Canalblog Tous les blogs Top blogs Famille & Enfants
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
"Au bonheur d'Elise"
Publicité
droits
16 mars 2018

Services. Ces éducateurs spécialisés exercent en libéral

article publié dans Ouest-France

Les éducateurs libéraux du cabinet Agirens : Patricia Treton, Nathalie Barbot, avec Emmanuel Thual, étudiant à l'école d'éducateurs, en stage d'immersion chez Agirens, et Vincent Cariou (à droite).
Les éducateurs libéraux du cabinet Agirens : Patricia Treton, Nathalie Barbot, avec Emmanuel Thual, étudiant à l'école d'éducateurs, en stage d'immersion chez Agirens, et Vincent Cariou (à droite). | Ouest-France

 

Faute de moyens suffisants, les institutions en charge des familles en difficulté sont parfois débordées, là où il faudrait agir vite. C'est ce qui a conduit des éducateurs à s'installer en libéral.

Un ado qui tourne mal, des parents qui se déchirent, un foyer où l'on ne se parle plus... « Les familles en difficulté sont nombreuses, les situations diverses et, bien souvent, il faut agir vite, pour éviter que ça ne s'envenime », explique Nathalie Barbot, administratrice du cabinet Agirens.

Lancé en octobre 2017, il compte quatre éducateurs spécialisés exerçant en libéral. Tous affichent vingt ou trente ans d'expérience au sein d'institutions publiques d'aide à l'enfance et de protection de familles en difficulté.

Tous partagent ce sentiment de ras-le-bol et d'impuissance face aux dossiers qui s'empilent. « Quand on vous confie 35 à 40 situations à suivre en même temps, vous avez le sentiment de ne plus faire votre métier. »

 

« Écoute attentive »

Alors ces travailleurs sociaux ont décidé de quitter leur statut de salariés pour exercer à leur propre compte. « Nous proposons aux familles en difficulté des consultations éducatives, un accompagnement éducatif et social, pour les aider à résoudre une situation conflictuelle par une écoute attentive », explique Nathalie Barbot.

Attention, ces éducateurs libéraux ne sont pas des psychologues, encore moins des médecins. « Nous ne sommes pas dans une approche clinique. Nos outils sont d'ordre strictement éducatifs ! »

En créant leur cabinet libéral, en privatisant l'accompagnement social des familles, les membres d'Agirens ont conscience de donner un coup de pied dans la fourmilière. « Notre initiative a suscité des critiques virulentes, mais l'idée fait son chemin. Les structures se rendent compte que l'on peut être utile pour empêcher que certaines situations ne s'aggravent, quand aujourd'hui les délais de réponse prennent entre quatre et six mois. »

Retrouvez notre rubrique Investissement

36 € la consultation

Les membres d'Agirens (comme « agir ensemble ») interviennent « en complémentarité des services publics en charge de la prévention, pour éviter que les situations de conflits intrafamiliaux n'explosent ».

Encore faut-il avoir les moyens de s'offrir une consultation chez Agirens (36 € au cabinet, 45 € au domicile). « C'est vrai, mais les difficultés touchent tous les milieux sociaux, pas seulement les plus modestes, et les frais peuvent, parfois, être couverts par un fonds de remboursement spécifique », argumente Vincent Cariou, membre d'Agirens.

Il est aussi cofondateur d'Humacitia, entreprise sociale et solidaire, qui accompagne la création de cabinets Agirens à travers la France. « Avec Yann Schraauwers, lui aussi éducateur, nous avons créé Humacitia pour encourager l'entrepreneuriat social indépendant, face à des modèles économiques dominants qui ont montré leurs limites. »

Agirens, 81, mail François-Mitterrand ; tél. 02 22 06 81 53 ; www.agirens.fr ; le cabinet propose aussi des formations aux professionnels (entreprises, associations, avocats) intervenant dans la protection de l'enfance et des familles.

Publicité
16 mars 2018

Rappel - Un Conseil Départemental condamné à verser plus de 7000 € de RSA à une mère d’enfants handicapés

logo toupi carréarticle publié sur le site de TOUPI

Nadia, mère de deux enfants handicapés, s’était vu réclamer un indu de RSA en janvier 2016 et avait été privée de RSA depuis. La CAF et le Conseil Départemental de Haute-Savoie prétendaient qu’elle n’avait pas droit au RSA parce qu’elle percevait la Prestation de Compensation du Handicap pour ses enfants.

Le tribunal administratif de Grenoble vient de condamner le Conseil Départemental de Haute-Savoie à verser à Nadia le RSA dû depuis janvier 2016, soit plus de 7000 €. En effet, comme nous l’expliquions ici, la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) n’a pas lieu d’être intégrée dans les ressources qui servent à calculer le RSA, lorsque cette PCH est versée à l’aidant d’un enfant de moins de 20 ans.

La décision du tribunal a été prise en moins de trois semaines, en référé, car il a reconnu l’urgence de la situation.

 

Dans au moins 15 départements, les Conseils Départementaux privent illégalement des parents d’enfants handicapés de RSA : Aveyron (12), Bouches du Rhône (13), Côtes d’Armor (22), Lozère (48), Manche (50), Mayenne (53), Nord (59), Oise (60), Hautes-Pyrénées (65), Sarthe (72), Haute-Savoie (74), Seine Maritime (76), Somme (80), Vaucluse (84), La Réunion (97).

TouPI continue à accompagner les familles concernées pour que leurs droits au RSA soient rétablis. Nous regrettons néanmoins qu’il faille en passer par la justice pour que les familles obtiennent simplement le juste versement des prestations auxquelles elles ont droit. Ne s’indignerait-on pas de devoir aller devant le tribunal pour recevoir le versement de prestations familiales ? Pourquoi en va-t-il autrement pour les familles ayant des enfants handicapés ? Pourtant, malgré nos alertes auprès de la CNAF (Caisse Nationale d’Allocations Familiales) et du Secrétariat d’Etat aux Personnes Handicapées, rares sont les familles qui, jusqu’à présent, ont obtenu la régularisation de ses droits autrement qu’en s’adressant à la justice. La CNAF refuse toujours de modifier sa circulaire erronée.

 

Nous remercions Maître David Taron qui nous a accompagnés.

L’ordonnance du tribunal administratif de Grenoble est consultable ici.

 

Mise  à jour : 31/01/18

16 mars 2018

Journal d'un enfant autiste : Une école à sa mesure

 

Journal d'un enfant autiste : Une école à sa mesure

Comment apprendre à un enfant qui ne sait pas jouer ? Qui ne sait plus parler ? Qui ne sait plus communiquer ? Comment envisager un programme alors que rien ne semble acquis, alors qu'on est face à une telle souffrance ?

https://blogs.mediapart.fr

 

15 mars 2018

Déficience intellectuelle : quand l'intégration passe par le travail

article publié sur ICI Radio Canada

Publié le mercredi 14 mars 2018 à 2 h 29

Thierry Boisvert pousse un bac rempli de matière recyclable.
Thierry Boisvert est membre de l'équipe du Plateau de travail UQTR Photo : Radio-Canada

 

L'intégration des personnes ayant une déficience intellectuelle dans la société représente encore un défi. Pourtant, certaines initiatives portent leurs fruits. Depuis 20 ans, l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) met à contribution des personnes atteintes de déficience intellectuelle sur son campus.

Le Plateau de travail de l'UQTR offre présentement l’occasion à neuf adultes d’accomplir diverses tâches, moyennant une allocation.

Thierry Boisvert, par exemple, s’occupe tous les jours de la récupération des canettes et du carton. Une activité qui lui permet de se dépasser et de sociabiliser.

Je l’aime beaucoup mon travail.

Thierry Boisvert, membre du Plateau de travail UQTR

L’intervenant Marc Ayotte accompagne ces personnes ayant certaines limitations depuis 14 ans.

« Ici, ils viennent faire comme un stage, explique-t-il. On les prépare pour qu’ils puissent un jour aller vers autre chose. »

Alors que l’intervenant devait au départ faire beaucoup d’effort pour intégrer son équipe dans les différents secteurs du campus, les services des membres du plateau de travail sont maintenant très demandés.

La Semaine québécoise de la déficience intellectuelle se déroule du 12 au 18 mars.

Bénéfice mutuel

Steve-Alec Lamontagne sert la main à un employé du bar La chasse-galerie.
Le travail de Steve-Alec Lamontagne est très apprécié par l'équipe du bar La chasse-galerie. Photo : Radio-Canada

Depuis une douzaine d’années, le professeur du département des sciences de l’éducation Paul Gaudet s’est greffé au projet. Il permet à certains membres du plateau d’intégrer ses cours en enseignement primaire et secondaire. Cette activité est bénéfique autant aux étudiants, qui peuvent entrer en contact avec une clientèle réelle, qu’aux membres du plateau de travail de l'UQTR.

« Comme ce ne sont pas des étudiants spécialisés en déficience intellectuelle, c’est souvent le premier contact. Il ne faut pas se le cacher, il y a beaucoup de préjugés, il y a beaucoup de mythes reliés à la déficience intellectuelle. Ça fait tomber les barrières. »

Marc Ayotte espère qu'à terme ces stages permettent à certains de se lancer sur le marché du travail.

13 mars 2018

Définition du handicap - article L114 code de l'action sociale et des familles

Article L 114

Créé par Loi n°2005-102 du 11 février 2005 - art. 2 (M) JORF 12 février 2005

Modifié par Loi n°2005-102 du 11 février 2005 - art. 2 (V)

" Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant."

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006074069&idArticle=LEGIARTI000006796446
Publicité
10 mars 2018

Aidants : la majorité et le gouvernement rejettent le projet de congé indemnisé

article publié dans Faire-Face

Aidants : la majorité et le gouvernement rejettent le projet de congé indemnisé
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités : « Si 20 % des aidants demandaient un congé de 120 jours par an (…), le coût de cette mesure serait de 550 millions d’euros. »

Publié le 9 mars 2018

Les députés de La République en marche ont rejeté une proposition de loi communiste visant à instaurer une indemnisation du congé de proche aidant. Mais le gouvernement s’est engagé à proposer des mesures en faveur des aidants « dans les prochains mois ».

Le droit à un congé indemnisé pour les aidants, ce n’est pas pour tout de suite. L’Assemblée nationale a repoussé, jeudi 8 mars, une proposition de loi prévoyant d’accorder une indemnisation quotidienne aux aidants. Son montant aurait pu être identique à celui de l’allocation journalière de présence parentale (43 à 51 € par jour). Le congé de proche aidant, créé en janvier 2017, reste donc un congé sans solde.

Cette proposition des communistes était notamment soutenue par Les Républicains, La nouvelle Gauche (socialistes et écologistes) et France insoumise. Mais pas par La République en marche ni le gouvernement.

Traiter l’ensemble du problème

La ministre des Solidarités s’est toutefois engagée à proposer au Parlement des mesures « abordant la problématique des aidants familiaux dans son ensemble (…) dans les prochains mois. » « Ce sujet doit maintenant être abordé de façon globale, dans toute sa complexité », a ajouté Agnès Buzyn. Or, la proposition de loi de Pierre Dharéville « se concentre sur les seuls aidants salariés (…) et ne prend pas en compte ceux qui ne travaillent pas mais représentent la moitié des aidants. »

Les cinq objectifs du gouvernement

Les mesures que le gouvernement proposera devront servir cinq objectifs, a-t-elle expliqué. Mieux informer et communiquer autour des droits des aidants. Les accompagner et les soutenir au quotidien. Mieux repérer et prévenir les risques pesant sur eux. Développer les solutions de répit. Améliorer leur inclusion professionnelle.

Une mesure estimée à 550 millions d’euros

Agnès Buzyn n’a donc pris aucun engagement sur l’indemnisation du congé de proche aidant. Elle s’est par ailleurs inquiétée du financement de cette mesure, telle qu’envisagée par les députés communistes. « Si 20 % des aidants demandaient un congé de 120 jours par an (…), le coût de cette mesure serait de 550 millions d’euros », a-t-elle avancé. Pas si coûteux que cela vu l’enjeu de société que représente l’accompagnement des personnes dépendantes. Franck Seuret

10 mars 2018

Pau : associations et entreprises se mobilisent pour l’emploi des autistes

article publié dans La République des Pyrénées

Pau : associations et entreprises se mobilisent pour l’emploi des autistes Les entreprises et les associations se mobilisent.

© Dominique Delalande
publié le 8 mars 2018 à 7h51.

Plusieurs associations et entreprises se mobilisent le 5 avril prochain autour de l’emploi des autistes.

La Journée mondiale de l’autisme prend tout son sens le jeudi 5 avril...

associations se mobilisent pour l'emploi des autistes

8 mars 2018

Val-de-Marne - création de 520 places - Rencontre au CRAIF le dimanche 18 mars à 18h00


https://www.facebook.com/events/238235326719353/

VAL DE MARNE : Parents, personnes autistes et associations concernés, nous souhaitons nous réunir pour que ce plan ambitieux de 520 places soit réellement profitable à nos enfants/adultes ! Nous voulons de petites structures ouvertes inclusives et bienveillantes, répondant aux recommandations de la HAS.
Nous vous invitons donc à une rencontre au CRAIF le dimanche 18 mars à 18h.
Venez vous joindre à nous pour faire entendre nos voix auprès du conseil départemental qui avance dans la bonne direction :
https://www.valdemarne.fr/…/compte-rendu-de-la-seance-du-5-…
« Le Département du Val-de-Marne souhaite par ailleurs favoriser le développement de structures intermédiaires, entre le « tout domicile » ou le « tout établissement », via des habitats regroupés avec un accompagnement adapté. La dernière en date est la Maison partagée Simon de Cyrène à Rungis, inaugurée le 1er juillet 2017. »

8 mars 2018

Complexité handicap : 50 députés se rendent dans leur MDPH

article publié sur Handicap.fr

Résumé : 50 députés sur le terrain pour appréhender le fonctionnement de leur MDPH, à l'appel d'Adrien Taquet à qui le gouvernement a confié une mission de simplification. Pour mettre un terme au parcours du combattant des personnes handicapées ?

Par , le 08-03-2018

« Parcours du combattant », « méandres administratifs », « labyrinthe »… les expressions sont nombreuses pour décrire ce que vivent les personnes handicapées pour accéder à leurs droits.

50 répondent à l'appel

C'est fort de ce constat que le gouvernement a confié, en novembre 2017 (article en lien ci-dessous), au député LREM des Hauts-de-Seine, Adrien Taquet, et à Jean-François Serres, conseiller du CESE (Conseil économique, social et environnemental) une mission de simplification administrative dans le domaine du handicap. Pour nourrir leur rapport, ils ont eu l'idée suivante : convier les députés à se rendre en masse dans la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) de leur département. Sur 576 élus sollicités, 50 ont répondu à l'appel, issus de toutes les formations politiques à l'exception du Front national et de la France insoumise.

Une « Semaine MDPH »

Lors de cette « Semaine MDPH », du 2 au 9 mars, ils ont donc tout loisir, certains pour la première fois, de découvrir le fonctionnement de ces maisons, du côté des usagers comme des professionnels, et d'en appréhender, souvent, la complexité. La synthèse de leurs contributions sera remise fin mars à l'Assemblée nationale puis annexée au rapport final qui devrait rendre ses conclusions fin avril 2018. Le point sur cette initiative inédite avec Adrien Taquet…

Handicap.fr : Pourquoi cette démarche ?
AT : Parce qu'il y a, manifestement, de grandes disparités de traitement d'un département à l'autre, avec des inégalités sur tout le territoire. Il nous semblait donc intéressant, parce que nous n'avions pas la possibilité de faire un tour de France des MDPH, de mettre les députés à contribution pour avoir des retours concrets.

H.fr : Le but étant aussi de les sensibiliser à un domaine qu'ils ne connaissent pas toujours ?
AT : Je ne vais pas vous cacher que près de la moitié d'entre eux n'avaient jamais mis les pieds dans une MDPH…

H.fr : Cela fait pourtant partie de leurs attributions ?
AT : Oui mais la plupart sont députés pour la première fois et n'avaient donc jamais eu, à titre personnel, l'occasion de le faire, même s'ils sont nombreux à se dire sensibles à la question du handicap. L'objectif était aussi de les interpeller sur ce sujet puisque un volet handicap doit être prévu dans chaque loi qu'ils seront amenés à voter.

H.fr : Mais, 50 députés, cela signifie seulement 50 MDPH visitées ? C'était un peu au hasard ?
AT : Le choix des MDPH s'est en effet fait selon la circonscription des députés qui ont accepté de prendre part à cette journée mais aussi de l'accord des Conseils départementaux pour ouvrir leurs portes.

H.fr : Certains ont refusé ?
AT : Non, globalement il n'y a pas eu de réticences. Il a juste fallu passer deux ou trois coups de fils à des présidents de départements. Mais, de toute façon, les MDPH sont des GIP (Groupements d'intérêt public) dans lesquels siègent les instances de l'État, et les députés ont donc le droit de s'y rendre.

H.fr : Et vous, vous y étiez ?
AT : Oui, bien sûr, le 5 mars dans celle de Paris avec Jean-François Serres et le député Stanislas Guerini.

H.fr : Vous aviez préparé vos collègues à cette « immersion » ?
AT : Oui, à travers un petit guide. L'objectif étant de suivre le parcours d'un usager mais aussi d'un « dossier » pour savoir comment ça se passe dans le back office et comment est gérée la question des délais.

H.fr : Quelles sont leurs premières impressions ?
AT : Nous n'avons pas encore tous les retours, nous leur laissons jusqu'à la fin de la semaine prochaine pour faire remonter leurs contributions. Mais certains se sont rendu compte de la complexité des démarches, à commencer par les nombreux acronymes : AAH, PCH, MDPH, AEEH…

H.fr : Quel est l'objectif final de cette initiative ?
AT : Repérer les modes de fonctionnement et rassembler les observations, et surtout les bonnes pratiques, puis en faire une synthèse afin de nourrir la réflexion de notre mission qui sera rendue publique fin avril 2018. Ce que l'on constate, c'est que la question du handicap est assez transpartisane à l'Assemblée, même si tous ne sont pas d'accord sur certains sujets, même s'ils n'ont pas tous le même niveau de connaissance. Mais mobiliser 50 députés sur une telle opération, c'est déjà un bon signe. Cette sensibilisation politique a donné une résonnance forte à notre mission.

H.fr : Avez-vous prévu une action similaire avec les sénateurs ?
AT : Non, ce n'est pas de mon ressort mais je ne doute pas qu'ils se mobilisent aussi dans ce domaine.

 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

7 mars 2018

Un 4ème plan Autisme pour ne plus décevoir les personnes autistes - Lettre ouverte au Gouvernement - 6.3.2018

 

 

7 mars 2018

Un collectif réclame la création d’un « vrai métier d’AESH »

Dans une lettre ouverte à JM Blanquer, un collectif d'AESH réclame une meilleure définition de leur statut, avec la création d'un "véritable corps de métier" d'accompagnant scolaire d'enfants en situation de handicap.

handicapLe collectif « AESH France », qui réunit plus de 9000 Auxiliaires de vie scolaire (AVS) et parents d’enfants handicapés, a envoyé début février 2018, une lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer. Dans ce courrier, intitulé « pour la création d’un vrai métier AESH/AVS », il dénonce « l’absence de mise en place de mesures concrètes » concernant leur profession.

« Nous n’oublions pas les promesses électorales d’Emmanuel Macron, qui s’est engagé à ‘donner accès à un AVS à tous les enfants en situation de handicap qui en ont besoin, pour avoir une scolarité comme les autres’, mais aussi à ‘pérennisser ces emplois, les stabiliser’, en passant par la mise au statut et la rémunération digne de ces professions », écrit le collectif.

Dix mois après son élection, durant lesquels le président de la République « n’a eu de cesse de condamner la précarité subie par les AVS », les accompagnants scolaires ne cachent pas leur ressenti d’un « grand mépris institutionnel ». Selon le collectif, « les parents d’élèves en situation de handicap toujours sans AESH se sentent abandonnés ».

« Le besoin en AVS est grandissant »

AESH France prévient que « l’attente est grande » et réclame du gouvernement une « feuille de route ». Et de rappeler que « le besoin en AVS est grandissant », mais que ceux ci « sont nombreux à abandonner leur poste, trop précaire, mal payé et peu attractif ». A la place de ceux qui démissionnent, « des contrats aidés sont recrutés » – quand beaucoup ne sont tout simplement pas remplacés. « Que deviennent alors les enfants, fragiles, ayant perdu leur accompagnant ? Rupture d’accompagnement, arrêt de l’inclusion scolaire », conclut le collectif.

Dans une question écrite adressée le 1er mars à Jean-Michel Blanquer, la sénatrice des Landes Monique Lubin soutient les revendications des accompagnants scolaires coalisés, et demande « une meilleure définition de leur statut, la création d’un corps de métier d’AESH, et aussi un plan de formation continue en adéquation aux besoins de terrain, et ce, dés leur entrée en fonction. »

7 mars 2018

Sophie Cluzel, secrétaire d'État chargée des personnes handicapées, était l'invitée du Magazine de la santé lundi 5 mars 2018

 

Intégration et handicap : les réponses de Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat

Par la rédaction d'Allodocteurs.fr En 2012, Sophie Cluzel a organisé le premier "Grenelle de l'intégration des jeunes handicapés dans la société". Aujourd'hui, elle travaille dans le gouvernement d'un président qui a annoncé ne plus vouloir de personnes vivant en situation de handicap sans solution...

https://www.allodocteurs.fr

 

7 mars 2018

Groupe d'études : autisme - 15ème législature - Assemblée nationale - Composition au 7.3.2018

 

Groupe d'études : autisme - 15ème législature - Assemblée nationale

Presentation de l'Assemblee nationale, du palais Bourbon, de ses membres (deputes), de son fonctionnement et de son actualite : agenda, travaux en cours (amendements, rapports, commissions, lois), textes et dossiers (legislatifs ou d'actualite)...

http://www2.assemblee-nationale.fr

 

7 mars 2018

Samedi 7 avril 2018 Congrès Autistes & Artistes organisé par AUTISME PACA à Six-Fours-Les-Plages

7 mars 2018

Handicap dans les petites entreprises: le non des patrons !

article publié sur Handicap.fr

Résumé : La CPME s'alarme d'un projet gouvernemental qui pourrait obliger les entreprises de moins de 20 salariés à respecter, elles aussi, le quota de 6% de travailleurs handicapés. Les petits patrons en appellent à l'incitation plutôt que la sanction.

Par , le 06-03-2018

Selon un baromètre (Fiducial) de 2015, 94% des très petites entreprises (TPE) n'emploient pas de travailleurs handicapés (article en lien ci-dessous). Cela pourrait-il changer ? La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s'est insurgée le 6 mars 2018 contre un projet gouvernemental visant à étendre aux entreprises de moins de 20 salariés l'obligation d'emploi de personnes handicapées à hauteur de 6% du total des effectifs.

Radicalement opposée

Selon un document de travail remis par le gouvernement aux partenaires sociaux dans le cadre de la concertation lancée mi-février pour réformer la politique d'emploi des personnes handicapées, que l'AFP s'est procurée, l'exécutif propose d'"assujettir les entreprises de moins de 20 salariés" à cette obligation d'emploi de 6%. Dans un communiqué, la CPME se dit "radicalement opposée" à ce projet, jugeant qu'une telle obligation serait "parfaitement incompatible avec la volonté affichée du gouvernement de simplifier la vie des plus petites entreprises". "Qu'importe le fait qu'il soit, par exemple, un peu compliqué de parvenir à 6% de trois salariés... les TPE (très petites entreprises, ndlr) paieront !", écrit l'organisation patronale.

Incitation plutôt que sanction

Compte-tenu des difficultés d'application à de petits effectifs, "ça veut dire que c'est une taxe supplémentaire", a affirmé à l'AFP Jean-Eudes du Mesnil du Buisson, secrétaire général de la confédération. Interrogé par l'AFP, le secrétariat d'Etat en charge du Handicap s'est refusé à tout commentaire, faisant valoir que "la concertation est en cours" sur la réforme de la politique d'emploi des personnes handicapées. Soulignant que "de nombreux chefs d'entreprise de moins de 20 salariés" se mobilisaient "déjà en faveur de l'insertion des personnes handicapées", la CPME appelle à "privilégier l'incitation à la sanction". Elle propose ainsi de "créer une exonération de charges liée à l'emploi de travailleurs handicapés dans les entreprises de moins de 20 salariés" et appelle à "supprimer la surcontribution pour les entreprises ne parvenant pas, malgré des efforts en ce sens, à embaucher des personnes handicapées".

Un bilan sombre

Malgré l'instauration d'une obligation d'emploi, en 1987 dans les entreprises privées puis en 2005 dans la fonction publique, les personnes handicapées éprouvent de fortes difficultés d'insertion professionnelle. Avec 500 000 personnes inscrites à Pôle emploi, leur taux de chômage est de 19%, deux fois supérieur à la moyenne nationale. La proportion de personnes exclues du marché du travail est également importante, le taux d'activité des personnes handicapées étant seulement de 43%. Le taux d'emploi de travailleurs handicapés dans les entreprises privées était de 4,4% en 2015 en comptant l'emploi indirect (sous-traitants, stagiaires ...) selon l'Inspection générale des affaires sociales (Igas).


 

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

 

6 mars 2018

Autisme : informer sur la carence des soins

autisme-informer-sur-la-carence-des-soins

Djéa Saravane interviendra lors de cette matinée. | 

 

Papa, maman et moi construisons avec l'autisme propose une conférence avec Djéa Saravane, médecin.

Le rendez-vous

Cette conférence s'adresse aux professionnels de santé qui s'occupent de personnes autistes et à tous ceux qui s'intéressent à ce handicap. Le thème portera sur les troubles du spectre autistique et autisme : douleurs, comorbidités et accès aux soins.

« Les personnes autistes représentent 1 % de la population, 1 naissance sur 100. Les carences dans les soins conduisent à une mortalité importante : seize ans de moins d'espérance de vie », explique Valérie Philippe, vice-présidente PMMCA.

L'association Papa, maman et moi construisons avec l'autisme propose donc cette conférence au cours de laquelle interviendra Djéa Saravane. Il est médecin, chef de service au centre régional de douleurs et de soins somatiques en santé mentale et autisme à l'établissement public de santé Barthélémy-Durand, à Etampes près de Paris.

Il est aussi président de l'association nationale pour la promotion des soins somatiques en santé mentale.

Une partie de l'équipe mobile d'interventions autisme en Morbihan (Ouest-France du 28 février) présentera ce dispositif et ses premiers résultats.

Elle propose un soutien et un accompagnement aux familles, établissements ou services pour les jeunes à partir de 16 ans.

Samedi 24 mars, de 9 h à 13 h, au Cinéville Parc Lann. Tarif : 30 €. Gratuit pour adhérents et personnes handicapées. Sur inscription : PMMCA maison des associations ; 07 89 92 25 07 et pmmca56@gmail.

6 mars 2018

RAPPEL -> RIAU (Rencontres Internationales de l'AUtisme) & le CRAIF prépare le prochain salon : 6 et 7 avril 2018

5 mars 2018

L’inclusion scolaire des enfants autistes ou exclusion ?

article publié dans "Les baobabs" - blog sur France info

Le quotidien de parents d'autistes raconté avec humour

Depuis qu’Emmanuel Macron est président, le feu vert est envoyé pour établir avec sa secrétaire d’état au handicap et son ministre de l’éducation nationale une politique plus inclusive à l’école à propos des enfants autistes afin de rattraper le retard que la France en matière d’inclusion. Les paroles et les ambitions sont ouvertement affichées :

Plus un seul enfant autiste sans solution ! Martela t-il partout lors des conférences de presse et de ses apparitions publiques. Un quatrième plan autisme arrive également en parallèle, les préconisations de la haute autorité de la Santé ont également fait l’actualité . Voilà de quoi alimenter encore pendant quelques mois les groupes de paroles des parents sur les réseaux sociaux… mais concrètement ? Qu’est-ce que cela change dans le quotidien de ces enfants ?
J’ai mené ma petite enquête au sein de mes divers et variés rencontres et débats avec mon nouveau livre : Le manuel illustré comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents aux éditions de La Boite à Pandore et très souvent existent deux mondes qui s’affrontent :
Les parents qui veulent que leurs enfants aient une scolarité dans le milieu normal comme le dit la loi de 2005 sur le Handicap.
Les professeurs des écoles qui ne se sentent pas apte à prendre un enfant différent dans leurs classes à 30 élèves… Par manque de formations, manque de moyens, manque de temps…
Très souvent les professeurs vont jusqu’à refuser l’enfant différent dans leur classe si l’AVS est absente…

2018_02_08__15_07_dessin_patfawl_autisme

Et donc très souvent les deux camps s’affrontent dans des débats tumultueux, un camp contre un autre et je ne trouve pas cela très constructif. Le professeur n’a aucune excuse pour refuser un enfant autiste, la loi protège l’enfant, que cela lui plaise ou non, il doit AVS ou absence d’AVS accueillir l’enfant dans sa classe et faire école normalement. L’école est la république ! Elle doit se faire pour tout le monde… Donc là dessus, les parents ne doivent pas s’excuser, il est normal que leur enfant soit accepter dans l’établissement. Ce n’est pas parce que la société n’est pas encore rodée totalement que les enfants autistes doivent être mis sur le ban de l’éducation nationale.
Pour la question des moyens, ce qu’il faut savoir c’est qu’un tel enjeu comme celui là est un véritable changement de société, de mentalités et aussi de moyens humains, bien évidemment !

Heureusement, beaucoup de professeurs jouent le jeu et cela se passe en général très bien lorsque les personnes sont bienveillantes et motivées ! La société n’est pas parfaite et il y a encore beaucoup de travail à faire de ce point de vu mais les mentalités commencent à changer !
Il est donc normal même si pour les parents, c’est agaçant de voir leur enfant exclus parfois et avec ce combat acharné pour voir leur enfant vivre une scolarité quasi-normale, il existe encore plus de 80 000 enfants qui ne vont pas encore à l’école. Et c’est encore beaucoup trop…

Il y existe encore beaucoup de lacunes mais les choses et les prises de consciences sont entrain de changer… Et heureusement ! Le manuel que je viens de sortir est également là pour contribuer à faire changer les mentalités. Il existe aussi de très beaux fascicules qui sont fait au sein des associations sur l’autisme… Bref, quand l’ignorance partira totalement, les personnes différentes seront totalement inclus dans la société…

Encore un petit effort et on y est presque !

Et vous ? Que pensez-vous de ces changements ? Pensez-vous que la société est entrain de changer et de se préparer à l’inclusion des personnes autistes dans le milieu normal ?

 

Peter Patfawl : auteur du manuel illustré comment garder un enfant autiste quelques heures pour aider ses parents, édition la boite à pandore, 14 eur 50. Partout en librairie.

dessin couverture

4 mars 2018

Excessivement handicapé

article publié dans Yanous

Pris comme exemple d'une vie autonome grâce à des aides humaines permanentes, Marcel Nuss s'insurge contre l'instrumentalisation dont il fait l'objet alors que l'austérité réduit les budgets et la capacité de personnes handicapées dépendantes à sortir d'établissements médico-sociaux.

        "Je vous rappelle Marcel Nuss, qui est lui-même excessivement handicapé, qui a les 3x8 avec lui parce qu'il est totalement dépendant, et il vous vous dit 'je suis autonome parce que je suis bien accompagné". Qui a dit ça ? Sophie Cluzel, secrétaire d'État aux personnes handicapées, lors de la Commission des Affaires Sociales de l'Assemblée Nationale du 21 février dernier, pendant son audition sur la politique de l'emploi des personnes handicapées.

On m'a déjà affublé du "lourdement handicapé", du "pauvre handicapé", du "polyhandicapé" (alors que j'ai "juste" un plurihandicap), j'en passe et des meilleures, mais jamais d'un "excessivement handicapé". C'est dire si, aux yeux de cette ministre, "je suis handicapé avec excès". Avoir un handicap me semblait pourtant suffisant. Cependant, si de surcroît il est excessif, je suis mal barré. D'après le Larousse, la définition d'excès, c'est : "Ce qui dépasse la mesure moyenne ou jugée normale" et "ce qui dépasse les limites permises, convenables". Que je dépasse la mesure pour certains, ce n'est pas un secret, quant aux limites permises et convenables, n'en parlons même pas.

Que Madame la secrétaire d'État voie mon handicap ainsi, elle qui vient de ce milieu, me laisse quelque peu perplexe et ne présage rien de bon pour sa vision de la "politique du handicap"; du reste, qu'elle soutienne la réforme de l'Allocation Adulte Handicap qui va faire des perdants, et s'attelle à la suite de la déconstruction de la mise en accessibilité est révélateur, sans être étonnant lorsqu'on sait ce qu'ont réussi à pondre, en leur temps, ses prédécesseurs.

Cela dit, qu'elle sache que j'existe et me prenne en exemple serait très flatteur si... elle ne se servait pas de moi. Du reste, si exemplaire suis-je à ses yeux, pourquoi met-elle si "excessivement" de temps à me répondre suite à l'envoi, en novembre 2017, d'un ouvrage consacré à l'accompagnement sexuel en France - sujet sur lequel elle ne s'est toujours pas prononcée - et, plus encore, à me rencontrer afin que nous en parlions ouvertement ? En fait, elle est "excessivement" peu pressée, à l'instar des susdits prédécesseurs. Dès que le sujet est trop brûlant, on joue à la patate chaude. 


 

En outre, Madame la secrétaire d'État m'utilise "excessivement" mal. Je ne suis exemplaire que lorsque cela arrange et, pire, à mauvais escient. En effet, je n'ai jamais fait du "trois-huit" mais du 24h/24, car on n'est pas autonome en trois-huit étant contraint par les changements de poste. Et par-dessus le marché, on doit s'accommoder avec trois accompagnants différents par jour. Madame a-t-elle idée de ce que cela représente dans son corps et dans sa tête d'être accompagné à longueur de journées et d'années ? "Excessivement" non, d'évidence. Alors ne parlons pas de devoir vivre, que dis-je, dépendre à perpétuité de trois aidants par jour; faites le calcul sur un mois. C'est ce que vivent la plupart de mes congénères. Heureusement, j'ai trouvé un système plus humain et respectueux de la personne accompagnée et de ses accompagnant-e-s; il suffit que Madame me contacte pour en savoir plus, et puis de se démener afin d'améliorer la situation. Je suis même prêt à lui donner un coup de main, c'est dire mon envie que la France soit fière de sa politique du handicap; elle en est bien loin.

Et, ce qui est plus grave, c'est que Madame la secrétaire d'État se serve de mon nom pour une proposition gouvernementale qui fleure "excessivement" le recul insidieux. Sur le principe, je suis le premier à penser qu'il est urgent de sortir "des murs" le maximum de personnes handicapées, mais pas à n'importe quel prix. Or, quand on connaît ce gouvernement, et les précédents, il est aisé de voir l'entourloupe qui se profile derrière ce généreux élan de libéralisme social. Encourager un maximum de gens à opter pour l'emploi direct, ou le mandataire, cela représenterait une sacrée économie pour l'État et les collectivités territoriales. Sauf que c'est "excessivement" dangereux parce qu'il faut certaines capacités pour être capable d'assumer une vie "autonome", et des moyens adéquats, ce qui est une Arlésienne pour la majorité des bénéficiaires. D'autant qu'il faut aussi du personnel en nombre, parfaitement qualifié, fiable et prêt à travailler à domicile, et c'est loin d'être gagné, surtout avec les salaires indignes qu'on leur donne; même pour moi, il y a des périodes où c'est épuisant parce que rien n'est prévu pour combler les lacunes de l'emploi direct.

L'accompagnement médico-social à domicile peut être un enfer à haut risque lorsqu'on n'est pas préparé et/ou en mesure de le gérer, et si la Prestation de Compensation du Handicap n'est pas à la hauteur des besoins comme c'est le cas pour au moins 80% des bénéficiaires. Il est vital de lancer un programme éducatif dans les prétendus lieux de vie, si on souhaite ouvrir "la porte aux oiseaux", car l'autonomie s'apprend; encore faut-il des financements conséquents afin de prendre en charge un tel programme... dont les établissements médico-sociaux sont "excessivement" privés. Et bien sûr une réelle volonté, ce dont je me permets de douter. Franchement, faut pas rêver, à moins d'être excessivement naïf, nous vivons une politique inhumaine et irresponsable de réduction du budget par tous les moyens, sans augmentation, pas dans le champ du social en tout cas.

Cessons donc d'être "excessivement" dupes, qui plus est face à une ministre qui ne répond pas aux questions qui lui sont posées par les parlementaires. Le sujet de la journée c'était "l'emploi", pas la PCH-emploi-direct. Entre nous, Madame la secrétaire d'État, j'assume la responsabilité de quatre emplois à temps plein sans aucune compensation, il est donc difficile de prétendre que je ne suis pas employeur, vous ne trouvez pas ? Ça me demande chaque mois des heures de travail qui, par ailleurs, sont payés aux services prestataires. Pourquoi cette inégalité "excessivement" injuste et disproportionnée ? En revanche, si le même employeur fait une erreur de gestion, les conséquences sont pour sa pomme, "exclusivement". C'est mon choix d'être employeur, me direz-vous. Certes. Un choix que vous voulez inciter d'autres à faire...

En fait, contrairement à ce qu'on est en droit de penser, la politique c'est "excessivement handicapant", surtout entre certaines mains.


Marcel Nuss, écrivain,
président de l'Association Pour la Promotion de l'Accompagnement Sexuel (Appas), mars 2018.

 

4 mars 2018

Belgique : La Cour constitutionnelle valide la réforme de la pratique de la psychothérapie

La Cour constitutionnelle valide la réforme de la pratique de la psychothérapie
La Cour constitutionnelle valide la réforme de la pratique de la psychothérapie - © JASPER JACOBS - BELGA


Publié le jeudi 01 mars 2018 à 14h00

La Cour constitutionnelle a validé jeudi la réforme de la pratique de la psychothérapie, censée désormais répondre à un prescrit plus scientifique, les sciences humaines étant reléguées à une fonction de conseil.

Concrètement, en vertu de la réforme de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Maggie De Block, l'exercice de la psychothérapie ne sera plus permise à terme que par des médecins, des orthopédagogues cliniciens ou des psychologues cliniciens. La Cour a assuré du caractère proportionné d'une réforme qui, si elle réserve, à l'avenir, l'exercice de la psychothérapie au champ de la médecine factuelle, ne porte pas pour autant atteinte au droit des personnes issues du champ des sciences humaines d'exercer une activité librement choisie, fut-elle de conseil.

Publicité
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Visiteurs
Depuis la création 2 429 128
Newsletter
Publicité
"Au bonheur d'Elise"
Archives
Publicité