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"Au bonheur d'Elise"
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4 novembre 2011

article publié dans RUE89 le 4 novembre 2011

Inconscients 04/11/2011 à 12h51

Autisme : « Le Mur », docu qui dérange des psys français

Panique chez les psychanalystes. Trois d'entre eux – de l'école lacanienne – cherchent à bloquer la diffusion d'un documentaire dans lequel ils apparaissent. Ils s'estiment ridiculisés par son auteur et ont fait saisir des copies des rushes (les épreuves brutes de tournage) pour le démontrer.

Le film « Le Mur ou la psychanalyse à l'épreuve de l'autisme » montre comment le traitement des autistes est, en France, verrouillé par les psychanalystes et les psychiatres, au détriment d'autres approches.

Sophie Robert est productrice et réalisatrice, passionnée de psychanalyse, et critique la vision freudienne de la femme comme « sexuellement psychogène ». Depuis quatre ans, elle enquête en anthropologue sur les pratiques des psychanalystes « orthodoxes », finalement assez peu connues du grand public et qu'elle juge « dogmatiques » :

« Je pensais faire un travail plus nuancé au début. Mon but était de dresser un état des lieux de la psychanalyse, de leur demander : que prenez-vous et que laissez-vous de Freud et Lacan. J'ai découvert qu'il y avait des dogmes qui ne faisaient pas débat, comme l'idée que toutes les femmes sont psychotiques à la naissance de leur enfant, qui est un substitut du phallus... »

Assumer leurs propos « politiquement incorrects »

Elle tourne 27 interviews, démarche des chaînes télévisées pour leur vendre une série de plusieurs fois 52 minutes et, finalement, décroche une aide de l'association Autistes sans frontières pour aboutir à un premier volet, diffusé depuis septembre sur le site de l'association. La suite est en préparation.

 

 

Bande-annonce du documentaire « Le Mur », de Sophie Robert

 

Face caméra, les psys assument le côté « politiquement incorrect » de leur discours. Mais une fois qu'ils voient le film, trois d'entre eux s'étranglent. Ils saisissent le tribunal de grande instance de Lille, qui nomme un huissier aux fins de faire saisir les rushes.

Leur but n'est toujours pas clair, Me Christian Charrière-Bournazel, leur avocat, n'ayant pas répondu à nos sollicitations. Mais, selon l'ordonnance sur requête que Rue89 a pu consulter, ils semblent préparer une demande d'interdiction :

  • « les rushes confirmeront que leurs propos ont été dénaturés », est-il écrit. Les saisir empêchera la réalisatrice de les « détruire afin d'échapper à toute interdiction judiciaire dont pourrait être frappée son film et plus généralement à toute action en responsabilité » ;
  • ils reprochent à Sophie Robert de s'être « présentée comme journaliste alors qu'elle est gérante de société de production » : ils oublient qu'il n'est pas besoin d'avoir la carte de presse pour réaliser un documentaire en qualité d'auteur ;
  • ils « ont découvert avec stupéfaction que leurs interviews avaient été coupées et défigurées aux fins d'un film partisan » : les coupes font partie du travail normal de documentariste, et leur choix relève de la liberté d'expression ; il n'est pas rare qu'un film d'auteur assume un parti pris ;
  • ils estiment que « la pensée et les propos des intervenants sont réduits et déformés par le sens des commentaires » : rien n'interdit le commentaire de porter sur des interviews, voire de prendre leur contrepied ;
  • ils se disent « piégés » dans un film qui ne serait pas, à leurs yeux, un documentaire mais « une entreprise polémique destinée à ridiculiser la psychanalyse au profit des traitements cognitivo-comportementalistes (TCC) ».

« A​tteinte au secret des sources des journalistes »

La réalisatrice, qui ne veut pas que les plaignants croient qu'elle a « quelque chose à cacher », a retranscrit les trois heures d'interviews avec les trois psychanalystes qui la poursuivent (Esthela Solano Suarez, Eric Laurent et Alexandre Stevens, membres de l'Ecole de la cause freudienne).

Elle vient de transmettre à l'huissier un DVD avec des images originales, brutes, des interviews avec les timecodes (marquage temporel) « afin qu'ils voient bien que, techniquement, il n'y a pas de coupe inopinée dans les séquences ».

Selon son avocat Me Benoît Tritan, demander les rushes est une « atteinte au secret des sources des journalistes » protégé par la loi du 4 janvier 2010.

L'avocat a saisi le juge en référé afin de faire annuler l'ordonnance initiale ; une audience est prévue le 15 novembre au TGI de Lille. Pour Me Titran :

« Le travail a été réalisé de façon loyale, comme en attestent les autorisations de tournage, leurs propos ont été parfaitement respectés et il n'y a aucune atteinte à la probité, sinon ils auraient poursuivi en diffamation. »

Les parents d'autistes : « Si on dénonce, on est mis au bûcher »

Le documentaire avait déjà fait pas mal de bruit dans le milieu des parents d'autistes et des associations. Cette poursuite lui donne un écho encore plus retentissant.

Delphine Piloquet, déléguée générale d'Autistes sans frontières, jure que « ça ne s'arrêtera pas là » :

« On a l'impression qu'on attaque une religion d'Etat, c'est une fatwa qui s'abat sur ce film alors que sa force c'est que ce sont les psys interviewés qui eux-mêmes disent des énormités. »

Cette mère d'enfant autiste rappelle que c'est par « pragmatisme » et non par « idéologie » qu'elle a sorti son fils de l'hôpital psychiatrique où il stagnait, pour le réintégrer dans « notre monde », grâce aux techniques comportementalistes.

Le point de vue de l'auteure du documentaire rejoint celui des parents dont elle entend les appels au secours :

« C'est délirant. Tous les jours, des mères m'appellent pour me dire combien elles sont déconcertées par les troubles détectés par leur psychiatre, qui font de l'endoctrinement avec la souffrance des autres sans se remettre en cause... Et si on dénonce ça, on est mis au bûcher.

La vérité, c'est qu'elle leur a extirpé ce qu'ils pensent et qu'ils ne disent pas aux parents, elle a eu le mérite de lever le voile. »

http://www.rue89.com/2011/11/04/autisme-le-mur-docu-qui-derange-des-psys-francais-226195?mid=51
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3 novembre 2011

Lettre de Gwendal ROUILLARD, député du Morbihan, membre de la commission parlementaire autisme à madame Roselyne Bachelot

par Sophie Robert, jeudi 3 novembre 2011, 19:35

 

Gwendal ROUILLARD                                                                      Paris, le 26 Octobre 2011

Député du Morbihan

Vice-Président de Cap l'Orient Agglomération

Conseiller Municipal de Lorient

 

GR/RB/EP

Mme Roselyne BACHELOT

Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale 

72, rue de Varennes

75007 Paris

 

 

Madame la Ministre,  

Je vous interpelle comme parlementaire membre du groupe d’études sur l’autisme présidé efficacement par mon collègue Daniel FASQUELLE. En matière de traitement de l’autisme, la France est le dernier pays du monde, à priver les familles du droit au libre choix, en privilégiant la solution d’ordre psychiatrique. Pourtant de nombreux spécialistes français et internationaux de neurobiologie ont démontré qu’il s’agit en réalité d’un trouble du développement du système nerveux.

Alors que les méthodes d’accompagnement éducatif précoce et adapté ont fait leur preuve dans le monde entier depuis 40 ans, elles sont constamment freinées dans les instituts médico-éducatifs où elles sont expérimentées, par une évaluation biaisée de la part des partisans de la psychiatrie. De fait, les familles se voient privées de la possibilité de choisir les modalités de prise en charge de leurs enfants et d’avoir accès à un accompagnement éducatif et de soins adaptés au handicap.

Les critères de diagnostic français ne concordant que partiellement avec ceux des classifications internationales, cette situation constitue un grave manquement. Ce défaut de prise en charge éducative est en contradiction avec les programmes d’accompagnement européens. Rappelons que la France en 2004 a été condamnée par le Conseil de l’Europe pour le non-respect de la Charte Sociale Européenne dans le domaine de l’autisme. 

Au regard de leurs homologues internationaux, les psychiatres et certains psychanalystes français représentent une regrettable exception, persistant à privilégier l’hypothèse de l’origine psychogénétique et à considérer l'autisme comme une psychose résultant d'une aliénation maternelle, voire d'une fusion incestueuse à la mère. Ce postulat implique une prise en charge réduite à la séparation de la mère et à l'attente de l'émergence du désir de sortir de l'autisme avec pour double conséquence de briser des familles qui se sentent ainsi culpabilisées et de retenir captifs les enfants en hôpital psychiatrique pendant que leur cerveau régresse.

Cette méthode totalement inadaptée est par ailleurs très coûteuse. Une personne autiste prise en charge par la psychiatrie a pour destin l'hôpital psychiatrique à vie: soit 120 000 euros par personne et par an.

A titre de comparaison, une prise en charge éducative adaptée représente 60 000 à 70 000 euros par enfant et par an en institution pour les premières années puis à travers l'intégration scolaire avec pour seul coût l'intervention d'une auxiliaire de vie scolaire présente jusqu'au collège.

Au-delà, les personnes autistes sont aptes à mener une vie digne et indépendante, comme en témoignent le parcours de nombre d'entre eux dans les études supérieures puis dans des métiers qualifiés, les mêmes qui avaient été condamnés comme « retardés » par la psychiatrie. Le nihilisme thérapeutique qui s'apparente ici à de la maltraitance est donc extrêmement préjudiciable humainement et financièrement.

Ceci est un gâchis d'autant plus absurde que partout ailleurs, aux Etats-Unis comme en Europe, on associe un diagnostic précoce avec une prise en charge éducative adaptée au cas de chaque enfant afin de réduire ses troubles du comportement et de lui permettre d'intégrer l'école. On sait aujourd'hui que ces traitements associés au contact avec les enfants neurotypiques à l'école est très bénéfique pour les enfants autistes de  au point qu'un certain nombre d'entre eux parviennent ainsi à sortir de l'autisme.

Pour conclure je demande - à l’instar des principales associations de parents d’enfants autistes- l’interdiction de la pratique scandaleuse du « packing ». Cette pratique honteuse illustre parfaitement le retard scientifique et médical Français dans le domaine de l’autisme. Elle est sans fondement scientifique et archaïque, elle ignore les progrès scientifiques et surtout elle est dénuée de tout respect et de toute dignité pour l’être humain.    

Pour toutes ces raisons, je vous serais très reconnaissant de bien vouloir m'indiquer les mesures que compte engager le Gouvernement pour assurer le droit au libre choix des familles que ces dernières attendent avec la plus grande impatience et pour mettre fin à une situation aussi absurde que dommageable pour les personnes concernées et pour l’image de la France. 

Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma très haute considération.

                        

                                                                                  Gwendal ROUILLARD

https://www.facebook.com/notes/sophie-robert/lettre-de-gwendal-rouillard-d%C3%A9put%C3%A9-du-morbihan-membre-de-la-commission-parlement/2362565756659

3 novembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 3 novembre 2011

Réactions de professionnels et personnes autistes sur le documentaire « Le MUR » et sur le packing

Voici les réactions (traduites de l’anglais) de personnalités du monde de l’autisme suite au visionnage du documentaire Le MUR: La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme.

Pr. Travis Thompson, PhD Licensed Psychologist, Dept. of Educational Psychology, University of Minnesota

Travis ThompsonJ’ai regardé les six sections du Mur avec un mélange de tristesse et d’indignation. Tristesse, parce que la France était le berceau de Jean Itard, qui a le premier décrit l’autisme et a introduit des méthodes de renforcement ainsi que la communication au moyen de pictogrammes (similaire au PECS) afin d’éduquer Victor, il y a plus de 200 ans; parce que la France était le berceau de Claude Bernard, le père de la physiologie moderne, qui a insisté sur la nécessité de pratiquer des méthodes scientifiques et d’exclure les causes hypothétiques des désordres et des maladies de l’Homme. Claude Bernard a été à l’origine du projet revirement de la recherche ABA reversal. La France est aussi le pays de Louis Pasteur, l’une des figures les plus importantes de l’histoire de la médecine, qui a découvert que les maladies infectieuses sont causées pour la plupart par des germes, la « théorie germinale des maladies ». Ses travaux sont devenus la base de la science appelée microbiologie. La France a une histoire médicale remarquable, ce qui rend la présente vidéo encore plus désolante.

Les notions théoriques exprimées par tous les psychanalystes interviewés n’ont aucun fondement empirique, et seraient simplement amusantes, ou au pire embarrassantes, si ce n’était le fait que, apparemment, de nombreuses personnes les prennent au sérieux en France. Elles sont particulièrement dérangeantes car elles perpétuent des idées, préjudiciables et sans fondement, initiées par Bruno Bettelheim, au sujet d’effets maternels nocifs qui seraient propices au développement de l’autisme chez les enfants. Or, ces idées ont été depuis totalement discréditées. Concernant l’autisme et le traitement de l’autisme, elles tiennent du conte populaire ou de mythologies: de même que les bergers désignaient les étoiles et les planète dans les ciels nocturnes, racontant des histoires haletantes pour expliquer le mouvement des constellations, on essaie d’expliquer les troubles du spectre autistique des enfants avec autisme.

Je suis indigné d’apprendre que des professionnels de la médecine et des psychologues apparemment éduqués empêchent les enfants avec autisme de bénéficier du traitement le plus approprié et de méthodes éducatives qui ont montré de manière récurrente lors de recherches contrôlées dans divers pays (Norvège, Royaume Uni, Etats-Unis) leur haute efficacité dans la diminution, la suppression et la prévention de l’émergence des symptômes autistiques. Il est évident que ni les associations professionnelles, ni les agences gouvernementales n’attendent des psychanalystes interviewés pour ce film qu’ils soient au courant de la littérature sur la recherche scientifique clinique ayant pour sujet le traitement de l’autisme. La première de ces études a été publiée en 1987, et la plus récente en 2010. L’un des psychanalystes de l’interview traite ces interventions comportementales de « lubies ». Il y a eu plus de vingt de ces études sur un quart de siècle, ce qui semble en faire autre chose qu’une lubie.

Il est de plus en plus évident que l’autisme est un trouble neurologique qui implique une défaillance du développement des composants des connections du cerveau ou synapses. Il y a une évidence convaincante qu’une synaptogénèse induite par l’expérience peut surmonter certains de ces problèmes. Je propose que les psychanalystes interviewés dans cette vidéo lisent, de Murrow et al. (2008): Identifier les loci et les gènes de l’autisme par traçage de l’ascendance partagée récente, Science volume 321 pp. 2018-223. Les auteurs concluent ainsi: « La relation entre l’activité neurologique dépendant de l’expérience et l’expression des gènes dans la période postnatale constitue la base de l’apprentissage et de la mémoire, et l’autisme apparaît typiquement durant ces phases tardives du développement. Notre conclusion est que les délétions de gènes régulées par l’activité neuronale, ou par des régions potentiellement impliquées dans la régulation de l’expression des gènes dans l’autisme, suggère que des défauts dans l’expression de gènes dépendants de l’activité peut être une cause des déficits cognitifs chez des patients avec autisme. Par conséquent, la perturbation du développement synaptique régulé par l’activité pourrait être un mécanisme commun au moins à un sous-groupe de mutations apparemment hétérogènes associées à l’autisme ». L’implication logique de ces conclusions est qu’une expérience compensatrice sous forme d’intervention comportementale intensive et précoce est à même de surmonter certaines des conséquences de ces déficiences des gènes en favorisant la synaptogénèse, ce que j’ai déjà signalé dans un article en 2005 (Thomson T. 2005, Paul E. Meehl et B.F. Skinner: Autitaxie, Autitypie et Autisme. Comportementalisme et Philosophie, 33, 101) dans lequel je faisais une comparaison avec entre l’analyse de l’étiologie de la schizophrénie de Paul Meehls avec l’autisme.

Je suis vraiment désolé de voir que continuent à s’imposer de telle idées dans un pays aussi développé et scientifiquement sophistiqué que la France.

Donna Williams, autiste Australienne, auteur entre autre du livre Si on me touche, je n’existe plus

Donna WilliamsLe fait est que les enfants, handicapés par des troubles de perception sensorielles ont besoin d’une famille qui soit présente, qui soit capable de mettre de côté ses névroses, drames et égo personnels, et, sans s’engloutir dans la co-dépendance, qui soit capable de prendre à bras le corps cette aventure qu’est de travailler avec ces problématiques de façon à ce que l’enfant qui en est victime ne s’enferme pas dans sa bulle, en réaction contre un monde qui le submerge d’un point de vue cognitif… mais les psychanalystes doivent retourner à l’école.

Pr. Tony Attwood, Masters degree in Clinical Psychology from the University of Surrey, Honours degree in Psychology from the University of Hull, PhD from the University of London

Tony AttwoodMerci beaucoup pour votre e-mail ainsi que le lien vers les extraits sur YouTube du documentaire concernant l’approche psychanalytique de l’autisme et du syndrome d’Asperger en France. Je parcours lentement les films, car je crois qu’ils sont très importants, et ma propre opinion clinique est que la psychanalyse est en fait dangereuse pour les enfants autistes, mais aussi pour leurs parents, tout particulièrement la mère de l’enfant. Je reviens en France tous les deux ans, et je serai de retour à Paris en Juin prochain. Lorsque je présente des informations au sujet d’approches alternatives, je sais que les parents sont parfois étonnés qu’il y en ait, et les professionnels ont beaucoup du mal à comprendre qu’il y a une alternative et, je dirais même, une approche plus efficace.

Temple Grandin, autiste Américaine, a inventé la « squeeze machine » qui permet de ressentir de la pression contre son corps

Temple GrandinL’autisme n’est pas causé par des mauvais parents. C’est complètement fou que la psychanalyse soit le traitement principal pour l’autisme en France. Il est choquant que la France ait tant de retard.

Je détesterais le packing. L’enfant devrait etre capable de contrôler la pression lui-même. La squeeze machine marche sur ce principe. Le packing est inutile et très stressant pour l’enfant

Judy Barron, maman Américaine de Sean Barron, autiste, tous deux co-auteurs du livre Moi l’enfant autiste

Judy BarronJe viens juste de voir le film avec l’horrible bande des psychologues/psychiatres partageant leur ignorance sur le sujet de l’autisme. Ils parlent comme si ils étaient dans les années 50. Ils n’ont rien appris depuis toutes ces années? Comme cela doit être profondément choquant pour les parents et enseignants qui voyent ce film!

Merci de transmettre aux cabinets d’avocats qui préparent un réquisitoire: je souhaiterais leur proposer mon aide car je pense que ceci est si important pour les familles françaises et surtout pour leurs enfants.

http://autismeinfantile.com/observation/reflexion-sur-lautisme/reactions-de-professionnels-et-personnes-autistes-sur-le-documentaire-le-mur-et-sur-le-packing/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=reactions-de-professionnels-et-personnes-autistes-sur-le-documentaire-le-mur-et-sur-le-packing&mid=51

2 novembre 2011

L'association A.P.T.E (Autisme, Piano et Thérapie Éducative)

Publié le 24 mai 2010

Apte a eu le privilège d'un reportage sur FR3 national au JT du 19/20 le 20
mai . Montrer les talents des personnes autistes est la grand objectif de APTE.

 



Découvrez Le piano enseigné aux autistes sur Culturebox !

APTE est partenaire de Trott'Autrement logo trot plaquette (tb)

2 novembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 2 novembre 2009

Comment soudain j’ai vu des autistes partout: 1/150

1 sur 150, je ne sais plus où j’ai lu ce chiffre, mais il parait qu’un enfant sur 150 naissances serait atteint d’une forme du continuum autistique. La vache!

Liverpool Street station crowd (photo: victoriapeckham)

Liverpool Street station crowd (photo: victoriapeckham)

Le marchand de journaux, déjà, lui, c’est sûr, il est membre du club. Il ne vous salue pas quand vous rentrez dans son magasin, vous aboie le prix de votre revue, réajuste ses rayonnages dès que vous avez le dos tourné… Il est bon pour un petit tour au CRA le plus proche.

Ensuite il y a une fille super bizarre dans ma petite ville, elle ne s’habille qu’en jupe « tube » de jersey tricoté (un peu over late 80′s pour les branchées mode) noire. Elle erre toute la journée, marche non-stop. Je ne l’ai jamais vu adresser la parole à personne, je ne sais même pas où elle habite, et ça, dans un bled comme le mien, où tout le monde connait jusqu’à l’heure de votre dernier passage aux toilettes, moi , je vous le dis, c’est louche. Allez hop, une de plus!

Il y a aussi un ami d’Adrien, un gosse franchement génial d’originalité. Rapidement saoûlant quand il répète « Salut poulette » à chaque fois qu’il croise quelqu’un, quand il démarre une conversation avec quinze minutes de retard sur les autres, ou quand il est totalement flippé parce que le « garçon en pull vert » (mon fils, ndrl) ne veut pas lui prêter son épée laser. Et de trois…

Je pense encore à ce client anglais, qui, lui, m’a carrément dit, en toute simplicité, qu’il est autiste, et que par conséquent il apprécierait que j’accentue le côté visuel de mes mails pour qu’il ne loupe aucune info. Il parle en permanence, et a prié mon collègue de ne pas porter de chaussures marrons avec un costume bleu marine, parce que sa maman lui a toujours dit que cela ne se fait pas.

Il y a aussi ce groupe de gosses bizarres que deux éducateurs traînent derrière eux sur le marché tous les vendredi. Je préfèrais honnêtement ne pas trop les regarder avant – trop bizarres, trop baveux, trop dérangeants. Autistes, sûrement, plus sévèrement.

1 sur 150! Ça veut dire une centaine rien que dans ma ville! Amis neurotypiques (excusez moi, je considère que je fais moi aussi partie du club des 1/150), il va falloir ouvrir l’oeil, et le bon – les autistes sont parmi vous!

http://autismeinfantile.com/temoignages/beatrice-et-stanislas/comment-soudain-jai-vu-des-autistes-partout-1-sur-150/?awt_l=DgXsR&awt_m=3gF6I5CAW9b1vYx

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2 novembre 2011

LE CONGRES DE L'AUTISME 2011 - Discours de Mme Bachelot

2 novembre 2011

Bernard Accoyer s'exprime au sujet des psychothérapeutes autoproclamés

bernard-accoyer-vInterview du président de l'assemblé nationale dans l'émission "C'est arrivé demain" sur Europe 1. Ecoutez, c'est excellent.

Vers 5:00.


http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/C-est-arrive-demain/Sons/C-est-arrive-demain-30-10-11-792497/

Bernard Accoyer

1 novembre 2011

conférence sur la neuro-psychanalyse dans l’enceinte de l'Hôpital Necker Enfants Malades le 12 MARS 2012 à 18H30.

La Neuro-psychanalyse: une pseudo spécialité

par Olivier Bousquet, lundi 31 octobre 2011, 22:48

Nous portons à votre connaissance l’organisation d’une conférence sur la neuro-psychanalyse dans l’enceinte de l'Hôpital Necker Enfants Malades le 12 MARS 2012 à 18H30.

Concernant l’autisme et autres T.E.D (troubles Envahissants du Développement) abordé lors de ce colloque, nous rapellons que la psychanalyse ne figure dans aucune recommandation nationale ou internationale. Elle est absente de toute bonne pratique clinique reconnue pour les personnes atteintes d’autisme : ni l’INSERM dans son expertise collective de Février 2004, ni le Conseil National d’Ethique dans ses rapports N°42 de 1996 et N°107 de 2007, ni la Fédération Française de Psychiatrie dans ses recommandations d’Octobre 2005, ni la Haute Autorité de la Santé dans ses recommandations de Janvier 2011 ne retiennent la psychanalyse comme pertinente dans le traitement ou l’accompagnement des personnes atteintes d’un syndrome du spectre autistique. 

Bien au contraire, la Haute Autorité de Santé précise dans ses recommandations que « Les caractéristiques psychologiques des parents ne sont pas un facteur de risque dans la survenue des T.E.D. La théorie selon laquelle un dysfonctionnement relationnel entre la mère et l’enfant serait la cause du T.E.D de l’enfant est erronée. » La base fondamentale de l'étude des interactions qualitatives et psychogéniques  parents/enfants de la psychanlyse est coupée: la psychanalyse n'a plus aucune raison d'être dans l'accompagnement de l'autisme.

Sujet de la conférence:

"Synchronie, réciprocité et mamanais dans les interactions pèremère-bébé à devenir autistique, à travers l'étude des films familiaux". 

Des idées déclarées officiellement fausses, dont les repères n’ont servi qu’à discriminer l’accès à l’éducation et à l’épanouïssement des personnes avec un T.E.D servent de base à la création d’une « spécialité » médicale qui se situe en dehors des champs scientifique, psychologique, social, politique et administratif.

Nous demandons conformément aux recommandations actuelles de la Haute Autorité de Santé «(…) que les enseignements et formations sur l’autisme et l’ensemble des Troubles Envahissants du Développement puissent se faire sur des bases scientifiques reconnues et partagées afin de ne plus transmettre comme connaissances avérées des conceptions et des hypothèses qui se sont révélées erronées ou ne sont pas encore confirmées »

Nous  trouvons une situation équivalente dans l’exercice illégal de la médecine où des personnes plaquent une théorie sur une spécialité médicale reconnue. Ici la Neurologie sert de faire valoir. Ce type de démarche s'érige de facto en autorité scientifique aquise apriori. Elle va pourtant à contre courant de tout consensus.

Cette conférence informe en public avec des fonds publics et forme des professionnels soignant des usagers. Ces caractéristiques s'apparentent à celles d'une activité sectaire qui se complète par un vocabulaire et les concepts employés intelligibles par les seuls initiés et s'achève par des conséqunecs déléterres avérées sur les nefnats avec autisme et leur famille. 

Pour ces raisons, nous demandons l'annulation de colloque.

https://www.facebook.com/notes/olivier-bousquet/la-neuro-psychanalyse-une-pseudo-sp%C3%A9cialit%C3%A9/1897264210182

1 novembre 2011

information publiée sur le blog de BCBA France le 12 octobre 2011

Classes préparant au BCBA maintenant disponible en France!!!

AF-LPA a récemment reçu l’autorisation de fournir le cursus nécessaire pour passer l'examen BCBA (www.bacb.com). Le premier cours se verra dispensé à partir de février 2012. Si vous avez un Master 2 en psychologie et vous voulez devenir BCBA, vous pouvez être considéré pour l'inscription. Les cours seront offert dans en format classe. Les cours auront lieu à Paris.

Critères d'inscription:

  • Master 2 en psychologie
  • Deux recommandations professionnelles
  • Compétences en anglais (lecture)
  • Site òu est pratiqué l'activité pour le stage

Le processus de selection passe pas un jury. Le groupe est limité à 10 participants. Pour plus des renseignements contactez administration@af-lpa.org ou assoaflpa@gmail.com

http://bcba-france.blogspot.com/

1 novembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 31 octobre 2011

Scolarisation et divergences d’opinions

Comment faire pour que la scolarisation de son enfant se passe au mieux lorsqu’il y a des divergences, notamment au sein du couple, sur les décisions à prendre? Lorsque l’un pense qu’il faut pousser pour que l’enfant soit scolarisé en milieu ordinaire, et que l’autre pense qu’il faudra le mettre là où on lui dira d’aller?

Selon moi, il ne faut pas hésiter à pousser pour que l’enfant soit le mieux scolarisé possible:

  • le bien-être des enseignants n’a pas à rentrer en compte, c’est à l’Etat de donner les ressources nécessaires à ce que tout se passe bien, ça me choque de m’entendre dire que « ils font déjà tout ce qu’ils peuvent », et « qu’ils s’occupent déjà bien de lui, on ne peut pas leur en demander plus »,
  • le manque d’heure d’AVS ne doit pas compter, il faut pousser pour que la MDPH attribue les heures nécessaires, et arrêter d’accepter un nombre d’heures misérables « parce qu’on n’aura pas plus », et « pour éviter de se mettre la MDPH à dos »,
  • l’apprentissage des compétences sociales n’a pas à rentrer en compte: c’est quand même un monde qu’on demande à un enfant handicapé de savoir faire comme les autres alors que justement, il est handicapé, c’est difficile voire impossible pour lui de le faire – est-ce qu’on demande à un enfant muet de parler tout de même? Est-ce qu’on demande à un enfant sans bras de les faire repousser? L’AVS va aider à pallier ces problèmes, et l’enfant autiste ne devrait pas avoir à être évalué sur ces seules compétences,
  • Dans un monde où des enfants peuvent aller au collège sans être capables d’écrire correctement, je trouve l’idée que mon fils soit ainsi pénalisé insupportable.

Matthieu est un petit garçon intelligent. Il va neuf misérables heures en moyenne section de maternelle, et ce malgré la demande d’augmentation à douze heures faite par l’école à la MDPH (et pas plus, parce que pour les enfants « comme lui », « ils ne donnent pas plus »). Par contre, il y a une grande probabilité pour qu’il se retrouve collé en CLIS, où il va se retrouver perdu sans son AVS individuelle, car une AVS pour 12 élèves ça ne sera jamais suffisant pour qu’il fasse des progrès, car il a besoin d’un adulte pour avancer.

Ou alors, il va falloir que je le scolarise à la maison, ce dont je ne me sens absolument pas capable – sans compter le fait que ça lui coupe toute possibilité de socialisation avec des enfants de son âge.

Je veux pousser à une scolarisation en milieu ordinaire pour l’année prochaine, mais pas encore en maternelle, en CP, là où il sera plus dans sa tranche d’âge. Il a fait énormément de progrès grâce à l’équipe qui l’entoure cette année, je veux qu’on lui donne sa chance d’avancer et d’apprendre avec les autres.

Sachant que les bilans vont être faits bientôt, et que Matthieu n’est pas bilantable, je ne sais pas quoi faire ni vers qui me tourner pour faire bouger les choses dans le bon sens. J’ai l’impression que je suis seule face à tous, à vouloir qu’il ait sa chance, à m’accrocher. Est-ce que j’ai tort de me remuer? Est-ce que Matthieu n’est vraiment pas scolarisable? Ces jours-ci, la pensée de la scolarisation de mon fils me désespère, et je ne sais plus vers qui me tourner.

http://autismeinfantile.com/temoignages/nathalie-et-matthieu/scolarisation-et-divergences-dopinions/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

1 novembre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 1er novembre 2011

Le jour où j’ai claqué la porte de la MDPH

Enfin presque, c’était une porte automatique, mais quand même!

Genèse: Invitation à l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH pour parler de l’orientation de Mathilde. C’est quoi ce truc? C’est nouveau? Non… j’ai mes indics… Une ouverture de « centre », de « maison » dans mon département, un lieu d’accueil. Sauf que je sais que je suis convoquée pour que ma fille intègre cette nouvelle structure, mais en internat… budget de remplissage oblige!

Je dis non! Hors de question que ma fille soit un millième de budget! Je comprends les familles qui ont besoin de trouver une place pour leur enfant, mais pas à n’importe quel prix!

Outre ces désidératas de remplissage et de budget, voici mon aventure à un rendez-vous à la maison de la solidarité et des familles de mon département. Elle se situe à 25 kilomètres de chez moi, et je ne sais pas où c’est. Mon GPS est en panne, je prends donc le plan de mon super calendrier des PTT, celui avec les petits canards ou les chatons.

J’ai dix minutes d’avance au rendez-vous, mais j’ai tout prévu: à boire, des gâteaux, un puzzle, un livre des Aristochats. Ah oui, parce que, renseignements pris, le coordinateur de la MDPH veut voir Mathilde pendant l’entretien… des fois qu’elle soit moins handicapée que sur le papier, je suppose. Il compte peut-être lui demander ce qu’elle envisage pour son avenir. Elle est juste non-verbale, et l’avenir, elle ne sait pas ce que c’est.

Bref, nous voilà arrivées toutes deux, nous présentant à l’accueil. Dix minutes… Vingt minutes… Trente minutes plus tard, rien. Des cris insupportables de Mathilde qui ne comprend rien, ni pourquoi on attend, ni pourquoi on ne peut pas se balader dans les couloirs.

Tiens, d’un seul coup, une personne sort de la salle réservée à la MDPH et se targue de sa pause « pipi » syndicale. Il faut préciser que ce jour-là, la Lyonnaise des eaux a coupé l’arrivée d’eau, donc pas de chasse d’eau. Quand on a une enfant qui crève de faire pipi mais ne supportera pas qu’il y ait du papier au fond des toilettes… bref.

Quarante minutes ont passé. Je n’en peux plus de retenir Mathilde. Tous les gens arrivés après nous repartent avant nous… merci au gentil monsieur qui a compris que ma fille a un problème et qui me dit bon courage en passant la porte pour dire au revoir.

Cinquante minutes: ça y est, je pète les plombs en même temps que ma fille. Vamos! Adios, non sans faire un petit scandale à la gentille dame de l’accueil.  »Non, madame, je n’attendrai pas une minute de plus, pour un rendez-vous qui va durer une heure, ma fille attend depuis plus de cinquante minutes, elle ne me laissera pas en placer une, elle n’aura pas la patience, vous l’avez entendu hurler pendant une demie-heure, et personne n’a bougé ses fesses. Je m’appelle Delphine, je suis la maman de Mathilde, enfant autiste, je suis convoquée pour 10 heures 45, il est 11 heures 25. Quand vos services comprendront qu’une enfant autiste ne comprend pas l’attente, malgré tous les efforts de sa maman, peut-être que les choses changeront! Le coordinateur veut voir Mathilde? Eh bien, qu’il aille l’observer en classe, ou alors il n’a qu’à demander à l’enseignante référente. Un PPS en juin… Ouiiiii mais pour quoi faire? N’a-t-on pas évoqué l’orientation de ma fille lors de ce PPS? »

Je suis dégoûtée: depuis 6 jours, personne de la MDPH n’a jugé bon de décrocher son téléphone pour dire quoi que ce soit! Se sont-ils inquiétés de mon absence? Sont-ils vexés? Quelle honte! Aucune excuse, aucune nouvelle. J’ai la haine, une fois de plus.

http://autismeinfantile.com/temoignages/delphine-et-mathilde/le-jour-ou-jai-claque-la-porte-de-la-mdph/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+AutismeInfantile+%28Autisme+Infantile%29

31 octobre 2011

article publié dans la Voix du Nord le 30 octobre 2011

« Il faut trouver une solution éducative pour les enfants handicapés »

dimanche 30.10.2011, 05:31- La Voix du Nord

 Amandine Weaver se bat pour que son fils et d'autres enfants autistes soient scolarisés en France. Amandine Weaver se bat pour que son fils et d'autres enfants autistes soient scolarisés en France.

|  AUSTISME |

L'école est obligatoire pour tous les enfants à partir de 6 ans. Mais pour Maxence, 7 ans, impossible d'être scolarisé en France.

 

En effet, le jeune garçon est autiste et aucune structure ne permet de le recevoir. Amandine Weaver, sa maman, organise une réunion de mobilisation sur la scolarité des enfants handicapés le jeudi 3 novembre « parce qu'il faut trouver des solutions ».

Cette maman en colère se bat pour que son enfant autiste soit scolarisé près de son domicile. Son combat, Amandine Weaver le mène au travers de l'association qu'elle a créée en novembre 2010, Le monde de Maxence. La seule solution qu'elle a trouvée pour scolariser son enfant, c'est de l'inscrire dans un établissement belge, « parce qu'il n'y a pas d'assistante de vie scolaire (AVS) » en France pour accompagner son fils.

Haro sur la MDPH

Elle dénonce le manque d'écoute et la longueur des procédures de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Mais surtout elle appréhende l'avenir scolaire de Maxence. « Il fait l'aller-retour en taxi tous les jours pour rejoindre son école en Belgique. Ce transport est pris en charge par la sécurité sociale soit un coût de 2 500 E. Mais jusqu'à quand ? Et puis, à ses 20 ans, Maxence devra revenir en France. Mais pour aller où ? Ici, il aura le choix entre rester à la maison sans accompagnement éducatif ou aller en hôpital psychiatrique. Dans notre pays, l'autisme relève de la psychiatrie, contrairement à la Belgique qui a une approche comportementaliste. » De l'autre côté de la frontière, « Maxence bénéficie de la méthode Teacch. Il a fait beaucoup de progrès. précise sa maman. Pas question que tous ces efforts ne servent à rien. » Pour l'heure, Amandine Weaver à décider de mobiliser toutes ses forces pour trouver une solution pour l'avenir de son fils et des enfants des soixante-quatorze adhérents de son association. « J'ai écrit au président de la République, au ministre de l'Éducation. On connaît la gravité de la situation mais personne ne fait rien ! J'ai porté plainte à la Halde pour discrimination. » L'autorité de lutte contre les discriminations doit rendre sa décision courant janvier « mais je n'y crois pas non plus ». • J. D.

Réunion de mobilisation sur la scolarité des enfants handicapés, le jeudi 3 novembre, à 9 heures, à la maison des associations de Petite-Forêt.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Valenciennes/actualite/Valenciennes/2011/10/30/article_il-faut-trouver-une-solution-educative.shtml

30 octobre 2011

actualité : la saisie des rushes du "Mur" sous-titrée en anglais

29 octobre 2011

les rush du film de Sophie Robert saisis par la justice ...

info.francetelevisions.fr
Sophie Robert est documentariste... Elle vient d'achever son premier film sur un sujet délicat, l'autisme, avec 27 psychanalystes qui avaient donné au départ leur accord... Aujourd'hui, trois d'entre eux viennent de saisir la justice pour récupérer les images.
29 octobre 2011

article publié dans Le Point.fr le 6 octobre 2011

L'origine génétique de l'autisme se précise

Des scientifiques américains ont découvert un mécanisme génétique qui pourrait expliquer ce trouble du comportement.

L'origine génétique de l'autisme se précise

Les scientifiques ont fait un pas de plus dans la compréhension de l'autisme, un trouble aujourd'hui encore mal connu. © Florence Durand / Sipa


Des chercheurs américains viennent de franchir un pas dans la compréhension des causes génétiques de l'autisme en travaillant sur des souris génétiquement modifiées. Tout est parti d'un constat fait en 2007 par le professeur Michael Wigler. Le scientifique note que certains enfants autistes présentent un effacement d'une partie de certains gènes sur le chromosome 16 appelée 16p11.2. Une amputation génétique qui leur fait hériter d'une seule copie de ce groupe de gènes, au lieu de deux.

Cette anomalie l'intrigue : mais comment vérifier que cette variation du nombre de copies est bien impliquée dans les symptômes des enfants ? Pour le savoir, l'équipe qu'il dirige au sein du Cold Spring Harbor Laboratory (CSHL) entreprend de créer des souris présentant la même caractéristique afin d'observer leur comportement et de les soumettre à une batterie d'examens et de tests. Les chercheurs ont notamment utilisé l'imagerie médicale pour étudier leur cerveau.

Selon les résultats de cette étude dévoilée cette semaine dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS), les souris présentant une délétion (effacement) dans la partie du chromosome 16p11.2 ont développé des symptômes cliniques proches de ceux des enfants autistes, tels que hyperactivité, problèmes de sommeil, difficultés d'adaptation à l'environnement et comportements répétitifs. Du moins pour celles ayant survécu, car les chercheurs ont noté une forte mortalité chez ces petits rongeurs... Par ailleurs, les scientifiques ont également constaté des différences notables dans l'anatomie et le fonctionnement de leur cerveau.

Une porte ouverte vers de nouvelles avancées

Pour Nicolas Ramoz, chercheur à l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) spécialisé dans la génétique de l'autisme, les travaux de l'équipe du CSHL ouvrent d'importantes perspectives. Car, en plus de la confirmation qu'il existe bien un lien entre cette anomalie et certains autismes, elle propose une méthode innovante qui pourrait permettre de vérifier l'implication d'autres régions du génome.

"La puissance de ce modèle animal, c'est que nous allons pouvoir faire des tests sur un grand nombre de souris et dans un temps très court", explique le chercheur. "Or, quand on travaille avec des patients autistes, le seul recrutement des individus prend plusieurs années et les tests sont aussi plus longs et plus compliqués", précise-t-il.

"De même, en utilisant des souris, on peut étudier facilement toutes les zones du cerveau afin de repérer celles qui présentent des anomalies. De cette façon, on n'aura plus qu'à se concentrer sur ces zones lors d'études sur des personnes atteintes d'autisme, pour qui un passage au scanner n'est jamais facile", souligne le généticien. Autrement dit, la technique employée pourrait être un formidable accélérateur des connaissances de ce trouble du développement encore mystérieux.

http://www.lepoint.fr/science/l-origine-genetique-de-l-autisme-se-precise-06-10-2011-1381506_25.php

29 octobre 2011

article publié sur le site handi planet echange le 27 octobre 2011

Témoignage de Mme Miriam Sarbac, Présidente de Asperger-Amitié, Le Plessis-Bouchard, France

On constate un déclin flagrant de la considération apportée à la problématique de l’autisme en France au fil des années. L’année dernière, nous, parents, avons été révoltés de voir le peu d’espace de parole consacré aux petites associations comme la nôtre dans les médias et dans la sphère publique lors de la Journée de l’autisme en 2010. Sachant qu’en 2004, la France a été condamnée par le Comité Européen des droits sociaux pour non respect des obligations définies par la Charte sociale européenne à l’égard des personnes autistes, c’est une honte !
 
La volonté de faire avancer les choses n’est pas encore là, malgré les obligations de se mettre aux normes occidentales. Il y a 600 000 autistes en France, mais les moyens qui leur sont consacrés sont de plus en plus réduits. Certes, certaines organisations organisent des conférences et proposent des diagnostic. Mais d’une part, ces diagnostics sont payants et pas toujours remboursés pas la Sécurité Sociale – or, tous les parents n’ont pas les moyens d’assumer ces frais supplémentaires. D’autre part, les conférences, elles aussi, sont payantes, et leur contenu n’est pas toujours accessible par le grand public.
 
Trop de portes restent encore fermées pour les personnes atteintes du syndrome d’Asperger qui veulent s’intégrer socialement et professionnellement dans la société. Malgré le plan autisme 2005-2007, l’autisme et le handicap invisible en général est toujours méconnu, incompris et toujours aussi peu pris au sérieux dans la société française. Par conséquent, les jeunes adultes ont des difficultés à trouver un emploi. Les adolescents sont incompris et souffrent de stigmatisation par leurs camarades et leurs professeurs – parfois cela peut aller jusqu’à la dépression et l’hospitalisation. Les parents continuent à se démener mais ils sont seuls, livrés à eux-mêmes, et ne savent pas vers qui se tourner. Les Asperger, eux-aussi, quand ils arrivent à l’âge adulte, non plus. Nous avons deux personnes atteintes du syndrome qui ont fondé une famille, quelle prise en charge, quel accompagnement leur est proposé aujourd’hui ? Ils vont avoir un enfant, et nous demandons qu’il leur soit attribué un appartement thérapeutique, avec du personnel médical qui accompagne la jeune maman dans les soins qu’elle apporte à son enfant. Nous demandons des actions concrètes et une prise en charge qui aille au-delà du diagnostic. Les efforts qui ont été fait pour l’intégration sociale sont encore incomplets, la plupart des situations dans lesquelles sont les autistes et leurs familles aujourd’hui ne sont pas couverts par les politiques sociales actuelles.
 
J’ai créé cette association en tant que mère d’un enfant Asperger, et nous la faisons tourner avec de petits moyens. Notre souhait est de faire comprendre que les personnes atteintes du syndrome ont besoin d’être stimulés si on veut réduire leur handicap, et donc de faire des activités avec des non-Asperger. Nos initiatives sont totalement innovantes en France : ni les grands groupes de Vacances et Loisirs ni les autres associations ne proposent encore cela. Nous sommes à la recherche d’un local en région parisienne qui soit facile d’accès pour en faire un lieu de rencontre entre Asperger et non-Asperger, où des professionnels formés au syndrome encadrent les activités, pour faire cesser cette ghettoïsation de nos enfants et de ces jeunes adultes.


Asperger-Amitié a été créée à l’initiative de parents d’enfants porteurs du syndrome d’Asperger et de psychologues. Conscients du manque de moyens de prise en charge et d’accompagnement pour les personnes concernées et leurs familles, l’association est à même de les écouter et d’apporter des réponses aux problématiques auxquelles ils sont confrontés quotidiennement.
 
L'esprit d'Asperger-Amitié, c’est aussi de promouvoir les activités, pas uniquement entre adolescents ou adultes atteints du syndrome, mais ouvertes à d’autres participants non-Asperger. L’objectif est double : lutter contre la ghettoïsation des « Aspies » car celle-ci empêche le développement de leurs facultés d’intégration sociale, et faciliter la rencontre entre les professionnels et les familles qui sont souvent désorientées et constituent des proies faciles pour « l’autisme business ». C’est ce dont nous parle Miriam Sarbac, la Présidente de l’association.

http://www.handiplanet-echanges.info/node/25978

28 octobre 2011

article publié dans Six-fours.net le 28 octobre 2011

Sanary Handicap Autisme PACA: les regards portés vers l'avenir

Mardi l'association autisme PACA était au CCAS de Sanary pour une journée gratuite destinée aux parents. D'autres rendez-vous sont à venir. A noter l'organisation d'un colloque scientifique d'envergure sur l'autisme au printemps prochain.

Ici Jean-Marc Bonifay, président de l'association Autisle PACA.

Ici Jean-Marc Bonifay, président de l'association Autisle PACA.

Malgré la tempête de mardi à Sanary, le président et son équipe d'Autisme PACA étaient bien au rendez-vous pour cette journée gratuite au CCAS destinée aux familles avec du petit théâtre Japonais pour l'aspect ludique, créatif, mais aussi pour capter l'attention: "L'enfant peut participer en prenant la place de l'intervenant, ou en créant une histoire lui-même et en la présentant à ses petits copains. On encourage donc la socialisation, l'interactivité, et la lecture et l'écriture. Les dessins qui sont utilisés ne doivent pas avoir trop de détails pour que leur attention reste sur l'histoire et les personnages" expliquait Jean-Marc Bonifay, président d'APACA. Béatrice Cordier, qui travaille désormais pour l'association, a aussi présenté des outils pédagogiques utilisés pour les apprentissages dans le lieu d'accueil à Jaumard. Même si la foule n'était pas au rendez-vous compte tenu des conditions météo exceptionnelles, certains avaient fait le déplacement. Yannick, un jeune homme "asperger" étudiant à l'université en comptabilité, est venu témoigner de son parcours: "Il était accompagné de son frère qui a lui-même apporté son ressenti en tant que " fratrie" et de sa mère témoin des difficultés de sa jeunesse. Un jeune homme, calme, brillant et désireux de participer aux actions de l'association pour servir les autres".

L'association va organiser un grand colloque

A côté de cela, Autisme PACA a démarré à Six-Fours l'atelier Habiletés sociales par la bande dessinée ainsi que le groupe fratrie avec Anne Violet ou encore l'handidanse avec Mélanie Laurentin début novembre.
L'association travaille sur un gros projet pour le printemps prochain: "on va mettre en place un colloque scientifique d'envergure sur l'autisme qui devrait avoir lieu en avril avec Monica Zilbovicius, une des plus grandes chercheurs du monde sur l'autisme et le cerveau et qui se trouve être notre marraine. Elle a prouvé avec d'autres le fonctionnement neurologique différent du cerveau des personnes autistes. Il est impossible aujourd'hui de dire que c'est une maladie psychiatrique, car la science et non la philosophie a prouvé que c'était un handicap neuro-développemental". Pédopsychiatre, neuropsychologues de très haut niveau viendront apporter leur savoir pour cette manifestation exceptionnelle dont la date et le lieu restent à définir. Ce sera dans tous les cas entre Sanary et Six-Fours, et le président va s'atteler à effectuer les demandes pour voir les disponibilités de salle. L'association aura sûrement besoin d'aides, alors il ne faut pas hésiter à la contacter.

Autisme Paca s'engage avec d'autres associations

L'association APACA est de la partie avec l'alliance nationale des 4A (Alliance des Associations pour les personnes Asperger ou Autistes de haut niveau) pour que le 18 février (date de naissance d'Hans Asperger) soit la journée de ce syndrome du même nom. C'est ce pédiatre autrichien qui a identifié ce syndrome en 1943. Une représentante de l'alliance a d'ailleurs écrit aux 577 députés et aux sénateurs pour les sensibiliser sur la question: "il faut qu'on reconnaisse la spécificité des enfants dits "asperger", car il n'existe aucune structure pour eux. Et pour certains atteints plus gravement on nous propose carrément les "asiles" disait avec amertume le président d'APACA. Son association a également rejoint "vaincre l'autisme" qui réalise un dossier de demande "grande cause nationale" avec diverses associations.
Enfin des enfants du lieu d'accueil et d'apprentissage de Jaumard devraient participer à un atelier cirque à Solliès-Pont: "c'est grâce à Patricia de l'école cirque Pitreries et sa présidente qui s'occupent aussi de Coeur chocolat à Belgentier et le rotary club du Gapeau".

D. D., le 28 octobre 2011

28 octobre 2011

article publié dans locatis.info le 26 octobre 2011

Maisons départementales des personnes handicapées : l'Etat solde sa dette

Handicap Publié le mercredi 26 octobre 2011

Dans le cadre de son rapport fait au nom de la commission des affaires sociales de l'Assemblée sur le volet médicosocial du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2012, Bérengère Poletti, députée des Ardennes, apporte un point - que l'on peut espérer final - à la question récurrente de la dette de l'Etat à l'égard des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). Cette dette, apparue dès les premiers temps de mise en oeuvre de la loi Handicap du 11 février 2005, trouve son origine dans les ratés de la mise à disposition des agents de l'Etat qui exerçaient jusqu'alors au sein des Cotorep (commissions techniques d'orientation et de reclassement professionnel) et des CDES (commissions départementales de l'éducation spéciale). Représentant environ 1.500 équivalents temps plein, les intéressés ont massivement refusé leur mise à disposition des MDPH à compter du 1er janvier 2006 ou tiré parti d'un cadre très favorable pour retourner rapidement à l'Etat. Ainsi que l'explique le rapporteur, "le décalage entre ce montant théorique et le nombre des personnes réellement mises à disposition s'est creusé au fil des ans". Une bonne part de ce décalage a été comblée par les départements qui ont accru leurs financements pour assurer les recrutements indispensables. En contrepartie de la défection de ses agents, l'Etat devait néanmoins verser une compensation financière des postes laissés vacants.
Entre retards de paiements, contestation des chiffres et opacité de la situation réelle, l'affaire est rapidement devenue inextricable. En 2010, et après diverses péripéties, la situation a cependant été rétablie, pour l'avenir, grâce à diverses mesures : clarification des règles de compensation, mise en place d'une organisation nationale budgétaire et comptable et inscription en loi de finances initiale du montant connu au moment de la construction budgétaire, suivie d'une enquête d'actualisation des effectifs en septembre permettant de calculer un versement correctif. Pour le rapporteur de la commission des affaires sociales, "depuis 2010, les règles de compensation sont claires et l'Etat ne constitue plus de nouvelle dette vis-à-vis des maisons départementales".
Restait à solder le passé. Les négociations sur ce point entre l'Etat d'une part et les MDPH et les départements, d'autre part, ont été marquées par une succession de désaccords. Faute d'un suivi efficace des relations budgétaires entre l'Etat et les MDPH, les contestations portaient non seulement sur le montant de la dette, mais aussi sur celui des compensations déjà versées... Une solution a néanmoins été trouvée, qui s'est notamment traduite par la diffusion d'une circulaire au printemps dernier (voir notre article ci-contre du 22 avril 2011). Le rapporteur salue au passage le "très important travail de retraçage des dotations versées au titre de la compensation", effectué par la direction générale de la cohésion sociale (DGCS). Bérengère Poletti constate d'ailleurs que lorsque les crédits n'ont pu être retracés, la DGCS a donné raison aux maisons départementales. Après les vérifications effectuées par la direction, la dette résiduelle est estimée à 24,6 millions d'euros. Le rapport indique qu'un premier versement de 15,1 millions d'euros a été effectué en juin 2011, au bénéfice de 69 départements. Le reliquat sera délégué à la fin de 2011 au vu des résultats de l'enquête de septembre sur l'évolution des effectifs, soldant ainsi un dossier qui aura lourdement pesé sur les premières années de fonctionnement des MDPH.

Références : Assemblée nationale, rapport fait au nom de la commission des affaires sociales sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2012, tome III "Médicosocial".

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis%2FLOCActu%2FArticleActualite&jid=1250262641434&cid=1250262637193

27 octobre 2011

Les psychanalystes prennent peur suite à la diffusion du Mur !

Sophie Robert (réalisatrice du documentaire "Le Mur")sophie robert

"Bonjour à tous,
Il y a trois jours j'ai reçu la visite d'un huissier de justice, à la demande du vice président du tribunal de Grande Instance de Lille en vue de saisir l'intégralité des rushes des interviews que j'ai réalisé, à la demande de trois psychanalystes interviewés dans le MUR : Madame Esthela Solano et messieurs Eric Laurent et Alexandre Stevens. La requête était motivée par la crainte que je ne détruise mes rushes afin d'échapper à toute interdiction judiciaire dont pourrait être frappé mon film. Ce qui est complètement absurde puisque au contraire je poursuis l'exploitation de ces rushes dans la préparation d'une série consacrée à la psychanalyse, ce que je n'ai cessé de préciser en interviews. Mon avocat Maître Benoît Titran s'est opposé à cette saisie, totalement disproportionnée. Affaire à suivre..."

http://www.autistessansfrontieres.com/lemur-site-officiel.php


Je pense qu'au départ les psychanalystes filmés étaient très fiers qu'on vienne les trouver pour montrer leur travail ... Comme il est d'usage dans ces cas là ils ont dû signer les autorisations de droit à l'image nécessaires au tournage ... Devant le résultat ils prennent peur !
Dommage, pour une fois que des psychanalystes fournissent des preuves !
(Jean-Jacques Dupuis)

27 octobre 2011

article publié sur le site d'Autisme Infantile le 27 octobre 2009

Extinction: Lorsque rien ne bouge, tout bouge

Il existe une technique radicale, puissante, extrêmement efficace pour stopper les comportements problématiques: l’extinction. Cette technique est massivement efficace, mais elle suppose d’avoir:

  • Des nerfs solides
  • Un casque antibruit, des équipements anti morsures, un stock de vaisselle incassable, des meubles et portes blindées
  • De la subtilité et de la constance
  • Du temps devant soi et de l’énergie en réserve
  • La conviction chevillée au corps et au coeur, que le mur que l’on va dresser devant notre enfant et sa toute-puissance va l’aider à se construire, pour longtemps, et solidement.
  • Enfin et surtout, l’extinction est une technique qui doit être supervisée par un professionnel, car mal appliquée elle peut être tout à fait désastreuse.
I Love Milk (photo: Joe Shlabotnik)

I Love Milk (photo: Joe Shlabotnik)

Si vous avez lu mon billet précédent, vous vous rappellerez qu’un comportement est gouverné par ses conséquences. Cela vaut pour les comportements adaptés (par exemple, pour avoir les félicitations de la maîtresse, je vais faire cet exercice avec application), mais cela vaut aussi pour les comportement inadaptés (je sais que si je crie très fort et si je jette à terre mon verre de lait, maman n’osera plus me forcer à le boire, et je pourrai tranquillement éviter, sans risque, de boire du lait).

L’extinction consiste à supprimer totalement la conséquence habituelle d’un comportement

Dans la chaine suivante:

  1. Maman me donne un verre de lait
  2. Je hurle, trépigne, jette mon verre de lait et le brise à terre
  3. Maman ramasse les morceaux, éventuellement me laisse passer la serpillère avec le super balai que j’adore
  4. Maman ne m’obligera plus jamais à boire du lait
  5. Je suis peinard, j’ai le contrôle sur Maman, ça veut dire que je peux tenter avec autre chose.

Dans cette chaîne donc, en extinction, tout s’arrête après la deuxième phase. Soudainement, maman ne va pas réagir au verre brisé, maman va revenir avec un autre verre rempli de lait, et elle va réitérer la demande. Mince! Ce n’était pas prévu au programme…

Alors Stan va se mettre à hurler, taper du pied, mordre, griffer, cracher, pendant trente minutes ou plus s’il le faut: c’est ce qu’on appelle le burst, ou le pic comportemental.

Puis Stan va user de toutes les stratégies à son répertoire, pour voir s’il ne pourrait pas « rentrer par la fenêtre », puisque je lui ai « fermé la porte »:

  • Il va essayer de jeter tout ce qu’il y a sur la table
  • Il va tenter d’attirer mon attention en me frappant les jambes
  • Il va vouloir aller marcher dans le verre
  • Il va vouloir échapper de la pièce dans laquelle se déroule l’action
  • Il va avoir une soudaine envie de faire pipi, pour s’échapper dans les toilettes et avoir mon attention

Dans tous les cas, je dois rester de marbre: il peut faire pipi par terre, ça ne me gêne pas. Je fais juste attention à ce qu’il ne se mette pas en danger, ne se coupe pas par exemple, mais je ne lui accorde pas la moindre attention, je suis un roc, je ne lui adresse pas un regard.

Vous n’y croirez peut-être pas, mais une demie-heure après, Stan a bu son premier mini verre de lait – le premier depuis deux mois que j’avais décidé de stopper les biberons.

C’était il y a cinq jours. Hier et ce matin, Stan a retenté d’échapper au lait, et de reprendre le contrôle:  il a jeté son verre (je vais me faire sponsoriser par Ikea moi), mais voyant que cela ne me touchait pas, eh bien, il boit son lait, après avoir vérifié que je n’avais pas changé d’avis.

Cela, nous l’avons aussi vécu avec la mise sur les toilettes, avec l’arrêt des couches diurnes, avec le lait donc, avec les petites exigences du quotidien. Je sais, c’est épuisant, déchirant, il n’y a pas d’autre mot. Mais quel bonheur de voir Stan discriminer petit à petit le comportement à adopter dans diverses situations, quel bonheur de voir quels progrès sa compliance grandissante lui permet d’accomplir! Et c’est aussi à ce prix-là que la scolaristaion de Stan et son intégration dans notre monde se fera.

Lorsque rien ne bouge, tout bouge

Très sincèrement , je n’y croyais pas avant d’avoir essayé, et aujourd’hui, je me sens plus forte face aux comportements d’opposition de Stan.

Il n’y a rien de plus irritant, de plus fatiguant, de plus épuisant pour les nerfs de parents que l’opposition systématique d’un enfant autiste et de tous les comportement problématiques qui y sont liés. Cris, pleurs, crachats, morsures, coups, jets d’objet, Stan nous aura tout fait pour ne pas monter sur les toilettes. Nous n’avons pas cédé, et nous avons gagné par abandon de l’adversaire.

http://autismeinfantile.com/prise-en-charge/methodes/aba/comprendre/extinction-lorsque-rien-ne-bouge-tout-bouge/

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