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"Au bonheur d'Elise"
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28 septembre 2018

Revenu universel : les allocataires de l'AAH concernés

article publié sur Handicap.fr

Résumé : D'ici 2020, le gouvernement promet un revenu universel mais la mention apposée "d'activité" interroge les personnes handicapées. Les allocataires de l'AAH sont concernés mais les contours de sa mise en œuvre restent flous...

Par , le 28-09-2018

 

Prestations sociales, un maquis dans lequel il est facile de se perdre ? Le 13 septembre 2018, dans le cadre de l'annonce de son plan de lutte contre la pauvreté (article en lien ci-dessous), Emmanuel Macron a réaffirmé sa position pour la mise en place d'un revenu universel d'activité avant la fin de son quinquennat. Lors de sa campagne, le candidat avait plutôt évoqué un « versement social unique ».

Mission simplification

« La simplification souhaitée par nos concitoyens, qui vise à responsabiliser les pouvoirs publics plutôt que les bénéficiaires potentiels sur l'effectivité de l'accès aux droits, se traduira par la mise en place d'un revenu universel d'activité durant la mandature. Cette refonte constituera à terme un nouveau filet de sécurité sociale », a déclaré le Chef de l'Etat. Le gouvernement, à travers ce chantier de refonte, entend ainsi « simplifier, rendre plus lisible et équitable le système des minima sociaux » en fusionnant le plus grand nombre en un socle social unique. Le nouveau système veut également favoriser la lutte contre le non recours, 30% des bénéficiaires ne percevant pas ce à quoi ils auraient, en principe, droit. Si le doute planait sur le fait que les allocataires de l'AAH seraient ou non concernés, il a été levé le 23 septembre par Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat au Handicap, qui répondait aux journalistes de la presse spécialisée. Oui, ses 1,130 million de bénéficiaires seront impactés. Reste à savoir dans quelles conditions…

Au boulot !

Dans cette promesse de revenu universel, il n'aura échappé à personne qu'il y a le mot « activité ». Le gouvernement précise en effet qu'il « sera incitatif à l'activité puisque chaque euro gagné par son travail se traduira par une augmentation du revenu disponible. Le travail sera donc bien remis au cœur des priorités de notre système social. ». « Je n'ai jamais cru à un revenu universel sans condition », a précisé Emmanuel Macron, allusion à la mesure phare portée par le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon. Ce revenu devrait donc être soumis à « des droits et des devoirs supplémentaires ». Le bénéficiaire devrait au préalable signer « un contrat d'engagement et de responsabilité réciproque » et ne pourra refuser « plus de deux offres raisonnables d'emploi ou d'activité figurant dans son contrat ».

Des nuances en cas de handicap ?

Ce à quoi Jean-Louis Garcia (interview complète en lien ci-dessous), président de l'Apajh, répond : « Accrocher ce revenu universel au travail va à l'encontre de nos revendications car il y a des personnes en situation de handicap qui ne travailleront jamais, et ce n'est pas parce qu'elles sont paresseuses ou qu'elles ne se lèvent pas tôt, c'est parce qu'elles n'ont pas le potentiel pour cela. ». Le chef de l'Etat apporte tout de même une nuance, précisant que toute personne n'a peut-être pas vocation « à retrouver un emploi à temps complet. Mais il y a des formes d'activités à trouver, dans une entreprise adaptée, avec un temps aménagé ou dans d'autres structures. ». Il s'adressait probablement aux personnes handicapées.

Un montant vraiment digne ?

Si cette annonce d'envergure semble plutôt bien accueillie, le flou qui entoure sa mise en œuvre et surtout son montant ne permet aujourd'hui que de fantasmer. Emmanuel Macron a parlé d'un revenu « digne » mais rappelons que les allocataires de l'AAH continuent de vivre en dessous du seuil de pauvreté, même avec les revalorisions prévues qui la porteront à 900 euros à taux plein au 1er novembre 2019. Les associations promettent de garder ce projet sous haute surveillance dans les mois à venir pour éviter qu'il n'y ait des perdants… Après une longue concertation, ce RUA devrait être défini dans le projet de loi de 2020.

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

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28 septembre 2018

Oui, le gouvernement économise bien sur le handicap

article publié dans Libération

Par Marie Piquemal et Lilian Alemagna 28 septembre 2018 à 17:30

Photo Philippe Lopez. AFP

article libération oui le gouvernement

Sous couvert de «rationaliser» et en changeant les règles de la revalorisation des prestations, le gouvernement met un coup de canif dans le porte-monnaie d'une partie des personnes les plus lourdement handicapées.

C’est un autre coup de rabot niché dans le projet de loi de finances pour 2019. Sous couvert de «rationaliser les prestations complémentaires à l’allocation aux adultes handicapés» (AAH), le gouvernement supprime le «complément de ressources», l’une des deux aides complémentaires possibles pour les personnes qui ont un taux d’incapacité au moins égal à 80%. Les plus lourdement handicapées, donc.

Cette prestation, de 179 euros par mois, disparaîtra au 1er janvier 2019 pour les nouveaux allocataires, elle continuera d’exister pendant dix ans pour les bénéficiaires actuels (6% des allocataires de l’AAH, soit environ 60 000 personnes en 2016). Bon prince, le gouvernement laisse tout de même aux nouveaux allocataires l’autre aide complémentaire qui existe : la «majoration pour la vie autonome» (MVA), de 104 euros par mois.

Une fin programmée

«La coexistence de deux compléments, qui ne peuvent se cumuler, nuit à la lisibilité de l’AAH, est-il justifié à l’article 83 du projet de loi de finances. Les différences limitées qui existent entre les conditions et les modalités d’attribution [de ces deux compléments, ndlr] sont sources de complexité»… et aussi d’économies. Car une fois le calcul fait, pour ceux qui auraient pu prétendre au «complément de ressources», ce sera quand même 75 euros de moins que prévu.

Cette fin programmée du complément de ressources avait, certes, été annoncée par le gouvernement, suscitant l’indignation de l’APF France Handicap. C’était en septembre 2017, à l’issue du premier comité interministériel du handicap : «Les deux compléments de ressources de l’AAH seront fusionnés en un seul, comme prévu initialement par la loi de 2005», était-il expliqué alors dans le dossier de presse. Une «rationalisation» qui se concrétise donc à l’occasion de ce budget. Ce n’est pas la première fois que Bercy cherche à faire des économies sur l’AAH où la dépense publique (8,5 milliards d’euros) ne cesse d’augmenter depuis quarante ans.

Une revalorisation qui fait perdre de l’argent

Cette radinerie vient s’ajouter à celle révélée jeudi par Libération. Certes, comme promis par Emmanuel Macron, l’AAH sera revalorisée de 40 euros supplémentaires au 1er novembre 2019 après une première augmentation prévue au 1er novembre de cette année, portant le plafond de cette prestation à 900 euros l’an prochain, «soit une hausse totale de 11% par rapport à son montant actuel», insiste le gouvernement dans le dossier de presse du projet de loi de financement de la Sécurité sociale communiqué mardi. «Cet effort, estimé à plus de 2 milliards d’euros cumulés d’ici à 2022, bénéficiera à l’ensemble des allocataires de l’AAH (soit plus d’1,1 million de personnes).» Sauf qu’en regardant le projet de loi de finances en détail, on découvre que la traditionnelle revalorisation indexée sur la hausse des prix, laquelle intervient au printemps, disparaît en 2019. Pour 2020, cette revalorisation est déjà fixée par avance : elle sera de 0,3% comme pour d’autres allocations (logement, famille) et pour les pensions de retraite.

Sauf qu’avec une inflation aujourd’hui estimée par l’Insee à +1,6% à la fin de l’année 2018, la revalorisation classique (dès avril) aurait été de 13,7 euros par mois pour une personne recevant l’AAH à taux plein. Le gouvernement prévoit bien 40 euros de plus par mois mais… à partir de novembre. Du coup, en 2019, un bénéficiaire à taux plein totalisera, certes, 80 euros supplémentaires à la fin de l’année. Si le gouvernement n’avait rien changé, ce même bénéficiaire aurait eu 120 euros d’augmentation. Pendant la campagne présidentielle, le candidat Macron avait fait du handicap l’une des priorités de son quinquennat.

Marie Piquemal , Lilian Alemagna
28 septembre 2018

"Mon gamin est au bord de la route" : une mère lorraine en grève de la faim alerte sur le handicap de son fils

article publié sur France Bleu

dimanche 23 septembre 2018 à 7:05 - Mis à jour le dimanche 23 septembre 2018 à 7:55 Par Marie Roussel, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Ce dimanche 23 septembre, la Lorraine Marie-Yvonne Perrin entame son sixième jour de grève de la faim. Son fils de 17 ans est atteint de dyspraxie, c'est-à-dire qu'il est pathologiquement maladroit, mais il ne parvient pas à obtenir la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé.

Après plusieurs demandes, la reconnaissance du statut de travailleur handicapé a été refusée au fils de Marie-Yvonne. Après plusieurs demandes, la reconnaissance du statut de travailleur handicapé a été refusée au fils de Marie-Yvonne. © Radio France - Marie Rousssel

Nancy, France

Marie-Yvonne Perrin a perdu cinq kilos depuis le début de sa grève de la faim, lundi 17 septembre. Vous l'avez peut-être croisée à Nancy, rue Saint-Jean, expliquer sa démarche aux passants. "Je me bats pour que mon gamin, qui souffre de dyspraxie, soit reconnu comme travailleur handicapé ". 

La dyspraxie, un handicap invisible

Depuis sa naissance il y a dix-sept ans, Victorien, le fils de Marie-Yvonne Perrin souffre de dyspraxie. C'est un handicap, reconnu comme tel par l'Organisation mondiale de la santé, mais c'est un handicap "invisible". Tous les gestes du quotidien, comme s'habiller ou se coiffer, sont extrêmement compliqués à réaliser pour le jeune homme. "La dyspraxie c'est un problème gestuel et d'orientation. Il lui faut beaucoup de temps pour écrire deux lignes alors que nous allons mettre quelques minutes. Et après il va être très fatigué", détaille Marie-Yvonne.

Mon fils est très révolté, il se sent abandonné " 

Quand il était à l'école, Victorien a eu droit à un accompagnement spécialisé, aidé par une auxiliaire de vie scolaire. Mais dès qu'il a eu seize ans : plus rien. Il est donc désormais très compliqué pour le fils de Marie-Yvonne de s'insérer professionnellement. "Il a trouvé un maître de stage pour un apprentissage en boucherie", raconte la mère de famille. Le problème ? C'est qu'il ne parvient pas à obtenir la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. "Mon fils est au bord de la route, il est très révolté, il se sent abandonné."

Leurs démarches ont commencé il y a deux ans. Mais les demandes auprès de la MDPH, la Maison départementale des personnes handicapées de Meurthe-et-Moselle, ont été retoquées. "Nous avons eu un refus de cet organisme, puis nous avons fait appel devant le tribunal. Et le 14 septembre le tribunal a confirmé que le refus était maintenu".

C'est le parcours du combattant"

Toutes ces difficultés ne surprennent pas Marie-Chantal Timbat, bénévole lorraine au sein de l'association Dyspraxique mais Fantastique. Pour monter un dossier, "il faut faire le parcours du combattant" prévient-elle. Dans la liste des spécialistes à rencontrer, il y a l'ORL, l'orthoptiste neurovisuel, l'ergothérapeute, l'orthophoniste,  le neuropsychiatre...  

L'association se porte aujourd'hui volontaire pour prêter main forte à Marie-Yvonne Perrin dans la constitution d'un nouveau dossier. En attendant, la mère de famille a déjà recueilli plus de 300 signatures sur sa pétition. Elle a également adressé un courrier au président de la République pour l'alerter sur la situation de son fils.

Mots-clés :

grèvehandicapLorraine

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28 septembre 2018

Dans l'Eure, une école pour les enfants autistes à Poses

 

Dans l'Eure, une école pour les enfants autistes à Poses

Présentation de l’école par Esther JEANMOUGIN, aide médico-psychologique au Nid Bleu. Écouter le podcast Trop peu d'enfants autistes vont...

http://maradiocristal.com

 

28 septembre 2018

Handicap - Handicap Agir Tôt

 

Handicap - Handicap Agir Tôt

Handicap, agir tôt est une campagne d'information et de sensibilisation sur les troubles du développement du jeune enfant, de la naissance à l'âge de six ans, en direction des parents et des professionnels.

https://handicap-agir-tot.com

 

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27 septembre 2018

Autisme. Une école adaptée ouvre en Seine-Maritime

article publié dans Le Courrier Cauchois

18:45 - 26/09/2018

Autisme. Une école adaptée ouvre en Seine-Maritime

Les élus ont coupé le ruban

Autisme

Mardi 25 septembre 2018, en présence de Charlotte Masset, vice-présidente du Département, de Nathalie Thierry, maire de Clères et conseillère régionale de Normandie, et de Sébastien Blot, directeur de l'école BF Skinner de Yerville, Christine Gardel, directrice de l'Agence régionale de santé, a inauguré l'école BF Skinner de Yerville (Seine-Maritime).

De nombreuses personnes ont été réunies et ont pu voir un film retraçant l'histoire de cette école créée par la volonté de parents d'enfants autistes, dont Sébastien Blot, actuel directeur, qui en 2010, interpellait Nadine Morano, alors ministre de la Famille, venue inaugurer une crèche à Yerville. Il était à la recherche d'une solution pour mettre en place une structure d'accompagnement inspirée par la méthode du comportement ABA.

Dix-huit places

Accueillie au début dans une ancienne école de la commune, grâce à une collaboration avec l'ONM (Œuvre normande des mères) en 2016, l'association Bébé bulle 76 a pu ouvrir une nouvelle école. L'école dispose de quatre salles de classe, accueillant cinq enfants par classe et deux salles de psychomotricité. Les quatre psychologues ont également un bureau et un espace individuel pour recevoir les familles. Deux salles individuelles de travail sont à la disposition des éducateurs afin de travailler loin du groupe. À l'extérieur, une cour de récréation et un parc à jeux.

L'école dispose désormais de 18 places à temps plein accueillant des enfants de 3 à 11 ans (âge limite d'admission) pour une durée de séjour de 4 ans maximum. Les enfants intégrant l'établissement ont un diagnostic posé d'autisme moyen à sévère avec ou sans troubles associés, établi par un service ou professionnel assermenté. Cette structure a permis de répondre à une demande, celle des familles qui attendaient que leur enfant puisse bénéficier d'une prise en charge comportementale.

26 septembre 2018

Autisme et emploi le 3 octobre 2018 à AGEN avec Jean-François DUFRESNE, Société ANDROS

affiche autisme et emploi agen

26 septembre 2018

Garde d'enfants handicapés : coup de pouce du budget 2019

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Coup de pouce pour la garde d'enfants handicapés dans le budget de la Sécu 2019. Le complément de libre choix du mode de garde (CMG) sera revalorisé de 30% à partir de novembre 2019 pour les familles allocataires de l'AEEH.

Par , le 25-09-2018

Le complément de libre choix du mode de garde (CMG), aide à la garde d'enfants, sera revalorisé de 30% à partir de novembre 2019 pour les parents d'enfants handicapés, a-t-on appris le 24 septembre 2018 auprès de la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel.

De meilleurs revenus

Cette mesure, qui figurera au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), a pour objectif de "favoriser la garde de tout-petits en situation de handicap" et "reconnaître le surcoût que peut représenter cette garde et ainsi d'assurer un meilleur revenu aux assistantes maternelles", a détaillé la secrétaire d'État lors d'une rencontre avec la presse (article en lien ci-dessous). Le CMG, aide mensuelle destinée à compenser le coût de l'emploi direct d'une assistante maternelle, d'une garde à domicile ou de financer une place en micro-crèche, est calculé selon les ressources. Actuellement, pour la garde d'un enfant de moins de trois ans, la somme maximale est de 467,41 euros, et la somme minimale de 176,82 euros. La majoration sera applicable aux familles ayant un enfant bénéficiaire de l'Allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH), a précisé Mme Cluzel. Cela représente un gain potentiel maximum de 140 euros par mois pour une famille employant un assistant maternel ou une garde à domicile.

En vigueur en novembre 2019

Cela représente 1,8 million d'euros par an, et 300 000 euros pour l'année 2019, la mesure n'entrant en vigueur qu'en novembre. Près de 54% des parents d'un enfant porteur de handicap gardent leur enfant au quotidien, contre 32% des parents dans la population globale. Pour Mme Cluzel, cette mesure destinée à encourager l'accueil individuel des tout-petits est le pendant d'un autre dispositif visant l'accueil collectif, l'octroi par la Caisse nationale des allocations familiales d'un "bonus" financier de 1 300 euros par an et par enfant aux organismes qui créeraient des places en crèche spécifiquement destinées aux enfants handicapés (article en lien ci-dessous).

© auremar/Fotolia


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Sur Handicap.fr

26 septembre 2018

Social - Un décret met en place la nouvelle organisation du contentieux de l'aide sociale et de la sécurité sociale

Un décret du 4 septembre 2018 finalise la réforme en profondeur de la "justice sociale", autrement dit le contentieux de l'aide sociale et celui de la sécurité sociale. Cette réforme résulte de deux ordonnances et d'un décret du 16 mai 2018 supprimant les deux juridictions sociales spécifiques qui se partageaient jusqu'alors ce contentieux : d'une part, les juridictions du contentieux de l'admission à l'aide sociale et celles du contentieux des commissions départementales et de la commission nationale d'aide sociale ; d'autre part, les juridictions du contentieux général et du contentieux technique de la sécurité sociale (voir notre article ci-dessous du 24 mai 2018).

La compétence passe à 115 TGI et 28 cours d'appel

Ce sont ainsi l'ensemble des commissions départementales d'aide sociale, 115 tribunaux des affaires de sécurité sociale (Tass) et 26 tribunaux du contentieux de l'incapacité (TCI) qui disparaissent, de même que la Cour nationale de l'incapacité et de la tarification de l'assurance des accidents du travail (CNITAAT). Ces différentes compétences sont désormais réparties entre les juridictions judiciaires (pour tout le contentieux de la sécurité sociale et de l'incapacité et une partie de celui de l'aide sociale) et les juridictions administratives (pour une partie du contentieux de l'aide sociale). Il en est de même pour les magistrats et personnels concernés.
Les contentieux relevant des juridictions judiciaires sont transférés vers une sélection de tribunaux de grande instance (TGI) désignés par le décret du 4 septembre 2018. Le transfert se fait nombre pour nombre : les 115 Tass sont ainsi remplacés par les 115 TGI - dont cinq outre-mer - situés dans les villes où, dans la quasi totalité des cas, ces Tass avaient leur siège. Ces TGI se voient également attribuer les compétences de 26 TCI. De ce fait, le contentieux de l'invalidité se rapproche des usagers, avec 115 juridictions au lieu de 26.

Un redécoupage de certains ressorts

Certains des TGI désignés par le décret du 4 septembre englobent dans leur ressort, pour les contentieux sociaux, des TGI qui n'ont pas reçu la compétence en la matière (par exemple le TGI d'Orléans, dont la compétence s'étend aussi dans le ressort du TGI de Montargis ; même chose avec Melun et Fontainebleau, Dax et Mont-de-Marsan, Toulouse et Saint-Gaudens, Avignon et Carpentras...).
Le décret du 4 septembre désigne également 28 cours d'appel, dont quatre outre-mer, qui assureront les missions jusqu'alors dévolues à la CNITAAT. Cette nouvelle organisation conduit aussi à revoir les ressorts de certains TGI, afin d'y intégrer ceux qui n'ont pas reçu la compétence. Chambéry est ainsi rattaché à Grenoble, Reims à Nancy, Bourges à Orléans, Limoges à Poitiers et Agen à Toulouse,
Seul bémol : avec 28 instances d'appel au lieu d'une seule, la jurisprudence pourrait bien connaître des divergences, ce qui devrait amener la Cour de cassation à dire davantage le droit en la matière.
Même si le décret du 4 septembre 2018 finalise la nouvelle organisation du contentieux de la sécurité et de l'aide sociale (pour la partie judiciaire), la réforme n'est cependant pas encore pleinement opérationnelle. Il reste en effet à préciser, par un autre décret, la procédure applicable devant ces TGI et ces cours d'appel spécialisées. Celle-ci devrait reprendre les caractéristiques de la procédure actuelle, qui est essentiellement orale.

Références : décret n°2018-772 du 4 septembre 2018 désignant les tribunaux de grande instance et cours d'appel compétents en matière de contentieux général et technique de la sécurité sociale et d'admission à l'aide sociale (Journal officiel du 6 septembre 2018).
 
26 septembre 2018

Les ateliers DANSE spécifiques handicap proposés par la Ville de Champigny-sur-Marne

Extrait du site de la Ville de Champigny - "Ecole municipale de danse"

"Ateliers spécifiques handicap :
Enfants, adolescents et adultes.
Hebdomadaires ou bimensuels
Ces ateliers s’adressent à un public en situation de handicap mental ou pluri-handicapé. Pour ces élèves danseurs, l’essentiel est de se retrouver dans une pratique collective. La priorité est le plaisir de danser ensemble, chacun trouvant, à son rythme, sa juste place dans le groupe. Durant l’atelier, un espace est mis à la disposition des parents pour se rencontrer et échanger."

Renseignements auprès de Perrine TROUSLARD  -> 06 62 67 46 63

atelier danse handicap ville de champigny sur marne recto

atelier danse handicap ville de champigny sur marne verso

25 septembre 2018

Aide humaine et temps périscolaire : si la CDAPH a notifié, l’État doit s’y plier

article publié dans Faire-Face

La garderie, l'étude surveillée, les éventuelles activités sportives après la classe et les autres temps périscolaires font partie intégrante de la vie d'un élève, handicapé ou pas.

Si la CDAPH accorde à un enfant des heures d’aide humaine sur le temps périscolaire alors l’État est tenu de mettre un accompagnant à sa disposition. Un arrêt en appel vient de rappeler cette obligation légale.

Il n’y a pas que l’école dans la vie d’un élève. Il y a aussi les temps périscolaires : la garderie, l’étude surveillée, les éventuelles activités sportives après la classe… La Maison départementale des personnes handicapées du Finistère l’a bien pris en compte pour J., un enfant en situation de handicap.

En août 2016, sa Commission des droits et de l’autonomie (CDAPH) lui avait accordé 35 heures d’accompagnement individuel pour les trois années à venir : 24 heures pour le temps scolaire et 11 pour le périscolaire.

L’État se limite au temps scolaire

Mais l’Éducation nationale avait refusé de mettre à disposition un(e) auxiliaire de vie scolaire au-delà de 24 heures. Motif avancé : les activités périscolaires sont facultatives. Elles n’entrent pas dans le champ de compétence de l’État qui n’a donc pas à financer l’accompagnement des enfants handicapés.

Les parents de J. saisissent alors le Tribunal administratif de Rennes. La Commune de Plabennec, qui avait pris à sa charge les 11 heures manquantes, s’associe à leur recours. En juillet 2017, ils obtiennent la condamnation du ministère… qui fait appel. La Cour administrative d’appel de Nantes leur a de nouveau donné gain de cause, fin juin.

Le Code de l’éducation à la rescousse

Le jugement est très clair :

1 – L’État doit mettre en place les moyens nécessaires à la scolarisation en milieu ordinaire des enfants et adolescents handicapés (article L. 112-1 du Code de l’éducation).

2 – La CDAPH détermine la quantité d’aide nécessaire à l’élève handicapé. Un AESH, un accompagnant des élèves en situation de handicap, l’assurera (article L. 351-3).

3 – Des AESH peuvent être recrutés par l’État, y compris en dehors du temps scolaire (article L 917-1).

Lire aussi

« Il incombe à l’État. »

La conclusion de la cour s’avère tout aussi limpide. « Dès lors que l’accès aux activités périscolaires apparaît comme une composante nécessaire à la scolarisation de l’enfant et que ces activités sont préconisées à ce titre par la CDAPH, il incombe à l’État d’assurer la continuité du financement des accompagnants des élèves en situation de handicap pendant les activités périscolaires. » C’est dit !

Les MDPH traînent des pieds

« Le problème, c’est que certaines MDPH ne statuent pas sur l’accompagnement périscolaire, souligne Marion Aubry, de l’association Toupi. Ou qu’elles s’y refusent car la loi ne prévoit pas explicitement qu’elles doivent le faire. Et les parents ne pensent pas forcément à le demander. Or, le jugement implique qu’il faut avoir une notification périscolaire pour faire valoir que l’Éducation nationale doit assurer l’accompagnement sur ces temps.

Donc, en pratique, cela implique bien souvent de faire d’abord un recours au tribunal du contentieux de l’incapacité pour obtenir cette notification de la MDPH. Et comme dans la plupart des cas, malgré la jurisprudence, l’Éducation nationale se défaussera sur la mairie, il faudra ensuite engager un recours devant le tribunal administratif. »

Grande réforme à venir

Cet arrêt à la mérite de rappeler le droit. Utile alors que le gouvernement s’apprête à lancer une concertation sur l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Objectif : rénover le dispositif à partir de la rentrée 2019. Il ne faudra pas oublier le temps périscolaire…

25 septembre 2018

Et Hop! Huit mineurs épileptiques débarqués d'un avion

article publié sur Handicap.fr

Résumé : Huit jeunes, âgés de 12 à 18 ans et souffrant d'épilepsie, n'ont pas pu monter à bord du vol Paris/Brest, refusés par le commandant de bord. Le motif ? "On ne prend pas les handicapés sur ce vol".

Par , le 25-09-2018

Dimanche 23 septembre 2018, à l'aéroport d'Orly, 8 jeunes attendent d'embarquer pour Brest sur le vol AF 7370. Ils regagnent leur établissement spécialisé de Châteaulun (Finistère), le seul ITEP en France dédié aux enfants épileptiques, après avoir passé un week-end en famille. Aux portes de l'avion, sur le tarmac, le commandant de bord leur refuse l'entrée, avec ces mots : « On ne prend pas les handicapés sur ce vol ». Sa cheffe de cabine considère en effet que la prise en charge de 8 jeunes handicapés est trop lourde.

Des clients réguliers

Ce vol est pourtant régulièrement emprunté par les jeunes depuis plusieurs années et sans qu'aucun incident n'ait été à déplorer. « Cela fait 60 ans que cet établissement a ouvert, et ce petit groupe prend ce vol une semaine sur deux depuis des années », explique Lucas Christophe, le papa d'un garçon de 16 ans. Seuls les parents qui étaient encore à l'enregistrement avec leur enfant sont informés de ce refus. Les autres accompagnants, non avertis, ont quitté l'aéroport après avoir attendu, selon les règles d'Air France, la confirmation du décollage sur les écrans de l'aérogare.

Sous-traité à une autre compagnie

Ce vol de la compagnie Hop! (filiale d'Air France) a été sous-traité à son homologue Bulgaria Air. Or ses règles de sécurité diffèrent : pas plus de 4 « personnes à spécificité » sur ses vols quand Air France ne prévoit aucune limite. Raccompagnés dans l'aérogare, les jeunes se voient remettre un ticket-repas et sont informés d'un probable départ sur un vol plus tard dans la soirée. Ils restent livrés à eux-mêmes alors qu'ils sont bel et bien identifiés par Air France dans le procédure Saphir (personne en situation de handicap) et UM (Mineur non accompagné). « Un manquement grave de la part d'Air France car ils n'auraient pas dû rester seuls », déplore l'association Epilepsie France qui s'appuie sur l'enquête menée par la journaliste Elsa Grangier (article complet en lien ci-dessous).

Des procédures précises

Il existe pourtant des procédures destinées à garantir la sécurité et un accompagnement tout au long du vol des mineurs non accompagnés et des personnes handicapées ou à mobilité réduite. « Ce protocole n'a pas été respecté : ni par le commandant de bord et son équipage ni par la compagnie Air France qui aurait dû veiller à ce qu'un membre de son personnel reste avec les mineurs non accompagnés afin de garantir leur sécurité et de veiller à ce qu'ils se restaurent normalement. Ce sont des enfants épileptiques et personne ne s'est préoccupé de savoir s'ils avaient besoin de soins. En outre, la compagnie aurait dû prévenir les parents de ces jeunes dès la notification du refus de prise en charge », poursuit Lucas. Hop! reconnaît pudiquement sur les attestations de non-embarquement remises aux parents présents que le motif est « Non autorisation du pilote de passagers avec spécificités ». A l'oral, la version officielle communiquée par Air France aux familles et à l'établissement des jeunes est « Absence de certificats médicaux rédigés en anglais ». Dans un communiqué, Hop! précise : « Cette situation exceptionnelle ne correspond pas au fait que Hop! transporte toute l'année de très nombreux passagers en situation de handicap, grâce au service particulier Saphir mis en place pour répondre aux attentes de ces clients. ».

Discrimination violente

L'association Epilepsie France déplore, de son côté, « un nouvel exemple de discrimination accrue par la violence du message adressé aux personnes épileptiques et, de façon générale, handicapées ». « On est discriminés parce qu'on a un handicap, c'est déjà assez lourd comme ça », confirme A., un des jeunes passagers âgé de 16 ans. « Cette accumulation de comportements et de propos d'une violence extrême les amène à intérioriser une image d'eux-mêmes profondément négative, où la maladie et le handicap sont synonymes de faiblesse et sources de culpabilité. Le message qui leur est ainsi envoyé, c'est celui d'une société dans laquelle ils n'ont aucune place. », insiste Epilepsie France.

Les enfants ont finalement pu embarquer sur le vol suivant mais « ne sont arrivés au centre qu'à 23h30 avec beaucoup de stress et de fatigue », conclut Lucas. La compagnie a affirmé à ce papa qu'elle mettra tout en œuvre pour qu'un tel incident de ne se reproduise pas et a, selon lui, « présenté ses plates excuses ». Mais, pour son prochain voyage, Lucas assure qu'il accompagnera son fils jusqu'à la porte de l'avion.


 

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Sur Handicap.fr

Sur le web

24 septembre 2018

Quinzaine franco-allemande : le défi de l'autisme à l'université et dans l'emploi

article publié dans La Dépêche

Publié le 24/09/2018 à 07:26, Mis à jour le 24/09/2018 à 07:27

Emploi

Josef Schovanec sera présent ce soir lors du débat. / photo DR
Josef Schovanec sera présent ce soir lors du débat. / photo DR

Comment valoriser le potentiel professionnel des personnes autistes ? Tel est le thème d'une table ronde organisée aujourd'hui à 17h à l'hôtel de région à Toulouse.

Ils sont souvent invisibles, condamnés à une existence en marge de la société. En France, 700 000 personnes souffrent de troubles du spectre de l'autisme (TSA), parmi lesquels les autistes asperger ne présentant pas de retard de langage ou de déficience intellectuelle. En janvier dernier, la Cour des comptes estimait qu'environ «1% de la population» française était touchée par un trouble du spectre autistique (TSA) : soit 600 000 adultes et environ 100 000 enfants. Moins de 20% d'entre eux bénéficiaient d'un accompagnement au sein d'une structure dédiée. Même constat chez les enfants : 80% des enfants atteints d'autisme n'ont pas accès à une scolarité ordinaire.

Symptômes, traitements, aménagements scolaires, formations professionnelles, emplois... Quel avenir peuvent espérer les enfants autistes en France ? Comment valoriser le potentiel professionnel des personnes autistes ? Tel est le thème d'une table ronde organisée aujourd'hui à 17h à l'hôtel de région à Toulouse.

«Leur taux d'emploi est très faible. C'est un gâchis économique, car ces Aspies ( en référence au syndrome Asperger, NDLR), comme les autres personnes en situation de handicap, ont des talents dont nous ne devons pas nous priver. Améliorer leur inclusion, un sujet très complexe, ce n'est pas faire appel à la bienveillance et à la générosité. C'est un travail collectif qui suppose une formation et un accompagnement adaptés» estime Bertrand Monthubert, qui coordonne le projet «Construire une université Aspie-Friendly»

Josef Schovanec invité d'honneur

Dans le cadre de la quinzaine franco-allemande, une table-ronde intitulée «L'Autisme à l'Université et dans l'emploi, un défi et une richesse pour l'Innovation et l'Economie» aura lieu ce soir à Toulouse. Elle est co-organisée par l'université fédérale de Toulouse, l'entreprise franco-allemande Auticonsult, qui emploie plus de 150 consultants autistes dans le monde, avec la participation d'Airbus.

Docteur de l'Ecole des hautes études en science sociales, l'EHESS, chercheur en philosophie et sciences et autiste asperger, Josef Schovanec interviendra lors du débat. Evoquant l'université Aspie Friendly,, il juge «l'aventure fabuleuse». «Après tout, de nos jours, où et quand est-il donné de participer à la création d'une université d'un type nouveau ?».


Le projet «Aspie Friendly»

Mathématicien et professeur d'université, Bertrand Monthubert est à l'origine du projet intitulé «construire une université Aspie-Friendly» qui sera présenté lors du débat. Coordonné par l'Université fédérale Toulouse-Midi-Pyrénées, Il a pour ambition de mettre en place une expérience d'amélioration de l'intégration universitaire pour les personnes avec syndrome d'Asperger ou troubles du spectre de l'autisme sans déficience intellectuelle.

24 septembre 2018

Limousin: 50% des enfants autistes de - 6 ans vont être privés de prise en charge

21 sept. 2018
Par Blog : Le blog de Jean Vinçot

Autisme Limousin dénonce l'appel à projets pour un SESSAD interventions précoces dans les départements de l'ex-Limousin. Désormais, seuls les enfants diagnostiqués avant 4 ans (soit la moitié des diagnostics) bénéficieront d'une intervention, ce qui constitue une régression par rapport à ce qui se passait aujourd'hui en Haute-Vienne, avec le Centre Expert Autisme du Limousin.

En Limousin, 50% des enfants autistes de moins de six ans vont être privés de prise en charge

 à la suite d'une décision administrative de l'Agence Régionale de Santé de Nouvelle-Aquitaine

 Le Centre Expert Autisme de Limoges admet actuellement tous les enfants haut-viennois de moins de 6 ans diagnostiqués autistes. Les enfants y apprennent à communiquer et à s’adapter à leur environnement. Cela permet à un grand nombre d’entre eux d’entrer en CP à 6 ans.

Cette éducation précoce pour tous les enfants autistes est un acquis inestimable qui doit s’étendre à tous les enfants limousins ; c’est aussi un objectif pour tous les enfants de France.

Pourtant, l’ARS Nouvelle Aquitaine a décidé, qu’à partir de 2019, l’accès à cette éducation précoce essentielle sera refusée aux enfants diagnostiqués au-delà de 4 ans qui resteront sans solution.

Or l’âge moyen du diagnostic en France est supérieur à 4 ans.

A Limoges, 50% des enfants actuellement en liste d’attente de prise en charge au Centre Expert sont âgés de plus de 4 ans. Ce sont donc 50% des enfants qui seront exclus.

 AUTISME LIMOUSIN REFUSE L’INEGALITE DES CHANCES !

Un enfant diagnostiqué à 3 ans et 11 mois sera admis pour deux ans à l’éducation préscolaire indispensable. Un enfant du même âge, diagnostiqué un mois plus tard, restera sans solution (les autres dispositifs de prise en charge ont des listes d’attente de plusieurs années).

SI VOUS ETES CONCERNE PERSONNELLEMENT

OU SI VOUS VOULEZ NOUS AIDER A REFUSER CETTE INJUSTICE

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CONTACTEZ NOUS : avenirenfantsautistes@gmail.com Tél. : 06 61 50 18 42 Page Facebook

 © Autisme Limousin © Autisme Limousin

Un Historique édifiant

L’Agence Régionale de Santé du Limousin (ARS) s’était engagée par contrat le 17/12/2014 à assurer de façon pérenne le diagnostic et l’éducation intensive précoce de tous les enfants de 0 à 6 ans diagnostiqués autistes. En matière de politique de santé publique, c’était une première pour la France.         

Pour remplir cette mission, L’ARS du Limousin a créé fin 2014 un Centre Expert Autisme au sein du CHU de Limoges. Sa réussite en termes de progrès des enfants, d’intégration sociale et scolaire et de soulagement des familles a été largement reconnue. Il a été rapidement considéré par les professionnels et les parents français comme un modèle à dupliquer.

En 2016, la disparition de l’ARS Limousin dans le cadre de la régionalisation a amené l’ARS Nouvelle Aquitaine à traiter ce dossier. Le Directeur Général de l’Agence s’est engagé publiquement à respecter les engagements pris. Cependant, sous couvert d’une restructuration administrative et sans que l’administration le justifie par l’intérêt public, le Centre Expert a été victime d’une entreprise de démantèlement. Aujourd’hui, il apparaît que ce n’est pas seulement le centre expert qui est en cours de démantèlement mais l’intervention précoce pour tous qui est en voie de destruction. L’historique est édifiant :

Une décision basée sur un rapport d’audit truffé d’erreurs L’ARS, bien que reconnaissant « le travail de haute couture » mené par le Centre Expert, a décidé de confier la gestion de sa mission d’intervention précoce à un établissement privé. Elle a diligenté un audit pour servir de base au cahier des charges d’un appel d’offres permettant le transfert du Centre Expert du CHU vers un établissement privé. Ce rapport d’audit s’est avéré truffé d’incohérences internes, d’inexactitudes factuelles graves et d’erreurs de calcul, toutes ces anomalies se manifestant exclusivement au détriment  du Centre Expert[1]. Cela a été souligné et démontré dans les commentaires adressés à l’ARS par chacun des trois protagonistes participant au centre expert : le CHU, le CREAIL et l’association des parents.

Refus  de dialogue et intimidation : Les rapports avec l’ARS Nouvelle Aquitaine pendant l’instruction du dossier ont été marqués par  l’opacité et l’intimidation. Les responsables de l’audit ont d’emblée, mais oralement seulement, évoqué une restriction budgétaire drastique du financement du centre expert en raison d’une « inégalité territoriale ». Les parents ont alors fait part de leur inquiétude au directeur de l’ARS et ont sollicité à deux reprises par courrier   une entrevue sans obtenir de réponse. Ils ont alors eu recours à la Presse, à des questions posées à l’Assemblée Nationale et à une pétition signée par de nombreux experts en autisme et  par 12 000 personnes. Ces démarches ont été déclarées inacceptables par l’ARS dont les réactions ont amené des signataires, aussi bien professionnels que parents gestionnaires de structures médico-sociales,  à craindre des conséquences graves pour leurs associations et leurs structures. Une partie des parents, craignant des représailles à l’encontre des établissements qu’ils avaient créés pour leurs enfants adolescents ou adultes ont cessé de manifester leur soutien au centre expert ou de témoigner en sa faveur.

Le rapport d’audit erroné ayant été transmis au ministre de la Santé pour servir de base à une réponse à question à l’Assemblée nationale, le collectif des parents en a dénoncé les erreurs les plus graves au Ministère de la Santé. Peu de temps après, un communiqué de presse était publié par l’ARS Nouvelle Aquitaine : le budget menacé était finalement maintenu, et la pérennisation de l’activité du Centre Expert était confirmée.

Le principe de l’intervention intensive précoce pour tous les enfants de 0 à 6 ans semblait donc sauvé. Des questions  restaient cependant en suspens. Elles ont été posées par les parents.  Elles concernaient en particulier les modalités de garantie de continuité entre diagnostic et prise en charge, les deux missions étant  attribuées à deux gestionnaires différents. Sans réponse de l’ARS, les parents avaient sollicité la Secrétaire d’Etat au handicap qui a chargé le Directeur Général de l’ARS de les recevoir. L’entrevue a eu lieu  fin mai 2018. Lors de cet entretien, aucune réponse n’a été apportée aux questions des parents. Cependant la promesse leur a été faite que la rédaction du cahier des charges servant de base à l’appel à projet de SESSAD d’intervention précoce serait conduite en concertation avec eux et qu’une réunion de travail ARS/parents serait organisée pour ce faire.

Un cahier des charges publié sans concertation malgré les promesses. Les parents ont donc transmis à l’ARS comme base pour le travail commun : questions, commentaires et propositions argumentées qui n’ont suscité aucune réponse sur le fond.

Plus de la moitié des enfants exclus de la Prise en charge… Mais au cœur de l’été, sans que la réunion de travail promise aux parents du collectif ait été organisée, le cahier des charges de l’appel aux projets leur était transmis. Alors que la mission assignée au Centre expert par l’ARS était la prise en charge précoce de tous les enfants de 0 à 6 ans, il y était annoncé que la nouvelle structure assurant l’intervention précoce n’admettrait que les enfants diagnostiqués avant 4 ans. Cela revient à exclure les enfants de 4 à 6 ans qui représentent environ la moitié des bénéficiaires de l’intervention précoce, ce qui est logique puisque l’âge moyen de diagnostic est estimé à plus de 4 ans dans notre pays. Malgré les protestations des parents et leurs propositions alternatives, cette limitation de l’âge d’admission a été maintenue dans le cahier des charges de l’appel à projet qui a été publié immédiatement.

 Cette décision est basée sur un dossier d’instruction erroné et ne semble pas répondre à des objectifs d’intérêt général.

Elle constitue un non-respect des engagements pris par l’Etat.

Elle est créatrice d’une inégalité des chances concernant l’accès à l’éducation : un enfant de 3 ans 11 mois qui vient d’être diagnostiqué sera admis au bénéfice de l’intervention intensive précoce et verra multiplier ses chances d’intégration sociale et scolaire en CP à 6 ans. Un enfant du même âge diagnostiqué un mois plus tard sera exclu de ce bénéfice.  Il s’agira d’une double peine qui frappera davantage les familles défavorisées chez lesquelles le diagnostic est souvent plus tardif. 

Cette décision nous parait contrevenir à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant signée par la France.

 L’association Autisme Limousin reste déterminée à s’opposer à ce qu’elle considère comme une injustice.

 [1] Des affirmations en décalage total avec les données fournies en annexe du rapport ont conduit le rapport à surévaluer de 80% le coût unitaire du diagnostic, à surévaluer de 200% le ratio d’encadrement et par contre à sous-évaluer de 55% le nombre d’interventions. Il a même été cité une référence de l’HAS  « introuvable ». Ces « erreurs » transmises au Ministère et à l’Assemblée Nationale étaient toutes préjudiciables au Centre Expert.


Sur le site de l'ARS Nouvelle Aquitaine :

 © ARS Nouvelle Aquitaine © ARS Nouvelle Aquitaine

Communiqué de presse "Autisme : Evaluation du Parcours autisme Limousin" du 3 mai 2018

AAP 2018 - Création de places SESSAD spécialisées dans l’intervention précoce auprès d’enfants avec un Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) ou suspicion de TSA en Corrèze, Creuse et Haute-Vienne


 © capture d'écran FR3 © capture d'écran FR3

Articles précédents :

Autisme en Limousin : après la rencontre avec l'ARS le 29 mai

  • 8 juin 2018

Compte-rendu de la rencontre entre le Collectif de Sauvetage du Centre Expert Autisme Limousin et le Directeur Général de l'ARS Nouvelle-Aquitaine, le 29 mai 2018

Autisme en Limousin : rencontre à venir avec l'ARS le 29 mai

  • 28 mai 2018

Les parents des enfants suivis au Centre Expert Autisme du Limousin sont reçus par l'ARS Nouvelle Aquitaine ce mardi 29 mai. L'expérience menée depuis trois ans et demi reste menacée, alors qu'elle répond à des objectifs du 4ème plan autisme concernant l'intervention précoce.

Le centre expert autisme du Limousin : premier bilan et avenir

  • 25 oct. 2017

Un coup de projecteur a été récemment apporté sur l'avenir du Centre Expert Autisme du Limousin (CEAL). Entretien avec ses deux chevilles ouvrières, la Dr Geneviève Macé et le Dr Eric Lemonnier.

 

24 septembre 2018

Originaire de Longuyon, un second enfant autiste blessé dans l’école belge

article publié sur le Républicain Lorrain

Après Romain, de Jarny, dont les parents ont déposé plainte, un deuxième enfant autiste, Enzo, de Longuyon, dit avoir été victime de violences dans le même établissement spécialisé de Saint-Mard (Belgique).

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Le 21/09/2018 à 05:00
Mis à jour le 21/09/2018 à 11:45

Vanessa Girot, de Longuyon, est inquiète pour Enzo, scolarisé à l’école spécialisée de Saint-Mard (Belgique). Photo Anthony PICORÉ
Photo HD Vanessa Girot, de Longuyon, est inquiète pour Enzo, scolarisé à l’école spécialisée de Saint-Mard (Belgique). Photo Anthony PICORÉ

Depuis la rentrée, Enzo, autiste de 14 ans, de Longuyon, « est victime de blessures répétées », selon sa mère, Vanessa Girot. Quand elle a lu l’article concernant Romain, de Jarny ( RL de mercredi), dont les parents ont déposé plainte pour coups et blessures contre l’école spécialisée et l’internat de Saint-Mard (Belgique), son sang n’a fait qu’un tour : « Mon fils est dans le même établissement et ce que Romain a vécu m’a immédiatement rappelé ce que subit Enzo. Mais lorsque je m’adresse à la direction, on me rétorque juste qu’Enzo, qui est autiste et épileptique, est très dur à gérer. Moi, je dis qu’ils ne savent pas le prendre », insiste la maman.

La semaine de la rentrée, l’adolescent est revenu à la maison avec des douleurs à l’épaule et au thorax. Le constat du médecin traitant est sans appel : 5 jours d’ITT (incapacité temporaire totale) pour une fêlure à une côte et une autre à l’épaule ! « Avant-hier, il est rentré avec une nouvelle marque au poignet, en me disant que c’était l’éducateur qui lui avait fait ça. Quand on en fait la remarque aux encadrants, ils disent que c’est la faute des enfants », raconte Vanessa.

« Il est fou »

Elle a aussi été choquée par de récents commentaires des éducateurs sur Enzo, aux ambulancières qui le transportent matin et soir. « Ils ont dit que mon fils était fou et que l’école [de Saint-Mard] n’était pas faite pour lui. Pour tout vous dire, je suis sur le point de chercher un autre établissement. Je suis à bout. » Enzo était jusqu’à présent pris en charge dans une autre structure en Belgique pour des handicapés plus lourds. « À Saint-Mard, les ambulanciers m’ont confirmé que des éducateurs et quelques élèves n’étaient pas très sympas avec certains enfants. Selon Enzo, l’un d’eux lui aurait dit que la prochaine fois, il boufferait le gazon. »

« Des épisodes de violence »

Contacté, le directeur de l’école, Cédric Fichet, reconnaît que le quotidien de sa structure de 450 élèves est parfois marqué par « des épisodes de violences avec des jeunes qui souffrent de troubles du comportement » mais qu’il a « toute confiance dans son équipe ». Selon lui, il y a peut-être une forme d’incompréhension entre les parents d’enfants français et les établissements dont l’organisation est différente de la France. « Nous sommes d’abord une école. Je n’ai pas de médecin, de pédopsychiatre et j’ai un éducateur pour 80 élèves. Mais s’il y a dysfonctionnement de mon personnel, on prendra des mesures. Je pense cependant qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre les déclarations d’enfants en crise », promet le responsable.

Alain MORVAN.

=>Enfant autiste à Jarny : une plainte déposée pour coups et blessures

23 septembre 2018

Le bulletin d'information d'Autisme France - Le lien juillet-août 2018

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La nouvelle stratégie autisme

La nouvelle stratégie autisme ou comment remettre en cause 30 ans de combats associatifs pour la défense des besoins spécifiques des personnes autistes

 

 

Nos congrès


 

Congrès Autisme France 2018

« Familles et professionnels au cœur du changement »  au Palais des Congrès de Nice le 17 novembre prochain

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Inscriptions en ligne

Programme en ligne et informations pour s’inscrire

Profitez des tarifs réduits que nous avons négociés avec des hôtels, places limités.

 

Le prochain congrès Autisme Europe 2019,

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Organisé par Autisme France  ce congrès aura lieu du 13 au 15 septembre 2019 à Nice.

L’annonce sur le site d’Autisme Europe

Le site internet du congrès, en cours de construction

Un appel à communication sera lancé en septembre 2018

 

 

Colloques, formations, évènements


 

Formation gratuite en ligne sur canal autisme

 

Journée d’étude de l’Observatoire des ressources numériques adaptées (Orna)

 « Autisme et outils numériques : de la recherche aux applications », le 16 mai 2018 à l’INSHEA

Cette journée s'adresse à tous les professionnels mais aussi aux parents ou à toute personne s'intéressant à l'autisme et aux solutions que le numérique peut apporter. Elle permet de rencontrer les concepteurs de matériels ou d'applications, de voir fonctionner les solutions, de les tester et d'échanger avec les auteurs. La journée comporte également des conférences "tout public", permettant d'appréhender différents points de vue (chercheurs, enseignants, orthophonistes, accompagnants...) de manière très accessible.

Informations complémentaires

 

EDI formation - Toutes les formations

> les 8 et 9 octobre 2018 à PARIS
Date limite d'inscription au 8 septembre 2018
F9  - AUTISME et loisirs
Bulletin d'inscription
Programme

> du 8 au 12 octobre 2018 à PARIS
Date limite d'inscription au 8 septembre 2018
F24  - ABA
Bulletin d'inscription
Programme

> les 15 et 16 octobre 2018 à PARIS
Date limite d'inscription le 15 septembre 2018
F30 - L'adaptation de l'institution à la personne avec autisme

Public concerné : Directeur, Chef de service, Président, Gestionnaire d'association, Cadre de santé, Psychologue
Bulletin d'inscription
Programme

> les 15, 16 et 17 octobre 2018 à PARIS
Date limite d'inscription au 15 septembre 2018
F23  - Autisme : comprendre, prévenir et gérer les troubles du comportement
Bulletin d'inscription

Programme

> les 18 et 19 octobre 2018 à PARIS
Date limite d'inscription au 18 septembre 2018
F12  - AUTISME : les stratégies et les moyens pour une communication concrète
Bulletin d'inscription
Programme

> les 8 et 9 novembre 2018 à PARIS

Date limite d'inscription au 8 octobre 2018
F13ter  - Le développement des habiletés sociales dans l'AUTISME et les TED TSA (avec D.I)
Bulletin d'inscription
Programme

11 octobre 2018 Sante Orale et Soins Spécifiques - Lyon  

L'association française des réseaux d'accès aux soins bucco-dentaire pour les personnes en situation de handicap : Sante Orale et Soins Spécifiques (SOSS), organise son colloque, le jeudi 11 Octobre 2018 sur le thème :

Santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap : Quelle complémentarité des acteurs pour quelle proximité aux patients ?

Domaine Saint Joseph – Sainte-Foy-lès-Lyon

Renseignements complémentaires

 

L'autisme de la compréhension aux apprentissages le samedi 13 octobre 2018

L'apprentissage de la lecture, outils et pratiques le dimanche 14 octobre 2018

à Toulouse avec Autisme entraide soutien 31

Contact : Rosanna François rosalex65@hotmail.fr tél 07 82 69 67 29 ou Agnès Woimant contact@autisme-apprentissages.org    tél : 02 33 24 74 62

 

 

Actualités de l’autisme


 

Le système de santé est défaillant pour les adultes autistes

Les adultes du spectre autistique ont souvent une série d'autres conditions - mais ils obtiennent rarement l'aide dont ils ont besoin. Exemple récent pour les soins dentaires en France.

Lire l’article d’Alicia Opar

 

Autisme : Comment on veille sur la santé des enfants qui ne parlent pas

The conversation

 

Autisme - HP, suicide : sondage Asperansa

L’association Asperansa a organisé une enquête sur les besoins des adultes autistes. Elle a été suivie d'un sondage, dont les résultats provisoires sont sur le site de l'association. Amélie Tsaag Varlen a étudié les résultats du sondage : questions concernant l’hospitalisation en HP, la dépression et les idées suicidaires.

Extrait de l'étude d'Amélie Tsaag Varlen

 

Suicides et automutilations sont plus fréquents chez les personnes autistes, adolescents comme adultes. L'absence de soutien social, le harcèlement peuvent être des facteurs : il n'y a pas que la dépression.

Les problèmes sociaux courants dans l'autisme augmentent le risque suicidaire 

 

Dépression

Malgré son importance chez les personnes autistes, la dépression est mal diagnostiquée avec les outils classiques.

Pourquoi nous avons besoin d'outils pour la dépression chez les personnes autistes 

 

Fin de partie pour le packing dans l’autisme

Le 29 juin 2018 a été publié dans la revue PLOS One un article de Pierre Delion et collaborateurs rapportant les résultats de l’essai clinique visant à tester l’efficacité du packing pour les troubles sévères du comportement dans l’autisme.

Analyse des résultats de l’article                                            

 

Le Sessad expérimental ACCESS 46 pour personnes autistes du Lot entre dans le droit commun : bravo au CERESA et à CRI 46

Arrêté R76-2018-08-14-003 Autorisation de droit commun du SESSAD ACCES 46 à Martel (46) géré par le Ceresa suite à la période d'autorisation expérimentale

 

 

Actualités du handicap


 

Les personnes accueillies dans les établissements et services médico-sociaux pour enfants ou adultes handicapés en 2014

Résultats de l’enquête ES-Handicap 2014 de la Drees  (la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques)

 

Assistant projet de vie : nouveau métier dédié au handicap ?

Handicap.fr

 

Recours MDPH

Une  régression  spectaculaire  des  droits  des  personnes  handicapées  dans  les procédures de recours contre les décisions MDPH

 

Petite enfance / Education

Accueil et scolarisation des 0-6 ans en situation de handicap : 30 à 40.000 enfants ne seraient pas encore suivis.

En savoir plus

Le rapport du HCFEA sur le sujet

 

Manque de place en IME

La CDAPH (Commission des Droit et de l’autonomie des Personnes Handicapées) de Seine-Saint-Denis alerte sur le manque de places en institut médico-éducatif

Un courrier qui interpelle la Secrétaire d’Etat

 

 

Scolarisation


 

Accompagnants des élèves en situation de handicap

Décret n°2018-666 du 27 juillet 2018 : Les conditions de recrutement et d’emploi des accompagnants des élèves en situation de handicap

Un point sur le sujet par Intégration Scolaire et Partenariat

                                                                                                                                                                                                                          

Evaluation de l’aide humaine pour les élèves en situation de handicap 

Lire le rapport

Pourquoi les demandes d'accompagnement des élèves handicapés croissent-elles toujours 12 ans après la loi de 2005 ?

Lire l’article

 

AVS - Rentrée 2018

Vous avez une notification de la MDPH qui prévoit l’accompagnement de votre enfant par une auxiliaire de vie scolaire ? N’hésitez pas à vous renseigner dès aujourd’hui auprès des services du rectorat pour vous assurer que l’AVS sera présente.

Rappel des démarches utiles par Toupi : votre enfant aura-t-il son AVS à la rentrée ?

 

Enquête : avec ou sans AVS ?

Cette enquête est réalisée à l'initiative des associations et collectifs suivants : Autisme France, Egalited, TouPI et Info Droit Handicap

Votre enfant handicapé a une notification d'accompagnement par un(e) auxiliaire de vie scolaire pour la rentrée 2018 ou est en attente d'une notification ? Répondez à notre enquête qui vise à recenser les situations de pénurie d'AVS afin d'alerter les pouvoirs publics.

Merci de ne remplir qu'un seul questionnaire par élève concerné.

Délai : ce questionnaire sera clos le 11/09/2018

 

Mission "flash" sur la déscolarisation

Communication de Mmes A. BRUGNERA et G. PAU-LANGEVIN du 18/07/2018

 

Les aménagements d’épreuves d’examens

L'IGAENR (Inspection Générale de l'Administration de l'Éducation Nationale et de la Recherche) a rendu son rapport

Les aménagements d’épreuves d’examens pour les élèves et étudiants en situation de handicap

 

Unités d’Enseignement Elémentaire Autisme

Instruction relative à la création des Unités d’Enseignement Elémentaire Autisme (UEEA) et à la mise en œuvre de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement 2018-2022

Instruction Interministérielle n° DGCS/3B/DGESCO/2018/192 du 1er août 2018

 

 

Écouter, lire et voir


 

Lire

Newsletter d’AFD :

La rentrée

Guide français pour le Z-Vibe

 

Voir

Séries Good Doctor, Atypical, On the Spectrum : les séries traitent (enfin) de l’autisme

Neon Mag décrypte la présence de plus en plus forte des troubles autistiques dans les séries

 

 

Utile


 

Hygiène bucco-dentaire et handicap

Guide de recommandations Sohdev

 

 

Appels à projets


 

Appel à candidature pour un projet pilote de notre fondation AFrIS sous l’égide de FACE, en vue de la scolarisation inclusive des enfants autistes.

Récemment créée, la fondation Autisme France pour l’inclusion sociale (AFrIS), sous l’égide de la Fondation Agir Contre L’exclusion (FACE), s’est donné pour but de favoriser l’accès à l’enseignement, à l’emploi et au logement pour les personnes autistes et de renforcer le soutien aux familles. La fondation lance un appel à projet pour la scolarisation inclusive des enfants autistes.

Merci de télécharger le document, de nous le retourner rempli en respectant bien les consignes et le calendrier.

 

 

Recherche et innovation technologique


 

Blog : Autisme Information Science

 

Aucun lien établi entre le vaccin TDCa et l’autisme

Une vaste étude menée auprès de plus de 80 000 enfants montre qu’une vaccination infantile commune administrée aux femmes enceintes ne fait courir aucun risque accru d’autisme à leurs enfants.

Article de Science Post

 

 

Questions administratives et juridiques


 

ACTUALITES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES

Conseil TSA

Arrêté du 20 juillet 2018 portant nomination des membres du Conseil national des troubles du spectre autistique et des troubles du neuro-développement

Publication au Journal Officiel

 

Arrêté du 20 août 2018 portant approbation de la convention nationale organisant les rapports entre les chirurgiens-dentistes libéraux et l'assurance maladie

Lire l’arrêté

Article 12 Mesures spécifiques pour les personnes en situation de handicap sévère

En savoir plus sur cet article...

Les partenaires conventionnels conviennent de la difficulté de prise en charge, vigile, de patients atteints de handicap sévère, rendant difficiles voire impossibles les soins au fauteuil en cabinet. La sédation consciente, pour certains patients, peut être une alternative à une prise en charge sous anesthésie générale.


Afin d'améliorer l'accès aux soins de ces publics particulièrement fragiles, les partenaires conventionnels s'accordent sur la nécessité d'une part, de valoriser la prise en charge par les chirurgiens-dentistes de ville, de cette patientèle spécifique, et d'autre part, de prévoir la prise en charge, par l'assurance maladie des techniques de sédation consciente, telle que l'utilisation du MEOPA, utilisées par des chirurgiens-dentistes formés à son utilisation et en respectant l'ensemble des conditions réglementaires encadrant son usage.

Article 12.1

Patients concernés

Les patients bénéficiaires de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH) atteints d'handicap physique, sensoriel, mental, cognitif ou psychique sévère, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant.

Article 12.2

Valorisation de la prise en charge des patients en situation de handicap et des techniques de sédation consciente utilisées dans ce cadre

Les partenaires conventionnels souhaitent permettre la prise en charge par l'assurance maladie obligatoire de la technique de sédation consciente aux soins par utilisation de MEOPA, en faveur des patients en situation de handicap afin de faciliter leur prise en charge par le chirurgien-dentiste.


Cette prise en charge se matérialiserait par la valorisation d'un supplément facturable une fois par séance avec ou sans MEOPA à hauteur de 100 €.

 

 

Danièle Langloys


Site internet / Website : Autisme France
23 septembre 2018

Participation des majeurs protégés au financement de leur mesure de protection

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article publié sur le site de Sénat

15e législature

Question écrite n° 06400 de Mme Colette Giudicelli (Alpes-Maritimes - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 02/08/2018 - page 3956

Mme Colette Giudicelli attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l'augmentation de la participation des majeurs protégés au financement de leur mesure de protection, prévue par la loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 de finances pour 2018.

Le décret d'application prévoit une suppression de la franchise égale au montant de l'allocation pour adulte handicapé (AAH) dans la détermination de l'assiette des ressources. Cette décision a pour conséquence de pénaliser les personnes ayant de faibles ressources : ainsi, pour une personne touchant un euro de plus que l'AAH sur la totalité de ses ressources directes, l'augmentation de sa participation sera de 100 %. Ce sont 500 000 personnes qui sont ainsi concernées par cette réforme.

Cette réforme induit un report du financement de la mesure de protection sur les personnes concernées, en lieu et place de celui assuré jusqu'alors par l'État.

Cette disposition apparaît contraire à l'état d'esprit de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, tant elle engendrera une précarisation accrue des majeurs sous protection, souvent déjà très vulnérables. Ainsi, il apparaît essentiel que le mode de calcul qui prévalait en 2017 soit maintenu en l'état.

Alors que le Gouvernement a fait du handicap l'une de ses priorités d'action, il apparaît incompréhensible qu'une telle mesure puisse être mise en œuvre, tant elle impactera directement les personnes titulaires de l'AAH, leur faisant ainsi perdre le bénéfice de l'augmentation de cette allocation.

Ainsi, elle souhaite demander quelles mesures que Gouvernement entend mettre en œuvre pour soutenir nos concitoyens les plus vulnérables.

 

Réponse du Ministère des solidarités et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 30/08/2018 - page 4492

Près de 800 000 personnes sont placées sous mesure de protection juridique en France, au titre desquelles 483 000 sont prises en charge par des professionnels, les mandataires judiciaires à la protection des majeurs (MJPM). Depuis la loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs et en vertu des articles L. 361-1 et L. 471-5 du code de l'action sociale et des familles (CASF), le financement des mesures de protection juridique, exercées par les MJPM, relève en premier lieu des personnes protégées en fonction de leurs ressources et, à titre subsidiaire, du financement public. Ainsi, le dispositif de financement repose sur un système unique de participation des personnes au financement de leur mesure, dont le montant est déterminé en fonction de leurs ressources et un financement public subsidiaire alloué sous forme de dotation globale aux services mandataires ou sur la base de tarifs mensuels forfaitaires à la mesure aux mandataires individuels. La loi de finances pour 2018 (programme 304 - action 16) a prévu de réformer le barème de participation financière des personnes sous mesure de protection. Cette réforme vise à dégager un rendement supplémentaire (36 M€ en année pleine pour la mise en œuvre de cette politique) permettant de financer une progression des budgets des services plus conforme à l'évolution des besoins du secteur. Au-delà de la seule réforme du barème, la loi de finances pour 2018 prévoit des modifications touchant à plusieurs dispositions réglementaires en vigueur qui ne respectent pas la jurisprudence administrative ainsi que certains principes prévus dans la loi du 5 mars 2007. Il importe à ce titre de mettre en conformité la réglementation avec les principes concernant la rémunération des MJPM qui doit être déterminée selon des modalités de calculs et des indicateurs communs (loi du 5 mars 2017) et la participation de la personne protégée qui ne peut être supérieure au coût de sa mesure (décision du Conseil d'État en date du 4 février 2011). Or, actuellement seuls les textes applicables aux mandataires individuels respectent ce dernier principe. Enfin, la réforme simplifie certaines dispositions relatives à la tarification des mandataires individuels et précise que leur rémunération (tarifs mensuels forfaitaire à la mesure) correspond au coût des mesures de protection. Le nouveau barème de participation des personnes prévoit : le maintien de l'exonération totale des personnes dont les ressources n'excèdent pas le montant de l'AAH en N-2 (9 692 €) ; la suppression de la franchise pour la tranche des personnes dont le niveau de ressources est supérieur au montant de l'AAH (9 692 €). Actuellement, quel que soit le niveau de ressources des personnes protégées, aucun prélèvement n'est effectué sur cette tranche de 0€ à 9 692 € ; pour les personnes ayant un niveau de ressources supérieur à l'AAH, le nouveau barème s'établirait ainsi : 0,6 % au lieu de 0 % sur la tranche 0 €- AAH (0 €-9 692 €), 8,5 % au lieu de 7 % sur la tranche AAH - SMIC (9 692 € - 17 599 €), 20 % au lieu de 15 % sur la tranche SMIC – 2,5 SMIC (17 599 € - 43 999 €), 3 % au lieu de 2 % sur la tranche 2,5 SMIC- 6 SMIC (43 999 €- 105 597 €). Ainsi, à titre d'exemple, les personnes dont le niveau de ressources se situe entre l'AAH et le SMIC participeront au financement de leur mesure à hauteur de 32,9 € par mois. Le décret fixant ces nouvelles modalités est actuellement examiné par le Conseil d'État. Il devrait entrer en vigueur prochainement. 

22 septembre 2018

Hérault : Anthony Masteau se bat pour la dignité des autistes

 article publié dans le Midi Libre


Anthony et son frère François-Paul, dont il est le tuteur depuis six ans.Anthony et son frère François-Paul, dont il est le tuteur depuis six ans.
Publié le 20/09/2018 à 10:19 / Modifié le 20/09/2018 à 13:31
Le jeune homme a monté une association et organise des événements.

C’est à la suite de la grève de la faim qu’il avait entamée le 7 juin dernier et qui n’a provoqué aucune réaction, qu’Anthony Masteau a décidé de fonder Autistes en marche.

"Si nous ne faisons rien pour eux, nous ne pourrons rien faire pour nous"

Une association vouée à faire respecter la dignité des personnes en situation de handicap et de dépendance, et fondée après que le jeune homme ait dénoncé les maltraitances subies dans une maison d’accueil spécialisée de Clermont-l’Hérault par son frère de 26 ans, François-Paul, lui-même autiste et dont Anthony est le tuteur depuis six ans.

"Nous souhaitons mettre en avant le manque de prise en charge des 700 000 autistes de France… Si nous ne faisons rien pour eux, nous ne pourrons rien faire pour nous."

Méchanceté gratuite

Les personnes atteintes de trisomie 21 sont aujourd’hui plus acceptées dans la société alors qu’elles étaient encore cachées dans les familles il y a seulement une trentaine d’années, et il semble que le phénomène de rejet, de méchanceté gratuite, se soit reporté sur celles atteintes d’autisme.

Anthony confie qu’il n’est pas rare, lorsqu’il se promène avec son frère, de voir les passants singer ses mouvements désordonnés. Ou encore, d’entendre cette remarque lorsque quelqu’un est trop concentré sur quelque chose : "Tu fais ton autiste ?"

Des projets ambitieux

L’association a prévu une grande marche en avril 2019 à Montpellier et, d’ici à 2025, la création d’une fédération nationale puis européenne de services d’aide à la personne, portant le nom d’Autisme services à domicile.

D’ici là, la structure développera ses actions autour de la musique avec Autistik Singers et de la comédie avec Humour Autistik, qui seront à découvrir lors de son inauguration, samedi 22 et dimanche 23 septembre, dans la salle polyvalente de Salelles-du-Bosc, de 11 h à 17 h, en accès libre et de 17 h à 20 h, sur billetterie.

Contact : ici.

Au programme

Samedi 22 septembre, à 11 h, discours et moment convivial ; à 14 h, présentation de l’association et de ses projets ; à 17 h, Autistik Singers.

Dimanche 23 septembre, de 11 h à 16 h, portes ouvertes, rencontres et informations ; à 17 h, Humour Autistik.

21 septembre 2018

Partagez vos expériences de vie sur Europe 1 - Enfant autiste : comment lui assurer le meilleur avenir possible ?

 

Partagez vos expériences de vie sur Europe 1 - Enfant autiste : comment lui assurer le meilleur avenir possible ?

Olivier Delacroix pose un regard différent sur les sujets de société en donnant la parole aux auditeurs. L'émission se nourrit de leurs expériences et réflexions. Qu'elles soient agréables...

http://www.europe1.fr

 

21 septembre 2018

Prise en charge des enfants handicapés : "Ce n'est pas en montant en haut des grues qu’on se fait entendre"

La secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel reconnaît des difficultés dans l'accompagnement des enfants handicapés à l'école mais assure sur Europe 1 qu'"il y a beaucoup de réponses très individualisées".

INTERVIEW

Trois mères d'enfants handicapés étaient mercredi en haut d'une grue, deux à Lille et une à Strasbourg, pour réclamer au gouvernement davantage de moyens pour les personnes en situation de handicap. Elles dénoncent notamment "le manque d'auxiliaires de vie scolaire" (AVS) et "la grande précarité des aidants familiaux". "Il y a encore des difficultés, on ne va pas le nier", reconnaît Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées, au micro de Matthieu Belliard sur Europe 1.

"Encore des ajustements de recrutement" d'accompagnants. "Pour les familles qui ont besoin d'un accompagnement, (...) tous les moyens sont là pour répondre à toutes les notifications d'accompagnants qu'on avait", assure Sophie Cluzel. Mais, "une partie de ces accompagnants est en contrat aidé" : "Il y a encore des ajustements de recrutement, je ne vais pas le nier."

"Mais on a une vraie amélioration", tient-elle à souligner, appelant les parents d'enfants handicapés à ne pas monter en haut des grues pour se faire entendre. "Ce n'est pas en montant en haut des grues qu'il faut le faire, c'est en dialoguant avec l'Education nationale", prévient Sophie Cluzel.

Un numéro d'aide pour les familles. Et pour cela, il y a "un numéro qui s'appelle le Aide handicap école : 0 800 730 123. C'est une cellule qui écoute les familles et 80% des cas sont résolus dans les 48 heures", explique la secrétaire d'Etat, avant d'ajouter : "C'est comme ça qu'on va résoudre les problèmes, ce n'est pas en montant en haut des grues."

"Un vrai mouvement vers l'école". Sophie Cluzel a également évoqué la scolarisation des enfants handicapés."340.000 élèves handicapés ont fait leur rentrée. Ils représentent 2,5% de la totalité des élèves. C'est un vrai mouvement vers l'école. Il y a des parcours scolaires qui se mettent en place, des élèves qui progressent", affirme-t-elle avant d'ajouter : "On a aussi 20.000 étudiants handicapés qui accèdent aux études supérieures."

Parmi ces 340.000 élèves, "seulement la moitié d'entre eux a besoin d'être accompagné" : "D'autres sont en parcours individuels ou dans des dispositifs collectifs. Il y a beaucoup de réponses très individualisées pour chacun de ces élèves, de la maternelle au BTS et aussi en enseignement supérieur."

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