.

"Pour nous, les familles et enfants, c'est une reconnaissance. Nous sommes enfin reconnus pour la bataille qu'on mène au quotidien. Ça veut dire beaucoup" avant d'ajouter "mais il n'y a pas que Brigitte Macron, j'ai le bonheur d'être entourée de dizaines de bénévoles qui sont extraordinaires."

"Cette école, c'est un miracle" - Audrey Chojnacki, mère d'Eden"

L'école bleue compte actuellement vingt-cinq élèves âgés de trois à dix ans. 

Une école qui veut grandir 

Grâce aux dons et aux futurs subventions de l'Etat, l'école espère bien en accueillir quatre-vingt d'ici le mois de janvier. "Nous sommes soutenus par des maires, des députés, des sénateurs. Il ne manque plus que les subventions publiques pour faire avancer notre projet."

Avec son association « Charly et son voyage imprévu avec l’autisme », elle lance un appel aux dons pour acheter du matériel pédagogique et pouvoir recruter trois enseignants supplémentaires : "Nous sommes huit à enseigner pour l'instant. Il nous manque encore des choses comme une chaîne hi-fi ou un four pour commencer des cours de cuisine."

Une partie des bénévoles de l'Ecole Bleue  profite du soleil dans la cour de récréation - Radio France
Une partie des bénévoles de l'Ecole Bleue profite du soleil dans la cour de récréation
© Radio France - Sarah Gilmant

Les progrès d'Eden grâce à l'école Bleue

Audrey Chojnacki voit les progrès de son fils Eden depuis son inscription à l'Ecole Bleue : "il y a un mois, il ne s'exprimait pas, ne mettait pas un pied devant l'autre, ne fixait pas les gens dans les yeux. Aujourd'hui, j'ai retrouvé espoir qu'il marche bientôt seul." 

Eden à trois ans et demi, il est encore trop jeune pour être diagnostiqué par les médecins mais, pour sa mère, "ce qui compte, c'est de le voir heureux et entouré d'amour ici. C'est un véritable soulagement d'avoir une école la plus adaptée aux besoins de notre enfant, c'est un miracle."

Une classe toute neuve et six-cents mètres carrés en tout totalement réaménagés grâce à des dizaines de bénévoles - Radio France
Une classe toute neuve et six-cents mètres carrés en tout totalement réaménagés grâce à des dizaines de bénévoles
© Radio France - Sarah Gilmant

Tout s'est accéléré depuis que l'école Bleue est soutenue par la première dame. 

Julie Blanc travaille sur un projet en lien avec l'Unesco et prépare un livre mais elle aimerait surtout créer des antennes dans d'autres départements et développer l'école pour pouvoir accueillir des adolescents jusqu'à dix-huit ans "pour les autres familles. Je reçois des appels du Var, de Metz... Elles aussi ont besoin d'une école."

Si vous voulez apporter votre soutien à l'Ecole Bleue, rendez-vous sur la page facebook de l'association "Charly et son voyage imprévu avec l'autisme".

Le reportage à l'Ecole Bleue de France Bleu Pays de Savoie

11 novembre 2018

FOURMIES - Le SESSAD et l'IME Odyssée installés dans leurs nouveaux locaux

Ci-dessous l'article complet rédigé par André MASSIN, président d'AFG Autisme :

"Moment de convivialité au Centre Odyssée à FOURMIES (59)

Ce mercredi 7 novembre après-midi, notre équipe a organisé un déjeuner dinatoire au Centre Odyssée permettant de clôturer la phase de travaux et d’installation du SESSAD et de l’IME Odyssée dans leurs nouveaux locaux.

Ce fut l’occasion pour nous de souligner le soutien de monsieur Mickaël Hiraux, maire de FOURMIES, représenté par madame Martine Roux, adjointe à l’urbanisme et au développement durable. Ce soutien politique a été également un soutien opérationnel par les différents services de la commune de Fourmies.

De notre côté, l’investissement bénévole de monsieur Christian Lesrel conseiller technique d’AFG Autisme nous a permis de mener un travail collaboratif et important, dans le respect des enveloppes budgétaires et des besoins de notre public d’enfants autistes. Sous la supervision madame Julie Godefroid, architecte du projet, toutes les entreprises ont pu donner le meilleur d’elles-mêmes dans les différentes étapes de la rénovation de cette ancienne école pour lui donner une seconde vie à travers cette reconstruction puisque nous n'avons gardé que les piliers et le toit de la structure .

Pour terminer, nous avons pu valoriser l’investissement de l’équipe du Centre Odyssée où chaque professionnel n’est pas un simple salarié, mais un acteur essentiel et investi des valeurs de l’association pour la meilleure qualité d’accompagnement des enfants avec leurs spécificités liées à l’autisme.

Nous avons ici un projet architectural de plus de 800 m² qui vient servir dans d’excellentes conditions un projet de service innovant pour accompagner 10 enfants en IME et 16 en SESSAD.

Une visite de l’établissement explicitant l’utilisation et l’utilité des espaces a permis de souligner une nouvelle fois l’importance du travail de chacun pour accueillir les enfants et adolescents autistes, ainsi que leurs familles, dans les meilleures conditions et le respect de leurs besoins.

Bravo à notre directrice, Christelle Calleja, qui porte ce projet et qui dispose maintenant d’un très bel outil.
Une inauguration officielle est prévue en avril 2019, ce délai permettra d’envisager une présentation de l’établissement par les jeunes accueillis."

11 novembre 2018

Inauguration des nouveaux locaux du SESSAD Emile Zola à Villeurbanne - 9.11.2018

 

 

Ci-dessous l'article complet rédigé par André MASSIN, président d'AFG Autisme :

"Ce vendredi 9 novembre 2018, nous avons pu inaugurer les nouveaux locaux du SESSAD Emile Zola à VILLEURBANNE (69), 2 petite rue de la Rize, avec plus d'une centaine de représentants des autorités locales, des partenaires institutionnels, des familles. Ce fut l'occasion également de montrer l'action du service réparti sur 3 espaces au sein des nouveaux locaux particulièrement lumineux et offrant des espaces de plus du double des locaux initiaux.

Ce fut aussi l'occasion de se rappeler :

- l'ouverture du service le 1er septembre 2005 avec 12 enfants. Projet en lien avec l’association locale : Autisme Rhône/Ain. Ce projet a été l'un des premiers projets portés par AFG Autisme. Initialement installé Cours Émile Zola, les locaux d'un peu plus de 200 m² sont rapidement devenus trop étroits et exigus. Mais ne trouvant pas mieux, dans la limite de nos moyens, nous avons tout de même poursuivi nos recherches et le développement de ce service ;

- une montée en charge progressive jusqu’à 42 enfants depuis 2015

- un sureffectif permanent de 2 enfants (soit 44 sur le SESSAD) permettant un taux d’occupation de quasiment 100% et l'utilisation maximale des moyens mis à notre disposition. Ce qui comble les périodes de réorientation des jeunes qui prennent parfois un peu de temps entre la sortie d’un jeune et l’admission d’un autre

- une nouvelle organisation d’AFG Autisme en Rhône-Alpes avec la nomination d’un directeur unique entre le SESSAD Emile Zola (69) et le SESSAD des Goélettes (38) au 1er janvier 2014 et l'appui de 2 chefs de services

- l'ouverture de l’UEMA à l’école maternelle Anatole France de Vénissieux en septembre 2016

- la création d’un service de suivi plus « light » appelé IES (Intervention Educative Spécialisée) fin 2016 en lien avec 2 associations locales (Les Liserons et la SLEA) sur un fond d’intervention régional de l’ARS puis avec un statut de PCPE en 2017. Ce dispositif accompagne 8 jeunes.

- en 2017/2018 : l'actualisation et la rédaction du projet de service. Les nouveaux locaux et le déménagement de mars 2018 correspondent aux options retenues dans ce nouveau projet, en particulier dans la création d’un pôle dédié aux grands adolescents et jeunes adultes (16-20 ans) situé au 1er étage. Pôle PREVIA. (Préparation à la vie adulte)
Nous avons ainsi au 1er étage la préparation de l'orientation avec des adolescents et jeunes adultes, et au 3ème étage d'un côté ce qui est fait au sein du SESSAD, et notamment les paramédicos et ateliers individuels, et d'un autre côté toute la partie dédiée aux interventions à l'extérieur, sur les lieux de vie naturels (école, centres de loisirs, clubs sportifs, domicile...) des jeunes. Les présentations mises en places ce vendredi pour ces "portes ouvertes" sur chaque espace ont mis en exergue le travail effectué par chaque salarié(e) pour valoriser leur action et leur investissement.

- Nous sommes très fiers de notre équipe composée de 31 professionnels.

Ce fut également l'occasion de remercier l'ensemble de nos partenaires :
- M. Philippe GUETAT, ARS, Directeur départemental du Rhône et de la métropole de Lyon
- Mme Marie-Hélène LECENNE, ARS, Directrice de l'Autonomie
- Mme Frédérique CHAVAGNEUX, ARS, Inspectrice
- Mme Fabienne TOURAINE, inspectrice ASH1 et son équipe, sans oublier la directrice de l'UEMA
- M. David KIMELFELD, président de la Métropole
- M. Jean-Paul BRET, Maire de Villeurbanne
- M. Frédéric VERMEULIN, conseiller municipal délégué au handicaps et à l'accessibilité
- M. Eric PLANTIER-ROYON, Chargé de mission Ville et Handicaps Direction Générale des Services Ville de Villeurbanne.
- Ainsi que la délégation de la Maison départementale des personnes handicapées

Nous disposons là d'un très bel outil de plus de 500 m² que notre directeur, Philippe COLLET et toute son équipe se sont saisis et ont coconstruit pour un accompagnement aussi efficient que possible au regard des besoins des jeunes enfants et adultes du département du Rhône."

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10 novembre 2018

MDPH Guyane : quand ses agents se servent dans la caisse...

Résumé : Enquête accablante pour la MDPH de Guyane. Elle détourne des fonds destinés aux personnes handicapées au profit de ses employés et est classée dernière en termes de délais de traitement des dossiers des enfants.

Par , le 10-11-2018

Une enquête préliminaire sur des "détournements de fonds" au sein de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de Guyane est "dans la dernière ligne droite", a indiqué le 9 novembre 2018 une source judiciaire à l'AFP confirmant une information du média local Guyaweb.

Détournements de fonds

Les soupçons portent sur des indemnités versées à l'équipe de direction et sur un fonds public censé aider à financer des équipements pour les personnes handicapées. La MDPH est un groupe d'intérêt public dont la tutelle principale est depuis début 2016 la collectivité territoriale de Guyane (CTG), fruit de la fusion de la région et du département. Auparavant sa tutelle principale était le conseil général. Le 8 novembre, le président de la collectivité unique Rodolphe Alexandre a été entendu "en audition libre par la police judiciaire" dans ce dossier "pour ce qui sera l'une des dernières auditions de l'enquête", précise une source proche du dossier.

Remboursement des sommes perçues

L'ex-président du conseil général Alain Tien-Liong avait été entendu précédemment au cours de cette enquête, dirigée par le parquet de Cayenne. L'enquête judiciaire a débuté en mars 2017 à l'occasion d'un contrôle de cette structure par la Chambre régionale des comptes des Antilles-Guyane accouchant d'un signalement du procureur financier de la Chambre au procureur de Cayenne sur des soupçons de détournement de fonds. Le rapport définitif de la Chambre rendu public fin juillet évoque les deux volets principaux objets de l'enquête : les indemnités décidées par la commission exécutive de la MDPH au profit de son équipe de direction versées pendant plusieurs années à la directrice et au directeur adjoint sont qualifiées d'"indues" par la Chambre. Celle-ci a recommandé le remboursement des sommes perçues après avoir noté que "'l'attribution de ces indemnités de fonction ne repose sur aucune base légale ou réglementaire".

La dernière MDPH sur le plan national

Concernant le "détournement des crédits" du fonds départemental de compensation du handicap (FDCH), la Chambre note par exemple : "En 2012, alors qu'aucune dépense n'a été effectuée en faveur des personnes handicapées, le FDCH a financé le nouveau régime indemnitaire mis en place en faveur du personnel de la MDPH à hauteur de 218 437 euros. " Ce rapport dresse par ailleurs un état des lieux saisissant au sein de cette structure : agents insuffisamment formés, durée de travail insuffisante, jours travaillés les week-ends récupérés à un taux irrégulier "de 200%" etc. Selon la Chambre, un agent de la MDPH de Cayenne traite en moyenne 270 dossiers par an contre 721 pour les MDPH en moyenne sur le plan national. "La MDPH de Guyane est la dernière sur le plan national en termes de délai de traitement pour ce qui concerne les dossiers des enfants", déplore encore le rapport.

 

9 novembre 2018

Une grève de la faim pour mieux soutenir son fils autiste

article publié dans Le Télégramme

Publié le 05 novembre 2018 à 16h22

Anthony Valente, employé à la collecte des déchets de Morlaix communauté.
Anthony Valente, employé à la collecte des déchets de Morlaix communauté.

« Tu dois choisir entre ton travail et ton fils ». C’est par ces mots qu’une ancienne cadre de Morlaix communauté aurait répondu aux demandes d’Anthony Valente, employé à la collecte des déchets. Depuis 2012, il réclame un accord écrit de son employeur pour entériner un planning aménagé afin de pouvoir s’occuper de son fils Merlin, diagnostiqué autiste. Sans réponse, il a entamé lundi une grève de la faim.

Pour se préparer à cette grève qu’il espère brève, Anthony Valente est allé se renseigner sur Internet : « Ceux qui parviennent à tenir longtemps conseillent de boire de l’eau sucrée ». Installé dans une petite caravane de la CGT en face du siège de Morlaix communauté, il considère ce mode opératoire comme « un dernier recours ».

Un rendez-vous par jour pour son fils

Son fils Merlin est autiste. Chaque jour, il a rendez-vous chez un spécialiste différent : orthophoniste, orthoptiste ou éducateur. Quand Anthony Valente apprend le diagnostic, il demande à Morlaix communauté de lui accorder un horaire aménagé fixe, lui laissant tous les mercredis et samedis libres, afin qu’il puisse anticiper les rendez-vous de son fils. Sa demande est acceptée mais il est alors transféré dans une autre équipe, au sein du service déchetterie. L’accord n’est alors qu’oral, il demande qu’il soit confirmé par écrit, depuis six ans. « Chaque année, c’est la même chose, mon planning est validé par la direction en janvier mais on me met la pression en septembre », tonne-t-il.

Actuellement, il ne sait pas s’il pourra conserver ses deux jours disponibles en janvier prochain. Anthony Valente dit aussi « subir des pressions de la part du service des ressources humaines de la collectivité, qui sollicite l’avis de ses collègues sur son planning de travail ». « Je ne comprends pas pourquoi mes collègues, qui ne vivent pas le handicap de mon enfant au quotidien, doivent donner leur accord pour mon planning ». « Anthony est en situation de détresse. Il demande juste un papier signé ! Tous les collègues le soutiennent », affirme Marc Corbel, représentant syndical à Morlaix communauté.

« Une situation particulière… et 200 personnes à gérer », soutient la direction

Morlaix communauté affirme travailler en ce moment sur la situation d’Anthony Valente. Brigitte Hévin, directrice des ressources humaines, dit hériter d’un dossier ancien, traité au départ par des acteurs qui ne font désormais plus partie de la collectivité. Elle ajoute que le cas d’Anthony Valente est un cas particulier, et que la collectivité doit gérer 200 autres employés.

Vincent Martin, directeur général adjoint de Morlaix communauté, soutient que cette grève de la faim survient stratégiquement, à l’approche des élections professionnelles : « C’est un coup médiatique de bon aloi en préparation des élections », affirme-t-il.

9 novembre 2018

L'intérim ouvre ses portes aux travailleurs handicapés

article publié sur Handicap.fr

Résumé : 1.3% d'intérimaires handicapés ! Une convention entre Prism'emploi et l'Etat entend favoriser l'inclusion via le travail temporaire. La branche assure vouloir mener une politique offensive, selon sa déléguée générale

Par , le 08-11-2018

Handicap.fr : Quoi de neuf sur la question « intérim et handicap » ?

Isabelle Eynaud-Chevalier, déléguée générale de Prism'emploi : Parce que le gouvernement entend faciliter l'accès au marché du travail des personnes handicapées sous toutes ses formes, il a signé, avec Prism'emploi, qui représente 600 entreprises de travail temporaire, une nouvelle convention le 20 septembre 2018 (article en lien ci-dessous) dans le prolongement de la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

H.fr : En interrogeant les uns et les autres, nous avons eu le sentiment qu'il y avait encore un certain flou autour de ce sujet. Est-ce le cas ? En quoi cette récente signature peut-elle vraiment changer la donne ? 

IEC : Dans certains territoires, nous avons des partenariats qui fonctionnent merveilleusement alors que c'est moins le cas dans d'autres. Nous avons donc besoin d'aligner tous les acteurs pour qu'il n'y ait plus de questionnement sur le fait que le travail temporaire peut constituer un partenaire majeur, notamment dans les Plans régionaux d'insertion de travailleurs handicapés (PRITH). Notre plan d'actions jusqu'à la fin de l'année doit nous permettre de démarrer 2019 avec une formidable énergie sur le sujet. 

H.fr : Les intérimaires en situation de handicap étaient-ils, jusqu'à maintenant, comptabilisés dans l'obligation d'emploi, le fameux quota de 6 % ?

IEC : Oui. Lorsque nous déléguons un salarié intérimaire dans une entreprise, il est bien décompté au prorata de sa présence par l'entreprise utilisatrice et il rentre donc directement dans l'obligation d'emploi de 6 %. La loi Avenir professionnel confirme ce mécanisme. 

H.fr : Pourtant, les annonces du ministère du Travail laissent à penser qu'il s'agit d'une nouveauté...

IEC : Cela s'explique par le fait qu'une certaine confusion existait dans les esprits à ce sujet en raison de la nouvelle DSN (déclaration sociale nominative) dont la logique aurait pu conduire à déplacer l'obligation d'emploi de 6% vers les entreprises de travail temporaire. 

H.fr : Ah bon ? Quelle drôle d'idée !

IEC : En effet. Nous avons donc rappelé à nos interlocuteurs que ce ne sont pas les entreprises de travail temporaire qui déclenchent de manière autonome l'embauche d'un salarié intérimaire handicapé. Pour maintenir une incitation à l'embauche, il était vital de continuer à décompter les salariés intérimaires dans l'obligation d'emploi des entreprises utilisatrices !

H.fr : Vous avez donc obtenu gain de cause ? 

IEC : Oui, après quelques explications très concrètes, tout comme nous avons obtenu de ne pas être considérés comme des prestataires de service...

H.fr : Car, là, vous seriez tombés sous le coup de la réforme qui précise que les sous-traitants (type Esat) et travailleurs indépendants handicapés ne sont plus pris en compte dans ces 6% mais seulement décomptés de la contribution due aux fonds (Agefiph et Fifphfp)...

IEC : Oui, absolument et il n'était pas envisageable de faire de différence entre un salarié permanent de l'entreprise et un intérimaire qui travaille, pourtant, dans les mêmes conditions et la même communauté de travail. Sophie Cluzel a totalement partagé cette vision. 

H.fr : Sera également expérimentée la création d'un nouveau « motif de recours » à l'intérim : de quoi s'agit-il ?

IEC : C'est le deuxième point sur lequel le soutien de la ministre a été déterminant, un petit alinéa dans la loi mais un levier gigantesque. Nous pourrons à l'avenir déléguer un salarié intérimaire handicapé, au motif, précisément, qu'il est en situation de handicap. C'est vraiment une nouveauté remarquable apportée par la loi, qui l'introduit à titre expérimental du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2021. Grâce à ce nouveau cas de recours, nous n'aurons plus besoin de justifier des cas de recours classiques, à savoir le remplacement d'un salarié absent ou un surcroît temporaire d'activité.  

H.fr : Avant, une entreprise avait-elle la possibilité de dire : « Je veux recruter un travailleur handicapé » ?  

IEC : Non et il n'en sera d'ailleurs pas différemment demain. Lorsqu'une entreprise veut afficher son intention de recruter davantage de salariés handicapés, elle doit être dans une logique d'affirmation de sa mobilisation mais pas dans une logique automatique qui pourrait être interprétée comme une discrimination positive. Concrètement, les offres d'emploi plutôt orientées vers des profils de travailleurs handicapés mentionnent toujours que l'entreprise a un engagement fort dans ce domaine. Cela permet de donner un signal sans pour autant réserver l'offre d'emploi à un travailleur handicapé.

H.fr : Oui, mais, en même temps, vous disiez que ce nouveau motif de recours permettait de cibler l'embauche d'un travailleur handicapé. C'est contradictoire, non ? 

IEC : Disons qu'il s'agit d'une approche pragmatique et facilitante. Si une entreprise utilisatrice, qui se heurte souvent au déficit de « vivier », se rapproche d'une entreprise de travail temporaire en disant « J'ai vraiment besoin de vous pour trouver des profils de salariés handicapés car je n'y parviens pas seul », ce motif particulier va nous permettre de les promouvoir de façon volontariste. On passe de la petite fenêtre à la grande porte !

H.fr : L'intérim reste-t-il un procédé de recrutement très à la marge pour les travailleurs handicapés ?

IEC : En effet, pour le moment, il n'est pas suffisamment identifié comme une porte d'entrée naturelle dans l'emploi pour ce public. La branche a commandité une étude dans le cadre de notre observatoire paritaire, l'OIR, qui révèle que 1.3% des intérimaires sont en situation de handicap. Ce qui n'est pas étonnant car 75% de nos intérimaires sont des ouvriers et donc potentiellement exposés à des situations exigeantes. Il est donc plus compliqué d'insérer des personnes handicapées même si nous le faisons déjà, par exemple dans une grande entreprise de la logistique où nous déléguons des salariés malentendants que Madame Cluzel a pu rencontrer lors de la signature de notre engagement. 

Je tiens à ajouter que sur les 43 000 contrats conclus depuis la mise en place du CDI intérimaire en 2013 (ndlr : l'intérimaire signe un CDI avec l'entreprise de travail temporaire qui le met à disposition de ses entreprises clientes), nous comptons 2.4% de travailleurs handicapés dans cette catégorie, davantage que dans le contrat de mission temporaire classique. Le CDII peut donc être un très bon vecteur pour promouvoir des profils de salariés handicapés. 

H.fr : Une campagne de communication est prévue pour faire connaître votre engagement ? 

IEC : Oui et d'abord en interne. Au-delà des initiatives remarquables prises par nombre de nos adhérents, il faut que cela devienne un automatisme dans l'ensemble de notre profession. Pour cela, il faut que nos salariés permanents soient eux-mêmes parfaitement à l'aise avec le handicap car c'est ainsi qu'ils auront un discours plus proactif et rassurant. 

H.fr : Mais il faut aussi que les personnes handicapées soient tentées de pousser vos portes...

IEC : Exactement. Nous envisageons peut-être même des agences dédiées pour bénéficier d'une visibilité renforcée. Il nous faut projeter un discours militant en leur disant : « Venez chez nous, nous pouvons vous proposer des missions ! ».

H.fr : Le secteur de l'intérim satisfait-il, lui aussi, en interne, à l'obligation d'emploi de 6 % ?

IEC : Pour les propres salariés permanents des 28 000 agences de travail temporaire, nous sommes à un taux de 2.3%. Nous le jugeons évidemment trop bas et, dans le cadre de l'accord qui vient d'être signé, nous manifestons notre intention de progresser. Nous avons un vrai potentiel car tous nos métiers accueillent dès aujourd'hui des salariés handicapés. 

 

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Sur Handicap.fr

 

Commentaires

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Le 08-11-2018 par ChrisRadio31 :
Bonjour,

Je suis non-voyant, titulaire d'un DUT commercial et à la recherche d'un emploi dans la relation clientèle à distance depuis plusieurs années.
Ces avancées me semblent plutôt intéressantes, mais j'aimerais en complément que Madame Eynaud-Chevalier nous explique qui finance et qui gère l'aménagement d'un poste de travail dans le cas d'une mission d'intérim ? Moi je n'ai toujours pas compris et j'ai l'impression que cette question ennuie tout le monde sur le terrain.

D'autre part les entreprises ont surtout recours à l'intérim pour répondre à des besoins urgents. Sachant que l'intégration d'une personne considérée comme lourdement handicapée prend du temps, comment peut-on trouver notre place sur ce marché de l'emploi précaire, qui est très concurrentiel ?

8 novembre 2018

Autisme : s’intégrer par l’habitat, le travail et les loisirs

article publié sur le site de la fondation Orange

Partout en France, nous favorisons des initiatives autour de l’emploi, de l’habitat ou des loisirs pour faciliter l’inclusion de personnes avec autisme dans la société. Cette année nous finançons 23 nouveaux projets pour un budget de 414 441 euros dans ces domaines pour montrer que c’est possible de mieux vivre ensemble.

Par l’habitat

A Toulouse, la collaboration entre quatre associations actrices de l’habitat et de l’autisme ont le projet de réhabiliter un immeuble en centre-ville. "Résidence Inclusive" pour 6 jeunes adultes autistes Asperger, chacun aura son appartement autonome et bénéficiera des espaces-services collaboratifs. "Autisme 31" et "InPACTS" réalisent un suivi et des animations dans ce lieu innovant qui garantit à la fois autonomie et accompagnement.

Dans la région de Chartres, "A Tire d’Aile" propose un projet de vie plus ouvert avec 3 dispositifs d’habitat pour personnes avec autisme : en habitat partagé, en Maison d’aide spécialisée (MAS) hors les murs ainsi qu’au sein des familles. Autant d’alternatives à une vie entière en établissement, qui peut convenir à certains mais pas à d’autres.

 


La Maison du parc à Auneau accueille des salariés avec autisme depuis 2017.

 

Une inclusion professionnelle adaptée au potentiel de chacun

Nous investissons plus de 200.000 euros dans la formation et l’emploi des personnes avec autisme :

A Nice, Avencod est une entreprise adaptée qui met en relation les personnes avec autisme et les entreprises pour des prestations de développement informatique et de tests fonctionnels d’applications. Nous la soutenons pour monter une structure identique à Marseille en lien avec les professionnels de l’autisme.

 

 

L’association "Le Mouton à 5 pattes" et "Paris 3-La Sorbonne" créent cette année un Master « Communication et Système d’Informations » ouvert à des autistes Asperger. Les étudiants bénéficieront à la rentrée 2019 d’une initiation à la programmation, aux sciences sociales ou au droit éthique et numérique. Une formation à distance qui réserve tout de même 107 heures d’accompagnements durant la formation ainsi que de nombreux moments de rencontres entre étudiants, familles et experts.

Facteur d’indépendance et de socialisation, l’emploi est, à fortiori pour les personnes avec autisme, une réelle opportunité d’insertion dans notre société.

Le loisir : vecteur d’émancipation…

C’est également par le jeu, des sorties, des moments de répit que nous pouvons réduire la fracture entre les personnes avec autisme et les neuro-typiques. La ville de Lannion a décidé de créer un accueil sur mesure pour les enfants avec autisme sur les temps périscolaires et extrascolaires. Les équipes d’animation et les responsables de structures seront formés et les familles impliquées pour un projet collectif pérenne.

Depuis 1991, nous sommes engagés dans la cause de l’autisme. Cette année encore nous soutenons de nombreux projets qui vont faciliter l’insertion sociale : par les apprentissages numériques bien-sûr, mais aussi par les nouvelles formes d’habitat, et des solutions sur-mesure dans le domaine du travail des adultes et des loisirs des plus jeunes.

8 novembre 2018

L’Allocation aux adultes handicapés passe à 860 € par mois

article publié dans Le Figaro

Par Stéphanie ALEXANDRE
Modifié le 07/11/2018 à 08:31
Publié le 05/11/2018 à 15:34

À titre exceptionnel, l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) due à partir de novembre 2018 est revalorisée de 5 %. Son montant atteint désormais 860 euros par mois pour une personne seule à taux plein.

Conformément aux engagements pris par le président de la République en septembre 2017, le montant maximal de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) vient d’être revalorisé de 5 %, à titre exceptionnel. Pour les prestations dues à partir de novembre 2018, l’AAH pour une personne seule ne disposant d’aucune ressource (ou mariée avec un conjoint percevant un salaire ne dépassant pas 1 616,92 € par mois) est ainsi passée à 860 euros par mois, contre 819 euros par mois auparavant.

Cette hausse de 41 € par mois s’appliquant automatiquement, les bénéficiaires n’ont aucune démarche particulière à effectuer. Pour percevoir l’AAH, il faut justifier d’un taux d’incapacité d’au moins 80 % ou d’un taux d’incapacité compris entre 50 et 79 %, en cas de restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi causée par le handicap. La demande d’allocation doit être formulée auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Sans ce coup de pouce exceptionnel, le montant de l’AAH aurait suivie le taux de l’inflation.

En plus de ce pouce exceptionnel, une seconde augmentation aura lieu au 1er novembre 2019 pour porter le niveau de l’allocation autour de 900 €. Au total, plus de 2 milliards d’euros seront consacrés à la mesure sur le quinquennat.

 

Pour mémoire : les personnes en couple bénéficient également de la mesure de revalorisation de l’AAH, selon les ressources de leur foyer. Le plafond de ressources, en-dessous duquel ils peuvent prétendre à la prestation, est désormais majoré de 89 % par rapport à celui d’une personne seule en novembre 2018 (plafonds de ressources pour percevoir l’AAH).

Textes de lois et jurisprudence
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8 novembre 2018

Une maison pour autistes inaugurée à Sébazac

article publié dans La Dépêche

Publié le 07/11/2018 à 03:51, Mis à jour le 07/11/2018 à 08:36

 

De très nombreuses personnes réunies à la salle de La Doline à Sébazac pour célébrer l'événement./ DDM, MCB

De très nombreuses personnes réunies à la salle de La Doline à Sébazac pour célébrer l'événement./ DDM, MCB

Un événement aveyronnais qui est aussi une première en France pour ce type de logement inclusif qui peut être dupliqué dans bien d'autres communes.

L'autisme est un défi prégnant de santé publique auquel il est urgent de répondre. Car la majeure partie des personnes autistes est aujourd'hui accueillie dans des structures non spécifiques et parfois mal adaptées. Trop souvent l'hébergement reste directement à la charge des parents, dans le cadre familial, avec toutes les conséquences et les problématiques que cela induit. Aussi l'inauguration, ce lundi, des Chrysalides du Comtal, logement inclusif et habitat partagé pour sept jeunes autistes en plein centre du bourg de Sébazac-Concourès représente un évènement. C'est une aussi une première en France qui ne demande qu'à être reproduite. Mais ce type de structure qui manquait cruellement est aussi le fruit d'une grande ténacité, d'un «combat administratif car il ne rentrait dans aucune case» et d'une détermination sans faille de quatre longues années. «Je ressens une certaine fierté car il a fallu mobiliser beaucoup d'énergie», confiait Joël Malbert, président d'Austisme Aveyron. SoliHa, la Fédération solidaire pour l'habitat, qui construit à partir des besoins avoue que «le projet a été compliqué à monter et a nécessité de nombreuses dérogations. Il a aussi pu voir le jour grâce à la municipalité de Sébazac qui a donné le terrain pour un euro symbolique. Les loyers, eux, seront ceux d'une résidence sociale donc faibles», explique Daniel Trémolet de SoliHa Aveyron. L'ensemble des intervenants participants à cette inauguration a souligné son caractère novateur. Denis Saules, président de SoliHa Aveyron, a parlé d'une «réalisation pionnière appelée à être essaimée en d'autres points de notre territoire». Pour Xavier Delannoy, président de SoliHa France, «il s'agit d'une réalisation exemplaire témoignage de l'habitat inclusif pour ceux qui malheureusement restent en marge du chemin». Et le même d'insister sur le fait que «le logement est un vecteur d'insertion important». Pauline Cestrières, suppléante du député Mazars, insistait, elle, sur «notre rôle d'amener nos enfants à l'indépendance». De son côté, Benoît Quintard, administrateur régional du Crédit Agricole, a souligné «un projet pilote et solidaire qui fait référence, une démarche qui fait sens». Il a conclu en souhaitant «que ces Chrysalides du Comtal voient éclore de jolis papillons». C'est en bonne voie puisque la commune d'Argences-en-Aubrac est très intéressée par la démarche. Enfin, la représentante de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) a évoqué «un projet qui est un message porteur d'espoir et qui valorise le vivre ensemble dans une actualité où la violence et l'intolérance sont trop souvent à la une».

Autisme Aveyron, Vialarels village, 12300 Decazeville, tel 0951124731, www.autisme12.fr et autisme.aveyron@free.fr


«Chrysalides du Comtal», un modèle de logement inclusif

Cet habitat partagé est composé de 7 logements dont 2 qui sont jumelables pour éventuellement favoriser l'accueil des familles. Il comprend des espaces communs polyvalents tels que la cuisine et le salon permettant la préparation et la prise des repas en commun tout en favorisant le lien social. On y trouve aussi 5 salles pluridisciplinaires pour des activités éducatives et sociales avec des intervenants extérieurs. Au soir même de l'inauguration, les résidents se sont installés dans leur nouveau logement. «Une nouvelle vie commence pour eux dans un environnement adapté», a souligné la représentante de la préfète de l'Aveyron.

Cette opération a nécessité un investissement de plus de 1 200 000 euros dont 470 000 € d'aides récoltées. Elle a bénéficié du soutien de nombreux partenaires dont l'état, Rodez agglomération, la municipalité de Sébazac-Concourès, SoliHa, la Caisse des dépôts et de nombreux mécènes dont la Fondation Abbé Pierre et le Comité national coordination action handicap (CCAH).


3 questions à Joël Malbert, Président fondateur de l'association Autisme Aveyron

Quand est née votre association ?

Très symboliquement elle a été créée le 1er mai 2010 car ce jour-là on s'est mis au travail pour nos enfants. Elle regroupe des parents d'enfants, d'adolescents et d'adultes atteints d'autisme ou de troubles du spectre autistique.

Quel est son objectif ?

Elle est forte d'une trentaine de membres et compte aujourd'hui 8 salariés. Elle a pour but de mettre en œuvre, promouvoir et gérer toutes les actions en faveur des personnes autistes, de développer leur prise en charge, de favoriser leur autonomie, leur intégration sociale et leur bien-être, d'aider les familles ayant en charge des personnes autistes et de gérer des structures telles que celle-ci.

Qui va s'installer et comment va fonctionner cette nouvelle structure ?

De jeunes autistes proches de l'autonomie, âgés de 18 à 30 ans, qui ne trouvaient pas d'habitat adapté pour eux. Ils partageront aussi ce bâtiment avec des associations locales afin que cela devienne véritablement un lieu de vie.


Le chiffre : 7

places > dans ce logement inclusif. Cela paraît faible mais cet habitat a le mérite d'exister, et peut-être d'en engendrer d'autres, surtout quand on sait qu'une personne sur 100 en France est atteinte de troubles autistiques. Ce qui fait qu'en Aveyron il y aurait 2 800 personnes dont près de 2000 adultes pour… seulement 10 places dédiés à leur accueil.

Marie-Christine Bessou

8 novembre 2018

Résultats enquête Mission Nationale -> Attente des familles ayant un enfant en situation de handicap

Résultats de l’enquête de la Mission nationale - Accueil de loisirs et handicap sur les attentes des familles ayant un enfant en situation de handicap. Juin 2018.

 

8 novembre 2018

MOUILLER Philippe - SENAT -> Repenser le financement du handicap pour accompagner la société inclusive

 MOUILLER Philippe. Repenser le financement du handicap pour accompagner la société inclusive.
Rapport d'information n° 35 (2018-2019) fait au nom de la commission des affaires sociales,
déposé le 10 octobre 2018. 163p.
http://www.senat.fr/rap/r18-035/r18-035_mono.html
En PDF : http://www.senat.fr/rap/r18-035/r18-0351.pdf

Repenser le financement du handicap pour accompagner la société inclusive

Repenser le financement du handicap pour accompagner la société inclusive : Repenser le financement du handicap pour accompagner la société inclusive

http://www.senat.fr

 

8 novembre 2018

Comité interministériel du handicap. Gardons le cap, changeons le quotidien ! Dossier de presse du 25 octobre 2018

Comité interministériel du handicap. Gardons le cap, changeons le quotidien ! Dossier de presse
du 25 octobre 2018. 40p.
Réuni le 25 octobre 2018, le comité interministériel du handicap (CIH) a défini 5 grandes priorités
pour simplifier la vie des personnes en situation de handicap. Il a également déterminé les 5
grands chantiers qui seront menés d’ici juin 2019. La CNSA continuera d’accompagner les
maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) dans les mesures de simplification
des démarches des usagers et la mise en place de leur système d’information commun.
https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/document/document/2018/10/dossier_de_pre
sse_-_comite_interministeriel_du_handicap_-_25.10.2018.pdf

 

7 novembre 2018

Une évolution de l’accompagnement des enfants en situation de handicap pendant le temps périscolaire est-elle prévue ?

article publié dans la Gazette des communes

Publié le 07/11/2018 • Par Gabriel Zignani • dans : Réponses ministérielles

Réponse du secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées : Conformément à l’article L. 216-1 du code de l’éducation, les collectivités territoriales peuvent organiser dans les établissements scolaires des activités éducatives, sportives et culturelles complémentaires. Ces activités sont facultatives et ne peuvent se substituer ni porter atteinte aux activités d’enseignement et de formation fixées par l’État. Les collectivités territoriales en supportent la charge financière.

Les collectivités territoriales qui organisent des activités périscolaires dans le cadre d’un projet éducatif territorial (PEdT) bénéficient de l’accompagnement de l’État et de la Caisse nationale d’allocations familiales. Le fonds de soutien pour le développement des activités périscolaires est maintenu en 2018 à hauteur de 237 M€. Il bénéficiera à toutes les communes qui conservent une organisation de la semaine scolaire sur plus de quatre jours. Les activités proposées dans ce cadre n’ont pas de caractère obligatoire, mais chaque enfant doit avoir la possibilité d’en bénéficier.

Les activités périscolaires ont ainsi vocation à être accessibles à tous les élèves sans exception. L’accessibilité des activités périscolaires ne passe pas nécessairement par l’accompagnement individuel de l’enfant. Un choix opportun d’activités ou une modulation du taux d’encadrement répond à une grande partie des situations d’élèves sur ces temps spécifiques. C’est la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) mentionnée à l’article L. 146-9 du code de l’action sociale et des familles qui constate si les besoins d’un élève en situation de handicap requièrent une aide humaine sur les temps scolaires et périscolaires. Lorsque ce besoin est constaté, il est notifié dans le cadre du projet personnalisé de scolarisation (PPS) de l’élève et les administrations concernées doivent mettre en œuvre cette décision. Sur les temps scolaires, cette aide est apportée par un accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) recruté conformément aux modalités définies à l’article L. 917-1 du code de l’éducation.

Les collectivités territoriales peuvent se rapprocher utilement des services académiques pour avoir accès au vivier des AESH auxquels elles pourront proposer un contrat d’accompagnement des enfants en situation de handicap sur le temps périscolaire. En effet, en application de l’article 1er du décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017 relatif à l’exercice d’activités privées par des agents publics et certains agents contractuels de droit privé ayant cessé leurs fonctions, aux cumuls d’activités et à la commission de déontologie de la fonction publique, les AESH peuvent être autorisés à cumuler une activité accessoire à leur activité principale. Afin de permettre à l’école de la République d’être pleinement inclusive, le plan de transformation du système éducatif et médico-social annoncé conjointement avec le ministre de l’éducation nationale le 4 décembre 2017 comporte un axe concernant plus particulièrement l’amélioration du recrutement et l’organisation du dispositif d’accompagnement des élèves en situation de handicap.

De manière complémentaire, le plan mercredi présenté le 20 juin 2018 par le ministre de l’éducation nationale, conjointement avec la ministre de la culture et la ministre des sports va permettre de soutenir, dès la rentrée prochaine, par un doublement de l’aide de la CAF, l’organisation par les communes d’un accueil de loisirs pleinement inclusif, à forte ambition éducative, pour tous les élèves de la maternelle au CM2, garantissant des activités adaptées aux besoins des enfants, et notamment à ceux en situation de handicap.

En conditionnant la labellisation des activités à la prise en compte des besoins éducatifs particuliers, ce plan permet d’assurer une véritable continuité éducative entre les écoles et les structures de loisirs. Il constitue une opportunité pour les élèves en situation de handicap auxquels il va offrir plus d’occasions de se développer et de révéler leurs talents à travers la pratique d’activités diversifiées dans le respect de leurs goûts et de leur rythme. Il doit également permettre aux parents d’enfants en situation de handicap de mieux concilier leur vie familiale et professionnelle, conformément à leurs attentes mesurée par une récente étude commandée par la mission nationale des accueils de loisirs, et comme préconisé par le rapport de Dominique Gillot, présidente du CNCPH « soutenir les aidants ».

7 novembre 2018

Enquête cadre scolarisation -> Questionnaire sur le PPS et sa mise en oeuvre

6 novembre 2018

Handicap : il est urgent d'agir !

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6 novembre 2018

Il n’appartient ni à l’Inspecteur d’académie, ni au médecin scolaire de décider de la suspension de la scolarité d’un enfant ...

6 novembre 2018

Mardi 20 novembre 2018 À 20.50 - Le monde en face -> Documentaire "extra-ordinaires"

 Communiqué publié sur France 5

Communiqué du 29 octobre 2018

Télécharger la version PDF MARINA CARRERE D'ENCAUSSE

LE MARDI À 20.50
LE MONDE EN FACE
Extra-ordinaires
france 5

Documentaire

mardi 20 novembre 2018 À 20.50
extra-ordinaires

Ils sont autistes, trisomiques : tous bousculent nos convictions et notre indifférence. Tous choisissent de ne plus se taire, de ne plus laisser les autres parler pour eux. Ce sont de vrais pionniers du vivre ensemble. C'est leur histoire.

 

Laura vient de fêter ses 23 ans. Elle est hôtesse d’accueil. Un emploi qu’elle a mis 5 ans à décrocher, luttant sans cesse contre les préjugés. Laura a quelque chose en plus, un chromosome, elle est trisomique.

Et cette histoire n’est pas seulement la sienne. Trisomiques ou autistes, ils sont 700 000 à vouloir vivre comme les autres. Depuis 2005, la loi handicap leur donne les mêmes droits que tout le monde. Et pourtant ils sont encore trop souvent invisibles. 

Eloise a 13 ans. Autiste asperger, elle impose sa différence avec humour. C’est une collégienne presque comme les autres.  

Aymeric a 17 ans. Diagnostiqué autiste sévère à l’âge de 3 ans, condamné par la médecine à vivre dans le silence, il est aujourd’hui apprenti paysagiste.

Magalie découvre à 38 ans qu’elle est autiste asperger, peu de temps après le moment où son fils Julien est diagnostiqué autiste sévère. Aujourd'hui elle se bat pour deux.

 

70’ - Un film de Sarah LEBAS - Réalisé par Sarah Lebas, Damien Vercaemer et Damien Pasinetti - avec la voix de Lambert Wilson - production Caméra subjective / les films du Huitième jour avec la participation de France Télévisions

 

le documentaire est suivi d'un débat présenté par Marina Carrère d'Encausse.

- Laura, 23 ans, atteinte de trisomie, hôtesse d'accueil (participe au documentaire)

- Héloïse, collégienne, autiste asperger, en classe de 3ème, (participe au documentaire)

- Sophie CLUZEL, Secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées.

- Samuel LE BIHAN, acteur et auteur de Un bonheur que je ne souhaite à personne, père d'une petite fille Angia, 7 ans, autiste-

- Elizabeth Tchoungui, mère d'un petit garçon autiste Asperger de 9 ans, Alexandre, qui publiera le 14 novembre prochain chez Flammarion Le jour où tu es né une deuxième fois

5 novembre 2018

Comment signaler les cas de maltraitances sur personnes âgées et en situation de handicap ?

Depuis plusieurs années déjà des dispositifs se sont développés pour dénoncer les cas de maltraitance des personnes âgées et des adultes en situation de handicap... comme le numéro d'appel national 3977, le défenseur des droits ou encore la Miviludes. La maltraitance est aussi clairement punie par la loi.

Où commence la maltraitance ? Menacer d'une privation d'activité, est-ce du chantage, une maltraitance psychologique, ou la seule solution trouvée pour qu'une personne accepte de se nourrir ? Ces questions sont posées par la Fédération 3977 contre la maltraitance des personnes âgées et des adultes handicapés. Cette dernière a élaboré un questionnaire pour reconnaître d'éventuels signaux d'alerte.

La maltraitance revêt des formes diverses

Un groupe de travail du Conseil de l'Europe sur la violence, la maltraitance et les abus à l'égard des personnes handicapées distingue dans un rapport datant de 2002, six types d'exercice de la maltraitance :

·         la violence physique (châtiments corporels, enfermement, surmédication) ;

·         les abus et l'exploitation sexuels ;

·         les menaces et les préjudices psychologiques (insultes, intimidation, harcèlement, humiliations, Infantilisation...) ;

·         les interventions portant atteinte à l'intégrité de la personne ;

·         les abus financiers, les fraudes et les vols ;

·         les négligences, les abandons et les privations, d'ordre matériel ou affectif.

Le droit pénal pour contrer les situations de maltraitance

Face à la diversité des formes de maltraitance, les limites sont parfois difficiles à évaluer. Certains professionnels hésitent ainsi à dénoncer des cas de maltraitance (physique, psychologique, financière, médicamenteuse, par négligence ou portant atteinte à la liberté de personnes âgées ou en situation de handicap) au titre notamment du secret professionnel. Certains cas relèvent de proches aidants à domicile. La peur d'être encore plus maltraités peut aussi faire taire les victimes. La loi pourtant les protège.

En ce qui concerne, le tabou du secret professionnel, l'article 226-13 du Code pénal prévoit ainsi que "la révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d'une fonction ou d'une mission temporaire, est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende". Sauf que cette disposition a des limites détaillées dans les articles 226-14 et 434-3 également dans le Code pénal. La loi autorise donc les professionnels de santé à informer les autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou de sévices.

Par ailleurs, l'article 223-6 du Code pénal précise les conséquence de la non-assistance à personne en danger : "Quiconque pouvant empêcher par son action immédiate, sans risque pour lui ou pour les tiers, soit un crime, soit un délit contre l'intégrité corporelle de la personne s'abstient volontairement de le faire est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende."

Le 3977 : un numéro national dédié

Aux manettes de la plateforme téléphonique se trouve la Fédération 3977 contre la maltraitance qui s'est fixé comme objectif "d'animer et de coordonner un dispositif d'alerte sur les risques de maltraitance envers les personnes âgées et les adultes handicapés". Cette fédération est issue du rapprochement des associations Habeo et Alma France officialisé le 13 février 2014 (lire notre article).

Depuis sa création, son standard national est ouvert du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures. Dans la présentation de ses services, la fédération insiste notamment sur la neutralité des écoutants et le fait que l'anonymat de l'appelant peut être préservé sur sa demande. Côté organisation, elle précise fédérer "78 associations présentes dans la plupart des départements. Ces associations sont animées par des bénévoles. Elles prennent le relais des dossiers que leur transmet l'antenne nationale. Elles associent fréquemment à leur démarche d'accompagnement des professionnels de la santé et de la dépendance."

Le 3977 et ses antennes départementales mènent régulièrement des campagnes pour encourager les victimes, les témoins et même les auteurs à dénoncer les actes de maltraitances. Dans sa dernière campagne de communication la Fédération 3977 titre "Le courage de voir, le choix d'en parler". Elle rappelle aussi qu'au bout du fil se trouvent des professionnels qui écoutent, soutiennent et orientent les appelants.

Une fois le service contacté, tout d'abord en cas d'urgence, une orientation vers la police ou les pompiers pourra être engagée. Dans la majorité des cas, le dossier de l'appelant sera transmis à un relais départemental pour un accompagnement et un suivi de proximité. Le centre départemental se chargera ensuite de contacter la personne qui a appelé le 3977 pour l'informer des suites de sa requête. L'affaire pourra s'arrêter là si par exemple la personne souhaitait juste verbaliser un ressentiment. À l'inverse, une étude du cas complémentaire avec un suivi de terrain pourront être entamés. Le contact peut aussi être établi via son site Internet.

Le défenseur des droits : une autorité administrative

Créé en 2011, et inscrit dans la constitution, le défenseur des droits est une institution indépendante de l'État. qui a pour missions principales de défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés et aussi permettre l'égalité de tous et toutes dans l'accès aux droits. Toute personne physique (un individu) ou toute personne morale (une société, une association…) peut le saisir directement et gratuitement en remplissant un formulaire sur son site Internet, en demandant à rencontrer un délégué ou par courrier.

Une fois la demande posée, la première étape consiste à vérifier qu'elle relève bien des compétences du défenseur. Ensuite, pour compléter les informations données, il pourra lancer une enquête, confrontant les points de vue. La situation pourra faire l'objet d'un règlement amiable (échanges de courrier, médiation...). Il peut aussi formuler une recommandation, document par lequel il demande par écrit que le problème soit réglé et qu'une mesure soit prise dans un délai donné. Il dispose d'un droit de suite sur les recommandations qu'il prononce.

Si la discrimination est qualifiée de volontaire, elle relèvera du Code pénal. Une transaction pénale pourra être proposée. Si la personne mise en cause la refuse, le défenseur des droits procédera alors à une citation directe en déclenchant une poursuite pénale au tribunal.

Les dérives sectaires et la Miviludes

"Les promesses et recettes de guérison, de bien-être et de développement personnel sont au cœur des pratiques à risque de dérives sectaires, qu'elles émanent de groupes structurés à dimension transnationale ou de la multitude de mouvements isolés, constitués le plus souvent autour d'un gourou thérapeutique et d'une poignée d'adeptes", explique sur son site Internet la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Les dérives sectaires dans le domaine de la santé représentent près de 40% de l'ensemble des signalements reçus à la Miviludes. En cas de doute, la mission peut être sollicitée pour information via un formulaire.

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