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"Au bonheur d'Elise"
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16 septembre 2011

article publié dans le quotidien du médecin le 15 septembre 2011

Appel pour des assistants sexuels auprès de handicapés

lequotidiendumedecin.fr 15/09/2011

L’Association des paralysés de France (APF) et l’association Cho(o)se ont lancé un appel pour « l’assistance sexuelle des handicapés », déjà signé par le philosophe Pascal Bruckner, l’ancienne star du X Brigitte Lahaie ou le comédien François Cluzet. L’appel, publié dans « Libération », interroge : « Accepteriez-vous une vie sans relation sexuelle, alors que vous en avez le désir? »

Les deux associations demandent qu’un débat national soit engagé sur le sujet. « Refuser l’assistance sexuelle aux personnes en situation de handicap qui en ont besoin, c’est les priver d’une partie de leur citoyenneté », expliquent-elles.

Au début de l’année, une proposition de loi de l’ex-député UMP Jean-François Chossy avait déjà été controversée. Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, avait vigoureusement rejeté le recours à ce type d’assistant. « J’y suis rigoureusement, formellement, totalement opposée », avait-elle déclaré. Une opposition qu’elle avait maintenue en affirmant : « Soit cela relève du bénévolat et de relations interpersonnelles et on n’a pas à intervenir, soit ce sont des relations rémunérées en échange d’un service sexuel, cela porte un nom, cela s’appelle de la prostitution. ». La proposition de loi avait été ajournée.

Une mission a été confiée à Jean-François Chossy sur le regard que porte la société sur le handicap. Son rapport, qui doit être remis dans les prochains jours au Premier ministre, aborde le problème de la sexualité des personnes handicapées. Le rapport ne prend pas position sur le problème des assistants sexuels mais Jean-François Chossy se réjouit que le tabou de la sexualité des handicapés soit tombé. « Nous avons ouvert la porte à la discussion », souligne-t-il.

Le statut d’assistant sexuel existe déjà en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark et en Suisse. « Cet assistant, homme ou femme, aurait pour rôle de répondre à un besoin d’apprentissage et de découverte de l’intimité, mais aussi de prodiguer, dans le respect, une attention sensuelle, érotique et/ou sexuelle », plaident dans leur appel les associations qui rejettent toute assimilation à de la prostitution.

L’organisation féministe Coordination française pour le lobby européen des femmes (CLEF) se déclare contre toute légalisation des aidants sexuels et appelle Roselyne Bachelot à s’opposer de nouveau « à cette tentative de légiférer » sur le sujet.

› Dr LYDIA ARCHIMÈDE

http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/appel-pour-des-assistants-sexuels-aupres-de-handicapes

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16 septembre 2011

Truc de fou ! ... mais c'est parfois la réalité de terrain

15 septembre 2011

article publié sur le site Mise en Abyme - Tribune de Genève - le 14 septembre 2011

14.09.2011

Suite à la publication de l’article « L’autisme, ce « cercueil fermé », « Le Courrier », 14 septembre 2011.

 Il faut avoir une certaine forme de courage pour déclarer, en septembre 2011, dans les colonnes d’un journal de la presse locale (Le Courrier, 14 septembre 2011) que l’autisme est « un cercueil fermé ». Ce courage nous le devons à un représentant de la psychanalyse: le docteur Sergio Caretto.

La maman que je suis - et je pense parler au nom de beaucoup, beaucoup de parents, est outrée d’apprendre que des médecins aussi titrés que M. Caretto se permettent impunément d’insulter nos enfants, leur dignité et leur intégrité morale en les qualifiant de « cercueil fermé ». Pour un psychanalyste, qui prône la relation à autrui il y a encore, je constate, beaucoup de choses à apprendre sur le sens basique du respect à l’autre.

Si j’étais en train de rédiger un billet en faisant un exercice de style, comme on nous apprenait à en faire sur les bancs du lycée, et que je voulais, par exemple, m’adresser à des zonards titrés, je dirai sûrement : « Tu sais ce qu’il te dit le cercueil fermé, tête de noc (verlan) ? » 

Mais comme je suis très polie et que ma modeste fonction de Présidente ne me consent guère à une telle bassesse linguistique, je dirai plutôt :

Cher Monsieur Caretto, nous avons lu avec un grand intérêt vos propos rapportés par M. Ammann, journaliste au Courrier, dans lesquels vous avancez que l’autisme n’est ni « un handicap, ni un déficit, mais qu’il est une fermeture radicale à l’autre, cet autre qui est perçu comme une menace, plutôt qu’une ressource pour sa propre existence ».

Votre opinion (parce que il s’agit bien d’une doxa) n’a d’intéressant que le vide qu’elle véhicule. Nous pourrions dès lors décider de disserter, vous et moi et les quelques autres adeptes de la pensée libre de cette auguste République, sur le sens du vide et la valeur de l’existence en confrontant les pensées d’Heidegger que par ailleurs vous citez mal et celles des nombreux autres essayistes qui se sont exercés à écrire des hypothèses sur l’origine du langage. Je vous invite d’ailleurs, mais c’est sûrement évidemment déjà fait, à vous pencher, pour traiter de ce merveilleux sujet, sur les textes de la période hellène dont Heidegger n’est qu’un lointain représentant. Les sources sont toujours plus instructives. 

Nous vous somme gré Monsieur Caretto de reconnaître que notre quotidien de parents n’est pas simple confronté à ce « cercueil vivant » (je cite vos propos insultants), mais nous pouvons vous assurer qu’il serait beaucoup (mais alors beaucoup) plus simple si nous n’avions pas à supporter vos éternelles interprétations au sujet de nos enfants, qui n’ont de sens que dans le cercle très restreint de vos débats pseudo-littéraires qui occupent probablement votre intellect et vos soirées. En tout cas au niveau international, vos opinions sont caducs et ne font même plus l’objet de cours sur les bancs de l’Université. Vous pouvez avoir une première idée de ce que les neurosciences apportent notamment dans le domaine de l’autisme en lisant la page 8 du même quotidien qui vous consacre une page entière.

C’est assez intelligent d’ailleurs de la part de ce très bon quotidien de laisser ainsi la possibilité aux lecteurs de confronter les avis (même si indirectement) et de faire prendre conscience de l’énorme débat qui se joue actuellement en Romandie dans le domaine très pointu de l’autisme. Psychanalyse ou neurosciences ?

L’alliance entre la psychanalyse et la neurologie que certains de vos collègues prône au nom de la plasticité cérébrale est comme le miroir aux alouettes qui, à une lecture scientifique, s’écroule comme un château de cartes. Mais quel délice intellectuel : rien à redire. Dès que je trouve une minute dans mon emploi du temps, fort chargé, à force de devoir répondre à toutes les inepties qu’on peut lire dans les quotidiens, promis je viens à vos soirées littéraires. Cela doit être jouissif (c’est bien un lemme que vous appréciez ?). 

Je profite d’ailleurs de l’occasion pour inviter toutes les personnes qui sont intéressées à en connaître un peu plus sur les deux approches antagonistes aujourd’hui en vigueur à Genève, celle prônée par M. Caretto et celles représentée par le courant des neurosciences le 26 novembre 2011 à l’auditoire R089 (UniMail), de 9h00 à 17h30.

L’association qui aime le dialogue (sans insulter l’autre) a en effet invité tout le monde, tous bords confondus, à s’exprimer sur ses choix théoriques et ses résultats pratiques. La journée sera ponctuée de deux débats modérés par Christophe Ungar, journaliste à la tsr. Venez donc nombreux écouter les uns et les autres. Place à la disputatio ! Histoire d’y voir un peu plus clair. Informations et inscriptions sur notre site : www.autisme-ge.ch

Comme le dit M. Caretto, pour une fois nous sommes d’accord, c’est sûrement dans le dialogue (sans insulte…merci à M. Caretto de s’en souvenir) qu’il y aura un bénéfice mutuel. Mais le dialogue ne suppose aucunement des syncrétismes, comme en font systématiquement les tenants lacaniens qui ont même pour ambition de créer une chaire en autisme sur l’alliance neurologie/psychanalyse. Le dialogue suppose une prise de conscience des différences théoriques avec -comme objectif- qu’elles soient clairement énoncées aux parents. Parce que pour l’instant le jeu du « cache cache, coucou c’est pas ça… » ce sont les représentants de la psychanalyse qui en sont les champions. Vous ne connaissez pas ce jeu ? Le principe est très simple, il s’agit de tourner le plus adroitement possible autour du pot sans jamais rien dire de « décisif » aux parents :  

1/ ne pas annoncer, par exemple, de diagnostic aux parents parce que -paraît-il- cela influe notre relation à l’enfant. Alors ils pratiquent le jeu du « cache cache coucou c’est pas ça »…en disant « votre enfant souffre de la relation » « votre enfant a une évolution dysharmonique », « votre enfant a un trouble de la compréhension » et autres fioritures de ce genre… ; 

2/ ou par exemple ne pas formuler d’objectifs à atteindre et encore moins les mettre par écrit (et oui… scripta manent). Ici le jeu du « cache cache coucou c’est pas ça » consiste à dire aux parents « mais non…pas besoin de rapport par écrit pour l’instant, on observe l’enfant », « on le regarde évoluer », « il a besoin de venir à nous », etc.…le problème c’est qu’ils l’observent pendant au moins 6 ans….Un peu long comme observation, vous ne trouvez pas ?

Enfin, M. Caretto, pour votre gouverne la psychanalyse n’est pas la seule discipline à vouloir faire découvrir à la personne (je préfère ce lemme à celui de « sujet » que vous employez) une vérité qui la concerne. Loin de là, perdez, je vous prie, cette dernière illusion que vous cultivez avec tant de mots. Si l’esprit ne se réduit pas au cerveau, le cerveau explique l’esprit et pas que celui de la lettre. 

Et puisqu’il vous plaît avec si peu de convenance de citer des personnes avec autisme au profit de votre théorie, permettez-moi, M. Caretto, de conclure ma lettre qui a un certain état d’esprit, j’en conviens, par ces mots eux aussi écrits par une personne avec autisme : 

« Quand la première psychiatre me demanda d’évoquer mes souvenirs (et les freudiens ont tendance à adopter cette ligne), sa demande me parut étonnante et dangereuse », Donna Williams (personne avec autisme de haut niveau).

Ps:Si M. Caretto veut prendre contact avec l’association, nous serons ravis de discuter avec lui. Je pense que nos coordonnées sont très simples à trouver. Et si M. Amman veut entendre le point de vue des parents, il sait aussi comment me contacter J !

Mj Accietto

http://miseenabyme.blog.tdg.ch/archive/2011/09/14/suite-a-la-publication-de-l-article-l-autisme-ce-cercueil-fe.html

14 septembre 2011

publié sur le site du CRAIF (Centre de Ressources Autisme Ile-de-France)

Une petite bande dessinée très bien faite pour comprendre ce qu'est l'autisme :

l'autisme_en_image

http://www.craif.org/78-nos-publications.html

14 septembre 2011

article paru sur le site du CRAIF (Centre de Ressources Autisme Ile-de-France le 14 septembre 2011

Appel à projet pour la mise en place d’un centre de diagnostic et d’évaluation autisme pour adultes en Ile-de-France

14/09/2011
Dans le cadre du financement des différents plans et mesures de santé publique, la circulaire de la DGOS relative à la campagne tarifaire 2011 des établissements de santé poursuit l’appui financier de certains objectifs du plan autisme 2008-2010.

A ce titre, l’ARS Ile-de-France a souhaité soutenir la mise en place d’un centre de diagnostic et d’évaluation autisme pour adultes (CDEAA).

Un appel à projet est lancé. Les projets doivent être remis au plus tard pour le 31 octobre 2011. La sélection des projets aura lieu mi-novembre.

Consulter l’appel à projet et le cahier des charges

http://www.craif.org/actualite-45-153-appel-a-projet-pour-la-mise-en-place-d-un-centre-de-diagnostic-et-d-evaluation-autisme-pour-adultes-en-ile-de-france.html

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14 septembre 2011

article publié dans télérama le 12 septembre 2011

Lacan, 30 ans après

Mauvaise passe pour la psychanalyse ?

Le 12 septembre 2011 à 16h00    -    Mis à jour le 12 septembre 2011 à 16h04

Décriée, concurrencée par les psychothérapies… trente après la mort de Lacan, la psychanalyse est en crise. Et si, pourtant, elle n'avait jamais été aussi nécessaire ? Dossier spécial.


Illustration : Séverin Millet

Il y a trente ans, le 9 septembre 1981, mourait le psychanalyste Jacques Lacan. Cet anniversaire, a priori peu médiatique tant notre époque « bling-bling » semble aux antipodes des préoccupations intellectuelles et spéculatives des bouillonnantes années 1950-1980, sera marqué par la publication de plusieurs ouvrages importants, parmi lesquels un nouveau Séminaire du « maître » et le livre pénétrant, accessible et touchant, d'Elisabeth Roudinesco : Lacan, envers et contre tout. En trente ans, les temps ont bien changé : le maître n'a pas été remplacé ; la discipline a subi de violentes attaques ; la société s'est marchandisée, métamorphosée. Résultat : le statut de la psychanalyse, son impact sur la culture et la pensée contemporaines sont sérieusement ébranlés. Mais persiste le malaise dans notre civilisation, comme disait Freud. Analyse...

Dans les années 1960 et 1970, elle faisait un malheur : Lacan était une idole, Dolto cartonnait à la radio, et si tout le monde ne s'allongeait pas sur le divan, la psychanalyse était reine dans les médias et la vie intellectuelle. Un Lacan génial et déjanté pouvait refonder à lui seul la discipline, en mobilisant aussi bien la philosophie et la linguistique que la topologie. La psychanalyse dialoguait avec des figures aussi charismatiques que Lévi-Strauss ou Foucault. Pour beaucoup, brillants médecins ou philosophes formés aux humanités, les « psys » formaient une élite intellectuelle.

Cet âge d'or n'est plus. Avant, on se tournait d'abord vers la psychanalyse pour venir en aide aux âmes tourmentées. Désormais, on ne compte plus les prétendants déterminés à lui faucher sa place. En premier lieu, les thérapies cognitives et comportementales (TCC), qui ont une vision bien différente de la cure : quand les analyses sont longues, les TCC sont brèves, se résumant parfois à quelques séances. Quand l'analyste est avare de ses mots, le thérapeute est beaucoup moins distant : il discute avec son patient, lui prescrit des exercices, conçoit des expériences et des travaux pratiques.

La guerre continue entre psychanalyse
et thérapies cognitives et comportementales.

Pour ces nouvelles thérapies, une chose prime : faire disparaître les symptômes gênants. Précisément ce que déplore la psychanalyste et philosophe Clotilde Leguil : « On évacue ainsi la vérité que le symptôme peut représenter pour le sujet. La phobie, par exemple, ne sera pas inscrite dans une histoire singulière, mais considérée comme un trouble à éradiquer, en rééduquant les patients, pourquoi pas en groupe. » Tout sépare, en fait, la psychanalyse et les TCC. Et, depuis quelques années, elles se livrent une lutte sans pitié. En 2004, les tenants des TCC lançaient une campagne pour disqualifier la psychanalyse, en s'appuyant sur un rapport Inserm controversé compilant des études internationales sur l'efficacité comparée des thérapies : les psychanalystes indignés sont montés au créneau, le rapport a été enterré. Mais la guerre continue, désormais au grand jour, avec l'objectif, pour les « TCC », de faire de la psychanalyse une offre comme une autre (et pas très « performante ») dans le catalogue hétéroclite des psychothérapies disponibles sur le marché de la santé mentale.

Le temps des polémiques
Qu'on se le dise, il ne fait plus bon être freudien. « Les psychanalystes ont toujours eu tendance à se prendre pour des martyrs, mais aujourd'hui ils le sont vraiment », résume avec malice Pierre-Henri Castel, psychanalyste et directeur de recherches au CNRS. De fait, ces dernières années, les coups n'ont pas manqué. La psychanalyse a l'habitude ! Les critiques qui, dès sa naissance, dénonçaient son manque de scientificité ou jugeaient consternantes ses théories sur la sexualité n'ont pas disparu. Mais les attaques sont devenues plus virulentes. Dans L'Autorité des psychanalystes, l'anthropologue Samuel Lézé souligne ainsi un véritable renversement : en moins de dix ans, le discours critique sur la psychanalyse s'est vu supplanté par un discours sur la crise de la psychanalyse. En témoignent les polémiques soulevées par Le Livre noir de la psychanalyse, auquel participent des pro-TCC, ou le pamphlet d'Onfray, Le Crépuscule d'une idole, sous-titré sans détour L'affabulation freudienne. Fini, le prestige intellectuel et social des psys ! Ils sont traités comme des charlatans, leurs théories qualifiées de fausses et de fantaisistes. Pis encore : ils nuiraient gravement à leurs patients.


Elisabeth Roudinesco répond à Michel Onfray, dans “Vous aurez le dernier mot
”, sur France 2.


Comme le remarque Samuel Lézé, la place accordée dans les médias à ces polémiques témoigne de la surface sociale que conserve encore, malgré tout, la psychanalyse. Entre la discrétion de l'expérience du divan et le brouhaha médiatique, elle est à la fois invisible et... omniprésente. Les menaces n'en sont pas moins réelles : attaques des comportementalistes, mais aussi essor des neurosciences, qui débordent de plus en plus du cadre biologique pour s'intéresser à la psychologie, ou encore la place accordée à la psychopharmacologie en psychiatrie. Ainsi, en 1980, soit un an avant la mort de Lacan, paraissait aux Etats-Unis la troisième édition du Manuel diagnostique et statistique des trou­bles mentaux (DSM III), qui s'est vite imposé dans la classification des troubles du comportement.

Excluant tout recours aux théories psychanalytiques, ce manuel témoigne d'une vision médicalisée de la psychiatrie et réduit l'individu à ses comportements. Roland Gori, psychanalyste et professeur émérite de psychopathologie clinique de l'université d'Aix-Marseille, en a observé les conséquences : le recul de la psychanalyse dans les institutions psychiatriques et les départements de psychologie. Avec verve, il dénonce la progression d'une psy­chiatrie sécuritaire, symptomatique de l'intolérance sociale croissante face aux écarts de comportement. « La psychanalyse, pour moi, c'est le nom de ce qui s'oppose à la tyrannie de la norme et des classifications sociales ou pathologiques. Les gens viennent à elle aujourd'hui pour se sentir sujets, pour se sentir vivants psychiquement ! Certains chercheurs, journa­lis­tes ou artistes expriment la même souffrance face à la normalisation sociale et aux dispositifs centrés sur les nouvelles formes d'évaluation. C'est ce qui m'a conduit à donner une orientation politique à mon enga­gement. »

 

<p>Illustration : Séverin Millet</p>

Illustration : Séverin Millet


Un corps fragmenté

D'où « l'Appel des appels », lancé fin 2008 à son initiative avec un autre psychanalyste, Stefan Chedri. Leur éthique : « remettre l'humain au coeur de la société »en réunissant des professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l'éducation, de la recherche, de l'information ou de la culture. Lancée début 2009, leur pétition est un indéniable succès, avec plus de 80 000 signatures recueillies. Quant au sentiment d'être en porte-à-faux avec les valeurs néolibérales, l'obsession de la performance et les évaluations chiffrées, il est largement partagé chez les psychanalystes (même s'il ne les conduit pas tous, loin de là, à s'engager politiquement). L'organisation de la santé mentale, par exemple, est souvent perçue comme une menace : elle entend moderniser l'offre de soins et la rendre plus transparente, pour faire jouer la concurrence. Or, faire une analyse, c'est long et cher. D'où la tentation de privilégier les thérapies brèves, moins coûteuses pour l'Etat...

On l'aura compris : l'époque est peu amène avec la psychanalyse. D'autant que des critiques s'élèvent... dans ses propres rangs. La psychanalyste Ana de Staal, traductrice et éditrice, déplore le manque d'ouverture de la discipline en France. Au sein des éditions Ithaque, elle s'emploie à mieux faire connaître des œuvres étrangères, à promouvoir une psychanalyse ouverte aux autres cultures, aux autres courants, aux autres disciplines. Avec un succès encore limité... Dans son Histoire de la psychanalyse en France, Elisabeth Roudinesco ne ménage guère, elle aussi, ses confrères : « Les psychanalystes ont tendance à ne lire que les productions de leur propre groupe, se confortant ainsi dans la recherche non pas de l'altérité, mais de l'identique à soi. » La psychanalyse française est ainsi marquée par la dissémination des groupes et des écoles, en particulier au sein des lacaniens.

“De plus en plus de gens ne demandent pas d'analyse
à proprement parler. Ils viennent voir un "psy"…”
Sophie Mendelsohn, psychanalyste.


Scissions, scissions de scission... En 1985, on comptait pas moins de quatorze groupes issus de la dissolution par Lacan, en 1980, de l'Ecole freudienne de Paris (EFP). Entre 1985 et 2000, cinq groupes disparaissent et quatorze apparaissent, phénomène qui reflète, c'est vrai, une certaine liberté. Dans le même temps, la psychanalyse recule chez les grands éditeurs de littérature générale, et les petites antennes éditoriales (à faible tirage) se multiplient. On retrouve cet éclatement dans les revues : certaines des plus importantes, comme la Nouvelle Revue de psychanalyse, ont disparu ; le nombre des petites, lui, augmente. Total : vingt-trois ! Et l'heure de la synthèse n'est pas près de sonner : il n'y a pas de nouveau Lacan à l'horizon. En revanche, les désaccords - sur l'homoparentalité ou l'usage de certaines techniques de procréation médicalement assistée, par exemple - sont nombreux.

C'est d'ailleurs l'autre arme brandie contre la psychanalyse : elle serait vieux jeu, voire réac, attachée à ses rituels et à ses dogmes. N'en déplaise à ses détracteurs, sa pratique n'est pourtant pas figée : l'époque a changé, les analystes aussi. Le nombre de séances hebdomadaires, par exemple, s'est réduit - le plus souvent à deux, au lieu de trois, quatre, voire cinq autrefois. La durée des analyses aussi : les gens n'ont plus la même disponibilité, leurs conditions socio-économiques se sont durcies. Plus étonnant encore, c'est la nature des demandes qui a changé. Sophie Mendelsohn, une jeune psychanalyste exerçant notamment à Sainte-Anne auprès d'enfants et d'adolescents, s'en fait l'écho : « De plus en plus de gens ne demandent pas d'analyse à proprement parler, explique-t-elle. Ils viennent voir un "psy" sans trop savoir ce qu'est un psychanalyste, et découvrent en cours de route ce qu'est l'analyse - en particulier les patients assez jeunes. Mais ce n'est pas nécessairement un obstacle. Ce qui compte, c'est qu'il reste possible de découvrir ce qu'est la psychanalyse en parlant à un analyste. »

Une bouffée d'air
Exerçant à Reims, Lydia Ledig constate que le terme même de « psychanalyse » fait désormais peur à de nombreux patients : « C'est un mot tabou. » Autant de difficultés qui incitent à plus d'inventivité clinique. Les analystes adaptent le prix des séances à la situation de leurs patients chômeurs, étudiants ou intermittents du spectacle ; ils ne comptent pas leur temps, entre les séances, les lectures, les réunions souvent tardives, les journées thématiques ou les séminaires. Et finalement leurs effectifs restent stables : environ 5 500 en France. Malgré les attaques, les crocs-en-jambe et les coups de coude, la psychanalyse a donc sans doute encore de beaux jours devant elle.

“Dans une civilisation qui privilégie le discours scientiste
et le culte de l'évaluation, le sujet peut se sentir écrasé.”

Et pour cause : la souffrance psychique, elle, se porte bien. « La demande reste forte, peut-être même de plus en plus forte, explique Clotilde Leguil. Dans une civilisation qui privilégie le discours scientiste et le culte de l'évaluation, le sujet peut se sentir écrasé, méconnu dans ce qu'il est, dans ce qu'il souffre. La psychanalyse apparaît alors comme une bouffée d'oxygène. » Cette capacité à prendre en charge la singularité reste le grand atout de la psychanalyse, pour Pierre-Henri Castel, qui relate cette anecdote : « Un homme est venu me voir. A l'hôpital, on lui a expliqué qu'il avait un trouble bipolaire, que c'était d'origine génétique, qu'il devait prendre à vie des médicaments et que la psychothérapie n'y pourrait rien. "Eh bien, voilà, ça me déprime", me dit-il. Formule exemplaire des dilemmes d'aujour­d'hui : d'un côté, les gens espèrent qu'on les traitera avec toutes les garanties de l'objectivité scientifique dernier cri, de l'autre, ce qu'ils sont comme individu unique reste étrangement en souffrance. »

Inutile de fantasmer sur l'âge d'or de la psychanalyse : les années 1960-1970 font plutôt figure d'exception. La psychanalyse était alors une contre-culture majeure, liée à la pensée critique ; elle est juste redevenue une contre-culture mineure, en marge des grands axes idéologiques. Et elle en a vu d'autres ! Les psychanalystes, même dans le calme de leur cabinet, ont toujours été des militants. L'adversité, loin de les décourager, raffermit plutôt leurs convictions et leur mobilisation. Et si la psychanalyse était, elle aussi, un sport de combat ?

 

 
Aux origines de la psychanalyse

   La psychanalyse est à la fois un procédé d'exploration de l'inconscient, une thérapie pour soulager certains troubles psychiques (culpabilités, angoisses, obsessions, phobies...) et une théorie du psychisme humain. C'est Sigmund Freud (1856-1939) qui pose au seuil du XXe siècle les fondements de la psychanalyse.

  En travaillant avec Charcot et Breuer sur des patientes hystériques, le médecin viennois parvient à la conviction que leurs troubles procèdent de processus psychiques inconscients, liés à la sexualité infantile, et que le dévoilement de ces processus a un effet thérapeutique. Freud n'a donc pas « découvert » qu'il y a un inconscient, mais il propose une méthode pour l'explorer, basée sur la « libre association ». Elle consiste pour le patient à exprimer toutes ses pensées, telles qu'elles se présentent, afin de lever les refoulements pathogènes et les contradictions psychiques grâce notamment à l'interprétation des rêves, des lapsus, des oublis...
   Les jalons posés par Freud ont donné lieu, de son vivant et après sa mort, à de nombreux développements plus ou moins « orthodoxes ». On peut citer les travaux de Sándor Ferenczi, Melanie Klein, Anna Freud ou Jacques Lacan, dont la réflexion et l'attention portée au langage ont marqué durablement la discipline.

 

Catherine Halpern

Télérama n° 3217

http://www.telerama.fr/idees/mauvaise-passe-pour-la-psychanalyse,72658.php

14 septembre 2011

article publié dans le monde.fr le 13 septembre 2011

Scolarisation des élèves handicapés : encore loin du compte

LEMONDE pour Le Monde.fr | 13.09.11 | 10h31

"L'école peine aujourd'hui à répondre de manière pertinente aux besoins des enfants handicapés", estime le sénateur Paul Blanc (UMP, Pyrénées orientales) dans son rapport sur la scolarisation des enfants handicapés.AFP/ÉRIC FEFERBERG

En se déplaçant, lundi 12 septembre, dans une école et un collège de l'Yonne sur le thème de la scolarisation des enfants handicapés, Luc Chatel, le ministre de l'éducation nationale, a voulu communiquer sur l'une de ses grandes fiertés de la rentrée : 214 600 élèves handicapés sont scolarisés en "milieu ordinaire" à la rentrée 2011, soit 13 212 élèves de plus qu'à la rentrée 2010 et 60,3 % de plus par rapport à 2005.

Deux mille nouveaux "assistants de scolarisation" sont recrutés pour l'année 2011-2012. Les engagements pris par Nicolas Sarkozy, lors de la Conférence nationale sur le handicap en juin, seraient donc en passe d'être tenus.

Mais la réalité est beaucoup moins idyllique. Depuis la loi handicap de février 2005, l'éducation nationale a été constamment épinglée en raison des lacunes de ses dispositifs d'accompagnement et de la faiblesse des moyens déployés.

Dernière salve en date, le rapport du sénateur Paul Blanc (UMP, Pyrénées orientales) daté de mai 2011. Son bilan est plus que mitigé : "L'école peine aujourd'hui à répondre de manière pertinente aux besoins des enfants handicapés."

En 2010-2011, 20 000 enfants âgés de 6 à 16 ans n'étaient pas scolarisés, dont 5 000 restant à domicile. 13,5 % des élèves étaient scolarisés à temps partiel à l'école primaire, contre 4 % au collège.

RESTRICTIONS BUDGÉTAIRES

Le sénateur met aussi en avant un "déficit de formation des équipes éducatives". Restrictions budgétaires obligent, l'éducation nationale fait de plus en plus appel à des "emplois de vie scolaire" (EVS), recrutés sans condition de qualification, sur des contrats aidés d'une durée très limitée (6 mois ou un an) et n'offrant aucune formation. Ce type de contrat "ne permet pas un accompagnement dans la durée", affirme M. Blanc.

Les associations de soutien aux enfants handicapés et des syndicats d'enseignants réclament, depuis plusieurs années, la création d'un métier d'accompagnant d'élèves handicapés, "ce qui nous permettrait d'envisager autre chose que des passages éclair au sein de l'éducation nationale", revendique Thierry Nouvel, directeur général de l'Unapei. Entamés depuis 2008, les discussions engagées avec le gouvernement n'ont pas abouti.

Le dernier rapport annuel de la Haute autorité de lutte et pour l'égalité contre les discriminations (Halde) insiste fortement sur la nécessité, "pour l'avenir, que la scolarisation des enfants handicapés soit effectivement facilitée".

Une recommandation appuyée par plusieurs exemples. Parmi les cas évoqués, celui d'un enfant épileptique qui s'est vu refuser son inscription dans une école en raison de sa pathologie, ou celui d'une candidate qui n'a pas pu se présenter au concours de professeur des écoles car elle ne pouvait "satisfaire au prérequis de 50 mètres natation"

Aurélie Collas

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/09/13/scolarisation-des-eleves-handicapes-encore-loin-du-compte_1571367_3224.html

12 septembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 11 septembre 2011

Le plaisir est toujours plus grand lorsqu’il est partagé: invitez le monde de la psychanalyse à regarder LE MUR!

J’ai adoré m’entendre dire que j’étais une mère incestueuse. J’ai adoré être comparée à un crocodile, et le père de Stan à un stylo Bic. J’ai trouvé fantastique d’entendre ce que je savais déjà: les psychanalystes face à un enfant autiste ne font rien, et je cite, « posent leur fesses par terre » en attendant que les choses se passent.

Je suis sûre et certaine que vous avez pris beaucoup de plaisir aussi en regardant LE MUR, et que vous avez envie de le partager. Renvoyons donc à la face du monde de la psychanalyse la bêtise de leur propos, et surtout, tout ce que LE MUR démontre de l’efficacité des prises en charges adaptées de l’autisme, tout ce que la recherche démontre de l’origine génétique et environnementale de l’autisme.

Nous vous proposons d’envoyer le lien vers le film LE MUR, accompagné d’un court texte aux adresses mails qui suivent…

À envoyer à:

spp@spp.asso.fr, congres@spp.asso.fr, institut@spp.asso.fr, glp.spp@wanadoo.fr, rfp@spp.asso.fr, bsf@spp.asso.fr, info@association-patou.com, champ.freudien.belgique@ch-freudien-be.org, acf.belgique@scarlet.be, secretariat@oedipe.org

et ici: http://www.aleph.asso.fr/73_formulaire_contact/contact.html

Copiez-collez les adresses e-mail telles quelles dans le champ d’adresse de votre e-mail, ne vous ennuyez pas à en faire une dizaine.

Corps du mail:

Une longue enquête, réalisée auprès d’une trentaine de pédopsychiatres-psychanalystes, dont quelques-uns parmi les plus grands spécialistes français de l’autisme, afin de démontrer par l’absurde – de la bouche même des psychanalystes – de l’inefficacité de la prise en charge psychanalytique de l’autisme.

http://autismeinfantile.com/ressources/videos/reportages/le-mur-la-psychanalyse-a-lepreuve-de-lautisme/

Je suis parent d’un enfant autiste, je brise LE MUR!

Copiez-collez ce texte dans le corps du mail. Vous pouvez rajouter un message personnel, mais restez courtois.

Qui sont ces adresses?

Oui, je sais, il y en a beaucoup. Mais on peut bien faire quelques mails pour cette cause: ça ne coûte rien, et ça soulage! D’ailleurs, si vous avez leurs coordonnées, envoyez-les aussi aux psychanalystes qui ont suivi vos enfants par le passé!

http://autismeinfantile.com/informations/actualites/le-plaisir-est-toujours-plus-grand-lorsquil-est-partage-invitez-le-monde-de-la-psychanalyse-a-regarder-le-mur/

12 septembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 11 septembre 2011

Le Mur: La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme

Le Mur: La psychanalyse à l'épreuve de l'autismeJ’ai regardé, il y a quelques jours, le reportage publié par Autistes sans frontières: Le Mur.

Je m’attendais au pire – je n’ai pas été déçue.

Pendant une heure, cet excellent reportage fait parler des psychanalystes très connus, notamment les Pr. Delion ou Golse, grands pontes et chefs de service dans des grands hôpitaux de France.

Pendant une heure, j’ai entendu aberration après aberration, des centaines accusations à peine masquées – en particulier envers les mamans, à qui on reproche tout.

Nous les mamans, nous sommes des crocodiles, infanticides et incestueuses à la fois, castratrices envers les papas qui, eux, sont vu comme une force toute puissance qui doit écarter l’enfant de la mauvaise influence de sa mère – si on leur en laisse le loisir, bien évidemment.

Une psychanalyste, débattant de l’inceste, se permet moins de dire que l’inceste paternel envers sa fille n’est pas très très grave, que ça ne fait que rendre les filles « un peu débiles » mais qu’elles sont relativement fonctionnelles par la suite. L’inceste maternel, avec le fils, par contre, provoque de l’autisme.

Un autre psychanalyste admet somnoler régulièrement à côté des enfants autistes qu’il est sensé aider.

En parallèle, le reportage montre deux familles. Une d’entre elles a suivi les méthodes comportementales (PECS, TEACCH, ABA), et l’enfant a, certes, des problèmes, mais parle, va à l’école, est propre, social, bref, il vit bien son handicap. L’autre famille, une maman avec son fils adolescent, a été soumise aux conneries psychanalytiques antédiluviennes, et ce depuis des années. Le résultat: un adolescent qui ne parle pas, qui n’est pas propre sur lui, et qui reste à l’hôpital de jour la majeure partie de son temps.

Je vous propose de retrouver ce reportage ici, à voir et à revoir, pour bien comprendre pourquoi Autisme Infantile et les associations françaises se battent contre l’empire psychanalytique.

Le Mur: La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme

Une longue enquête réalisée auprès d’une trentaine de pédopsychiatres-psychanalystes, dont quelques-uns parmi les plus grands spécialistes français de l’autisme, afin de démontrer par l’absurde – de la bouche même des psychanalystes – de l’inefficacité de la prise en charge psychanalytique de l’autisme.

Bonus

Nous vous proposons, afin de promouvoir ce reportage, d’en parler sur tous vos réseaux sociaux, en donnant le lien vers une page qui le diffuse, et en vous choisissant un avatar « crocodile » pour les mamans, et un avatar « stylo bic » pour les papas (vous comprendrez pourquoi si vous avez regardé le reportage).

http://autismeinfantile.com/ressources/videos/reportages/le-mur-la-psychanalyse-a-lepreuve-de-lautisme/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

12 septembre 2011

L’UNAPEI a consacré son 51e congrès, du 16 au 18 juin dernier à Besançon, au thème : « La vie quotidienne avec son enfant handic

50 ans, c’est l’âge de la maturité. Pour le coup, le 51e congrès a été marqué par ses accès de hardiesse, dignes de la plus fougueuse jeunesse. En témoignent les discours très directs de la présidente de l’Unapei, Christel Prado, véritables appels à une politique concrète et non contradictoire envers les personnes handicapées. Roselyne Bachelot et Marie-Anne Montchamp ont reçu le message, non sans répondant, devant les 1 200 congressistes réunis à Besançon. Le thème du congrès, la vie quotidienne avec son enfant handicapé mental, aura aussi permis de donner au Mouvement un élan de jeunesse et à la parole… de se libérer.


Intervention de la Présidente de l'Unapei à... par Unapei

http://www.adapei70.fr/php_creations/adapei70/cms/index.php?option=com_content&task=view&id=1283&Itemid=57

12 septembre 2011

information publié sur le site du Centre de Ressources Autisme Ile de France (CRAIF)

Le CRAIF organise une journée d’étude sur les Situations complexes en autisme et Troubles Envahissants du Développement, en partenariat avec les Unités Mobiles Inter-départementales (UMI).
Cette journée aura lieu le 16 novembre 2011 à l’espace Reuilly (75012).

Elle est ouverte aux professionnels du secteur sanitaire, médico-social, de l’éducation nationale et des MDPH, aux personnes autistes, aux familles.
Accès gratuit, réservé aux personnes préalablement inscrites.

Contact pour les inscriptions : Catherine CHEVALIER, secrétaire de direction du CRAIF, courriel : contact@craif.org, tél. : 01 49 28 54 21.
Un formulaire d’inscription en ligne sera disponible sur le site du CRAIF au cours du mois de septembre.

Pré-programme de la journée

http://www.craif.org/actualite-44-138-journee-d-etude-sur-les-situations-complexes-en-autisme-et-troubles-envahissants-du-developpement.html

12 septembre 2011

7ème Journée Régionale de l’Arapi : Manger, dormir, se soigner : le quotidien à l’épreuve de l’autisme - 2 avril 2011 - Nantes

Le sommeil est important (beaucoup d'autiste souffre de troubles du sommeil) et on commence à mieux cerner les effets de la mélatonine. L'intervention de Thomas Bourgeron de l'Institut Pasteur nous permet de mieux comprendre :

7ème Journée Régionale de l'arapi, M. Bourgeron from 29.11 Productions, Jun Cordon on Vimeo.

12 septembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 11 septembre 2011

Opération « Un crocodile pour Geneviève »

Opération Un crocodile pour Geneviève

Geneviève en plein action: empêcher les rapports incestueux de la mère crocodile d'un enfant autiste avec son fils, prête à le manger de ses vilaines dents, avec comme seule arme un stylo Bic phallique représentant la toute-puissance du père. Quel courage!

Notre grande amie à toutes, mamans d’enfants autistes, Geneviève Loison, psychanalyste lacanienne, semble aimer beaucoup les animaux sauvages: crocodiles, tortues, araignées.

Rappelons lui qu’elle doit abandonner son obsession. Non, nous ne sommes pas des mères crocodiles (et nos maris, des pères stylos Bic)! Offrons lui plein de crocodiles pour qu’elle cesse de s’acharner sur nos gosses.

Nous lançons donc officiellement l’Opération « Un crocodile pour Geneviève ».

Envoyez-lui dès aujourd’hui un crocodile, sous toutes ses formes (bonbon haribo, carte postale, photo imprimée, etc.), accompagné d’un petit mot amical: « Je ne suis pas une mère crocodile, je brise LE MUR. »

L’adresse du cabinet de notre amie, prise sur les Pages Jaunes, est la suivante:

Mme Geneviève Loison
6 rue Catel Béghin
59800 Lille
France

Voici une image prête à imprimer et à envoyer:

Opération Un crocodile pour Geneviève

Lien vers le fichier PDF pour faciliter votre impression

Si vous envoyez des objets ou des photos créatives, n’hésitez pas à nous les faire partager sur notre page Facebook, qu’on rie (jaune) tous ensemble.

On compte sur vous!

http://autismeinfantile.com/informations/actualites/operation-un-crocodile-pour-genevieve/

10 septembre 2011

article publié dans l'express.fr le 6 septembre 2011

Autisme: un documentaire militant sur l'approche psychanalytique

publié le 06/09/2011 à 18:21, mis à jour à 18:21

Autisme: un documentaire militant sur l'approche psychanalytique

afp.com/Joel Saget

PARIS - L'association Autistes sans frontières publie un documentaire militant et poignant, "Le mur", où la conception de beaucoup de pédopsychiatres et psychanalystes français sur l'autisme s'oppose à celle de nombre de scientifiques et des associations de familles.

Ce documentaire de 52 mn -sous-titré : "la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme"- est projeté mercredi soir à Paris, alors même que s'achève une consultation publique ouverte en juillet par la Haute autorité de santé, qui doit mettre au point des recommandations de bonne pratique de l'accompagnement et du suivi de l'autisme.

Fondé sur des entretiens avec des psychanalystes et des rencontres de familles d'enfants autistes, il se veut une "véritable démonstration par l'absurde de l'inefficacité de l'approche psychanalytique de l'autisme".

La réalisatrice Sophie Robert a rencontré une vingtaine de pédopsychiatres et psychanalystes français, pour qui "il y a beaucoup à voir entre autisme et psychose". Même si certains d'entre eux ont estimé à d'autres occasions que l'autisme a des causes "multiples et variables" nécessitant des approches multidimensionnelles, incluant certaines techniques éducatives spécialisées.

En 2000, rappelle Autistes sans frontières, la chercheuse de l'Inserm Monica Zilbovicius a vu dans l'autisme "un trouble neurologique entraînant un handicap dans l'interaction sociale", correspondant à "des anomalies dans le sillon temporal supérieur" du cerveau.

Pour les psychanalystes interrogés, l'autisme pourrait être la conséquence d'une dépression maternelle, d'une mauvaise relation avec l'enfant, voire d'un refus de l'apport masculin pour la conception. Certains parlent de mère "psychogène", de "stade de folie transitoire" de la mère, voire de "désir incestueux".

Que font les psychanalystes devant un enfant autiste ' "J'en fais très peu, j'attends qu'il se passe quelque chose", dit l'un. "J'essaie d'apprivoiser l'enfant, je me tiens en retrait", dit un autre.

En contrepoint, des familles avec enfants autistes montrent les progrès réalisés en utilisant des méthodes éducatives et comportementales. Guillaume, considéré jadis comme autiste profond, est aujourd'hui dans une école ordinaire, en 6ème, avec le seul accompagnement d'une auxiliaire de vie.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/autisme-un-documentaire-militant-sur-l-approche-psychanalytique_1027532.html

9 septembre 2011

article publié sur le site collectif des démocrates handicapés (CDH) le 8 septembre 2011

Rentrée scolaire : le cauchemar des familles recommence

Jeudi 08 Septembre 2011 COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé, après la mi-août, le recrutement de 2000 assistants de scolarisation qualifiés pour cette rentrée – recrutement qui devrait donc être effectif dans l’année, vu le peu de délai accordé aux recruteurs et aux formateurs.

Des quatre coins de France nous sont parvenues les doléances de parents, dont les enfants n’ont pas vu s’ouvrir pour eux les portes de l’école au motif de leur handicap. Voici des décennies que dans beaucoup de pays, tous les enfants ont droit à aller à l’école. Mais pas dans le nôtre.

Pour que la France respecte enfin la Convention Internationale des Droits des Personnes Handicapées qu’elle a signée et ratifiée, et qui prône une école réellement inclusive, le CDH demande :

-      Que la formation des enseignants comporte des modules du handicap et des troubles de l’apprentissage ;

-      Que les professions paramédicales et éducatives puissent intervenir suffisamment au sein des établissements scolaires ;

-      Qu’en plus des classes spécialisées et des intégrations individuelles, on dispose d’intégrations collectives au sein de classes ordinaires, avec un binôme d’enseignants, dont l’un doit être spécialisé ; 

-      Que les Auxiliaires de Vie Scolaire reçoivent une formation menant à un vrai métier ;

 En ce qui concerne la prise en charge de l’autisme, le CDH demande :

-      Que l’on développe en France et à l’école les méthodes éducatives de l’autisme qui ont fait leurs preuves dans les autres pays (et les formations ad hoc) 

-      Que l’on cesse d’effectuer cette prise en charge sous l’angle de la psychiatrie analytique

-      L’interdiction pure et simple du packing, un acte de maltraitance indigne de notre pays.

-      La scolarisation sur le territoire national des enfants handicapés qui sont déplacés en Belgique à l’heure actuelle

Le CDH condamne les effets d’annonce du gouvernement et s’indigne que les enfants handicapés fassent encore les frais de l’absence d’une réelle politique d’éducation inclusive. L’école républicaine se dérobe de plus en plus à ses devoirs, par manque d’ambition, malgré la volonté d’enseignants désireux d’ouvrir leurs établissements à tous les enfants scolarisables.

www.cdh-politique.org

Contact presse :

Isabelle MOSTIEN-RESPLENDINO

Secrétaire Nationale-Adjointe  du Collectif des Démocrates Handicapés

Conseillère à l’inclusion scolaire

http://www.cdh-politique.org/communiques/373-rentree-scolaire-le-cauchemar-des-familles-recommence

9 septembre 2011

article publié sur le Républicain Lorrain le 9 septembre 2011

Les auxiliaires de vie scolaire se font attendre

Des écoliers en situation de handicap n’ont pas encore l’assistance humaine à laquelle ils ont droit pour vivre leur scolarité dans de bonnes conditions. Raison invoquée : des embauches massives et tardives.

Pour les écoliers handicapés, la présence d’un auxiliaire de vie est souvent essentielle pour suivre la classe au milieu de leurs camarades. Photo archives RL/Pierre HECKLER.

Pour les écoliers handicapés, la présence d’un auxiliaire de vie est souvent essentielle pour suivre la classe au milieu de leurs camarades. Photo archives RL/Pierre HECKLER.

Monsieur le ministre de l’Education nationale, nous sommes aujourd’hui le jeudi 8 septembre, soit trois jours après la rentrée scolaire et mon fils Hugo, âgé de 3 ans, n’a toujours pas d’auxiliaire de vie scolaire dédiée pour l’aider dans sa classe à l’école maternelle ». Ce père d’un enfant souffrant d’un handicap moteur, scolarisé dans la région messine, menace d’engager « une action judiciaire contre l’Etat » si ces enfants qui, comme le sien, souffrent « déjà de leur différence, doivent en plus pâtir d’une double injustice qui les empêche de mener une scolarité ordinaire ».

« C’est un dossier que l’on suit attentivement », assure Jean-René Louvet, inspecteur d’académique de la Moselle, où 1 035 enfants doivent bénéficier d’un accompagnement à la scolarité. Cette attention portée n’empêche pas une inquiétude légitime sur cette question si sensible en Moselle comme ailleurs, même si l’Inspection académique de Meurthe-et-Moselle, sollicitée hier sur le sujet, n’a pas donné suite.

Jean René Louvet reconnaît un retard à l’embauche d’un personnel, seulement recruté à compter du début du mois de septembre. Il assure qu’à ce jour, seulement deux cas d’enfant dans l’impossibilité d’être immédiatement scolarisés lui sont remontés de Boulay et Sarrebourg. D’autres ne manqueront de survenir, dont celui évoqué plus haut. Le paysage professionnel est complexe avec trois statuts différents pour une mission d’une telle importance.

Paysage complexe

Au début étaient les AVS (auxiliaires de vie scolaire) bénéficiant de contrats publics renouvelables pendant six ans, de salaires légèrement supérieurs au Smic et recrutés le plus souvent au niveau du bac, touchant ainsi des étudiants motivés par cette activité professionnelle. 195 AVS sont embauchés cette année et principalement affectés dans le second degré. Ces AVS sont rejoints par des assistants de scolarité. Une quarantaine ont été recrutés en Moselle. Le gros des troupes est aujourd’hui, et de plus en plus, constitué des EVS (employés de vie scolaire. Ils seront 655 dans les établissements mosellans principalement du 1 er degré. Ce contrat de droit privé touche un public différent, orienté par Pôle emploi. Il est aussi moins rémunérateur, environ 600 euros pour 20 heures par semaine et n’est renouvelable qu’une fois. Moins attractif, il entraîne de fait une plus grande volatilité du personnel. « Il faut des emplois plus stables pour pouvoir suivre les enfants sur plusieurs années », défend Eric Zolver du SNUIPP. L’Inspecteur d’académie de la Moselle assure que tous les enfants en situation de handicap bénéficiaires de cette assistance pourront rapidement suivre leur scolarité dans de bonnes conditions. Pour éviter cette urgence, les recrutements devraient être lancés avant l’été. Mais les contraintes budgétaires rendent ce scénario totalement improbable.

P. R.

http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2011/09/09/les-auxiliaires-de-vie-scolaire-se-font-attendre

8 septembre 2011

de Bruno Bettelheim à Monica Zilbovicius ...

De l'archaïsme à l'approche scientifique ... d'un discours obscur à un accompagnement et une pratique adaptée il y a semble-t-il à l'évidence un fossé. Ouvrez les yeux, écoutez et faites vous votre opinion.

Monica Zilbovicius est une scientifique qui met ses connaissances à notre portée et prône l'accompagnement des autistes par les méthodes comportementales type ABA reconnues au plan international mise en oeuvre le plus tôt possible dès le diagnostic. Son discours est limpide.

Rappelons sa prise de position en mars 2010 dans un article publié dans Le monde :

http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2010/03/03/la-france-et-l-autisme_1313494_3232.html


Le mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme... par Collectif_EGALITED

 


Le mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme... par Collectif_EGALITED


Le mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme... par Collectif_EGALITED


Le mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme... par Collectif_EGALITED


Le mur: la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme... par Collectif_EGALITED

4 septembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 1er septembre 2011

Rock Bottom

Deux mois d’été sont finis, nous allons reprendre les prises en charge et l’école pour mes deux fils Matthieu et Julien.

Matthieu a six ans, il a été diagnostiqué autiste atypique à l’âge de deux ans et demi. Il va, pour la deuxième année consécutive, être admis en moyenne section à l’école de notre village, avec une maîtresse motivée et, nous l’espérons, la même AVS que l’année dernière.

Julien a quatre ans, il n’est pas autiste mais a un retard dans plusieurs domaines de son évolution. Il rentre à l’école en moyenne section lui aussi, si j’ai bien compris le PPS de fin d’année dernière, avec une AVS qui le suivra, lui aussi, un jour et demi par semaine.

Tous les deux vont reprendre l’orthophonie, la psychomotricité, et vont recommencer à voir le pédopsychiatre qui suit notre famille depuis bientôt quatre ans.

Le bilan de cet été n’est que moyennement joyeux. Matthieu a regressé sur le plan de la nourriture, et ne veut plus se nourrir que de croissants ou de pain avec jambon et saucisson. Ou de petits gâteaux, évidemment. Julien s’est mis à parler et est propre de jour comme de nuit depuis deux semaines environ.

Pour Matthieu, nous avons toujours su que ça ne serait pas simple, et mon but principal aujourd’hui est de le rendre le plus autonome possible, en espérant qu’en grandissant il accepte d’utiliser son cerveau bien fait pour apprendre avec les autres au lieu d’apprendre seul dans son coin.

Pour Julien, c’est déjà plus ensoleillé, avec les premières phrases prononcées et la propreté, que j’ai eu beaucoup de mal à mettre en place.

Et pourtant, après avoir vu le jeune fils de mon cousin (19 mois) pendant les vacances, nous nous rendons compte à quel point notre vie n’est pas « normale ». Les cris, les refus, les pleurs, les hurlements, les difficultés… Ils en connaissent, oui, mais à un niveau qui n’est pas comparable au nôtre. Difficile de ne pas s’imaginer au fond du trou, de ne pas déprimer quand on voir l’écart énorme entre nos enfants et les enfants des autres.

Je me sens de plus en plus fatiguée et de moins en moins en phase avec ce qu’il faut que je fasse pour aider mes enfants. J’ai l’impression de ramer de toutes mes forces mais de ne pas arriver à remonter le courant. Il va donc falloir que je redouble d’efforts pour les aider… en espérant trouver l’énergie pour cela.

http://autismeinfantile.com/observation/problemes-dus-a-lautisme/rock-bottom/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

30 août 2011

article sur le site handicap.fr le 28 août 2011

Plus d'enfants handicapés mieux accompagnés à l'école
Publié le : 29/08/2011
Auteur(s) : Agence France Presse pour Handicap.fr
Résumé : La scolarisation des enfants handicapés, qui n'a cessé d'augmenter depuis 2005, bénéficiera à partir de la rentrée d'assistants aux contrats moins précaires, mais la diminution des enseignants spécialisés désoriente associations et syndicats.
 

Par Emmanuel DEFOULOY

PARIS, 28 août 2011 (AFP) -
A la rentrée 2011, 212.640 élèves handicapés seront scolarisés en milieu ordinaire (90% à temps complet), soit 11.250 de plus qu'à la rentrée 2010 et 45% de plus qu'en 2004-2005, selon le ministère de l'Education nationale.

L'an dernier, ils étaient 126.294 en primaire et 75.094 dans le secondaire.

Mais cette évolution, depuis la loi de 2005 qui pose le droit pour chaque enfant handicapé d'être scolarisé dans l'école de son quartier, ne s'est pas faite sans mal, notamment en doublant le nombre d'accompagnants avec parfois des contrats très précaires.

A chaque rentrée, avec le non-renouvellement de certains contrats, parents et professionnels du handicap interpellaient le gouvernement, dénonçant les difficultés que créaient pour les enfants les changements d'accompagnants et le manque de véritables perspectives professionnelles pour ces derniers.
Aussi Nicolas Sarkozy a-t-il annoncé, lors de la Conférence nationale du handicap le 8 juin, une amélioration: les "contrats aidés" les plus précaires seront progressivement remplacés par des "contrats d'assistants d'éducation de trois ans, renouvelables une fois".

Dans une lettre du 4 juillet du ministère aux recteurs, dont l'AFP a eu copie, cet engagement est précisé: 2.000 assistants seront recrutés en cette rentrée (un bilan très précis est demandé "avant le 5 octobre"), 2.300 en 2012 et "à terme" l'accompagnement sera "exclusivement" pris en charge par eux.
"Il y a une volonté de répondre de façon plus pérenne à l'accompagnement des élèves, ça va dans le bon sens pour les enfants et leurs familles", commente à l'AFP Nelly Paulet qui suit ce sujet au Syndicat des enseignants (SE-Unsa).

"Mais on n'ouvre pas de perspectives professionnelles pour les accompagnants au-delà des six ans et ça ne va pas forcément dans le bon sens pour le fonctionnement de l'école", ajoute-t-elle.
En effet, comme "priorité sera accordée à la prise en charge du handicap", l'assistance administrative aux écoles, qui se faisait aussi via des "contrats aidés", sera réduite.

"S'agissant des contrats correspondant aux assistants administratifs de directeurs d'école et aux autres fonctions", il a été demandé pour cette rentrée aux recteurs "de ne procéder à aucun recrutement ni renouvellement, y compris pour les contrats n'ayant pas atteint la durée maximum".

D'autre part, syndicats et associations dénoncent la diminution régulière, pour cause de suppressions de postes ou faute de formation, d'enseignants spécialisés dans le handicap qui travaillaient dans les Classes d'inclusion scolaire (Clis), les Centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) et au sein des réseaux "Rased".
"La logique est de recourir le plus possible à l'éducation en milieu ordinaire", répond-on au ministère, "tout enseignant va maintenant s'occuper d'enfants handicapés et on va rapprocher les compétences des professeurs des milieux ordinaires et spécialisés".

Sauf que "le ministre ne propose pas de plan de formation au sein de l'Education nationale", déplore Nelly Paulet, dans un contexte où les budgets de formation continue ne cessent de baisser.

http://informations.handicap.fr/art-news-handicap-2011-737-4217.php?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter&utm_campaign=Handicap+actualit%C3%A9s&utm_term=handicap%2Cflux%2Cactualites&utm_content=Actualit%C3%A9s+du+handicap%2C+informations+et+services

19 août 2011

article publié dans les echos.fr le 15 août 2011

Autisme: risque plus grand qu'estimé dans une famille déjà affectée
© AFP/Archives - Liu Jin
© AFP/Archives - Liu Jin

Le risque qu'un enfant souffre d'autisme est plus grand qu'on ne le pensait jusqu'alors lorsque l'un ou plusieurs de ses frères ou soeurs aînés est déjà atteint de ce syndrome complexe, selon une nouvelle estimation publiée lundi aux Etats-Unis.

Cette probabilité, estimée avant cette recherche entre 3 et 10%, est en réalité de 18,7%, montre cette vaste étude internationale menée par des chercheurs de l'Université de Californie à Davis et par le M.I.N.D Institute qui en fait partie.

Pour les garçons, le risque d'autisme est encore plus grand -- plus de 26%-- et dépasse les 32% si deux ou plus de leurs aînés sont autiste.

Quelque 80% de tous les enfants autistes sont des garçons, ce qui a été confirmé dans cette dernière étude qui a porté sur 664 enfants âgés en moyenne de huit mois au début de la recherche, et dont les deux-tiers ont été enrôlés avant l'âge de six mois.

Dans les familles ayant déjà un enfant souffrant d'autisme, le taux du syndrome chez ses frères et soeurs plus jeunes est de 20,1%. Il passe à 32,2% si plusieurs sont autistes.

Seulement 37 des participants de l'étude entraient dans cette dernière catégorie.

Les chercheurs ont suivi les participants jusqu'à trois ans, âge auquel ils ont été testés pour l'autisme.

"C'est l'étude la plus étendue portant sur les frères et soeurs cadets d'enfants autistes jamais effectuée", selon la Dr Sally Ozonoff, professeur de psychiatrie et de sciences du comportement au M.I.N.D Institute et principal auteur de cette recherche.

"Aucune autre étude n'avait jusqu'ici mis en évidence un risque aussi élevé d'autisme pour ces enfants", ajoute-t-elle dans un communiqué.

Cette communication paraît dans l'édition en ligne du Journal médical américain Pediatrics.

Sur les 664 participants, 132 enfants au total ont été diagnostiqués comme atteints de "troubles du spectre autistique" ou TSA, qui regroupe l'autisme et les autres troubles envahissants du développement, tandis que 54 ont été diagnostiqués comme étant autistes et 78 ayant une forme atténuée de ce syndrome, précisent les auteurs de cette recherche.

Ils soulignent aussi les indications très nette du rôle joué par les facteurs génétiques dans le développement de l'autisme, un trouble complexe affectant les capacité de l'enfant à penser, communiquer, interagir socialement et à apprendre.

Les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) estime que l'autisme affecte un enfant sur 110 né aujourd'hui aux Etats-Unis.

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/infos-generales/medecine-sante/afp_00370222-autisme-risque-plus-grand-qu-estime-dans-une-famille-deja-affectee-206305.php

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