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"Au bonheur d'Elise"
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15 mai 2018

Vidéo -> Autistes en entreprise : des talents à part (TF1, avril 2018)

 

[VIDÉO] Autistes en entreprise : des talents à part (TF1, avril 2018)

Amis lecteurs, comme je vous le signalais hier, 08 avril 2018, en direct via les réseaux sociaux (page Facebook du blog & compte Twitter )... La chaîne TF1 diffusait dans son magazine d'information du dimanche Sept à Huit, présenté par le journaliste Harry Roselmack, un sujet consacré aux adultes présentant le syndrome d'Asperger Voici la présentation du reportage : C'est une start-up qui conçoit et teste des applications numériques.

http://les-tribulations-dune-aspergirl.com

 

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13 mai 2018

Ecole inclusive : état des lieux, réflexions et recommandations du CNCPH

 

 

10 mai 2018

Le site officiel du Gouvernement concernant l'autisme

 

L'autisme

Cet espace est destiné à informer le grand public, tout comme les personnes concernées et leurs familles. Il délivre une information officielle et validée par un comité scientifique conforme aux recommandations de bonnes pratiques de la Haute Autorité de Santé et de l'ANESM.

http://handicap.gouv.fr

 

10 mai 2018

Angers. Ces assistants maternels vont accueillir des enfants extraordinaires

article publié dans Ouest France

Christophe, Céline et Aline ont plusieurs années d’expérience dans la prise en charge du handicap mental et la petite enfance.
Christophe, Céline et Aline ont plusieurs années d’expérience dans la prise en charge du handicap mental et la petite enfance. | Ouest-France

 

Une maison d’assistants maternels à destination d’enfants en situation de handicap mental va bientôt ouvrir ses portes à Angers. Trois professionnels passionnés portent ce projet novateur.

Des jeux colorés dans le salon, une grande baignoire comme piscine, un coin lecture rempli de coussins… Un paradis pour les enfants, comme on en voit fleurir dans de nombreuses villes.

Depuis 2010, les assistants maternels peuvent se regrouper dans un local pour exercer ensemble leur métier. Mais cette bâtisse de 140 m², située au cœur du quartier du Lac-de-Maine, n’est pas une maison d’assistants maternels (MAM) comme les autres. Dans quelques jours, Céline Reucheron, Christophe Groleau et Aline Martin y accueilleront des enfants en situation de handicap mental. Une première dans le département.

Un manque à combler

Le handicap mental, ces trois éducateurs connaissent. Ils travaillent ensemble dans un institut médico-éducatif (IME) avec des adolescents déficients intellectuels. C’est au contact des parents que le projet a germé dans leur esprit. « Nous nous sommes rendu compte qu’ils ne disposaient d’aucun mode de garde approprié, argumente Céline Reucheron. Les effectifs des crèches ne permettent pas aux jeunes handicapés d’être pris en charge correctement, et les assistantes maternelles peuvent se retrouver démunies car elles ne sont pas formées. »

Lorsqu’ils ont décidé de se lancer dans l’aventure, tout est allé très vite. « Notre projet a été accueilli de manière bienveillante et la Ville a été très réactive », souligne Christophe Groleau. La fermeture de la crèche de la Marelle, dans le quartier du Lac-de-Maine, tombe à pic. Angers Loire habitat propose les locaux aux trois éducateurs, et les premiers travaux de réaménagement commencent.

Du matériel spécialisé

Une subvention du Crédit mutuel et une campagne de financement participatif leur permettent d’investir dans les premiers équipements de leur MAM, baptisée Les Inventuriers. Il leur faut notamment du matériel spécialisé.

Une pièce de la maison sera entièrement dédiée à la stimulation sensorielle. « Ces enfants appréhendent leur environnement par les sens, encore plus que les autres », précise Christophe Groleau. Colonnes à bulles, fibres optiques, jeux tactiles… L’idée est d’en faire un lieu d’apaisement dans lequel ils pourront se rendre de manière ponctuelle et encadrée. L’importance des sens se déclinera aussi dans la salle de bains où trône une grande baignoire balnéo qui fera office de piscine.

Ouverture lundi 7 mai

La MAM des Inventuriers pourra accueillir simultanément jusqu’à neuf bouts de chou, âgés de 2 à 7 ans. Un petit effectif essentiel pour permettre aux assistants maternels de les accompagner au mieux. « Tous les enfants déficients intellectuels ne sont pas prêts à évoluer dans des gros groupes. » Christophe, Aline et Céline envisagent leur MAM comme une étape intermédiaire avant la vie en collectivité dans les établissements scolaires.

La MAM doit ouvrir ses portes lundi 7 mai. Les trois collègues sont en attente d’un dernier document qui fera officiellement d’eux des assistants maternels. D’ici là, ils doivent terminer les travaux des Inventuriers.Mais au fait, pourquoi ce nom ? « Parce qu’il faut sans cesse inventer et détourner le matériel qui ne correspond pas toujours à ces enfants extraordinaires, et que c’est toujours une aventure. »

Les Inventuriers, 19, rue de la Chambre-aux-deniers, à Angers. Courriel : lesinventuriers.angers@gmail.com. Facebook : www.facebook.com/mam.lesinventuriers.

9 mai 2018

Enfants handicapés : il manquerait au moins 30 000 places en établissements et services

article publié dans Faire Face

Pour avoir une place dans un établissement spécialisé, les enfants et adolescents en situation de handicap doivent parfois attendre deux ou trois ans. ©Sébastien Le Clézio

Une récente étude pointe le nombre d’enfants en attente d’une place en établissement ou service médico-social dans la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). Faire-face.fr a extrapolé ces données au niveau national pour obtenir une estimation du nombre de places à créer afin de répondre aux besoins.

« Il y a urgence ! Mon fils a besoin d’une place dans un établissement spécialisé pour retrouver une vie sereine. » Anne Péron vient de lancer un cri d’alarme dans les colonnes de Ouest-France. Enzo, 11 ans, est scolarisé dans une Ulis, une classe accueillant des enfants handicapés dans une école de quartier, à Guipavas (Finistère). Mais « il ne rentre plus dans les apprentissages, explique-t-elle. Enzo est arrivé au bout de ce qu’il pouvait faire en école ordinaire. »

Deux à trois ans d’attente

La Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) lui a bien notifié une orientation en Institut médico-éducatif (IME). Le problème est qu’il faut attendre « entre deux et trois ans pour obtenir une place », reconnaît la directrice de la MDPH.

Le cas d’Enzo est loin d’être isolé. Les quotidiens régionaux relaient en effet souvent les témoignages de parents confrontés à l’absence de solutions adaptées aux besoins de leurs enfants. Hors-les-murs ou, à défaut, en établissement. Faire-face.fr aussi. En juin 2017, par exemple, nous relations le cas de ces parents ayant entamé une grève de la faim.

Pas de données nationales

Mais combien manque-t-il réellement de places en établissements et, surtout, en services ? Impossible de le savoir, faute de données. La synthèse que vient de publier le Creai Paca et Corse s’avère donc particulièrement instructive. Même si elle ne porte que sur six départements. À savoir Alpes de Haute-Provence (04), Hautes-Alpes (05), Alpes-Maritimes (06), Bouches-du-Rhône (13), Var (83) et Vaucluse (84). Elle compile les résultats d’études sur l’offre et les besoins menées entre 2012 et 2016.

Un indicateur variable d’un département à l’autre

Les auteurs recensent le nombre d’enfants en attente d’une place. Un indicateur difficile à instaurer car il n’existe pas de définition unique. Ainsi faut-il prendre en compte toutes les décisions d’orientations non satisfaites ou seulement les inscriptions effectives sur liste d’attente ? Selon le type de données collectées, qui peuvent varier d’un département à l’autre, le nombre d’enfants en attente rapporté au nombre de places installées varie de 54 % dans les Alpes-Maritimes à 6 % dans les Hautes-Alpes.

Moitié plus de places nécessaires

Dans les Alpes-Maritimes, par exemple, 2 000 places sont ouvertes. Dont 40 % en services, en Sessad essentiellement, et 60 % en établissements. Et 1 068 enfants sont inscrits en liste d’attente. Autrement dit, il faudrait moitié plus de places en établissements ou en services, 54 % donc, pour satisfaire l’ensemble de la demande. Au total, sur l’ensemble de la région Paca, il manquerait entre 2 600 et 4 000 places, selon cette étude du Creai. Et en France  ?

taux-equipement-etbalissements-et-services-enfants-handicapes

Le taux d’équipements en établissements et services pour enfants varie du simple au double selon les régions.

La région Paca sous-équipée

Le Creai ne le dit pas. Osons un rapide calcul. La région Paca est sous-dotée en établissements et services. Son taux d’équipement est de 8,1 places pour 1 000 jeunes de 0 à 19 ans alors que la moyenne nationale est de 9,6. Autrement dit, si le taux en Paca était dans la moyenne nationale, le nombre de places manquantes serait, en théorie, de 18 % inférieur à ce qu’il est aujourd’hui. Soit entre 2 100 et 3 300.

Entre 30 000 et 47 000 places

Par ailleurs, la population âgée de 0 à 19 ans vivant en Paca représente un peu moins de 7 % de la population française de cette même tranche d’âge. Il faudrait donc créer entre 30 000 et 47 000 places, sur tout le territoire, pour répondre aux besoins d’Enzo et de tous les autres enfants handicapés n’ayant pas de solution adaptée à leurs besoins. Un résultat raccord avec une première extrapolation faite par Faire-face.fr sur la base de données récoltées en Vendée.

Cette estimation est certes grossière. Et ne tient pas compte de la nécessaire évolution de l’offre et de la société. Mais elle donne une idée de l’effort à fournir. Aujourd’hui, en moyenne, 2 000 places sont créées chaque année.

Un environnement à transformer

Le recours aux établissements continue à s’imposer aujourd’hui pour de nombreux parents d’enfants handicapés. Non comme une solution idéale mais parce que la vie en milieu ordinaire reste trop difficile à mettre en œuvre. Les services d’accompagnement ne sont pas assez développés. Les moyens de compensation insuffisants. Les écoles pas suffisamment adaptées, etc. Les besoins de créations de places évolueront donc en fonction de l’évolution de cet environnement. Sophie Cluzel, la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, affiche son intention de faire évoluer les choses. Les parents attendent des actes.

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8 mai 2018

L'automatisation des contrôles menace la gratuité du stationnement pour les personnes handicapées

 

L'automatisation des contrôles menace la gratuité du stationnement pour les personnes handicapées

Les véhicules à lecture automatique de plaques d'immatriculation repèrent les automobilistes n'ayant pas réglé leur place de stationnement. Mais les titulaires de la carte européenne de stationnent qui ont le droit de stationner gratuitement, risquent de se voir infliger à tort une redevance à payer.

https://www.faire-face.fr

 

7 mai 2018

Les missions du FIPHFP - FIPHFP

 

Les missions du FIPHFP - FIPHFP

Le FIPHFP est un catalyseur de l'action publique en matière d'emploi des personnes en situation de handicap. Sa mission : impulser une dynamique et inciter les employeurs publics à agir en favorisant le recrutement, l'accompagnement et le maintien dans l'emploi au sein des trois fonctions publiques.

http://www.fiphfp.fr

 

4 mai 2018

Côte d'Ivoire: les enfants autistes marginalisés attendent des soins adéquats

AFP
Publié le 04/05/2018 à 10:12 | AFP

Côte d'Ivoire: les enfants autistes marginalisés attendent des soins adéquats
Côte d'Ivoire: les enfants autistes marginalisés attendent des soins adéquats © AFP / Sia KAMBOU

"Ici, on fait semblant !": la prise en charge des enfants autistes en Côte d'Ivoire ne bénéficie d'aucune infrastructure adéquate, s'insurge la responsable d'un centre de traitement spécialisé de cette maladie neurobiologique, vue comme une malédiction divine dans ce pays et ailleurs en Afrique.

Miyala Touré Kieffoloh dirige un établissement privé, le Centre d'action médico-psycho-social de l'enfant (CAMPSE), où 50 enfants parmi la soixantaine de pensionnaires âgés de 3 à 18 ans sont atteints d'autisme. Mais les infrastructures dont elle dispose sont rudimentaires, se désole-t-elle.

Pour une prise en charge normale de l'autisme, au moins six spécialistes sont requis: un pédopsychiatre, un éducateur spécialisé, un neurologue, un psychomotricien, un orthophoniste et un ergothérapeute.

Or "le pays ne dispose même pas des trois derniers...", avoue Mme Kieffoloh, sage-femme de profession et spécialisée en psychiatrie.

Outre le manque criant de structures spécialisées, les enfants souffrant de ce trouble du développement mal connu sont victimes de "préjugés socio-traditionnels" et ostracisés, relève-t-elle. "Esprits maléfiques, enfants sorciers, possédés ou réincarnations du diable", tout y passe.

"C'est un problème d'ignorance, c'est ancré (dans les croyances) et il est difficile d'aller convaincre quelqu'un au village que l'enfant autiste n'est pas un possédé", abonde le Dr Aboudramane Coulibaly, directeur exécutif de l'ONG "Vivre-debout", qui s'occupe de personnes handicapées en Côte d'Ivoire.

Un enfant autiste au tableau, dans une salle du centre CAMPSE à Abidjan, le 13 avril 2018 en Côte d'Ivoire © Sia KAMBOU AFP
Un enfant autiste au tableau, dans une salle du centre CAMPSE à Abidjan, le 13 avril 2018 en Côte d'Ivoire © Sia KAMBOU AFP

Pour Mme Kieffoloh, "en Afrique, l'autisme n'est pas seulement un handicap", c'est aussi une condamnation sociale. Très émue, elle raconte l'histoire de Marcel, un autiste envoyé à l'âge de huit ans par son père dans un camp de prière d'une secte. "Le môme, enchaîné, dormait à même le sol comme un chien, car on disait qu'il était possédé."

Un poisson dans un arbre

Sur le mur à l'entrée du CAMPSE, une citation du physicien Albert Einstein (1879-1955) accueille le visiteur: "Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson sur ses capacités à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu'il est stupide."

Des enfants autistes pris en charge dans un centre privé d'Abidjan, le CAMPSE, le 13 avril 2018 en Côte d'Ivoire © Sia KAMBOU AFP
Des enfants autistes pris en charge dans un centre privé d'Abidjan, le CAMPSE, le 13 avril 2018 en Côte d'Ivoire © Sia KAMBOU AFP

Dans cet établissement du quartier huppé de la Riviera à Abidjan, Solange Allali, éducatrice spécialisée, s'occupe d'élèves autistes qui vivent sur place ou qui viennent chaque jour au centre. Leur comportement varie, certains sont turbulents, ont des réactions épidermiques, quand d'autres ne disent pas mot.

"Le matin on accueille les enfants pour une activité de langage, en répétant des lettres, des sons ou des chiffres. Je les interroge de façon individuelle, même ceux qui ne parlent pas. Et si, pour ces derniers, l'un arrive à me sortir un son, la journée est gagnée", explique Mme Allali.

"Le plus difficile est d'arriver à les stabiliser", confie cette professionnelle en blouse blanche.

Pour David Kablan, un haut cadre de l'administration ivoirienne, la découverte du trouble de son fils a eu lieu par hasard, lors de vacances en France. Il se trouvait en famille dans un parc à Paris quand les parents d'un enfant autiste l'ont abordé: "Ils ont attiré notre attention sur l'attitude de notre fils", raconte M. Kablan.

"Une chance inouïe": diagnostiqué autiste, l'enfant a été admis dans un centre spécialisé en France. Il a 9 ans et y est pris en charge depuis un an et demi.

M. Kablan confie les difficultés rencontrées, évoque aussi les problèmes de couple que l'autisme de son fils a engendrés. Les familles où un enfant souffre de ce trouble sont soumises à une si forte pression que certains divorcent, souligne-t-il.

Indifférence des pouvoirs publics

Des enfants autistes pris en charge dans un centre privé d'Abidjan, le CAMPSE, le 13 avril 2018 en Côte d'Ivoire © Sia KAMBOU AFP
Des enfants autistes pris en charge dans un centre privé d'Abidjan, le CAMPSE, le 13 avril 2018 en Côte d'Ivoire © Sia KAMBOU AFP

Il rêve désormais de lancer une campagne de "démystification" de l'autisme en Côte d'Ivoire. Veut créer une association fédérant les parents d'enfants autistes. Exhorte les autorités à débloquer des crédits pour l'autisme. Cite en exemple la promesse récente du président français Emmanuel Macron de consacrer au moins 340 millions d'euros sur cinq ans pour améliorer la recherche, le dépistage et la prise en charge de cette maladie.

Son espoir: obtenir l'expertise et l'aide financière de la France pour créer en Côte d'Ivoire une école publique dédiée aux enfants autistes, qui pourrait accueillir de jeunes patients de tout l'ouest de l'Afrique.

Aujourd'hui, il n'existe en Côte d'Ivoire que quelques structures privées plus ou moins développées et coûteuses. Au CAMPSE, la prise en charge coûte 800.000 francs CFA par mois (1.200 euros), alors que le salaire moyen ne dépasse pas 180.000 FCFA (274 euros).

Malheureusement, l'autisme fait l'objet d'une indifférence des pouvoirs publics ivoiriens, estime le Dr Coulibaly. "Le 2 avril, la journée mondiale de sensibilisation à l'autisme passe inaperçue en Côte d'Ivoire, où elle n'est jamais célébrée", dit-il, dans ce pays où "les préjugés ont la peau dure".

La Côte d'Ivoire compte officiellement 440.000 personnes handicapées, soit 2 % de la population, mais ce chiffre est sous-estimé, selon le Dr Coulibaly.

Concernant l'autisme, la première étape pour faire changer les choses est de faire comprendre "que les enfants autistes ne sont pas des sorciers. Qu'ils peuvent intégrer la vie sociale normale", dit Mme Allali. "C'est notre mission."

04/05/2018 10:11:14 -          Abidjan (AFP) -          © 2018 AFP

4 mai 2018

Autisme : "La France a 40 ans de retard"

article publié sur GRAZIA

Domitille Cauet, mère d'un enfant autiste et amie de Brigitte Macron, se livre cette semaine à Grazia sur son long combat lors d'un entretien.

Domitille Cauet, mère d'un enfant autiste et amie de Brigitte Macron, se livre cette semaine à Grazia sur son long combat lors d'un entretien.
 

ENTRETIEN - Si l'autisme est devenu l'un des grands chantiers du quinquennat d'Emmanuel Macron, c'est grâce à Domitille Cauet. Elle sort un livre, récit de vie et carnet de voyage avec son fils Paul, en Mongolie.

"Cher Paul, Chère Domitille, en Mongolie, on dit que "l'oiseau fixe son nid sur la cime de l'arbre". Vous avez choisi de voir haut, d'aborder des cimes que l'on pouvait juger insurmontables, de toujours ajouter un défi d'hier", écrit Brigitte Macron dans sa préface du livre de Domitille Cauet, Paul en Mongolie. Quelques mots d'une Première dame à son ancienne élève, devenue depuis une amie.

Depuis qu'à l'automne 2016, en pleine campagne électorale, Domitille a repris contact afin de la sensibiliser à la question de l'autisme. Car la jeune femme est maman de trois enfants, dont Paul, 11 ans, diagnostiqué autiste au terme d'un véritable parcours du combattant. Aujourd'hui, Domitille est parvenue à un fragile équilibre. Qu'elle craint un peu de briser : "J'ai peur qu'on me taxe d'opportuniste. Mais peu importe, pour Paul, je suis prête à tout."

Pourquoi ce livre ?

Je tenais un blog de voyage quand je suis partie avec Paul en Mongolie l'été dernier. J'avais besoin de partager notre expérience. Une amie qui a une petite maison d'édition a envoyé mes textes à son réseau sans me le dire. Fayard m'a contactée... Depuis que Paul a son diagnostic, j'ai besoin de raconter son parcours. Entrer en action, prendre les choses en main et en parler rend la situation moins pénible.

Un mot revient souvent au fil des pages : solitude...

Oui, je pense que c'est commun à toutes les familles. On se sent abandonnés. Les structures publiques vers lesquelles on est orientés fonctionnent souvent avec une vision arriérée de l'autisme. Je pense à cette psy m'expliquant que j'étais responsable de l'autisme de Paul car je n'avais pas créé le lien in utero avec mon fils... Ce genre de discours peut briser. Des suicides de maman, il y en a. Heureusement que mon entourage m'épaule. Ici, j'ai une cellule familiale et amicale. C'est pourquoi j'ai quitté Paris où je vivais depuis vingt ans pour la Picardie. Afin que mes autres enfants obtiennent aussi un équilibre et que, moi, je tienne le coup. La prise en charge de l'autisme de Paul, c'est un parcours de très longue haleine, globalement jusqu'à la fin de mes jours.

Internet, les réseaux sociaux, vous ont permis une autre approche de l'autisme de votre fils ?

Le forum que j'ai intégré sur Facebook, EgaliTED, m'a libérée d'un poids ! Là, on m'a donné de vraies solutions. On m'a orientée vers des professionnels et des thérapies efficaces. La Haute Autorité de santé dit qu'il faut des thérapies comportementales pour les enfants autistes mais elles ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale. Où est le bug ?

Toutes vos économies y sont passées ?

Oui. Tout mon temps aussi. Je suis prof, j'ai trois enfants (3 garçons, ça compte double, non ?), je participe activement à l'association qui permet à Paul de suivre une thérapie comportementale et je l'accompagne dans ce travail. C'était l'idée du voyage en Mongolie : on avait besoin de relâcher la pression, d'une bulle, d'un espace de liberté.

Rejoignez-vous Olivia Cattan (la présidente de l'association SOS autisme France), qui écrit dans une lettre ouverte au président de la République que rien ne change, ou si peu, et surtout pas assez vite ?

Bien sûr, mais je ne crois pas aux miracles. La France a un vrai problème de formation initiale. Il faut que les médecins et les psychologues soient formés. On voit encore passer des cours de psycho où l'autisme est identifié comme une psychose infantile imputable à la mère. On ne va pas rattraper quarante années de retard en quelques mois.

Comment va Paul aujourd'hui ?

Il va très bien. Il est en CM1. Cela fait 3 ans que, en accord avec le directeur de l'école, on le laisse avec les mêmes copains, qu'il conserve la même auxiliaire de vie scolaire. Le gros point d'interrogation concerne le collège. Il n'y a pas de classe Ulis (Unités localisées pour l'inclusion scolaire, ndlr) où nous habitons.

Quelle alternative ? L'hôpital ?

Pas question ! Si c'est ça, j'arrête de travailler - avec toute la précarité financière que cela implique. Attention, je ne juge pas ! Pour certains, il n'y a pas d'autre choix. Il faut des places en instituts médico-éducatifs pour ces familles. Mais Paul est un autiste modéré, il n'a rien à faire dans une institution fermée.

Dans votre livre, vous mentionnez plusieurs fois un autre combat : celui de ne pas devenir aigrie. C'est difficile ?

Je ne peux en vouloir à personne pour l'autisme de Paul. Mais j'éprouve beaucoup de colère face au manque d'aide. Je ne veux pas être une maman qui pleure, qui est agressive, en colère. Ce ne serait pas juste pour mes enfants. Pour moi non plus. Alors, j'essaye de refréner, je lutte. Même s'il y a des moments où il faut que ça sorte. C'est l'idée du bouquin aussi, un exutoire de papier.

Avoir un enfant vous change, avoir un enfant autiste vous change autrement encore ?

C'est inéluctable. Mais il nous apporte tellement aussi. Vous vous découvrez des trésors de patience et d'altruisme. Personne ne pense être égoïste et pourtant, on est tous un peu... individualistes. Sa particularité, sa différence m'a fait grandir. Ça m'a changée profondément. Ce n'est pas fini. On entame un long voyage avec des rencontres, des accidents de parcours, des surprises.

Un plan, des moyens insuffisants

Le gouvernement a dévoilé le 6 avril sa stratégie autisme 2018-2022. Alors que le précédent plan autisme mettait l'accent sur la création de places supplémentaires en structures médico-sociales, l'Elysée et Matignon affichent la volonté de miser sur l'inclusion de la personne autiste, tout au long de la vie. Meilleur diagnostic, scolarisation, emploi aménagé... Tout ce que réclamaient les associations depuis des années. Mais le quatrième plan se donne-t-il les moyens de ses ambitions ? La spécialisation d'une centaine d'enseignants paraît bien peu au regard des cent mille enfants qui devraient être scolarisés. Idem pour la création de 10.000 logements accompagnés : les estimations chiffrent à 600.000 le nombre d'adultes autistes dans l'Hexagone. Le budget de 340 millions d'euros sur 5 ans est conséquent mais mériterait d'être triplé pour rattraper les 40 ans de retard de la France.

Paul en Mongolie de Domitille Cauet aux éditions Fayard, 324 pages.

4 mai 2018

N’oubliez pas de bloquer le samedi 16 Juin pour la journée de sensibilisation à l’autisme à Bussy Saint Georges

4 mai 2018

« Il faut en finir avec les “usines” à personnes autistes »

Sophie Feltrin

Responsable de l’Association de parents d’enfants inadaptés (Apei) à Chaville (Hauts-de-Seine). (Photo Apei)

Sophie Feltrin ZOOM

Sophie Feltrin / APEI SCVA

Le récent plan autisme du gouvernement (lire La Croix du 6 et du 9 avril) affiche comme priorité l’inclusion dans la vie ordinaire. Cela vaut aussi pour le logement. Désormais, on souhaite permettre aux personnes autistes de vivre dans leur logement, avec un accompagnement adapté. Mais l’habitat inclusif n’est possible que pour les personnes relativement autonomes. Cela n’est pas le cas de beaucoup d’autres qui ont besoin d’être accueillies en institution.

Il y a quelques années a émergé un discours en faveur de structures plus petites. Mais, face à l’urgence de développer un nombre important de nouvelles places, on continue de donner la priorité à de grands établissements plutôt situés à la périphérie des villes où le foncier est moins cher.

On reste un peu dans l’approche asilaire duXIXsiècle avec des bâtiments pouvant accueillir jusqu’à 70 résidents. Ce qui est compliqué pour des personnes très sensibles au bruit et à leur environnement visuel. Il faut que chaque résident s’habitue à vivre au rythme des 69 autres.

Je pense qu’il faudrait en finir avec ces usines à personnes autistes. C’est ce que nous avons essayé de faire dans notre association. Nous avons un bâtiment pouvant accueillir 24 personnes, et nous avons créé une extension mitoyenne où vivent 6 personnes. Chacun a sa chambre, une salle à manger et peut retrouver les autres dans des pièces communes. On essaie d’en faire une maison où chacun se sente chez lui. »

Recueilli par Pierre Bienvault


3 mai 2018

Métro : la ligne 1 labélisée pour les voyageurs handicapés

article publié sur Handicap.fr

Résumé : La ligne 1 du métro parisien vient de recevoir, en présence de 2 ministres, le label "Cap'Handéo services de mobilité", qui offre une aide personnalisée en cas de handicap mental, psychique ou sensoriel. Une 1ère dans les transports en commun.

Par , le 30-04-2018

C'est une première en France pour un opérateur de transport public, selon la RATP : la labélisation « Cap'Handéo services de mobilité » d'une ligne de métro. Ça se passe le 30 avril 2018 à Paris, sur la 1, station Franklin Roosevelt !

300 agents formés

Cette certification est délivrée par Cap'Handéo, créé à l'initiative des grandes fédérations de personnes handicapées. Sur trois ans, renouvelable, elle définit un référentiel de services dédiés à l'accueil des personnes en situation de handicap mental, psychique, auditif et visuel. Un logo affiché sur le guichet signale à la fois l'engagement des 300 agents de la ligne à apporter leur aide et des équipements adaptés. Le personnel offre ainsi un meilleur accueil de ce public à chaque étape du voyage, de la prise d'information en amont (site internet accessible, service clientèle formé) à la réalisation du trajet. Sa formation s'est faite avec l'aide de l'Unapei (association de personnes avec un handicap mental) et le comité régional de tourisme d'Ile de France. Cet accueil personnalisé leur permet de prendre en charge tout passager ayant des difficultés de compréhension, d'orientation ou en situation de stress. Cette démarche peut donc, potentiellement, bénéficier à tous. Ce matin-là, un passager non-voyant témoigne qu'il a en effet été accompagné jusqu'au quai par un agent.

Des équipements bien pensés

Côté équipements, la RATP a lancé, il y a quelques années, son programme Equisens pour faciliter le cheminement et l'orientation des personnes avec un handicap sensoriel ou cognitif. Ce programme, qui vise à améliorer l'éclairage, l'acoustique, la signalétique et l'information dans les espaces, doit être prochainement déployé dans les 368 stations et gare du réseau. C'est dans ce cadre que les équipements de la ligne 1 ont été pensés. Des boucles magnétiques sur les automates de vente de titres ont été installées. Des mains courantes ont été rallongées. Des bandes d'appel à la vigilance ont été apposées en haut des escaliers. Toutes les stations sont munies de barrières vitrées pour accéder aux wagons, évitant ainsi de chuter sur les rails. En matière de signalétique, des « hypersignes » (panneaux plus grands et donc plus lisibles) ont été conçus pour les personnes déficientes visuelles. D'autres aménagements sont en cours d'expérimentation, comme des balises sonores, en test sur deux stations, qui seront déployées à l'automne 2018 sur toute la ligne. La RATP expérimente également un système d'audioguidage, qui permet de guider le voyageur, étape par étape, dans la station.

Bientôt sur d'autres lignes

« Cap'Handéo est notre première certification de ligne totale, mais on a aussi un programme baptisé S3A (accueil, accompagnement, accessibilité) visant à aider les personnes handicapées mentales à s'orienter (article en lien ci-dessous), qui est déjà sur plusieurs lignes de métro et RER (1,10, 11 et 14 et lignes A et B du RER), a souligné la PDG de la RATP, Catherine Guillouard. Nous allons évidemment continuer nos efforts. ». L'ensemble du réseau devrait être labélisé S3A en 2020. Quant au label Cap Handéo, la régie a promis de le déployer sur d'autres lignes, notamment les 2, 10, 14 du métro et la ligne A du RER. La ligne 1 n'est en revanche pas accessible aux personnes avec un handicap moteur, contrairement à la ligne 14, la plus récente du métro parisien.

Deux ministres et une présidente

Pas moins de deux ministres, mesdames Cluzel (handicap) et Borne (transports), et une présidente de région (Valérie Pécresse, Ile-de-France) étaient présentes le 30 avril 2018, pour officialiser l'évènement. La date n'a pas été choisie au hasard puisque c'est la Journée mondiale des mobilités et de l'accessibilité. « On sait qu'il y a un dernier problème qui est celui de l'accessibilité des stations de métro (aux personnes à mobilité réduite) dans Paris, qui sont malheureusement très anciennes et profondes, a souligné Valérie Pécresse. Je sais que Sophie Cluzel travaille à essayer d'alléger peut-être les normes », a-t-elle ajouté, expliquant que les normes en matière de sécurité incendie sont plus contraignantes que dans d'autres pays européens.

Du mieux avec Paris 2024 ?

Mme Cluzel a informé qu'elle se rendrait le 4 mai à Londres « voir quelles sont les normes qui ont pu faciliter cette accessibilité, notamment lors des Jeux olympiques de 2012 ». « C'est un sujet plus difficile sur lequel nous travaillons », a ajouté Elisabeth Borne. L'accessibilité aux personnes à mobilité réduite, « au moins à certaines stations du réseau parisien, est un vrai objectif dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques de 2024 » (article en lien ci-dessous). Julien Paynot, directeur d'Handéo (lien ci-dessous) salue quant à lui une « volonté de favoriser l'autonomie des personnes handicapées et âgées ».
 

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Sur Handicap.fr

Sur le web

 

2 mai 2018

Lettre ouverte appelant l'UNESCO à promouvoir les principes de la CNUDPH - Autisme Europe

 

Lettre ouverte appelant l'UNESCO à promouvoir les principes de la CNUDPH

Il a récemment été porté à l'attention d'Autisme-Europe que l'UNESCO est l'hôte d'une conférence d'une demi-journée intitulée "L'autisme: vers une évolution culturelle nécessaire", dans l'après-midi du 2 Mai 2018 à Paris. Cet événement met en avant des approches qui n'ont aucun fondement scientifique, et certains des conférenciers invités ont, dans le passé, présenté des théories néfastes, par exemple celle qui soutient que les vaccins sont la cause de l'autisme.

http://www.autismeurope.org

 

2 mai 2018

Un jour au DASCA, un dispositif d'aide et d'accompagnement des enfants autistes

article publié sur France 3 région Grand-Est

© Michael Martin© Michael Martin

Par Judith JungPublié le 30/04/2018 à 12:58

"Je vous accepte comme vous êtes alors acceptez-moi comme je suis!" le message d'Umut, 12 ans, est fort. C'est dire que le chemin est encore long pour ces enfants trop souvent regardés de travers pour leurs différences. Et si c'est nous qui étions différents? Pour leur permettre de grandir, d'être autonomes et de s'épanouir dans la société, le DASCA les accueillent tous les jours. Cet établissement fait partie des 35 structures que compte l'association Adèle de Glaubitz. Ouvert il y a 4 ans, à Strasbourg, il accueille 23 enfants qui viennent à la journée. Au programme des ateliers adaptés aux difficultés et aux besoins de chacun. La journée démarre par l'école où tout tourne autour des pictogrammes. Ces images sont une base de communication solide et nécessaire pour ces enfants qui, souvent, ne s'exprime pas. Puis, il y aura aussi des ateliers "snoezelen" pour trouver le calme et travailler sur les problèmes sensitifs. L'établissement qui compte autant de professionnels que d'enfants propose, également, des exercices d'habilité sociale permettant à ces jeunes de s'ouvrir au monde, de le comprendre et d'y évoluer. Le travail est réalisé en collaboration avec les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.





Pour aller plus loin et permettre à tous ceux qui le souhaitent de faciliter le quotidien des enfants, les psychologue des établissements de l'association Adèle de Glaubitz et du Centre de Ressources Autisme viennent de publier un guide technique qui porte sur l'aménagement des espaces. L'espace est vital pour tous, encore plus pour les enfants autistes. Il faut que les pièces ne soient pas trop encombrées, que l'acoustique y soit soignée et que la décoration y soit sobre. Pas trop de couleurs, pas trop de meubles et des espaces bien délimités pour ne pas stresser les enfants.


Ecoutez Perrine Bellusso, Directrice de l’action médico-sociale de l’association Adèle de Glaubitz et co-auteure du guide

2 mai 2018

Un label pour les entreprises qui embauchent les autistes

article publié dans Le Parisien

Elsa Mari
02 avril 2018, 10h44
Paris (IIe), mardi 27 mars 2018.Le café-restaurant « Joyeux » emploie des personnes autistes ou trisomiques.

Un Haut-Savoyard autiste de 39 ans a créé le premier label « autism friendly », une pastille à coller sur les murs des entreprises, à l’entrée des commerces, des restaurants qui recrutent et développent de bonnes conditions d’accueil.

Au fond d’une salle de restaurant, une serveuse, maladroite, fait tomber une boîte de cure-dents. « 246, il y en a 246 », répète Raymond, en comptant les petits bâtons dispersés au sol. Scène mythique de « Rain Man », film de 1988, cette image archétypale de l’autisme, génie des mathématiques, est restée ancrée dans les mémoires. « Nous ne sommes pas tous Raymond », corrige Sylvain Briant, dont le handicap est, lui, invisible.

Diagnostiqué autiste Asperger, il y a neuf mois, ce Haut-Savoyard de 39 ans a eu l’idée de créer le premier label « autism friendly », une pastille à coller sur les murs des entreprises, à l’entrée des commerces, des restaurants. Une façon de sensibiliser le public à ce trouble, au spectre extrêmement large, qui touche 600 000 Français. Et de mieux les intégrer.

LIRE AUSSI >Paris : ce café n’emploie que des personnes trisomiques ou autistes

« Aujourd’hui, l’écrasante majorité des adultes autistes sont sans emploi. Il y a beaucoup de bonne volonté de l’Etat, mais pas vraiment d’action concrète », déplore ce père de 4 enfants, qui a écumé 18 entreprises en seize ans malgré une kyrielle de diplômes en fiscalité et informatique. « Je n’arrivais pas à intégrer les codes sociaux, je disais toujours ce que je pensais sans tact ».

Suppression des néons, causes de crises d’angoisse

Pourtant si le cadre professionnel est adapté, beaucoup peuvent travailler. Paul Cacheux, directeur d’Urbilog, société lilloise experte dans l’accessibilité numérique, l’a bien compris. Il a d’ailleurs collé l’autocollant sur ses murs. Sa filiale « Compéthance » forme et recrute des autistes Asperger au métier de développeur informatique. « Si on convainc d’autres entreprises d’apposer ce label, on aura gagné ».

Paul a su les intégrer. Supprimé les néons criards, parfois responsables de crise d’angoisse. Ou le bruit, perçu comme une cacophonie insurmontable. Il suffisait de poser des cloisons phoniques. Une salle de repos, aussi, utile lorsque la pression monte, qu’une pause est nécessaire. Parfois, les employés dorment trente minutes, s’en vont sans saluer. Peu importe, « s’adapter, c’est les respecter », martèle Paul. Ce label légitime sa démarche.

Et si les restaurants faisaient la même chose ? Sylvain se plaît à imaginer une soirée par mois sans musique en fond sonore. Des lumières tamisées. Des horaires réservés aux autistes chez le coiffeur ou dans les supermarchés comme en Australie où les 68 magasins de la chaîne Coles leur dédient « une heure silencieuse » par semaine. Une main tendue. « Aujourd’hui, on commence à découvrir que les autistes ne sont pas que des génies ou des personnes qui se balancent et ne parlent pas, explique le professeur Richard Delorme, chef du service de pédopsychiatrie à l’hôpital Robert-Debré, à Paris. 60 % d’entre eux n’ont pas de déficience intellectuelle. Ils parlent comme vous et moi ».

2 mai 2018

Sophie Cluzel : “Je sais ce qu’est d’être aidant familial”

article publié dans Le Figaro

Par 
Publié le 01/05/2018 à 08:00

sophie cluzel

 

 

INTERVIEW - Sophie Cluzel, secrétaire d’État du Premier ministre chargée des personnes handicapées, est la mère de Julia, 22 ans, atteinte de trisomie. Elle revient sur les mesures prévues par le gouvernement. Pour améliorer l’inclusion des personnes en situation de dépendance.

LE FIGARO.- Vous avez une sensibilité personnelle à la question de l’accompagnement des personnes en difficulté d’autonomie. Quels sont selon vous les principaux défis des aidants familiaux au quotidien?

SOPHIE CLUZEL.- C’est vrai que j’ai une sensibilité personnelle du fait de mon parcours et je sais très bien ce qu’est d’être aidant familial. Cependant, c’est aussi à l’aune de l’ambition du gouvernement d’aller vers une société plus inclusive, que le sujet des aidants familiaux est tout à fait central pour moi. Le Premier ministre a fixé le cap, celui d’une société inclusive. Or, si on veut permettre aux personnes en situation de handicap d’envisager des parcours de vie en milieu ordinaire, cela ne peut se faire sans les aidants. Pour autant nous devons être extrêmement vigilants à ce que l’inclusion ne se fasse pas au détriment de l’équilibre de vie des aidants. Car c’est bien le premier défi pour tout aidant familial: comment jouer ce rôle essentiel et continuer à avoir une vie professionnelle, pouvoir accéder aux loisirs, préserver sa vie de couple? C’est à ce défi que nous devrons répondre en développant davantage les réponses d’accompagnement à domicile, les dispositifs de répit, et en les soutenant directement via des actions de formation et en créant des espaces d’entraide, pour ne donner que quelques exemples.

Les questions de santé font partie de leur quotidien, mais quelle est leur place dans le système de santé français?

Les aidants ont une place centrale dans l’accompagnement des personnes qui sont dépendantes en raison de leur maladie, de leur handicap ou de leur âge. Ils sont neuf millions à s’investir au quotidien auprès de leurs proches et à contribuer énormément à leur bien-être et à la qualité de leur vie. Ce rôle est de plus en plus reconnu. En témoignent les dispositifs mis en place pour les soutenir, l’existence de congés spécifiques leur permettant de prendre soin de leurs proches, ou encore le nouveau formulaire de demande en Maison départementale des personnes handicapées, qui leur permet d’exprimer leurs besoins. Cependant nous avons encore du chemin à parcourir pour reconnaître les proches aidants comme de véritables partenaires des professionnels en valorisant leurs savoir-faire et leurs compétences. C’est un des axes forts de mon engagement dans ce domaine, même si je serai vigilante à ce que cela ne conduise pas à des charges plus lourdes qui pèseraient sur eux.

» LIRE AUSSI - Les aidants familiaux, pièce indispensable de l’hospitalisation à domicile

Quelles sont les mesures prévues pour améliorer l’accompagnement des aidants et des aidés? Quel en est le calendrier?

En premier lieu, nous engageons un grand mouvement de transformation de l’offre médico-sociale qui devra permettre le développement des réponses d’accompagnement pour les personnes qui vivent à domicile, en offrant notamment des temps de répit pour les aidants. Nous avons lancé ce chantier ambitieux fin 2017 en partenariat avec l’Assemblée des départements de France et nous le piloterons de très près pour que des résultats concrets puissent se faire sentir rapidement. Toujours en matière de répit, le projet de loi pour un État au service d’une société de confiance, présenté en Conseil des ministres
le 29 novembre dernier, prévoit l’expérimentation d’un dispositif de relayage à domicile. Une autre priorité que nous nous donnons est de permettre aux aidants de mieux concilier leur rôle de soutien avec une activité professionnelle. Nous y travaillons avec la ministre des Solidarités et de la Santé et la ministre du Travail dans les suites du comité interministériel du handicap qui s’est tenu en septembre. Dans ce cadre nous avons confié à Mme Dominique Gillot, présidente du Conseil national consultatif des personnes handicapées, la mission de «trouver des pistes d’amélioration permettant de faciliter l’embauche et le maintien en emploi» des personnes handicapées et des aidants familiaux. Elle devra présenter ses conclusions à la fin du premier trimestre 2018 pour que nous puissions prendre des mesures concrètes rapidement. Enfin, faciliter la vie des aidants passe aussi par la simplification des démarches quotidiennes liées au handicap car ils sont souvent mis à contribution pour remplir d’interminables dossiers et formulaires. Nous avons l’ambition de simplifier considérablement les démarches liées au handicap, notamment en tirant profit du numérique. C’est ainsi que, dès cette année, un service de demande en ligne sera disponible et progressivement déployé sur les territoires.

1 mai 2018

Jeudi 5 mai à Saint Maur-> Le film - Monsieur Je sais Tout - avec le Collectif Autisme Val de Marne

29 avril 2018

"Autisme" n'est ni une insulte, ni un moyen de faire le buzz !

 

"Autisme" n'est ni une insulte, ni un moyen de faire le buzz ! - Santé, Droit & Handicap

Espèce d'autiste ! Voilà une insulte (car évidemment, dans ce contexte, c'en est bien une) qu'on a tous déjà entendue ici ou là. Dit comme ça, c'est souvent le fait de quelques abrutis pour qui le handicap, quel qu'il soit, est une réserve d'insultes...

http://santedroithandicap.over-blog.com

 

29 avril 2018

L'absolue précarité des accompagnants

article publié dans La Dépêche

Publié le 28/04/2018 à 11:12, Mis à jour le 28/04/2018 à 11:58

Pauline Lair et Vincent Gomez lancent l'alerte. / Photo DDM, Kenan Augeard

Pauline Lair et Vincent Gomez lancent l'alerte. / Photo DDM, Kenan Augeard

Les personnels accompagnants des enfants en situation de handicap tirent la sonnette d'alarme. Hier, le syndicat Sgen-CFDT du Lot a annoncé l'envoi d'une lettre aux maires, députés et sénateurs du Lot, pour les alerter à ce sujet.

«90 % des accompagnants vivent avec moins de 700 € par mois», pointe Vincent Gomez, secrétaire départemental du Sgen-CFDT. En cause, leurs contrats. En maternelle et en primaire, les auxiliaires de vie scolaire (AVS), en contrat aidé, et les accompagnants d'enfants en situation de handicap (AESH), en CDD, travaillent 24 heures par semaine, la durée des cours. «Les enfants ont aussi besoin d'accompagnement pendant les pauses, et pour les activités périscolaires», explique Vincent Gomez. Or, un fonds existe pour aider les mairies à payer les AVS et AESH durant ces périodes. Mais, dans le Lot, aucune commune n'a réclamé cette aide.

Une évolution dans ce domaine est pourtant urgente, aussi bien pour les enfants que pour leurs accompagnants. «Beaucoup d'AVS et d'AESH sautent le repas du midi faute de moyens», se désole Pauline Lair, AESH et déléguée Sgen-CFDT. Difficile de vivre avec 700 € par mois.

La Dépêche du Midi

27 avril 2018

Loi 2005 : les paradoxes qui handicapent l'École

 

Loi 2005 : les paradoxes qui handicapent l'École - 800 000 Feignasses

À l'occasion des Assises de l'École Maternelle, je souhaite vous faire part de l'état des lieux en matière d'inclusion scolaire des élèves en situation de handicap, un " instantané " du quotidien d'un enseignant référent de la scolarisation des élèves en situation de handicap. La loi de février 2005 avec toute sa légitimité et ...

https://800000feignasses.com

 

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